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Accueil du site > Actualités > Politique > Berlusconi : les liaisons dangereuses

Berlusconi : les liaisons dangereuses

Berlusconi, au coude-à-coude avec l’Olivier de centre-gauche, conteste sa défaite, demande la vérification des bulletins et a proposé à ses adversaires de former avec lui une grande coalition. Inclurait-elle ses alliés du parti fasciste d’Alessandra Mussolini, avec ses encombrants éléments venus de la frange la plus dure de l’extrême-droite italienne ? Et qui sont-ils vraiment, ces partenaires qu’ Il cavaliere voulait inviter à diriger l’Italie à ses côtés ? Portraits.

«  Mussolini n’a jamais tué personne ! Tout au plus, il se contentait d’envoyer des opposants en vacances... » Qui est l’auteur de cette invraisemblable citation, qui balaie d’un revers du coude les milliers de militants politiques et syndicalistes victimes du fascisme, emprisonnés, blessés ou assassinés ? Qui est ce révisionniste à l’italienne ? Silvio Berlusconi lui-même ! En septembre 2003, il accordait une interview conjointe à l’hebdomadaire britannique The Spectator et au quotidien La Voce di Rimini et répondait ainsi aux journalistes qui lui suggéraient un parallèle entre la dictature du Duce et celle de Saddam Hussein. « J’ai accordé une interview qui devait être relue et amendée, j’ai parlé à bâtons rompus  », se justifiera Il cavaliere. Un peu court. Mais ce n’est pas d’hier que Berlusconi montre sa sympathie envers l’extrême-droite.
bossi_umberto1

Lorsqu’elle remporte les législatives de 2001, sa coalition s’appuie entre autres sur la Ligue du Nord d’Umberto Bossi, ce dernier étant nommé ministre de la réforme du premier gouvernement Berlusconi de l’histoire, poste qu’il occupera jusqu’en juillet 2004, lorqu’il est victime d’un accident cardiaque. La Ligue du Nord revendique l’autonomie régionale d’une région mythique baptisée Padanie, pour éviter que ne soient versées des aides au Sud du pays, qualifié de "véritable Tiers-Monde italien". Xénophobe obsédé par l’immigration, Bossi a proposé l’érection d’un mur le long des côtes italiennes, pour empêcher les clandestins d’arriver. Ses troupes en chemises vertes, la "garde nationale padane", diffusent des tracts au contenu sans équivoque : lega_nord1"Usines de la Padanie, n’embauchez pas de méridionaux". Bossi lui-même vitupère le "nazisme rouge né de l’alliance entre banquiers et francs-maçons [qui] tient l’Europe avec le lobby des gays". Marqué par un nouveau souci de santé, un accident cérébral, il a pourtant fait son retour sur la scène politique à la fin de la campagne, pour tenter d’apporter à Berlusconi les 4 % de voix que peut mobiliser la Ligue, ce qui lui vaudrait de conserver des ministères.


Dans le gouvernement sortant lui appartenaient en effet les portefeuilles du travail, de la justice et de la réforme, du moins jusqu’à la démission du titulaire de ce dernier, Roberto Calderoli. Ce roi de la provocation proposait l’année dernière : "Pour chaque journée de captivité d’un otage italien, il nous faut expulser et renvoyer chez eux mille musulmans vivant en Italie et originaires des États voyous." Le 16 février, un ultime dérapage entraîne son départ du gouvernement : il ouvre sa chemise pendant le "20 heures" de la première chaîne de la RAI pour montrer un tee-shirt qu’il s’est fait confectionner, représentant les fameuses caricatures de Mahomet.calderoli Le lendemain, en Lybie, se déroule une violente manifestation devant le consulat d’Italie de Benghazi, qui est incendié, et les affrontements entre protestataires et policiers font onze morts. Berlusconi lui demande sa démission le soir-même et il obtempère le 18 février.

gianfranco_finiAu contraire, toujours et plus que jamais en poste, le ministre des affaires étrangères et vice-président du Conseil, Gianfranco Fini, est pour sa part lourdement marqué par son parcours politique, de la présidence du Front de la jeunesse en 1977 à celle du Mouvement social italien, parti néo-fasciste, dix ans plus tard. A cette époque, il affirme que "Mussolini était le plus grand homme d’État du XXe siècle" et promet de "construire le fascisme de l’an 2000". En transformant le MSI en Alliancealleanza_nazionale Nationale, Fini choisit en 1995 la voie de la respectabilité, mais certains commentateurs n’y voient qu’opportunisme politique. Et en 1998, il déclare encore qu’un "instituteur homosexuel déclaré ne devrait pas pouvoir enseigner". Il renie officiellement l’héritage fasciste lors d’un voyage en Israël en novembre 2004.


musso_drapo1
Si Fini s’est assagi, ce n’est nullement le cas d’Alessandra Mussolini, euro-députée et alliée officielle de Berlusconi depuis le 17 février.
Ainsi la petite-fille du Duce, lors d’un débat de la campagne électorale, est accusée d’être fasciste par l’un de ses adversaires et rétorque : "et je m’en vante", avant d’ajouter : "Mieux vaut être fasciste que pédé !", faisant allusion à la candidature d’une communistre transexuelle, Vladimir Luxuria. Ancienne membre d’Alliance nationale, Mussolini a rompu avec Fini lorsque celui-ci a renié le alternativa_sociale2fascisme, pour créer son propre parti, Alternative sociale. Ce qui n’empêche pas Berlusconi de dire d’elle : "Personne ne peut mettre en doute son attachement à la démocratie." Démocratie fasciste, donc. Les deux autres dirigeants d’Alternative sociale, venus de groupuscules antisémites, à l’extrême-droite de l’extrême-droite (!), sont quant à eux encore plus imprésentables - si faire se peut - que la blonde égérie du fascisme.


Dirigeant le Front social national, Adriano Tilgher a été arrêté en 1975 pourtilgher "tentative de reconstruction du parti fasciste". En 1995, il est nommément désigné par la Cour de cassation, dans son jugement sur l’attentat de la gare de Bologne (85 morts), en tant que membre "d’une vaste association subversive" poursuivant le but de "subvertir les équilibres politiques constitutionnels, pour consolider les forces hostiles à la démocratie, et (...) de favoriser les auteurs d’entreprises terroristes fronte_sociale_nazionalequi pouvaient s’inscrire dans leurs plans." Le FSN se revendique anticapitaliste et anti-américain, Tilgher s’en prenant fréquemment "aux lobbies juifs inspirateurs de la globalisation". Il est l’inventeur de formules choc comme : "La société multiraciale est un génocide".


A Alternative sociale sévit enfin également Roberto Fiore, de Force nouvelle.roberto_fiore Condamné par le passé à plus de cinq ans de réclusion pour association subversive et participation à une bande armée, il fut en effet l’un des leaders de Terza Posizione, un groupuscule impliqué dans le terrorisme noir des années 70 et 80. Après Bologne, en 1982, il se réfugie à Londres où il vivra plusieurs années, bénéficiant de protections politiques : les autorités italiennes demanderont plusieurs fois son extradition, mais le Foreign Office n’aura de cesse de la refuser. C’est du reste de Londres qu’il fonde FN, avant de rentrer tranquillement en Italie une fois le délai de prescription écoulé. Son mouvement véhicule une idéologie xénophobe et antisémite, tout en soutenant Israël comme barrière contre le monde arabe.

Drôle de coalition de "centre-droit" !

berlu_pravdaDire que la Maison des libertés, machine de guerre électorale formée par Sua Emittenza, est appelée sans rire par les commentateurs "coalition de centre-droit"  ! Comment Berlusconi peut-il (in)décemment s’allier avec de tels énergumènes ? "Jusqu’à hier soir, je ne savais même pas que Tilgher et Fiore existaient", a-t-il osé prétendre à la veille de signer l’accord électoral avec Alternative sociale, dont le logo reprend pourtant ceux du Front social national et de Force nouvelle. Se moquer du monde ne fait pas peur au bateleur populiste ! Il finit tout de même par obtenir de Mussolini le retrait des noms de Tilgher et Fiore des listes de candidats, les jugeant soudain "personnages discutables", tant les protestations, y compris de son propre camp, ont dénoncé avec véhémence ces fréquentations. Mais l’alliance avec leurs groupuscules de nervis demeure. De toutes façons, entre la Ligue du Nord qui ne veut rien verser à ceux qu’elle appelle les "culs-terreux", terme désignant les habitants du Sud de l’Italie, et Alternative sociale qui entend au contraire débloquer des aides pour la région du Mezzogiorno, entre l’anti-américanisme du FSN et la propre politique de Berlusconi ultra-favorable au président Bush, la formule de grand écart est un doux euphémisme. Il Cavaliere est en réalité prêt à tout pour se maintenir au pouvoir, y compris à perdre l’honneur. Ou ce qu’il en reste, après ses trois condamnations à des peines de prison pour falsification de bilan, corruption de magistrats et financement illicite de parti politique, dont il n’a été sauvé que par la prescription, grâce aux manoeuvres de ses avocats. C’est pourtant cet homme-là qui a su s’attirer les suffrages de la moitié des Italiens. Un pays aujourd’hui en pleine crise politique et institutionnelle, avec un Berlusconi qui n’est toujours pas sifflé hors-jeu.


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57 réactions à cet article    


  • Carlo Revelli Carlo Revelli 12 avril 2006 12:29

    Article intéressant mais à remettre dans le contexte de la politique italienne et du nouveau bipolarisme où chaque vote a son importance et oblige des alliances très élargies et hétéroclites... Pour preuve, à ce jour on ne sait pas vraiment qui a réellement gagné car une poignée de votes séparent les deux listes et Berlusconi a demandé à recompter les votes.

    Pour revenir à votre article, la Ligue Lombarde demeure l’allié le plus « embarrassant » de Berlusconi car ils véhiculent réellement des idées racistes et surtout car ils ont un poids électoral réel (même s’ils sont en perte de vitesse). On peut faire sinon beaucoup de reproches à Fini mais son ouverture d’esprit est saluée souvent même par ses adversaires de gauche. Son parti est désormais le troisième parti italien. D’ailleurs, même la Mussolini jouit d’un capital sympathie assez étonnant même à gauche dû à son franc parler et à ses nombreux combats comme celui pour les droits des femmes. Cela dit, le poids de son regroupement est anecdotique (moins de 1% de mémoire).

    Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la coalition de Romano Prodi est probablement encore plus « plurielle » que l’ancienne gauche plurielle de Jospin... Elle réuni en effet une quinzaine de partis dont deux partis communistes (Partito dei Comunisti Italiani d’inspiration marxiste et Rifondazione Comunista), des verts radicaux anti-nucléaire, des démocrates chrétiens très catholiques (Popolari-UDEUR), des radicaux laïcs qui crient contre le "vaticano talebano" (Rosa nel pugno), deux partis socialistes dont un guidé par le fils de Craxi (à l’époque proche de Berlusconi)...etc Beaucoup disent que leur seul point commun est la haine contre Berlusconi.

    Avec une telle coalition et un pays divisé en deux je n’ose même pas penser comme l’Italie pourra être gouvernée. A la lumière du résultat et en voyant la compositions des deux alliances, je pense que le vote blanc était finalement le meilleur choix malgré son inutilité.

    Maintenant, il faut savoir resituer dans le contexte "politique et culturel" italien toutes les déclarations ou les citations un peu fantasques des uns et des autres pendant la campagne. Il existe un « franc parler » public en Italie qui est inconcevable en France. Mais je voudrais juste préciser une chose. Très souvent en France, on critique les hommes politiques italiens en disant qu’ils sont pas crédibles, corrompus ou de mauvaise fois. Cela est parfois vrai. Mais pour bien connaître les deux pays, je ne vois pratiquement aucune différence DE NATURE avec les hommes politiques français. Il ne s’agit que d’une différence de forme. En Italie, ils s’enguelent, ils s’insultent et tout le monde s’amuse. Ainsi, le public se passionne, prend position et va voter massivement (plus de 84% de participation je crois). Ca me rappelle aussi un ami qui me disait ça : "quand j’achète quelque chose chez un commerçant en Italie je sais que je me fais arnaquer mais au moins on m’arnaque avec le sourire. A Paris, quand on m’arnaque en plus on me traite de tous les noms..." Jean Cocteau avait bien raison, les Italiens sont des Français de bonne humeur...  smiley


    • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 12 avril 2006 13:28

      Oui, c’est cela qui est étonnant : en dépit des invectives, et de coalition hétéroclite rendant le pays ingouvernable, en dépit de certains opportunismes (Berlusconi est un ancien socialiste, Podi un ancien chrétien-démocrate smiley, les Italiens votent quand même massivement à 84%. Etonnant, à moins qu’ils se passionnent pour des hommes qui se battent comme des chiffoniers et qui n’ont pas les discours policés de la plupart de nos énarques...


    • Carlo Revelli Carlo Revelli 12 avril 2006 13:52

      Ca promet...

      A Rome, une vieille dame vient de retrouver près d’une poubelle en bas de chez elle des cartons avec des centaines de bulletins de vote utilisées dimanche... La police est immédiatement intervenue et a bloqué la rue... Je sens que ça va être rigolo de recompter les votes s’il faut aller fouiller toutes les poubelles du pays... Le maire de Rome, proche de Prodi, commence à être attaqué à ce sujet...


      • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 12 avril 2006 16:13

        Merci Carlo de votre éclairage des plus intéressants. En ce qui concerne les bulletins de votes trouvés dans les poubelles - je n’avais pas encore eu vent de cette information -, je crains bien que nos amis italiens ne soient pas sortis de l’auberge ! Pensez-vous qu’on aille vers de nouvelles élections ?


      • gege (---.---.71.214) 12 avril 2006 14:55

        Cet article transpire la haine, le mepris et la subjectivite totale.

        Que dire des alliees de Prodi, anciens staliniens pur et dur complice de 40 millions de morts........... morts oublies par votre journaliste...........


        • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 12 avril 2006 15:06

          Chacun voit les faits sous le prisme de ses convictions...

          Ceci dit, je ne sais pas s’il existe beaucoup de Staliniens pur et dur, comme le PCF les PC Italien a évolué vers un ’altermondialisme’ plus que vers la dictature soviétique, de plus les comunismes anticléricaux sont contraints de s’associer avec des anciens Chrétiens Démocrates... Et puis, on ne propose pas aux Italiens de voter pour Staline ou Pol Pot, par contre, on leur propose de voter pour Mussolini, et certains le font ! (Bon, en même temps, ils ont bien envoyé la Cicciolina au parlement, alors...)


        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 12 avril 2006 16:01

          Cher monsieur,

          en préalable, je confesse avoir peu d’estime pour les fascistes et les néo-nazis. Libre à vous de me le reprocher et de les défendre.

          Ensuite, je n’oublie aucun mort du stalinisme parce que ce n’était tout simplement pas mon sujet. L’idée de cet article est né le jour où Berlusconi a conclu son alliance avec Alessandra Mussolini. Si Prodi est allié à des énergumènes cultivant la nostalgie du sinistre moustachu d’URSS ou liés au terrorisme, ça m’a échappé ! Sans doute que certains de ses partisans sont « discutables », mais quand on parle de la Ligue du Nord ou d’Alternative Sociale, on va quand même très loin dans l’abjection extrêmiste ! Alors citez-moi des exemples aussi graves du côté de l’Olivier, si je me trompe, histoire d’édifier nos lecteurs. Cordialement.


        • albert (---.---.200.54) 12 avril 2006 15:09

          j’aimerais bien avoir un article aussi fouillé sur les alliés de Monsieur Prodi. On devrait aussi trouver des informations très croustillantes.


          • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 12 avril 2006 15:46

            Ceci dit, je n’ai pas entendu un allié de Prodi dire ’Il vaut mieux être Stalinien que pédé’, par exemple...

            Mais je vous l’accorde, l’opportunisme en politique en Italie semble sur le peu qu’on en voit de notre pays encore pire que chez nous. A part Brice Lalonde, on voit rarement de telles girouettes entre un Fini qui passe à la droite ’respectable’ (bon, Madelin a débuté à l’extrême-droite et Jospin et Weber étaient Trotskiste, mais c’était dans leurs périodes ’jeunes et cons’, Fini, il est resté jeune con jusqu’à 50 ans...), Berlusconi et Prodi qui échangent les maillots en cours de carrière... Surtout, Prodi a l’avantage d’avoir été désigné démocratiquement par l’ensemble des sympathisants de gauche (bon, en tant que sortant, on me fera remarquer que Berlusconi n’avait pas besoin d’un tel plébicite...), et les différentes forces de l’Unione ont réussi à élaborer un programme commun de 300 pages, pas mal pour une coalition hétéroclite.


          • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 12 avril 2006 16:10

            Cher Albert, au risque de me répéter par rapport à un autre intervenant me reprochant mon « mépris » et ma « subjectivité totale », je vous répondrai qu’il ne me semble pas qu’il y ait matière à écrire un tel article que celui que vous appelez de vos voeux. Sans doute certains cas isolés mériteraient-ils l’anecdote, mais du côté de Berlusconi, on est dans une démarche systématique, avec des fréquentations fascistes et néo-nazies des plus effrayantes, ces sympathies coupables durant en outre depuis sa prise de pouvoir. Il me semble légitime de le dénoncer. Cordialement


          • lolo (---.---.94.25) 12 avril 2006 15:17

            Moi aussi je dirait a remettre dans le contexte politique italien...si vous vous interessez réellement a l’italie... c’est article n’a pas grand interet par conséquent.


            • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 12 avril 2006 15:48

              Si, il a de l’intérêt, car même s’il est partisan il donne un aspect du bordel à l’Italienne dont on n’a aucune idée en France (pour une fois qu’un pays a une politique plus bordélique que la nôtre, on peut en parler smiley. Libre à certains de faire le même article sur Prodi, si ça les chante...


            • Olivier Bonnet (---.---.59.212) 12 avril 2006 23:08

              Bonjour Demian, j’observe que, devant les urnes, la moitié des Italiens ont glissé le bulletin Berlusconi... Je crains donc de ne pas être aussi optimiste que vous. Cordialement.


            • simplet simplet 12 avril 2006 16:08

              étant de gauche et révolté par ces alliances allant de divers droite à extrèmmmmmmmme droite, je trouve cet article sur les differents courants que berlusconi arrive à allier assez interressant..

              il est vrai que l’alliance de gauche me parraît être aussi divisée sur ces points de vue, mais comme souligné + haut, ils me parraissent malgré tout moins dangeureux que des fascistes de compétition !

              celà m’ammène juste à transposer celà à notre paysage politique, et à retrouver de dangeureux parallèles avec le système politique américain qui ne laisse plus de choix que de voter globalement à gauche ou à droite. Les petits courants politiques sont ils ammenés à mourrir dans les années qui viennent ???

              La création de l’ump était pour moi le premier jalon posé pour ne retrouver que 2 forces politiques en action... et pour celà je tiens à remercier F.Bayrou pour avoir tenu tête à cette nouvelle machine électorale


              • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 12 avril 2006 16:23

                Tous les pays ont leurs extrêmistes... En un sens le bipartisme est même dangereux car à choisir je préfère voire une personne concourir sous la banière d’un extrême plutôt que sous la même bannière qu’une personne plus modérée... C’est d’ailleurs ce qui se produit à l’UMP où Borloo et Romero cotoyent Madelin et Vaneste...

                D’ailleurs, on s’aperçoit que Kevin Livingstone et Tony Blair sont tous les deux des travaillistes, mais ont des positions divergentes sur beaucoup de sujet, le maire de Londres étant plus à gauche que le premier ministre. Aux Etats-Unis, Arnold Schwarzenegger a à mon plus grand étonnement un discours plus centriste sur l’homosexualité ou le réchauffement climatique que W. Le cas le plus intéressant est celui d’Israël où le bipartisme traditionnel Likoud-Travailliste a explosé aux dernière législatives (sous l’influence des problèmes nationaux et internationaux de l’état), avec l’émergence d’un pôle centriste (Kadima) et aussi de plusieurs formations extrêmistes...


              • Scipion (---.---.216.255) 12 avril 2006 17:29

                « Mussolini n’a jamais tué personne ! Tout au plus, il se contentait d’envoyer des opposants en vacances... » (Silvio Berlusconi)

                « ...nazisme rouge né de l’alliance entre banquiers et francs-maçons [qui] tient l’Europe avec le lobby des gays. » (Umberto Bossi)

                « Pour chaque journée de captivité d’un otage italien, il nous faut expulser et renvoyer chez eux mille musulmans vivant en Italie et originaires des États voyous. » (Roberto Calderroli)

                « ...un instituteur homosexuel déclaré ne devrait pas pouvoir enseigner. ». (Gianfranco Fini)

                « Mieux vaut être fasciste que pédé ! » (Alessandra Mussolini)

                « ...la société multiraciale est un génocide. » (Adriano Tilgher)

                Que voilà un langage épouvantable, infâme, atroce, pour de chochottes oreilles françaises d’aujourd’hui.

                M. Olivier Bonnet fait donc légitime oeuvre de délation, afin qu’en France nul n’en ignore.

                C’est que le pays de Voltaire, de Paul-Louis Courier, de Léon Bloy, de Georges Darien, du tonitruant Hugo (celui des Châtiments), de Barbey d’Aurevilly, d’Henri Rochefort, de Léon Daudet, d’Henri Jeanson, d’Henri Béraud, du génial Céline, de Galtier-Boissière, de Léautaud, de Blondin et - pourquoi pas ? - de Michel Audiard, ce pays-là, est devenu celui de Pleven, de Fabius, de Gayssot, d’Harlem Désir, de Mouloud Aounit, de Patrick Gaubert (né Goldenberg), de SOS Racisme et d’Act Up...

                Quelle honte ! Quelle déchéance ! Quelle tragédie ! Quel naufrage !

                Et, au final, quelle dérision ! les grenouilles du bénitier laïc et républicain sont plus batraciennes que les autres.

                A vrai dire, on s’en doutait un peu, depuis l’Affaire des Fiches. Ca fait quand même un bail...


                • Olivier Bonnet (---.---.59.212) 12 avril 2006 23:30

                  « Patrick Gaubert (né Goldenberg) » Qu’apporte cette précision ? Etes-vous antisémite ?


                • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 13 avril 2006 09:53

                  De la délation ? Quel abus de langage ! Il n’y a pas de délation vu que ces propos ont été tenus dans des journaux publics ! Et oui, ils sont scandaleux, arrêtez un peu d’avoir une culture biaisée, Scipion, dire que Mussolini n’a tué personne, c’est comme admettre que Robespierre n’a tué personne !


                • nantor (---.---.131.113) 12 avril 2006 18:31

                  Article très intéressant. Les appointances de Berlusconi sont tout de même très très dangereuses. Quant à répondre que « Prodi aussi », je ne trouve pas que cela fasse avancer le débat ... et si Staline a autant ou plus de morts sur la conscience que les nazis, je ne pense pas que Romano Prodi, malgré ses circonvolutions politiques permanentes ait tué 40M de personnes comme le laisse supposer un commentaire. Merci Mr Bonnet de votre éclairage détaillé.


                  • Scipion (---.---.216.255) 12 avril 2006 20:25

                    « Les appointances de Berlusconi sont tout de même très très dangereuses... »

                    Il convient quand même de noter qu’en Italie, on n’observe rien de comparable à cette hystérie anti-fasciste qui semble être une catactéristique exclusive de la politique française.

                    Lorsque Berlusconi s’allie avec Fini, alors secrétaire du Mouvement social italien (MSI), parti fondé par des survivants de la République sociale italienne, c’est un peu comme si, en France, Chirac s’était allié avec Le Pen.

                    On imagine d’ici le tintouin médiatico-gauchard qui en eut résulté. Et bien, en Italie rien, rien de rien... Les relations de Berlusconi avec la droite extrême ne sont donc pas pathologiquement perçues comme elles le seraient en France...


                    • nantor (---.---.131.113) 13 avril 2006 09:25

                      Cher Scipion,

                      Dénoncer les relations de Berlusconi avec les fachistes n’a rien d’hystérique, c’est plutôt salutaire, non ?!


                    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 13 avril 2006 20:12

                      Pas pour quelqu’un qui défend « Le choc ». Les masques sont tombés.


                    • Basta (---.---.208.6) 12 avril 2006 22:22

                      Je ne sais pas si l’auteur cet article suit régulièrement la vie sociale et politique italienne. Si c’est le cas, il doit savoir que les italiens ne sont pas traumatisés pour l’éternité par les pages sombres ou douteuses de leur histoire. Contrairement aux français, ils ne se livrent pas à la macération névrotique perpétuelle de leur passé. C’est un fait que Mussolini - le Duce pas sa petite fille - reste en général assez respecté. On entend souvent des propos du genre « Il en a fait des bêtises et des grosses, mais c’était un vrai brave homme qui aimait l’Italie, pas comme les »coglioni« que nous avons maintenant ». Un petit indice : les nombreuses proclamations de propagande fasciste qu’on a « oublié » d’effacer des murs et qui s’estompent au fil des années. Cette compilation de liaisons dangereuses supposées du Cavaliere, est donc à usage externe ; le marché français en est friand. J’ai suivi la campagne de près ; ce type d’argutie était absent de la bouche des adversaires de Berlusconi, dont un bon nombre sont d’ailleurs des staliniens repentis, Prodi quant à lui étant un placide démo-chrétien !


                      • Scipion (---.---.216.255) 12 avril 2006 23:21

                        Merci Basta,

                        On a beau avoir les épaules larges et les reins solides, il y a des moments où on apprécie de se sentir un peu moins seul...


                      • Olivier Bonnet (---.---.59.212) 12 avril 2006 23:41

                        Il est un peu commode d’invoquer un certain folklore transalpin... Quand deux des éminents leaders d’Alternativa Sociale sont impliqués dans l’attentat de Bologne (85 morts), ce n’est plus du folklore. Mais vous avez utilisé le mot « pathologique » : c’est donc selon vous une maladie de condamner fermement l’extrême-droite. Au moins les choses sont-elles claires : vous affichez vos sympathies. Permettez-moi de ne pas les partager. Quant à Scipion, dont je pourrais relever les commentaires haineux qui suivent chacune de mes publications, sa précision « Patrick Gaubert (né Goldenberg) » est éloquente. Les masques tombent.


                      • Basta (---.---.216.70) 13 avril 2006 20:54

                        Il faut ne rien connaître à la société italienne pour y transposer l’esprit d’inquisition à la française qui consiste à fabriquer le diable pour se donner le beau rôle d’un ange exterminateur. La soeur latine n’est pas une petite soeur : elle se défend très bien car le mal est l’a connu. Rappelez-vous du cas de l’assassin fuyard Battisti, soutenu par les belles âmes du faubourg Saint-Germain, et traité pour ce qu’il est par l’Italie entière de Luciano Violante à Roberto Castelli (Au passage un hommage à Gilles Martinet qui aimait assez l’Italie pour l’avoir compris et exprimé dans un de ses derniers textes).


                      • Olivier Bonnet (---.---.10.44) 13 avril 2006 21:52

                        @ Basta : dites ce que vous voulez, mais je ne FABRIQUE pas le diable. Ce que ces hommes ont dit, je ne l’ai pas inventé. Trouvez-vous leurs propos acceptables ?


                      • Scipion (---.---.57.136) 13 avril 2006 07:29

                        « Quand deux des éminents leaders d’Alternativa Sociale sont impliqués dans l’attentat de Bologne (85 morts), ce n’est plus du folklore. »

                        Ce ne sont pas des alternatifs de gauche qu’on trouverait impliqués dans des attentats. Vous devriez desserrer vos oeillères de temps en temps, donner un peu de champ à vos carreaux...

                        « ...vous avez utilisé le mot »pathologique«  : c’est donc selon vous une maladie de condamner fermement l’extrême-droite. »

                        Si vous n’êtes plus capable de distinguer entre une condamnation ferme et un déferlement de haine morbide, c’est que vous êtes aussi atteint que les autres.

                        « Au moins les choses sont-elles claires : vous affichez vos sympathies. Permettez-moi de ne pas les partager. »

                        Mais, à la différence des vôtres, moi, je permets tout. Etant entendu, comme de bien entendu, que l’intolérant, c’est moi smiley)

                        « Quant à Scipion, dont je pourrais relever les commentaires haineux... »

                        Non, non. La haine, c’est réservé à ceux qui sont au-dessus de soi.

                        « ...qui suivent chacune de mes publications, sa précision »Patrick Gaubert (né Goldenberg)« est éloquente. »

                        Je pense qu’elle est aussi capitale. Chaque individu est également le fruit de ses racines - si j’ose dire -, et quand on s’appelle Goldenberg, qu’on est originaire d’Europe centrale, on n’a pas la même perception des choses que si on s’appelle Gaubert en étant le produit de vingt-cinq générations de Tourangeaux.

                        Si vous n’êtes pas capable de comprendre cela, non plus, c’est que vous êtes finalement beaucoup plus atteint que beaucoup d’autres. Et votre remarque démontre à quel point certains Français sont englués dans les aberrants principes du... nivellement citoyen... je ne sais trop comment désigner cette absurde frénésie de dissimulation des différences et des spécificités.

                        Croyez-moi, ça ne sert à rien du tout. En Suisse, les médias précisent systématiquement la nationalité des délinquants. Et pourtant, les Français savent aussi bien que les Suisses que la grande majorité de leurs délinquants sont des étrangers ou des gens d’origines étrangères.

                        « Les masques tombent. »

                        Mais quels masques, mon bon Monsieur ? Je n’ai pas de masque. Je n’ai qu’un pseudonyme, parce qu’il y a, en France, des lois scélérates qui m’interdisent d’assumer publiquement tout ce que je pense, n’étant pas assez riche pour m’offrir des amendes salées et des publications judiciaires.

                        C’est que, dans la prétendue patrie des Droits de l’Homme, la liberté d’expression est désormais censitaire.

                        Merde, alors... smiley)

                        Il faudra enquêter, un jour, pour découvrir comment on peut passer du statut de peuple le plus spirituel de la terre, à celui de plus stupide. Ca prendra du temps, mais le résultat devrait en valoir la chandelle...


                        • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 13 avril 2006 09:56

                          Ca alors, une autre victime des magistrats, comme Silvio Berlusconi !

                          Mais quel mytho, ce type, quel mytho...


                        • (---.---.57.136) 13 avril 2006 10:06

                          Comme d’hab, vous vous gourez, Charpentier.

                          Victime des lois scélérates, uniquement... Vous savez..., non vous ne savez pas, parce que vous ne savez rien..., celles qui ont été utilisées pour couler le Choc du Mois.

                          Alors, au nom du Choc du Mois et des innombrables victimes de la XVIIe Correctionnelle, le mytho vous dit bien des choses smiley)


                        • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 13 avril 2006 10:31

                          Non, je ne me goure pas. Le choc du mois est un journal néo-fasciste, nationaliste, et je ne pense pas que vous me démentiriez sur ce point. Vous me dîtes que je me goure, mais c’est vous qui êtes aveuglé par votre vécu, votre endoctrinement dans une idéologie qui n’est pas de droite, mais qui est carrément d’extrême-droite. Je ne me goure pas, je déteste la langue de bois : votre idéologie pue car elle repose sur la haine de l’étranger, ce que vous dîtes précédemment sur le fichage des origines est une connerie phénoménale, comme si la délinquance était d’origine contrôlée... Une bêtise qui ne repose sur aucune étude génétique digne de ce nom, mais sur des jugements biaisés et haineux, comme le pratiquent régulièrement votre presse. Et c’est pour cela qu’elle a été censurée.

                          Mais enfin, comme vous le dîtes, je ne suis qu’un imbécile. Mais au moins, je suis un imbécile heureux.


                        • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 13 avril 2006 11:37

                          « La haine de l’étranger ! Ma famille est partagée entre trois pays, où je me rends régulièrement ! »

                          Oui, tout comme Bruno Mégret est un fils d’immigrant Grec. J’aurais dû remplacer ’étranger’ par ’musulman’, j’aurais peut-être touché plus juste, quoi que le premier élu local musulman en France fut issu d’une liste FN... C’est plus sur la théorie du ’bon’ et du ’mauvais’ immigrant qu’il faudrait préciser...

                          « En tout cas, en Suisse, son origine est contrôlée par les services pénitentiaires, et elle est de 75 à 80 % étrangère au sein de la population carcérale. Quant aux homocides, à vue de nez, ils sont à 90 % le fait d’étrangers... Tirez-en les conclusions que vous voulez, je m’en fous...smiley) »

                          Plus qu’une conclusion, des contre-exemples : Francis Heaulme, Emile Louis, Frédéric Ramette sont des Français bon teint... Et même pire : pour le dernier, le portrait-robot correspondait à un individu de type Maghrébin (ce dont se sont réjouis un peu rapidement les forumers de SOS France...), comme pour le premier portrait-robot de Guy George. Moi, les conclusions que j’en tire, c’est que les Français (et pas qu’eux) sont tellement obsédé par le classique ’délinquant arabe’, qu’ils oublient que leur ’compatriote’ peuvent être tout autant dangereux. (Tout comme des cas Américains où pour masquer un homicide, il suffit de parler d’un suspect noir et c’est tout de suite plus crédible). D’ailleurs, je parie que sur les 10% de délinquants Suisses ’non typés’ on doit trouver pas mal de psychopathes et de pervers sexuels... Comme chez nous, en sorte. (’Pour qu’un blanc soit en tôle, il faut qu’il ait au minimum tué sa mère !’) Et excusez-moi, j’ai tendance à avoir plus de sympathie pour le petit Rachid qui vole à l’étalage que pour les grands Balkany et Tiberi qui courent toujours avec l’argent du contribuable...

                          « Qu’est-ce que la génétique a à voir là-dedans ? Le problème est exclusivement de nature culturelle ! Donnez à la population française, le même armement privé dont dispose la population suisse, et vous commencerez à mesurer, en nombre de cercueils, le poids des identités culturellessmiley) »

                          Prenons un exemple : la trisomie est une maladie génétique. Un trisomique restera trisomique quel que soit son environnement. La culture, c’est autre chose. D’une part la culture se perd au fil des générations, les enfants, petits-enfants d’immigrés finissent par perdre les racines musulmanes (Tout comme les petits-enfants de grand parents cathos sont de plus en plus athés ou agnostiques). Mais si la culture est en cause, quel est le taux d’homicide si anormalement élevé dans les pays musulmans ??? (et est-ce comparable étant donné la pauvreté de la majorité des pays en question... Pour le cas du Maroc, le développement économique s’est lié à une baisse de la criminalité). Si on tient en compte en revanche que les taux les plus élevés d’homicide sont relevés aux Etats-Unis et en Afrique du Sud, j’en conclus personnellement que le taux de criminalité est davantage lié aux chocs culturels (la tradition ségrégationniste se paye de nos jours) qu’au mélange des cultures (sinon comment expliquer le ’faible’ taux d’homicide en France ou en Suisse par rapport à ces deux exemples ?)

                          « Non, non. Pas le Choc du Mois. Il a été écrasé d’amendes pour avoir donné la parole à Faurisson... Mais, évidemment, vous pensez ce que vous voulez... Même qu’il faudrait pendre Faurisson avec les tripes de Marine Le Pen, c’est pas mon problème. »

                          Détrompez-vous, Scipion, je ne suis pas partisan de la peine de mort, même pour vous-même (un internement, à la rigueur smiley ). Mais quand je tombe sur Google sur un article qualifiant ’Le choc du mois’ de ’journal néo-fasciste’, je suppose pour quelles raisons il n’a pas pu faire long feu smiley.


                        • Scipion (---.---.224.222) 13 avril 2006 16:40

                          « J’aurais dû remplacer ’étranger’ par ’musulman’, »

                          Encore et toujours non. Il faut distinguer entre étrangers « assimilables » et étrangers « inassimilables » ou « difficilement assimilables ». Uniquement.

                          « Plus qu’une conclusion, des contre-exemples : Francis Heaulme, Emile Louis, Frédéric Ramette sont des Français bon teint... »

                          Quels contre-exemples ? Dans tous les pays du monde, il y a une inéluctable criminalité indigène ! C’est la nôtre et on est bien obligé de faire avec. Et puis il y en a une autre, qui vient d’ailleurs, et qui, de ce fait, est doublement insupportable.

                          « ...j’ai tendance à avoir plus de sympathie pour le petit Rachid qui vole à l’étalage que pour les grands Balkany et Tiberi qui courent toujours avec l’argent du contribuable... »

                          Seulement, si les astres, les cartes ou les entrailles de poulet me disent que l’un des trois doit, un jour, vous planter, à vous, un surin dans le ventre, ou violer votre fillette, dans les sous-sol de l’immeuble, je prends le petit Rachid à mille contre un !

                          « ...les enfants, petits-enfants d’immigrés finissent par perdre les racines musulmanes... »

                          Peut-être, sans doute même, mais cela ne signifie pas qu’ils en acquièrent d’autres - et lesquelles ? Pour l’heure, nous voyons surtout des paumés qui donnent l’impression, justement, d’être complètement déracinés. Et, pour couronner le tout, on ne dispose d’aucun recul pour juger, sur une grande échelle, de la réalité ou non, de l’enracinement.

                          « (Tout comme les petits-enfants de grand parents cathos sont de plus en plus athés ou agnostiques). »

                          Ce n’est pas du tout la même chose. Dans nos pays, la religion n’est pas une composante majeure de l’identité culturelle. L’idée même d’une république catholique - comme il existe des républiques islamiques - serait ridicule. D’ailleurs, il n’existe pas d’équivalent chrétien de la Chariah.

                          « Mais si la culture est en cause, quel est le taux d’homicide si anormalement élevé dans les pays musulmans ??? »

                          Je n’ai jamais dit que tous les détenus étrangers en Suisse sont de confession musulmane. Et parmi les musulmans, les ex-Yougoslaves doivent représenter une proportion très élevée. Pour le reste, Je ne sais rien de la criminalité dans les pays musulmans.

                          Il est possible que la peine de mort y soit dissuasive. Il est possible que les musulmans en pays musulmans se sentent liés par des conventions sociales qu’ils n’éprouvent pas en terre non musulmane. Excusez-moi, mais je parle de ce qu’on constate ici... Ailleurs, ça ne fait pas partie de mon problème...

                          « ... je ne suis pas partisan de la peine de mort, même pour vous-même (un internement, à la rigueur smiley ). »

                          Les bonnes vieilles méthodes de la Bolchevie ont décidément la vie dure...

                          « ...quand je tombe sur Google sur un article qualifiant ’Le choc du mois’ de ’journal néo-fasciste’, je suppose pour quelles raisons il n’a pas pu faire long feu smiley. »

                          Si vous en êtes à croire tout ce que vous trouvez sur Google et, de surcroît, dans des sites comme Amnistia, on est mal, vraiment très mal smiley)


                        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 13 avril 2006 18:46

                          @ Scipion : « Chaque individu est également le fruit de ses racines - si j’ose dire-, et quand on s’appelle Goldenberg, qu’on est originaire d’Europe centrale, on n’a pas la même perception des choses que si on s’appelle Gaubert en étant le produit de vingt-cinq générations de Tourangeaux. » Faux. On peut être juif sans que son discours ne soit lié à son judaïsme : lisez Guy Birenbaum, par exemple, cela vous fera le plus grand bien. PS : je ne suis pas juif, seulement mes enfants, mais qu’importe.


                        • faxtronic (---.---.127.73) 13 avril 2006 10:03

                          Ah scipion, scipion, le subjucateur des africains... Je comprends maintenant toutes tes remarques ! Si tes opiniions sont illégales en france, je comprends maintenant quelles sont des veritables opinions. Tu as le droit des les avoir, et même je t’avouerais que je trouve scandaleux que tu ne puisses pas les dires textuellement, car la liberté d’expression est importante.


                          • Scipion (---.---.57.136) 13 avril 2006 10:27

                            Ouh la la ! Ne vous mettez pas martel en tête !

                            Dans la France du chiraco-sarkozysme, on est illégal pour trois fois rien.

                            Voyez Gollnisch. Il a bénéficié d’un non-lieu, mais si, à sa place, avait comparu un simple Scipion, internaute, la décision n’était pas acquise d’avance... De loin pas... Ruiné pour l’exemple. Il en faut bien un de temps en temps. Vous croyez pas ?


                          • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 13 avril 2006 10:32

                            Sur ce point de vue-là, vous avez raison. Mais si Gollnisch avait été condamné, n’en auriez-vous pas fait un martyr au nom de la ’liberté d’expression’ ?


                          • Scipion (---.---.57.136) 13 avril 2006 10:48

                            Gollnisch martyr ? Je ne pense pas, non.

                            Son amende aurait certainement été réglée par son parti... Alors, je ne vois pas.

                            S’il y avait un martyr de la liberté d’expression, en France, ce serait Faurisson peut-être...

                            Attention, je ne défends pas les thèses révisionnistes en disant cela. De toute façon, je pense qu’il faut être un con pour perdre son temps - la vie est trop courte - en s’attaquant à ce que tout le monde tient pour vrai.


                          • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 13 avril 2006 18:57

                            Je ne m’adresse plus à l’extrême-droitiste révisionniste qui signe Scipion, c’est inutile, mais à ceux qui pourraient trouver quelque partinence à ses arguments, il est vrai bien rédigés. Et pour eux, je relève : il dit « s’attaquer à ce que tout le monde tient pour vrai », en parlant du génocide des juifs par les nazis. Traduisez à ce qui est vrai. La shoah est prouvée. Point final.


                          • Scipion (---.---.224.222) 13 avril 2006 19:16

                            « ...il dit »s’attaquer à ce que tout le monde tient pour vrai« , en parlant du génocide des juifs par les nazis. »

                            Splendide le raccourci smiley)

                            Et tous mes compliments pour l’honnêteté intellectuelle...

                            Votre bord politique vous mérite. Amplement !

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