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Accueil du site > Actualités > Politique > Benoit XVI est-il chrétien ?

Benoit XVI est-il chrétien ?

« Je dirais qu’on ne peut pas résoudre le problème du Sida avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut pas résoudre le problème du Sida avec la distribution des préservatifs, au contraire elle aggrave le problème.La solution est double : d’abord, une humanisation de la sexualité, un renouveau spirituel, humain, intérieur, qui permet ainsi de se comporter différemment avec les autres. »

Par ces propos, le Pape Benoit XVI oppose l’abstinence en dehors du mariage et la fidélité, comme exclusivité sexuelle, à l’usage du préservatif, provocation au vice, qu’il condamne absolument au non du dogme chrétien de la sainteté.
Ce faisant, ce Pape est-il humainement chrétien ?

Personne n’a jamais prétendu que le préservatif était la solution contre le Sida, mais le seul moyen disponible, lorsqu’il est bien utilisé, de se et de protéger son ou sa partenaire contre le risque de l’infection, lorsque l’on fait l’amour, ce qui est un fait incontestable. En cela la publicité pour promouvoir l’usage du préservatif n’est en rien publicitaire ou commerciale : elle est une exigence de santé publique. Opposer l’abstinence à cet usage en fait une affaire de morale subjective et non pas de prévention médicale objective.

L’abstinence en dehors du mariage et la fidélité dans le couple, en effet, sont affaires de croyances personnelles et ne peuvent en aucun cas être invoquées pour disqualifier une campagne de santé publique qui concerne tous les hommes, croyants ou non, face à cette maladie. Le pape , ni aucun chef d’aucune religion -et donc d’une morale- particulière, n’ont de titre politique à prétendre régir la morale sexuelle et amoureuse de tous les hommes au risque de provoquer des millions de morts, dès lors que cette morale est pour le moins contraire aux comportements sexuels réels. À vouloir faire les humains des anges, on risque fort de les inciter à des comportements irresponsables, comme le savait Pascal.

Par contre, l’usage du préservatif est, au regard de la réalité des pratiques sexuelles, que le pape peut bien verbalement condamner au nom de sa morale, mais qu’il ne peut réellement interdire, la seule attitude responsable et respectueuse des partenaires. Dans cette affaire le pape a tenu des propos irresponsables aux conséquences virtuellement mortelles pour des millions de croyants moins fidèles, au sens qu’il attribue à ce terme, que ce qu’il exige de leur part, sans aucun garantie qu’ils se soumettent à son exigence.

Mais il y a plus sur le plan des valeurs : Utiliser la crainte du Sida, comme le fait le Pape, comme succédané du péché sexuel et de la peur de l’enfer pour imposer une morale de la peur au nom de la fidélité amoureuse , est une pratique archaïque de pouvoir qui contredit l’authentique fidélité en tant qu’engagement positif, si tant est que celle-ci se réduise à l’exclusivité sexuelle, ce qui est pour le moins discutable. Faire peur, par l’invocation de l’enfer ou de la maladie, pour soumettre le désir érotique à une morale déterminée discutable est liberticide. Or il n’ y a de fidélité et d’amour réels que librement consentis.

De ce point du vue, si la liberté et la responsabilité sont des valeurs chrétiennes comme on le prétend aujourd’hui, la question que je pose, en tant que non-chrétien, est de savoir si le pape, par ses propos est aussi chrétien, au sens moderne de ce terme, que beaucoup le croient. En faisant d’un interdit idéologique dogmatique, à savoir, le refus d’une sexualité, libérée du dogme de l’abstinence, et positivement responsable, le Pape condamne par avance toute compassion vis-à-vis des victimes du Sida, transformés par ses propos en pécheurs victimes par là où ils ont péchés.

Le Sida comme punition divine pour dissuader les hommes du désir érotique, condamnable en dehors du mariage et de l’exclusivité sexuelle est une antienne catholique depuis Paul ; en quel sens ce discours qui oppose le dogme à l’amour est-il encore chrétien ? C’est d’abord aux chrétiens de répondre, mais j’ai le droit, en tant que philosophe, de me féliciter que beaucoup, y compris des prêtres, aient pris clairement position au nom de leur christianisme, pour condamner les propos de leur dirigeant suprême, et, ce faisant, fassent passer la compassion et l’efficacité responsable avant une éthique de conviction irresponsable. Cette évolution est une excellente nouvelle pour nous tous, croyants ou non.


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229 réactions à cet article    


  • impertinent3 impertinent3 20 mars 2009 10:22

    Je me suis toujours demandé pourquoi une certaines religions (en tout cas tous les monothéismes) font une fixation à l’égard de la sexualité. Sont-elles peuplées de névrosés et de refoulés ? Je crois que poser la question c’est y répondre en partie.

    À l’opposé, il y a l’indouisme, et surtout le tantrisme, dans lequel la sexualité est un des moyens pour atteindre le divin. Je ne suis pas sûr non plus que se soit une approche saine de la sexualité.

    De toute façon, les religions, quelles qu’elles soient, sont, à mon avis, le fait de gens qui sont pétris de la peur de disparaitre. Ils remplacent cette peur par une autre peur : celle d’un quelconque enfer.

    Je trouve infiniment plus rassurant de se dire que l’on nait du néant, que l’on fait une pirouette d’environ 70 ans (statistiquement en Europe) et que l’on retourne au néant.

    Savoir si c’est une divinité qui a créé l’univers (pour autant qu’il ait été créé ...) c’est une réflexion totalement hors de notre entendement. En tout cas, si c’est une "divinité", elle n’a sans doute strictement rien à voir avec les contes enfantins des religions humaines.


    • plancherDesVaches 20 mars 2009 19:45

      Impinitent3, vous avez loupé les skechs de Coluche.

      Le cul, tout le monde en a un, donc : il faut parler du fric.... Mais non : le plus important est le cul. J’ai tout lu Freud... de la main gauche.

      De façon plus sérieuse, et d’autant plus grave : le sexe est actuellement montré comme "bouc-émissaire" par les religions. Mais bon : il faut chercher des boucs-émisphères partout, en ces temps incertains.
      Explication : l’argent n’a plus la côte au niveau valeur refuge. Les religions en général se doivent de récupérer les bigots décus de l’argent en leur montrant que le sexe peut rester "noble" s’il répond à leurs critères.
      Comme pour l’argent, c’est faux-culs et compagnie, naturellement.


    • stephanemot stephanemot 21 mars 2009 03:34

      remplacez le mot SIDA par le mot PESTE, "le preservatif" par "l’obedience stricte aux ordres de l’Eglise", et vous voila en plein moyen-age.

      une fois de plus, Benoit XVI est un fondamentaliste et son programme est plus politique que religieux.


    • impertinent3 impertinent3 21 mars 2009 07:01

      farkanscheltabres 							 														 (IP:xxx.x62.86.109) le 21 mars 2009 à 02H39 							 							
      @farkanscheltabres qui me dit : "A lire avec plaisir si vous ne pensez pas déjà tout savoir sur vous-même."

      Arrivé à plus de 65 ans, je commence à savoir passablement de choses sur les autres. En revanche, je n’ai pas la prétention de savoir quelque chose sur moi-même.

      Cela dit, je lis toujours Reich avec plaisir.


    • fouadraiden fouadraiden 20 mars 2009 10:28


       Un philosophe qui juge le christianisme du pape . Le comble smiley


      • souklaye souklaye 20 mars 2009 10:32

         Hypothèse :

         

        Si j’étais le Pape Benoît XVI, je serais à la fois garant du plus grand contingent de lobotomisés volontaires ou évangélisés et responsable de la pérennisation de l’image marque d’une entreprise vendant de l’amour masochiste depuis 2000 ans…

        … et quelques années après le 11 septembre qui a permis au triumvirat du secteur de la croyance d’engranger des bénéfices sans précédent dans ce cycle d’hérésie libertaire et de pop stars canonisées de leur vivant.
        … et ce malgré le progressisme criminel des droits des femmes et leur shopping list de doléances aussi égalitaristes que prosélytes.
        … et en dépit du plagiat manifeste des principes fondateurs du marketing de l’Eglise par les sectes qui ont réussi à réunir religion et politique sous le même toit.

        La suite ici :

        http://souklaye.wordpress.com/2009/03/18/le-subjectif-au-conditionnel-si-j’etais-le-pape-benoit-xvi/


        • ZEN ZEN 20 mars 2009 10:35

          Nietzsche dénonçait fort à propos la "haine du corps" sous-jacent à la croyance chrétienne
          Freud établira un lien entre névrose , sexualité et religion
          A sa manière, M.Onfray détecte dans le discours de Paul un excécration qu’on ne trouve pas dans le message de Jésus auquel il se réfère mythiquement et qui imprégnera le christianisme via la tradition cénobitique et St Augustin

          "La contamination paulinienne
          Petit, maigre, chauve, barbu, Paul de Tarse ne nous donne pas le détail de la maladie dont il parle métaphoriquement : il confie que Satan lui a infligé une écharde dans la chair – une expression reprise à son compte par Kierkegaard. Pas de détails, sinon une fois des considérations sur l’état loqueteux dans lequel il apparaît un jour à son public galate – après un passage à tabac ayant laissé des traces… De sorte que la critique a accumulé pendant des siècles les hypothèses sur la nature de cette écharde. On n’évite pas l’inventaire à la Prévert : arthrite, colique néphrétique, tendinite… […].
          Sa haine de soi se transforme en une vigoureuse haine du monde et de ce qui fait son intérêt : la vie, l’amour, le désir, le plaisir, les sensations […]. Le masochisme de Paul ne fait aucun mystère. […]. Cette haine de soi, Paul la transforme en haine du monde – pour vivre avec, s’en défaire quelque peu, la mettre à distance. L’inversion de ce qui le travaille va désormais hanter le réel. Le mépris de l’individu Paul pour sa chair incapable d’être à la hauteur de ce que l’on peut en attendre devient un discrédit général de toute chair en général, de tous les corps et de tout le monde. […]
          D’où l’éloge du célibat, de la chasteté, de l’abstinence, on le sait. Point de Jésus dans cette affaire, mais la revanche d’un avorton – comme il se nomme lui-même dans la première épître aux Corinthiens" (MO)


          • San Kukai San Kukai 21 mars 2009 08:11

             Merci pour le rappel de ces lignes salutaires. On peut être tenté de se représenter ce que serait l’Église sans l’influence de Paul.

            Si les quatre Évangélistes proposent un Jésus inquiet de délivrer une morale spirituelle, les textes sur Paul proposent un apôtre inquiet d’imposer une morale domestique matérielle. Le rapport entre hommes et femmes et les règles d’abstinence, par exemple ne font en effet pas partie du message des Évangélistes. Or, c’est sur ces prescriptions morales matérielles que s’est fondée la morale de l’Église, notamment au XIXe, parfois de la façon la plus absurde qui soit.

            L’Église catholique romaine est jusqu’en juin en pleine année paulinienne, et Ben 16 est un fervent admirateur de l’apôtre. Il rappelle ainsi que Paul exhortait les Corinthiens à unir leurs voix et à faire disparaître les divisions entre eux, et à cultiver une parfaite union de pensée et d’intentions. Ben est persuadé du bien fondé de cette pensée, qui implique de la part du chef de l’Église la prévention des schismes. Mais en essayant de récupérer dans l’Église les extrémistes les plus archaïques et en martelant des positions moralistes insensées pour l’esprit contemporain, il crée une scission profonde entre les cathos qui croient en priorité aux textes fondateurs et les cathos qui défendent en priorité le droit canon et le catéchisme de l’Église.

            Retirez Paul du Nouveau Testament et retirez les enseignements de l’Église qui en sont issus, le résultat paraît tout de suite plus sympathique.

            De façon plus générale, nous ne pouvons qu’inviter fermement les religieux de tout poil à revenir à la spiritualité et à cesser de s’occuper de ce qui se passe dans nos culottes ou dans nos foyers, dans nos tenues vestimentaires ou dans notre alimentation, de laisser tomber la morale domestique pour s’occuper exclusivement de morale spirituelle.


          • LE CHAT LE CHAT 20 mars 2009 10:36

            enlève le h et le e à chrétien ,Ratzinger est aussi malheureux dans ses citations que JMLP , à leur âge on devrait savoir tourner sa langue dans sa bouche avant de parler !


            • Marsupilami Marsupilami 20 mars 2009 10:45

               @ Sylvain

              Bon article… et bon titre. Les premiers disciples de Jésus (si tant est que ce personnage ait existé tel que la légende le présente) n’étaient pas chrétiens, mais membres d’une secte judaïque dissidente à vues eschatologiques qui ne s’imaginèrent sans doute pas un instant que leur mouvement allait devenir l’Eglise. Je ne sais plus qui a dit : "Ils attendaient le Royaume de Dieu, et ils ont eu l’Eglise", c’est-à-dire une institution religieuse totalitaire à la place de la Fin des Temps et à l’avènement de la Parousie. Et le contenu du message évangélique a constamment été trahi par l’institution ecclésiale (croisades, intolérance, esclavage, amassage de richesses matérielles, j’en passe et des pires), c’est un fait historique. Ce message évangélique (qu’il soit réel ou mythique importe peu : il est d’une redoutable cohérence) contredit formellement les propos de ce pape-ci (et de la plupart des autres !). Il est très probable que, confronté au problème du Sida, le rabbi Yeschouah aurait dit "Va et désormais ne pèche plus", en ajoutant : "mais si tu ne peux pas t’en empêcher, mets une capote, tu éviteras de t’infecter et d’infecter tout le monde autour de toi".

              A bas la calotte, vive la capote !


              • John McLane John McLane 20 mars 2009 14:07

                @ Marsupilami

                La citation exacte est "Le Christ annonçait le Royaume, et c’est l’Eglise qui est venue". Elle est signée Alfred Loisy dans, il me semble, L’Evangile et l’Eglise (1902).

                Sinon, vous avez totalement raison concernant le christianime primitif. Jésus et ses disciples agissaient à l’intérieur d’Israël et du strict judaïsme, qu’ils souhaitaient rénover et réorienter. Si on avait dit à Jésus, agonisant sur sa croix, qu’il était à la fois chrétien et chef de l’Eglise, il aurait fait une drôle de tête... C’est ensuite que l’édifice chrétien s’est construit. Pour le meilleur et... souvent pour le pire !

                Quant à la question posée par l’article, elle peut paraître provocatrice. Cependant, si être chrétien c’est s’en tenir au message originel de Jésus, alors la réponse est claire : Benoît XVI ne l’est nullement.


              • Marsupilami Marsupilami 20 mars 2009 14:21

                 @ John McLane

                Merci pour la précision, ne n’avais pas pris la peine de retrouver la citation exacte (Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa !). Effectivement, si Jésus revenait aujourd’hui, il tomberait des nues s’il était présenté au mitré Ratzinger. L’eschatologie, c’est pas l’ès-cathologie !


              • brieli67 20 mars 2009 10:51

                 Si vous êtes à court d’idées d’attaques ou de médisances
                tenez en voilà, de la substance pour vous griser en ce printemps

                Vous connaissez cette Fondationhttp://www.weltethos.org/
                du théologien suisse collègue de B16 Hans Künghttp://fr.wikipedia.org/wiki/H...


                ps :
                B16 est un produit universitaire, peu sorti de sa bulle, courtois, dissert, ouvert au dialogue et qui faisait des cours en amphi à Tübingen avec son collègue Klüng avec humour, auto-dérision et esprit.
                Un vrai régal sur ce campus en plus des batailles rangées entre Freudiens et Jungiens ..... et anthroposophes.
                Je pense que vous vous en seriez délécté ....


                • Antoine Diederick 20 mars 2009 14:03

                  il y a assez bien de clercs en Allemagne qui sont freudiens et jungiens, ils se sont fait taper sur les doigts....

                  s’il y avait un prélat freudien en France, c’est impossible ! Il est mort avant d’avoir vécu...


                  mais c’est vrai, il y a des limites smiley

                  cherchez la part d’ombre...

                  Alors hier sur les blogs en France, bcp aimé la gueulante de je ne sais plus qui sur :"Le condom symbole du laÏcard décadent" , pas faux , en Belgique Di Rupo a fait de la pub auprès des jeunes électeurs avec des capotes smiley

                  la capote, dans nos régions est devenue un objet de communication , communication autour de l’acte sexuel, communication autour de la santé publique, autour de la pandémie....finalement c’est un objet politique....ou plutot à charge politique....cela n’a plus rien à voir avec la sexualité.


                • Capreolus Capreolus 20 mars 2009 10:58

                  Sylvain,

                  tu ne m’avais pas habitué à autant de malhonnêteté intellectuelle. Où vois-tu le pape, dans l’extrait que tu cites, évoquer les notions dont tu parles ? En particulier où vois-tu l’idée d’une punition divine ou d’une condamnation du plaisir ? Où parle-t-il d’enfer ?

                  Je ne sais pas ce qui t’a pris... C’est vrai que tu est toujours un peu à vif dès qu’on parle de religion, tu as ledroit d’être athée, mais ici c’est du pur sophisme...

                  Cordialement,

                  Pascal


                  • brieli67 20 mars 2009 11:23

                    cet italien http://it.wikipedia.org/wiki/Jorge_Mario_Bergoglio
                     
                    Dites Philosophe des champs ?


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 20 mars 2009 14:50

                    Je te rappelle que dans la dernière version du catéchisme, l’église condamne la contraception, l’onanisme, l’homosexualité et toute relation sexuelle hors mariage (religieux) comme des péchés contre la loi divine prétendue naturelle de la vie . Quant à l’avortement ...

                    Le pape ne fait, par son éloge de la fidélité sexuelle exclusive, de la chasteté et de l’abstinence hors mariage (religieux), que reconduire un discours des plus classiques depuis Paul, lequel discours a permis à l’église de mettre sous sa coupe (et son pouvoir idéologique et politique) pendant des siècle la vie érotique et intime (la confession est d’abord l’aveu des péchés sexuels) des croyants en présentant la recherche de plaisir pour le plaisir, même partagé et consenti, comme un péché mortel justifiant de l’abstinence et de la contrition pour éviter l’enfer post-mortem.

                    Je ne peux interpréter les propos du Pape en dehors de ce discours encore officiellement dominant, mais, heureusement,chez nous de moins en moins audible aujourd’hui. Or ce discours est aujourd’hui criminel en Afrique dès lors qu’il détourne du préservatif qui reste du point de vue des pratiques sexuelles réelles le moyen le plus efficace pour réduire la mortalité de la pandémie (bien plus efficace que la la circoncision musulmane ou juive). Quant à changer les pratiques sexuelles des africains je doute que l’église est plus de chance d’y parvenir que chez nous, sauf à leur faire vivre la sexualité libre (érotique) sur le mode de la culpabilité et donc du remord comme souffrance psychique.

                    La seule chose que ce discours peut produire sur les croyants, surtout acritiques, c’est le refus par les hommes du préservatif pour faire l’amour dont la plupart du temps les femmes sont les premières victimes.

                    Il est vrai que les femmes même violées doivent, selon l’église et le primat du Brésil, se soumettre à la loi divine, laquelle interdit l’avortement et la contraception .


                  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 20 mars 2009 14:57

                    "les pratiques sexuelles des africains je doute que l’église est plus de chance "

                    En bon français : les pratiques sexuelles des Africains, je doute que l’Eglise ait plus de chance

                    Personnellement, j’ai horreur de cette expression "pratiques sexuelles", qui réduit une relation interhumaine à la consommation d’un objet.


                  • Capreolus Capreolus 20 mars 2009 18:16

                    Je veux bien que tu ne sois pas d’accord avec cela, en revanche c’est très diffrent de ce que tu tires du texte du pape, et ce que tu tires du texte du pape est aussi très différent du texte.
                    Je ne suis toujours pas d’accord avec toi, mais dans tes propos ici je ne trouve pas de malhonnêteté. Juste qq erreurs, comme "(la confession est d’abord l’aveu des péchés sexuels) . Vraiment je ne sais pas de quoi tu sors cela : attention, j’ai remarqué que les bouffeurs de curés font toujours une fixette sur la soi disant opposition de l’Eglise à la sexualité et au plaisir...


                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 21 mars 2009 07:35

                    Merci pour le correction (fatigue due à la lecture en rafale de plus de 150 mails) ; quant à la formule "pratiques sexuelles" elle relève du langage médical très officiel pour définir les conditions objectives de la prévention du Sida ; je ne vois pas du reste par quoi la remplacer. Elle n’est pas très poétique, mais ce n’est (et non pas n’ai ou n’ait) pas son but qui est thérapeutique. Chaque langage à sa place et à chaque langage sa fonction. Ce n’est pas une question de goût mais de rigueur : elle n’engage en rien la subjectivité des "acteurs" (petite provocation) , elle décrit leurs comportements sans prétendre les interpréter et/ou les juger ; ce qui est tout à fait nécessaire pour traiter un problème de santé publique....


                  • balao 22 mars 2009 13:27

                    Les faits sont têtus
                    L’Ouganda est passé de 17% à 5% de prévalence en 10 ans en appliquant les principes de ce fou. Le Botwana est passé de 5% à38% dans le même laps de temps en appliquant la distribution massive ce capotes chère à nos chers laïcards "à la française"d’Agoravox qui se sont trouvés de bien étranges porte-paroles (Bachelot , Juppé, Kouchner et toute la sainte clique).

                    Un autre s’était fait huer à Toronto devant l’Assemblée mondiale contre le Sida. Il parlait comme Benoit. Il ne venait pas simplement se montrer, faire la promo de son prochain spectacle en brandissant une capote, il faisait don de la motié de sa fortune, la première du monde. Il s’appelait Bill Gates.

                    Nos journalistes sont d’une qualité exceptionnelle. Dans le Nouvel Obs, une sauterelle certainement diplômée dont j’ai oublié, sans regrets, le nom, comparait le taux de prévalence HIV entre Dakar et Abidjan. Le double pour Abidjan la chrétienne . Preuve du rôle nocif de cette religion. D’ailleurs c’est vrai, si on regarde la carte, on voit bien que les chrétiens sont plus frappés que les autres.

                    Pour provoquer un léger frémissement dans les quelques malheureux neurones enfouis dans la graisse de nos bavasseux (et des laïcards…), comparons la situation de Paris, capitale d’un pays à majorité chétienne, et celle de Kaboul, ville dont ils sont quasi absents. Oh ! la !la ! Beaucoup plus de SIDA à Paris ! Il faut traduire le Pape devant le Tribunal de La Haye !




                  • claude claude 23 mars 2009 18:35

                    @ 							par balao 							 														 (IP:xxx.x14.249.22) le 22 mars 2009 à 13H27 							 							

                    j’aimerais bien que vous citiez vos sources. quand on affirme quelque chose, on cite les références !

                    si l’ouganda est le bon élève de l’afrique, c’est tout simplement parce que le gouvernement a pris la mesure du problème, en instaurant une politique d’information, de prévention et d’éducation sexuelle, tout en distribuant des préservatifs :

                    • "Les bons élèves africains de la lutte contre le Sida 	
                      L’Ouganda et le Sénégal font barrage à la maladie 	

                      	L’Ouganda et le Sénégal sont les exemples à suivre, pour le continent africain, en matière de lutte contre le Sida. Les deux pays ont très tôt compris le danger représenté par le virus, au début des années 1980, et ont engagé une politique volontariste de sensibilisation et de prévention. Leurs résultats sont aujourd’hui unanimement salués.(...)
                    • L’Ouganda, qui constitue peut-être l’exemple le plus spectaculaire, a tout de suite compris la gravité de la maladie et s’est résolument engagé à la combattre. Dès que les premiers cas de VIH/Sida sont apparus dans ce pays, les pouvoirs publics ont organisé sans tarder une campagne de sensibilisation d’une rare franchise, visant à informer le public ougandais des moyens de transmission de la maladie. Des affiches ont été conçues à cet effet et placées un peu partout. La radio a diffusé d’innombrables messages pertinents. « Partez du principe que tout le monde est porteur du virus » : tel était le conseil d’un message radiophonique entendu à longueur de journée.
                    • En Ouganda, la maladie a fait ses premières victimes au milieu des années 70 sur les rives du lac Victoria. On parlait à l’époque d’une maladie dont les victimes maigrissaient et s’atrophiaient. Le premier diagnostic officiel a eu lieu en 1984. Le président Yoweri Museveni a reconnu la gravité du problème peu de temps après son arrivée au pouvoir, en 1986. Bien que les services de santé et l’infrastructure du pays aient été ravagés par 15 ans de guerre civile, son gouvernement a créé cette année-là un comité national de prévention du Sida. M. Museveni a ainsi joué un rôle de premier plan dans la campagne de lutte contre le Sida.
                    • Evolution des mœurs
                    • En 1991, cette campagne s’est intensifiée dans plusieurs secteurs et par de multiples moyens : distributions de préservatifs, tests de séropositivité sur la base du volontariat, services d’orientation et de soutien, affiches et messages radiophoniques anti-Sida, pièces de théâtre et séminaires en plein air sur l’éducation sexuelle. En faisant œuvre de pionnier dans la lutte contre le Sida, l’Ouganda a fait évoluer les mœurs sociales : l’âge des premières relations sexuelles a reculé chez les adolescents - seuls 20 % des filles et des garçons de 15 à 19 ans déclaraient ne pas avoir eu de relations sexuelles en 1990, ils étaient à 50 % en 1995, les relations sexuelles sans lendemain sont moins fréquentes - 60 % des personnes interrogées déclarent n’avoir qu’un seul partenaire sexuel, ils étaient majoritaire à en avoir plusieurs en 1989 - et les adultes célibataires pratiquent la continence. De plus en plus d’hommes et de femmes de tout âge utilisent maintenant des préservatifs - 36 % des garçons et 25 % des filles adolescents les utilisent, contre 15 % et 7 % en 1989, et 31 % des hommes et 19 % des femmes adultes âgés de 25 à 39 ans, contre 11 % et 3 % en 1989. Ce qui était impensable auparavant. Et dans un pays où, par le passé, les parents ne parlaient pas de sexualité avec leurs enfants, le sexe et le Sida sont presque devenus des sujets de conversation ordinaires dans tout l’Ouganda.[...]
                    • Le Sénégal fait appel aux chefs religieux
                    • Le Sénégal n’a que 9 millions d’habitants et des taux de prévalence du Sida beaucoup plus bas que l’Ouganda. Les pouvoirs publics ont pourtant organisé une campagne d’éducation et de sensibilisation dès les premiers cas recensés. Des messages ont ainsi été diffusés dans les médias afin de réduire les comportements sexuels à risque et de promouvoir l’usage des préservatifs. Avec l’appui de donateurs et d’organisations non gouvernementales, le Sénégal a établi des services adéquats en matière de Sida/MST. Le Sénégal a également fait participer ses chefs religieux à la lutte contre le Sida. Les pouvoirs publics ont ainsi organisé fin 1995 et en 1996 deux conférences nationales sur la prévention du Sida, au cours desquelles les chefs islamiques et chrétiens ont approfondi leurs connaissances sur le virus et défini le rôle et les responsabilités qu’il leur fallait assumer dans le domaine de la prévention. Cela ne s’était jamais vu en Afrique. Au Kenya, par exemple, certains chefs religieux s’opposent fermement à l’utilisation des préservatifs et à l’éducation sexuelle. [...]"

                    voir aussi :

                    • SANTE-BOTSWANA  : La prévalence du VIH reste élevée - Sello Motseta : "(...)Selon l’Enquête du Botswana sur l’impact du SIDA (BAIS) en 2004, 76 pour cent de jeunes adultes âgés de 15 à 24 ans ont reconnu avoir des rapports sexuels avec un(e) partenaire sexuel(le) non-marié(e), non-cohabitant(e) dans les 12 derniers mois. Cette étude a constaté également que le nombre de jeunes ayant des rapports sexuels non-protégés après avoir consommé de l’alcool a presque triplé, de cinq pour cent 2002 à 14,7 pour cent en 2007. (...)"
                    • Difficile pour une femme de se protéger de l’infection
                      (...) Deux raisons expliquent qu’en Afrique, l’infection VIH soit plus répandue chez les femmes que chez les
                      hommes : leur plus grande vulnérabilité biologique, et, vaginales. (...) le risque d’infection par le VIH est accru à cela s’ajoutent les difficultés pour les femmes de se protéger contre une possible infection. Même dans le cadre d’une relation stable, prémaritale ou maritale, les études sur les comportements sexuels dans différents pays africains montrent la très forte réticence des hommes comme des femmes à utiliser des préservatifs.
                      Ceux-ci sont en effet associés à l’idée de relation occasionnelle (en partie à cause des premières campagnes visant à promouvoir son utilisation). Les proposer dans son couple revient donc soit à professer son infidélité, soit à faire preuve de défiance envers son partenaire.
                      (...)
                      Les femmes sont de plus en plus conscientes de cette menace. Pour éviter que le mari n’aille « voir
                      ailleurs », de plus en plus d’entre elles réduisent ou suppriment la période traditionnelle d’abstinence sexuelle après une naissance qui, dans certaines populations, dure près d’un an, voire jusqu’au sevrage de l’enfant. Au Nigeria et en Côte d’Ivoire, des enquêtes ont par ailleurs montré que les femmes abordent fréquemment avec leur conjoint la question des relations extraconjugales, lui enjoignant de se protéger, de ne pas « faire entrer la maladie dans la maison ».
                      (...)
                    bref, vous écrivez sans savoir... comme un certain benoit xvi !!! smiley




                     


                  • Forest Ent Forest Ent 20 mars 2009 11:09

                    Il n’est pas inhabituel de voir des profs de philo colporter des rumeurs anti-chrétiennes, c’est un peu l’origine de la philo depuis les "lumières", jusqu’au désert stérile qu’elle est devenue aujourd’hui par la force de sa propre logique relativiste.

                    Non, l’église catholique ne condamne pas le désir ou la sexualité comme péchés, bien au contraire. Ce qu’elle condamne, c’est leur banalisation comme simple plaisir indépendamment de la relation humaine, de la perspective de reproduction, et de la dignité humaine en général.

                    En ce sens, nous croyants pensons que l’expression "libération sexuelle" est totalement vide de sens. Toute société a eu besoin d’interdits, ne serait-ce que pour survivre, et le sexe comme fin en soi n’est l’idéal que de Sodome.

                    L’auteur est un homme cultivé, familier de l’histoire de la théologie (il l’a montré sur la "preuve ontologique d’Anselme). Ceci est donc un texte malhonnête.


                    • Marsupilami Marsupilami 20 mars 2009 11:20

                       @ Forest Ent

                      Toi qui est chrétien (mais dans un autre post tu avais écrit que tu étais déiste…), ne crois-tu pas que l’Eglise a la plupart du temps trahi le message évangélique (voir mon post ci-dessus) ?

                      Quant aux Lumières… d’accord avec toi. Je prépare un article sur leurs ombres portées, qui sont gigantesques.


                    • ZEN ZEN 20 mars 2009 11:29

                      @ Forest
                      Bonjour,
                      Mais bien sur qu’il faut des interdits..
                      Le problème n’est pas là
                      Il s’agit ici pour moi de comprendre que depuis StPaul et Augustin, dans la perspective d’une histoire critique de l’Eglise, la disqualification du corps et de la sexualité a été la norme
                      Je peux fournir une abondante référence de textes sur ce sujet, jusqu’à une époque récente
                      L’Eglise a changé son discours dans les années 60 pour se mettre en phase avec l’évolution des moeurs, en meme temps qu’elle perdait le controle des consciences (déchristianisation, recul de la pratique des sacrements comme la confession, surtout, où la sexualité constituait la référence constante, obsessionnelle et culpabilisante).
                       J’en ai encore des souvenirs...
                      Le curé de mon village promettait l’enfer aux époux infidèles et aux masturbateurs et m^^emes pour les simples pensées "impures" smiley
                      Relisez les sermons du curé d’Ars. Terrifiants !

                      (désolé , mon clavier passe mal les ^^ qui sont doublés à chaque frappe
                      qui aurait la solution à ce problème ?)


                    • Forest Ent Forest Ent 20 mars 2009 11:30

                      Je dois reconnaitre que je ne suis pas très clair. Désolé. Je suis croyant, mais pas tenant d’une religion en particulier. Je sais que c’est un peu bizarre et difficile à expliquer. (Cela dit, il y a sur AV des tas de positions atypiques sur beaucoup de sujets ...)

                      L’eglise catholique a-t-elle "trahi le message évangélique" ? Bien sûr. En des tas d’occasions. D’ailleurs, sa propre doctrine prévoit qu’elle finisse par succomber au "culte de l’homme" ambiant, ce qui entrainera la fin du monde (si, si, c’est vrai, j’ai vérifié).

                      Cela dit, le problème n’est pas lié à l’existence d’une église, parce que amha c’est aujourd’hui chez certains évangélistes que l’on trouve les cinglés les plus allumés.


                    • brieli67 20 mars 2009 11:33

                      à l’Expo

                      http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfa ith_doc_20000806_dominus-iesus_fr.html

                      Elle a été écrite par le cardinal Joseph Ratzinger et son secrétaire Tarcisio Bertone et approuvée par le Pape Jean-Paul II le 16 juin 2ooo. Il s’agit d’un document important qui réaffirme que l’Église est la seule source de salut pour l’humanité.

                      Les "volontaires" du Pavillon de l’Oecunémisme ont adoré


                    • Forest Ent Forest Ent 20 mars 2009 11:35

                      post ci-dessus @ Marsu

                      @ ZEN

                      Le curé de mon village promettait l’enfer aux époux infidèles

                      Encore heureux. J’en ferais autant aujourd’hui. On s’engage ou on ne s’engage pas. Personne n’est obligé de se marier.

                      Sur le fond de ton post, je ne vois pas comment tu peux résumer 2000 ans d’histoire en une seule attitude. Ces sujets n’ont pas arrêté d’évoluer. Je me demande même si ce n’est pas le rigorisme du 19ème siècle qui n’est pas l’exception dans l’histoire.


                    • Marsupilami Marsupilami 20 mars 2009 11:35

                       @ Forest Ent

                      Bon, tu me rassures… Ceci dit je ne souscris pas non plus à l’étroit rationalisme philosophique de Reboul. Ça sent trop souvent les Lumières poussiéreuses !


                    • Forest Ent Forest Ent 20 mars 2009 11:36

                      @ Brieli

                      l’Église est la seule source de salut pour l’humanité

                      Vous pensiez qu’elle ne penserait quoi ? Qu’il faut tous devenir hindouistes ?


                    • Marsupilami Marsupilami 20 mars 2009 11:50

                       @ Forest Ent & Zen

                      N’oublions pas que dans l’ancien testament figure le Cantique des cantiques, un torride poème d’amour charnel qui n’est pas assez lu dans les Eglises !


                    • Forest Ent Forest Ent 20 mars 2009 11:57

                      Voui, ça ne manque pas de sexe dans la Bible. smiley

                      Mais j’avais lu que ce texte était considéré comme ésotérique ?


                    • Marsupilami Marsupilami 20 mars 2009 12:03

                       @ Forest Ent

                      Lis l’article sur lequel j’ai fait un lien. Dedans il y a un petit topo sur le Cantique des cantiques, qui avant de faire flipper l’Eglise a mis les rabbins en transes ! Il s’en passe de belles dans l’archéologie religieuse du moyen-orient !


                    • ZEN ZEN 20 mars 2009 12:15

                      @ Forest
                      Bon, je vois que tu crois à l’enfer...
                      ça rassure smiley
                      Pous moi, la fidélité est aussi importante : 35 ans avec la meme épouse...
                      Mais tu sais comme moi que très peu aujourd’hui suivent cet idéal dans les faits, et Lucifer est toujours aux aguets smiley, et le "péché" quotidien ;c’était déjà le cas au 19° chez les bourgeois...
                      Il est vrai que le début du 19°s a correspondu à un grand rigorisme et pas seulement en Angleterre. La bourgeoisie avait besoin de controler les corps, comme l’Eglise, les ames..


                    • Antoine Diederick 20 mars 2009 12:39

                      oui, d’accord, mais je ne vois pas pourquoi, la religion catholique ne pourrait prétendre aux mêmes ambitions proclamées des autres religions ?


                    • brieli67 20 mars 2009 12:49

                      se faire taxer par l’éveque de Rome de sectes, les luthériens, les calvinistes
                      presque 5 siècles après la Réforme

                       Un casus belli !
                      Le Pavillon a été clos prématurément.
                      Finito l’oecunémisme en Allemagne.
                      Et de nombreuses conversions de cathos vers l’ EKD luthérienne.
                      L’ église catho est obligée de vendre nombre de ses biens pour ses prises en charges sociales et sanitaires. 
                       


                    • Antoine Diederick 20 mars 2009 12:58

                      bof, je connais une famille dans laquelle deux garçons frères ont rencontré la vocation, l’un est devenu moine catho, l’autre pasteur protestant...comme quoi....


                    • Forest Ent Forest Ent 20 mars 2009 13:58

                      @ ZEN

                      Sur le sujet de l’évolution à travers l’histoire de l’attitude occidentale vis à vis de la sexualité, on ne peut que citer l’ouvrage de Michel Foucault.


                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 20 mars 2009 15:05

                      Je ne vois que viol et de la domination comme c’est toujours le cas dans la pédophilie qui soient condamnables. Que les sociétés traditionnelles aient imposé des interdits, n’est pas une justification de ceux-ci, pas plus dans le domaine alimentaire que sexuel. La question aujourd’hui est bien celle de la liberté et de l’égalité dans le couple que toutes les sociétés traditionnelles refusaient.

                      L’amour entre deux adultes consentant est toujours, en soi, une bonne chose, même si les conséquences sociales peuvent en être difficiles ; mais, précisément, en ce qui concerne la sexualité, la contraception et l’avortement ont changé la donne ; rien ne peut plus justifier le refus de faire l’amour hors mariage, dès lors que la question de la filiation n’est plus en cause. Quant à la fidélité, comme exclusivité sexuelle ; c’est une affaire d’éthique personnelle concernant la définition du contrat amoureux dans le couple : cela ne regarde que lui dans la société libérale (au sens philosophique) moderne. L’adultère n’est plus considéré une faute suffisante pour justifier du divorce.


                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 20 mars 2009 15:14

                      Je vous rappelle que la cantique des cantiques fait partie de l’ancien testament interdit de lecture pendant des siècles par l’église catho qui ne l’a récupéré récemment qu’en en faisant un cantique mystique à la gloire de l’amour de Dieu : il fallait le faire !
                      Le statut exégétique de ce texte dans l’AT est du reste très discuté..

                      Moi je veux bien en faire un poème érotique purement humain, mais cela n’est probablement pas du goût de l’église dès lors qu’elle prétend en faire un texte religieux !

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