« Je dirais qu’on ne peut pas résoudre le problème du Sida avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut pas résoudre le problème du Sida avec la distribution des préservatifs, au contraire elle aggrave le problème.La solution est double : d’abord, une humanisation de la sexualité, un renouveau spirituel, humain, intérieur, qui permet ainsi de se comporter différemment avec les autres. »
Par ces propos, le Pape Benoit XVI oppose l’abstinence en dehors du mariage et la fidélité, comme exclusivité sexuelle, à l’usage du préservatif, provocation au vice, qu’il condamne absolument au non du dogme chrétien de la sainteté.
Ce faisant, ce Pape est-il humainement chrétien ?
Personne n’a jamais prétendu que le préservatif était la solution contre le Sida, mais le seul moyen disponible, lorsqu’il est bien utilisé, de se et de protéger son ou sa partenaire contre le risque de l’infection, lorsque l’on fait l’amour, ce qui est un fait incontestable. En cela la publicité pour promouvoir l’usage du préservatif n’est en rien publicitaire ou commerciale : elle est une exigence de santé publique. Opposer l’abstinence à cet usage en fait une affaire de morale subjective et non pas de prévention médicale objective.
L’abstinence en dehors du mariage et la fidélité dans le couple, en effet, sont affaires de croyances personnelles et ne peuvent en aucun cas être invoquées pour disqualifier une campagne de santé publique qui concerne tous les hommes, croyants ou non, face à cette maladie. Le pape , ni aucun chef d’aucune religion -et donc d’une morale- particulière, n’ont de titre politique à prétendre régir la morale sexuelle et amoureuse de tous les hommes au risque de provoquer des millions de morts, dès lors que cette morale est pour le moins contraire aux comportements sexuels réels. À vouloir faire les humains des anges, on risque fort de les inciter à des comportements irresponsables, comme le savait Pascal.
Par contre, l’usage du préservatif est, au regard de la réalité des pratiques sexuelles, que le pape peut bien verbalement condamner au nom de sa morale, mais qu’il ne peut réellement interdire, la seule attitude responsable et respectueuse des partenaires. Dans cette affaire le pape a tenu des propos irresponsables aux conséquences virtuellement mortelles pour des millions de croyants moins fidèles, au sens qu’il attribue à ce terme, que ce qu’il exige de leur part, sans aucun garantie qu’ils se soumettent à son exigence.
Mais il y a plus sur le plan des valeurs : Utiliser la crainte du Sida, comme le fait le Pape, comme succédané du péché sexuel et de la peur de l’enfer pour imposer une morale de la peur au nom de la fidélité amoureuse , est une pratique archaïque de pouvoir qui contredit l’authentique fidélité en tant qu’engagement positif, si tant est que celle-ci se réduise à l’exclusivité sexuelle, ce qui est pour le moins discutable. Faire peur, par l’invocation de l’enfer ou de la maladie, pour soumettre le désir érotique à une morale déterminée discutable est liberticide. Or il n’ y a de fidélité et d’amour réels que librement consentis.
De ce point du vue, si la liberté et la responsabilité sont des valeurs chrétiennes comme on le prétend aujourd’hui, la question que je pose, en tant que non-chrétien, est de savoir si le pape, par ses propos est aussi chrétien, au sens moderne de ce terme, que beaucoup le croient. En faisant d’un interdit idéologique dogmatique, à savoir, le refus d’une sexualité, libérée du dogme de l’abstinence, et positivement responsable, le Pape condamne par avance toute compassion vis-à-vis des victimes du Sida, transformés par ses propos en pécheurs victimes par là où ils ont péchés.
Le Sida comme punition divine pour dissuader les hommes du désir érotique, condamnable en dehors du mariage et de l’exclusivité sexuelle est une antienne catholique depuis Paul ; en quel sens ce discours qui oppose le dogme à l’amour est-il encore chrétien ? C’est d’abord aux chrétiens de répondre, mais j’ai le droit, en tant que philosophe, de me féliciter que beaucoup, y compris des prêtres, aient pris clairement position au nom de leur christianisme, pour condamner les propos de leur dirigeant suprême, et, ce faisant, fassent passer la compassion et l’efficacité responsable avant une éthique de conviction irresponsable. Cette évolution est une excellente nouvelle pour nous tous, croyants ou non.

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Je me suis toujours demandé pourquoi une certaines religions (en tout cas tous les monothéismes) font une fixation à l’égard de la sexualité. Sont-elles peuplées de névrosés et de refoulés ? Je crois que poser la question c’est y répondre en partie.
À l’opposé, il y a l’indouisme, et surtout le tantrisme, dans lequel la sexualité est un des moyens pour atteindre le divin. Je ne suis pas sûr non plus que se soit une approche saine de la sexualité.
De toute façon, les religions, quelles qu’elles soient, sont, à mon avis, le fait de gens qui sont pétris de la peur de disparaitre. Ils remplacent cette peur par une autre peur : celle d’un quelconque enfer.
Je trouve infiniment plus rassurant de se dire que l’on nait du néant, que l’on fait une pirouette d’environ 70 ans (statistiquement en Europe) et que l’on retourne au néant.
Savoir si c’est une divinité qui a créé l’univers (pour autant qu’il ait été créé ...) c’est une réflexion totalement hors de notre entendement. En tout cas, si c’est une "divinité", elle n’a sans doute strictement rien à voir avec les contes enfantins des religions humaines.
oui, c’est vrai, c’est rassurant le neant.
d’abort, c’est gratuit, ça mange pas de pain, pas besoin d’efforts, de responsabilités, tous ces trucs qui nous enquiquinent la vie,
le neant après la vie, c’est un peu comme la machine à laver avec le sperme, on nettoye tout et hop plus aucune traces des petits chromosomes évadés !
Impinitent3, vous avez loupé les skechs de Coluche.
Le cul, tout le monde en a un, donc : il faut parler du fric.... Mais non : le plus important est le cul. J’ai tout lu Freud... de la main gauche.
De façon plus sérieuse, et d’autant plus grave : le sexe est actuellement montré comme "bouc-émissaire" par les religions. Mais bon : il faut chercher des boucs-émisphères partout, en ces temps incertains.
Explication : l’argent n’a plus la côte au niveau valeur refuge. Les religions en général se doivent de récupérer les bigots décus de l’argent en leur montrant que le sexe peut rester "noble" s’il répond à leurs critères.
Comme pour l’argent, c’est faux-culs et compagnie, naturellement.
Impertinent3, "Psychologie de masse du fascisme", de Wilhelm Reich, répond parfaitement à votre question concernant l’approche monothéiste de la sexualité.
Il en tire d’ailleurs des conclusions pour le moins probantes sur le comportement des masses.
A lire avec plaisir si vous ne pensez pas déjà tout savoir sur vous-même.
remplacez le mot SIDA par le mot PESTE, "le preservatif" par "l’obedience stricte aux ordres de l’Eglise", et vous voila en plein moyen-age.
une fois de plus, Benoit XVI est un fondamentaliste et son programme est plus politique que religieux.
farkanscheltabres 							 														 (IP:xxx.x62.86.109) le 21 mars 2009 à 02H39 							 							
@farkanscheltabres qui me dit : "A lire avec plaisir si vous ne pensez pas déjà tout savoir sur vous-même."
Arrivé à plus de 65 ans, je commence à savoir passablement de choses sur les autres. En revanche, je n’ai pas la prétention de savoir quelque chose sur moi-même.
Cela dit, je lis toujours Reich avec plaisir.
Un philosophe qui juge le christianisme du pape . Le comble 
Un philosophe qui semble ne pas s’être intéressé à ce qu’apprend un franc-maçon 33e degré comme le pape, ni pourquoi celui-ci porte un chapeau en forme de tête de poisson.
S’il l’avait fait, la question de la "christianité" du pape ne l’effleurerait même plus, car il saurait ce qu’il sait, et en déduirait avec raison que le pape, sachant bien que la Bible n’est qu’une légende astrothéologique de plus, ne fait que mentir afin de perpetuer le show pour les aveugles lobotomysés.
Le film "Zeitgeist", en vision gratuite sur google videos, pourrait, entre autres, lui apporter ces éléments de connaissance qui lui font singulièrement défaut.
Hypothèse :
Si j’étais le Pape Benoît XVI, je serais à la fois garant du plus grand contingent de lobotomisés volontaires ou évangélisés et responsable de la pérennisation de l’image marque d’une entreprise vendant de l’amour masochiste depuis 2000 ans…
… et quelques années après le 11 septembre qui a permis au triumvirat du secteur de la croyance d’engranger des bénéfices sans précédent dans ce cycle d’hérésie libertaire et de pop stars canonisées de leur vivant.
… et ce malgré le progressisme criminel des droits des femmes et leur shopping list de doléances aussi égalitaristes que prosélytes.
… et en dépit du plagiat manifeste des principes fondateurs du marketing de l’Eglise par les sectes qui ont réussi à réunir religion et politique sous le même toit.
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/03/18/le-subjectif-au-conditionnel-si-j’etais-le-pape-benoit-xvi/
Nietzsche dénonçait fort à propos la "haine du corps" sous-jacent à la croyance chrétienne
Freud établira un lien entre névrose , sexualité et religion
A sa manière, M.Onfray détecte dans le discours de Paul un excécration qu’on ne trouve pas dans le message de Jésus auquel il se réfère mythiquement et qui imprégnera le christianisme via la tradition cénobitique et St Augustin
"La contamination paulinienne
Petit, maigre, chauve, barbu, Paul de Tarse ne nous donne pas le détail de la maladie dont il parle métaphoriquement : il confie que Satan lui a infligé une écharde dans la chair – une expression reprise à son compte par Kierkegaard. Pas de détails, sinon une fois des considérations sur l’état loqueteux dans lequel il apparaît un jour à son public galate – après un passage à tabac ayant laissé des traces… De sorte que la critique a accumulé pendant des siècles les hypothèses sur la nature de cette écharde. On n’évite pas l’inventaire à la Prévert : arthrite, colique néphrétique, tendinite… […].
Sa haine de soi se transforme en une vigoureuse haine du monde et de ce qui fait son intérêt : la vie, l’amour, le désir, le plaisir, les sensations […]. Le masochisme de Paul ne fait aucun mystère. […]. Cette haine de soi, Paul la transforme en haine du monde – pour vivre avec, s’en défaire quelque peu, la mettre à distance. L’inversion de ce qui le travaille va désormais hanter le réel. Le mépris de l’individu Paul pour sa chair incapable d’être à la hauteur de ce que l’on peut en attendre devient un discrédit général de toute chair en général, de tous les corps et de tout le monde. […]
D’où l’éloge du célibat, de la chasteté, de l’abstinence, on le sait. Point de Jésus dans cette affaire, mais la revanche d’un avorton – comme il se nomme lui-même dans la première épître aux Corinthiens" (MO)
Merci pour le rappel de ces lignes salutaires. On peut être tenté de se représenter ce que serait l’Église sans l’influence de Paul.
Si les quatre Évangélistes proposent un Jésus inquiet de délivrer une morale spirituelle, les textes sur Paul proposent un apôtre inquiet d’imposer une morale domestique matérielle. Le rapport entre hommes et femmes et les règles d’abstinence, par exemple ne font en effet pas partie du message des Évangélistes. Or, c’est sur ces prescriptions morales matérielles que s’est fondée la morale de l’Église, notamment au XIXe, parfois de la façon la plus absurde qui soit.
L’Église catholique romaine est jusqu’en juin en pleine année paulinienne, et Ben 16 est un fervent admirateur de l’apôtre. Il rappelle ainsi que Paul exhortait les Corinthiens à unir leurs voix et à faire disparaître les divisions entre eux, et à cultiver une parfaite union de pensée et d’intentions. Ben est persuadé du bien fondé de cette pensée, qui implique de la part du chef de l’Église la prévention des schismes. Mais en essayant de récupérer dans l’Église les extrémistes les plus archaïques et en martelant des positions moralistes insensées pour l’esprit contemporain, il crée une scission profonde entre les cathos qui croient en priorité aux textes fondateurs et les cathos qui défendent en priorité le droit canon et le catéchisme de l’Église.
Retirez Paul du Nouveau Testament et retirez les enseignements de l’Église qui en sont issus, le résultat paraît tout de suite plus sympathique.
De façon plus générale, nous ne pouvons qu’inviter fermement les religieux de tout poil à revenir à la spiritualité et à cesser de s’occuper de ce qui se passe dans nos culottes ou dans nos foyers, dans nos tenues vestimentaires ou dans notre alimentation, de laisser tomber la morale domestique pour s’occuper exclusivement de morale spirituelle.
enlève le h et le e à chrétien ,Ratzinger est aussi malheureux dans ses citations que JMLP , à leur âge on devrait savoir tourner sa langue dans sa bouche avant de parler !
@ Sylvain
Bon article… et bon titre. Les premiers disciples de Jésus (si tant est que ce personnage ait existé tel que la légende le présente) n’étaient pas chrétiens, mais membres d’une secte judaïque dissidente à vues eschatologiques qui ne s’imaginèrent sans doute pas un instant que leur mouvement allait devenir l’Eglise. Je ne sais plus qui a dit : "Ils attendaient le Royaume de Dieu, et ils ont eu l’Eglise", c’est-à-dire une institution religieuse totalitaire à la place de la Fin des Temps et à l’avènement de la Parousie. Et le contenu du message évangélique a constamment été trahi par l’institution ecclésiale (croisades, intolérance, esclavage, amassage de richesses matérielles, j’en passe et des pires), c’est un fait historique. Ce message évangélique (qu’il soit réel ou mythique importe peu : il est d’une redoutable cohérence) contredit formellement les propos de ce pape-ci (et de la plupart des autres !). Il est très probable que, confronté au problème du Sida, le rabbi Yeschouah aurait dit "Va et désormais ne pèche plus", en ajoutant : "mais si tu ne peux pas t’en empêcher, mets une capote, tu éviteras de t’infecter et d’infecter tout le monde autour de toi".
A bas la calotte, vive la capote !
@ Marsupilami
La citation exacte est "Le Christ annonçait le Royaume, et c’est l’Eglise qui est venue". Elle est signée Alfred Loisy dans, il me semble, L’Evangile et l’Eglise (1902).
Sinon, vous avez totalement raison concernant le christianime primitif. Jésus et ses disciples agissaient à l’intérieur d’Israël et du strict judaïsme, qu’ils souhaitaient rénover et réorienter. Si on avait dit à Jésus, agonisant sur sa croix, qu’il était à la fois chrétien et chef de l’Eglise, il aurait fait une drôle de tête... C’est ensuite que l’édifice chrétien s’est construit. Pour le meilleur et... souvent pour le pire !
Quant à la question posée par l’article, elle peut paraître provocatrice. Cependant, si être chrétien c’est s’en tenir au message originel de Jésus, alors la réponse est claire : Benoît XVI ne l’est nullement.
@ John McLane
Merci pour la précision, ne n’avais pas pris la peine de retrouver la citation exacte (Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa !). Effectivement, si Jésus revenait aujourd’hui, il tomberait des nues s’il était présenté au mitré Ratzinger. L’eschatologie, c’est pas l’ès-cathologie !
Jésus, la lumière du monde, étant donc le soleil (avec ses 12 apôtres, les 12 mois... pour le reste cultivez-vous tout seul), reviendra demain matin.
Et pour sûr, il ne dira rien.
Promis.
Si vous êtes à court d’idées d’attaques ou de médisances
tenez en voilà, de la substance pour vous griser en ce printemps
Vous connaissez cette Fondationhttp://www.weltethos.org/
du théologien suisse collègue de B16 Hans Künghttp://fr.wikipedia.org/wiki/H...
ps :
B16 est un produit universitaire, peu sorti de sa bulle, courtois, dissert, ouvert au dialogue et qui faisait des cours en amphi à Tübingen avec son collègue Klüng avec humour, auto-dérision et esprit.
Un vrai régal sur ce campus en plus des batailles rangées entre Freudiens et Jungiens ..... et anthroposophes.
Je pense que vous vous en seriez délécté ....
il y a assez bien de clercs en Allemagne qui sont freudiens et jungiens, ils se sont fait taper sur les doigts....
s’il y avait un prélat freudien en France, c’est impossible ! Il est mort avant d’avoir vécu...
mais c’est vrai, il y a des limites 
cherchez la part d’ombre...
Alors hier sur les blogs en France, bcp aimé la gueulante de je ne sais plus qui sur :"Le condom symbole du laÏcard décadent" , pas faux , en Belgique Di Rupo a fait de la pub auprès des jeunes électeurs avec des capotes 
la capote, dans nos régions est devenue un objet de communication , communication autour de l’acte sexuel, communication autour de la santé publique, autour de la pandémie....finalement c’est un objet politique....ou plutot à charge politique....cela n’a plus rien à voir avec la sexualité.
Sylvain,
tu ne m’avais pas habitué à autant de malhonnêteté intellectuelle. Où vois-tu le pape, dans l’extrait que tu cites, évoquer les notions dont tu parles ? En particulier où vois-tu l’idée d’une punition divine ou d’une condamnation du plaisir ? Où parle-t-il d’enfer ?
Je ne sais pas ce qui t’a pris... C’est vrai que tu est toujours un peu à vif dès qu’on parle de religion, tu as ledroit d’être athée, mais ici c’est du pur sophisme...
Cordialement,
Pascal
cet italien http://it.wikipedia.org/wiki/Jorge_Mario_Bergoglio
Dites Philosophe des champs ?
Je te rappelle que dans la dernière version du catéchisme, l’église condamne la contraception, l’onanisme, l’homosexualité et toute relation sexuelle hors mariage (religieux) comme des péchés contre la loi divine prétendue naturelle de la vie . Quant à l’avortement ...
Le pape ne fait, par son éloge de la fidélité sexuelle exclusive, de la chasteté et de l’abstinence hors mariage (religieux), que reconduire un discours des plus classiques depuis Paul, lequel discours a permis à l’église de mettre sous sa coupe (et son pouvoir idéologique et politique) pendant des siècle la vie érotique et intime (la confession est d’abord l’aveu des péchés sexuels) des croyants en présentant la recherche de plaisir pour le plaisir, même partagé et consenti, comme un péché mortel justifiant de l’abstinence et de la contrition pour éviter l’enfer post-mortem.
Je ne peux interpréter les propos du Pape en dehors de ce discours encore officiellement dominant, mais, heureusement,chez nous de moins en moins audible aujourd’hui. Or ce discours est aujourd’hui criminel en Afrique dès lors qu’il détourne du préservatif qui reste du point de vue des pratiques sexuelles réelles le moyen le plus efficace pour réduire la mortalité de la pandémie (bien plus efficace que la la circoncision musulmane ou juive). Quant à changer les pratiques sexuelles des africains je doute que l’église est plus de chance d’y parvenir que chez nous, sauf à leur faire vivre la sexualité libre (érotique) sur le mode de la culpabilité et donc du remord comme souffrance psychique.
La seule chose que ce discours peut produire sur les croyants, surtout acritiques, c’est le refus par les hommes du préservatif pour faire l’amour dont la plupart du temps les femmes sont les premières victimes.
Il est vrai que les femmes même violées doivent, selon l’église et le primat du Brésil, se soumettre à la loi divine, laquelle interdit l’avortement et la contraception .
"les pratiques sexuelles des africains je doute que l’église est plus de chance "
En bon français : les pratiques sexuelles des Africains, je doute que l’Eglise ait plus de chance
Personnellement, j’ai horreur de cette expression "pratiques sexuelles", qui réduit une relation interhumaine à la consommation d’un objet.
Je veux bien que tu ne sois pas d’accord avec cela, en revanche c’est très diffrent de ce que tu tires du texte du pape, et ce que tu tires du texte du pape est aussi très différent du texte.
Je ne suis toujours pas d’accord avec toi, mais dans tes propos ici je ne trouve pas de malhonnêteté. Juste qq erreurs, comme "(la confession est d’abord l’aveu des péchés sexuels) . Vraiment je ne sais pas de quoi tu sors cela : attention, j’ai remarqué que les bouffeurs de curés font toujours une fixette sur la soi disant opposition de l’Eglise à la sexualité et au plaisir...
Merci pour le correction (fatigue due à la lecture en rafale de plus de 150 mails) ; quant à la formule "pratiques sexuelles" elle relève du langage médical très officiel pour définir les conditions objectives de la prévention du Sida ; je ne vois pas du reste par quoi la remplacer. Elle n’est pas très poétique, mais ce n’est (et non pas n’ai ou n’ait) pas son but qui est thérapeutique. Chaque langage à sa place et à chaque langage sa fonction. Ce n’est pas une question de goût mais de rigueur : elle n’engage en rien la subjectivité des "acteurs" (petite provocation) , elle décrit leurs comportements sans prétendre les interpréter et/ou les juger ; ce qui est tout à fait nécessaire pour traiter un problème de santé publique....
Les faits sont têtus
L’Ouganda est passé de 17% à 5% de prévalence en 10 ans en appliquant les principes de ce fou. Le Botwana est passé de 5% à38% dans le même laps de temps en appliquant la distribution massive ce capotes chère à nos chers laïcards "à la française"d’Agoravox qui se sont trouvés de bien étranges porte-paroles (Bachelot , Juppé, Kouchner et toute la sainte clique).
Un autre s’était fait huer à Toronto devant l’Assemblée mondiale contre le Sida. Il parlait comme Benoit. Il ne venait pas simplement se montrer, faire la promo de son prochain spectacle en brandissant une capote, il faisait don de la motié de sa fortune, la première du monde. Il s’appelait Bill Gates.
Nos journalistes sont d’une qualité exceptionnelle. Dans le Nouvel Obs, une sauterelle certainement diplômée dont j’ai oublié, sans regrets, le nom, comparait le taux de prévalence HIV entre Dakar et Abidjan. Le double pour Abidjan la chrétienne . Preuve du rôle nocif de cette religion. D’ailleurs c’est vrai, si on regarde la carte, on voit bien que les chrétiens sont plus frappés que les autres.
Pour provoquer un léger frémissement dans les quelques malheureux neurones enfouis dans la graisse de nos bavasseux (et des laïcards…), comparons la situation de Paris, capitale d’un pays à majorité chétienne, et celle de Kaboul, ville dont ils sont quasi absents. Oh ! la !la ! Beaucoup plus de SIDA à Paris ! Il faut traduire le Pape devant le Tribunal de La Haye !
@ 							par balao 							 														 (IP:xxx.x14.249.22) le 22 mars 2009 à 13H27 							 							
j’aimerais bien que vous citiez vos sources. quand on affirme quelque chose, on cite les références !
si l’ouganda est le bon élève de l’afrique, c’est tout simplement parce que le gouvernement a pris la mesure du problème, en instaurant une politique d’information, de prévention et d’éducation sexuelle, tout en distribuant des préservatifs :
voir aussi :

Il n’est pas inhabituel de voir des profs de philo colporter des rumeurs anti-chrétiennes, c’est un peu l’origine de la philo depuis les "lumières", jusqu’au désert stérile qu’elle est devenue aujourd’hui par la force de sa propre logique relativiste.
Non, l’église catholique ne condamne pas le désir ou la sexualité comme péchés, bien au contraire. Ce qu’elle condamne, c’est leur banalisation comme simple plaisir indépendamment de la relation humaine, de la perspective de reproduction, et de la dignité humaine en général.
En ce sens, nous croyants pensons que l’expression "libération sexuelle" est totalement vide de sens. Toute société a eu besoin d’interdits, ne serait-ce que pour survivre, et le sexe comme fin en soi n’est l’idéal que de Sodome.
L’auteur est un homme cultivé, familier de l’histoire de la théologie (il l’a montré sur la "preuve ontologique d’Anselme). Ceci est donc un texte malhonnête.
@ Forest Ent
Toi qui est chrétien (mais dans un autre post tu avais écrit que tu étais déiste…), ne crois-tu pas que l’Eglise a la plupart du temps trahi le message évangélique (voir mon post ci-dessus) ?
Quant aux Lumières… d’accord avec toi. Je prépare un article sur leurs ombres portées, qui sont gigantesques.
@ Forest
Bonjour,
Mais bien sur qu’il faut des interdits..
Le problème n’est pas là
Il s’agit ici pour moi de comprendre que depuis StPaul et Augustin, dans la perspective d’une histoire critique de l’Eglise, la disqualification du corps et de la sexualité a été la norme
Je peux fournir une abondante référence de textes sur ce sujet, jusqu’à une époque récente
L’Eglise a changé son discours dans les années 60 pour se mettre en phase avec l’évolution des moeurs, en meme temps qu’elle perdait le controle des consciences (déchristianisation, recul de la pratique des sacrements comme la confession, surtout, où la sexualité constituait la référence constante, obsessionnelle et culpabilisante).
J’en ai encore des souvenirs...
Le curé de mon village promettait l’enfer aux époux infidèles et aux masturbateurs et m^^emes pour les simples pensées "impures" 
Relisez les sermons du curé d’Ars. Terrifiants !
(désolé , mon clavier passe mal les ^^ qui sont doublés à chaque frappe
qui aurait la solution à ce problème ?)
Je dois reconnaitre que je ne suis pas très clair. Désolé. Je suis croyant, mais pas tenant d’une religion en particulier. Je sais que c’est un peu bizarre et difficile à expliquer. (Cela dit, il y a sur AV des tas de positions atypiques sur beaucoup de sujets ...)
L’eglise catholique a-t-elle "trahi le message évangélique" ? Bien sûr. En des tas d’occasions. D’ailleurs, sa propre doctrine prévoit qu’elle finisse par succomber au "culte de l’homme" ambiant, ce qui entrainera la fin du monde (si, si, c’est vrai, j’ai vérifié).
Cela dit, le problème n’est pas lié à l’existence d’une église, parce que amha c’est aujourd’hui chez certains évangélistes que l’on trouve les cinglés les plus allumés.
à l’Expo
http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfa ith_doc_20000806_dominus-iesus_fr.html
Elle a été écrite par le cardinal Joseph Ratzinger et son secrétaire Tarcisio Bertone et approuvée par le Pape Jean-Paul II le 16 juin 2ooo. Il s’agit d’un document important qui réaffirme que l’Église est la seule source de salut pour l’humanité.
Les "volontaires" du Pavillon de l’Oecunémisme ont adoré
post ci-dessus @ Marsu
@ ZEN
Le curé de mon village promettait l’enfer aux époux infidèles
Encore heureux. J’en ferais autant aujourd’hui. On s’engage ou on ne s’engage pas. Personne n’est obligé de se marier.
Sur le fond de ton post, je ne vois pas comment tu peux résumer 2000 ans d’histoire en une seule attitude. Ces sujets n’ont pas arrêté d’évoluer. Je me demande même si ce n’est pas le rigorisme du 19ème siècle qui n’est pas l’exception dans l’histoire.
@ Forest Ent
Bon, tu me rassures… Ceci dit je ne souscris pas non plus à l’étroit rationalisme philosophique de Reboul. Ça sent trop souvent les Lumières poussiéreuses !
@ Brieli
l’Église est la seule source de salut pour l’humanité
Vous pensiez qu’elle ne penserait quoi ? Qu’il faut tous devenir hindouistes ?
@ Forest Ent & Zen
N’oublions pas que dans l’ancien testament figure le Cantique des cantiques, un torride poème d’amour charnel qui n’est pas assez lu dans les Eglises !
Voui, ça ne manque pas de sexe dans la Bible. 
Mais j’avais lu que ce texte était considéré comme ésotérique ?
@ Forest Ent
Lis l’article sur lequel j’ai fait un lien. Dedans il y a un petit topo sur le Cantique des cantiques, qui avant de faire flipper l’Eglise a mis les rabbins en transes ! Il s’en passe de belles dans l’archéologie religieuse du moyen-orient !
@ Forest
Bon, je vois que tu crois à l’enfer...
ça rassure 
Pous moi, la fidélité est aussi importante : 35 ans avec la meme épouse...
Mais tu sais comme moi que très peu aujourd’hui suivent cet idéal dans les faits, et Lucifer est toujours aux aguets
, et le "péché" quotidien ;c’était déjà le cas au 19° chez les bourgeois...
Il est vrai que le début du 19°s a correspondu à un grand rigorisme et pas seulement en Angleterre. La bourgeoisie avait besoin de controler les corps, comme l’Eglise, les ames..
oui, d’accord, mais je ne vois pas pourquoi, la religion catholique ne pourrait prétendre aux mêmes ambitions proclamées des autres religions ?
se faire taxer par l’éveque de Rome de sectes, les luthériens, les calvinistes
presque 5 siècles après la Réforme
Un casus belli !
Le Pavillon a été clos prématurément.
Finito l’oecunémisme en Allemagne.
Et de nombreuses conversions de cathos vers l’ EKD luthérienne.
L’ église catho est obligée de vendre nombre de ses biens pour ses prises en charges sociales et sanitaires.
bof, je connais une famille dans laquelle deux garçons frères ont rencontré la vocation, l’un est devenu moine catho, l’autre pasteur protestant...comme quoi....
@ ZEN
Sur le sujet de l’évolution à travers l’histoire de l’attitude occidentale vis à vis de la sexualité, on ne peut que citer l’ouvrage de Michel Foucault.
Je ne vois que viol et de la domination comme c’est toujours le cas dans la pédophilie qui soient condamnables. Que les sociétés traditionnelles aient imposé des interdits, n’est pas une justification de ceux-ci, pas plus dans le domaine alimentaire que sexuel. La question aujourd’hui est bien celle de la liberté et de l’égalité dans le couple que toutes les sociétés traditionnelles refusaient.
L’amour entre deux adultes consentant est toujours, en soi, une bonne chose, même si les conséquences sociales peuvent en être difficiles ; mais, précisément, en ce qui concerne la sexualité, la contraception et l’avortement ont changé la donne ; rien ne peut plus justifier le refus de faire l’amour hors mariage, dès lors que la question de la filiation n’est plus en cause. Quant à la fidélité, comme exclusivité sexuelle ; c’est une affaire d’éthique personnelle concernant la définition du contrat amoureux dans le couple : cela ne regarde que lui dans la société libérale (au sens philosophique) moderne. L’adultère n’est plus considéré une faute suffisante pour justifier du divorce.
Je vous rappelle que la cantique des cantiques fait partie de l’ancien testament interdit de lecture pendant des siècles par l’église catho qui ne l’a récupéré récemment qu’en en faisant un cantique mystique à la gloire de l’amour de Dieu : il fallait le faire !
Le statut exégétique de ce texte dans l’AT est du reste très discuté..
Moi je veux bien en faire un poème érotique purement humain, mais cela n’est probablement pas du goût de l’église dès lors qu’elle prétend en faire un texte religieux !
@ Sylvain
Sur le statut ecclésial & théologique du Cantique des cantiques, entièrement d’accord avec toi. Les théologiens judaïques puis chrétiens ont ergoté pendant des siècles à propos du statut théologique de ce texte franchement paganiste, copulatoire et pas dans la ligne du parti. Un vrai délice, une pure beauté qui a failli faire partie des versets abrogés selon les dormes d’une autre religion.
Dans la Bible, grosso modo, faudrait tout abroger sauf le Cantique des cantiques. Sauf peut-être, au nom du sacro-saint Principe de Précaution, quelque peu de l’Ecclésiaste.
"Il n’est pas inhabituel de voir des profs de philo colporter des rumeurs anti-chrétiennes, c’est un peu l’origine de la philo depuis les "lumières", jusqu’au désert stérile qu’elle est devenue aujourd’hui par la force de sa propre logique relativiste."
assez d’accord avec Forest Ent. Il arrive un moment ou cela ne passe plus...Non pas que cela soit dénué de pertinence mais plutôt de nécessaires renouvellements....
le catholicisme paye ainsi sa trop grande présence historique pas toujours celles des valeurs auxquelles elle prétendit ou qu’elle prétend parfois aujourd’hui, mais cela change et c’est heureux et cela changera encore.
@ l’auteur
Houla ! 
la liberté et de l’égalité dans le couple que toutes les sociétés traditionnelles refusaient.
Sur quoi se base cette affirmation ? Plus précisément, que désignez-vous par "société traditionnelle" ?
L’amour entre deux adultes consentant est toujours, en soi, une bonne chose. Vs Quant à la fidélité, comme exclusivité sexuelle ; c’est une affaire d’éthique personnelle.
Vous n’avez pas vaguement l’impression d’une contradiction, là ?
Je trouve que ça la fout mal pour un prof de philo.
L’adultère n’est plus considéré une faute suffisante pour justifier du divorce.
Vous voulez dire en droit français actuel ? Vous en êtes certain ?
"L’amour entre deux adultes consentant est toujours, en soi, une bonne chose (...) mais, précisément, en ce qui concerne la sexualité, la contraception et l’avortement ont changé la donne ; rien ne peut plus justifier le refus de faire l’amour hors mariage, dès lors que la question de la filiation n’est plus en cause. Quant à la fidélité, comme exclusivité sexuelle ; c’est une affaire d’éthique personnelle concernant la définition du contrat amoureux dans le couple : cela ne regarde que lui dans la société libérale (au sens philosophique) moderne. L’adultère n’est plus considéré une faute suffisante pour justifier du divorce."
La contraception et l’avortement ont changé la donne effectivement, mais est-ce bien au profit de l’amour entre deux adultes consentants". Car c’est bien le fond de la question : c’est quoi l’amour entre deux adultes consentant ? Cela peut-il se résumer à une copulation fut-elle réussie ? Effectivement la fidélité sexuelle est une affaire d’éthique personnelle, mais la ou je ne suis pas du tout d’accord avec l’auteur c’est que ce devrait être une "éthique personnelle à deux". C’est déjà plus compliqué .. Pour moi l’adultère ne sera plus une entorse grave à l’engagement de deux êtres humains qui s’aiment (au sens ou je l’entends) que s’il est totalement indifférent à l’autre membre du couple, si celui qui est "trompé" ne l’est pas justement, que l’adultère fasse partie du contrat, qu’il n’en souffre nullement ...
Je ne suis pas statisticien des ciels de lits, mais je crois quand même qu’on peut dire qu’à ce jour ça n’est pas ce qui se passe dans la majorité des cas, que c’est plutôt rare, et que même lorsque l’adultère ne débouche pas sur un divorce il est plutôt "supporté" plutôt que "consenti" ... La partouze n’est pas encore la règle d’un amour réussi, me semble-t-il, mais je suis déjà si vieux ...
S’il y a "grand amour" au sens où je l’entends peut-il exister "partage de l’être aimé" avec un ou une concurrent (e), rival (e), camarade de jeu ? ... Finalement le pape n’a fait que rappeler que l’Eglise prone l’Amour entre adultes responsables, que cet Amour est un engagement lourd de conséquences, pas un petit coup de reins tiré vite fait dans la savane.. On peut raisonnablement penser que dans le respect de cet idéal l’épidémie de Sida se propagerait moins vite. On imagine mal le Pape dire autre chose et encore moins "allez y les gars, bonne bourre mais n’oubliez pas de mettre une capote."
Oui, la contradiction de l’auteur met en évidence comment le relativisme finit par se transformer en dogmatisme. 
Et où les commentaires prouvent combien le peuple est bien plus disposé à croire qu’à savoir.
Les impostures religieuses ont encore de bien beaux jours devant elles, et tant pis pour les humains.
"Le catholicisme paye ainsi sa trop grande présence historique pas toujours celles des valeurs auxquelles elle prétendit ou qu’elle prétend parfois aujourd’hui, mais cela change et c’est heureux et cela changera encore."
C’est bien le sens de ma conclusion, à contre-sens de l’idéologie de Benoit XVI et de son pouvoir spirituel ! Nous en avons trois indices récents tout à fait convergents (tous les jeux de mots sont autorisés).
Vous avez une définition personnelle de l’amour dans son rapport à la sexualité que je peux partager, mais, à la différence de vous, je n’en fait pas pour autant une norme obligatoire pour les autres. Cette relation amoureuse et sexuelle est libérale et doit le rester. Seul le viol, le harcellement et la pédophilie doivent être interdits comme violence criminelle.
À qui s’aiment tout est permis ( Augustin) et j’ajoute : à qui s’aiment à leur manière !
Vous écrivez tout de même : "rien ne peut plus justifier le refus de faire l’amour hors mariage, dès lors que la question de la filiation n’est plus en cause" ... Je dis seulement que l’amour partagé ne donne pas envie d’aller bézouiller hors mariage, ne serait-ce que pour ne pas blesser l’être aimé .... Et cela est à mes yeux aussi important que de semer des bâtards par-ci par-là.
J’adore que l’on qualifie les Lumières de poussiéreuses et que l’on se prononce en parallèle pour la modernité du Cantique des cantiques… 
@ l’auteur, merci pour tes rappels salutaires. 
Sylvain, Voilà, une petite caricature pour l’humour de la part de notre Kroll quotidien. 
"Je dis seulement que l’amour partagé ne donne pas envie d’aller bézouiller hors mariage, ne serait-ce que pour ne pas blesser l’être aimé"
Cela dépend non d’une règle générale mais du contrat privé dans le couple ; or tout contrat privé est susceptible d’évoluer, comme l’amour dans la couple du reste. Ce qui est pour moi une condition du contrat (de tout contrat) c’est de ne pas tromper l’autre (lui mentir) et non pas de coucher avec quelqu’un d’autre, si le contrat privé l’admet ou est susceptible de l’admettre. Je répète que l’adultère n’est plus un motif suffisant de divorce en droit français : la liberté sexuelle traditionnellement admise pour les hommes vaut maintenant pour les femmes et les hommes en droit (tout constat d’adultère par huissier ou commissaire de police est inerdit) .
Ainsi le divorce par consentement mutuel devient de plus en plus une simple rupture du contrat ; ce qui est logique dè lors que l’on ne fait pas du mariage civil un sacrement religieux ; or certains voudraient sur ce fil maintenir cette confusion traditionnelle au risque de refuser le principe de la laïcité (séparation de l’état et de la religion).
Je m’étonne de constater que beaucoup vivent encore dans un monde qui n’existe plus dans lequel les églises ou plutôt l’église dominante devaient décider de la morale publique ! Il n’ y a plus d’église, chez nous, dominante et dominatrice, et c’est tant mieux pour nos libertés !
@ farkanscheltabreszwkhxyj
les commentaires prouvent combien le peuple est bien plus disposé à croire qu’à savoir
Parce que cela s’oppose ? A vous de le démontrer...
Les impostures religieuses ont encore de bien beaux jours devant elles
Les autres aussi.
@ l’auteur qui se dit prof de philo et qui devrait connaitre les rudiments de la logique formelle qu’il bafoue tranquillement
l’église dominante devait décider de la morale publique
Mais c’est exactement ce que vous faites !!!
En écrivant d’abord "la fidélité est éthique personnelle", ce qui tend à dire que l’éthique est relative, puis en écrivant "la sexualité consentante est toujours une bonne chose", ce qui impliquerait que l’éthique est normative, vous avez allègrement franchi toutes les approximations conceptuelles qui permettent de passer à la dictature idéologique. Vous vous êtes donné le droit de décider de la morale publique tout en prétextant qu’elle ne vous regarde pas. Vous êtes un stalinien comme d’autres, dans le genre "meilleur des mondes".
Je ne suis pas surpris que ce soit sur l’éthique que votre discours se casse la figure, car c’est le cas des "lumières" en général.
Comme je vous crois intelligent je vais finir par penser que vous êtes de mauvaise foi ... Mariage pour moi ne veut pas dire engagement devant le maire ou le curé, il veut dire couple stable, qui a priori a envie de passer sa vie entière ensemble et se trouve bien, heureux, dans ces conditions... et vous voulez me faire dire que je confonds le mariage religieux et le "pacte civil"... pas du tout. Sur trois enfants j’en ai un de marié mairie et église, un de pacsé pour raisons fiscales, et un (en fait une) de rien du tout...
Les trois couples sont stables. Je ne suis pas sous les ciels de lit mais il semble que ça se passe fort bien la aussi, ... je suis très content de voir mes fils et ma fille aimer leur conjoint au sens ou je l’entends, que j’ai essayé de vous expliquer et que vous faites semblant de ne pas avoir compris...
Autour d’eux ça divorce à tout va ! C’est la hantise de ma fille ! Elle m’a aussi avoué que petite fille sa hantise était de nous voir divorcer, sa mère et moi. Je pense que le couple stable, fidèle, durable, n’est pas à ranger aux placard avec les vieux ustensiles désuets. Et si vous connaissez quelques avocats, laissez leur vous raconter les horreurs que leurs déballent leurs clients en instance de divorce... C’est d’une impudeur, physique et morale à laisser abasourdi. Alors le divorce réussi, bien sur, il existe .. rarement, mais il existe .. de la à vouloir en faire un principe de société incontournable pour les couples "modernes" ... heuuuu...
farkan machin, nous parlions des extra terrestres pas des humains !
Il n’ y aucun conflit possible entre la violence (le viol) et la question de la prétendue fidélité sexuelle. Démonstration :
Se faire plaisir est une liberté et toute liberté plaisante est bonne et ne regarde que ceux qui (s)aiment ce qu’ils (se) font sans nuire aux autres, par contre la violence est un crime contre les droits (libertés) des individus.
Ce qu’il faut comprendre, en effet, c’est qu’une bonne éthique sexuelle est libérale, à savoir qu’elle n’engage aucune norme extérieure aux individus qui y consentent, alors que le crime (viol etc..), la domination nient les droits égaux des individus comme fondement de notre société de droit.. Ce qu’interdit une morale libérale, c’est le crime et non pas le plaisir partagé ou consenti. Tout ce qui n’est pas interdit pour fait de violence est permis. Dans le domaine de la sexualité il n’ y pas d’autre morale libérale possible que le droit, c’est à dire le refus de la violence et le respect du droit égal des autres.
Je ne vois donc là aucune contradiction entre l’éthique personnelle et le droit libéral car nous sommes sur deux plans différents : l’éthique personnelle de l’amour ou de la sexualité et le droit universel des hommes et des femmes qui précisément garantie cette liberté personnelle privée, voire intime en tant que droit de se faire plaisir par tous les moyens et de toutes les manières que les amants jugent bonnes pour eux sans nuire aux autres.
Régenter l’éthique personnelle en matière de sexualité et de l’amour au delà de la question de la violence, c’est porter atteinte à un droit fondamental des hommes et des femmes.
@ l’auteur
Vous avez un don particulier pour répondre à côté du sujet. ( Vous n’auriez pas été jésuite ?
)
Je ne sais même auquel des contradicteurs vous répondiez, car votre réponse ne répond à aucune contradiction.
Vous casez où dans votre texte la prostitution librement exercée ?
bonjour
quelque erreurs vis à vis de la réalité semblent entaché votre réflexion, je vous en fait part :
"Personne n’a jamais prétendu que le préservatif était la solution contre le Sida, mais le seul moyen disponible, lorsqu’il est bien utilisé, de se et de protéger son ou sa partenaire contre le risque de l’infection, lorsque l’on fait l’amour, ce qui est un fait incontestable"
La qualité du latex, la conservation de l’étanchéité, la durée d’efficacité du spermicide, les conditions de créations et d’emballages, le tout sous le climat africain, avec ses variations de chaleurs, ses usines parfois vétuste, ses conditions de transport de marchandise, et autres facteurs, font que,
Au contraire, on ne peut être sur a 100% en afrique d’éviter la contamination en mettant sa vie en jeu sur un préservatif africain.
Et si la philosophie c’est pensé le réel, alors comprenez bien que les préservatifs sous le climat africain ne sont pas les mêmes que ceux qui sont facile d’accès, controlée, stocké et transporter avec des normes, à la qualité vérifiée plusieurs fois, en Europe.
Votre réflexion pèche par Francocentrisme, et votre envie d’en découdre avec le pape et les églises vous obstrue le regard sur le réel. Si vous aviez rééllement a coeur l’intéret des africains, alors vous ne démareriez pas votre démonstration sur une affirmation toute aussi dangereuse que croire que la fidélité résoud tout.
amicalement, barbouse.
Aucune prévention thérapeutique n’est efficace à 100%, mais s’il est efficace ne serait-ce quà 50%, cela ne condamne pas l’utilisation du préservatif mais exige au contraire des progrès quant à son effiacité et surtout des conseils quant à son utilisation. Tout le contraire du sens des propos du Pape qui vise à faire cesser la compagne de prévention menée en Afrique y compris par des cathos et qui commence à porter ses fruits en particulier sur les femmes premières victimes "innocentes" de la pandémie.
alors, que pouvons nous affirmer ?
pour se protéger contre le sida il y a 2 méthodes, le préservatif, avec ces risques, et la fidélité dans le mariage entre personnes saine, encore plus loin des risques s’ils se sont marier puceau et vierge, mais plus pret des risques a chaque relation extra conjugale.
Aussi, en fonction de la disponibilité et de la qualité des préservatifs, et leur prix, etc... on a une option pour quelque coups par ci par là, en minimisant les risques.
Et en fonction de sa capacité a bien se marier et a bien vivre en couple sa sexualité sans avoir besoin d’aller voir ailleurs, on a une option pour s’épanouir sexuellement, ne pas être en manque, et même la possibilité de faire des enfants que l’on a pas avec l’option capote.
Aussi, même pour une femme, de celle qui préfère avoir un mari fidèle plutot qu’un mari volage latex au vent, et qui risque de la contaminer aussi, l’option fidèlité dans le mariage a des avantages, tout comme la méfiance envers la "panacée capote" lorsqu’elle est dans les mains de son mari, autant finalement que quand elle est dans les mains de son amant, n’est peut être pas la pire des suspicions a avoir comparé a la prise de risque.
Moralité, renforcer la fidélité dans les couples, renforcer l’estime de ceux qui tiennent leur engagement mutuel, n’est pas contraire a l’intéret sanitaire face a la pandémie de sida.
ET vous monsieur dugué, dans un pays ou chaque aventure sexuel est un risque important d’etre contaminé, vous mettriez votre vie en jeu sur un bout de latex ?
amicalement, barbouse.
"pour se protéger contre le sida il y a 2 méthodes, le préservatif, avec ces risques, et la fidélité dans le mariage"
Impossible d’être fidèle pour vous sans faire signer des papiers par le maire et/ou une cérmonie religieuse ?
On n’est pas sortis de l’auberge !
Vous avez raison, un point pour vous, la fidèlité se suffit a elle seule.
merci de me le faire remarquer.
amicalement, barbouse
le pape actuel n a rien de spirituel son ame est aussi noir que sa toge et blanche , proner l asservissement moral n a qu un seul but garder le pouvoir temporel sur des masses credules et peu éduqués ou est l amour et la compassion dans tout ca ? ce qui tenait les chretiens l ignorance la peur et le totalitarisme religieux il y a 1000 ans tend a réaparaitre en profitant de la crise . faire passer l immobilisme reactionnaire de la forme religieuse pour de l immuabilité est une escrocrie intellectuelle sans nom et une insulte devant la vie .franchement le temps est comme 1 livre refuser de touner les pages c est courir a la ruine ! en 2OOO ANS le scénat romain c est transformé en vatican et bientot en conseil d administration . il ne peuvent plus tenir les peuples par le glaive et bientot plus nous asservir pas une foi dogmatique alors ils tante en oxident de nous tenir par le fric .dite les gens ne vont plus dans les églises pour prier en europe ils prient devant 1 distributeur de billet voir leur feuille de salaire ! bref l histoire humaine n est que cycles , le christiannisme est appelé a disparaitre si par orgueil et dogmatisme il ne s adapte pas a l instar d autres formes religieuses au cour de l histoire humaine . un métaphysicien supra conscient ! mmmmmmmm pas mieux §
" il ne peuvent plus tenir les peuples par le glaive et bientot plus nous asservir pas une foi dogmatique alors ils tante en oxident de nous tenir par le fric ."
Sirius avez vous bu ? Je ne connais pas vos préférences sexuelles mais il faut peut être envisager de vous mettre sous une tante à oxygène ...
Ce qu’il y a de bien avec l’arbre B16, c’est qu’il cache la forêt de toutes les autres religions monothéistes qui sont encore plus virulantes contre les sidaïques.
Mais c’est vrai qu’en France on ne peut rien dire de "préjudiciable" sur ces religions sinon ont est un anti-cequevousvoulez et un con (dixit Valls).
Hier soir envoyé spécial nous a proposé un reportage alarmiste sur le Swaziland, ce petit état d’Afrique australe va disparaître avant la fin du siècle à cause du SIDA.Près de 50% de la population est déja touchée.Causes essentielles de cette catastrophe : préservatif pratiquement inconnu, polygamie et pauvreté, promiscuité familiale et
ignorance, le coktail le plus détonnant, il ne manquait plus que l’étincelle du pape pour résoudre le problème : sa voix se joint à celle des sorciers et autres marabouts débiles qui empéchent depuis le début de la pandémie, les ONG et autres "médecins du monde de faire leur travail informatif de base :"le préservatif ou la mort". Je ne sais si le pape a regardé cette émission, cette toute jeune fille et son frère de vingt ans , déja squelette, dans l’antichambre de la mort, je ne sais si il a vu les grands yeux de ces tous petits enfants qui vont rejoindre dans trés peu de temps la multitude des orphelins...comment pourrait-il soutenir ces regards innocents et interrogateurs ? y-a-t’il un enfer pour les papes de cet acabit ?
http://en.wikipedia.org/wiki/Matthias_Rath
il est entrain de sévir à Moscou après le Sud de l’Afrique.
Bonjour Sylvain,
Article court mais précis. Jean Daniel dans un édito du Nouvel Obs disait ou généralisait par un titre "Dérives du monothéisme".
Comment peut travailler en parallèle Science et Religion si l’un d’entre eux torpille l’autre ?
J’ai depuis longtemps choisi mon camp et ma façon de penser, mais cela n’empêche pas de jeter un coup d’oeil de l’autre côté de la barre.
Quel est le but de la religion catholique et d’autres peut-être, s’assurer la pérenité dans le futur en préconisant d’avoir des enfants dans les familles. La famille qu’est-ce aujourd’hui dans la réalité ? Un couple marié ? Mon dieu, faudrait un peu comprendre que le monde a changé. Déplorable ???
Pourquoi faudrait-il passer devant tierce personne pour rassembler hommes et femmes ?
Principe de précaution, assurances obligent. Des mots d’aujourd’hui.
Réveillez vous la haut, que diable.
Enfoiré, ai rien compris de votre communication.....
Antoine,
Précisez l’incompréhension. Je ne vais pas répéter avec d’autres mots, tout de même.
Bonjour, vous avez plus aligné des mots, mais surtout, quel monde a changé.... ?
Et qui doit se réveiller là-haut ?
Cher Antoine,
« Quel monde a changé ? »
Question intéressante. Il y a des auteurs qui l’appelle « monde post-moderne » parce qu’il évolue en continu. Ce sont les jeunes qui le font changer, et les moins jeunes qui le subissent en tentant d’en garder encore un peu de leur histoire. Vous avez peut-être des illusions. Moi pas. J’ai souvent fait des liens entre les générations. Je suis contre tout intégrisme de pensée unique. Je constate et je réagis en fonction.
« qui doit se réveiller la haut »
Là, si ce n’est pas clair. Je vais préciser. On parle du Pape à ce que je pensais. On a cru que c’était un Pape de transition qui allait changer ou réajuster les idées de Jean-Paul II. Que nenni. C’est presque pire.
> Aligné des mots ? »
C’est un sport comme un autre. N’est-il pas ? 
Le Furtif vous êtes de la secte déviante, schisme de l’église du ricardisme ombragé. Sacrilège, honte à vous qui refuser notre maître anisé, étoile du firmament de nos culs de bouteille.
Notre saint créateur, ultime lumière de nos verres blanchis, vous enverra ad patres lorsque le manque de conscience éthylique vous endormira au soleil des tentations aquamenthrique.
Que notre grand inquisiteur Carolus Pasqua ad Neuillus soit la main vengeresse qui éteindra l’ impie sotte, hier.
Sylvain dans votre combat vous confondez morale bourgeoise et humanisme. En fait, cela revient à me faire penser que vous êtes un réactionnaire de gauche. Ayant pu lire vos autres textes ici, je sais que votre érudition est grande et que vous défendrez bec et ongles vos convictions que je respecte, mais parfois je me demande si, est -elle , votre liberté dans sa crispation , un enfermement ?
Cordialement.
Antoine,
A moi, de ne pas comprendre où est le lien ou la contradiction entre « morale bourgeoise » et « humaniste » et « réactionnaire de gauche » ?
Quant à la crispation et l’enfermement, là ce sont loin de barres fixes mais dans des espaces complètement dissociés.
Je n’ai jamais défendu un article avec le regard sur le nom de l’auteur mais sur les idées qu’il dégage.
Cela dit tout à fait cordialement, même si j’oublie d’ajouter cette mention dans mes commentaires. 
pour moi un réactionnaire de gauche est celui qui en est resté à la comtemption du monde bourgeois du 19 eme siècle dont les manifestations se sont bien estompées aujourd’hui, c’est méconnaitre que le monde a changé comme vous l’écrivez plus haut....
en revanche, en quoi le monde a-t-il changé alors qu’il doit bien exister ou "survivre" des comportements universels invariants dans l’humanité....bref tout le monde n’en est pas réduit au fast food.
Antoine,
Ma réponse au dessus devrait vous satisfaire.
Bien à vous et toujours à votre service du côté commentaires.
bref faillite complète de la Politique familiale légiférée par le Bourgeois avec ses gouvernantes ses maîtresses ses cocottes ....
Il parait que longtemps les évêques et les cardinaux pouvaient prendre épouse et engendrer une dynastie.
Vite un historien........ des dates des faits
Le nicolaisme ne concernait que le lumpenprolétariat - moines et curés.
Article dont les fondements me paraissent très discutables, car frappés d’européo-centrisme et marqués d’une ignorance totale des réalités d’une Afrique, où l’auteur n’a sans doute jamais mis les pieds.
Je connais seulement la situation de l’Afrique Australe, qui est sans doute la région du monde où le Sida est le plus répandu, au point qu’on pense aujourd’hui qu’il va éradiquer là-bas toute population humaine dans des provinces entières, comme la Peste Noire en Europe au 14ème siècle.
Je pense que la lutte contre cette maladie devra prendre en Afrique des formes qui ne seront pas identiques à celles que peut prendre la lutte contre cette maladie en Europe, car les situations ne sont tout simplement pas comparables.
C’est une évidence de dire que les situations ne sont pas comparables, mais encore faut-il ensuite en tenir compte dans ses raisonnements et sa façon de voir les choses. Et ne pas le constater pour l’oublier aussitôt.
Au Zimbabwe, par exemple, le Sida frappe 30 % de la population, nouveaux nés compris. Il est impossible d’éduquer la population (notamment la population mâle) à un usage commun et répété du préservatif. Et il est impossible de fournir le préservatif à toute la population au moment où cela sera nécessaire. Et impossible de s’assurer dans le même temps qu’il sera utilisé correctement.
Dans ces conditions, distribuer ces préservatifs à la population, même gratuitement, n’est pas la panacée et n’est peut-être destiné qu’à se donner bonne conscience en se disant qu’on a été efficace.
Pour des résultats toujours aussi médiocres sur le terrain.
Le Pape saute sans doute sur l’occasion pour réaffirmer ses dogmes, ce qui est coupable, mais il n’empêche qu’il soulève un vrai problème :
La maladie a atteint un pallier en Europe grace (en partie) au préservatif.
En revanche, elle continue à s’étendre en Afrique Australe et il parait très douteux que la distribution des préservatifs y soit vraiment efficace comme moyen de diminuer les risques de contamination. Peut-être est-ce même trompeur de le croire.
Notre ami auteur se dit philosophe, ce qui veut dire qu’il ne connait rien de ce problème et qu’il devrait laisser les professionnels de santé s’exprimer sur le sujet avant de nous pondre un nartic.
Or ces professionnels ont été étrangement prudents et silencieux à la suite des déclarations du Pape.
Les habitudes sexuelles des populations locales, qui sont marquées, comme dans beaucoup de régions sous-développées, par un mépris total des femmes considérées comme des objets, ne facilitent pas la lutte contre les maladie sexuellement transmisibles. C’est celà la vérité.
Il est, par exemple extrèmement difficile à une Zimbabwéenne d’être encore vierge après l’age de 11 ou 12 ans et si vous me demandez si elle a été, ou si elle elle est "consentante" lors de ses rapports sexuels, je n’hésiterait pas à vous répondre :
NON.
Alors vous pensez bien que le préservatif est le cadet de ses soucis et le cadet des soucis de l’homme sur lequel elle aura eu la malchance de tomber ce jour-là.
En Afrique la lutte contre le Sida passe par la protection des femmes, et il est possible d’interpréter les déclarations du Pape dans ce sens là.
Et je précise que je suis un athée convaincu et que je n’aime pas du tout ce Pape !!!!!!
votre communication est le plus pertinent que j’ai pu lire...il y a un contexte....
@ Frédéric Lyon
Tiens, pour une fois je suis d’accord avec toi. Mais tu pousses quand même le bouchon un peu loin en écrivant que "En Afrique la lutte contre le Sida passe par la protection des femmes, et il est possible d’interpréter les déclarations du Pape dans ce sens là". C’est un peu capillotracté comme raisonnement, non ? Avec son sens diplomatique légendaire, Ratzinger aurait pu directement mettre les pieds dans ce plat, et il ne l’a pas fait. C’est donc que ce n’est pas ce qu’il pensait. Et puis je ne vois pas ce vieux mitré réactionnaire s’occuper du sort des femmes, que ce soit dans l’Eglise ou ailleurs. Il ne s’intéresse qu’à la perpétuation de ses dogmes obtus, c’est tout.
Frédéric Lyon,
Voilà un bon discours responsable mais qui manque de conclusions pour corriger la situation.
Est-ce qu’il faudra avoir le Pape en permanence derrière chaque homme pour rappeler les règles de bien seillances humaines et de responsabilité ?
Le risque zéro comme en tout n’existe pas.
On met des balises mais on ne fait pas intervenir une présence divine quand la nature pousse à faire le contraire.
Avant il y avait la syphilis qui décimait les populations. Des moyens existaient aussi. L’efficacité n’a pas empêché les ratés de parcours. Mais vu votre expérience, j’ai plussé votre commentaire. 
les Mamma Benz Non ?
http://www.refer.sn/psychopathologieafricaine/plan.php3
Pas fortiche le soi-disant lyonceau
http://www.ch-le-vinatier.fr/ferme/la_grange.php
toutes les expos étaient consacrées à l’Afrique en 2OO8
Coudray Collomb....
La structure familiale est le plus souvent matriarcale, en pratique la mémé décide qui saute qui ou quoi.
Les faux-bourdons sont nombreux....
C’est la première fois que je souscris à un post de M Lyon. 
L’auteur n’a parait-il jamais mis les pieds en Afrique , donc il n’a pas le droit d’en d’en parler....
Donc un athée ne devrait pas avoir le droit de parler de la foi religieuse . ?!.
Beaucoup de pudibonderies exprimées dans ces commentaires et ceci principalement par des hommes.
L’avion et le préservatif n’ont jamais été évoqués par le Christ.
Pourtant le Pape prend l’avion (qui nuit au caractère sacré de la vie c’est incontestable), mais il ne prend pas le préservatif.
Au final ou commence réellement la malhonneteté ?
Ce sera certainement aux femmes, prostituées ou travailleuses du sexe comprises, comme chez nous depuis des siècles, d’éduquer les hommes à la sexualité et cela passe aujourd’hui par une campagne auprès d’elles sur l’usage du préservatif pour se protéger. Et ça marche, y compris dans les pays musulmans !
Sylvain,
A mes yeux, jusqu’ici, vous faites un sans faute. Absolument pour les prostituées. 
"En Afrique la lutte contre le Sida passe par la protection des femmes, et il est possible d’interpréter les déclarations du Pape dans ce sens là."
Si les femmes africaines comptent sur la déclaration du pape pour être protégés, je leur souhaite bonne chance. Monsieur Lyon, êtes-vous de ceux qui croient que nos "valeureux" soldats sont à Kaboul pour protéger les femmes ? Pierre Perret écrivait : "Y’a pas plus con que l’arbre qui donne son ombre au bucheron". Perret avait tord, il y a la femme qui s’en remet à l’église catholique pour protéger son son corps et son intégrité. Vous voulez un dessin ? Vous n’avez rien lu récemment à propos d’une gamine brésilenne de neuf ans ?
Monsieur Lyon, ce que vous écrivez à propos des difficultés propres à l’Afrique dans la lutte contre le sida est tout à fait vrai. Pour rappeler ces vérités, il était absolument inutile de prétendre que l’auteur ne les connaissait pas parce qu’il était philosophe et qu’il n’avait probablement jamais mis les pieds en Afrique. Qu’en savez-vous ? Moi, pour un, je n’ai jamais mis les pieds en Afrique. Les problèmes que vous soulevez, je les connais. Les connaissant, j’aurais pu comme vous m’auto-discerner un titre de spécialiste en la matière et pour m’assurer que ce titre ne me soit pas contester, j’aurais pu comme vous reprocher à l’auteur qui ne les mentionnait pas dans son article qu’il était de ce fait à coté de ses pompes. Un article, monsieur Lyon, ce n’est pas une thèse de doctorat. Vous auriez pu compléter les informations sans dénigrer l’auteur. Votre façon de procéder est loin de vous honorer. Le texte de monsieur Reboul est concis et consistant. Sous prétexte de vouloir nuancer, vous insultez plus de 60% des lecteurs (non-spécialiste de l’Afrique comme vous) qui ont apprécié la vision de monsieur Reboul. À l’avenir, monsieur Lyon, utilisez toute l’eau dont vous disposez pour arroser l’incendie. Inonder un détecteur de fumée ne fait pas de vous un grand pompier. Vous aviez des choses importantes à amenez sur la table. Vous l’avez fait. Dommage toutefois que vous ayez vomis dans le plat. Vous cherchiez sans doute à me nourrir. C’est raté. Vous m’avez coupé l’appétit.
Dalamix,
D’abord merci de cette question que je trouve intéressante. Comme je ne vois pas de réponse. Essayons de remonter aux origines.
A part quelques animaux, aucun ne ressent le vide vis-à-vis d’un être vivant, qui meurt devant lui.
La conscience de l’homme a accentué cet esprit. La mort, qui l’a comprend encore aujourd’hui ? Il y a l’inexplicabilité des choses de la vie qu’il ne peut appréhender avec succès. Alors, il a enterré ses morts. Il a nommé son incompréhension, l’inexplicable "Dieu". Voyant cet état, certains, moins sensibles ou plus avisés, se sont dit : "et si on utilisait cette peur ?". Les religions sont nées pour répondre à un besoin.
D’autres civilisations dans d’autres univers, plus ou moins évolué, auraient-elles les mêmes croyances ?
Tout dépend de ce "plus ou moins" et de la balance entre l’explicable (donc manageable) et l’inexplicable.
Une civilisation qui sait tout, qui contrôle tout, n’aurait évidemment pas de complexes.
Ai-je répondu ?
Dalamix,
Oui on connait la suite, des tarés en tout genre qui poursuivent ce peuple, ils ne peuvent pas s’empêcher c’est plus fort qu’eux !
Dalamix,
L’étape « des esprits » est exacte. Le passage du polythéisme au monothéisme est plus étrange.
Les Egyptiens associaient tout ce qui les entouraient à des forces divinatoires soit associé au bons et mauvais esprits. Ils le voyaient « tangible ». La révolution d’Akhénaton était très probablement en réaction au pouvoir grandissant des prêtres qui prenaient un peu trop ombrage. Son dieu unique, le soleil reste toujours dans l’esprit du temps. L’hérésie est toujours considérée comme telle quand on met les pieds dans le plat et qu’on annule les privilèges du passé. Il a déménagé de Louxor et a reconstruit son propre palais ailleurs. Dès sa mort, Touthankaton (aton le soleil) a très vite changé de nom en Touthankamom pour retrouver les vieilles habitudes. La mythologie grecque et romaine ne sont pas étrangères. Seul les noms changent. Ni queue ni tête, je ne suis pas sûr. Relire l’Iliade et l’Odyssée pour ça. Imbrication des dieux avec la réalité plus terre à terre. Dernièrement, un livre "La sagesse des mythes" tourné vers la philosophie est paru avec Luc Ferry comme auteur.

Amon, c’est devenu "Amen", entre nous.
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