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Accueil du site > Actualités > Politique > C’est bien le PS, et non le MoDem, qu’il faut appeler à la (...)

C’est bien le PS, et non le MoDem, qu’il faut appeler à la clarté

Le projet du Mouvement démocrate est parfaitement clair, et ses adhérents sont rassemblés sur un projet commun. On ne peut pas en dire autant d’un Parti socialiste qui pour mettre tout le monde d’accord n’a pas d’autre choix que de se parler de tout... sauf des idées.

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Michel Rocard
© philippe grangeaud / solfé communications Licence CC-BY-NC-ND Source : flickr

On entend beaucoup ces temps-ci un certain discours qui explique en faisant de grands gestes que le Mouvement démocrate n’a aucune cohérence, qu’il se marie au gré du vent, que la droite et la gauche ce n’est pas la même chose... Des mots tout ça. Des postures. On attend vainement d’entendre parler d’idées. Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit : au-delà de mots creux, quel est le projet original porté par la "gauche", et que le MoDem ne saurait défendre ? En réalité, la gauche serait bien en peine de répondre à cette question. Car y répondre, ce serait dévoiler au grand jour les divisions immenses qui existent au sein de ce camp qu’on voudrait nous présenter comme homogène. Quoi de commun en effet entre Dominique Strauss-Kahn et Jean-Luc Mélanchon ? On cherche en vain. Et eux, ils sont pourtant du même parti ! Que serait-ce si on allait chercher un plus loin ce qui rassemble Michel Rocard et Oliver Besancenot ? Daniel Cohn-Bendit et Marie-George Buffet ? Jean-Pierre Chevènement et Yves Cochet ?

Ce que je crois, c’est que ce n’est pas le MoDem qui est à droite ici et à gauche là, mais bien la droite qui se fait centriste ici, la gauche qui se fait centriste là. Car lorsqu’on y regarde sérieusement, sans a priori idéologique, le MoDem, malgré les différences d’origine et de sensibilité de ses membres, est probablement l’un des partis les plus homogènes qui soient. Il y a probablement des divergences de tactique ou de pratique politique entre ancienne et nouvelle génération, ou entre ceux habitués à l’alliance à droite et ceux qui ont plutôt gouverné avec les socialistes, mais fondamentalement tous sont d’accord sur l’essentiel. Ils défendent tous un projet cohérent, réfléchi, emprunt d’humanisme et de respect, fondé sur la régulation sociale et écologique d’une économie libre. Quelles que soient leurs sensibilités, leurs affinités, leurs habitudes, tous les adhérents s’y reconnaissent.

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Jean-Luc Mélanchon
© Alain Delpey Licence CC-BY-ND Source flickr

On ne peut pas en dire autant au Parti socialiste. Il est de notoriété publique que ce parti n’est d’accord sur rien. Ils ne sont évidemment pas d’accord entre eux sur les alliances (certains font liste commune avec le MoDem, d’autres accueillent Lutte ouvrière : en terme de grand écart ils n’ont pas tellement de leçons à donner). Mais pire, ils ne sont pas d’accord sur les idées ! Non seulement les nouveaux clivages (Europe, écologie, régionalisme...) passent exactement au milieu du Parti socialiste, mais, même sur la thématique économique chère au clivage droite-gauche, on ne s’y retrouve pas. Certains veulent encore appliquer un avatar du programme commun de 1981 (qui a failli mener à la catastrophe et a obligé Pierre Mauroy à adopter en urgence un redoutable plan de rigueur), alors que d’autres préfèrent, tout comme les Démocrates, parier sur la responsabilité individuelle régulée. On rappellera que c’est bien Ségolène Royal, la candidate désignée par les militants (et qui jouit toujours d’une grande popularité au sein du PS) qui a dit qu’elle n’était pas d’accord avec le programme qu’elle était censée défendre !

Le Parti socialiste est dans un état de survie permanent. Incapable de proposer une lecture commune de l’avenir, il maintient son magot électoral par un discours d’opposition permanente qui a son petit succès lorsque le gouvernement UMP est au creux de la vague, mais il est paralysé pour agir car ces scrutins sont construits sur une "parole d’élection" sans ancrage sociologique majoritaire réel. Et ce handicap demeurera tant qu’il n’aura pas clairement choisi son camp entre l’interventionnisme marxisant et la régulation sociale-démocrate.

La balle est dans le camp des socialistes, bien sûr : à eux de clarifier leur choix. Mais la balle est aussi dans notre camp. Parce que le Parti socialiste reste un grand parti, notre devoir, pour l’intérêt du pays, est de les aider à se positionner. Voter PS, aujourd’hui, c’est encourager l’immobilisme, le statu quo. On le sait, après une victoire le PS se croit béni des dieux. Au contraire, en votant pour des partis qui ont clairement choisi leur projet, Mouvement démocrate d’un côté, Parti communiste (ou LCR) de l’autre (selon ses convictions), on aidera le Parti socialiste à sortir enfin de l’ambiguïté et du non-choix permanent.


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36 réactions à cet article    


  • Nemo 13 mars 2008 12:44

    Aider le Parti Socialiste ! Cela fait plaisir de le voir écrit noir sur blanc.

    Cela fait des mois que les vrais centristes dénoncent ce coup de barre à gauche du Modem, et ces élections municipales, ainsi que les différentes déclarations qui les accompagnent, ont le mérite de clarifier les choses.

    C’est d’ailleurs là toute l’erreur de Bayrou, de s’être coupé de la base historique de l’UDF, pour de simples raisons d’ambitions personnelles.

    Comme Pau, en fait. La seule chose qui l’intéresse, c’est d’avoir un tremplin, et j’espère que les Palois, qui sont de fiers béarnais, ne feront pas la bêtise de se laisser embobiner par ce bonimenteur


    • KPM Karim-Pierre Maalej 13 mars 2008 13:11

      Vous raisonnez encore en termes partisans. Je ne cherche ni à aider ni à enfoncer le PS ou quelque parti que ce soit. Je porte simplement des valeurs en lesquelles je crois, et je me fiche de savoir si ça aide ou ça enfonce des personnes. Si le PS reprend les valeurs du MoDem je ne vais pas m’en plaindre.

      Le voilà le gros problème de beaucoup de militants, c’est qu’ils raisonnent encore en termes de camp quand nous voulons parler d’idées, de projets, de valeurs. La position du MoDem est claire, elle est simplement différente de ce dont on a l’habitude. Je trouve que c’est plutôt une bonne nouvelle.


    • Nemo 13 mars 2008 14:46

      Cher Karim-Pierre,

      J’ai beaucoup de respect pour vos convictions européennes, mais en politique, on défend des idées, et les hommes et femmes qui les portent, pas les hommes et les femmes en eux-mêmes.

      Un bulletin de vote dans une urne, c’est une adhésion à un certain nombre de valeurs et d’idées bien identifiées qui se concrétisent par un projet, local, régional ou national en fonction des élections.

      Le véritable point de fracture aujourd’hui, il n’est plus entre le socialisme et le libéralisme. Le socialisme, c’est bien le projet porté par l’URSS et la sphère soviétique et maoïste, et il a échoué, partout où il a tenté d’être mis en application. L’organisation économique se fait selon un curseur de niveau de protection sociale, qui en soi n’est pas un choix clair et net d’une direction politique majeure. C’est pour cette raison que les frontières entre la gauche et la droite se sont estompées ;

      Le rai clivage aujourd’hui se fait entre, pour faire court, les tenants du "Non" en 2005 et ceux du "Oui". C’est sur la question du destin de la France dans l’Europe que se situe le vrai choix de société, et de ce point de vue là, mon opposition à la gauche en général et au PS en particulier est claire, nette et sans bavure.

      C’est d’ailleurs aussi l’une des principales raisons de ma colère - non retenue je vous l’accorde - contre François Bayrou et la direction idé&ologique qu’il impose au Modem sur ce sujet. Aux différents votes qui ont eu lieu à l’Assemblée Nationale, les deux députés Bayrou et Lassalle se sont tous deux distingués :

      Bayrou s’est systématiquement absenté et Lassalle a voté contre. Et quand on voit que le Modem lillois s’est désisté aux cantonales en faveur de Martine Filleul, fabiusienne notoirement anit-européenne, LA COLERE ECLATE. Pour moi, le Modem est complètement décrédibilisé en abandonnant toute référence à l’Europe, en s’asseyant sur tous les principes qui guidaient l’idéal pro-européen de l’UDF.

      Développer une véritable Europe sociale, qui fasse le pendant de l’Europe économique, pour susciter ladhésion des peuples à l’Union Européenne, et par là, bâtir une fédération européenne qui soit unie politiquement afin de défendre les modèles sociaux européens face à la mondialisation est un objectif de premier ordre, de même que la lutte contre le réchauffement climatique.

      Tous les efforts doivent être dirigés en ce sens, et ceux qui vont contre cette ambition travaillent contre l’intérêt supérieur de la France. Ils sabotent la France, son modèle social, ses valeurs, son rôle de puissance. Car l’influence française ne pourra désormais s’exercer qu’au sein d’une Union Européenne forte et unie, capable de résister au "diviser pour régner" des américains.

      Voilà pourquoi je me fais un devoir de me battre pied à pied contre les nonistes et ceux qui s’allient avec eux, afin de préserver et de défendre l’intérêt supérieur de mon pays.


    • Enderwig 13 mars 2008 15:10

      "Cela fait des mois que les vrais centristes dénoncent ce coup de barre à gauche du Modem"

      Qu’est ce que c’est un vrai centriste  ? quelqu’un entre la droite et la gauche ? quelqu’un qui épouse à la fois des idées de droite et des idées de gauche ?

      Une chose est certaine c’est que les anciens « centristes » de l’UDF étaient des personnes plus attirées par la droite que par la gauche. Comment dans de telles conditions se réclamer du centre ?

      Un coup de barre à gauche me semble-t’il recentre le MODEM n’en déplaise à l’UDF et au Nouveau Centre. N’en déplaise aussi à François Hollande qui craint de plus en plus pour l’aile droite du PS.

      Je suis d’accord avec vous sur un point NEMO, les élections municipales clarifient les choses.

       

       


    • Bidibule11 13 mars 2008 15:24

      @NEMO :

      "Développer une véritable Europe sociale, qui fasse le pendant de l’Europe économique, pour susciter ladhésion des peuples à l’Union Européenne, et par là, bâtir une fédération européenne qui soit unie politiquement afin de défendre les modèles sociaux européens face à la mondialisation est un objectif de premier ordre, de même que la lutte contre le réchauffement climatique."

      Je suis sur ce point, à 100% d’accord avec vous. Et c’est pour cela que j’ai voté NON en 2005. Parce que le virage , d’abord insidieux, puis maintenant flagrant qu’a pris le dévelloppement européen en faveur d’un mastodonte technocratrique, antidémocratique, uniquement tourné vers la dillution de la prise de décision avec comme répercution l’enrichissment incontrôlable des oligopole continentaux, je ne peux pas l’accepter ! L’idée de l’Europe, la Grande Europe, puissance politique et démocratique doit être l’objectif de toute volonté politique à l’échelle nationale. Et, à ce jour, personne,je dis bien personne, ne porte ce projet ni n’a le courage de le porter sur la place public. ALors que ce sujet et ô combien plus important que de savoir si ITER est de 3e ou 4e génération... (ce dont au passage on se fout royalement, parce que ce n’est qu’une vaste fumisterie...)


    • Nemo 13 mars 2008 16:47

      Et c’est là où à mon sens vous vous êtes fourvoyé, où vous êtes tombé tête baissée dans le piège tendu par les marchands de peur qui ont usé sans ménagement de démonstrations tronquées.

      L’Union Européenne, dont la réalité actuelle est d’être une association d’Etats indépendants, dont les gouvernements ne veulent lâcher que des bribes de pouvoir de décision aux électeurs, n’avance et ne peut avancer qu’à coup de petits pas, de mini-avancées, de compromis durement négociés, mais qui font remonter le curseur vers plus de démocratie.

      La preuve nous en a été donnée par les suites du "Non" et le contenu du Traité de Lisbonne.

      1) Le "Non" n’a débouché sur aucune proposition concrète d’un Traité alternatif par ceux qui avaient pourtant mené campagne sur ce thème.

      2) Le Traité de Lisbonne, en terme de progrès démocratique pour les citoyens européens, est moins ambitieux que ne l’était le TCE de 2005, même s’il est un peu meilleur que le Traité de Nice

      C’était en quelque sorte le "piège" d’un vote par référendum : voter "Oui", c’était approuver, voter "Non" c’était voter pour la prolongation du Traité de Nice, unaniment considéré comme nul à chier.

      Mais franchement, à tout faire, c’est quand même bien ce Traité de Lisbonne. Les citoyens européens peuvent désormais avoir un droit de proposition législative. Et même si, connaissant les méandres du circuit d’approbation des législations européennes, il a probablement peu de chances d’aboutir, l’utilisation de cette faculté de proposition peut représenter une force d’influence considérable sur les gouvernements, qui seraient plus que gênés de se mettre à dos leurs opninions publiques.

      Les citoyens européens, qui veulent une Europe sociale seraient bien inspirés de s’emparer de cette disposition plutôt que d’exprimer leur mécontentement en votant "Non". La politique, ce n’est pas casser son jouet parce qu’on n’est pas content de pas avoir de bonbon. Parce que le jouet cassé, on peu le regretter. Et quand on voit ce qu’on a aujourd’hui avec le Traité de Lisbonne, et qu’on aurait pu avoir avec le TCE, on peut se dire que les français, sur ce coup là, ont bien merdé...


    • stephanemot stephanemot 13 mars 2008 20:30

      pas d’accord avec le clivage socialisme / libéralisme simpliste mentionné en commentaire.

      il existe plusieurs axes pertinents que l’on retrouve dans tous les partis, ex conservateur / réformateur, humaniste / déterministe, intégriste / tolérant...

      j’adhère au mix réforme + humanisme + respect des valeurs de la république et en théorie Bayrou se positionne assez bien à ce carrefour. sa capacité à assurer reste à démontrer, et au préalable sa capacité à gagner des élections, car c’est hélas une étape assez utile dans une démocratie.


    • non666 non666 13 mars 2008 13:26

      C’est en effet le PS et toute la gauche marxiste qui a , pendant 80 années, expliqué que la diffrence entre la droite et la gauche se situait sur l’adhesion aux valeurs marxistes, aux lendemains qui chantent, dans la foi en un "sens de l’histoire".

      Apres solidarnosk, la chute du mur de Berlin, les marxistes de tout poil se sont trouvés confrontés a leur propre diabolisation : Apres avoir chanter "avec nous ou contre nous" , "etre avec les travailleurs dans la lutte des classes ou etre avec les patrons" , les electeurs ont finis par choisir....

      Depuis 1983 , c’est le grand virage du pragmatisme suivis depuis 1990 du grand virage ideologique.

      Seulement voila, le gauchiste du Ps continue a vouloir le beur, l’argent de la secu (l’argent du beur, quoi !) et le vote de la cremière du Marais... Il pretend que puisse qu’il ne croit plus lui au marxisme reformiste, il est en droit de garder le meme nom et de "reinventer " le contenu du mot socialisme pourtant parfaitement defini par les dictionnaires de sciences politiques.

      En fait l’iruption du Modem, c’est le grand retour de l’humanisme chretien, du social prémarxiste.

      A supposer que cela soit effectivement le contenu qui sera validé par le modem, evidemment.

      Comme c’etait un "segment de marché" que pretendait viser le Ps en cours de mutation, ils sont effectivement deux pour le meme bout de gras, dont un, le Ps, continue dans l’ambiguité avec son autre "marché" celui des marxistes purs et durs.

      Lever une ambiguité ne doit etre fait que si cela vous profite disait DeGaulles, l’homme du "Je vous ais compris".... En chassant les deux lievres, le PS ne courait pas de riqsue tant qu’il n’y avait personne de credible sur aucun des deux. Seulement voila , avec la LCR a gauche qui reprends le segment 2 et le modem au centre qui reprends "son" segment 1 , cela va etre de plus en plus dur.

      Ce n’est evidemment pas les querelles personnelles, le contenu qu’ils voient tous different pour le "socialisme" qui vont arranger les affaires de "la" gauche.

      Ceci dit , a droite nous avons EXACTEMENT la meme ambiguité avec une UMP qui pretends etre à la fois la droiute national et autoritaire, la droite sociale chretienne et humaniste et surtout la droite liberale et atlantiste. La aussi le modem au centre et l’emmergence d’un vrai parti souverainiste à droite pourrait faire exploser l’artifielle construction de Chirac reprise par le coucou Sarkozy.

       


      • acmazin 13 mars 2008 21:50

        C’est curieux, ce retour de balancier... Ce qui opposait Clémenceau et Jaurès, c’était ces 2 gauches. L’une basée sur l’initiative individuelle au service du social, l’autre le collectivisme seul remède au profit, forcément mal... Aujourd’hui on a Bayrou et Hollande contre Besancenot et Mélenchon. Sauf que le profit s’exprime aujourd’hui d’une manière plus cynique, voire brutale. Et les projets timorés du centre à la gauche extrème ne font pas peur au loup. Il fa falloir se serrer les coudes et changer de dentiers...


      • Hermes esperantulo 13 mars 2008 13:48

        Sur les points de modalité, le modem est bien plus stable que le PS depuis 4 mois avant les municipales, Bayrou avait precisé que le choix des alliances se ferait en locale selon les convergences de programme selon les camps, l’a t’il fait oui avec en prime quelques belles prises. Le PS sous son grand chef Hollande parlait d’élection locales- nationales avec une grande partie locale, puis le lendemain du premier tour il annonce une alliance nationale du modem pour faire ensuite une critique du modem de ses divers alliances PS ou UMP pour dire que l’on ne sait pas que fait le modem tout en en parlant comme election locale alors que justement l’election locale permet cette variation du modem. Et personellement il est plus prefererable d’avoir un combat avec le centre qu’avec un extreme, cela montre la bonne santé d’un état republicain


        • tvargentine.com lerma 13 mars 2008 14:24

          Le PS est vraiment tombé au fond du fond en appelant à voter MODEM

          Autant aller au ciné dimanche prochain

           


          • Bidibule11 13 mars 2008 14:38

            Bonne idée, LERMA ! Ca vous permettra enfin de savoir à quoi ressemble le monde, en sortant enfin de chez vous ! (et en plus pendant ce temps là, vous ne pourrez plus troller honteusement sur AV ...)


          • Vieux Sachem 14 mars 2008 10:23

            @ Lerma

            On sait bien qu’à l’UMP, dans ce panier de crabes, il n’y a que des petits saints : des saints-Bernard-Lhermite en quelque sorte.


          • anneche 13 mars 2008 15:20

            Oui le Modem est cohérent, même dans ses alliances. François Bayrou avait effectivement dit qu’au niveau local, il laisserait chaque candidat libre de choisir s’il faisait alliance ou non. Je note d’ailleurs que cette confiance accordée devrait être un modèle pour tous les partis, y compris et surtout pour le parti socialiste qui lui donne des directives, parfois complètement contre-productives. Je prends le cas d’une ville que je connais bien pour y habiter : les représentants locaux du PS font alliance (allégeance) au PC contre leur volonté car au fond, ils aimeraient sortir de ce joug mais... Solférino donne des ordres contraires (on marche sur la tête).

            Contrairement à d’autres partis qui voudraient "fermer leurs valeurs" aux autres, le Modem est ouvert (et c’est ce qui gêne. Un parti pas sectaire ??? Mais vous n’y pensez pas !). Tous ceux partageant les valeurs d’humanisme et de respect de l’être humain et de la planète sont les bienvenus. A partir du moment où ces valeurs sont présentes chez les autres, pourquoi faire semblant en disant "oui, il a les mêmes valeurs que moi mais comme il n’est pas "de mon parti", on va dire que son projet est mauvais".

            Mauvaise foi vs ouverture... A chacun de choisir.

             

             


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 mars 2008 16:08

              Je partage assez votre conclusion, mais ne confondez pas le PS avec sa direction : le succès indiscutable de la campagne de SR en soutien, à leur demande, des candidats de base du PS, manifeste à l’évidence que sa position en faveur d’un grand parti démocratique associé, voire intégrant, le Modem est en très bonne voie.

              Je peux vous dire, de l’intérieur, que les choses évoluent dans le sens que vous dites.


              • non666 non666 13 mars 2008 17:32

                En fait monsieur Reboul, si le PS (ou plutot ses militants) veulent evoluer vers un grand parti democrate, ils ont juste a changer de parti...et rejoindre le modem.

                Sinon, ils restent socialistes, avec tout ce que cela signifie.

                Ce n’est pas grave de s’etre trompé pendant 80 années si , à la fin, vous faites votre mea culpa et que vous devenez des gens de droite...

                Parce que ne plus croire en la lutte des classes, c’est bien ça etre de droite n’est ce pas ?

                C’est en tout cas ce que la racaille marxiste a repeté a l’envis pendant toute ces années.

                Nous vous dispensons de vos autocritiques publiques si vous acceptez de bruler vos anciens Dieux ...


              • Forest Ent Forest Ent 13 mars 2008 17:41

                Il est vrai que le PS n’est pas un parti clair.

                Mais c’est quoi, le "modem" ?


                • non666 non666 13 mars 2008 20:19

                  Cela fait maintenant quelques mois que je le dis.

                  Etre "du centre", se definir par rapport aux deux autres qui sont déja d’accord sur tout, quand ils sont au pouvoir , c’est vrai que cela ne rajoute pas vraiment du choix...

                  Nous avons a droite un parti federaliste europeen, aligné sur les etats unis, liberal et dans sa pratique largement en accord avec l’economie "mixte" .

                  Nous avons a gauche un parti federaliste europeen, aligné sur les etats unis, social-liberal et dans sa pratique largement en accord avec l’economie "mixte" ....

                  Heureusement, nous avons rajouté un parti federaliste europeen qui se definit en fonction de ce qui lui semble le mieux des propositions des deux autres....

                  Presenté comme ça le modem est effectivement condamné....

                  Maintenant s’il revendique et fait une vraie proposition de droite humaniste, chretienne democrate, social non marxiste alors il videra le PS de ses realistes non marxistes et tuera l’illusion que l’UMp incarne aussi cette droite la.

                  Mais ce n’est pas vraiment le discours de Bayrou, c’est sur.

                  En fait , au moment de l’efondrement du mur de Berlin, les gens de l’UDF aurait du tenir leur ligne et empecher les socialos de s’y glisser. Ils etaient a terre, les marxistes, il fallait leur mettre la balle dans la nuque a ce moment la en les condamnant a leur propres discours des 80 années precedentes...

                   

                  Mais pour cela, il faut des politiques qui INCARNENT vraiment leur famille politique, pas des carrieristes.


                • Enderwig 14 mars 2008 13:20

                  @ Léon

                  Il est certain qu’en fermant les yeux ... On ne voit pas grand chose...

                  http://www.bayrou.fr/opencms/opencms/propositions/

                  Il ne faut pas chercher tant que cela un programme présent sur le net depuis 1 an.


                • vivelecentre 13 mars 2008 21:38

                  vous avez beau essayer de noyer le poisson de toute les manières , de reporter le problème sur d’autre parti, vous n’empêcherez pas les français de se faire une idée très particulière du modem à l’issue de ces elections

                  vous avez beau remuer le problème par tout les bouts, accusez les autres formation de danse du ventre , de tentative d’accord ou d’alliance de dernière minute, tout cela n’arriverait pas si le modem n’était pas qu’une girouette avec une stratégie à géométrie variable , guidé plus par l’opportunisme que par les convictions

                  Pour une formation qui rejetait la bipolarisation et qui finalement, pour grapiller quelque postes honrifiques, cherche partout la meilleur alliance majoritaire...

                  Pour une formation qui avait la prétention d’incarner une véritable alternative mais qui en fait essaye partout de monnayer l’apport de ses résultats comme les vulgaires partis charnières de la 5 eme ..

                  Pour une formation qui se voulait indépendante mais qui le reste que dans les cas ou les dominants n’ont pas besoin d’eux (Paris, l’humiliation subit par De Sarnez ...)

                  Alors effectivement , au modem c’est bien plus clair maintenant , l’opportunisme a pris définitivement le pas sur les convictions ( Europe , sociale liberale, démocrate chrétien ) et ouvre la porte pour tout les compromissions possibles et tout les mariages contre nature


                  • Hermes esperantulo 13 mars 2008 22:31

                    Mais justement l’intrusion du modem dans le cercle bien huilé du bipartisme francais qui a conduit à une augmentation du front national durant plus de dix ans avec l’apothéose de 2002 est justement le grain de sable qui à montré et montr encore les lacunes les incohérenres les accords tacites entre les deux partis. Et le fait qu’il est fait bougé les lignes en se placant au milieu en montrant les points communs des deux grand partis par son programme, l’UMP ayant fait une partie de sa mue avant la presidentielle "grace" à sarkozy continue à se regenerer grace au modem, car Bayrou est un combatant de haute qualité, par contre au PS la misere persiste encore et donc soit la mue se fera au sein du parti et donc le modem restera petit soit c’est le modem en piquant les electeurs de gauches fera que la diversité idéologique du PS se réduira et donc produira automatiquement une mue du PS. Et surtout noublions pas que c’est toujours les electeurs modérés de gauche et de droite en resumé centristes qui décident de tout et donc le modem permet de les faire bien ressortir et donc que les partis cherchent à vraiment se battre pour gagner cette partie de la population qui est le point clef du deuxieme tour à scutin majoritaire.

                    Et de plus honnetement je prefere trois candidats voulant être president qu’une LCR se presentant aux elections mais ne voulant surtout pas avoir la magistrature supreme ou une extreme droite puissante qui à fait chavirer le navire dans de nombreuses villes et en 2002


                  • Enderwig 14 mars 2008 13:29

                    @ vivelecentre

                    Si le MODEM était le parti de l’opportunisme, il me semble que Bayrou serait Premier Ministre et que les députés MODEM se compteraient par dizaines.

                    Si le MODEM était le parti de l’opportunisme alors il me semble que Bayrou ne serait pas enlisé dans une triangulaire à PAU. Triangulaire dont je le vois mal sortir vainqueur (merci Sarko).

                     


                  • Laurent Watrin Laurent Watrin 13 mars 2008 22:21

                    Voilà un point de vue intéressant. Je le partage sur le fond même si les atermoiements locaux du MoDem et la désorganisation des structures du mouvement, encore en construction, rendent illisible le message du mouvement de François Bayrou. Il faut aussi critiquer la dérive autocrate des anciens élus UDF qui s’arrogent le droit de négocier encore et toujours dans l’irrespect des militants du MoDem, malgré les statuts clairement actés en décembre dernier à Villepinte, lors de la fondation du nouveau parti centriste. Bayrou lui-même n’est pas exempt d’erreur manifeste. Il a donné certains soutiens locaux sans consulter la base, alors que les statuts le prévoient explicitement.

                     


                    • vivelecentre 13 mars 2008 23:22

                      ""Mais justement l’intrusion du modem dans le cercle "bien huilé du bipartisme français qui a conduit à une augmentation du front national durant plus de dix ans ""

                      première erreur si je peux me permettre, savamment entretenu par Bayrou et ses proches , la confusion entre bipartisme et bipolarisation de la vie politique française

                      Votre phrase même ( je vous le dit cordialement) est contradictoire par ce qu’elle parle d’un troisième parti dans le bipartisme..

                      La France n’a jamais été menacé de bipartisme , il y a eu pendant des années la plate forme UDF , RPR, DL d’un coté qui a succédé au anciens centristes et gaullistes, les partis radicaux ( valoisiens à droite et radiaux de gauche de l’autre) la majorité dite plurielle dont les composants sont toujours là , Ps , Pc vert, des formations qui ont été puissantes à des moments comme le fn , d’autre a ne pas négliger à l’extrême gauche auprès du "gentil" facteur

                      Alors parler de bipartisme est un non sens en France et toute ces formations ont accès à toute les élections en France

                      Après effectivement , on peut parler de bipolarisation , de la majorité et de l’opposition et pour moi , c’est heureux

                      que l’on appelle cela la droite la gauche, les girondins ou les bonapartismes, cela existe depuis plus de 200 ans et Mr Bayrou n’arrêtera pas ce fonctionnement qui repose sur le s engagements et les choix politique

                      D’ailleurs, si on y réfléchi , bousculer tout ces clivages et travailler entre gens fréquentables ( au nom de quoi et quel mépris !!!) que Bayrou estime de l’ump au ps en excluant les extrêmes dont le pc ne reviendrait ’il pas a créer un nouveau clivage , une nouvelle bipolarisation entre les partis de gouvernement et les autres ? les gens raisonnables et le vote contestataire ?

                      Imaginons une "cuisine" ou Bayrou ferait l’amalgame entre ce qui est le mieux de deux coté (encore une fois au nom de quoi ? c’est dieu le père ? , quel le serait l’alternance suivante ? le fn ou les alter mondialistes marxistes ?

                      Non , ces thèmes sont avant tout démagogique s, largement utilisés par Le Pn auparavant , souvenez vous avec "la bande des quatre " et le célèbre "Umps" maintenant malheureusement repris par Bayrou et ses militants ( je crois que cette obsession "umps" est reprise dans chaque intervention d’un militant modem sur ce site -bourrage de crane.. ?..-)

                      Bayrou n’y croit pas et d’ailleurs le démontre encore dans cette élection ou les listes modem ont essayé pratiquement partout de miser sur le vainqueur ( étonnant non ?) et ne reste indépendante que par dépit ( Paris) rejet du vainqueur qui n’a pas besoin de force d’appoint 

                      consternant pour une formation qui soit disant rejette la bipolarisation mais qui finalement se laisse toujours attirer par un pôle ou l’autre.... ’


                      • KPM Karim-Pierre Maalej 14 mars 2008 00:37

                        "La France n’a jamais été menacé de bipartisme"

                        Oui... sauf aujourd’hui ! Avec une UMP hégémonique et un PS ayant rabaissé le PCF, les Verts et les Radicaux à des satellites complètement dépendants, le bipartisme est là dans les faits. Au Royaume-Uni il y a de nombreux partis, et notamment les Libéraux-Démocrates qui font des scores plus qu’honorables à chaque élection (environ 15%) mais quasiment tous les élus sont au Labour ou aux Tories.

                        Nous ne sommes pas condamnés au bipartisme ni à la bipolarisation. Faites un tour en Belgique, vous comprendrez la richesse d’une offre multipolaire, où socialistes, écologistes, libéraux et humanistes représentent quatre puissants pôles, clairement différenciés, dont aucun n’est pourtant en position de gouverner seul et où chacun est ouvert à une coalition avec chaque autre. Cela responsabilise les hommes politiques et les électeurs beaucoup plus qu’en France où on a un gouvernement hégémonique et une opposition stérile.

                        En ce qui concerne les nouveaux clivages, mais oui, évidemment ! Le MoDem n’a jamais dit qu’il n’y avait plus de clivages, il dit au contraire qu’il y en a beaucoup d’autres que le clivage traditionnel droite-gauche, et que certains de ces clivages sont beaucoup plus pertinents pour décrire la scène politique. Par exemple le clivage apparu lors du référendum de 2005 est beaucoup plus fort que le clivage droite-gauche. Il y en a d’autres : le clivage écologiste/productiviste par exemple, met les Verts d’un côté, le PCF et l’UMP de l’autre, le PS au milieu et le MoDem quelque part entre les Verts et le PS... Voilà une recomposition totalement différente et beaucoup plus pertinente que le clivage droite-gauche.

                        Enfin, au sujet de alliances, c’est de la totale mauvaise foi que de prétendre que le MoDem fait alliance avec le vainqueur. Regardez les alliances de second tour, quand elles se font c’est souvent avec celui arrivé en 2e (ex. Marseille) voire 3e (Metz). Et même quand elle se fait avec le 1er c’est souvent quand le ballotage est sur le fil et ce n’est pratiquement jamais avec quelqu’un qui est déjà assuré de gagner (à ma connaissance la seule exception est Lille).


                      • vivelecentre 14 mars 2008 08:20

                        il est clair que le Ps et l’ump sont hégémonique, prétendre le contraire serait de la mauvaise foi.

                        Mais cela n’a pas toujours été le cas , au sortir de la guerre la Pc était dominant sur les socialistes et il a fallut attendre les années mitterrand pour que le pc soit ramené à une force d’appoint

                        A droite , dans les années 80/90 , c’était la plate forme Udf Rpr et jusqu’au milieu de90 l’udf faisait jeu égal avec le rpr en nombre de député (jusqu’à plus de 200....

                        Vu sur un autre angle avant 2007 , nous avons eu un président se réclamant du Gaullisme mais ayant des pratique Rad soc, un dit socialiste et un centriste

                        Bel échantillon témoignant du pluralisme de la société française..

                        En 2002 à l’avènement de l’ump , Bayrou a résisté et n’a pas souhaité dissoudre l’udf dans cet ensemble

                        Sa décision était parfaitement respectable mais à conduit a une première hemorragie de son mouvement ( tout au plus peut on regretter l’emploi par Bayrou du terme "parti unique" inapproprié dans ces circonstances puisque le sien reste ainsi que d’autre à droite ( mpf , fn ) et bien sur à gauche et limite insultant pour ceux qui souffre de parti unique dans les dictatures...)

                        Par la suite , Bayrou depuis 2002 a voulu incarner l’opposition et s’en est suivi une sur enchère avec les socialistes sur les attaques au boulet rouge contre l’ump

                        Vote de la mention de censure , non vote du budget etc etc , ce qui est tout a fait son droit mais qui de facto (et c’est son souhait ) le place en opposition frontale

                        Les conséquences ont été à nouveau la fuite des elus Udf notamment lors des elections législatives préférant ne pas se passer du soutient de l’ump

                        Soit

                        Mais compte tenu des institutions et de la bipolarisation de la vie politique ( opposition majorité) il faut bien à chaque fois se situer et même au centre, on est toujours plus proche d’un coté ou de l’autre

                        C’est bien sur ce qui se passe encore lors de ces municipales, et c’est pourquoi malgré le créneau "indépendant" et au risque de décevoir nombre de nouveau militant, le modem se dissout au cas par cas ou il reste sur la touche (Paris)

                        Pour moi ; mon ressenti est que clairement , ces alliances au coup par coup vont vers l’opportunisme et si à Marseille , c’est vers la liste arrivée deuxième c’est en raison de l’antagonisme modem/Gaudin, ex centriste et créateur associé de l’ump

                        Maintenant , imaginez un seul instant quand 2002, Bayrou certes n’aurait pas succombé aux sirènes de l’ump mais aurait clairement maintenu sa formation à droite

                        nul doute qu’après les premiers départs, il aurait vite récupéré ceux qui etaient excédés par la rivalité villepin sarko, certainement une parti des chiraquien qui suivent Sarko un peu contraint

                        Bayrou aurait pu provoquer une primaire à droite et serait peut être aujourd’hui président de la république !

                        Mais il a préféré les éternelles chimères du centre qui depuis lecanuet en 1965, Giscard et ses deux français sur trois au lieu de se consacrer à la tache de l’udf , offrir une alternative à l’ump(rpr) sur les bases de ce qu’etait son idendité : liberale, européenne, democrate


                        • Nemo 14 mars 2008 10:47

                          J’ajouterai que le Modem, dans les rares cas où il peut se maintenir, ne le fait que lorsqu’il gêne la droite. Sinon, il essaye de fusionner avec le PS, sauf quand le PS n’a vraiment pas besoin de lui smiley


                        • Enderwig 14 mars 2008 14:07

                          @ vivelecentre.


                          Si Bayrou avait maintenu sa formation à droite, alors il est certain qu’il aurait regagné nombre de militants et d’élus UDF...

                          Mais il m’aurait perdu, moi ... ainsi que d’autre dizaines de milliers d’adhérents.

                          Décembre 2006 UDF : 33 000 adhérents

                          janvier 2008 MODEM aux alentours de 75 000.

                          Je peux comprendre le sentiment de trahison ressenti par les anciens UDF. Mais il faut savoir tourner la page.

                          l’ UDF s’est scindé en 2

                          -d’un coté le Nouveau Centre fidèle aux anciennes idées de L’UDF (centre droit avec rattachement systèmatique à L’UMP)

                          - de l’autre le MODEM (plus social démocrate )

                          Ceux qui ne comprennent plus le MODEM se sont trompés de parti. Il faut qu’ils aillent vers le Nouveau Centre ou vers l’UMP.


                        • KPM Karim-Pierre Maalej 14 mars 2008 19:11

                          C’est un peu moins tranché que ça... Quand on regarde l’histoire de l’UDF, c’est né comme une confédération de partis de la droite non gaulliste (PR, CPR, Radicaux) et du centre (CDS, PSD). Ce rapprochement est historiquement marqué, il est le fruit de la situation politique de l’époque avec un PCF puissant, un parti gaulliste puissant, et un parti socialiste qui s’orientait vers l’alliance exclusive avec les communistes.

                          L’UDF a longtemps été puissant, mais a décliné au milieu des années 90 quand nombre d’élus ont préféré les combines aux idées. L’exemple des régionales de 1998 est frappant à cet égard. Je pense que le Nouveau Centre n’est l’héritier que de cette époque, de cette partie de l’UDF. Le MoDem quant à lui retrace sa filiation au MRP. S’il y a bien une continuité dans la ligne de François Bayrou, c’est celle-là : il n’a cessé de vouloir faire revivre le centrisme étouffé dans la confédération qu’était l’UDF, confédération qui par sa nature l’amenait à privilégier la droite.

                          Le lancement du MoDem n’a finalement été qu’un signal, celui que l’UDF de papa avait cessé d’être et qu’il était temps de bâtir une alliance nouvelle, adaptée aux réalités contemporaines et non plus à celles d’il y a trente ans. Il n’a été qu’un signal, mais ô combien important puisqu’il signifiait, par des engagements concrets, qu’il n’y aurait pas de retour en arrière. Depuis le congrès de Lyon l’UDF avait certes décidé d’être indépendante, mais l’exemple des Verts (censément indépendants depuis l’année dernière) montre que de simples motions ne suffisent pas à engager un parti dans une réalité. D’ailleurs les caciques de l’UDF l’ont bien compris, ce n’est que lorsque l’UDF a fondé le MoDem qu’ils sont partis. Et c’est bien ce signal qu’attendaient les 60 000 nouveaux adhérents qui ont rejoint le Mouvement démocrate : ils ne se seraient pas engagés si l’UDF ne s’était pas d’abord elle-même engagée.


                        • vivelecentre 14 mars 2008 11:03

                          si les socialistes sont malin , ils utiliseront et instrumentaliseront le modem contre la droite comme le fit feu Mitterrand avec le fn....

                           


                          • chmoll chmoll 14 mars 2008 12:00

                            si j’fais une comparaison ave cun disque dur de windows,en cumulant l’cervaeu de hollande et d’bayrou

                            ça doit faire 1KO


                            • foufouille foufouille 14 mars 2008 12:44

                              gros politique = tous pour un, tous pourris

                              je vote pour le programme, par espoir mais pas pour les menteurs

                              en 2012 je sent que je voter arlette et son HLM


                              • foufouille foufouille 14 mars 2008 16:46

                                j’ai dit voter, pas que j’allais m’inscrire

                                les celtes y aimes pas trop


                                • Enderwig 14 mars 2008 23:17

                                  Oui mais avant de voter

                                  n’est-il pas mieux de connaitre le programme ?


                                • Thomas Thomas 14 mars 2008 18:04

                                  Pour citer le cas de Lyon, la liste de Collomb (qui, il est vrai, évite soigneusement de porter l’étiquette PS, tout autant que Perben évitait l’étiquette UMP) est composée de militants :
                                  - MoDem (transfuges de la liste MoDem autonome)
                                  - Verts
                                  - GAEC (Gauche Alternative Ecologique et Citoyenne)
                                  - communistes
                                  - et quelques PS

                                  La tête de liste de Collomb pour le 6ème arrondissement (pendant du 16ème parisien) se revendique de « centre droit » et se targue de « n’avoir jamais voté à gauche » tandis que la tête de liste du 4ème discute au second tour avec la liste de la LCR.

                                  Difficile de réaliser plus grand écart ! Comment le PS peut-il se gausser du MoDem qui lui, ne s’allie qu’avec l’UMP ou le PS, et en général pas les deux à la fois.

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