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Accueil du site > Actualités > Politique > Bercy : les grands argentiers de France

Bercy : les grands argentiers de France

Pour la première fois de l’Histoire de France, une femme est nommée ministre de l’Économie et des Finances, Christine Lagarde. Retour sur une longue série de prédécesseurs.

Peut-être est-ce parce qu’en France, on privilégie toujours le politique sur l’économique, que certains présidents de la République étaient très incompétents en économie (Michel Rocard le disait ainsi de François Mitterrand), mais le choix des ministres des Finances a toujours été difficile parce qu’il est un élément stratégique dans la composition d’un gouvernement.

Je me propose d’évoquer le choix de ces ministres depuis la dernière guerre.

Il ne s’agit bien sûr pas d’énoncer des règles, la seule étant la cohérence interne d’un gouvernement ponctuellement, mais il est curieux de constater que beaucoup de ministres des Finances n’ont pas duré longtemps à leur poste.

Sous la IVe République, le ministre des Finances était systématiquement un leader politique de premier plan, à stature de chef du gouvernement : René Pleven, André Philip, Robert Schuman, Jules Moch, René Mayer, Paul Reynaud, Christian Pineau (qui fut chargé de former le gouvernement en 1955 sans succès), Henri Queuille, Maurice Petsche (qui fut chargé deux fois de former un gouvernement sans succès), Edgar Faure, Robert Buron, Antoine Pinay, Maurice Bourgès-Maunoury, Pierre Pflimlin, Robert Lacoste, Paul Ramadier, Félix Gaillard... bref, tous sont passés rue de Rivoli (à l’époque), y compris Pierre Mendès France que De Gaulle avait nommé en 1943 dans le gouvernement provisoire.

(André Philip, Moch, Pineau, Petsche, Buron, Lacoste n’ont pas dirigé de gouvernement mais étaient des hommes politiques importants).

La reconstruction d’après-guerre, la croissance économique, l’inflation... tous ces sujets étaient effectivement les points brûlants d’une politique intérieure dominée encore par la lutte des classes, des mouvements sociaux contrôlés par des syndicats mobilisateurs et un Parti communiste français puissant.

De tous ces responsables, sans doute ne reste plus dans l’Histoire que monsieur Pinay qui permit à De Gaulle (de 1958 à 1960) de préserver la confiance des milieux économiques pendant qu’il se préoccupait d’autres sujets plus chauds, comme le changement des institutions et l’Algérie.

Cependant, De Gaulle à l’évidence, rompant avec les habitudes républicaines traditionnelles, préférait s’entourer de ce qu’on appelle aujourd’hui de façon péjorative des technocrates. Souvent des hauts fonctionnaires très compétents qui connaissaient bien les rouages de l’administration.

Sous la Ve République, trois grandes catégories de titulaires peuvent être ainsi citées à cette fonction qui semble, depuis trente ans, essentielle dans le détermination de la politique générale du pays :

1. les politiques purs, élus, leaders ou futurs leaders,
2. les hauts fonctionnaires et experts,
3. les chefs d’entreprises, ce qu’on appelle indûment, la ‘société civile’ (comme si un homme politique était un militaire).

Certes, certains ont été à la fois des politiques purs et durs mais d’origine technocratique prononcée comme Valéry Giscard d’Estaing (énarque, inspecteur des finances), ce dernier ayant utilisé ce ministère comme Nicolas Sarkozy le ministère de l’Intérieur, à savoir comme tremplin pour forger une réputation et atteindre l’Élysée. En effet, Giscard d’Estaing a été LE ministre des Finances des deux premiers présidents de la Ve République : de 1962 à 1966 et de 1969 à 1974, soit presque neuf ans.

Parmi les hauts fonctionnaires, nous pouvons citer Wilfrid Baumgartner, qui fut choisi par De Gaulle pour remplacer Antoine Pinay démissionnaire en raison de nombreux désaccords avec De Gaulle (Pinay ne reviendra d’ailleurs plus au pouvoir). Baumgartner était inspecteur des finances, directeur du cabinet de Paul Reynaud, lui-même ministre des Finances en 1930, puis directeur du Trésor en 1935, puis gouverneur de la Banque de France pendant onze ans. Il a aussi présidé le Crédit national et deviendra en 1964 le patron de Rhône-Poulenc.

Il y a les hauts fonctionnaires qui sont devenus des politiques.

Est-ce le cas de François-Xavier Ortoli ? Ortoli a été quatre fois ministre sous De Gaulle et Pompidou, qui était avant tout le directeur de cabinet de Pompidou à Matignon, puis commissaire général au Plan avant de se lancer dans une carrière ministérielle. Il deviendra par la suite le patron de Total en 1984, et est aujourd’hui encore le président d’honneur du Medef International.

Ou celui de Maurice Couve de Murville ? Inspecteur des finances, directeur des Finances extérieures sous Vichy, en 1940, mais a rejoint De Gaulle en 1943 et devient membre du gouvernement provisoire chargé des Finances. Ensuite, il entame un carrière dans la diplomatie (quatre fois ambassadeur, notamment en Allemagne, et dix ans ministre des Affaires étrangères) pour revenir aux Finances après la démission de Giscard d’Estaing.

Ortoli haut fonctionnaire et Couve de Murville politique : ce dernier ayant en effet eu aussi une carrière de parlementaire. À part Ortoli, les hauts fonctionnaires se sont en effet prêtés aux délices politiques et électoraux après leur passage rue de Rivoli.

Jean-Pierre Fourcade également, inspecteur des finances, il devient à 44 ans ministre des Finances lorsque Giscard d’Estaing arrive à l’Élysée. Il devient ensuite un homme politique classique, élu maire à Saint-Cloud puis de Boulogne-Billancourt, et sénateur.

Jacques Delors aussi vient de la ‘société civile’, comme expert économique à la CFTC, travaillant à la Banque de France puis au commissariat général au Plan. Ce n’est qu’en 1969 auprès de Jacques Chaban-Delmas puis en 1981 auprès de François Mitterrand qu’il fait de la politique active jusqu’à devenir premier ministrable en 1983 et même présidentiable en 1994.

Pierre Bérégovoy et Édouard Balladur ont commencé leur carrière publique comme secrétaire général de l’Élysée (respectivement de François Mitterrand et de Georges Pompidou). Édouard Balladur cumule les catégories puisqu’il vient de la haute fonction publique (énarque, conseiller d’État), de la politique (élu député en 1986), mais aussi chef d’entreprise (patron de la société du Tunnel sous le mont Blanc, de GSI, filiale de la CGE...).

Raymond Barre, considéré comme « le meilleur économiste de France », était alors agrégé d’économie, professeur à Science Po, directeur de cabinet du ministre Jean-Marcel Jeanneney, responsable des Finances à la Commission européenne en 1967, quand il est nommé à Matignon après quelques mois d’expérience ministérielle, suite à une crise politique (démission de Jacques Chirac) et dans une situation économique très difficile. Il cumule Matignon et rue de Rivoli, ce qui est unique sous la Ve République.

Beaucoup de ministres des Finances ont poursuivi leur carrière en devenant Premiers ministres voire présidents de la République. C’est le cas ainsi de Valéry Giscard d’Estaing et Nicolas Sarkozy pour l’Élysée et de Maurice Couve de Murville, Pierre Bérégovoy et d’Édouard Balladur pour Matignon. François-Xavier Ortoli et Jacques Delors seront ensuite présidents de la Commission européenne (respectivement, en 1973 et en 1985). Quant à René Monory, il deviendra président du Sénat en 1992.

À l’inverse, sous cette République, plusieurs anciens Premiers ministres (ou anciens présidents du Conseil) sont revenus au gouvernement avec ce ministère : Antoine Pinay en 1958, mais aussi Michel Debré en 1966, et Laurent Fabius en 2000.

Michel Sapin, normalien et énarque, fait partie aussi de ces hauts fonctionnaires qui sont devenus très vite hommes politiques et parlementaires.

Alors que Christian Sautter est resté très longtemps haut fonctionnaire, secrétaire général adjoint de l’Élysée sous Mitterrand, préfet de Paris, inspecteur des finances. Il devient secrétaire d’État au Budget de Dominique Strauss-Kahn qu’il remplace lors de la démission de ce dernier. À partir de ce moment, Sautter évolue comme homme politique, se faisant élire adjoint à la municipalité de Bertrand Delanoë.

Parlementaires chevronnés, Edmond Alphandéry, Alain Madelin, Jean Arthuis Dominique Strauss-Kahn, Hervé Gaymard et Jean-Louis Borloo se sont également hissés à Bercy dans le cadre de leur carrière politique.

Et depuis quelques années, le pouvoir nomme à Bercy des patrons de grandes entreprises, pensant que les praticiens de l’économie sont les plus aptes à prendre des décisions (en contradiction avec un vieil adage de Clemenceau).

Francis Mer en 2002, Thierry Breton en 2005 et maintenant, Christine Lagarde, patronne du plus grand cabinet d’avocats américain et à ce titre considérée comme l’une des dix femmes les plus importantes du monde.

Le risque de telles nominations, c’est un franc-parler qui convient mal au monde politique. Comme Francis Mer qui oublie sa nomination en déclarant en plein conseil des ministres : « nous, les patrons... », ou encore Thierry Breton parlant du grave état de la dette publique (alors qu’en général, les politiques dédramatisent, excepté François Bayrou), ou encore Christine Lagarde qui évoquait brutalement la refonte totale du Code du travail...

Vingt-cinq ministres des Finances pour 49 années de Cinquième République, c’est beaucoup dans un régime aussi stable. Cette instabilité est plus forte encore quand on constate que Giscard d’Estaing, Monory, Delors et Bérégovoy ont duré à eux quatre-vingt-un ans (entre trois et neuf ans chacun).

Bercy, un poste souvent éphémère donc : Alain Madelin fait une gaffe et est renvoyé après seulement trois mois de fonction, Dominique Strauss-Kahn doit quitter Bercy en 1999, après deux ans, car il est mis en examen pour l’affaire de la MNEF, Christian Sautter ne dure même pas cinq mois, emporté par la grève des fonctionnaires des Finances, Nicolas Sarkozy doit quitter Bercy après huit mois car il se fait élire président de l’UMP (cela ne l’empêchera cependant pas de revenir au gouvernement en juin 2005), Hervé Gaymard ne peut même pas résister trois mois à la campagne contre son immense appartement parisien, et enfin, Jean-Louis Borloo est remercié après un mois pour avoir balancé la TVA sociale avant le second tour des législatives (remercié en étant promu ministre d’État).

Lors de sa passation des pouvoirs le 19 juin 2007, Christine Lagarde était émue de mettre son portrait à la suite de celui de Jean-Louis Borloo et surtout, était heureuse qu’une femme enfin accède à un poste généralement très exposé et politiquement crucial.

Après Matignon avec Édith Cresson, la Justice avec Élisabeth Guigou, Marylise Lebranchu et Rachida Dati, la Défense et l’Intérieur avec Michèle Alliot-Marie, voici un nouveau ministère essentiel qui se féminise. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

La liste chronologique.


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17 réactions à cet article    


  • le mave 22 juin 2007 12:01

    Je ne vois pas en quoi nous devons nous féliciter que le ministre de l’économie et des finances soit une femme.

    Pour autant que je sache ,hommes ou femmes les ministres (les politiciens en général)ont la même vision de la société et défendent les mêmes valeurs .


    • Dégueuloir Dégueuloir 30 juin 2007 14:08

      Pour chaque député non réélu les Français devront > > payer : > > > > 417 120 Euros = 60 mois x 6952 euros d’indemnités > > ..... > > > > Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN > > > > Les élus de la gauche à la droite sont tous d’accord > > ! > > Et à l’issue des 5 ans , ils percevront « à vie » 20 % > > de ce traitement !!! > > Alors , faîtes des efforts , travaillez pour payer > > des impots qui serviront > > à payer les « golden parachutes » de nos députés . > > 5 ans d’indemnité « chômage » pour les députés = > > parachute en or de : > > > > 417.120 Euros > > > > Mais pourquoi 5 ans ? C’est précisément le temps > > d’une alternance > > législative . > > Au moment où les candidats nous parlent des efforts > > que devront consentir > > les Français pour réduire la dette et qu’ils > > dénoncent le train de vie > > dispendieux de l’Etat. > > > > L’information sur la nouvelle indemnité « chômage » > > des députés a d’abord été > > révélée par « Le Canard Enchaîné » du 7 février 2007. > > Puis reprise et précisée > > par le Midi Libre le 1er Mars 2007. > > Curieusement à part ces deux médias, silence du côté > > des télés, radios ou > > des autres journaux, habituellement toujours prompts > > à dénoncer les > > parachutes en or de certains grands patrons (certes > > avec raison...). > > > > Pourquoi pas plus d’écho sur cette affaire ? Sans > > doute parce que cette loi > > votée en douce, l’a été à l’unanimité de tous les > > groupes politiques : UMP, > > PS, UDF et PCF, qui pour s’octroyer des avantages > > savent parfaitement > > s’entendre. > > La confiance règne sur l’issue du prochain scrutin > > et les coquins et les > > copains s’organisent : JL Debré avant de partir a > > fait voter une loi adoptée > > à l’unanimité et dans le silence complet afin qu’un > > député non réélu touche > > pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité > > mensuelle nette qui est à ce > > jour selon info sur site Assemblée nationale en net > > mensuel 5178 euros, > > brute 6 952 euros. Le total de 60 mois d’inactivité > > en brut mensuel coûtent > > 417 180 euros par député non réélu ! > > > > Les indemnités attribuées aux députés ont été > > définies par l’ordonnance n° > > 58-1210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de base est > > calculée "par référence > > au traitement des fonctionnaires occupant des > > emplois de l’État classés dans > > la catégorie présentement dite « hors échelle ». > > > > Elle est égale à la moyenne du traitement le plus > > bas et du traitement le > > plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au > > traitement d’un > > conseiller d’État ayant moins d’une année > > d’ancienneté dans son grade. > > > > S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les > > fonctionnaires, au taux > > de 3 %. Selon l’article 2 de l’ordonnance précitée : > > "L’indemnité > > parlementaire est complétée par une indemnité dite > > de fonction". Le montant > > de cette indemnité est égal au quart du montant de > > l’indemnité parlementaire > > (indemnité parlementaire proprement dite majorée de > > l’indemnité de > > résidence). > > > > Depuis le 1er février 2007, les indemnités > > mensuelles brutes sont les > > suivantes : > > - Indemnité de base : 5 400, 32 euros > > - Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros > > - Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 > > ? Soit > > brut mensuel 6 952, 91 euros > > > > Retenues obligatoires : > > Doivent être déduites du brut mensuel diverses > > retenues : > > - Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 > > premières années de > > mandat : 1 153, 08 euros > > - Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 > > Euros > > - Contribution sociale généralisée et contribution > > au remboursement de la > > dette sociale : 539,55 euros > > - Cotisation au fonds de garantie de ressources : > > 27,00 euros Soit net > > mensuel 5 177, 66 euros > > > > Avant de quitter la présidence de l’Assemblée > > Nationale, Jean Louis Debré, > > nouveau président du conseil constitutionnel, a fait > > un joli cadeau à ses > > amis députés de tous les partis : une loi, votée en > > catimini par tous les > > groupes, permettant à tous les députés non-réélus en > > juin prochain, de > > continuer à percevoir leur indemnité parlementaire > > pendant encore 60 mois, > > au lieu de 6 actuellement (et oui les temps sont > > durs !) > > > > Bien entendu cette généreuse « indemnité chômage » est > > totalement > > inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette > > jolie rémunération de 4 > > ans et demi, *n’est tenu à aucun engagement > > quelconque, comme par exemple > > justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une > > visite mensuelle auprès > > d’un conseiller ANPE, ou d’une activité justifiant > > cette « aide sociale », > > bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs > > ordinaires*. > > > > Voilà de quoi meurt la République, de la corruption > > de ses élites, car > > évidemment aucun parti n’a protesté, vu que tous > > bénéficieront des largesses > > de M. Debré. smiley


    • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 3 juillet 2007 09:42

      À ‘monsieur Dégueuloir’,

      Votre commentaire, qui n’a rien à voir avec le sujet de l’article et quasi-illisible par vos copier-coller (mais qu’importe), comporte plusieurs inexactitudes et n’a pour but que de discréditer la classe politique alors que la forte participation à l’élection présidentielle a montré que le débat politique a été largement plébiscité.

      D’abord, il ne s’agit que d’une mesure de solidarité entre députés qui n’est mise en œuvre que de façon interne, à savoir que ce sont les députés qui paient une cotisation supplémentaire pour ces indemnités de députés non élus, principe de solidarité qui ne coûte donc pas un seul centime aux contribuables.

      Ensuite, cette aide est conditionnée par la non appartenance à la fonction publique (quelle qu’elle soit) et par un âge en deçà de celui de la retraite. Par conséquent, ce n’est pas un indemnité à vie. De plus, un ancien député a évidemment nettement plus de facilité à retrouver un emploi (même privé) en raison de son carnet d’adresse et de sa connaissance pratique des rouages institutionnels, par conséquent, il ne reste forcément pas longtemps en situation de ‘non-emploi’.

      Cette mesure vise surtout à permettre aux salariés et autres professionnels du privé (professions libérales qui pourraient perdre sa clientèle pendant leur inactivité due à l’exercice de leur mandat de député, par exemple) de pouvoir retrouver une activité rémunérée à la suite d’un échec électoral. On a suffisamment critiqué le fait que les élus sont trop souvent des fonctionnaires ou des retraités, ces deux statuts avantageant beaucoup celui quis souhaite s’engager électoralement et interrompre sa carrière professionnelle.

      Lors de la dernière législature, cette dernière disposition n’a concerné que cinq ou six députés battus en 2002.

      Revoyez donc le coût réelle d’une telle mesure et écoutez des informateurs plus fiables, vos propos en seront d’autant plus pertinents.

      Cordialement.


    • Dégueuloir Dégueuloir 7 juillet 2007 04:04

      Mais Mrs Rako...,de quoi devont nous nous féliciter ? qu’une femme soit grande décideuse de « l’argentrie » ou et, surtout pourvoyeuse de l’ultra-néo-libéralisme,mais que croyez vous donc ? l’économie de marché aurait-elle toutes les solutions à nos problémes....lol...les principaux enjeux à venir seront l’eau et l’énergie,il va falloir ce passer du pétrole et de l’énergie nucléaire avant de subir des catastrophes sans précédent....Tchernobyl ayant été qu’un petit clignotant rouge,de plus guerres et misères sont engendrées par la conquète permanente de l’or noir et de l’or radio-actif(bientôt le H2o).Le vrai défi,si l’on veut une croissance « saine » sera la recherche et,notamment sur la mise au point d’une production d’énergie totalement propre ,sans danger et infinie,les lois de la physique sont en train de s’écrouler sous nos yeux,une nouvelle physique va naitre et sera surprenante.... ! et l’on se dira : mais qu’est-ce que l’on a pu être inconscient et stupide avant ! mais VIVE LES FEMMES quand même !( quand elles ont des idées de vrai progrès !) smiley


    • TSS 22 juin 2007 13:20

      christine Lagarde dont l’essentiel de la carrière a constitué, à la solde des lobbys americains,à demolir les systèmes de protection européen pour faire entre ses clients.Beau parcours !!


      • Sébastien Sébastien 22 juin 2007 13:42

        On reproche souvent aux hommes politiques de ne pas connaitre les realites du monde economique. Apres tout c’est vrai qu’aucun d’entre eux n’a ete salarie ou patron. Du coup je trouve tres positif la nomination de ministres issus de la societe civile qui ont une reelle experience du monde du travail.

        En plus, ils ont un parle vrai et franc et c’est de cela dont la politique a besoin. Des gens qui nous disent les choses telles qu’elles sont et pas telles que l’on voudrait qu’elles soient.


        • Sébastien Sébastien 22 juin 2007 18:18

          Oui je dois etre tres naif. Et vous devin...

          Desole en tous cas d’avoir encore un minimum de confiance dans les gens que j’ai contribue a elire.


        • tvargentine.com lerma 22 juin 2007 14:02

          Une femme,un homme,ils ont tous le droit d’avoir des connaissances et de travailler

          Cela n’étonne personne ici à par vous ?


          • iliaval iliaval 22 juin 2007 16:30

            Vous vouliez certainement parler de ses prédécesseurs et non de ses successeurs... Ou alors, vous êtes la réincarnation de Mme SOLEIL ?


            • non666 non666 22 juin 2007 18:02

              Sarkozy, l’avocat qui a fait fortune dans les expulsions et continue a s’enrichir en etant toujours propriétaire d’une partie de ce cabinet, sait que pour le pognon, on peut faire confiance a ses collegues...

              Les robes noires sont toujours les premiers a prelever leurs honoraires, meme sur un cadavre.

              Sarkozy confie l’economie de la France à une chef juriste qui a pour seule experience la gestion d’un de ces cabinets de vautours.

              Quel rapport entre cette gestionnaire privée d’un metier particulier qui vit sur une niche et la gestion d’une economie française dont les plus gros moteurs sont des industris nées du colbertisme national dans un contexte ou privé et public cohabitent ?

              Aucun.

              Mais c’est une liberale, elle a l’aura des etats unis et c’est bien tout ce qui seduit le hongrois fan des yankees.

              La carriere a Bercy de Sarkozy a été une serie de degonflage, de fuites devant ses responsabilités, de tentatives de bruler les meubles pour ne pas avoir a prendre les decisions rationnelles :

              1) Il est celui qui s’est couché comme une bouse devant les syndicalistes d’EDF et qui nous a promis de regler le problemes des regimes speciaux de retraite à la dernière presidentielle : elle devra faire ce qu’il dit et pas ce qu’il a fait ?

              2) Il a triché sur les tontaines versées par EDF en rajoutant ce budget a son bilan (j’ai reduit le deficit !) tout en « oubliant » de rajouter les retraites ainsi garanti par l’etat a la dette publique !

              3) Il a tenté de vendre les stock d’or pour dissimuler encore plus son propre deficit, alors que les reserves dollar pourraient très bien ne plus rien valoir demain ou après demain !

              Il nomme donc un de ses clones a Bercy au moment ou se prepare le liberalisme qu’il nous a dissimulé pendant sa campagne en nommant une juriste pour se couvrir ?

              Désormais tout est a craindre.

              Son Gouvernement est une simple juxtaposition de personnages falots, d’anciens seconds couteau de la Chiraquie soumis, de petit jeunes issus de l’immigration pour faire oublier qu’il a fait campagne sur les thmes de l’immigration et de l’insecurité et de traitres socialistes : autand de personnages sacrifiables quand il faudra passer a la phase deux.

              Il rajoute maintenant des avocats ayant sevi chez les anglo-saxons, histoire de rassurer ses Maitres.

              Tout est a craindre, surtout le pire.


              • Krokodilo Krokodilo 22 juin 2007 22:02

                Qui plus est, il semble que cette nouvelle ministre se soit adressée à la presse étrangère dans son bel anglais américain, et une autre fois sur Europe 1.

                Peut-être le président devrait-il rappeler à sa ministre qu’un représentant de la France se doit de s’exprimer en français en toute occasion officielle où il/elle est le représentant de son pays, de sa langue.

                Ou l’anglais serait-il considéré par le gouvernement comme la langue mondiale ? Et prochainement la langue de l’Union européenne ?


                • Nicolas5 24 juin 2007 06:02

                  Bonjour.

                  Je ne comprends pas que le bandeau introductif évoque les successeurs de Christine Lagarde au lieu de parler de ses prédécesseurs. Ce lapsus se retrouve partout où cet article d’AgoraVox est évoqué en tant que présentation ou lien cliquable. Je m’étonne qu’aucun commentaire ne l’ait signalé. Pourtant les deux mots sont radicalement différents et évoquent des périodes temporelles opposées, et même irréelles en ce qui concerne les successeurs (impossibilité temporelle). Merci, pour la crédibilité du reste, de rectifier le terme.

                  Cordialement, Nicolas


                  • vivelecentre 24 juin 2007 20:28

                    bonne remarque bien vu !

                    ne faisons pas l’insulte à l’auteur de ne pas faire la difference entre successeurs et predecesseurs !

                    Ce qui est plus symptomatique, c’est le fait que vous soyez le premier a relevé ce non sens , simple erreur n’en doutons pas

                    Il est vraisemblable que devant le nombre considerable d’information de toute sorte que nous pouvons glaner sur le net , notre lecture soit souvent superficielle

                    L’inconvenient, c’est que l’on doit passer ou valider des erreurs bien plus graves et consequentes !


                  • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 24 juin 2007 21:42

                    Bonsoir,

                    Bien sûr qu’il s’agit d’une erreur, que j’avais pu corriger immédiatement sur mon blog

                    http://rakotoarison.over-blog.com/article-6835270.html

                    mais qu’il est très difficile de corriger sur un article d’Agoravox car l’auteur n’a plus de possibilité de le modifier.

                    Déjà le 22 juin à 16h30, la même remarque a déjà été faite, et j’avoue que je ne vois pas l’intérêt de s’arrêter sur ce type de coquille sans importance alors qu’il me semblait que l’article décrivait par ailleurs d’autres éléments qui auraient pu faire débat.

                    À ce sujet, je me réjouis qu’une femme occupe désormais Bercy, car ça va dans le bon sens dans l’égalité femmes/hommes, mais je ne juge pas, plutôt, je ne préjuge pas de sa politique, de ce qu’elle va mettre en oeuvre et de la manière de faire... et évidemment, comme tout humain, elle pourrait ne pas correspondre à ce qu’on attendrait d’elle. Mais c’est beaucoup trop tôt pour en parler.

                    Cordialement.


                  • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 24 juin 2007 21:48

                    Bonsoir,

                    Bien sûr qu’il s’agit d’une erreur, que j’avais pu corriger immédiatement sur mon blog

                    http://rakotoarison.over-blog.com/article-6835270.html

                    mais qu’il est très difficile de corriger sur un article d’Agoravox car l’auteur n’a plus de possibilité de le modifier.

                    Déjà le 22 juin à 16h30, la même remarque a déjà été faite, et j’avoue que je ne vois pas l’intérêt de s’arrêter sur ce type de coquille sans importance alors qu’il me semblait que l’article décrivait par ailleurs d’autres éléments qui auraient pu faire débat.

                    À ce sujet, je me réjouis qu’une femme occupe désormais Bercy, car ça va dans le bon sens dans l’égalité femmes/hommes, mais je ne juge pas, plutôt, je ne préjuge pas de sa politique, de ce qu’elle va mettre en oeuvre et de la manière de faire... et évidemment, comme tout humain, elle pourrait ne pas correspondre à ce qu’on attendrait d’elle. Mais c’est beaucoup trop tôt pour en parler.

                    Cordialement.


                  • Sylvain Rakotoarison Sylvain Rakotoarison 24 juin 2007 21:53

                    (je reposte car cela ne semble pas sortir)

                    Bonsoir,

                    Bien sûr qu’il s’agit d’une erreur, que j’avais pu corriger immédiatement sur mon blog

                    http://rakotoarison.over-blog.com/article-6835270.html

                    mais qu’il est très difficile de corriger sur un article d’Agoravox car l’auteur n’a plus de possibilité de le modifier.

                    Déjà le 22 juin à 16h30, la même remarque a déjà été faite, et j’avoue que je ne vois pas l’intérêt de s’arrêter sur ce type de coquille sans importance alors qu’il me semblait que l’article décrivait par ailleurs d’autres éléments qui auraient pu faire débat.

                    À ce sujet, je me réjouis qu’une femme occupe désormais Bercy, car ça va dans le bon sens dans l’égalité femmes/hommes, mais je ne juge pas, plutôt, je ne préjuge pas de sa politique, de ce qu’elle va mettre en oeuvre et de la manière de faire... et évidemment, comme tout humain, elle pourrait ne pas correspondre à ce qu’on attendrait d’elle. Mais c’est beaucoup trop tôt pour en parler.

                    Cordialement.


                    • Serval75 25 juin 2007 18:37

                      Message à l’auteur :

                      Je suis confu, mais je n’ai pas vu l’intérêt de votre article...

                      Une série de noms et de dates, certes impressionante, mais pas d’architecture logique pour guider le lecteur et encore moins l’intéresser.

                      Pas de problématique, pas de démonstration, pas de conclusion... Le seul intéret de l’article est - il de dire que c’est la première fois qu’une femme dirige Bercy ?

                      Serval

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