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Accueil du site > Actualités > Politique > Besoin de plus de démocratie en Bretagne, et ailleurs ?

Besoin de plus de démocratie en Bretagne, et ailleurs ?

Suite à la confusion générale quant aux revendications bretonnes, le collectif « Breizh o Reveulzin / Révolte Bretonne »* organise sur facebook une collecte de doléances à l’ancienne :

« CONSULTATION POPULAIRE DE VOS DEMANDES ET IDEES POUR LA BRETAGNE. Pas de marche ni de manifestation à travers la ville (partagez cet ultime appel pour que la chose soit claire) afin de ne pas diviser le mouvement du 30 novembre comme certains le craignent, mais une consultation est bien appelée, (nous déposerons demain matin la demande en préfecture et aux forces de l'ordre pour venir sécuriser notre démarche pacifique) sur la Place de la Liberté, à Saint-Brieuc où vous êtes conviés, dès 13 heures (jusqu'à une dispersion à 17 h 30) avec une initiative pacifique et paisible qui n'a plus eu lieu en Bretagne depuis 1788-1789 et les cahiers de doléances... Et qui rappellera surtout l'année 1675 qui vit la naissance de documents essentiels, des codes paysans, désormais oubliés, pour la révolte bretonne des bonnets rouges ! »

 

L’originalité de cette démarche prêterait à sourire si elle ne laissait pas apparaître l’apparition de plus en plus visible de la reconnaissance d’une fracture entre élus et citoyens. Lorsque les représentants successifs du peuple qui se succèdent au pouvoir ignorent ses problèmes alors comment le peuple peut-il les interpeller ? Les manifestations publiques ne servent plus avantageusement les causes, débordements, récupérations, infiltrations des forces de l’ordre et incitation à la violence de leur part, mise en scènes des « casseurs » par les médias… La liste est longue et internationale, les preuves traînent sur youtube. Le peuple aura de plus en plus de mal à s’exprimer et cela même au cœur de notre démocratie.

 

Même l’Europe s’y met :

« Selon une déclaration publiée par le parti conservateur pan-européen MELD, la Commission européenne projette d’investir environ deux millions d’euros pour restreindre les reportages des médias critiques envers l’UE - ainsi que des opinions critiques de l’UE sur des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter jusqu’aux élections au Parlement européen en 2014. »**

 

Les plus optimistes me répondront que ceux qui ne sont pas content n’ont qu’à voter. On peut toute fois s’étonner des alternances successives des différents partis (sans doute sain pour leur économie). Pourquoi les citoyens voteraient-ils si différemment d’un vote à l’autre ? Certes je sais que la plupart d’entre nous ne veulent pas que l’on dirige de la même manière notre pays, notre région ou notre village, mais tout de même cela explique-t-il toutes les alternances d’un vote à l’autre ? Après les différents appels aux votes utiles, sortent de bipartisme officieux, et maintenant l’apparition de parti tel le parti X en Espagne*** ou celui du vote blanc (PVB***) en France, on peut se demander ce que deviennent les démocraties parlementaire en europe. Dès lors que des citoyens, de plus en plus nombreux, ne se reconnaissent plus dans ce système ne faudrait-il pas songer à l’améliorer ?

 

C’est ainsi que sous une démocratie commence à réapparaître des méthodes historiquement utilisées avant l’apparition de la démocratie en France en tous cas. Ce symptôme, pour l’instant breton, me donne mal au ventre, car c’est avouer que personne ne répond plus aux besoins des citoyens, sinon aux besoins du peuple. On peut s’interroger sur l’efficacité de cette démarche de la part du collectif Révolte Bretonne mais il n’est pas besoin d’aller jusque là pour y voir un geste d’appel à une démocratie qui se devrait d’être plus à l’écoute du peuple.

 

Les doléances étaient un appel visant à faire attention aux besoins du peuple vers les dirigeants non démocratiques, aujourd’hui cela ne semble que trop d’actualité. Et c’est un problème grave pour la 5ème République.

 

* http://www.ouest-france.fr/ecotaxe-revolte-bretonne-annule-sa-manifestation-prevue-saint-brieuc-1705763

** http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2013/09/30/28119897.html

*** http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/10/09/issu-du-mouvement-des-indignes-le-parti-x-entre-en-campagne-en-espagne_3492405_3214.html

**** http://www.parti-du-vote-blanc.fr/

 


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20 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 13 novembre 2013 17:40

    oui, c’est un mouvement complexe, mais non ce n’est pas qu’un mouvement de droite, tout comme il n’est pas malheureusement que de gauche. Le seul trait idéologique commun est sûrement l’hostilité face à l’État jacobin centralisateur et la demande d’un pouvoir plus local, donc plus proche du peuple. Vous semblez nombreux à craindre ou à croire que ce mouvement soit de droite, mais pourquoi donc n’avez vous pas espoir qu’il devienne de gauche ? Le risque si cet espoir se perd, et c’est déjà le cas avec la contre manifestation de Carhaix, est de voir une prophétie-autoréalisatrice qui en effet servira le patronat. C’est à dire que les forces de gauche en disant que ce mouvement est de droite déserte la mobilisation, laissant la place aux forces de droite pour qu’il devienne de droite........
    voir :
    http://2ccr.wordpress.com/2013/11/13/une-autre-vision-des-bonnets-rouges/


    • jaja jaja 13 novembre 2013 17:55

      L’affaire de la diversion de Carhaix a d’ailleurs diversement été interprétée par les syndicalistes des boites en lutte eux-mêmes... comme ce fut le cas chez Damen Brest comme le lien d’Antoine le démontre de manière éclatante ci-dessous

      « Bretagne. Le coup de gueule d’un syndicat CGT à l’adresse des responsables régionaux et départementaux de ce syndicat

      12 novembre 2013 |  Par Antoine (Montpellier)

      Je reproduis ce texte tel qu’il est diffusé sur les réseaux sociaux.

      Antoine (Montpellier)

      .......................

      Lettre ouverte du syndicat CGT de Damen BREST au secrétaire CGT
      régional de Bretagne et à la secrétaire CGT générale départementale du
      Finistère.

      Brest le 04 novembre 2013.

      Mr le secrétaire général de Bretagne, Thierry Gourlay.

      Aujourd’hui, le syndicat CGT de Damen Brest vous lance un coup de
      gueule, qui ressemble beaucoup à un cri d’alerte, suite au communiqué
      pour l’appelle a manifester son mécontentement à Carhaix le 2
      novembre.

      Tout d’abord, sachez que votre manifestation pour nous et nos
      syndiqués est une grande mascarade et que bien sûr personne ne s’est
      déplacé à celle-ci. Il nous a paru plus que lamentable d’apprendre
      l’existence de ce rassemblement sur Carhaix par voie de presse avant
      toute forme de communication interne à la Cgt. L’opinion et la voie de
      vos syndicats et syndiqués ne vous intéresse-t-elle plus ? Somme-nous
      juste là pour financer votre grande confédération ? Mais ce n’était
      pas le pire, votre communiqué arrivant avec 2 jours de retards et de
      surcroit un vendredi février à 22h30 et daté du même jour, soit le 1er
      novembre, quelques heures avant la manifestation. Devons-nous passer
      la nuit à prévenir tout le monde de vos intentions ?

      Sachez que votre contre-manifestation est très mal venue et mal
      comprise. Il est bien bas de votre part de créer une manifestation
      pour l’emploi en marge d’une autre manifestation pour l’emploi et de
      surcroit dans la ville Carhaix, ville de l’organisateur de celle de
      quimper. Faites-vous de la politique ou du syndicalisme, ou alors
      faites-vous le jeu de certains élus politiques.

      Vous avez le droit de ne pas vouloir manifester auprès de la FNSEA et
      du MEDEFF, mais vous n’aviez pas le droit de séparer les manifestants
      pour qui le choix du lieu a été très dur, quitte à ne pas se déplacer
      du tout. Pour la CGT Damen, vous n’aviez pas le droit non plus de
      manifester auprès du front de gauche qui se permet de traiter le
      peuple breton de nigaud, esclave,ect, ni auprès des verts qui
      défendent un projet ECOTAXE sans en connaitre les termes du contrat
      qui parait bien juteux pour le grand patronat. Une manif pour l’emploi
      un autre weekend aurait été mieux perçue et aurait permis de maintenir
      une pression constante sur le gouvernement.

      N’avez-vous toujours pas compris qu’une force unitaire est bien plus
      efficace que la division. Diviser pour mieux régner n’est-elle pas ce
      que l’on combat en temps normal.
      OUI, VOUS AURIEZ DE L’ETRE À QUIMPER AVEC TOUT LE MONDE.
      OUI ? VOUS AURIEZ DU FAIRE PASSER VOTRE MESSAGE A LA FOULE.
      OUI ? VOUS AURIEZ DU PRENDRE LA TETE DU COTEGE POUR COUPER L’HERBBE
      SOUS LE PIED DU MEDEFF ET DE CES MEGALOS DE LA FNSEA.
      Mais non vous avez préféré jouer petit et tout seul avec des groupes
      qui ont beaucoup à se reprocher ses derniers temps.

      Les conséquences de vos actes sont graves et ont des répercussions
      directes sur la CGT et sur les syndicats. Aujourd’hui dans mon
      entreprise, mais pas que, nous avons du gérer ce qui pouvait se passer
      de pire, une entreprise ou vous avez un taux de syndicalisation les
      plus haut du Finistère, une entreprise qui a fait la fierté de la CGT
      pendant le conflit de la réparation navale civile de 2012. Fierté de
      la CGT, mais pas la vôtre qui complotait derrière notre dos avec la
      CFE-CGC et votre confédération Cgt manipulée. Aujourd’hui, il a fallu
      convaincre les élus CGT de l’entreprise de conserver leur carte
      d’adhésion et bon nombre de syndiqués aussi. Le syndicat dans la boite
      est la première priorité pour faire face au patronat. Mais si vous
      casser tout en divisant les gens, vous serez bientôt bien seul car
      nous n’hésiterons pas à chercher une nouvelle étiquette.

      En passant, je transmets des questions qui viennent de la Cgt d’en
      bas, celle que vous ne consultez plus. Qu’as fait la Cgt contre l’ANI
       ? RIEN. Qu’as fait la Cgt contre les retraites ? RIEN. ET TOUJOURS
      RIEN DEPUIS UN AN. Et aujourd’hui vous nous dites de faire cavalier
      seul, alors que toute la Bretagne appelle au rassemblement…. Nous
      restons sans voix devant votre incompétence. Nous étions heureux de
      vous voir quitter l’UD du Finistère et non étions inquiet de vous voir
      arriver à la région et nous avions raison.
      FINI LA LANGUE DE BOIS !!!!! Vous êtes trop éloigné du monde de
      l’entreprise et de l’industrie, votre poste de permanent qui se
      succède d’année en année vous transforme plus en politique qu’en
      syndicaliste. Et doit on le rappeler La CGT est un syndicat à la base
      d’employé et d’ouvrier.

      Regardez, nous sommes la risée des réseaux sociaux et de la presse
      comme par exemple http://www.rue89.com/... .
      Nous attendons de vous, un ressaisissement rapide et un moyen de
      réintégrer la lutte unitaire car sans quoi, à terme la Cgt ne sera
      plus représentatif sur le territoire bretons comme l’ai actuellement
      le front de gauche, grâce au propos de Mr Mélenchon sur un article
      paru dans le point et toujours présent sur son blog.

      Ce courrier sera distribué par mail mais aussi sur les réseaux
      sociaux, pour que les gens sachent que tous a la Cgt ne pensent pas
      comme vous. »


    • CN46400 CN46400 14 novembre 2013 14:21

      A Jaja,


       ON peut se tromper une fois, mais au fil des jours çà devient grave. Maintenant tout le monde voit qu’à part la couleur des bonnets, rien n’était rouge dans cette manif. C’est du poujadisme pur jus, un point c’est tout......

    • jaja jaja 14 novembre 2013 14:37

      Ce qui est bien plus grave c’est la trahison des directions des Confédérations syndicales organisatrices de la comédie de Carhaix...et que soutiennent encore certaines de leurs ouailles qui ignorent tout (et veulent tout ignorer pour certains) de la situation réelle en Bretagne...

      Bretagne  : «  les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent, avec ou sans bonnets rouges  »

      Jeudi 14 novembre 2013


      Entretien. Militant du NPA Kreiz Breizh, Matthieu Guillemot a été en 2008 un des animateurs de lutte victorieuse contre la fermeture des services de chirurgie et de maternité de Carhaix et un défenseur acharné des inculpés de cette lutte. Membre du comité de défense de l’emploi de Bretagne, il a pris la parole à la tribune lors de la manifestation de Quimper le 2 novembre. Il nous présente les enjeux et les perspectives de cette mobilisation.

      Peux-tu revenir sur la préparation de la manifestation de Quimper  ?
      Au départ une poignée d’ouvrières et d’ouvriers de Marine Harvest dont l’usine doit fermer. Ils ont donc interpellé le maire de Carhaix, Christian Troadec. Le choix de ces ouvriers n’était pas anodin. Les braises du conflit victorieux de l’hôpital de Carhaix brûlent encore.
      Le lendemain mon téléphone sonna deux fois  : un appel de ce même groupe d’ouvriers pour me raconter la discussion qu’ils avaient eue avec Christian Troadec et un deuxième appel de Christian Troadec. Le but clair, affiché et partagé  : remettre en action les acteurs et les moyens de la lutte de l’hôpital de Carhaix. 

      Une première réunion est organisée le 18 octobre en soutien aux Marine Harvest. Cette réunion importante fut largement au-dessus de toutes les espérances  : plus de 600 personnes se sont massées pour remplir la salle. Pour une ville qui compte 8 000 habitants, c’est plutôt pas mal...

      À la tribune étaient présents tous les groupes politiques, syndicats, élus, commerçants ayant appelé à ce rassemblement (NPA, PS, FdG, FO, CFDT, mairie de Carhaix, maire de Poullaouen, président du pays Centre Ouest Bretagne, présidente des commerçants carhaisiens) et dans l’assistance, les délégués CGT de Marine Harvest. Pour ma part, au nom du NPA Kreiz Breizh, j’ai insisté sur l’interdiction des licenciements, une revendication bien reçue dans le public tant le cas de Marine Harvest est plus que choquant.

      C’est à l’issue de cette soirée que sera décidée la grande manifestation contre les licenciements et pour l’emploi le samedi 2 novembre à Quimper.

      Selon toi, qu’est-ce que cette manifestation du 2 novembre a changé au climat social local et national  ?

      Au lendemain de la manif de Quimper, la motivation est grande. Si l’effet «  bonnets rouges  » marche à plein régime, c’est qu’il est le symbole en Bretagne de la colère et du peuple. C’est une vieille histoire. Mais son dévoiement et sa récupération a brouillé le message (c’est le patron d’Armor Lux qui a offert les bonnets rouges sous le portique de Pont-de-Buis samedi 26 octobre), en particulier autour de la question de l’écotaxe, même si je pense personnellement que cette taxe est injuste et inefficace écologiquement.

      Au lendemain de la manif, à peine ai-je mis un pied hors du lit, mon téléphone sonnait. Nos camarades de Marine Harvest, présents en masse à Quimper, m’appelaient pour m’informer qu’ils entamaient une grève illimitée avec un blocus de l’entreprise. Avec Christian Troadec, nous nous sommes rendus sur place pour apporter tout le soutien du comité pour l’emploi.
      À la radio, on apprend ensuite que les salariés de Tilly-Sabco (1 000 emplois menacés) quittent leur entreprise de Guerlesquin pour aller à la sous-préfecture de Morlaix. Avec le syndicat CGT, les salariés ont enfoncé les portes de la sous-préfecture et occupé les lieux pendant près de 12 heures, exigeant de rencontrer le ministre Stéphane Le Foll. Le PDG de l’entreprise a tenté — une fois de plus — le coup de «  l’union sacrée  », comme s’il n’était en rien responsable des risques de fermeture de l’entreprise...

      À cette heure, les Marine Harvest maintiennent la grève et le blocus, et des portiques écotaxe sont pris pour cible un peu partout en France. Il reste à espérer que, comme en Bretagne, le portique soit l’arbre qui cache la forêt de la révolte sociale et du refus de cette société capitaliste et productiviste qui met à mal le monde ouvrier et la petite paysannerie.

      Justement, le mouvement en Bretagne semble se caractériser par deux axes revendicatifs  : la lutte pour l’emploi, contre les licenciements, et l’opposition à l’écotaxe. Comment «  cohabitent  » les deux  ?

      Le point de départ est assurément la lutte pour l’emploi, contre les licenciements. Les événements de Pont-de-Buis ont quelque peu brouillé la lisibilité de l’action. Pour autant, la manif de Quimper a été un vrai succès populaire.
      La participation du NPA, avec la présence de Philippe Poutou, a contribué à centrer les débats sur les thématiques de l’emploi. Les représentants de la FDSEA, du Medef et quelques représentants de l’UMP, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par la lutte contre l’écotaxe, en développant un discours réactionnaire et productiviste. Le NPA a fait le choix de ne pas laisser le terrain à ses ennemis de classe et donc de s’adresser aux salariés, au monde ouvrier, au moment où certains préféraient s’en éloigner. 

      Je pense que toutes les forces de la gauche de la gauche doivent faire face à l’ennemi de classe, et cela toujours au côté des salariés, pour ne pas laisser le cri de colère se transformer en vote de haine.
      Par notre présence, nous pouvons dialoguer sur nos propositions et nos solutions, comme l’interdiction des licenciements mais également l’ouverture des livres de comptes des entreprises, les réquisitions ouvrières de l’outil de travail ou les nationalisations des entreprises.

      Tu es plus particulièrement investi sur la lutte des «  Marine Harvest  ». Où en est-on  ?

      Marine Harvest est le n°1 du saumon en Europe, son siège est basé en Norvège. Ses bénéfices se cessent de s’accroître, et dépassent aujourd’hui les 300 millions d’euros. L’appétit des actionnaires suit la même dynamique... Le projet de la direction de Marine Harvest est de délocaliser en Pologne, selon une logique capitaliste bien connue  : jamais assez, toujours plus. 

      Cette lutte est différente des autres car, si la colère est grande dans la population et chez les salariés, elle a du mal à se concrétiser dans des revendications portées par les représentants du personnel. Il y a en permanence une balance entre le maintien de l’emploi et le refus des licenciements, et la course à un meilleur plan social avec augmentation des indemnités et primes de départ. Tout cela apparaît quelquefois comme contradictoire et source de tension entre les salariéEs en lutte mais aussi avec le comité de soutien.
      Toujours est-il que nous sommes toujours très nombreux à soutenir les Marine Harvest en grève, dans une ambiance combative et solidaire.

      Comment la jonction pourrait-elle être possible avec les autres boîtes en lutte  ?

      Si certains sont effrayés par le symbole du «  bonnet rouge  », il faut tout de même se rappeler qu’à la tribune de Quimper et ce, devant près de 30 000 personnes, se sont aussi succédés au micro les représentants de Gad, de Doux, de Marine Harvest, de la CGT des Marins et du NPA. Dans la bouche de ces représentants, les mêmes revendications  : interdiction des licenciements, réquisition ouvrières des usines et nationalisation des usines qui licencient. La représentante de FO Doux s’est rendue à de multiples reprises sur le piquet de grève des Marine Harvest. Les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent, avec ou sans bonnets rouges.

      Les rassemblements du 2 novembre, les blocus d’entreprise mais aussi de l’aéroport de Brest, de la ville de Morlaix ont été autant de moments de rencontre, de lien entre les salariés en lutte. Tout ceci doit se transformer avec les syndicats ouvriers en un front unique de la révolte sociale, mais aussi pour une opposition de gauche à la politique désastreuse de gouvernement Hollande-Ayrault.

      Propos recueillis par Manu Bichindaritz


    • jaja jaja 14 novembre 2013 15:01

      à CN46400 Et donc, pour conclure, le jour où ça chiera vraiment dans ce pays, toi et les tiens appellerez à manifester « pacifiquement et dans la bonne humeur »..en Suisse où ailleurs... pourvu que ce soit le plus loin possible des lieux de révolte...
      On vous connait maintenant....


    • CN46400 CN46400 14 novembre 2013 17:09

      Mon cher Jaja sache que mon compteur à manif a, plusieurs fois, fait le tour sans jamais être amené à comptabiliser le moindre km pour le compte du capital !


    • Pere Plexe Pere Plexe 13 novembre 2013 18:16

      DEMANDES ET IDEES POUR LA BRETAGNE...

      Que les aides données à certains bretons le soit avec les impôts des Bretons serait un bon départ. Ensuite que le principe pollueurs payeurs soit un jour appliqué (pour nous changer du système polluer subventionner) .


      • bakerstreet bakerstreet 14 novembre 2013 09:56

        Bon, en attendant, maintenant que les portiques sont en l’air, où va t’on trouver le fric pour subventionner le rafistolage des routes, et le développement du fret, autre que le routier qui pue pollue et nous envoie dans le mur. 


        Les thyphons qu’on exporte ne seront pas toujours pour ceux du bout du monde !

        Au dela de la couleur du bonnet, et des frontières immaginaires, la réalité est tétue, et la terre refuse de baisser son programme de montée des températures. 

        • Stof Stof 14 novembre 2013 11:11

          Les besoins du peuple ? Mais c’est du populisme ça !

          L’ennemi de Hollande c’est la Finance. L’ennemi de Pétain c’étaient les Allemands. Les deux ont choisis la même façon de l’affronter..


          • Fergus Fergus 14 novembre 2013 13:13

            Bonjour, Stof.

            Belle formule, malheureusement tellement lucide !


          • CN46400 CN46400 14 novembre 2013 14:13

             « L’ennemi de Pétain c’étaient les Allemands. »


            C’est notre Marine nationale qui dit cela....

          • Stof Stof 15 novembre 2013 09:56

            Du moins dans leurs discours respectifs smiley


          • loco 14 novembre 2013 13:13

                    manifestations des gros nez rouges, vive la politique de café-du-commerce ! 

            • Werner Laferier Werner Laferier 14 novembre 2013 15:32

              Nous avons déjà la démocratie, nous ne voulons pas de votre système « soviétique avec plus de démocratie » à la solde de Putin...


              • Taverne Taverne 14 novembre 2013 16:28

                Pour une meilleure démocratie, il faut des individus plus autonomes : sur le plan de la citoyenneté (le passage aux urnes ne suffit plus), sur le plan économique (or la pauvreté s’étend, les charges incompressibles réduisent à peau de chagrin le pouvoir d’achat et donc l’autonomie financière), sur le plan de la pensée (pédagogie pour tous et création d’une chambre des citoyens ayant pour but de donner des points de vue éclairés).

                Le patrimoine doit faire l’objet d’une meilleure répartition, ne serait-ce qu’à la marge. Entre la minorité qui possède presque tout jusqu’à ne plus savoir qu’en faire et ceux qui n’ont rien et ne peuvent donc pas entreprendre, il faut un mécanisme de compensation. J’ai parlé souvent sur ce site de taxation des gros patrimoines pour permettre à tout citoyen de disposer d’un capital à sa majorité pour poursuivre un objectif d’autonomie (permis de conduire pour aller au travail, possibilité de quitter sa cité, création d’une PME, etc.). Car la question ne se limite plus à une meilleure redistribution des revenus, elle se pose aussi pour la répartition du patrimoine, cela dans un but d’autonomie de l’individu et de croissance économique. Mais j’ai conscience que je parle dans le désert.


                • Ruut Ruut 14 novembre 2013 16:58

                  Et pourquoi pas de temps en temps des consultations populaires (respectées et non trahissables) sur des sujets de société graves.

                  Pourquoi pas tous les ans une consultation populaire sur les objectifs ou sujets qui sont prioritaires pour la population ?

                  Je ne parle pas de sondages pipés comme maintenant.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 novembre 2013 19:32

                    1000 entreprises sur le carreau en 2013.
                    C’est le prix à payer pour sauver l’euro et l’Union européenne..

                    Les Directions syndicales ne semblent pas répondre aux attentes de la base.
                    Elles sont affiliées à la Confédération Européenne des Syndicats, la CGT, la CFDT, la CFTC, FO, UNSA, et la FSU .

                    La CES est financée par Bruxelles, elle a approuvé le Traité de Lisbonne, elle est contre l’austérité, mais pour « l’objectif d’assainissement des budgets », cherchez l’erreur...

                    Certaines entreprises ferment à cause de la fin des subventions de Bruxelles à l’exportation de la malbouffe :
                     « Bonnets rouges ou chapeaux ronds » qui a apporté 63 millions d’euros (de nos impôts européens) à Doux en 10 ans.

                    L’écotaxe n’est pas encore appliquée, elle ne peut expliquer la fermeture de 1000 entreprises en 2013, ni la hausse de la TVA à venir.

                    L’explication est donc ailleurs, c’est le rapport de l’ OCDE , longtemps mis sous le boisseau, qui l’explique : « Compétitivité : l’OCDE accable la France »

                    Le SMIG, paraît-il est trop cher en France.

                    Ecoutez bien les interventions de la Droite, ils mènent la fronde pour obliger Hollande « à faire les réformes structurelles nécessaires », à savoir appliquer en France, les lois Hartz de baisse généralisée de salaires.

                    Sarkozy en a rêvé, ils veulent que Hollande aille au charbon. Il est socialiste, merde, c’est bien pour trouver le moyen, comme Schroder, de niquer les salariés, en leur tenant des discours sur la justice sociale !


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 novembre 2013 19:35

                      Des solutions existent :

                      «  Y-a t-il une vie dans l’euro ? Et une vie après l’euro ? » Olivier Berruyer et Philippe Murer


                      • Jean Marie Thiboult Jean Marie Thiboult 23 novembre 2013 10:52

                        Souvenir, souvenir :Yan Ploug.  Dans un 45 tours un peu confidentiel, il chantait sur l’air de Oh my Darling, une chanson (O va douzig) qui se terminait ainsi :

                        Du Couesnon au Finistère

                        La pays se saigne à blanc

                        A Paris au ministère

                        C’était prévu dans le plan

                        En vidant bourgs et campagnes

                        Il n’y aura se dit-on

                        Plus de problème en Bretagne

                        Car y aura plus de Bretons

                        Je n’ai pas trouvé de vidéo de cette chanson. En revanche, de ce chanteur inconnu, j’ai découvert la reprise d’une autre chanson qui mériterait de passer aux actualités : Le préfet aux champs

                        http://www.youtube.com/watch?v=_fX7aAb3l_Q

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