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Accueil du site > Actualités > Politique > Blocage des facs : avez-vous lu la loi LRU ?

Blocage des facs : avez-vous lu la loi LRU ?

Les étudiants se posent de nombreuses questions sur la loi LRU. Ils ont raison, la situation de l’université est désastreuse. Mais ils ne doivent pas se tromper de cible : la loi LRU n’a pas été votée pour remédier à tous les problèmes. Elle porte sur la gouvernance de l’université : comment organiser la concertation ? Comment décider ? Cette loi est un passage obligatoire pour que notre pays réinvestisse l’université et la remette au niveau qui était autrefois le sien.

23 novembre, 10 heures. Une réunion est organisée par l’association des étudiants d’une UFR de l’université Paris 3, qui dispense des cours de niveau Master. Les responsables de l’association animent le débat, les étudiants s’expriment, des enseignants et des personnels administratifs rejoignent peu à peu la réunion. Pendant deux heures, les participants garderont une attitude d’écoute des points de vue des uns et des autres, et une expression sur des éléments factuels ou sur des craintes. De rares déclarations idéologiques ont été à peine esquissées.

Quels problèmes, disent-ils, pose la loi LRU  ?

La loi donne à l’université une mission d’orientation et d’insertion professionnelle, qui va réduire la part consacrée à l’acquisition de connaissance. Les enseignements seront réduits à la transmission de savoir-faire. Les étudiants «  n’apprendrons plus à apprendre  ». Ils n’auront pas la tête bien faite.

On va augmenter les droits d’inscription et mettre en place une sélection à l’entrée de l’université.

Le président-PDG a un rôle accru et décide tout. Il a droit de veto sur les décisions ou avis des instances élues. Un professeur associé ou un chef d’entreprise peut être président.

Les dispositions de la loi portent atteinte à la collégialité. Le nombre de gens qui décident est fortement réduit. Les décisions du conseil d’administration sont prises à la majorité et non plus aux deux tiers.

Le rôle des personnalités extérieures va s’accroître. Des personnes extérieures à l’université participeront au processus de recrutement des enseignants-chercheurs.

Les entreprises pourront financer les universités, ce qui conduira l’État à réduire la dotation budgétaire publique. Les universités les moins connues et les disciplines «  non rentables  » (les sciences humaines) verront leur dotation réduite. Elles pourront même disparaître.

Ce sont les entreprises qui financent qui vont influencer le contenu des enseignements et le choix des enseignants.

Paris 3 est bloqué jusqu’à mardi prochain. Qu’est-ce qu’on décide dans notre institut  ?

Que dit la loi LRU  ?

La loi LRU comporte 14 pages, qui peuvent être lues facilement et rapidement. Elle peut être trouvée sur le site de l’Assemblée nationale. Elle modifie certains articles du Code l’éducation, dont la plus grande partie du contenu n’est pas modifiée.

La loi donne à l’université une mission d’orientation et d’insertion professionnelle, qui va réduire la part consacrée à l’acquisition de connaissances. Les étudiants n’auront pas «  appris à apprendre  ». Ils n’auront pas la tête bien faite.

Article 1er  : les missions du service public de l’enseignement supérieur sont au nombre de 6. Une mission nouvelle est l’orientation et l’insertion professionnelle. Les autres sont inchangées  :

- la formation initiale et continue

- La recherche, la diffusion et la valorisation des résultats

- La diffusion de la culture et de l’information scientifique et technique

- La participation à l’espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche

- La coopération internationale

On va augmenter les droits d’inscription et mettre en place une sélection à l’entrée de l’université.

Le préambule à la loi dit «  Le caractère national des diplômes et la fixation des droits d’inscription par arrêté ministériel sont maintenus  ».

Le président-PDG a un rôle accru et décide tout. Il a droit de veto sur les décisions ou avis des instances élues. Un professeur associé ou un chef d’entreprise peut être président.

Article 6  : le président assure la direction de l’université. À ce titre il préside le conseil d’administration, prépare et exécute ses délibérations.

Nulle part il n’est écrit dans la loi que le président a un droit de veto sur tout sujet. C’est seulement en matière de recrutement et d’affectation d’enseignants-chercheurs que le président peut émettre un avis défavorable (voir article 25).

Le président ne peut pas être un chef d’entreprise. L’article 6 dispose qu’il est élu parmi les enseignants-chercheurs, les chercheurs, les professeurs ou maîtres de conférence, associés ou invités ou tout autre personnel assimilé.

Les dispositions de la loi portent atteinte à la collégialité. Le nombre de gens qui décident est fortement réduit. Les décisions du conseil sont prises à la majorité et non plus aux deux tiers.

Article 7ème  :

Le conseil d’administration passe de 60 membres à 20 ou 30. C’est maintenant le conseil d’administration qui décide. Les deux autres conseils - conseil scientifique, conseil des études et de la vie universitaire - sont consultatifs.

Le rôle des personnalités extérieurs va s’accroître.

Des personnes extérieures à l’université participeront au processus de recrutement des enseignants-chercheurs.

La loi prévoit un maximum de 8 personnalités extérieures, soit 26,6 % si le conseil a 30 membres (Article 7ème ). La liste des personnalités extérieures est approuvée par les membres élus du conseil. Elle comporte au moins un chef d’entreprise et 3 représentants des collectivités territoriales.

L’article 25 dispose que les candidatures sont soumises à l’examen d’un comité de sélection créé par le conseil siégeant en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et personnels assimilés.

Les entreprises pourront financer les universités, ce qui conduira l’État à réduire la dotation budgétaire publique. Les universités les moins connues et les disciplines «  non rentables  » (les sciences humaines) verront leur dotation réduite. Elles pourront même disparaître.

Article 28ème  :

Les universités peuvent obtenir des ressources financières sous forme de dons, legs ou mécénat d’entreprises. Les statuts des fondations sont approuvés par le conseil d’administration.

Par exemple, Sciences Po Paris, dont les enseignements sont focalisés sur les sciences humaines, reçoit 70 % de son budget de l’État et 30 % de l’extérieur (entreprises, partenariats).

Ce sont les entreprises qui financent qui vont influer sur le contenu des enseignements et sur le choix des enseignants.

Le processus de choix des enseignants exclut la participation des non-enseignants-chercheurs et des chefs d’entreprise.

On peut penser que les entreprises qui financeront une chaire dans un discipline qui les intéressent seront consultées sur le contenu des enseignements pour cette chaire. Aucun dispositif n’est prévu dans la loi pour faire participer les chefs d’entreprises à l’élaboration des maquettes d’enseignement. Seuls le ou les chefs d’entreprise, très minoritaires (5 à 10 %) membres du conseil voteront le plan quadriennal de l’université qui formalisera les principaux choix en matière d’enseignements.

À quels problèmes fait face l’enseignement supérieur  ?

Tous les acteurs politiques et de l’enseignement supérieur reconnaissent que l’université est sous-dotée financièrement. Le budget par étudiant est inférieur à celui de l’enseignement secondaire. Le gouvernement prévoit un plan de rattrapage doté de 5 milliards d’euros. Cela sera-t-il suffisant  ?

Les Français donnent chaque année 5 milliards d’euros pour compenser le déficit des régimes spéciaux de retraite. Ne seraient-ils pas mieux investis dans l’enseignement supérieur  ?

Le tableau ci-dessous montre que le budget par étudiant français est la moitié de celui des États-Unis et du Japon.

Montant moyen des prêts étudiants

Bourse moyenne par étudiant

Coût total d’un étudiant en parité de pouvoir d’achat

Coût total d’un étudiant / PIB par habitant

USA

4 543 €

3 759 €

14 891 €

43 %

Japon

1 651 €

0 €

13 450 €

51 %

France

0 €

1 260 €

6 666 €

26 %

(Chiffres2003, publiés par l’ambassade de France à Washington le 28/09/2005)

Le budget de Harvard est égal au ¼ du budget global de l’enseignement supérieur français. Les universités publiques aux États-Unis sont financées pour 51 % par la dotation publique, 19 % par les droits d’inscription et 30 % par des fonds privés.

Les échecs de l’enseignement supérieurs sont patents et largement documentés  :

40 % des étudiants quittent le premier cycle sans diplôme

Les étudiants se détournent des sciences dures (mathématiques, physique, chirurgie) et de la recherche.

Depuis 40 ans, les responsables des filières sciences humaines préviennent chaque année les étudiants qu’il n’y a pas de débouché professionnel assuré pour tous.

La France concentre la moitié des étudiants en psychologie de l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Le classement de Shangaï comporte 3 universités françaises parmi les 200 premières ...

Le chômage des jeunes de moins de 24 ans atteint 22 %.

Le doctorat n’est pas un diplôme reconnu par le monde de l’entreprise qui préfère recruter des élèves issus des grandes écoles. Pourtant, ce n’est pas la sélection à l’entrée de ces écoles qui peut expliquer cette «  défiance  » puisque les doctorants sont eux-mêmes fortement sélectionnés durant leur cursus universitaire (moins d’un élève sur 10 inscrits en première année parviendra au niveau du troisième cycle)

Les doctorants reçoivent une rémunération qui est à peine supérieure au Smic.

Aux côtés des enseignants statutaires, qui bénéficient de la grille salariale de la fonction publique, une multitude de vacataires et moniteurs assurent des tâches de soutien précaires, rémunérées au Smic.

L’objectif de loi LRU n’est pas de donner une réponse directe à ces questions, qui toutes sont essentielles.

La loi LRU propose à tous les acteurs un nouvelle gouvernance de l’université.

La nouvelle «  gouvernance  » de l’université associe des responsabilités permettant de «  gouverner  » l’université et des dispositifs démocratiques garantissant la concertation avec les enseignants, les autres personnels et les étudiants.

Pour résoudre les problèmes de l’Université, les acteurs vont devoir s’approprier ces dispositifs de gouvernance et les appliquer à la préparation des grandes décisions  : plan quadriennal, maquettes d’enseignement, budget et ressources, recrutement des enseignants-chercheurs, investissements, etc.

Depuis 1984, jusqu’à aujourd’hui, les universités ont été «  scotchées  » par un système de gouvernance hallucinant  : imaginez comment se prennent à la majorité des deux tiers les décisions d’un conseil d’administration de 60 personnes  !

Et lorsqu’une règle de quorum s’impose pour le vote, avec l’absentéisme au conseil d’administration qui est élevé, particulièrement celui des élus étudiants, c’est la paralysie garantie  !

La loi apporte un système de gouvernance qui équilibre intelligemment la gouvernabilité de l’institution universitaire, et la démocratie par la participation de tous les acteurs de l’enseignement supérieur, étudiants inclus. Elle est un challenge pour les représentants des enseignants, qui sont majoritaires dans les organes de décision. À eux de montrer aux Français qu’ils vont dépasser le clientélisme et le corporatisme pour mettre l’université au service des jeunes, lesquels attendent de l’université qu’elle leur fasse atteindre le plus tôt possible une autonomie dans leur vie - compétences, savoirs, métier.

Le risque de «  dérive autoritaire ou de prise de pouvoir par les élus extérieurs  » à l’université est nul. Sait-on que depuis 25 ans les établissements de recherche comme le CNRS, l’Inserm ou l’Inra fonctionnent avec des conseils comprenant une vingtaine d’administrateurs dont le tiers de personnalités qualifiées et un tiers de représentant des personnels, avec un président et un directeur général nommés par le gouvernement. A-t-on jamais entendu dénoncer la gouvernance autoritaire de ces établissements publics, y compris par les représentants du personnel  ?

La loi maintient strictement l’université à l’intérieur d’un «  service public de l’enseignement supérieur  ». Les libéraux les plus radicaux le regretteront peut-être  : la soi-disant «  privatisation de l’enseignement supérieur  » relève du fantasme pur et simple. On peut d’ailleurs observer que bien peu d’étudiants s’y laissent prendre. Il va falloir injecter beaucoup d’argent public pour améliorer les choses. Dans le système de fonctionnement actuel, le gâchis de l’argent public, produit de l’impôt des citoyens, est non seulement possible, mais hautement probable.

En conclusion, on ne comprend pas bien comment une loi intelligente et nécessaire, initialement soutenue par les syndicats étudiants, aurait pour conséquence le blocage des facs.


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12 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 26 novembre 2007 13:01

    Avant toutes choses les étudiants ont compris cette nouvelle lois ,car seul une ulta-minorité de gens,dont nous pouvons sérieusement nous demander si ils sont bien étudiants,cherchent à bloquer les universités sur des bases purement politique (en vue des municipales ??)

    L’extrème gauche,devant le desert de l’ex-gauche plurielle cherche à se faire passer pour le seul parti d’opposition à Nicolas Sarkozy

    Soyons réaliste et remettons de l’ordre dans les universités en neutralisant ces extrèmistes qui portent atteinte à la liberté et appellons clairement le PS à se déterminer POUR ou CONTRE

    Cette loi est juste est bonne pour l’université,ne pas le comprendre c’est rejeter la société dans laquelle nous vivons et c’est condamnéer les universités


    • JL JL 26 novembre 2007 15:59

      Crainte des étudiants : «  »Ce sont les entreprises qui financent qui vont influencer le contenu des enseignements et le choix des enseignants.«  »

      Réalité : dans les pays anglo-saxons personne ne s’élève contre le financement sur fonds privés d’universités créationnistes.

      Est-ce ce qu’on veut pour la France ?


      • slashbin 26 novembre 2007 19:41

        Pfff... vous faites d’un dommage collatéral marginal, pratiquement réduit aux USA, une généralité. Ces universités ne jouissent d’aucune reconnaissance (et la communauté scientifique s’élève contre ces pseudo-universités), excepté dans les milieux religieux intégristes. Le financement privé sert d’avantage à soutenir des investissements lourds et risqués en R&D, et ont lieu dans des universités de renom. Pour autant, on continue à observer en parallèle le développement de la recherche fondamentale, il est vrai plus financé par le public.

        Bref, privé et public, s’il cohabitent raisonnablement, sont un plus pour l’université.


      • JL JL 26 novembre 2007 20:01

        slashbin : «  »Le financement privé sert d’avantage à soutenir des investissements lourds et risqués en R&D«  ».

        Mais bien sûr, comme à l’INRA !

        Connaisez-vous des investissements lourds et risqués sans pesrpectives de profits ?

        Mais pour vous profits, PIB et augmentation du bonheur des peuples ça rime, je n’en doute pas.


      • slashbin 26 novembre 2007 21:03

        Intéressant le glissement. On commence avec le spectre créationniste, et maintenant c’est le slogan « l’argent, ça pue ».

        Bien sûr que le privé cherche le profit, mais si cela ne rime pas forcément avec le bonheur des peuples, ce n’est pas non plus forcément incompatible. Car dans la pratique, les financements privés dans la recherche universitaire sont multiples et avec des objectifs de rentabilité moins certains, surtout à court terme. Une recherche ne produira pas forcément en termes industriels. D’autre part, les objectifs de l’université comptant toujours le développement du savoir, et plus pragmatiquement la publications d’articles, les chercheurs jouissent toujours d’une certaine autonomie dans leurs recherches. Ce qui rend la pratique de la recherche en université particulière et différente de celle pratiquée en industrie. Il ne faut pas croire que permettre les financements privés de l’université var inféodaliser celle-ci à l’industrie... la pratique démontre le contraire.

        Reste que certaines recherches nécessitent effectivement encore le soutien public, car dans des domaines moins pertinents pour le financement privé (histoire, littérature, maths abstraites,...). C’est donc bien pour cela que les deux modes doivent coexister, non s’opposer. Il n’est donc pas question de ne penser qu’en termes de PIB, mais de voir comment permettre une cohabitation des deux mondes, surtout qu’ils ne faut pas oublier que parmi les étudiants formés, la plupart seront appelés à rejoindre le mondre de l’entreprise privée, avec toute la logique qui en découle. Sans cela, on retrouve avec des jeunes adultes les têtes pleines, mais inadaptés à la réalité qui les attend. Doit-on les oublier au non d’idéaux,... qui ne nourrissent pas les bouches ?

        Enfin, croyez sincèrement que les chercheurs n’oeuvrent que pour le bonheur des peuples, qu’ils sont si désintéressés, quand bien même ils ne toucheraient que des subsides publiques ?


      • JL JL 26 novembre 2007 23:04

        Slashbin, ce discours me fatigue. J’ai travaillé dans la recherche, je connais les inconvénients des partenariats. J’ai déjà dit que l’INRA avait perdu son âme à cause des partenariats avec les lobbies de l’industrie agroalimentaire, et j’aurais encore plein de choses à dire.

        Mais je pense que vous seul êtes intéressé par cette discussion ici, continuez sans moi. Les lobbies gagnent toujours, ils n’ont que ça à faire.


      • boumboum 27 novembre 2007 10:21

        « J’ai travaillé dans la recherche »

        En tant que secretaire ou balayeur ?

        Je ne peux que soutenir la greve, c’est bon pour ceux qui travaillent dans les entreprises etrangeres et qui attaquent le marche Francais smiley


      • Carlito 26 novembre 2007 17:45

        Article bien conçu, qui montre une fois de plus que l’on peut faire croire n’importe quoi à n’importe qui, sous peine d’avoir un peu de charisme. La majorité des étudiants n’ont pas lu cette loi, et croit ce que raconte certains leaders.

        Vaut-il mieux, tenter de faire quelquechose, même si cela n’est pas parfait, ou ne rien faire par peur de certaines conséquences ? Personnellement, j’ai fait mon choix.


        • anny paule 26 novembre 2007 21:19

          Le collectif « Sauvons la recherche » a réalisé une vidéo, accessible sur Dailymotion, « l’autre campagne » : « Universités, le grand soir ». Il offre un éclairage de cette loi LRU, qui ne manque pas d’intérêt et qui donne quelques clefs, différentes de celles de l’auteur de cet article. Voir : www.lautrecampagne.org


          • Fred 28 novembre 2007 13:33

            Si cette loi améliore la vision qu’ont les industriels des diplômes universitaires il faut la faire. Tous ceux qui ont un mastère ou un doctorat et qui ont chercher un travail en France dans le privé ont du souffrir de la comparaison avec les grandes écoles. Aujourd’hui un ingénieur à bac+5 est mieux reconnu qu’un docteur à bac+8 (pour travailler dans un milieu qui a les deux, je peux vous dire qu’il n’y aucune supériorité des employés qui ont fait écoles d’ingénieur). Les industriels pensent que les universitaires sont des glandeurs et franchement si je regarde le déchet en première année, je me dis qu’ils n’ont pas tort. A l’université de Bordeaux 1 quand j’ai fais mon DEUG, seul 20% des étudiants inscrits en première année ont eu leur DEUG en deux ans. Au bout d’un mois de cours, presque les deux tiers n’assistait plus au cours.

            Certes l’université a aussi une vocation à la connaissance mais surement pas à faire foyer à une bande de je-m’en-foutiste.


            • armand armand 8 décembre 2007 19:28

              Vous avez visiblement un problème de logique formelle : le nombre de ’déchets’ en premier cycle implique que les survivants, surtout en troisième cycle, sont tout sauf les ’glandeurs’ - sinon ils auraient déjà jeté l’éponge.

              Pas fameux !

              Vous est-il venu à l’esprit que les ’saints-patrons’ pourraient avoir tort dans leur préjugé systématique en faveur des écoles dont ils sont, pour la plupart, originaires ?

              Et si c’était à eux de se montrer intelligents pour changer, plutôt que d’accumuler des stock-options à n’en pas finir comme pour corroborer les théories freudiennes sur la rétention anale !


            • jo 8 décembre 2007 16:58

              la fac repère de branleurs et ça fait chier du monde. On sent plus une jalousie de ne pas pouvoir faire la même chose qu’une réelle critique constructive. Si c’était vrai, il faut rester en fac toute sa vie. Mais en fait la fac est bien plus honnête et plus brutales que les écoles d’ingénieurs, les personnes qui échouent sont rejetés du système, alors que dans les écoles d’ingénieur il suffit d’y entrer pour en ressortir, même les derniers des concours arrivent à trouver une école qui les acceptera, à la fac si tu n’as pas le niveau requis tu ne passes pas. La fac offre quelque chose que les écoles d’ingé n’offre pas, la liberté, les professeurs ne sont pas là pour rappeler aux étudiants de travailler, c’est aux étudiants de choisir ce qu’ils veulent faire.

              Au fait si les facs sont bloqués par un groupe de gaucho ultra-révolutionnaire et minoritaire, où cette majorité est durant les AG. Et envoyer les crs pour débloquer les facs sous les applaudissements des étudiants de l’uni renvoie à des images peu glorieuses de mise en place de régimes totalitaires.

              Pour finir ça semble banal mais investir dans l’université n’a pas forcément des retombées financières, c’est simplement permettre la progression du savoir

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