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Accueil du site > Actualités > Politique > Bilan et avenir de l’Union Populaire Républicaine (UPR)

Bilan et avenir de l’Union Populaire Républicaine (UPR)

  L'union populaire républicaine (UPR), actuellement le plus grand Parti français appelant à sortir de l'union européenne (UE) est à un tournant décisif de son histoire. En effet ce parti vient de se présenter au deuxième scrutin à l'échelon national après les élections européennes de 2014, mais il s'agit de la première campagne bien organisée, après leur coup d'essai de mai 2014. Si le parti a su se développer bien au-delà de toutes espérances jusqu'à maintenant, et à la stupéfaction de nombre de détracteurs ; il lui faut trouver un nouveau souffle pour accrocher des résultats électoraux suffisants, afin d'accéder au pouvoir un jour. Je ne discuterais ici en aucun cas la ligne politique du parti ou son programme, mais je ferais une rétrospective sur le développement du parti et discuterais les stratégies de développement mises en place ou possibles à l'avenir.

Une naissance difficile

  L'UPR a débuté sans financements et sans soutiens, même d'anciens gaullistes comme Marie-France Garraud sollicitée à l'époque pour le congrès fondateur comme aime à le rappeler François Asselineau (1). Sa recette, des conférences de plusieurs heures centrées sur l'union européenne montrant des analyses assez inédites à l'époque, aux antipodes des idées reçues sur le sujet. On est loin du plan com ou du lancement de partis sous-marins, comme nouvelle donne ou nous citoyens lancés en même temps pour les élections européennes (2)(3). Á ses débuts le parti ne décollait pas...

L'expansion par internet

  N'ayant aucun soutien particulier ni aucun réseau, un discours et des analyses à contre-courant, il n'y avait aucune chance que le président du parti puisse être invité dans des médias de masse, pourtant la stratégie principale du parti pour son expansion a été de communiquer auprès des médias dès le commencement, en espérant des invitations pour se faire connaître. Mais généralement on ne passe pas dans les grands médias par hasard et en particulier lorsque l'on touche à la politique, seules des personnes avec un réseau peuvent percer ce mur médiatique, comme un Felix Marquardt (4) personnage cocaïnomane, ô combien insignifiant mais possédant ses entrées et des liens d'ailleurs avec le parti de Denis Payre, Nous Citoyen. On a déroulé le tapis rouge à ce personnage dans le talk-show de Ruquier notamment (5) (alors probablement sous l'emprise de substances, ça vaut le coup d'être vu). Il en découle qu'éspérer des invitations dans des très grands médias était illusoire alors que le parti était minuscule, sans résultats électoraux et sans réseau ...

  Puis, l'idée de mettre les conférences sur internet a porté ses fruits, et la création du site du parti a enfin amorcé une dynamique positive et qui est encore à l'oeuvre aujourd'hui. Mais la percée de l'UPR sur internet ne concerne que les personnes s'intéressant vraiment à la politique sur la toile ; ce que l'on peut nommer "l'internet politique" mais celui-ci ne touche probablement qu'un million de français voir moins.

  Cependant , cet internet politique fût un terreau suffisant pour que le mouvement acquiert une véritable force militante, proche de dépasser les 10 000 adhérents aujourd'hui, ce parti est plus important que nombre de partis connus (NPA, EELV, FDG,...). Les détracteurs de l'UPR peuvent ironiser, mais ce succés est une première historique en tout cas en France, il s'agit bien du premier parti politique s'étant développé par internet. Aujourd'hui le parti peut se présenter aux élections, sans soutiens, sans réseaux, sans financements et sans visibilité dans les grands médias, là aussi une première en France à ma connaissance...

Bilan des autres partis dissidents de l'Europe

  Le MPEP (nouvellement renommé parti de l'émancipation du peuple) de Jacques Nikonoff vivote avec 300 adhérents (6) et Mr Nikonoff se dit opposé à se présenter aux élections, opposé également à la sortie par l'article 50 de l'UE, ceci lors d'une récente conférence (7)  dans laquelle ses critiques vis-à-vis de l'UPR sont parfois voilées parfois non, on sent qu'il jalouse la réussite de l'UPR . J'avoue qu'on peut se demander ce qu'il propose vraiment ? quel avenir pour son mouvement ? y a-t-il une stratégie pour développer ce mouvement ? pour changer la donne politique en France ?

  Le PRCF, leur position sur l'UE est très proche de celle de l'UPR, mais leur idéologie communiste est morte, le parti vivote et trouve l'UPR trop à droite pour une alliance, mais leur positionnement communiste n'est pas rassembleur et l'échec est programmé dès le départ...

  Le comité Valmy, mouvement d'extrême gauche ne peut également s'allier à l'UPR pour la même raison que le PRCF, position ambiguë actuellement puisqu'ils ont appelé à voter pour les candidats de l'UPR aux élections régionales (8).

  Réconciliation nationale, le parti d'extrême droite annoncé depuis plus d'un an n'a pour l'instant aucun programme officiel, il est donc difficile de dire quelle est sa position réelle concernant l'UE. L'association égalité et réconciliation d'Alain Soral, à l'origine de ce parti avec Dieudonné était constituée essentiellement d'électeurs voir d'adhérents du Front national. Le récent virage à 180° de leur leader concernant le FN a visiblement vidé les rangs et le parti n'est toujours pas sorti de terre, leur site internet est encore une coquille vide (9).

  L'une des principales raisons du succès de l'UPR par rapport à ces différents mouvements est son positionnement politique rassembleur et cohérent pour aller à l'essentiel. Aujourd'hui le communisme est mort, le PRCF ne pourra jamais rassembler, l'extrême gauche ne pourra jamais dépasser 10% d'électeurs inscrits, l'extrême droite jamais 15 à 16% . Il est évident qu'aucun de ces mouvements ne pourra jamais renverser la table ; L'UPR le pourrait...

Stratégie de développement de l'UPR : l'illusion médiatique

  Il y a un peu plus d'un an, François Asselineau expliquait que les politologues considèrent qu'un parti politique commence à compter à partir de 6000 adhérents environ et que lorsque le parti dépasserait ce stade, les grands médias ne pourront plus l'ignorer. L'invitation à ONPC il y a un peu plus d'un an sembla donner du crédit à cette analyse (10), bien que le passage du président de l'UPR tenait plus du tribunal accusatoire qu'autre chose (11). Pour l'UPR c'était le signe que le mur médiatique était en train de tomber (12), or il n'en était rien, la situation est même parfois pire que lors de la présidentielle de 2012. 

  La stratégie principale de développement du mouvement reste toujours et encore l'accès aux grands médias, le mouvement n'a pourtant guère plus de réseau ou de soutiens qu'à ses débuts et le harcèlement des journalistes par l'UPR depuis 8 ans maintenant produit même l'effet inverse (13). Si l'ostracisme dont est victime le parti est criant, il n'est pas la seule raison à l'échec de cette stratégie, l'UPR s'est mis les journalistes à dos et n'a aucun "piston" pour être présent dans les médias de masse... Les relations avec les journalistes sont si catastrophiques que l'UPR parle maintenant d'intenter des procès (14).

  Comme aime le rappeler Mr Asselineau, les européistes devant l'échec de l'UE disent que la solution est donc de faire plus d'Europe, comme les Soviétiques à l'époque disaient qu'il fallait faire plus de socialisme devant la débandade de l'URSS. Il en va de même de la stratégie de l'UPR pour être invité dans les grands médias, depuis 8 ans que cela ne marche pas, il faut continuer, cette attitude est irrationnelle. Il en va différemment pour les médias locaux et les petites radios qui sont un vecteur à conserver bien évidemment ; les grands médias doivent cesser d'être leur cible privilégiée. Il faut se rendre à l'évidence, le mur médiatique ne tombera pas, à moins de "passer par-dessus la tête" des grand médias ; nous y reviendrons...

Analyse des résultats électoraux

  Au moment des élections européennes de mai 2014, le parti comptait autour de 5300 adhérents (15) et a réalisé un score de 0,41% au niveau national, soit 77136 électeurs (16) ce qui donne 14,3 voix par adhérent. Lors des élections régionales de décembre 2015, le parti comptait environ 9500 adhérents et a recueilli 0,872% des suffrages, soit 189046 voix ce qui donne 19,9 voix par adhérent (17) ; il existe donc un parallèle important entre le nombre d'adhérents et le nombre de voix obtenues, l'aspect positif est que le ratio a augmenté mais le principal vecteur de nouvelle voix reste l'augmentation du nombre d'adhérents.

  Cette différence relativement modeste dans ces deux ratios peut être liée essentiellement à trois facteurs :

-une meilleure préparation de la campagne (les affichages ont été faits et toutes les professions de foi ont étée imprimées et envoyées)

-une meilleure couverture médiatique des petits médias et des journaux locaux (18) (19) (20) (21) (22) (23) (24) (25).

-un nombre moyen de listes bien moins important qu'aux élections européennes 

  Il est intéressant de comparer ces résultats à ceux obtenus lors des élections cantonales et législatives partielles, l'UPR avait alors recueilli en moyenne plus de 1,63% des suffrages (26). Lors de ces élections le travail de terrain (tractage, porte à porte,...) fût bien plus intense que lors des élections européennes, profitant aussi il est vrai d'un effet de concentration, en drainant des militants des localités et départements alentour. On peut également noter qu'à l'Île de la réunion le score de l'UPR est en forte baisse avec 0,48% contre 1,18% aux européennes de 2014, malgré un bon accès aux médias locaux de l'Îles (27) (à partir de 17 min). La puissance des médias locaux est donc à relativiser et ces élections régionales démontrent que ce ne peut pas être le principal levier de croissance en nombre d'électeurs du parti. Le travail de terrain est efficace, voir même très efficace de l'aveu même du président du parti les élections cantonales et législatives partielles l'ont démontré, alors que l'effet des médias est éphémère (28) (à partir de 52 min).

  Á noter que les résultats de ces élections régionales sont en réalité une déception par rapport aux espoirs fondés par l'UPR qui espérait un score entre 2 et 3% (29) (à partir de 25 min). Il faut reconnaitre que les attentats du 13 novembre on fortement bouleversé la campagne électorale, et il est vraisemblable que le résultat de l'UPR eût été meilleur si ces attentats n'avaient eu lieu, mais il n'aurait pas atteint plus de 1% à 1,2%.

Prospective et discours actuel

  Après ces rappels, que pouvons-nous attendre de l'UPR pour la présidentielle de 2017 et les élections suivantes ? Une petite estimation basée sur les résultats du premier tour de la présidentielle de 2012 (30) nous montre que pour atteindre 20% des voix, et avoir une chance d'accéder au second tour, si nous comptons sur le ratio de 19,9 électeurs par adhérents, il faudrait à l'UPR avoir 360 000 adhérents. Bien sûr ce calcul ne donne qu'un ordre de grandeur, si l'on compte sur la vitesse de croissance du nombre d'adhérents actuels, l'UPR comptera environ 20 000 adhérents pour 2017 ; nous somme donc loin du compte.

  L'objectif de l'UPR d'atteindre le pouvoir semble donc bien éloigné... Pour autant qui aurait parié sur le développement de ce mouvement par le biais quasi unique de la toile ? Actuellement l'UPR ne se fixe plus comme objectif que d'avoir des financements publics lors des élections législatives de 2017 en ayant 1% dans au moins 50 circonscriptions (31). Le discours du leader est centré sur l'ostracisme dont ils sont victimes dans les grands médias, sans proposer d'alternative pour le développement du mouvement. Ce discours laisse augurer un résultat pour la présidentielle de 2017 autour de 2%, et encore à la condition d'obtenir les 500 parrainages, un résultat autour de 5 % pour 2022 et un accès au pouvoir pas avant 2027 voir 2032 ! Il s'agit là de propos bien démobilisateurs pour les militants. Le manque d'ambition affiché actuellement peut casser la dynamique actuelle, et les donateurs de l'UPR ont d'ailleurs été moins nombreux que le nombre d'adhérents pour le dernier scrutin. Comme le dit lui-même Mr Asselineau citant De Gaulle "comment voulez-vous que les autres croient en vous si vous n'y croyez pas vous-même ?".

Stratégies de croissance : des alternatives sont-elles possibles ?

  Examinons rapidement les stratégies des autres partis, il y a ceux accédant très largement aux grands médias, ils n'ont donc pas besoin d'alternative, les mass médias suffisent. Les petits partis n'ayant que peu accès aux grands médias ont souvent bien peu de militants, ils n'ont pas la force militante pour faire un travail militant efficace. Notez bien que la corrélation démontrée empiriquement entre le temps de passage dans les médias et les résultats dans les urnes n'est pas à mon avis pas valable concernant un parti qui ferait un travail de terrain important et qui ne passerait pas dans les médias. En effet ces corrélations ne sont obtenues qu'avec des partis passant dans les grands médias et ne faisant pas de travail de terrain, soit avec des petits partis ne faisant pas non plus de travail de terrain important ; la relation entre travail de terrain et résultats dans les urnes est donc mal connue. L'UPR n'a pas les grands médias mais au contraire des autres petits partis, il possède une force militante plus large. 

  Il est évident qu'en dehors de l'accès aux grands médias les alternatives majeures ne sont pas nombreuses, la principale étant le travail de terrain. Nous savons que le bureau national de l'UPR ne donne pas vraiment de directives ou de stratégie de campagne aux délégations locales, mais nous savons que le travail de terrain est efficace, il est donc irrationnel de ne pas plus miser sur ce levier de croissance potentielle. Bien sûr ne disposant pas des données nécessaires je ne peux faire une estimation fiable de l'effet d'une campagne de terrain "massive". Mais en admettant par exemple que 2000 adhérents se relayent pour faire du porte à porte une fois par semaine et visitent 30 foyers en moyenne, cela fait 3,2 millions de foyers visités en un an sur environ 20 millions en France. Si une personne sur 300 foyers visités adhère au mouvement cela fait 10400 adhérents supplémentaires en un an. Ce rapide calcul, basé sur des hypothèses à mon avis réalistes, montre que le travail de terrain ne doit pas être négligé, et encore il faudrait prendre en compte que le chiffre de départ de 2000 adhérents augmentera au fur et à mesure. On peut estimer par un calcul récursif basique ce genre d'évolution et les résultats peuvent être impressionnants variants beaucoup bien sûr selon les hypothèses retenues mais cela tourne autour de 30 000 adhérents au moment de la présidentielle de 2017 (contre 17000 sans travail de terrain) si on garde des hypothèses similaires à celles retenues plus haut ( près de 90 000 adhérents estimés aujourd'hui si on calcule de 2011 à aujourd'hui sur 60 mois) ,l'effet est exponentiel et ne connaît pas de limite...

  Lors des élections régionales, l'UPR a organisé de nombreuses réunions publiques et de conférences, il y a donc eu beaucoup de militants mobilisés pour cela. Le problème c'est que les personnes se rendant à ces réunions publiques ou ces conférences sont pour la plupart des adhérents ou sympathisants du parti, cela ne permet donc pas d'apporter beaucoup de nouveaux électeurs. Ce n'est pas du tout comme aller convaincre directement les gens sur le terrain ou au minimum aller convaincre un maximum de gens en battant le pavé, de venir à ces réunions ou conférences avant qu'elles ne se tiennent. Ainsi beaucoup de ces réunions publiques ne compaient qu'une dizaine de personnes dans le public (32).

  Il n'y a aucune élections d'ici à 2017, et l'absence de campagne risque de signifier l'absence de travail de terrain et un tassement du nombre d'adhésions. L'évolution du nombre d'adhésions était exponentielle en se basant sur l'internet politique, mais depuis deux ans cet effet se tasse, témoignant des limites du réservoir que constitue cet internet politique. Il faut toucher d'autres personnes que celles que l'UPR pouvait toucher jusqu'à présent, le travail de terrain en est un moyen, d'autres moyens existent, la plupart étant coûteux et le parti ne disposant pas de gros financements nous n'en discuterons pas. Pour que ce travail de terrain soit efficace, il faut afficher un discours mobilisateur et des objectifs ambitieux, l'objectif ne doit pas être d'obtenir 1% aux législatives de 2017 ce qui ne laisse presque aucun espoir, mais il doit être d'être présent au second tour de la présidentielle de 2017. Un avantage non négligeable à miser sur le travail de terrain est de permettre de mieux se structurer pour obtenir les 500 parrainages, car actuellement il n'est pas certain que l'UPR les obtienne pour 2017, si tel était le cas cela pourrait désespérer les militants. Alors il est vrai que je peux me tromper et que la force militante est peut-être plus limitée que je ne le crois, que les militants peuvent s'épuiser et finir par se démobiliser, c'est peut être ce qui explique que le président du parti manque d'optimisme actuellement. 

  Il existe des personnalités connues qui ont des positions antieuropéennes comme Marie-France Garraud, Emmanuel Todd, Frédéric Lordon, Olivier Berruyer, Jacques Sapir .... Or curieusement celles-ci semblent ignorer jusqu'à l'existence de l'UPR (en dehors d'Olivier Berruyer qui a participé à l'une des universités du parti). Marie-France Garraud qui dit presque mot pour mot la même chose (33) semble faire exprès de ne pas parler de l'UPR (34). Un rapprochement avec des personnalités comme celles citées au-dessus pourrait permettre de faire connaitre l'UPR et peut-être de "passer par-dessus la tête des grands médias" si cela est possible.

  Pour que le mur médiatique tombe, il faut comme je le disais plus haut court-circuiter les grands médias en obtenant d'abord des résultats significatifs dans les urnes, pas pour que les médias en parlent directement, non ils ne le feraient pas, mais pour que des personnalités publiques en parlent comme des politiques, notez que c'est ce qui vient de se produire pour la première fois à ma connaissance, Nicolas Bay (35) a fait des appels du pied aux électeurs de l'UPR, bien sûr il y a derrière aussi une tentative d'amalgame de la part du FN mais pas seulement, avec des résultats de plusieurs pourcents les autres partis politiques ne pourront plus ignorer l'UPR et par ricocher, peut-être les médias nationaux.

  Une autre voix est de trouver des soutiens, ce que l'UPR a commencé à faire auprès des autorités russes (36), pour autant cela est à double tranchant en l'occurrence, car si la Russie venait à réellement soutenir l'UPR, ce ne serait pas sans retour d'ascenseur d'une part et d'autre part cela est également un argument de diabolisation du parti bref, c'est une situation kafkaïenne...

Conclusion

  Si l'avenir politique de l'UPR semble à première vue scellé, l'espoir en réalité existe bel et bien à mon avis, et l'UPR l'a en réalité déjà montré par sa réussite exceptionnelle que j'évoquais au début de cet article. Cette réussite est certes impressionnante, et le bureau national de l'UPR semble s'en contenter, si on lit les réponses cinglantes de celui-ci aux adhérents ou sympathisants s'interrogeant sur l'avenir du mouvement, mais elle n'est pas suffisante. Le but de l'UPR est de renverser la table, de changer la donne politique du pays, pour cela il faut parvenir à redynamiser le parti avec un nouveau discours, de nouveaux objectifs plus ambitieux et de nouvelles stratégies. Après tout, pourquoi croire en l'UPR en 2012 alors que le parti comptait 500 adhérents et ne plus y croire aujourd'hui alors que le cap des 10 000 adhérents est presque atteint ?

  La situation de notre pays et du monde est actuellement dramatique. L'état d'urgence qui sera prorogé indéfiniment, les projets de Guentanamo à la Française et la future réforme constitutionnelle amènera peut-être François Hollande à prendre les pleins pouvoirs à l'occasion d'un prochain attentat islamiste, avec la bénédiction d'une majorité de la population. La Russie et la Turquie sont ont bord d'une guerre frontale. Je terminais un précédent article que je vous invite à lire par ces mots : "oui aujourd'hui l'opinion en France est prête pour l'arrivée du fascisme, c'est ce que le 11 janvier a montré" (37). Tous nous savons que cela ne va pas aller mieux demain, tous nous savons que pour notre bien commun nous devons défendre la France, pas par nationalisme ou chauvinisme, mais parceque tous nous savons que l'entreprise Européenne fait partie d'un ensemble plus vaste qui cherche à asservir tous les individus aux grandes puissances financières et industrielles, et à nous précipiter dans des conflits aux conséquences incalculables.

 

Références :

 

1-sollicitation de Marie-France Garraud pour le congrès fondateur :

http://www.upr.fr/actualite/upr-parti-politique/25-mars-2007-25-mars-2014-lupr-fete-aujourdhui-7e-anniversaire-4-400e-adherent

2-Pierre Larrouturou fondateur de Nouvelle Donne :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Larrouturou

3-Denis Payre fondateur de Nous Citoyens :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Payre

4-Félix Marquardt et ses réseaux :

https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Marquardt

5-Félix Marquardt à ONPC :

https://www.youtube.com/watch?v=w-Ox7tsr1mA

6-Nombre d'adhérents du Mouvement pour l'émancipation du peuple (ancien MPEP) :

http://www.cercledesvolontaires.fr/2014/11/12/universites-dautomne-du-mpep-compte-rendu-sylvain-baron/

7-Conférence de Jacques Nikonoff :

https://www.youtube.com/watch?v=oDSnRSdpOmI

8-Appel du comité Valmy à voter UPR aux élections régionales de 2015 :

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6606

9-Site internet du parti réconciliation nationale :

http://www.recnat.fr/#

10-Invitation à ONPC : "le mur médiatique se fissure" :

http://www.upr.fr/evenement/francois-asselineau-invite-politique-laurent-ruquier-lemission-on-nest-pas-couche-france-2

11-Passage de François Asselineau à ONPC ou le tribunal inquisiteur :

https://www.youtube.com/watch?v=5Lg9SUMH99s

12-Le mur médiatique était "en train de tomber" :

http://www.agenceinfolibre.fr/asselineau-ail/

13-Résultat du harcèlement des journalistes :

http://www.ipolitique.fr/archive/2014/05/27/union-populaire-republicaine.html

14-L'UPR menace d'intenter des procès aux journaux :

https://www.youtube.com/watch?v=c7RhXZJPDfg

15-Nombre d'adhérents de l'UPR au moment des élections européennes de 2014 :

http://www.upr.fr/communiques-de-presse/lunion-populaire-republicaine-vient-franchir-cap-symbolique-5-000-adherents

16-Résultats électoraux de l'UPR aux élections européennes de 2014 :

http://www.upr.fr/actualite/france/bilan-elections-europeennes-du-25-mai-2014

17-Résultats électoraux de l'UPR aux élections régionales de 2015 :

http://www.upr.fr/communiques-de-presse/elections-regionales-lupr-multiplie-par-25-le-nombre-de-ses-electeurs-en-18-mois-malgre-le-silence-des-medias-de-masse-et-appelle-a-labstention-pour-le-second-tour

18-19-20-21-22-23-24-25-couverture médiatique de l'UPR pour les régionales :

http://www.leparisien.fr/antony-92160/vos-candidats-aux-regionales-mimoun-ziani-tete-de-liste-92-upr-30-11-2015-5326757.php

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2015/10/29/L-UPR-ovni-souverainiste-2515068

http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2015/11/23/l-upr-presente-sa-liste-et-son-programme-en-cote-d-or

http://www.lunion.fr/601022/article/2015-11-22/regionales-2015-l-upr-pense-a-la-presidentielle

http://archives.nicematin.com/derniere-minute/regionales-lupr-pour-sortir-de-leurope.2406479.html

http://www.normandie-actu.fr/jeunesse-en-normandie-les-propositions-de-jean-christophe-loutre-candidat-upr-aux-regionales_167673/

http://www.leparisien.fr/vaires-sur-marne-77360/regionales-asselineau-upr-en-reunion-publique-a-vaires-sur-marne-03-11-2015-5244057.php

http://www.sudouest.fr/2015/10/21/elections-regionales-l-upr-aura-sa-liste-menee-par-un-jeune-economiste-de-23-ans-2161412-6125.php

26-Résultats des élections départementales de l'UPR de 2015 :

http://www.upr.fr/actualite/elections-departementales-lupr-multiplie-par-4-son-nombre-delecteurs

27-Bon accès aux médias locaux à l'Îles de la réunion (à partir de 17 min) :

www.youtube.com/watch ?v=JLSr8JPalvw

28-Efficacité du travail de terrain démontré de l'aveu de François Asselineau (à partir de 52 min) :

https://www.youtube.com/watch?v=duyK_XMtMgU

29-Résultats espérés par l'UPR pour les élections régionales de 2015 (à partir de 25 min) :

https://www.youtube.com/watch?v=l2ew3JYoF60

30-Résultats élection présidentielle de 2012 :

http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__PR2012/(path)/PR2012/FE.html

31-Objectif affiché de l'UPR : 1% aux législatives de 2017 :

http://www.upr.fr/communiques-de-presse/upr-elections-regionales-laissent-augurer-un-acces-au-financement-public-apres-les-elections-legislatives-de-juin-2017

32-Manque de public dans les réunions publiques de l'UPR pour les régionales :

 

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/entretien-avec-alain-fedele-tete-51765

33-Marie-France Garraud confirme les analyses de l'UPR :

https://www.youtube.com/watch?v=kX8hAhsP7X8

34-Marie-France Garraud confirme les analyses de l'UPR mais refuse d'en parler :

https://www.youtube.com/watch?v=tFRvs9wPPJk

35-Appel du pied de Nicolas Bay aux électeurs de l'UPR :

https://www.youtube.com/watch?v=-GZt6EXPacU&feature=youtu.be&t=6m48s

36-Lien entre l'UPR et la Russie :

www.upr.fr/actualite/un-entretien-fleuve-de-francois-asselineau-dans-la-revue-devec-publiee-par-un-proche-conseiller-de-vladimir-poutine

37-La nouvelle rhétorique des médias : le complotisme :

http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/la-nouvelle-rhetorique-des-medias-167387


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326 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 17 décembre 2015 11:36

    Les résultats en sièges aux élections régionales donnent le résulta suivant :


    Parti nbre sièges %

    EXG  -    -
    FG     7   0,4
    PG     7   0,4
    COM    27   1,6
    SOC    339   19,7
    RDG    36   2,1
    DVG   57   3,3
    VEC    62   3,6
    ECO    10   0,6
    DIV     2   0,1
    REG    27   1,6
    MDM    51     3
    UDI   190    11
    LR    478   27,8
    DLF  -    -
    DVD    71   4,1
    FN    358    20,8
    EXD    -    -
    _________________________

    TOTAL 1 722 100 %

    Je ne vois pas l’UPR

    • Robert Lavigue Robert Lavigue 17 décembre 2015 11:43

      @M de Sourcessure

      Vous êtes taquin... Vous donnez les résultats du second tour !

      Ceci dit, passer de 0 sièges à zéro siège et de 1% des voix à un pour cent des voix, c’est indéniablement un succès qui demandera à être amplifié lors des prochaines élections ...

      (Je n’ai pas fait les calculs jusqu’à la 3ème décimale. C’est peut-être à ce niveau qu’il y a une progression sensible)


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 17 décembre 2015 12:13

      @M de Sourcessure

      L’UPR est considérée liste Divers, c’est dans DIV que cela se trouve mais je crois savoir que l’UPR n’a pas de siège. L’UPR n’a passé aucun accord politique avec un autre parti aussi ce qui est la voie la plus facile pour obtenir des postes. 



    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 17 décembre 2015 12:13

      @Robert Lavigue

      Ce sont les chiffres du ministère de l’intérieur qui créditent l’extrème-gauche et l’extrème-droite de zéro sièges, sans mentionner nulle part l’existence de l’UPR qui est dans le même cas.

      Ma question était de savoir pourquoi l’UPR ne figurait pas dans ce tableau avec deux petits traits à côté.

    • _Ulysse_ _Ulysse_ 17 décembre 2015 13:39

      @M de Sourcessure

      réponse au dessus, l’UPR est regroupé sous l’acronyme « DIV » qui regroupe quelques autres partis

    • eau-du-robinet eau-du-robinet 18 décembre 2015 00:28

      @M de Sourcessure
      .
      189 350 électeurs du 1er tour ont voté au premier tour pour l’UPR aux élections régionales du 6 décembre 2015
      http://www.upr.fr/actualite/conseils-de-lupr-pour-le-2e-tour-des-elections-regionales
      .

      L’examen détaillé des résultats définitifs du 1er tour des élections régionales révèle que l’UPR :
      .
      • a dépassé 1,5% des suffrages exprimés dans 27 circonscriptions législatives,
      .
      • a dépassé 1,3% des suffrages exprimés dans 52 circonscriptions législatives,
      .
      • et a dépassé 1,0% des suffrages exprimés dans 159 circonscriptions législatives.
      .
      Ces résultats sont très prometteurs pour la croissance de notre mouvement.
      http://www.upr.fr/communiques-de-presse/upr-elections-regionales-laissent-augurer-un-acces-au-financement-public-apres-les-elections-legislatives-de-juin-2017
      .
      Que disent les chiffres : L’UPR à fortement progresse malgré le boycott des grands médias et ceci est une performance respectable.
      .
      Nous rappelons en effet que la loi sur le financement public des partis politiques prévoit qu’un parti doit obtenir au moins 1,0% des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions législatives pour obtenir de plein droit un tel financement public.
      .
      Notre participation aux élections législatives de juin 2017 devrait donc se solder par un accès significatif aux finances publiques, ce qui permettra de mieux structurer notre mouvement et de pouvoir engager de nombreuses actions militantes innovantes qui étaient exclues jusqu’ici, faute de moyens financiers.
      .
      L’auteur avait écrit :
      « ....l’UPR s’est mis les journalistes à dos et n’a aucun »piston« .... »
      .
      Un point fort de l’UPR parmi d’autres :
      C’est un parti politique qui à un programme ainsi une idéologie cohérente non changeante au fil des années.
      .
      L’auteur avait écrit :
      « Le but de l’UPR est de renverser la table, de changer la donne politique du pays, pour cela il faut parvenir à redynamiser le parti avec un nouveau discours, de nouveaux objectifs plus ambitieux et de nouvelles stratégies. »
      .

      L’UPR n’est pas un parti politique que fait des concessions sur son programme pour avoir accès au grand médias !
      .
      OUI l’UPR doit étendre ses actions pour informer voire faire connaitre son programme auprès d’un électorat plus large.
      .
      Au lieu de courir d’arrière les grands médias, qui sont contrôlé par l’oligarchie financière, il est grand temps de créer un petit journal bimestriel sous forme numérique et imprimée !
      .
      Ceci est à la porté de l’UPR qui vas dépasser ses jours ci le nombre de 10 000 adhérents et pourra se faire par l’auto-financement (DONS) !
      .
      La force de l’UPR est le grand nombre de militants politiques fortement motivée...
      - motivée pour libérer la France,
      - motivée pour restaurer la démocratie,
      - motivée pour restaurer la souveraineté de la France,
      https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon
      - motivée pour rompre avec le TUE et le TFUE ( sortie de l’UE par l’article 50 )
      - motivé pour sortir de l’Euro
      - motivée pour restaurer les services publics au lieu de le détruire
      - motivée pour remettre la France sur la voie de la prospérité
      - motivée pour combattre l’injustice sociale impose par le programme de l’austérité de la TROÏKA
      - motivée pour changer la politique étrangère (sortie de l’OTAN - qui est une organisation criminelle)
      - motivée pour faire vivre la francophonie au lieu de la remplacer par l’anglais ( loi Fioraso )
      http://www.upr.fr/emissions-radio-tv/francois-asselineau-invite-a-sexprimer-sur-la-loi-fioraso-par-sud-radio
      - motivé pour restaurer la pluralité médiatique et le respect de la déontologie médiatique
      - motivé pour soutenir les TPE’s et les PME’s
       - etc...
      http://www.upr.fr/wp-content/uploads/presidentielles/Programme-Liberation-Nationale.pdf
      .
      .


    • cristobool 18 décembre 2015 18:15

      @eau-du-robinet

      L’idée du journal est très mauvaise , ça coûte cher demande des moyens des rédacteurs, ça demande d’être bien distribué et au final ce sera vendu à quelque milliers au mieux d’adhérents ou sympathisants mais cela ne fera ni connaitre le parti, ni n’amènera de nouveaux électeurs.

      lorsque je parlais de discours je ne parlais pas du programme de l’UPR , il n’y a rien ou presque à changer au programme.

    • leypanou 17 décembre 2015 11:49

      Voilà un bel article, posé, documenté, avec des références : merci à l’auteur.

      Je pense que l’UPR stagne car une majorité de Français probablement a peur de quitter l’euro. Et pour les convaincre, il faut que plus de débats aient lieu sur les médias de masse, ce qui ne sera jamais le cas actuellement. Même si beaucoup sont conscients que l’Europe telle qu’elle est maintenant est une impasse : croissance en berne, chômage de masse, perte de souveraineté sur des domaines essentiels (exemple, les réfugiés), ils n’osent pas sauter le pas et accepter qu’il faut quitter l’UE et l’euro, instrument de vassalisation de l’Europe vis-à-vis des Etats-Unis.

      C’est aussi pour çà que tout le monde a intérêt à ce qu’une association comme Acrimed soit mieux soutenue, si on veut vraiment une démocratie où toutes les opinions ont droit de cité.


      • _Ulysse_ _Ulysse_ 17 décembre 2015 12:02

        @leypanou

        L’UPR ne stagne pas mais sa croissance est en train de cesser d’accélérer ce n’est pas la même chose quand même ! En gros au train actuel, il devrait y avoir 18 000 adhérents pour la présidentielle 2017 ce qui est bien mais pas suffisant pour peser vu que le parti n’a pas d’accès aux médias et n’en aura pas. 



      • Fergus Fergus 17 décembre 2015 12:07

        Bonjour, leypanou

        Encore faudrait-il, si l’UPR veut progresser, qu’Asselineau et les militants ne véhiculent pas des mensonges et des fantasmes sur l’Union Européenne.

        Un exemple : nous asséner sans cesse, en pointant le danger pour la France, le projet d’euro-régions visant à supplanter les nations. Sauf que les documents sur lesquels s’appuie l’UPR sont anciens et le fruit des élucubrations de personnalités européennes non représentatives.

        Sauf surtout que la réalité dément totalement l’épouvantail brandi par l’UPR : avec un budget pour les régions françaises équivalent (à population égale) à moins de 10 % de celui des Länder allemands, on est bien loin de la prétendue volonté de l’UE, et ce n’est pas le jacobinisme français qui est prêt d’augmenter de manière significative les compétences des régions et le budget qui va avec !

        Bref, la copie de l’UPR est très largement fausse, et manifestement manipulatrice.


      • GrandGuignol GrandGuignol 17 décembre 2015 13:04

        @Fergus

        Pas Bonjour,

        « ..nous asséner sans cesse, en pointant le danger pour la France, le projet d’euro-régions visant à supplanter les nations »

        Franchement vous avez encore un train de retard ou vous le faites exprès, ce qui est surement le cas. tenez en voilà des preuves : L’Eurorégion Alpes Méditerranée ou L’Eurorégion Aquitaine-Euskadi....Si vous en voulez d’autres je me tiens à votre disposition !

        Les eurorégions sont une réalité que vous le vouliez ou non et votre démarche qui consiste à troller et le mot est faible, à troller donc systématiquement tous les articles de l’UPR avec des Mensonges, oui oui des MENSONGES, des interprétations farfelues et des arguments en caoutchoucs, ne convainc plus personne et votre rôle de désinformateur s’affirme de commentaires en commentaires.
        Allez donc vous voulez rester dans cette UE diabolique et vous usez de tous les moyens pour préserver le statu quo. Un ennemi de l’état Français en somme.

        L’épouvantail c’est vous assurément, un épouvantail moisi de surcroit.


      • Fergus Fergus 17 décembre 2015 13:22

        Bonjour, GrandGuignol

        « L’épouvantail moisi » que je suis (bravo pour la courtoisie) vous fait humblement remarquer que vous êtes incapable de répondre sur la réalité que j’ai énoncé ci-dessus, autrement dit le faible niveau des compétences et des budgets des régions françaises, et l’absence de perspectives de nouvelles déconcentrations pour les renforcer.

        On est à des années-lumière des chiffons rouges brandis par l’UPR en la matière pour effaroucher les électeurs français. Or, sauf à avoir un épais bandeau sur le visage, cela crève les yeux !


      • Fergus Fergus 17 décembre 2015 13:30

        @ GrandGuignol

        Autre chose : comme je le dénonçais en 2014 dans mon article intitulé Euro-régions  : le mensonge récurrent de l’UPR, l’argumentation de l’UPR sur ce sujet est principalement basée sur les délires de l ‘Alliance Libre Européenne (ALE), faite d’autonomistes et d’indépendantistes de différents pays qui ne comptent que 9 députés européens sur un total de 754 !

        Le reste à l’avenant... smiley


      • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 17 décembre 2015 14:06

        Bonjour Fergus,


        Reprenons, si vous le voulez bien, ce débat avec toute la courtoisie qui s’impose à votre endroit. Comme envers quiconque, du reste. 

        Personnellement je suis incapable de répondre à la question des compétences et des budgets des régions françaises, mais où voulez-vous en venir exactement ?
        À ce que la République française ne serait pas menacée ? 

        Il me semble au contraire, qu’il y a une logique dans tout ce qui s’est fait (ou défait) ces dernières années.
        Reprenons :
        1) Un pays refuse par référendum de rentrer dans l’UE (la Norvège) ? Qu’à cela ne tienne, on le refait voter.
        Mais pourquoi au juste ?

        2)La négation du référendum de 2005 sur le TCE (55% de NON en France, suivi quatre jours plus tard de 62% de NON aux Pays-Bas) par ce fichu Traité de Lisbonne approuvé ensuite par ladite représentation nationale (bravo les mecs !). Même aux Pays-Bas, il n’ y a pas eu de second référendum.

        3)la suppression du numéro du département sur les plaques minéralogiques. Mais pourquoi donc ?

        4) la suppression pure et simple des départements qui est programmée, elle, pour autour de 2020, 

        5) la promotion encore et toujours de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, alors que le Conseil constitutionnel s’est prononcé une première fois sous Jospin. Alors pourquoi y revenir ? 
        Et surtout pendant ce temps-là, les vannes sont grand-ouvertes pour l’anglais qui met toutes les langues en danger. À commencer par la langue anglaise, la vraie, et pas ce baragouin qu’on entend ici et là.

        6)le redécoupage des régions pour passer de 22 à 13. Mais dans quel but tout ça ? N’y aurait-il pas une logique ? Celle précisément d’arriver à terme, c’est-à-dire dans quelques décennies, à une remise en cause de l’État-nation ?

        Ne voyez-vous pas une logique dans tout ce que je viens de rappeler ?

        Qu’avez-vous à répondre sur ces divers points. Il y en a six, mais j’aurais pu en rajouter.

        Cordialement.

        Thierry Saladin

      • GrandGuignol GrandGuignol 17 décembre 2015 14:22

        @Fergus
        quand je dit moisi, c’est l’épouvantail pro UE que vous représentez et qui effraie de moins en moins les français, et pas de votre personne.

        bisou.


      • GrandGuignol GrandGuignol 17 décembre 2015 14:55

        @Fergus
         « le faible niveau des compétences et des budgets des régions françaises, et l’absence de perspectives de nouvelles déconcentrations pour les renforcer. »

        la France verse quelques 24 milliard à l’UE et n’en reçoit que 14 ou 15 milliards d’aide de l’UE, aide qui soit dit en passant sont attribués pour la plupart sur des projets européens et non locaux, même si il en reste un peu pour le local.

        En sortant de l’UE c’est 9 milliard que la France récupère et qui pourront donc d’autant mieux servir nos régions.


      • Fergus Fergus 17 décembre 2015 17:03

        Bonjour, Thierry SALADIN

        Point 1 : Je n’ai pas le souvenir que l’on ait fait revoter la Norvège depuis son refus d’entrer dans l’Union en 1994, notamment pour ne pas être pénalisé par les quotas de pêche. Quant au maintien de la volonté des Norvégiens d’entrer dans l’UE, il est parfaitement compréhensible du fait de la découverte dans les eaux territoriales de colossaux gisements de gaz et de pétrole qui rendent ce pays nettement plus riche par habitant que l’Allemagne et la France (PIB par habitant plus du double !)

        Point 2 : J’ai résolument voté « non » en 2005 contre le projet de traité constitutionnel. Et comme vous, j’ai été choqué que Sarkozy le fasse passer par la voie parlementaire dans un 2e temps. Mais rien ne l’y obligeait : si lui-même et ses principaux alliés en France y avaient été opposés, ce traité n’aurait jamais vu le jour en l’état, et l’UE aurait dû revoir sa copie. Cela contribue à démontrer que, contrairement à ce qui est trop souvent affirmé, ce n’est pas l’UE qui impose sa politique, mais les grandes nations comme la France qui en dessinent les lignes, notamment au sein du Conseil européen. A noter l’incroyable passivité des Français lors du vote décisif sur le TCE en 2007 : mis à part quelques rares voix ici et là, il n’y pas eu le moindre mouvement significatif d’opposition dans l’opinion publique !

        Point 3 : Rien de négatif dans cette réforme. Contrairement à l’accusation récurrente de formatage imposé gratuitement par l’UE pour emmerder les gens, cette réforme répond à une utilité réelle : harmoniser le traitement du fichier central européen pour les automobiles des pays de l’espace Shengen. C’est utile pour les contraventions, certes, mais surtout pour les recherches de police judiciaire, même si l’on peut penser que les truands chevronnés prennent la précaution de changer de plaque.

        Point 4 : La suppression des départements est une excellente chose, mais elle n’est pas à prendre au pied de la lettre. Une fois n’est pas coutume, j’ai soutenu le projet de Sarkozy qui consistait à créer un Conseiller territorial compétent tant au niveau régional qu’au niveau départemental, les conseillers régionaux étant répartis dans les différents départements avec une même casquette. C’était la simplicité et l’évidence. Mais les socialistes en ont décidé autrement. Moyennant quoi l’on a tout à la fois les régions et les départements, avec un nombre d’élus supérieur à celui du projet de Sarkozy. Quoi qu’il arrive dans l’avenir, et il probable que l’on ira tôt ou tard vers le projet de fusion territorial, les départements ne disparaîtront pas : ils deviendront une entité subordonnée de la région, un peu à l’image d’une mairie d’arrondissement par rapport avec la mairie centrale.

        Point 5 : L’UE n’est pour rien dans la Charte des langues européennes : celle-ci est une émanation déjà ancienne (1992) d’un vœu du Conseil de l’Europe ! Et cette charte n’est pas obligatoire : à chaque pays de voir de quelle manière il entend la mettre en œuvre, Certains pays l’ont ratifiée (ce qui leur a créé des obligations), d’autres se sont contentés, comme la France, de la signer sans la ratifier. Et quelques pays européens ne l’ont même pas signée. Arrêtons de fantasmer sur ce sujet.

        Pour ce qui est de l’anglais, là aussi, beaucoup de fantasme. Certes, il a fait son entrée dans quelques rares cours universitaires, mais ce n’est pas totalement absurde, eu égard à la nature de ces cours et à la composition internationale des étudiants. Personnellement, je suis très attaché au français, mais je ne parviens pas à être choqué par cette initiative. Beaucoup plus préoccupante est l’invasion du globish dans le langage courant.

        Point 6 : La volonté de redessiner la carte des régions répondait à l’origine à un double objectif : les muscler relativement à leurs homologues des pays voisins, et rationaliser la répartition des compétences aves les départements, avec des économies d’effectifs et d’élus à la clé. Sur ce 2e point, c’est un échec flagrant. Sur le 1er, ce n’est pas non plus concluant, eu égard, comme je l’ai noté par ailleurs, au modeste niveau de déconcentration des compétences relativement à l’état jacobin. Bref, une réforme largement inutile qui ne s’est faite que pour éviter à l’exécutif de renoncer à un engagement initialement ambitieux, mais largement vidé de sa substance.

        Au final, non, je ne vois pas de logique de nature à changer mon point de vue sur l’Union Européenne.

        Cordialement.


      • Fergus Fergus 17 décembre 2015 17:15

        @ GrandGuignol

        « la France verse quelques 24 milliard à l’UE et n’en reçoit que 14 ou 15 milliards d’aide de l’UE »

        Voilà un argument qu’utilise également Le Pen. C’est vrai, indiscutablement, mais il faut se garder d’une conclusion hâtive basée sur une simple soustraction qui n’a en réalité aucun sens :

        D’une part, il est normal que les rentrées ne soient pas à la hauteur des dépenses, l’UE ayant besoin d’un budget pour faire fonctionner son administration et ses instances.

        D’autre part, et surtout, les sommes versées à l’UE servent à alimenter les fonds structurels destinés aux pays les plus modestes de l’Union. Et grâce au développement économiques de ces fonds, ces pays augmentent leurs capacités d’achat de nos produits, ce qui ne serait pas le cas sans ces fonds structurels.

        Au final, il est probable que la France rentre très largement dans sa contribution. Hollande n’a donc pas, comme Thatcher naguère (Give me my money back !) à s’exclamer : « rendez-moi mon fric ! »


      • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 17 décembre 2015 18:03

        Bonsoir Fergus,


        Merci pour votre éclairage quant à votre position sur l’UE et les différents points cités.
        J’en fais une tout autre lecture surtout avec tout ce qui s’est passé depuis maintenant 1992 avec le référendum de Maastricht, et précisément cette lecture m’a conduit à comprendre que la France était en perdition dans l’UE. 

        C’est alors que les propositions de l’UPR, et les avis de gens comme Frédéric Lordon, Emmanuel Todd, Jacques Sapir, etc. m’ont conduit à voir les choses autrement.
        Pour moi, c’est clair, il faut se tirer de ce piège à rats.

        Cordialement.

        Thierry Saladin

      • Fergus Fergus 17 décembre 2015 18:48

        @ Thierry SALADIN

        Non pas se tirer de ce « piège à rats », mais réformer cette Union Européenne qui montre ses limites dans le cadre du Traité de Lisbonne.

        Il suffirait que la France, alliée par exemple à l’Italie - les deux nations pesant beaucoup plus que l’Allemagne - engage le bras de fer pour que le mécanisme soit enclenché rapidement, malgré Merkel.

        Mais même sans un bras de fer de ce genre, les perspectives de la régression future d’une Allemagne minée par son déficit démographique, d’un environnement menacé par la changement climatique, et de la montée continue des extrémistes, obligeront l’Union à se réformer. Si tel n’est pas le cas, ce sera le chaos pour l’UE, et, l’Europe éclatée, le chaos pour ses membres ;

        Bonne soirée.


      • malko malko 17 décembre 2015 18:57

        Si tel n’est pas le cas, ce sera le chaos pour l’UE, et, l’Europe éclatée, le chaos pour ses membres

         
        Propos totalement absurde.

        Plus de 90% des nations du monde vivent hors de l’UE, et la France fait partie du top 10 mondial des nations les plus puissantes.
          
        La France vivait bien mieux avant l’UE.

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 décembre 2015 19:02

        @Fergus
         Pour réformer les Traités, il ne suffit pas qu’un ou deux pays soient d’accord, mais il faut que les 28 pays soient d’accord. Il faut l’unanimité, alors qu’ils ne sont d’accord sur rien .


        L’UE ou le chaos ! Je n’ai pas le souvenir que la France avant Maastricht soit le chaos ?!
        Vous essayez de faire peur, c’est tout ce qui reste aux euro-atlantistes pour essayer de sauver cette usine à gaz...

      • Ouallonsnous ? 17 décembre 2015 19:05

        @leypanou

        Ne cherchez pas une crainte de quitter l’euro et l’UE/OTAN, les français ne connaissent tout simplement pas l’UPR que les autoritées par merdias de l’oligarchie interposés s’emploient à occulter à 100% !


      • Fergus Fergus 17 décembre 2015 19:56

        @ Fifi Brind_acier

        « euro-atlantiste »

        Euro, OUI ; atlantiste, NON.

        Et je vous retourne l’affirmation : c’est vous qui cherchez à faire peur !


      • legrind legrind 17 décembre 2015 21:06

        @_Ulysse_

        L’ex membre de l’UPR Jonathan Caby a révélé avoir bidonné les chiffres d’adhésion , voire cette page FB erreurs et mensonges de l’UPR.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 décembre 2015 21:12

        @legrind
        Il ne s’est jamais occupé des ces questions.


      • summicron2 17 décembre 2015 21:40

        @Fergus


        Vous avez raison, évidemment. D’ailleurs ce que vous dites est partagé par l’ensemble des économistes européens, dont je fais partie comme prof d’université.

        Mais il est inutile de ferrailler avec les irrationnels de l’UPR (ou d’autres groupuscules extrémistes, de droite ou de gauche). Ils sont dans une démarche « magique » : ils croient qu’en tournant en boucle autour du gourou Asselineau en criant : « Hou, hou, article 50 », ils vont changer le monde.

        Laissez les à leurs fantasmes. Tant qu’il tournent, ils ne sont pas dangereux. 

      • GrandGuignol GrandGuignol 18 décembre 2015 00:00

        @Fergus
        « Et grâce au développement économiques de ces fonds, ces pays augmentent leurs capacités d’achat de nos produits, »

        heuuu, là vous vous enflammez tout seul....nos produits ne sont pas compétitifs et vous le savez bien, donc les pays plus modestes achètent ailleurs, en Espagne par exemple.

        Demandez aux agriculteurs français ce qu’ils en pensent des aides de l’UE, de la compétitivité des pays au sein de l’UE qui n’ont pas tous les mêmes charges d’exploitation, ils vous diront : « je vais me pendre !! »
        1 suicide tous les 2 jours dans ce secteur d’activité, quand aux autres entreprises soient elles délocalisent dans ces pays à moindre coût, soit elles sont privatisées et seront délocalisées bien sur.
        Les tpe pme elles sont en instance de survie et ne tarderont pas à plier sous le poids des charges et autres RSI dont le flou est plus qu’artistique.

        «  rendez-moi mon fric  ! » Oui tout à fait ! Que l’UE rende aux peuples européens l’argent qu’elle leur a volé impunément.

        tiens citez moi quelque chose de positif pour la France que cette UE aurait générée depuis que nous y sommes prisonniers.


      • GrandGuignol GrandGuignol 18 décembre 2015 01:43

        @summicron2
        « ..ce que vous dites est partagé par l’ensemble des économistes européens, dont je fais partie comme prof d’université. »

        Et bien allez y ! expliquez au pauvres irrationnels que nous sommes vos visions si pointues sur l’économie et l’impossibilité, voir le désastre que serait la sortie de l’UE.
        On comparera avec le désastre actuel évident et ce depuis l’entrée de la France dans l’UE et celui à venir dans cette UE mortifère...

        Sinon vous leur parlez du TAFTA à vos élèves ? et de l’euro qui est indexé sur le deutschemark et qui n’a pas la même valeur dans tous les pays, les charges d’exploitations différentes dans chaque pays membre de l’UE c’est l’harmonisation aussi ? et les traités économiques européens, les différents articles qui permettent les délocalisations, l’immigration qui permet aux employeurs de geler les salaires quand ce n’est pas de les baisser comme en Grèce, vous leur en toucher surement un mot ?

        Et la dette, vous en dites quoi de la dette à vos élèves, c’est quoi le discours sur la BCE qui prêtent au privé au lieu de prêter aux banques nationales. et de tous ces banquiers créateurs de crises virtuelles, vous les avez avertis que la dette est irremboursable et que le système d’austérité et de privations n’aura pas de fin si ce n’est celle des peuples européens réduits à l’esclavage.

        ben merde alors j’aimerai bien vous avoir comme prof vous.


      • aliante 18 décembre 2015 02:36

        @Fergus

        l’Ue ne marchera jamais parce qu’il n’y a pas de peuple européen ,il y a des européens
        ,les Français sont les Français ,les Allemands des Allemands ,les Espagnols sont autrement et ainsi de suite
        l’euro montre bien cette folie ,chaque état a une économie différente, des besoins propres
        des égoïsmes nationaux hostiles aux transferts vers l’extérieur
        on fait la charité à la maison


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 décembre 2015 05:52

        @summicron2
        Vous avez raison de persister dans l’ erreur...
        La construction européenne devait nous apporter l’emploi, la sécurité et la paix.


        On a tout l’inverse : 5 millions de chômeurs, la précarité généralisée, la fin du modèle social français, l’insécurité et la guerre. Mais surtout ne vous posez pas de questions sur le décalage entre les promesses et la réalité ! Je suppose que vous faites partie de ces universitaires convertis par les Évangélistes du marché ?


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 décembre 2015 07:57

        @Fergus
        « Euro-oui, atlantiste, non. »
        Mes condoléances pour vos illusions. La zone euro a été décidée en juin 1965 à Washington, dans le dos des Français et des européens. Et cela devait rester secret jusqu’à ce que soit irréversible. Alors, la vraie définition est bien « euro-atlantiste ».


        Quant à l’ Allemagne, que Mélenchon fustige, il ne va pas jusqu’à publier
         « l’ Alliance germano américaine pour le 21e siècle. » signée en 2004.

        Visiblement au FDG, on n’est pas très curieux sur les origines américaines de la construction européenne...
         Cette Alliance, qui fait de l’ Allemagne le cheval de Troie des USA, est pourtant sur le site de la Maison Blanche.

      • Fergus Fergus 18 décembre 2015 09:24

        Bonjour, aliante

        « l’Ue ne marchera jamais parce qu’il n’y a pas de peuple européen ,il y a des européens »

        Bien sûr qu’il y a un peuple européen. Il est en cours de construction autour d’une culture commune. Exactement comme le peuple français s’est construit durant les deux derniers siècles alors que la France était composée de peuples différents ne parlant souvent pas la même langue. De même peut-on dire qu’il y a un peuple helvétique alors que la Suisse est composée de germanophones, de francophones, d’italophones et de romanches.

        La marche des peuples étant aujourd’hui facilitée par les technologiques modernes qui rapprochent les peuples, l’Europe unie des peuples qui la composent se fera très vite.

        D’ores et déjà, nombre de Français se considèrent européens tout autant que français, l’un n’étant pas incompatible avec l’autre. Le problème de l’Union Européenne n’est pas celui des peuples, il est lié à un Traité constitutionnel mal ficelé, notamment sur le fonctionnement démocratique des institutions, et qui sera forcément remis en cause tôt ou tard. C’est vers cet objectif qu’il faut tendre.


      • Yannick HERVE Yannick HERVE 18 décembre 2015 12:23

        @Fergus


        Vous oubliez que le pays qui reçoit le plus par tête d’habitant (en net) est le Luxembourg. C’est aussi le pays où le salaire moyen est le plus élevé du monde.


      • legrind legrind 18 décembre 2015 12:40

        @Fifi Brind_acier Tout ce que demande l’ administrateur de cette page FB est que le nombre d’adhérents, à jours, soit comptabilisé par un huissier et il fermera cette page, pourquoi ne pas dissiper ces doutes ? 

        18 mai « Très heureux de vous voir tant commenter cette page... Dommage que vous cherchiez juste à vous protéger plutôt que la vérité (c’est l’égo on vous pardonne). Je n’ai qu’une attente de l’UPR : soit qu’elle arrête de parler de son compteur adhérent (car truqué) soit qu’elle le fasse certifier par huissier (par soucis d’honnêteté). Je supprimerai cette page dès qu’un huissier aura homologué le ficher et le compteur adhérent de l’UPR et que l’UPR fera une communication publique sur le résultat de cette certification. »

      • GrandGuignol GrandGuignol 18 décembre 2015 14:58

        @legrind

        Ah la dissidence de l’UPR qui veut imposer ses vues et actions et font fi du travail de ré-information de FA.
        Qui de ces dissidents proposaient des analyses aussi claires que celles de FA ?
        Qui étaient ils avant de rejoindre l’UPR ?

        Personne n’est parfait , FA à ses défauts mais l’essentiel est toujours là et c’est ce qui importe.

        Pour ce qui est du nombre des adhérents, pas de soucis, vu le nombre de votants UPR pour les régionales, le nombre d’adhérents est logiquement en augmentation, après si il y en a 100 ou 200 de moins car pas actualisés ce n’est pas un gros souci.

        vous qui souscrivez pour le FN, si j’ai bien compris, quand est il des centaines qui ont quitté ce parti et dans quelles conditions ? lol
         
        Quand est il de ceux qui osent vouloir prétendre à renverser la monarchie LePen ? smiley

        Allez vous créer une page de discrimination avec les anciens floués du FN ?...Risque d’être éNorme cette page facebook... smiley


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 décembre 2015 19:26

        @legrind
        Question d’honnêteté, pourquoi ne le demandez-vous pas à l’ensemble des Partis politiques ?


      • Eezniaw 19 décembre 2015 04:48

        @Fergus

        Bonjour,

        Je me permet de répondre sur ce point qui n’a pas été démenti entièrement.

        1/ l’UE ayant besoin d’un budget pour faire fonctionner son administration et ses instances

        *La commission ne crée aucune valeur ajoutée
        *La plupart des démarches des technocrates s’appuyant sur les accords entre États n’aboutissent pas car il y a 28 États avec des opinions divergentes sur tout les sujets.
        *
        La plupart des démarches des technocrates qui aboutissent sont des décisions transnationales que les multinationales (via les lobbys) permettent.

        2/ D’autre part, et surtout, les sommes versées à l’UE servent à alimenter les fonds structurels destinés aux pays les plus modestes de l’Union.

        Sur le principe, on ne peux qu’être d’accord. Cependant, je pense que le raisonnement est pour le coup simpliste tout comme la simple soustraction.
        La question que je vous pose est : qui paye cette différence ?
        La réponse devrait être TOUT les français.
        *Cependant, en réalité, cela ne se passe comme ça. Quasiment plus aucune personne fortunée/grosse entreprise ne paye d’impôts en France alors que ses clients sont français. Les montages financiers permettent de payer leurs impôts en Irlande, a Malte, au Luxembourg, en Suisse ou dans des paradis fiscaux hors de l’Europe.
        *D’autre part, les grosses entreprises s’implantent là où la main d’œuvre est la moins chère et où les subventions sont les plus importantes (pour avoir de meilleurs bénéfices). Elles vont donc s’implanter dans ces pays modestes.

        En l’occurrence ceux qui payent, ce ne sont pas TOUT les français (même raisonnement pour ceux qui en bénéficient).

        3/ Et grâce au développement économiques de ces fonds, ces pays augmentent leurs capacités d’achat de nos produits.

        Ces produits, pour la plupart, sont des produits de transnationales/multinationales (voir 2/).

        --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

        Sur le principe, je suis d’accord avec vous si et seulement si :
        -l’Europe prend des décisions en s’appuyant sur les intérêts des États et non des multinationales (ni les institutions, ni les peuples peuvent le permettre sur une échelle de temps de décennies)
        -les personnes fortunées/entreprises payent leurs impôts en France,
        -le partage des subventions dans les pays modestes est égalitaire (comprend les pertes d’emplois en France et participe activement à l’augmentation du pouvoir d’achat du peuple dans les pays modestes).


      • Attilax Attilax 19 décembre 2015 12:24

        @fergus
        Un peuple européen avec la même culture ? Vous prenez vos rêves pour des réalités Fergus. Entre les Anglais, les Allemands, les Italiens, les Grecs ou les Croates, il n’y a rien de commun : ni la langue, ni la religion, ni la nourriture, ni la musique, ni même la littérature... Seule l’économie imposé de l’Euro et son asservissement aux USA nous lient tous. Vous en êtes apparemment resté à cette super europe idyllique qui devait tirer les peuples vers le haut, celle pour laquelle on a voté comme des cons poussés par nos médias et l’oligarchie. Cette europe n’existe pas et n’a en fait jamais été prévue. On s’est fait baiser en beauté, il faut beaucoup de mauvaise foi pour ne pas le reconnaître, et croire que cette europe est « transformable » par les peuples est un doux rêve. La preuve ? Les référendums français ou hollandais totalement bafoués... A venir, le dernier référendum à venir, celui de l’Angleterre, qui pourrait bien changer la donne si les anglais décidaient de se barrer. Je parie qu’ils seront trahis par leurs élites, comme tous les autres.


      • nadi nadi 19 décembre 2015 15:01

        @Fifi Brind_acier

        Bonjour Fifi,

        Ne pensez-vous pas que par exemple si les 3 principaux pays du sud, France Italie Espagne , avec leur poids économique et politique, s’accordaient à réclamer une réforme des traités, le reste de l’Europe n’aurait guère le choix, sous peine d’implosion ?

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