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Accueil du site > Actualités > Politique > Blocage des ports en perspective ? Un match perdu d’avance

Blocage des ports en perspective ? Un match perdu d’avance

France - France : 0 - 2 pourrait-on avancer par comparaison avec le résultat de samedi soir contre l’équipe de football de Roumanie. Mais il s’agit aujourd’hui d’un tout autre enjeu, celui de la rupture des approvisionnements en produits pétroliers. Qu’en est-il exactement ?

Le Parlement a ratifié en fin de semaine un accord binational conclu entre les gouvernements français et roumain. Celui-ci traite des mineurs isolés originaires de Roumanie. «  Evoquant ‘la prostitution à la Gare du Nord’, ‘les enfants forcés à voler dans le métro’ ou ceux obligés à mendier ‘devant les distributeurs de billets’, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche a estimé qu’il était ‘temps d’en finir avec le scandale des enfants exploités dans nos rues’, victimes des trafiquants. Quelque 3 000 mineurs roumains, âgés en moyenne de 14 à 15 ans, sont considérés comme isolés, selon des chiffres du ministère de la Justice.  »
 
Ces mineurs sont tellement isolés qu’ils pourront désormais être renvoyés dans leur pays d’origine. Comme ils ont manifesté par leur présence en France leur amour de la Roumanie, chacun imagine qu’ils tireront le meilleur souvenir de cette expérience française sans jamais rêver de revenir y vivre [Dernières Nouvelles d’Alsace]. L’équipe de football de Roumanie a elle aussi pris un avion en direction de Bucarest, après sa défaite 2 - 0 contre l’équipe de France. Les joueurs en bleus hier accablés de quolibets ont retrouvé le chemin des buts adverses - filer la métaphore sportive, quel plaisir ! - et du même coup les faveurs de la presse [Le Parisien].

Cette France coupée de la Roumanie et du monde se retrouve dans l’annonce d’un prochain blocage des ports pétroliers. En Corse et à Marseille, l’histoire a commencé il y a une dizaine de jours, dans l’indifférence générale. Selon les médias, la journée du 12 octobre donnera l’idée de la poursuite du mouvement, pour reprendre l’expression désormais consacrée. Au cours des dernières années, les syndicats, CGT en tête, ont brandi la menace d’un blocage. Ils ont à chaque fois obtempéré. Rien ne permet, à l’heure où je tape ces quelques mots de prévoir la suite. Pour le géographe, il y a en tout cas une occasion de revenir sur le transport de pétrole dans l’Hexagone. Comme la plupart des pays industrialisés, en Europe continentale et au Japon, la France dépend de ses approvisionnements pétroliers.

Les ports français importent du brut et exportent du pétrole transformé par distillation, craquage ou réformage [source]. A Marseille - Fos, en 2009, 55,3 millions de tonnes de pétrole ont été déchargées (- 10 % par rapport à 2008) et 7,8 millions de tonnes embarquées (- 6 %). En cas de rupture des approvisionnements, les raffineries françaises perdent immédiatement des parts de marché au profit de leurs concurrentes européennes. En Méditerranée, lorsque les dockers de Marseille - Fos - Lavera bloquent le port, Gênes, Barcelone ou Alicante prennent sa place [Yahoo]. Certains pays industrialisés bénéficient il est vrai d’une production nationale, au contraire de la France.

Aux Etats-Unis, au Canada, en Chine, en Norvège (rapprochement à ne plus envisager) ou au Royaume-Uni (Ne pas confondre Chivas et Chavez), des oléoducs expédient le pétrole brut en direction des raffineries plus ou moins proches des gisements, qu’ils se trouvent sur la terre ferme ou en mer. Ainsi, quelques grands ports pétroliers donnant sur le Golfe du Mexique, traitent indistinctement le brut des plates-formes américaines, mexicaines ou le brut lourd exporté par le Venezuela. Dans un pays comme la France presque totalement dépendant de ses importations, la production annuelle de pétrole du bassin aquitain (Parentis) ou du bassin parisien représente moins d’une journée de production de l’Opep. Le vice-président de la société Toreador et demi-frère du député des Hauts-de-Seine, Julien Balkany a il est vrai annoncé en mai 2010 une reprise de l’exploration des pétroles non-conventionnels dans le bassin parisien : peut-être dans le sous-sol de Levallois-Perret ? [

L’Union Française des Industries Pétrolières évaluait à moins de 15 millions de tonnes les réserves françaises, c’est-à-dire 0,077 % des réserves mondiales [source]. Le coût des importations pétrolières a connu une progression régulière, passant de 8 milliards d’euros en 1995 à 46,5 milliards d’euros en 2008, en léger retrait ces derniers mois [source]. Cela étant, l’Allemagne, le Japon, l’Italie, la Corée du Sud et d’autres pays développés se trouvent dans la même situation énergétique que celle de la France : sans gêne apparente. A l’inverse, de très nombreux pays qui exportent depuis des décennies n’en retirent rien en terme d’enrichissement interne et de développement économique. C’est le cas de l’Iran de la Révolution Islamique, en particulier [Comment peut-on être aussi peu perçant ?]. source].

En France, quatre ports concentrent l’essentiel des activités pétrolières. Cette situation résulte d’une action combinée des multinationales et des pouvoirs publics longtemps gestionnaires des ports autonomes. Depuis le vote des lois de décentralisation de 2004 et 2008, ceux-ci portent théoriquement un nom en rapport avec leur situation. Dans les faits, les différents gouvernements ont mené une réforme qui a consisté à changer les statuts administratifs sans révolutionner la gestion des personnels. Ainsi, les grévistes contestent la décision du Directoire du Grand Port Maritime de Marseille de créer une filiale dédiée à la gestion des terminaux pétrolier. Les premiers n’en veulent pas. Le second évoque une filiale à 40 % privée. Le Directoire veut des subsides, mais sans rogner une once de son pouvoir [source]. En 2008, 384 millions de tonnes de marchandises ont transité par les ports autonomes français. La part des hydrocarbures s’élève à 43 % (165 millions de tonnes). De fait, les raffineries françaises revendent leurs produits au-delà des frontières nationales. Pour Marseille - Fos on peut citer les stations-services et industriels suisses, allemands ou luxembourgeois desservis par le pipe-line sud-européen [source]. France - Luxembourg : combien ?

Alors que pendant des décennies, au nom de l’indépendance de la France et en complet accord avec les syndicats [1], les gouvernements ont poussé le raffinage pétrolier français, les directions des ports autonomes souhaitent désormais tourner la page. Elles souhaitent augmenter la part prise par les conteneurs (10 % environ du total) et visent plus les produits à haute valeur ajoutée que les matières premières en vrac. Elles recourent de plus en plus aux intérimaires et aux sociétés sous-traitantes quand les syndicats de dockers s’y opposent. Mais le rapport de force tourne à l’avantage des premiers (30.000 emplois directs) et non des seconds. On dénombre en effet 6.500 dockers et 3.500 employés administratifs dans les Etablissements publics portuaires français [source].

Concernant le trafic pétrolier, la déroute des grands ports hexagonaux ne suscite aucune discussion. Le premier port français, Marseille - Fos, recule fortement (voir au-dessus). Au Havre, c‘est la quasi stagnation (34,2 millions de tonnes en 2006). A Saint-Nazaire, on est passé de 9,8 à 7,6 millions de tonnes de pétrole entre 2007 et 2009 (- 22 %). A Dunkerque, la fermeture de la raffinerie Total a entraîné un quasi arrêt du trafic pétrolier. Je pourrais donc évoquer à l’occasion du blocage annoncé des ports français le goût mortifère pour les coups de pistolet tirés dans le pied et l’aveuglement des syndicats corporatistes. C’est un fait. Mais je terminerai sur ce que l’on appellera une pirouette. Qu’arrive-t-il lorsqu’une équipe de football national - comble de l’horreur - sombre au beau milieu d’une coupe du monde ? La nation unanime réclame la tête de l’entraîneur, voire de toute la direction. Une question me tarabuste. Qui assumera en France le bilan du raffinage français, et celui des ports autonomes ?

Je conclus. Le blocage des ports cache d’autres choses, me dit-on. S’il s’agit des retraites, je ne vois pas bien le rapport avec le pétrole à la base du fonctionnement de toute l’économie française. A Fos la paralysie dure depuis dix jours. D’autres ports pourraient connaître le même sort. Le secrétaire d’Etat aux transports s’est exprimé vendredi 8 octobre au nom - je suppose - de l’ensemble du gouvernement. Pour Mr Bussereau, cette grève est «  sans objet  » et affaiblit «  le port de Marseille et ses entreprises  ». « Nous mettrons en place les acheminements nécessaires afin qu’il n’y ait aucune rupture dans les stations et dépôts de carburants […] La pénurie n’est pas d’actualité. [… Et] les moyens nécessaires seront mis en œuvre  » [source]. A cette fin, les camions - citernes circuleront le dimanche. Et ils transporteront du pétrole raffiné ailleurs. On a dit France - Roumanie 2 - 0 ? Moi, je dirai plutôt France - France : 0 - 2

 

Incrustation : le port de Marseille - Fos, par mer-et-marine...

  • [1] « La base industrielle de Fos. En quelques années, à partir de 1965, là où le cône de la Crau s’enfonce sous les alluvions de la Camargue, dans une plaine déserte, infestée de marécages et de moustiques, et seuelment traversée en bordure de mer par la route de Port-de-Bouc à Port-Saint-Louis, on a vu surgir, autour du port de Fos, un immense programme d’industrialisation, suivant un planning rigoureux et une conception d’ensemble dont on ne trouve guère d’autre exemple en France que dans la région havraise. La réussite technique est spectaculaire. La création de Fos, c’est d’abord la volonté du Port Autonome de Marseille, bien épaulé par une Chambre de Commerce revenue des mirages coloniaux. Le port a su se constituer dès 1961 un immense domaine foncier, acquis à des prix dérisoires, en vue d’y construire un port industriel ; le but visé n’est donc pas de participer à l’aventure rhodanienne, mais de donner à Marseille des conditions portuaires et industrielles convenables. [...] La région bénéficie également d’atouts exceptionnels. C’est d’abord l’abondance et le coût relativement bas de l’énergie : lignites de Gardanne, produits pétroliers, gaz naturel grâce au terminal méthanier de Gaz de France : l’usine de regazéification, travaillant le méthane algérien, libère en outre une énorme quantité de frigoriers, récupérées par une usine de l’Air Liquide qui offre fluides et gaz à des prix très compétitifs ; électricité enfin venant des vallées du Rhône ou de la Durance. [...] Le financement a été assuré grâce au concours incessant de l’Etat, qui a financé environ 40 % du coût des équipements, le Port Autonome assurant le reste. Le point de départ a été la création du port pétrolier, afin de pouvoir recevoir les gros tankers modernes. Puis le Port Autonome s’est attelé au creusement des darses et à l’équipement en routes et en voies ferrées, à la préparation des terrains industriels, aux liaisons vers l’extérieur. La jonction avec le Rhône a été tardive (1981) ; ayant eu pour effet de couper la voie ferrée de Port-Saint-Louis, port industriel autrefois actif, la desserte ferroviaire de ce dernier a été couplée avec celle de Fos et la voie ferrée électrifiée jusqu’à Miramas. Les darses, accessibles aux gros minéraliers, sont entourées de quais immenses, à équipements spécialisés (terminal minéralier, à conteneurs, méthanier). En quelques années ont été réalisées la raffinerie de Fos, les installations de stockage du pipe sud-européen, la station de Gaz de France, l’usine de l’Air Liquide (1973) ; la pétrochimie d’ICI et d’Ugine - Kuhlmann créèrent 1.500 emplois, l’usine d’aciers spéciaux d’Ugine plus de mille, bien que sa production en soit restée à 250.000 tonnes pour 600.000 prévues. Enfin, Fos a reçu l’usine sidérurgique intégrée de Solmer, afin de plus avoir à recourir aux lointains approvisionnements lorrains ou aux importations italiennes, et d’alimenter en acier tout le sud de la France et une forte exportation ; dans des conditions idéales avec réception du minerai et du charbon et quai exportateur à côté de l’usine, celle-ci ayant toute la place pour procéder à la coulée continue et fabriquer des demi-produits. Le projet portait sur une production de 7 millions de tonnes d’acier, uniquement en produits plats ; avec la crise, une seule tranche a été terminée (1974) avec deux hauts-fourneaux ; sa capacité (4 millions de tonnes) n’a jamais été utilisée. L’Etat et les prêts bancaires ont assuré le financement et Usinor a pris la relève de Solmer.  » / Pierre Etienne, Les régions françaises (Tome 2 - p.236-237) - Masson Géographie (1991)


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16 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 11 octobre 2010 12:12

    Et un libéral, un.. !!!!

    Sinon, onéreux auteur, ça doit bien te gêner que ton système soit en train de s’effondrer...

    Manque de chance, tu en es encore plus responsable que les « autres ». Les autres, tu sais, ce qui n’ « investissent » pas en bourse.
    Car tu ne te rends même pas compte que ton argent sert à détruire de l’emploi en France.


    • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 11 octobre 2010 15:25

      En géographe, j’ai tenté d’expliquer comment fonctionnent les ports pétroliers construits et financés puis à demi-modernisés par l’Etat. Au risque d’être traité par mes contradicteurs de tous les noms d’oiseaux...
      Parce qu’ils n’ont aucun argument solide.

      Le ’libéral’ que je suis constate en tout cas, « Parisien » à l’appui, la double menace qui pèse sur la France : la médiocrité des élites françaises (leaders syndicaux compris) et le corporatisme. http://www.leparisien.fr/marseille-13000/marseille-les-patrons-ironisent-sur-le-metier-de-grutier-11-10-2010-1104961.php

      L’extrait concernant Mme Parisot vaut son pesant d’or, qui justifie la contre-publicité du grutier de Fos payé 4.000 euros par an pour 8 semaines de travail. Que connaît-elle de la dureté du travail manuel ? Rien. Et pourtant :
      «  »« Ce n’est pas de la provocation », estime Laurence Parisot, la présidente du Medef, sur France Info. « C’est une façon de dire : Attention, le port de Marseille est en danger », analyse-t-elle... «  »


    • plancherDesVaches 11 octobre 2010 16:00

      En effet, Parisot vaut aussi peu qu’une Lagarde.

      Mais, réfléchis.

      Un pays, qu’il soit entrainé par le bas OU le haut, est un pays.
      Et j’ai TROP d’expérience au niveau boulot pour savoir que si l’on a des mauvais salariés, même en étant un excellent patron, on va dans le mur.

      Maintenant, je te laisse choisir.
      Mais vivre en autarcie est illusoire tant en parlant de fric qu’en parlant d’humains qui FONT le fric.


    • plancherDesVaches 11 octobre 2010 16:04

      hhmm.. oui, pardon.
      J’essaie d’élever le débat, mais si pour toi, seule l’absence de pétrole pour ton 4x4 ou une grève de métro te gène, ne tiens pas compte de mes écrits.
      Bien sûr.


    • LE CHAT LE CHAT 11 octobre 2010 12:53

      certaines stations service de Marseille sont déjà à sec , et certaines raffineries vont arrêter prochaine faute de pouvoir exporter la marchandise ou de pouvoir s’approvisionner en brut !
      ce matin , une soixantaine de bateaux en rade de Fos , impressionant !


      • Musardin Musardin 11 octobre 2010 20:08

        Je confirme le chat : vu de la pointe de la Gracieuse c’est pas mal non plus !


      • plancherDesVaches 11 octobre 2010 18:20

        Notez, chers internautes, ce n’est même plus la peine de faire grève même si l’on est un salarié en position de force (0,00000001 % des salariés...)

        Le déluge arrive grâce, à nouveau, à nos « chers » capitaleux : http://contreinfo.info/

        In gold, we trust.


        • jean 11 octobre 2010 18:22

          Une seule usine de raffinage fermée est cata pour l’europe qui a pris soin de n’en laisser que 4 ou 5, donc une possibilité de blocage en effet et merci à eux, il n’y a que cela qui marche


          • Papybom Papybom 11 octobre 2010 18:26

            Bonjour M Bruno de Larivière.

            J’avais la larme à l’œil en lisant votre commentaire  :

            «  L’extrait concernant Mme Parisot vaut son pesant d’or, qui justifie la contre-publicité du grutier de Fos payé 4.000 euros par an pour 8 semaines de travail. Que connaît-elle de la dureté du travail manuel ? Rien. Et pourtant  :  »

            Après vérification, c’est 4000€ PAR MOIS. 18 heures par semaine et 8 semaines de congés par an.

            Et les conditions de recrutement ! Une horreur, si vous n’avez votre carte de la CGT.

            Je vais ranger mon mouchoir.

            Cordialement.

             


            • jaja jaja 11 octobre 2010 19:21

              Dans le même article on trouve la version de la CGT :

               "Ce ne sont ni les montants, ni les horaires annoncés » se défend Pascal Galéoté, porte-parole CGT des agents du GPMM, en citant une paie de 2.140 euros nets pour un salarié ayant 10 ans ancienneté et travaillant 151 heures par mois....

              Une propagande du patronat à la Goebels pour discréditer les grévistes...

              Rien d’autre. Comme d’hab....


            • nataraja 11 octobre 2010 18:56

              il y a des greves et mouvements legitimes mais ce bloquage est proprement scandaleux , tout le monde sait que la CGT de marseille est une vertitable mafia qui gangrène differents secteurs d activités . pourquoi ne pas constituer une armée de reserve de chomeurs prets a remplacer ces jenfoutre ?


              • jaja jaja 11 octobre 2010 19:24

                Les milices patronales et les jaunes de vos amis se sont toujours fait botter le cul par ces « Jean foutre » que vous stigmatisez ici.


              • libre dissidence libre dissidence 11 octobre 2010 19:11

                Bizarre bizarre ,
                Beaucoup semblent génés que les dockers touchent 4000 €, fassent 18 heures et bénéficient de 8 semaines de congés avec comme seule conditions d’avoir la carte Cgt .
                Bon il est vrai que si je voyais l’ensemble des fiches de paye de ces personnes et de tout ceux qui travaillent sur le port, je penserai et vérifierai que c’est un abus.
                Mais que penser de ceux qui avec une carte Ump ou un avantage de ’’fils de’’ n’en foutent pas une auprés d’administrations, de conseil d’administration ou de commission d’enquête parlementaires, des auteurs de rapport dans le sens du vent, de pistonnés et protégés de .. Etc...etc...
                Au moins les premiers bossent même que de temps en temps et cotisent...
                Les autres ? ? ? 
                C’est pas une armée de chômeurs qui faudraient pour les remplacer, mais l’effectif complet du pôle emploi ; 
                Tiens je viens de résorber une grande partie du chomage !
                 
                 


                • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 11 octobre 2010 21:29

                  Pour donner les dernières infos à ceux que cela intéresse, le blocage se confirme, en tout cas pour Marseille. Libération fait ce soir le point sur la fausse pub évoquée plus haut, et les 4.000 euros mensuels smiley
                  http://www.liberation.fr/economie/01012295674-port-de-marseille-le-meilleur-job-du-monde-fait-polemique


                  • Papybom Papybom 11 octobre 2010 21:55

                    Bonjour M Bruno de Larivière.

                    J’ai suivi votre lien. Madame MEDEF, est ignoble mais pas folle. Attention aux publications des véritables feuilles de paye….

                    La CGT, me fait gentiment sourire. « Pascal Galéoté, porte-parole CGT des agents du GPMM, en citant une paie de 2.140 euros nets pour un salarié ayant 10 ans ancienneté et travaillant 151 heures par mois. » Je ressors mon mouchoir  !

                    Patience, attendons demain. Les petits ruisseaux de preuves fond les grandes rivières…

                    Cordialement.


                    • libre dissidence libre dissidence 12 octobre 2010 09:09

                      Que Mme Médef sorte la sienne aussi de fiche de paye !
                      Et voilà moi aussi j’ai stigmatisé et fais un cas général en parlant d’une catégorie...
                      Bon j’ai pas fait avancer le débat, c’est vrai, mais pourquoi ce serait à moi de le faire ?
                      Que Mme Parisot s’occupe plutôt de rechercher l’argent de la caisse le l’UIMM ; celui destiné à ’’fluidififier’’ le dialogue social, elle risque d’en avoir besoin d’ici peu !
                      Maintenant la Cgt fait gentiment sourire !
                       Et bien pour beaucoup le patronnat et le Gouvernement font méchamment pleurer ,
                      Certains sortent leur mouchoir, d’autres leurs pancartes ou sortent dans la rue .. ;
                      « Choisi ton camp ».

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