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Accueil du site > Actualités > Politique > Bouter les étrangers hors de France, oui, mais à quel prix ?

Bouter les étrangers hors de France, oui, mais à quel prix ?

Combien coûte la rétention d’un étranger avant de l’expédier (éventuellement) hors de nos frontières ? Quel est le taux effectif d’exécution des reconduites à la frontière ? Combien ça coûte au contribuable français ? 25 000 étrangers éloignés (objectif fixé par Nicolas Sarkozy pour 2006), ça sert à quoi ?

Les articles 13 à 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (qui sont des dispositions à caractère constitutionnel) disposent :

Art. 13.
Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Art. 14.
Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Art. 15.
La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Selon un article publié par Les Echos le 27 septembre 2006 ("Immigration irrégulière : forte hausse du budget des reconduites à la frontière en 2007"), le coût d’un étranger dans un centre de rétention administrative (passage obligé avant la reconduite à la frontière) est de cent euros par jour.

L’indicateur sur le coût moyen en centre de rétention a vu, lui, le jour : il devrait avoisiner 1000 euros par étranger en 2007 pour une durée moyenne de rétention de 10 jours, contre 875 euros en 2006 (10 jours), 802 euros en 2005 (9,4 jours) et 606 euros en 2004 (7,8 jours).

La durée moyenne de rétention est de dix jours, donc le coût moyen d’un étranger placé en centre de rétention est de 1000 € (sans compter les frais de transport vers son pays d’origine).

Maintenant, ce qu’il est intéressant de savoir, c’est le coût des rétentions inutiles. Je m’explique.

Lorsque l’administration veut renvoyer un étranger vers son pays d’origine, soit l’étranger a un passeport en vigueur (et la difficulté consiste à trouver le moyen de transport idoine), soit il n’a pas de passeport. Or, la plupart du temps les sans-papiers (par définition) n’ont pas de papiers et donc pas de passeport en vigueur... Donc l’administration doit présenter l’étranger à son consulat et obtenir un laissez-passer (il serait intéressant de savoir combien coûte le déplacement d’un étranger à Paris pour cette présentation...)

Or, le taux d’obtention de laissez-passer est en pratique très faible, sauf si la France a des accords particuliers avec des pays comme, par exemple, avec ceux du Maghreb. Souvent, la non-obtention de laissez-passer s’explique par le fait que les préfectures sont débordées (25 000 reconduites par an est le but qui a été fixé par notre ministre de l’Intérieur pour l’année 2005).

Par exemple : cet été, j’ai eu quatre clients (nigérians et bangladais) qui ont fait des séjours de trente-deux jours en centre de rétention. Pour rien. Car leurs consulats ne les ont pas reconnus... C’est ce que j’appelle une rétention inutile.

Cette rétention administrative inutile a donc coûté 32 jours x 87,5 euros (chiffres pour 2006) x 4 personnes =11 187,20 euros au contribuable français... Et ce ne sont que les chiffres de mon petit cabinet de rien du tout.

Le même article des Echos nous informe du "taux d’éloignement des étrangers en situation irrégulière : 15 660 départs ont été réalisés en 2004, sur 69 602 mesures prises, soit un taux de 22,5 %".

Si le nombre d’éloignements effectifs en 2004 était de 15 660 sur 69 602 mesures prises, on peut estimer qu’il y a eu 53 942 rétentions inutiles...

Si l’on applique les indicateurs sur le coût moyen en centre de rétention calculés par le ministère de l’Intérieur pour l’année 2004, cela voudrait dire que le ministère a "gaspillé" 53 942 x 606 euros = 32,7 millions d’euros en rétentions inutiles...

A cela on doit ajouter cette autre information :

Pour mener à bien sa politique, Nicolas Sarkozy a engagé, en parallèle, un programme d’agrandissement et de construction de centres de rétention (Nîmes, Hendaye et Orly en 2007). Ceux-ci affichent aujourd’hui un taux d’occupation si élevé qu’il n’est pas rare que des étrangers ne puissent être reconduits aux frontières faute de places. Le ministre prévoit ainsi de faire passer le nombre de lits de 1447 à 2500 en juin 2007 (+ 48,5 millions d’euros).

Ces informations peuvent être consultées sur le site Internet relatif à la performance de l’action administrative :

www.finances.gouv.fr/performance/performance/politique/2007/TSOBJIND_OBJ2199.htm

qui ne donne malheureusement pas le nombre total de mesures d’éloignement prises en métropole.

Si le taux d’éloignement effectif des étrangers est de 22,5 % on peut estimer que la dépense supplémentaire prévue par notre ministre sera inutile à hauteur de 77,5 %. Il y a donc un gaspillage supplémentaire de 77,5 % x 48,5 millions d’euros = 37,6 millions d’euros...

Soit au total une dépense inutile de 32,7 + 37,6 millions = 70,3 millions d’euros...

Je pense qu’il est légitime de se poser la question : est-ce que la politique de l’immigration menée par Nicolas Sarkozy est réaliste et économiquement viable ?

Selon un article du Monde du 29 novembre 2005, notre ministre de l’Intérieur (ceci soit dit en passant, il est inadmissible qu’un candidat à la présidentielle soit à la tête d’un ministère à moins de six mois des élections, même les journalistes quittent temporairement leur poste alors qu’ils ne sont pas candidats et que leurs époux ne sont pas candidats), il y a en France entre 200 000 et 400 000 étrangers en situation irrégulière.

Nicolas Sarkozy estime que chaque année s’installent en France entre 80 000 et 100 000 étrangers de façon irrégulière.

Faisons un petit calcul : si en 2006, 25 000 étrangers en situation irrégulière ont été expulsés mais 100 000 sont arrivés... il reste donc 75 000 étrangers qui se sont installés chez nous.

Imaginons qu’on ferme totalement nos frontières (ce qui est rigoureusement impossible), il faudrait expulser à un rythme effréné pendant dix-neuf ans (19 x 25 000 = 475 000 étrangers en situation irrégulière qui sont en France à la fin de l’année 2006) pour se débarrasser de tout étranger indésirable !

Plus sérieusement, 25 000, 30 000, 50 000, peu importe le chiffre : jamais la France ne réussira à expulser tous les étrangers en situation irrégulière, qui lui rendent bien service dans les BTP et autres secteurs où le travail dissimulé remplit bien les poches d’entrepreneurs peu scrupuleux.

La classe politique, les « think tanks » et les médias seraient mieux inspirés d’étudier des solutions pour permettre une meilleure répartition de la richesse au niveau mondial, car le réchauffement de la planète et la désertification corrélative en Afrique vont continuer à pousser des être humains désespérés à traverser les déserts et les mers dans des embarcations de fortune afin d’échapper à une misère que nous avons du mal à imaginer.


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141 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 19 décembre 2006 12:48

    Bonjour Toulousaine,

    « Bouter » s’applique à un ennemi. Les étrangers sans papiers, même jugés indésirables, ne sont pas nos ennemis.

    « La durée moyenne de rétention est de 10 jours, donc le coût moyen d’un étranger placé en centre de rétention est de 1.000 € » Possible mais le coût mis en avant ici peut laisser croire chez quelques-uns qu’il s’agit d’un accueil de luxe. Or, les conditions de rétention sont misérables voire inhumaines. A moins qu’il n’y ait de récentes et subites améliorations ! Les dépenses sont je suppose liées surtout aux frais des forces de police et de surveillance. Pouvez-vous préciser en détaillant un minimum les frais ? Merci.


    • La Taverne des Poètes 19 décembre 2006 12:56

      Il n’est pas inutile de rappeler aussi que le coût engagé est sans commune mesure avec celui d’une vie humaine. Combien de gens meurent noyés, de faim ou attaqués par les pirates avant d’atteindre les côtes de l’Europe ? Les « bouter » avec la perspective qu’ils risquent à nouveau leur vie pour revenir pose la question du prix d’une vie humaine. Et donc, en humanistes nous devons raisonner sur les solutions à trouver au plan international et pas dans le seul cadre hexagonal.

      Je ne pense pas que Sarkozy veuille bouter les immigrés comme des ennemis même s’il a proclamé que la France n’a pas besoin de l’Afrique et que « l’homme n’est pas une marchandise comme une autre ». Mais sa politique de l’immigration n’est pas la bonne.


    • toto (---.---.200.97) 19 décembre 2006 13:38

      Oui mais même, 48 millions pour améliorer les centres, notre avocate militante trouve que c’est trop cher.


    • Jason Nicolas 20 décembre 2006 13:37

      Bonjour, M. le Tavernier. Non, bouter, ne signifie pas uniquement jeter un ennemi hors d’un territoire, selon la phrase attribuée (sans doute faussement) à Jeanne d’Arc. Consultez SVP le « Dictionnaire historique de la langue française » de Robert, vol. I p 489 et le tableau de la page 490. Ce mot, qui a une racine indo-européenne et est attesté au XI ème siècle dans la langue française, a connu une descendance nombreuse jusqu’au XXème. Il a donné lieu à arc-boutant, bouton, bouterolle, boutoir, boute-en-train, bouture, débouté, etc. Il signifie, au plus près de son étymologie, pousser, refouler, jeter.

      Vous êtes allé trop vite en besogne, et le mot ennemi, dans le contexte où vous l’employez n’est qu’incendiaire : vous n’êtes qu’un boute-feu !

      Comité d’Agoravox à quoi rêviez-vous ?


    • Citoyen ordinaire 19 décembre 2006 12:59

      Mieux vaudrait réflèchir sur le point de savoir comment préparer les esprits à accepter la société multiraciale et métisse qui sera inéluctablement le visage de la France de demain.

      Rien ni personne ne peut empècher celà, et ce ne sont pas quelques mesurettes destinées à rassurer certains qui y changeront quoique ce soit.

      En effet, ce processus irreversible vient autant de l’intérieur que de l’extérieur.

      A l’intérieur, Le taux de natalité des populations immigrées venues du continent Africain est en moyenne de 5 fois supérieur au taux de natalité des « autochtones » Français.

      A l’extérieur, l’immigration clandestine ira en croissant de manière exponentielle du fait d’une part de la dégradation rapide des conditions socio économiques des populations de la plupart des Etats d’Afrique noire, et d’autre part au gré de l’ouverture des frontières des Etats bordant la méditerrannée qui aujourd’hui sont surveillées du fait des tensions militaires. Les points d’entrée se multiplieront en fonction des « détentes » diplomatiques.

      La peur de l’aventure n’effraiera jamais ces populations qui luttent pour leur survie ou tout au moins pour un avenir meilleur.

      Avec fatalisme, ceux qui embarquent pour le voyage salvateur, énoncent ce crédo : S’en fout la mort.

      Alors, cessons de nous mentir sur le sujet et préparons nous à aimer ce que sera notre société de demain.


      • DEALBATA (---.---.166.140) 19 décembre 2006 13:27

        C’est vrai que cela paraît inévitable, un peu comme 1940 où certains avec la même idéologie pensaient qu’il fallait bien s’en accommoder et que finalement on y trouverait son bonheur. La résistance n’est plus ce qu’elle était.


      • DEALBATA (---.---.166.140) 19 décembre 2006 13:34

        J’ai toujours su que la vision progressiste de la Femme nous entraînerai plus rapidement dans le fond de l’abîme. Matière et maternité sont les deux mamelles qui nourrissent la modernité.


      • miaou (---.---.207.95) 19 décembre 2006 14:10

        Mais c’est à donner raison à Pascal Sevran, voire au borgne, ce genre de commentaire provocateur !!! C’est le même type de raisonnement qu’on a entendu, toute proportion gardée, à propos de à la drogue : on ne pourra jamais empêcher la drogue de circuler, autant la légaliser !!!

        Il faut être lucide, il ne s’agit certes pas de bloquer complètement tout le mouvement ; cette évidence au ras des pâquerettes ne doit pas empêcher qu’il faut décourager par tous les moyens une arrivée massive et incontrôlée. Même si, par idéologie, on refuse la notion de seuil de tolérance, il existe des limites physiques... Sinon, au vu de la taille des populations en rapport, ce n’est pas le métissage qui nous attend, mais le remplacement du phénotype « blanc » par le phénotype « noir » au bout d’1 à 2 générations.

        Le pire est cette immigration ne résoudrait absolument rien pour les pays de départ, mais que leurs problèmes (ethnique, Islam...) se déplaceraient en France. Tout ça au nom d’une culpabilité post-coloniale mal assumée.

        Pourquoi n’iraient-ils pas en Chine, au vu des besoin de main de main d’oeuvre de ce pays et des nouvelles relations privilégiées qui sont en train de s’établir ? Certes, les Chinois sont moins sensibilisés à la problématique des droits de l’homme et du racisme.


      • Citoyen ordinaire 19 décembre 2006 14:20

        Dans les pays Asiatiques, les frontières sont verrouillées à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Les allées et venues des étrangers sont controlées en permanence. Malheur à celui qui se permettrait de faire travailler un illégal. Les sanctions sont là bas redoutables pour ce type de délit. Renseignez vous.

        D’autrepart, en Asie, il faut réellement travailler dur pour vivre et la protection sociale, réservée aux nationaux, est réduite au minimum.

        Les flux migratoires sont, en conséquence, impossibles. Le contrôle n’est pas limité aux frontières il est partout, et les prisons sont....très inhospitalières...


      • miaou (---.---.207.95) 19 décembre 2006 14:36

        @Citoyen ordinaire

        Je vous remercie pour cette information complémentaire au sujet des pays asiatiques. Néanmoins, ne vous semble-t-il pas qu’il y ait quelque part une contradiction avec votre commentaire précédent mettant en avant l’inévitabilité d’une immigration de masse et l’inefficacité des mesures anti-immigration ?


      • debase (---.---.215.199) 19 décembre 2006 14:56

        Je pense que vous êtes tout sauf un ’citoyen ordinaire’ (ou alors, de quel pays ?).

        Heureusement votre tentative d’intox tellement grossière et à la limite de la bêtise, va avoir l’effet inverse de celui que vous escomptiez. C’est fini, votre discours ne ’passe’ plus, vous comprenez ?

        A la lecture de votre commentaire beaucoup se disent comme moi-même et plus que jamais : Vive LE PEN !

        Et Merci pour lui...


      • debase (---.---.215.199) 19 décembre 2006 15:27

        @DEALBATA

        Ne vouliez-vous pas dire « Matière et **féminisme** sont les deux mamelles qui nourrissent la modernité » (qui elle-même va pousser l’humanité vers l’abîme n’est-ce pas DEALBATA ?)

        Ca mériterait un bel article bien écrit sur AgoraVox...

        Et sans doute plus encore, une réflexion générale, ouverte et profonde, et surtout à contre-courant sur notre société ’occidentale’


      • Citoyen ordinaire 19 décembre 2006 15:57

        Cher Monsieur,

        Il n’y a de contradiction dans mes propos. Juste l’énoncé de deux évidences :

        Certains pays, dont les pays asiatiques, qui ont résoudre des difficultés conjuguées d’ordre démographique et socio économique, et qui ont de surcroît pour objectif d’occuper dans les années à venir une place prépondérante dans l’économie mondiale, ont mis en oeuvre une politique drastique d’immigration, n’acceptant sous strict contrôle que ceux qui peuvent contribuer à la réalisation de leur ambition en opérant les transferts technologiques dont ils ont besoin.

        Autant dire que les résidents étrangers sont « triés sur le volet ».

        Autant dire également que toute transgression est très sévèrement punie de sorte à éviter toute tentative de récidive. Mais...il n’y a pas de transgression...car ces politiques reccueillent l’adhésion nationale et les citoyens eux mêmes participent au verrouillage de l’immigration.

        Certains autres pays, comme le nôtre, encouragent et favorisent l’immigration depuis de longues années. Ceci chez nous a débuté après guerre, dans le cadre du plan Marshall, pour aider à la reconstruction, c’est à dire, il y a plus de cinquante ans, et n’a jamais cessé depuis.

        Il n’y a jamais eu de distinction faite pendant ce demi siècle entre l’acceuil, peut être necessaire, des travailleurs étrangers en mission ponctuelle et leur installation à demeure définitive, quelquesoit les besoins en main d’oeuvre.

        Ces politiques, toujours renouvellées, et l’accès de tous aux bénéfices sociaux a créé une attraction phénoménale des populations localement miséreuses vers la France terre d’accueil.

        Les guerres tribales, les conflits ethniques, la désertification des terres et la paupérisation corrélative de leurs habitants jouent un rôle amplificateur.

        La fécondité « traditionnelle » de nos hôtes déjà sur place et leur objectif naturel, et réalisable, d’attirer à eux tous les membres de leur famille élargie restés au pays jouent également un rôle amplificateur du phénomène.

        Le fatalisme, la résistance à la souffrance, la relative indifférence au danger et à la mort qui animent ces malheureux les arment pour affronter les pires dangers qu’ils peuvent rencontrer sur leur chemin vers la terre salvatrice.

        Il est patent que cette immigration, plébicitée depuis un demi siècle par nous tous et répondant par ailleurs aux désirs les plus ardents de dixaines de millions d’Africains est devenue irréversible, comme une osmose des volontés. Dès lors, dans trois générations au plus, la France sera multiraciale et métisse, qu’on le veuille à présent ou non.

        Ma conclusion était de dire qu’au lieu de nous endormir à coup de mesurettes au demeurant onéreuses, il vaudrait mieux nous préparer à gérer la transformation profonde de notre pays, tant aux plans social que culturel ou religieux.

        Mieux vaut assumer intelligemment ce que nous avons tant voulu et réalisé, afin d"en guider la mise en place plutôt que de le renier aujourd’hui, alors qu’il n’y a plus de retour possible en générant ainsi des révoltes ultra violentes (dont nous avons déjà eu récemment de tout petits petits avants goûts) et contre lesquelles nous sommes surs de perdre.


      • DEALBATA (---.---.166.140) 19 décembre 2006 16:08

        Matière et maternité ont la même racine étymologique, l’une représente le macrocosme et l’autre le microcosme mais leur fonction symbolique sont identiques : L’illusion et la progression sont les deux facettes d’un même principe : le mental. En qui toutes les confusions et les jeux de miroir se reflètent pour éloigner l’être de ce qu’il est réellement.


      • debase (---.---.215.199) 19 décembre 2006 17:23

        @’Citoyen ordinaire’

        Décidément vous persistez ! Vous êtes un de ces militants activistes pro-métissage qui cherche à nous faire admettre l’inéluctabilité du phénomène en tant que ’postulat’.

        Nous avons le droit et le devoir (pas seulement envers les français eux-mêmes) de préserver notre nation et notre identité. Nation qui nous protège et devra protéger nos enfants. Tout ’citoyen ordinaire’ de tout pays ne peut que nous reconnaitre ce droit.

        L’immigration proche de zéro est parfaitement possible (vous citez vous-même des exemples !), renvoyer les illégaux pas de problème non plus, et même revoir en détail la validité de certains papiers. Il suffit d’une réelle volonté politique...

        Soyez sûr que les français auront le sursaut vital nécessaire. Le problème est qu’avec des gens qui pensent (et sans doute agissent) comme vous plus le temps passe plus ce sera violent, c’est ça qui malheureusement est vraiment ’inéluctable’...

        D’ailleurs, attendez vous déjà à ce que des réactions du style de celles de P. Sevran, qui ont au moins le mérite de mettre les ’pieds dans le plat’, se fassent de plus en plus courantes.

        Aux africains de savoir se remettre en question, il en va pour eux aussi de leur survie, et nous pouvons sincèrement les aider. L’Afrique du Sud est peut-être un exemple ? (mais je suis incompétent)


      • Responsabilité globale ? (---.---.38.189) 19 décembre 2006 17:24

        Ce debat est passionnant, mais ne prend pas,a mon sens, le probleme sous le bon angle : Je m’explique : on entend trop souvent parler de l’immigration comme d’un probleme couteux pour la France, alors qu’il represente pour les populations concernées la seule et unique solution d’avoir une vie à peu près decente. Est il necessaire de rappeler les raisons qui motivent ces gens à partir de chez eux pour devenir clandestins ? Tout cet argent et l’energie gaspillée pour batir l’exclusion, de la part d’un pays qui se veut citoyen du monde et grand donneur de lecons devant l’éternel me desole. Ne faudrait il pas utiliser ces mêmes moyens à aider ces populations à batir des pôles d’attraction dans leur propre pays ? Si ces gens sont effectivement capables de braver tous les dangers pour survivre, ne serait il pas plus constructif de les accompagner dans des projets locaux afin de leur donner envie de rester chez eux ? Le discours unilatéral porte a croire que cete aide n’est pas envisageable, hors de nombreux exemples prouvent que cela est faux. On comprendra enfin que le chaos qui regne dans ces pays aide le maintient de spheres d’influences internationales qui rapporte certainement beaucoup plus d’argent que la gestion des clandestins n’en coute.


      • (---.---.229.236) 19 décembre 2006 17:36

        Rien n’est iréversible.

        On a bien eut les Protestants, je ne vois pas pourquoi on n’aurai pas non plus les immigrés. C’est juste une question de volonté du Peuple.


      • (---.---.20.212) 19 décembre 2006 19:33

        La méthode est toujours la même : Nous démontrer que l’on ne peut rien faire et qu’il ne nous reste qu’à nous résigner à disparaître comme ont disparu les indiens d’Amérique. Et encore eux ont eu le droit de se défendre avec leurs faibles moyens, nous on nous l’interdit en nous culpabilisant de vouloir agir. Cela s’appelle démoraliser le peuple pour lui ôter toute envie de résistance, ce n’est pas nouveau. Qui a dit qu’il fallait « bouter les étrangers » ? si ce n’est l’auteur dans son article provocateur à souhait ? N’attirons déjà plus les candidats en ne leur laissant plus croire qu’ils finiront par avoir tout. en ne donnant plus rien aux clandestins, beaucoup partiront d’eux même. Quel est leur but ? Trouver un pays qui les accueille, les loge et les nourrice à bon compte. A l’heure actuelle (ce n’était pas le cas dans le passé) ceux qui veulent travailler cherchent à aller en Angleterre, par contre ceux qui cherchent à se faire entretenir choisissent de rester en France. Tirons en les conclusions nécessaires.


      • clairette (---.---.147.128) 19 décembre 2006 19:35

        @P xxxx 229 236

        « on a bien eut les protestants »...on peut bien avoir les émigrés" ????

        J’avais appris, au contraire, que les protestants à plusieurs reprises, et notamment après la révocation de l’édit de Nantes en 1685 avaient quitté la France en masse, pour rejoindre l’Angleterre, la Suisse, l’Allemagne, l’Afrique du Sud etc... (ce qui avait contribué à ruiner encore plus l’économie française de l’époque)

        Pouvez-vous me donner des précisions sur un éventuel envahissement de notre territoire par un retour en masse de leurs descendants ? et sous quelle forme ? Je ne connais pas cette épisode !


      • Citoyen ordinaire 19 décembre 2006 20:04

        @debase

        Monsieur,

        Pourquoi nous voiler la face et nous nourrir d’illusions. Nous fûmes, et nous sommes encore plus aujourd’hui, vous le savez, une grande majorité, Français de souche et Français naturalisés ensemble, à vouloir que notre pays devienne multiracial et multiculturel, enfin une vraie terre d’accueil ou le racisme sera définitivement erradiqué et ou l’immigration, le mélange seront libres et bienvenus, car porteur de renouveau et de bien vivre pour tous.

        Toutes les structures et moyens sont en place pour favoriser cela, et les implantations se poursuivent au rythme attendu.

        N’oubliez pas que la majorité est l’expression de la démocratie qui nous gouverne tous et devant laquelle nous devons tous nous incliner.

        Ce n’est pas quelques retours forcès mis en oeuvre pour masquer temporairement les faits ( retours très provisoires, n’est ce pas...) qui changeront la donne.

        L’on arrête pas la marée avec un verre à eau.

        Ressaisissez vous et adaptez vous, comme nous tous, c’est le mieux qu’il y ait à faire.


      • Citoyen ordinaire 19 décembre 2006 23:39

        Je rajouterais à celà que le paradoxe que nous avons engendré entre :

        notre invite à partager le rève, d’un « eldorado » Français,

        et la ghettoïsation subséquente subie par ceux qui ayant généreusement répondu à notre appel,

        - ont été relègués avec leur descendance, dans des zones d’exclusion et de non droit,

        - ou le dénuement, la désespérance, la misère sont de mise, mais où, comble du supplice, l’on cotoie quotidiennement l’abondance, le prèt à consommer, les richesses, le mépris.

        vont entrainer quelques désagréments dont nous n’imaginons pas encore les proportions, car contrairement à leurs parents pour la pluspart résignés, les plus jeunes, les petits nés chez eux, en notre bonne France, ne comprennent nullement l’économie de ce système qui organise leur exclusion originelle, sans causes logiques et expliquées.

        Avant qu’il ne soit trop tard, accompagnons donc décemment l’installation de ceux que nous avons invité avec tant d’ardeur. Dans toutes les coutumes du monde cela se nomme l’hospitalité.


      • debase (---.---.215.199) 20 décembre 2006 09:54

        @’Citoyen ordinaire’

        Bon, ça va maintenant.

        Vous êtes démasqué et tous les participants à ce fil ont bien compris votre démarche...

        Je vous rappelle que vous venez de marquer un but contre votre propre camps


      • vvv (---.---.208.9) 20 décembre 2006 11:36

        Oui, qu’ils aillent en Chine...


      • totor (---.---.200.97) 19 décembre 2006 13:21

        >>ceci soit dit en passant, il est inadmissible qu’un candidat à la présidentielle soit à la tête d’un ministère à moins de six mois des élections,

        Ouais ouais, c’est ça. Il y en a qui étaient président en fonction, d’autres premiers ministres en fonctions, d’autres simples ministres...

        Sourtout que 6 mois, c’est arbitraire, et qu’en plus pour le coup Sarko a dit qu’il démissionerait.


        • toto (---.---.200.97) 19 décembre 2006 13:36

          J’aime bien les petits calucls qui ne veulent rien dire.

          Soyons pragmatiques. L’Etat doit il reconduire les clandestins. Oui. A partir de là, les clandestins bénéficient-ils de privilèges luxueux ? non, au contraire. Peut-on faire mieux pour moins cher ? Certainement. doit on ne pas améliorer les centres de rétention par ce que c’est cher ? Pour une avocate engagée, je trouve que la mauvaise foi est bien là, je parie que vous militez par ailleurs pour que les conditions de rétention s’améliorent...

          La majorité des reconduit sont-ils de pays avec qui on a des accords ? oui, puisque c’est la raison qui motive les accords. A partir de là prendre un exemple administrativement lourd pour le généraliser est fallacieux.

          Ensuite, quel est le coût pour l’état d’un travailleur clandestin au noir ? Certainement quelques euros, qu’il faudrait aussi mettre dans la balance (dans qu’à vouloir faire des additions bêtes, autant aller au bout de la logique).

          Quel serait le coût politique et social d’une non reconduite à la frontière par ce que c’est trop cher ? Une révolte, une percée du FN, une perte de confiance dans l’état de droit ?

          Par exemple, pour réduire les coût, on peut remplacer les vols sur ligne air France par des charters. Mais j’imagine que vous trouvez qu’affreter spécialement un avion c’est le sommum du cynisme et que c’est « scandaleux »

          Cet article c’est du pipeau. C’est pas comme ça qu’on dénonce les coût, c’est pas crédibles. Le propre d’un avocats et de plaider parfois avec mauvaise fois, mais là c’est voyant.


        • (---.---.28.200) 20 décembre 2006 11:48

          N’oublions pas que nous finançons avec nos impôts les associations qui emploient les avocat(e)s « engagé(e)s » en mal de clientèle solvable. Là aussi il y aurait matière à économies.


        • LE CHAT LE CHAT 19 décembre 2006 13:36

          il faut présenter à ceux qui les font venir pour travailler au noir l’intégralité de la facture du billet de retour !


          • toto (---.---.200.97) 19 décembre 2006 13:40

            C’est le cas


          • Bill Bill 19 décembre 2006 13:49

            Faudra aussi qu’ils remboursent l’aide juridictionnelle de leur avocate...

            Bill


          • Bill Bill 19 décembre 2006 13:42

            Article très intéressant mais qui ne prend pas tous les paramètres en compte. En effet les travaux de certains économistes nous font savoir qu’un immigré arrivé illégalement sur le territoire a un cout très élevé. En effet ces enfants vont à l’école, s’il en a et ce sans que lui même n’ait jamais cotisé, il coutera en assurance maladie, c’est à dire CMU et aussi en RMI. C’est à dire que son installation en France coutera certainement plus que son expulsion...

            Dans tous les cas le problème reste le même. Un « sans-papier » a des papiers, mais ce sont les papiers de son pays. Beaucoup d’argent sort de France, qu’on pense à ce qu’envoie les immigrés à leurs familles en Afrique, tout cet argent part donc de notre pays, c’est aussi une perte d’argent. Le Maroc lorsqu’il expulse des clandestins le fait à sa frontière, c’est à dire dans le désert ! et sans eau... C’est un peu expéditif mais vraiment dissuasif !

            Les sociétés qui exploitent ces travailleurs devraient être sévèrement sanctionnées, c’est inhumain, ils n’ont aucun droit en sus !

            Bref, l’humanité, oui. Mais pas qu’on nous prenne pour des débiles. Si ces immigrés ne se souviennent pas de leurs noms de famille et de leurs nationalités, il faut les faire soigner dans des centres spécialisés pour leur amnésie ? Et les soigner s’ils s’en souviennent avant de les laisser repartir. Ils ne sont d’ailleurs pas si pauvres que ça ces clandestins, un passage de leurs pays au notre coutent un argent fou.

            Bill


            • Jade Jade 19 décembre 2006 14:18

              @ Bill :
              « Beaucoup d’argent sort de France, qu’on pense à ce qu’envoie les immigrés à leurs familles en Afrique, tout cet argent part donc de notre pays »

              Cet argent que l’immigré clandestin pourrait envoyer a sa famille provient d’un travail qu’il a fait donc d’une valeur ajoutée (ne nous leurrons pas beaucoup d’immigrés clandestins viennent pour du travail au black).. De plus je ne suis pas bien certain qu’il puisse toucher le rmi comme vous dites ! S’il n’a pas de papier donc pas de numéro de sécurité sociale j’imagine mal qu’il puisse toucher quoique ce soit de l’état.
              Pour conclure sur cet histoire je dirai plutot qu’il faudrait taper avant tout sur ces patrons qui emploient cette main d’oeuvre bon marché et docile qui finalement est peut etre la parti la plus perdante de la chaine (le passeur s’engraisse, le patron verreux profite d’une main d’oeuvre pas chere)....


            • Bill Bill 19 décembre 2006 14:55

              Cher Jade

              Il suffit de se rendre dans sa caisse de sécu et de demander une brochure, et tu verras le résultat. Même le RMI est possible à avoir, c’est fou, je sais mais c’est comme ça, de même que les enfants des clandestins sont admis à l’école...

              Pour l’argent, je suis d’accord, ils l’ont gagné, ça n’enlève rien au fait que cet argent sort du pays dans un autre, pour rien en terme commercial...

              Bill


            • Fred (---.---.64.1) 19 décembre 2006 15:31

              Point du vue ridicule, il y a tous les jours de milliers de frontalier bien francais qui vont travailler en Allemagne, en Belgique, en Suisse, aux Luxembourg, qui gagnent le l’argent là bas et qui le dépensent en France. Cela vous pose t-il un problème ou quand ca reste entre bon blanc européen, ca vous convient ?


            • Jade Jade 19 décembre 2006 15:31

              @ bill : concernant le rmi disons que je te crois car je n’ai aucune source fondée et effectivement c’est assez hallucinant meme si d’apres moi vivre au rmi c’est loin d’etre la panacée quand meme. Par contre concernant le travail illégal effectué je continues a ne pas etre d’accord avec toi.. économiquement le travail fait par les clandestins est sous rémunéré par ces patrons sans état d’âmes donc la valeur ajoutée par rapport au travail fait en est d’autant plus bénéfique pour ses patrons voyous.. Je ne pense pas qu’il faut s’en prendre à cet argent qui part mais plutot à ses gens qui font travailler et surtout faire venir ses gens pour leur propre intérêt personnel sans état d’âme !


            • Bill Bill 19 décembre 2006 15:50

              @ Fred,

              L’argent tourne en Europe, en ce sens, ce n’est pas si génant. L’argent est maintenant eurolandais, vous le savez bien...

              Bill


            • Bill Bill 19 décembre 2006 15:54

              @ Jade

              Je parlais aussi des migrants légaux, mais continuons dans ton analyse : tu veux bien qu’un immigrés touche le RMI, mais sais tu qu’ils touchent sans doute aussi des aides sociales ? S’il travaille au noir, cela vient se rajouter, il peut donc avoir pas mal d’argent. C’est d’ailleurs fou qu’on laisse des gens rentrer sans leur demander de travailler comme ça !

              Mais bon, je sais que ce n’est pas le cas de tous les migrants, on est bien d’accord !

              Bien à toi mon Jade.

              Bill


            • seb59 (---.---.180.194) 19 décembre 2006 16:00

              De toute facon, ces sans papiers sont en situation irreguliere et ils le savent.

              Il s’agit d’un mepris pur et simple des lois en vigueur chez nous. Et ils desirent qu’on les accueillent ? Et puis quoi encore ?

              Les couts de detention et de rapatriement sont chers ? Et bien, il faut leur faire payer avec l’argent qu’ils ont sous la forme d’une amende. Reduisons egalement le temps de detention, pas de recours à un avocat, procedure administrative reduite au minimum. Et s’ils ne peuvent pas payer, on les expulse gratis.

              Ca nous coutera toujours moins cher que donner des aides, les logements, l’ecole.

              J’aime bcp cet article ecrite par une avocate « engagée », mais qui gagne de l’argent en defendant les immigrés. Je comprend que celle ci trouve un interet dans la presence d’immigrés sur notre territoire.


            • Fred (---.---.64.1) 19 décembre 2006 16:07

              @Bill, pourquoi cet argent ne pourrait il pas être mondial ? C’est tout à fait le cas d’ailleurs. Soyez assuré que beaucoup d’entreprises francaises gagnent de l’argent en Afrique, argent qui doit bien arriver, à un moment ou à un autre, en France.


            • Bill Bill 19 décembre 2006 16:07

              Euh, Jade

              concernant le RMI je ne suis pas sûr, mais concernant la CMU je le suis ; Si tu en as l’occasion renseigne toi sur les brochures de ta sécu...

              Bien à toi

              Bill


            • (---.---.138.115) 19 décembre 2006 17:16

              « Il s’agit d’un mepris pur et simple des lois en vigueur chez nous. Et ils desirent qu’on les accueillent ? Et puis quoi encore ? »

              ils ne désirent pas, ils EXIGENT qu’on les régularise, et qu’on leur donne un logement, tous ensemble, pas trop loin, etc etc ... pendant ce temps, nos SDF bien français dorment sous des tentes de Médecin du monde ...

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