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Berlusconi fait de la politique de niche

Alors que son parti a connu un sévère revers aux élections européennes, l’ancien premier ministre Italien s’était décidé à convaincre l’électorat par des promesses ciblées.

Inéligible depuis sa condamnation en cour d’appel pour fraude fiscale, Silvio Berlusconi, s’est vu interdit d’exercer toute fonction politique pour une période totale de deux ans. Pour autant, cela ne l’empêche pas de faire campagne pour son parti politique. Pendant la campagne récente aux élections européennes, celui-ci avait promis aux séniors que l’état rembourserait leurs implants dentaires.

C’est d’ailleurs en purgeant sa peine de travaux d’intérêt général, qu’il prit conscience qu’il manquait des dents à beaucoup des patients du centre spécialisé auquel il est affecté.

C’est en comparaison à d’autres grandes nations européennes que Silvio proposa aux Italiens de bénéficier de la gratuité de ce type de soins. Comme en Suède, ou c’est déjà le cas, l’état Italien remboursera les implants dentaires.

Il faut dire que cette promesse paraissait peu crédible quand on connait le prix de tels soins. En effet, même si cela dépend du nombre de dents à soigner, le devis pour des implants dentaires en Italie s’élève parfois à plus de 10 000€. Il semblerait donc que le peuple Italien ne soit pas tombé dans le piège. Les quelques personnes concernées par cette intervention en Italie, ont soit renoncé à pratiquer de tels soins, soit se rendent à l’étranger pour se faire soigner.

Malheureusement cet argument n’a pas suffi à la victoire de son parti aux élections européennes. Arrivé troisième avec seulement 16,7% des voix, le parti de Berlusconi, Forza Italia, a du souci à se faire pour l’avenir.

Se sont placés devant eux, le parti démocrate avec 40% des voix et, à la surprise générale, la nouvelle formation populiste, 5 étoiles, avec plus de 21% des voix.

Il faut l’avouer, les arguments manquent pour convaincre le peuple Italien de lui faire de nouveau confiance. La conjoncture pourrait en être la cause, bien que les différentes affaires dans lesquelles l’ancien premier ministre s’est impliqué sont loin d’avoir soigné son image.


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2 réactions à cet article    


  • Pere Plexe Pere Plexe 14 juin 2014 10:56

    politique de niche...pour le plus cabot des hommes politiques c’est raccord !



    • César Castique César Castique 14 juin 2014 11:25
      « Se sont placés devant eux, le parti démocrate avec 40% des voix... »

      Ce qui correspondait, puisque les temps sont au relativisme urnaire, à 24,06 % des inscrits, et qui a été obtenu, pour une large part, grâce à une diminution de 80 € des retenues sur les plus bas salaires.

      « ...et, à la surprise générale, la nouvelle formation populiste, 5 étoiles, avec plus de 21% des voix... »

      La surprise générale était liée au fait que le M5S était crédité de beaucoup mieux que cela dans les sondages et qu’à un moment donné, il était même à la lutte avec le PD (non, non, ça veut dire parti démocrate et on prononce PiDi), le parti de Renzi :

      « ...le parti de Berlusconi, Forza Italia, a du souci à se faire pour l’avenir. »

      Mais Renzi aussi. On ne sait pas sur quoi vont déboucher les affaires de corruption touchant le PD (PiDi) qui sortent désormais à la cadence d’une par jour. Hier, c’était la démission forcée de Giorgio Orsoni, maire de Venise, qui a immédiatement commencé à balancer tous azimuts - c’est pas un héros, lui...

      Mais ce qui menace d’abord Renzi, c’est la dégradation continuelle de la situation économique. Là aussi les mauvaises nouvelles tombent jour après jour : le chômage augmente, comme les impôts et les taxes, mais aussi les fermetures d’entreprises et la baisse de la consommation des ménages. 

      Et, pour ne rien arrange du tout, Bankitalia a révélé hier que la dette italienne a établi un nouveau record absolu en avril, avec 2’146,4 milliards d’euros.

      Quand les Italiens s’apercevront que les grandes déclarations et les gesticulations de Renzi ne freinent en rien la dégradation de leur niveau de vie et de leur bien-être - un ou deux mois après la rentrée de septembre - son effondrement dans les sondages sera inéluctable. 

      Et, Berlusconi et Renzi hors jeu, on ne voit pas de personnalité militaire de premier plan, capable d’enfiler les bottes de Mussolini. Ce ne sera en tout cas pas, le général Vito Bardi, commandant en second de la Guardia di Finanza (police financière). Il a été inculpé pour corruption, le 10 juin...

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thiron


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