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Accueil du site > Actualités > Politique > C’est quoi être de gauche ?

C’est quoi être de gauche ?

1. La gauche se trouve face à un cruel dilemme. Pour parvenir au pouvoir, elle tente de concurrencer la droite sur son terrain, proximité populiste, séduction, utilisation des peurs et captation des désirs, pragmatisme et gestion publique en père de famille, avec un bon sens populaire. Et c’est contraire à sa nature. La gauche a su puiser en son temps des références chez les philosophes et intellectuels. Le monde a changé. Mondialisation, médiatisation, fulgurants progrès technologiques, hégémonie des puissances financières. La gauche doit impérativement se penser, voire se ressourcer, et adopter quelques principes et valeurs déterminant ses lignes d’actions et ses propositions pour gouverner le monde autrement. Certes, en refusant la facilité, elle risque de rater la plus haute marche, mais au moins elle pourra se reconnaître et s’apprécier. La formule de Churchill pourrait être transposée ainsi. La gauche croit gagner en se trahissant, elle perdra avec le déshonneur.

2. C’est quoi la gauche ? Deux grands domaines sont inévitablement traversés par le politique. L’économie et les rapports sociaux entre les citoyens. Le premier champ est conditionné par la valeur marchande. Le second par les valeurs dites morales, sécurité, liberté, équité. Il existe un recouvrement partiel entre les deux champs. C’est ce qu’on appelle l’équité économique ou la justice économique si on veut. Mais il existe aussi une autonomie dans le domaine des questions morales. Le respect des règles de conduite, sur la route, mais aussi dans la rue, n’a aucun rapport avec l’économie. Qu’on soit pauvre ou riche, la loi est la même. Ne pas conduire en ayant bu, ne pas dépasser la vitesse autorisée, ne pas mettre sa chaîne à fond à deux heures du mat, ne pas flinguer le voisin dont la tronche ne nous revient pas. Voilà pour les interdits, mais, pour les droits, c’est pareil. Riche ou pauvre, on peut s’exprimer librement ou bien avorter si l’éventualité se présente. L’économie et la morale ont vu par le passé s’affronter droite et gauche. Maintenant, la droite ayant suivi les évolutions sociales, il n’y a plus guère de différence entre les deux pôles opposés, excepté au niveau de la répression. La droite étant d’ordinaire plus musclée et la gauche accusée de laxisme.

3. Le chantier le plus important pour la gauche, c’est l’économie. Le boulet de la gauche, c’est une conception du rôle de l’Etat qu’elle hérite d’il y a cinquante ans. La droite a su se libérer de ce boulet, dans les discours puis les actes. Mais le monde qu’elle installe (et laisse s’installer) accentue les inégalités matérielles. La question essentielle où doivent s’affronter gauche et droite porte sur les inégalités économiques. D’où viennent-elles ? Là des économistes devraient suggérer quelques pistes. Ces inégalités sont-elles inhérentes à la nature des individus, sont-elles justes, nécessaires ou bien contingentes, sont-elles utiles au système, sont-elles néfastes à la société ? Doivent-elle être tolérées pour le bon fonctionnement du marché, du profit, du progrès ou bien la société a-t-elle un bénéfice à attendre dès lors qu’elle atténue les écarts matériels par des mesures de redistribution différentes en essence de celles du marché ? A cette dernière question, la réponse a été claire depuis des décennies. L’Etat redistribue des revenus sans contrepartie en termes d’activité professionnelle. Les retraites, mais aussi les diverses allocations, les minima sociaux, les exonérations fiscales pour les plus démunis.

4. Le point le plus important concerne le revenu des individus. Doit-on faire dépendre l’accès au revenu uniquement d’une activité professionnelle soumise aux règles d’un marché du travail ou bien doit-on admettre que l’accès à la dignité économique ne peut être assurée par le seul marché. Auquel cas, il faut en référer à un principe (universel) et décréter que le travailleur n’est pas une marchandise ou, du moins, l’individu actif n’est pas seulement une marchandise. Ce principe reconnaît aussi la spécificité de l’appareil économique et la situation de faiblesse des individus face à un système qui ne peut pas assurer un revenu décent à chacun si le marché est le seul arbitre. Ce marché qui est alors en position de force, en position d’exercer un chantage financier car il est en situation de monopole. En conséquence, un principe à visée constitutionnelle énonce qu’un individu doit être protégé de la pression du marché et prétendre, selon les cas, à recevoir un revenu social sans contrepartie d’activité. Un RMI, revenu maximal d’inactivité. Ce principe institue une forme de don. Et, on espère, de lien social. Comme aurait pu le penser un Mauss. Quoique, en ce monde où tout paraît facile, l’ingratitude a vite fait d’éteindre la reconnaissance et le lien social. Comme quoi, le problème de la gauche, c’est aussi de faire face à un donné anthropologique inédit, dans un monde où la profusion d’objets, loin de satisfaire les humains, a engendré un manque. Tel est le principal obstacle face à une gauche incarnant la justice et la moralité moderne et qui doit faire face à un immoralisme ambiant entretenu par la profusion d’images et de propagande captant et renforçant le côté égoïste et individualiste de l’humain. Une fausse liberté qui emprisonne les faibles en leur donnant l’impression d’être libre. Un poison pour la gauche. Et un contresens, car

5. La voie « naturelle » de la gauche, c’est prendre le parti de l’intelligence, de la raison, de l’humanisme et des Lumières. Evidemment, il a manqué quelque chose à ces Lumières que quelques intellectuels privés d’esprit ont cru rendre responsables des totalitarismes. L’humain est une créature dont il faut se méfier, mais qui, pourtant, représente l’avenir de son propre genre. Mais l’incarne-t-elle ? La question de la gauche est une affaire d’incarnation plus que d’opposition. Et, bien évidemment, la gauche doit se ressourcer dans la philosophie naturelle, dans la sociologie compréhensive, dans l’anthropologie et la question des dignités humaines. C’est la seule voie pour justifier une politique économique accordant à chacun un revenu de « défense » contre les puissances financières et industrielles mondiales. Refuser le statut instrumentalisé de l’actif et le chantage au travail, au logement, qu’il subit. Si aucun discours ne peut aller dans ce sens, alors il faudra abandonner le combat et laisser la dure loi du marché mettre les actifs en concurrence, accorder aux meilleurs des revenus à la hauteur de leurs mérites et donner aux autres une place de subalternes du système. Bref, ce que tend à faire la droite.

Il existe bien une différence dans une politique de droite et de gauche. Mais si elle doit se manifester avec éclats dans les programmes et les idées, c’est après avoir questionné l’être politique et avoir réfléchi à la question de savoir ce qu’est être de gauche ou bien être de droite. Ces modestes lignes ont tenté de lancer quelques pistes. Il se peut bien que le débat ne fasse que commencer, à moins qu’il ne soit achevé et que la société converge vers un pragmatisme économique et politique se voulant neutre.


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209 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 18 avril 2008 11:25

    où est la gôôôôôôche ? avec ses congrés pleins de larmes

    Où est la gôche , gôche , gôche , gôche où est la gôche

     

    il suffit en ce moment que la droite soit un minimum adroite pour applatir une gauche très gauche !

     


    • Djanel 19 avril 2008 19:34

       

      Le chat miaou où çà

      .

       

      La gauche ce n’est pas seulement le parti socialiste, ni le parti communiste, ni l’extrême gauche, ni le marxisme car la gauche existait déjà bien avant que Carl Marx n’écrivît son manifeste dont l’idéologie l’influença et la divisa durant tout ce 20 eme siècle.

       

      Ha !!! Non !!! 

       

      La gauche, c’est nous qui avons fait la révolution, nous qui avons résisté au fascisme, nous qui avons souffert dans la résistance, nous qui manifestons pour une société meilleure plus juste et plus équitable dans redistribution des richesses. La gauche, c’est aussi Cicéron contre Jules César, Erasme contre la folie, Descartes contre Platon, les modernes contre les anciens, Molière contre Tartuffe, Voltaire contre ses juges, Clemenceau contre les curés, De Gaule contre Pétain, et enfin nous contre Sarkozy de la Brocante Cassa. La gauche, c’est l’altruisme contre l’égoïsme.

       

      C’est pourtant simple à comprendre que la gauche a toujours existé et d’ailleurs les premiers communistes étaient une secte chrétienne dont le chef était Saint Pierre en personne promulguant une justice aussi expéditive que celle d’un Staline en pleine forme. Je ne me souviens plus du nom du couple qui n’avait donné que la moitié de ses biens à la communauté naissante, expédié en enfer illico pour avoir douté et menti. C’est Saint Luc qui l’a écrit dans les actes des Apôtres. Les culs bénis sont coincés ici.

       

      Ha ! Ha ! Ha ! je me marre.


    • Gandalf Tzecoatl 18 avril 2008 11:32

      La droite bénéficie d’une asymétrie d’empathie : si l’homme a une réelle empathie pour les perdants, il a une empathie plus forte pour ce qui brille et réussit. Les chiffres de vente de la presse people en regard de la "presse solidaire" sont révélateurs à cet égard.


      • LE CHAT LE CHAT 18 avril 2008 11:35

        un peu comme au tiercé , faut être inconscient ou avoir un bon tuyau pour jouer les tocards !


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 avril 2008 12:16

        En fait, la notion de perdants et de gagnants n’a un sens que quand le jeu est équitable pour tous. Il serait facile de montrer que l’accès à l’emploi est faussé, par divers mécanismes

        Une fois, j’ai reçu un coup de fil d’une jeune toulousaine en CES, elle enquêtait sur les docteurs de Paul Sabatier, elle m’avait confié avoir une maîtrise de gestion, avec ça, 500 euros/mois, alors qu’une de ses caramades de promo était entrée dans une banque grâce à un membre de sa famille. Il est où le mérite ?


      • Traroth Traroth 18 avril 2008 13:50

        C’est le mensonge fondamental de la droite, celui qui permet de défendre les riches et de remporter malgré tout l’adhésion populaire, qui permet des "boucliers fiscaux" et des baisses de frais de succession (alors que les pauvres n’en payaient déjà pas) : laisser entendre, sans le dire (puisque c’est faux), que *nous aussi*, un jour, nous serons riches.


      • tulasdit 18 avril 2008 14:03

        C’est un exemple... Il y en a d’autre.

        Je crois que le vice caché de la pensée de gauche est de considérer qu’il existe une instance régulatrice suprème chargée de gommer les inégalités ou les différences. C’est l’entreprise de redistribution qu’évoquait en son temps Me Aubry.

        Mon avis sur le sujet est que ce principe ne met pas en valeur l’individu au contraire, il devient assisté ce qui intrésèquement le dévalorise sous des couvert de solidarité.

        Au delà, la démarche ne venant pas de l’individu, elle a peu de chance d’aboutir au succès.

        L’avenir de la gauche ? mettre en valeur l’initiative individuelle dans un cadre économique libéral régulé et cessé de croire au père noel ou a "tout le monde il est beau tout le mon il est gentil ".


      • Traroth Traroth 18 avril 2008 15:06

        Une gauche de droite, quoi. Ca ce n’est pas la solution, c’est le problème !


      • srobyl srobyl 18 avril 2008 17:08

        Tout à fait d’accord...Exposer la partie dorée de sa vie privée est une stratégie mûrement réfléchie.Tout l’art consiste à faire croire que c’est involontaire. A ce sujet, une belle analyse de Mona Chollet, dans le Monde Diplomatique (avril 2008) "l’art de faire rêver les pauvres" .

        On dit ce qu’on fait, on fait ce qu’on dit...et on montre ce qu’on est .


      • srobyl srobyl 18 avril 2008 17:10

        (c’était à l’attention de Tzecoatl)


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 19 avril 2008 04:07

         @ L’auteur : Un article que j’aime bien. Le malentendu ne vient-il pas toujours d’une confusion entre deux axes gauche-droite, dont le premier est dans la sphère de l’ordre et va de l’anarchie à l’autoritarisme, alors que le second est dans la sphere de la justice sociale et va de la solidarité à la récompense au mérite ? Si on est atypique et que l’on ne réponde pas aux rapprochement usuels, on inquiète beaucoup... 

        Pierre JC Allard 


      • JL JL 19 avril 2008 09:33

         

        @ PJCA, bonne approche. Mais où classer sur l’axe ’anarchie autoritarisme un parti comme ’Démocratie libérale par exemple, puisque l’anarchie exclut la solidarité (qui n’est pas la charité).

        Pour ma part, je verrais plutôt un axe ’Protection des biens / protection des personnes’ et un second axe ’Justice sociale / liberté économique’. Ainsi, par exemple, l’assiette de l’impôt dépendrait du premier axe, cependant que le principe de précaution serait fonction du second axe.

        La mondialisation libérale ne protège que les biens et n’assure aucune justice sociale. Elle est extrémiste sur ces deux axes. Coïncidence, un régime communiste est également extrémiste mais diamétralement opposé.


      • JL JL 19 avril 2008 11:22

        On arrive à quelque chose comme ça :

         

         

        PC : protection des personnes et justice sociale (utopique)

        National-socialisme : protection des biens et justice sociale (chimère)

        Néolibéralisme : protection des biens et liberté économique (puissant et cruel)

        Social-démocratie : protection des personnes et liberté économique (quadrature du cercle)


      • Gandalf Tzecoatl 20 avril 2008 10:27

        @Srobyl,

        J’ai également lu cet excellent article.

        Effectivement, Mr Sarkozy exacerbe ce que j’appelle "asymétrie d’empathie" en accusant le pauvre (le chômeur contre le salarié, etc) et en s’affichant avec ce qu’il y a de plus doré.

        La gauche n’a pas besoin d’égalitarisme pour faire face à la droite, puisque celle-ci ne respecte même pas l’égalité de droit et favorise indubitablement les plus aisés. Personnellement, je ne crois pas à l’égalitarisme (égalité des revenus)

         


      • LE CHAT LE CHAT 18 avril 2008 11:45

        mais où est Lerma ? Buenos Aires ne répond plus ! est il malade ?

        Pour une fois que Bernard fait un bel article où il puisse cracher toute sa haine du socialisme !


        • Pierre 18 avril 2008 13:14

          Ok je me devoue,

          ModeTrollOn :

          Aujourd’hui Bernard Dougue nous pond un "billet" sur la gauche...

          Je suis certain que Bernard est Pigiste pour Agoravox. Un de mes articles qui donne enfin le responsable de la mort de JFK n’ai pas accepte alors que Bernard parviens a passer un article ou deux par jours.

          De toute maniere nous allons avoir bientot la reponse : si Bernard n’est pas Pigiste et n’est pas paye par Agoravox il devra tres bientot accepter les jobs qu’on lui propose suites aux lois en preapration par Lagarde et Sarkozy. Nous verrons si d’ici quelques semaines la quantites de "billets" ecrits par Monsieur Dougue diminue radicalement !

          www.tvbuenosaires.com

          :ModeTrollOff

           

           

           smiley


        • Pierre 18 avril 2008 13:42

          J’ai pas tape loin !!!

          voir commentaire de Lerma plus bas !

           

          Lerma mon frere de pense...

           

           :-P

           


        • alceste 18 avril 2008 11:46

          @ Bernar Dugué,

          C’est encore un de vos articles que j’ai vraiment apprécié, parce qu’il arrive fatalement un moment où on s’interroge : " Est-ce que je suis encore "de gauche" ?" ou "Qu’est-ce que ça veut dire, être de gauche ? ". Pour s’amuser, on peut toujours aller faire un petit tour sur un site américain qui, à la suite d’un questionnaire, vous positionne dans un diagramme.

          Plus sérieusement, on peut se rappeler certains grands moments de désillusion : le moment où la gauche a cessé de se mettre en question, de faire appel aux lumières de la raison, quand elle s’est laissée aller , entre autres dérives, aux facilités de l’angélisme, du pédagogisme et qu’elle a confondu la Morale ( et ses exigences) avec la Moraline ( contrefaçon en toc) . Face aux abdominaux du libéralisme "body buildé", la gauche faisait "ventre mou".

          Ce n’est pas que le libéralisme séduise, quels que soient les oripeaux qu’il emprunte lors des élections, c’est que la gauche déçoit. On aimerait en effet qu’elle s’emploie davantage à reconstruire une pensée politique digne de ce nom, et que le problème social soit au centre des débats.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 avril 2008 12:19

            C’est un billet qui a accouché prématurément, j’avais projeté un horizon plus vaste, alors je l’ai livré en l’état, sous forme de pistes de réflexion

            J’ai par contre en attente un billet plus sulfureux sur le développement durable, de quoi débattre sur fond de bonne polémique, avec toujours en arrière plan ces Lumières


          • sisyphe sisyphe 18 avril 2008 13:59

            par Bernard Dugué (IP:xxx.x5.75.240) le 18 avril 2008 à 12H19

             
            C’est un billet qui a accouché prématurément,
             
            Sans trop de douleur, j’espère !

          • srobyl srobyl 18 avril 2008 17:16

            Canaillou de faux modeste ! Que serait-ce si vous l’aviez laissé en gestation le temps réglementaire !! Allez, vous êtes le meilleur, on l’aura compris !


          • jaja jaja 18 avril 2008 12:10

            Etre de gauche c’est ne pas renoncer à ce qui fut l’essence de sa lutte durant des décennies : La lutte pour l’abolition du capitalisme et la redistribution des profits du travail au bénéfice de celles et ceux qui les produisent...

            En bref ; l’égalité sociale

            Ce qui fut tant de fois promis par tant de faux prophètes et jamais réalisé nulle part au monde.

            Ceci étant dit, tout le reste n’est que charabia destiné à tromper les gogos que nous sommes trop souvent.

            La "gauche" officielle a jeté ses principes fondateurs aux orties... elle n’a donc plus de raison d’être.

            Au vu des décennies de larmes et de sang à venir prévisibles à l’échelle de la planète nul doute que d’authentiques forces de gauche , ne faisant aucun compromis avec les forces du capital financier dominé par les États-Unis, reviendront en force sur le devant de la scène porter la parole et les exigences des opprimés de ce monde.


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 18 avril 2008 12:23

              l’egalite sociale ne peut pas exister, sauf a supprimer les parents et leur role educatif


            • jaja jaja 18 avril 2008 12:27

              Parent moi-même je ne comprends pas le sens de votre intervention...


            • Fred 18 avril 2008 14:28

               

              Je suis d’accord, l’égalité sociale ne peut pas exister, on peut y tendre mais on n’y arrivera jamais à cause de la variable humaine. Il est dans la nature humaine de vouloir plus quitte à ce que ce soit aux dépends des autres. C’est aussi cette envie qui pousse les hommes à se surpasser.


            • LE CHAT LE CHAT 18 avril 2008 12:25

              @hihihi

               

               les cafards aussi sont cannibales , mais ça ne dit pas si ça aide pour chasser les idées noires


            • Traroth Traroth 18 avril 2008 13:59

              @hihih : il y a surtout chez vous une incompréhension fondamentale (en plus d’un fond d’indifférence au autres et d’égoïsme, qui apparait de manière patente dans votre commentaire, le premier commentaire "sérieux" de vous que je lis) de ce qu’est la civilisation : la tentative de l’homme de s’éloigner de son animalité, de devenir *plus* qu’une bête. Et vous, ce que vous proposez, c’est de se plonger en plein dans la bestialité, de revenir à la loi de la jungle.


            • Traroth Traroth 18 avril 2008 14:32

              Juste un truc : au-delà de la métaphore, on s’en bat les flancs, de tes poissons...


            • Traroth Traroth 18 avril 2008 15:50

              Je ne suis pas végétarien. Je les bouffe, moi, ces trucs. Enfin, peut-être pas des guppys, mais du poisson.


            • srobyl srobyl 18 avril 2008 17:18

              Il y a eu en ce domaine un excellent mathématicien, un certain Adolf je crois ?


            • quen_tin 18 avril 2008 17:47

              Etre de gauche, ça commence par ne pas avoir d’aquarium.


            • Cascabel Cascabel 18 avril 2008 19:13

              @ quentin

              Vous avez oublié la pizza.


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 18 avril 2008 12:22

              tres mauvaise analyse, confirmee par le graphique en attachement

              le graphique devraut avoir pour axe d’abcisse le degré de liberalisme economique et en ordonnee le degre de liberalisme politique, et non pas gauche droite

               

              AInsi en Nord Ouest (liberal economique/conservateur repressif) on aurait : Sarkozy quand il ne sauve pas Alstom, Philippe de Villiers (DVD), Patrick Deveidjian (UMP), Tony Blair (PS), Berlusconi (DVD)

              En Nord Est (Liberal economique et societal) Sabine Herold (Alternative Liberale), DSK (PS), Marielle de Sarnez (Modem), Didier Reynders (MR), Guido Westerwelle (FDP), Jose Manuel Barroso

              En Sud Est (interventionniste eco / liberal societal) : Olivier Besancenot , Clementine Autain (PC), Daniel Cohn Bendit (Verts),

              En Sud Ouest (anti libéral, interventionniste eco et consevateur social) : Melenchon (PS), Chivardi (ultra gauche), Marie-Segolene Royal (PS), quasiment tout le Parti Communiste Francais, JP Chenevement (MDC), la base electorale du Front National, Sarkozy 2004-2006 (UMP), Manuel Valls (PS), Charles Pasqua (UMP), Gordon Brown (PS), Lionel Jospin (trotskysme)

               

               

               

              Quand tu ecris "rôle de l’Etat qu’elle hérite d’il y a 50 ans. La droite a su se libérer de ce boulet, " on se demande de quelle droite il est question. La droite francaise n’a pas changé de paradigme : les depenses publiqeus progressent et les libertés civils regressent. Il a entente sur toujours pls d’etat.


              • agoraphobe 18 avril 2008 21:54

                J’ai quelques doutes sur le positionnement de certains, notamment Cohn-Bendit qui je pense ne mérite pas un tel classement, mais je trouve l’illustration très pertinente.


              • Forest Ent Forest Ent 18 avril 2008 12:27

                Voilà à peu près exactement décrite la gauche vue, même de manière un peu flagorneuse, par quelqu’un de droite.


                • sisyphe sisyphe 18 avril 2008 13:19

                  Qu’attendre de Monsieur Dugué sur une définition de la gauche ?

                  C’est comme demander à un charcutier la recette du mille-feuilles...


                • foufouille foufouille 18 avril 2008 13:04

                  etre de gôche c’est croire que l’inflation est "psychologique"......

                  les gauchistes sont mort apres l’arrive de mitterand au pouvoir

                  maintenant, la gauche s’abstient de voter..........c’est ca etre de gauche : accepter 6mois de vacances, 4a 1/2 de chomage, la retraite de 2400 apres 7a 1/2, ou louer deux hlm


                  • sisyphe sisyphe 18 avril 2008 13:16

                    Désolé, je n’ai pas (encore) lu l’article ; mais le "tableau" présenté en exergue, c’est vraiment du n’importe quoi : l’énoncé des 2 vecteurs de l’ordonnée : en haut, l’association "Libéralisme- Libertés individuelles", et, en bas : "Etatisme- dirigisme" : on ne saurait faire plus manicheen, caricatural, abusif ; bref, moins scientifique.

                    Pour le reste, c’est à voir...

                     


                    • Traroth Traroth 18 avril 2008 14:17

                      Oui, ça m’a frappé aussi. Opposer "libertés individuelles" et "Etatisme", associer "libéralisme" (au sens économique, puisqu’on trouver "dirigisme" à l’autre bout) et "libertés individuelles" (deux termes contradictoires), bonjour l’objectivité...


                    • Jacques 18 avril 2008 13:17
                      A-t-on encore besoin d’une gauche en France ?
                       
                      Lutter pour le social et imposer au libéralisme économique une certaine moralité. Je n’ai plus envie de perdre mon temps à croire à cela.
                       
                      A la rigueur encore, si la gauche proposait de mieux répartir les ressources budgétaires de l’état. Par exemple en modifiant la fonction publique (flexibilité totale du licenciement, retraites alignées sur le privé, moins couteuses pour le contribuable) et en utilisant les ressources dégagées pour mieux indemniser les chômeurs, mieux couvrir les assurés sociaux. Mais le dogme dit qu’on ne peut pas niveler par le bas et que ca tombe sous le sens que c’est les riches qui doivent payer.
                       
                      Non, cette gauche manichéenne et ‘populiste’ n’a aucun intérêt.

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