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Accueil du site > Actualités > Politique > Budget européen : des vessies pour des lanternes...

Budget européen : des vessies pour des lanternes...

Comme attendu sans inquiétude par 99,9% des citoyens européens, l’UE a un budget. Pourtant, nos politiciens nationaux, comme leurs « petits marquis » des médias, tentent de nous faire prendre « des vessies bureaucratiques » pour des « lanternes politiques », afin de camoufler une vérité simple : l’UE n’a plus aucun leadership politique capable de définir un projet d’avenir !

C’est encore le même esprit, celui méprisant l’intelligence des gens, qui est à l’oeuvre, tentant de leur faire prendre "des vessies bureaucratiques pour des lanternes politiques". Ce même esprit qui a conduit à l’échec de la Constitution. Car, n’en déplaise aux médias et à nos politiciens nationaux, malgré la mise en scène du énième psychodrame bruxellois, le peuple européen n’a jamais frémi au "risque de l’échec des négociations budgétaires".

Nulle part on n’a vu des citoyens se mobiliser sur la question. Pourquoi ? Tout simplement parce que tout le monde savait qu’il y aurait in fine un accord, en décembre ou juste après, avec ou sans Tony Blair. Et que cet accord ne pourrait qu’entériner les décisions passées : financer l’élargissement, commencer la suppression du rabais britannique, rappeler la nécessaire révision à venir de la PAC. C’est ce qu’avait précisément anticipé le think-tank Europe 2020, dans son rapport "Vision Europe 2020", publié en 2002.

En revanche, ce qui aurait agréablement surpris les peuples européens, hélas sans illusion en la matière, c’est que le budget s’inscrive dans un projet européen d’avenir. Et là, aucun doute, il n’y a pas eu de miracle.

Pour le reste, croire que les Européens prennent pour un "grand succès" le fait que le Conseil d’administration de la « UE.sa » ait voté le budget des actions qu’il avait programmé lui-même ces dernières années, c’est vraiment se moquer du monde. Les citoyens européens d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier ; les dirigeants, hélas, si.

À tout seigneur récemment déchu, tout honneur. Que nos élites cessent donc de prendre les citoyens pour des imbéciles. Les "félicitations européennes" attribuées à Tony Blair sont une injure aux Britanniques. Loin d’avoir apporté une pierre à la construction européenne par une action volontaire, il a été obligé de sacrifier le dernier morceau de sa présidence de l’UE. C’est contraint et forcé qu’il a dû diminuer substantiellement le "chèque britannique", dont tout le monde sait maintenant qu’il fera intégralement partie du passé d’ici au plus 6 ans. Rien de positif en la matière. Aucune pédagogie envers le peuple britannique pour expliquer pourquoi ce chèque n’était plus légitime. Encore une fois, c’est le "barrister" qui essaye d’endormir le jury.
Rien de son agenda "présidentiel" n’a su incarner l’avenir. Son rêve de changer les priorités budgétaires, son fantasme d’avoir amorcé sérieusement l’entrée de la Turquie dans l’UE, sa rhétorique sur un nouveau souffle pour l’UE ... rien de tout cela n’a eu lieu, ou ne durera plus que le temps d’une illusion.
Pauvre Tony, de l’Irak à l’UE, il finit vraiment sa carrière défait, dans sa pathétique confrontation à la réalité. Pas plus qu’il n’a compris le Moyen-Orient, il n’a compris le continent européen. D’ailleurs, le seul résultat tangible de son action, c’est la fin du mythe de la "nouvelle Europe" conduite par le Royaume-Uni sur feuille de route américaine. Désormais les nouveaux États-membres savent que c’est bien par les fondateurs de l’UE que passent leur avenir ... et leurs finances.
Quant à ceux à Bruxelles ou d’ailleurs qui pensent que le Royaume-Uni de demain ne pourra pas avoir un dirigeant plus européen que Tony Blair, je leur rappelle simplement que leurs capacités d’anticipation politique étant depuis des années égales à zéro, leur opinion n’intéresse plus personne.

Et maintenant, passons rapidement en revue l’"action" du "patriarche européen", Jacques Chirac. Rapidement, car à part s’accrocher à la PAC et aider Tony Blair à tomber dans le piège qu’il s’était lui-même tendu, il n’y a vraiment rien à dire. Pour ce qui est de la suite, la seule "initiative française" sera de prévenir tout le monde de ce que tout le monde sait déjà, à savoir que la seule possibilité de mouvement dans le système européen aujourd’hui, c’est l’Euroland. Et que le seul symbole possible est un sommet de l’Euroland.

Et à ce propos, terminons par la nouvelle venue au "club des dirigeants nationaux sans vision européenne", Angela Merkel. D’abord, rappelons à nos médias nationaux, désespérément à la recherche de "nouveauté" dans le jeu politique européen, que le fait que l’Allemagne joue un rôle de "médiateur" en faisant un effort financier n’a rien de nouveau. C’est même là encore la répétition d’une longue tradition européenne.
Par ailleurs, il serait temps que quelqu’un de son entourage explique à Angela Merkel que la Constitution est une affaire caduque ; et que c’est via l’Euroland que redémarrera la dynamique communautaire.
J’avais regretté, en 1991, l’absence de pédagogie sur l’UE lors de l’unification allemande car, à la différence des autres parties de l’ex-bloc communiste, cela signifierait que la plupart des ex-Allemands de l’Est ne comprendraient rien à la construction communautaire.
Eh bien, les discours actuels d’Angela Merkel laissent en effet penser que sa "vision européenne" n’a rien de personnel et qu’elle est uniquement générée par d’ex-eurocrates de Bruxelles et des députés européens actuels : autant dire qu’il n’y a pas de vision politique d’avenir, mais au contraire toutes les recettes d’un éloignement encore accru des citoyens. Franchement, il n’y a qu’à Bruxelles ou Strasbourg qu’on rencontre des gens qui s’accrochent encore ainsi à une occasion qu’ils ont eux-même perdue. C’est une démarche d’apparatchik, pas de leader politique.

En résumé, pour savoir comment vous, citoyens, pourrez avoir plus d’influence sur les décisions européennes demain, comment l’UE pourra influencer les évènements globaux du XXIe siècle, comment demain un enfant d’immigré pourra être un Européen comme les autres, comment nous pourrons construire des partenariats durables avec nos voisins russes, turcs, maghrébins, israéliens ou américains, comment nous pourrons faire face, ensemble, à 500 millions, à nos défis communs, .... regardez plutôt du côté de nouveaux mouvements politiques transeuropéens, comme Newropeans, que du côté de nos politiques nationaux et de Bruxelles ! Même Sarkozy, Hollande, Fabius... qui pourtant ne comprennent rien à l’Europe, en conviendront.

Bonne Année 2006 !


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12 réactions à cet article    


  • Sylvain Reboul (---.---.151.58) 30 décembre 2005 14:32

    Les dirigeants sont ce qu’ils sont et il sont ceux que les populations ont élu et il n’a y aucune raison de croire que vous pourrez vous en passer ; à moins de prendre leur place ; et à mon avis, il vous faudra pas mal de temps pour cela.

    Donc modérez un peu votre hargne, sinon vos critiques, qui ne peut servir dans le rapport de force politique actuel qu’à renforcer le nationalisme ou le souverainiste anti-européen de droite ou de gauche.

    En politique, comme en toute chose il faut faire avec ce que l’on a et avec ce que les hommes sont et non avec ce que l’on voudrait qu’ils soient. Il est bon de réver et je n’ai certes rien contre votre idéal, mais à condition de le faire sérieusement, c’est à dire d’agir le mieux possible dans le cadre des forces et des institutions existantes que vous n’avez pas actuellement le pouvoir de changer par un coup de baguette magique ; que cela plaise ou non..

    je vous rappelle, ce que vous semblez oublier, que l’Allemagne à ratifié le TCE et qu’il n’y a aucune raison qu’elle se plie sans condition au non français ; votre argument est typiquement nationaliste : vive l’Europe, à condition qu’elle devienne française et que la France puisse y exercer un droit illimité et inconditionnel de veto. Pour un transeuropéen c’est plutôt paradoxal !


    • Franck Biancheri Franck Biancheri 30 décembre 2005 15:19

      CherM. Reboul, Merci pour votre commentaire et les différents points que vous mentionnez. Quelques remarques de ma part :

      1. permettez moi de ne pas partager votre point de vue très « conservateur » comme quoi les dirigeants « sont ce qu’ils sont ». En démocratie l’intelligence vient aux politiques via la pression de l’opinion publique, de leurs partis, de leurs conseillers. En attendant les élections, il y a donc une grande marge de manoeuvre.

      2. Merci de vos conseils, mais il n’y a nulle hargne dans mes propos. Simplement un constat exaspéré sur leur incapacité à régler les problèmes européens doublée d’une volonté de cacher ce fait aux gens en essayant de s’inventer de faux défis et de fausses victoires. En la matière, si on peut les excuser de n’être que ce qu’ils sont ; il n’y a aucune excuse à leurs tentatives de tromper le public sur les vrais enjeux européens. Si cela ne vous gêne pas, tant mieux pour vous. Mais nous sommes nombreux à trouver cela innaceptable.

      3. En vingt ans, de l’adoption d’Erasmus à Newropeans, je n’ai pas l’habitude de rêver sans me préoccuper que ces espoirs aient des retombées concrètes pour les Européens. Et en matière de changement institutionnel, j’ai justement fait l’expérience du contraire de ce que vous dites. Les institutions ne sont rien d’autres que des organisations (de petites tailles qui plus est pour l’UE) et on peut les faire changer, à condition de pouvoir exercer une pression forte. En démocratie, la baguette magique est un mélange de conviction, de mobilisation et de bonnes connaissances des mécanismes. Donc, contrairement à votre vision encore une fois très conservatrice, le changement est possible. et beaucoup plus rapidement que le système voudrait le laisser croire. Regardez les 20 dernières années de l’histoire européenne, et contemplez les « impossibilités » de changement qui se sont évanouies brutalement.

      4. Pout la Constitution, soyez un peu sérieux, les Allemands n’ont rien ratifié du tout. Faites un tour en Allemagne et parlez avec les gens, vous savez, ceux qui in fine en démocratie, élisent les dirigeants, et vous verrez ce qu’ils vous diront de la « ratification allemande ». Dans un pays où toutes les analyses montrent qu’un référendum aurait donné un Non gagnant au moins aussi fort qu’en France, le Bundestag a ratifié à 95%. Cherchez l’erreur ! Les Allemands l’ont trouvé : leur classe politique nationale n’est plus démocratiquement fiable sur les questions européennes. Et d’ailleurs les résultats de la dernière élection ont illustré cette nouvelle méfiance des électeurs. Bien entendu, d’autres, généralement à Bruxelles ou dans nos douillets ministères ou nos partis nationaux ou mouvements européens morts-vivants, estiment que « l’erreur, c’est le peuple ! ». libre à vous de penser ce qu’il vous plaît. Mais gardez à l’esprit que les opinions publiques sont entrées dans le jeu européen pour ne plus en sortir. Tous ceux qui négligeront ce fait n’auront plus le moindre impact sur l’avenir de la construction européenne. Et ceci n’est pas une supposition, mais une affirmation.

      Pour conclure, après 20 ans d’action trans-européenne sans interruption, un refus complet d’accepter des propositions d’entrer en politique nationale et la création/direction d’organisations européennes sans niveau national, permettez moi de vous dire que je trouve pleine d’humour l’accusation d’être « franco-français » ! En tant que Président de Newropeans, mouvement politique trans-européen sans niveau national, mes « électeurs » viennent de toute l’UE, pas de France en particulier.

      En tout cas, si vous croyez encore que le débat européen actuel et à venir se situe autour de l’opposition entre thèses nationalistes et thèses européennes, vous allez très vite être surpris. Seules nos élites croient encore à cette vision des choses, et ce afin d’éviter de contempler une réponse qui les remet en cause fondamentalement : les gens ne leur font plus confiance sur l’Europe. Et ces mêmes gens attendent une vision d’avenir européenne que ces élites politiques nationales et technocratiques européennes sont tout simplement structurellement incapables de leur offrir. Le grand conflit politique européen des années à venir est entre d’une part, ceux qui vont défendre une Europe fermée, euro-nationaliste, anti tout ce qui n’est pas Européen et donc anti-démocratique ; et ceux qui veulent une Europe démocratisée, ouverte sur le monde et capable d’introduire au niveau international ses méthodes innovantes de relations entre Etats/peuples. D’ici 3 ans, tout le débat européen se résumera à cet affrontement. Avec Newropeans nous avons pris la décision de structurer le camp de l’Europe démocratisée et ouverte sur le monde car si nous ne le faisons pas, vu notre passé unique en matière trans-européenne, personne d’autre ne pourra le faire. On est désormais sur un terrain politique continental avec 500 millions d’acteurs. Alors, la susceptibilité du groupuscule de dirigeants européens et les analyses franco-françaises sur la raison de la défaite du Oui n’ont pour nous, au sens fort, aucune importance.

      J’espère ne pas avoir été trop direct. Mais je crois qu’il faut désormais « appeler un chat européen un chat de gouttière » pour éviter de se tromper sur la réalité des enjeux et des dirigeants.

      Cordialement

      Franck Biancheri


    • tadcoz (---.---.40.247) 9 janvier 2006 08:53

      les politiques sont élus parcequ’ils trompent leurs électeurs par des promesses qu’ils ne tiendront jamais et dont il ne leur sera tenu aucun grief. La France, la république, ils n’en ont rien à « cirer ». Ce qui compte pour eux, c’est leur réussite personnelle et celle de leurs familles et amis qui font partie du même milieu pourri. La cinquième république a créé des postes pour fainéants vivant grassement sur le dos des ouvriers qui sont de toutes parts taxés et qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts malgré leur travail, souvent ingrat. La misére ne cesse d’augmenter pour ces derniers alors que des « artistes » de la magouille font d’énormes bénéfices. Arrêtez de rêver et de vous complaire dans vos boniments à propos de ces fainéants de tous bords ! http://guivarch.org

      Je ne veux pas mettre tout les hommes et femmes politiques dans le même panier. J’en connais de très sincères et dévoués. Mais la majorité de ceux qui sont au sommet de la pyramide, tout la monde le sait mais se tait, le sont par « affaires » interposées


    • (---.---.196.74) 30 décembre 2005 15:13

      C’est clair que ce n’est pas l’europe rêvée ...

      Il faudra encore quelques décénies je pense, pour avoir une europe politique et sociale .

      Mais face aux américains et aux grosses puissances émergeantes a t-on vraiment le choix ?


      • Franck Biancheri Franck Biancheri 30 décembre 2005 15:22

        oui, on a le choix ! jetez un coup d’oeil à www.newropeans.org, et vous verrez qu’en 6 mois seulement, il y a déjà beaucoup de citoyens européens qui ont décidé qu’en démocratie, avoir le choix, c’est s’organiser pour le faire !


      • Scipion (---.---.51.103) 30 décembre 2005 20:15

        Vu de l’extérieur, c’est-à-dire de Suisse, l’Union européenne n’a aucun avenir crédible. Pour deux raisons, deux manques si on veut.

        Il lui manque d’abord des citoyens. A part quelques hurluberlus qui se la jouent continentale, personne ne se sent européen avant que d’être le ressortissant d’un pays bien défini.

        La deuxième chose qui fait défaut, c’est un ennemi unanimement reconnu comme tel. L’URSS a joué ce rôle à l’époque du Marché commun, mais maintenant, il n’y a plus personne pour l’assumer.

        Résultat, les différents pays regardent tous dans le sens qui leur convient, alors qu’il en va des constructions politiques comme de l’amour, selon la définition de Philippe Guillaume : ça ne fonctionne que quand on regarde ensemble dans la même direction.


      • (---.---.51.150) 30 décembre 2005 23:22

        Bonjour

        La mondialisation qui avance n’est que la mise en place d’une oligarchie planétaire au détriment de la démocratie. Pour le simple quidam que je suis, être européen semble réducteur. Nous sommes simplement tous des Terriens, citoyens de l’univers. Entre la fin XIeme et le début du XIIeme siécle, la ville de Cordoue en Andalousie avait réussi cela. Permettre à tous de vivre selon ses croyances tout en respectant celles des autres. Les échanges y étaient commerciaux, religieux, scientifiques, philosophiques... Mais qui s’en souvient ?


        • Scipion (---.---.35.134) 31 décembre 2005 06:56

          « Nous sommes simplement tous des Terriens, citoyens de l’univers. »

          Ca, c’est une fiction, un leurre. Déjà les deux tiers ou les trois quarts des habitants de la planète ne voudraient, à aucun prix, vous avoir comme concitoyen.

          En outre, ceux qui prônent l’« exemple andalou » oublient, ou feignent d’oublier, que l’harmonie reposait d’abord sur un communautarisme strict, sans lequel les communautés chrétiennes, musulmane et juive auraient disparu au profit d’une identité syncrétique, qui n’apparaît nulle part.

          Comme quoi comparaison n’est, une fois de plus, pas raison.


        • (---.---.228.116) 31 décembre 2005 15:13

          Bonjour

          Ben non, c’est pas une fiction, à moins que vous ne soyez pas de cet univers. Sinon, que voyez vous d’autre sur cette planète à part des terriens ?

          Pour le communautarisme, c’est le nôtre qui est strict via ses lois et une éducation poussant à l’individualisme.

          Quant au syncrétisme qui est une « réunion factice d’idées ou de thèses d’origine disparate » (André Lalande), il se fait pour les européens via l’euro, c’est à dire via une réunion factice d’idées commerciales. Ce n’est pas avec une monnaie commune que l’on rapproche les peuples. Ce n’est que l’oligarchie qui s’étend quid de la démocratie. C’est la liberté par l’argent qui est un leurre, pas le fait que nous soyons tous terriens.

          Cordialement.


          • Jean-Marie Werlen (---.---.166.128) 19 janvier 2006 10:33

            Pourquoi ne pas créer un impot européen payable par tous les citoyens européens. Les fonctionnaires européens qui ne payent pas d’impot pourraient peut-être donner l’exemple en commençant par payer eux-mêmes un impot qui irait enrichir le budget européen.


            • (---.---.233.146) 19 janvier 2006 12:58

              Bonjour M. Werlen,

              Je suis tout à fait d’accord avec votre proposition d’un impôt européen qui serait d’abord payé par les fonctionnaires européens, qui n’en payent pas, et qui ont certains privilèges comme l’immunité judiciaire à vie qui sont plus que choquants. La création d’un impôt européen pour les citoyens européens et leurs organisations se substituant aux impôts nationaux est nécessaire et ce pour deux raisons :
              -  Tout d’abord cela renforcerait le jeu démocratique européen, un impôt direct permettant d’alimenter un budget européen débattu publiquement au Parlement européen et non pas décidé au Conseil par les ministres de chaque état membre. Aujourd’hui le Parlement européen n’a que le pouvoir d’adopter ou de refuser le budget décidé par nos ministres sur proposition de la Commission. Il ne peut ni décider du montant, ni décider des affectations (ou que partiellement), il peut accepter ou refuser les propositions décidées au Conseil !
              -  Ensuite un impôt direct permettrait à chaque citoyen de se sentir responsable de la construction européenne en lui donnant le droit de demander des comptes sur l’utilisation de son argent. Aujourd’hui chaque état reverse 0,73% de son Revenu National Brut, c’est bien les citoyens européens qui payent cet impôt mais d’abord à leurs états respectifs. Tout se passe comme si nos dirigeants voulaient éviter que leurs citoyens se rendent compte ou va leur argent, et comment il est utilisé !

              Enfin cela éviterait les crises perpétuelles entre les pays membres qui se soucient davantage de leurs intérêts nationaux immédiats que sur une construction européenne fondée sur la solidarité entre les peuples !

              Cette proposition de créer un impôt européen est une des 16 propositions de Newropeans pour réformer l’Union européenne et le fonctionnement de ses institutions. Supprimer l’immunité judiciaire à vie des fonctionnaires européens en est une autre. Vous pouvez lire mon article sur le sujet à l’adresse suivante : www.newropeans-magazine.org rubrique ‘Europolitik’.

              Si vous souhaitez découvrir les 14 autres propositions de Newropeans vous pouvez vous rendre sur notre site : www.newropeans.org

              David Carayol Membre de Newropeans


            • www.jean-brice.fr (---.---.11.39) 7 mars 2006 15:53

              Déja qu’un impôt national pose des problèmes, alors un impôt européen... L’Europe n’est pas une patrie et personne ne voudra se faire tuer pour elle. Quant aux fonctionnaires européens, il serait temps de les faire rentrer dans le rang : la commission n’est pas un GOUVERNEMENT !

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