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Accueil du site > Actualités > Politique > Cameron : une victoire à la Pyrrhus ?

Cameron : une victoire à la Pyrrhus ?

David Cameron arborait un large sourire au soir de l’« Election Day  » du Royaume-Uni. Et pour cause : son parti venait, contre tous les pronostics, d’obtenir une majorité absolue qui donne aux « Tories » la possibilité de gouverner seuls, ce que les Conservateurs n’avaient pu obtenir lors de la précédente élection. En dépit des apparences, le mandat de Cameron pourrait néanmoins tourner au cauchemar...

Avec 331 sièges à la Chambre des Communes (contre 306 en 2010), le parti Conservateur de David Cameron renforce indiscutablement sa légitimité et ses capacités de gouvernance. En apparence du moins. Certes, le Premier ministre voit son adversaire principal, le parti Travailliste, fortement reculer (232 sièges contre 258 dans la précédente assemblée) sous la houlette d’Ed Miliband, et il n’a désormais plus à composer avec les Libéraux démocrates de Nick Clegg, laminés par ce scrutin (8 sièges contre 57 auparavant). Mais David Cameron va devoir faire face à des défis de taille pour la cohésion du pays. En annonçant, notamment pour siphonner les voix du parti populiste UKIP de Nigel Farage, l’organisation d’un référendum sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union Européenne – au plus tard en 2017 –, David Cameron a en effet mis lui-même en place un piège redoutable.

Un OUI à la sortie du Royaume-Uni entraînerait ipso facto l’organisation d’un nouveau référendum d’indépendance en Écosse. Or, il semble quasi-certain que cette nation, farouchement pro-européenne à la différence de l’Angleterre, choisirait cette fois de divorcer du Royaume-Uni pour ne pas être entraînée contre sa volonté hors de l’UE. Et ce ne sont pas les résultats écossais de l’Election Day qui peuvent apporter un démenti à ce scénario : en raflant 56 des 59 sièges, le Parti National Écossais de Nicola Sturgeon a fait voler en éclats les Travaillistes locaux, coupables aux yeux des électeurs d’avoir soutenu en 2014 le NON à l’indépendance en s’alignant sur les Conservateurs et en agitant les mêmes épouvantails que les financiers de la City de Londres.

D’autres menaces, économiques celles-là, risquent de surgir en cas de sortie du Royaume-Uni. Plusieurs grands groupes industriels et financiers ont clairement menacé de quitter Londres pour s’installer sur le continent, à Paris ou, plus probablement, à Francfort pour rester au cœur du vaste marché européen. De tels départs entraineraient une chute de l’attractivité de la City sur laquelle repose une grande partie de la réussite économique du Royaume-Uni, très largement dépendante des activités financières de la place de Londres, et notamment des résultats de ces poids lourds possiblement tentés par un départ vers le continent.

Pour éviter ce scénario catastrophique, David Cameron va tout faire pour obtenir de l’ Union Européenne des concessions sur plusieurs points, et notamment sur les droits sociaux et la circulation des personnes. Y parviendra-t-il ? Rien n’est moins sûr car, du point de vue des membres du Conseil Européen et de la Commission, ce serait enfoncer un coin dans les textes en vigueur et donnerait des arguments à d’autres pays pour, sinon renégocier le Traité de Lisbonne, du moins l’assouplir sur différents points en fonction de la convenance nationale des uns et des autres. Ce qui reviendrait de fait à rendre ce traité caduc. Nul doute que de fortes oppositions à une telle évolution verront le jour au sein des 28, au détriment de David Cameron.

Curieusement, la question du « Brexit » (British Exit), autrement dit d’une possible sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, a été relativement peu évoquée durant la campagne électorale, ni les leaders du parti Conservateur ni ceux du parti Travailliste n’ayant intérêt à placer la question du référendum au centre du débat, les premiers par crainte d’une réaction publique très négative des grands patrons de la City, tous très pro-Union Européenne, les seconds pour ne pas rappeler à leurs électeurs eurosceptiques qu’ils étaient opposés à la tenue de ce référendum. Une réticence des deux grands partis qui a laissé le champ libre aux adversaires de l’UE, ce qui a paradoxalement servi les intérêts des Tories, grâce à la promesse de référendum de David Cameron.

Soyons en certains, c’est sous la pression constante de la partie de ses propres troupes hostiles au maintien dans l’UE, et des militants populistes de l’UKIP, troisième force du pays avec ses 12,6 %, que David Cameron va devoir envisager les conditions de ce référendum à très haut risque pour l’avenir du pays. Une possible sortie de l’Union Européenne et, de manière concomitante, une très probable indépendance de l’Écosse laisseraient le Premier ministre à la tête d’un « Royaume-Désuni », pour reprendre le mot de Dennis MacShane, l’ex-ministre des Affaires européennes de Tony Blair. Désuni et potentiellement très affaibli sur le plan économique et en termes d’influence sur la scène internationale. David Cameron porterait seul le poids de ce désastre. Pas sûr que ses nuits soient paisibles dans les mois qui viennent.


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84 réactions à cet article    


  • P-Troll P-Troll 11 mai 2015 08:31

    Il semblerait que la caricature de « démocratie » représentée par le modèle Américano-Européen et connue sous le nom de « démocratie représentative », alternant les mous et les durs, les roses et les bleus, les chats noirs et les chats blancs, mais toujours de chats pour représenter les souris...

    il semblerait donc que dans ce système caricatural, celui qui est élu est toujours choisi CONTRE autre chose :

    Chirac contre Le Pen
    Obama contre Bush
    Hollande contre Sarkozy

    Le plus étonnant, c’est que la farce continue.

    • Fergus Fergus 11 mai 2015 09:19

      Bonjour, P-Troll

      Il me semble inexact de parler de « caricature de « démocratie » » dans la mesure où les outils sont là pour permettre de véritables alternances.

      Ce n’est pas le système démocratique qui est en cause, mais la manière dont réagissent les peuples en se tournant presque systématiquement, dans une recherche d’alternance illusoire, vers des partis plus ou moins clones les uns des autres et largement inféodés à une économie de marché libérale plus ou moins débridée selon les cultures.

      La faute à la doxa véhiculée par les grands médias, certes. Mais aussi, et surtout, à la frilosité de peuples qui, dans les années 60, ont vu bondir leur pouvoir d’achat et s’améliorer considérablement leurs conditions de vie, sans que les crises ultérieures ne remettent en question les fondamentaux de vies en société si différentes de celles - ô combien plus difficiles ! - des aînés. Le résultat est un réflexe « petit-bourgeois » généralisé et une grande défiance vis-à-vis de tout ce qui s’apparente, dans la majorité de l’électorat, à une « aventure politique ».

      Et c’est ainsi que perdurent les alternances bidon !


    • fred.foyn Le p’tit Charles 11 mai 2015 10:05
      Pas Pyrrhus pour deux rond...nous n’arrivons pas à faire 4% alors qu’eux sont très largement au dessus...Il est réélu par sa politique économique...après il y aurait beaucoup à dire sur cette politique des patrons..Les nouvelles embauches sont presque toute en CDI et au SMIC...chez nous pour l’avoir faut aller a Pôle emploi..(boutade)

      • Fergus Fergus 11 mai 2015 10:16

        Bonjour, Le p’tit Charles

        L’économie du Royaume-Uni est très trompeuse car elle est avant tout basée sur les activités financières et sur une bulle dangereuse qui pourrait faire sombrer le pays en cas de retour d’une crise financière, ce qui n’a rien d’improbable.

        Qui plus est, la prétendue réussite de Cameron est basée sur de très grandes inégalités sociales, qui se sont accrues depuis 2010, entre Londres et le Sud-Est de l’Angleterre d’une part, le nord et l’ouest de l’Angleterre d’autre part, sans compter les problèmes particuliers du Pays de Galles et de l’Ecosse.

        Quoi qu’il en soit, si j’ai parle de possible « victoire à la Pyrrhus », c’est plus en termes de démantèlement possible du Royaume-Uni.


      • rocla+ rocla+ 11 mai 2015 10:29

        @Fergus


        Bonjour Fergus


        L’économie du Royaume-Uni est très trompeuse car elle est avant tout basée sur les activités financières et sur une bulle dangereuse qui pourrait faire sombrer le pays en cas de retour d’une crise financière, ce qui n’a rien d’improbable.

        Un peu comme la suisse alors . Donc l’ exemple de l’ Angleterre est 
        pas bon .

        Qui plus est, la prétendue réussite de Cameron est basée sur de très grandes inégalités sociales, qui se sont accrues depuis 2010, entre Londres et le Sud-Est de l’Angleterre 


        Alors qu’ en France on a une égalité sociale de première .

        Les anciens présidents de la république ont la même pension de retraite
        que le plombier zingueur qui travaille jusqu’ à 6 heures .

        L’ exemple de l’ Angleterre est définitivement un exemple à ne 
        pas retenir .

      • foufouille foufouille 11 mai 2015 10:49

        @Le p’tit Charles
        « .Les nouvelles embauches sont presque toute en CDI et au SMIC... »
        mdr !
        c’est tellement bien que certains emplois ne sont pas payés. et tu travailles même si tu as besoin d’une bouteille d’oxygène pour respirer.
        arrêtes de regarder TF1


      • Fergus Fergus 11 mai 2015 11:11

        Bonjour, Capitaine.

        Le Royaume-Uni ne peut en effet pas être un exemple pour notre pays.

        Quant au fait qu’il y ait également de grandes inégalités en France, ce n’est pas moi qui dirait le contraire. Surtout en voyant le spectacle donné par une politique hollandaise qui se situe dans la continuité de celle qui a été menée par Sarkozy.


      • Fergus Fergus 11 mai 2015 11:16

        Bonjour, Foufouille

        Même si les « contrats zéro heure » ne représentent que 2 % de l’emploi au Royaume-Uni, le seul fait que cela puisse exister - en instituant de manière officielle un sommet de la précarité - démontre quelle est la logique cynique qui prévaut dans ce pays en matière d’employabilité des travailleurs.

        Ce genre de contrat rappelle furieusement les conditions d’emploi à l’heure ou à la journée qui ont existé naguère et qui perdurent ici et là pour les travailleurs immigrés sans papiers, y compris en France dans le sentier pour les Kurdes, les Syriens ou les Indo-Pakistanais. Tout cela est un pur scandale !


      • foufouille foufouille 11 mai 2015 11:22

        @Fergus
        j’ai lu pire, durant le dernier truc sportif foot ou JO, certaines personnes ont travaillé gratuitement, des milliers si je me souvient bien.
        et 10000 décès dans les hôpitaux pour faire des économies.


      • fred.foyn Le p’tit Charles 11 mai 2015 11:22

        @foufouille...Source le ministère du travail dans ce pays... !


      • foufouille foufouille 11 mai 2015 11:28

        @Le p’tit Charles
        mais oui, c’est comme le nombre de chômerurs chez nous et les clandestins payés sous le smic qui n’existent pas.
        payes toi internet.


      • fred.foyn Le p’tit Charles 11 mai 2015 12:37

        @foufouille...Alors expliquez nous pourquoi tant de Français (parlant anglais) vont trouver du boulot dans ce pays.. ?


      • Fergus Fergus 11 mai 2015 13:12

        Bonjour, Le p’tit Charles

        On parle toujours de ceux qui partent, notamment des jeunes attirés par la facilité à trouver un job (souvent mal rémunéré) et la possibilité de parfaire leur connaissance de la langue, mais pratiquement jamais de ceux qui reviennent, parfois très dépités, entre les petits boulots peu attractifs et un coût du logement exorbitant pour une qualité d’hébergement souvent médiocre.

        D’après le consulat général de France à Londres, il y aurait environ 300 000 Français en Grande-Bretagne, dont près de 230 000 dans le Grand Londres. Et mis à part chez les expatriés diplômés, l’enthousiasme est rarement au rendez-vous, passé le moment de la découverte.


      • fred.foyn Le p’tit Charles 11 mai 2015 13:18

        @Fergus...C’est comme tout...du bon et du moins bon...rien de parfait sur terre à ma con naissance.. ?


      • Fergus Fergus 11 mai 2015 13:58

        @ Le p’tit Charles

        Certes ! Mais si la bière est excellente dans les pubs britanniques, les conditions de vie n’y sont pas l’Eden trop souvent décrit. De cela, mon fils et ma belle-fille - qui ont vécu 18 mois à Londres dans le cadre d’un post-doc - peuvent témoigner.


      • alinea alinea 11 mai 2015 10:20

        Pourquoi une cata ? Si l’Autriche sort et la Grèce aussi, l’UE ne sera plus grand chose et ce sera tant mieux ! Tous ceux-là feront bouger les lignes, dans le bon sens, c’est pas sûr mais c’est quand même peut-être. Si personne ne bouge jamais par peur, on n’est pas près de s’en sortir !! smiley


        • Fergus Fergus 11 mai 2015 11:21

          Bonjour, alinea

          Très franchement, je ne crois ni à la sortie de la Grèce ni à celle de l’Autriche.

          Quant à parler de « catastrophe » en cas de sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, je n’emploie pas ce mot pour l’UE, mais bel et bien pour le Royaume-Uni de manière générale, et pour Cameron qui pourrait avoir été à l’origine de cette régression de l’unité des nations britanniques.

          L’UE serait sans doute affaiblie par cette sortie du RU, mais elle s’en remettrait très vite et verrait disparaître l’un des principaux freins à une évolution vers une Europe encore plus intégrée.


        • Fergus Fergus 11 mai 2015 19:38

          @ alinea

          Merci pour ce lien.

          Je ne partage pas l’avis de Verhaeghe sur plusieurs points. Mais surtout, je pense, contrairement à lui, que ces turbulences sont au contraire une chance pour l’Union, désormais très vite condamnée à se réformer si elle ne veut pas effondrer comme un château de cartes.

          Dans un autre commentaire, j’ai fait un commentaire audacieux en comparant la construction de la République française avec celle de l’UE, non sur le plan des territoires, mais sur celui des régimes qui ont suivi sa naissance. Que de hauts et de bas, que de soubresauts pour en arriver à un mode de fonctionnement à peu près pérenne ! Je pense qu’il en ira de même pour l’Union.


        • alinea alinea 11 mai 2015 20:08

          @Fergus
          L’Europe ne peut pas se réformer avec les mêmes au pouvoir, comment veux-tu ? Alors avant que les lignes bougent à l’intérieur des pays, on a le temps de crever chacun chez soi !
          Tu sens bien que ça tangue, et après le tangage, quoi ? On change le commandant et on repart droit ?
          Hum, tu es bien optimiste ! Ou bien on chavire ? Il faut se construire une annexe d’urgence !
          Je pense qu’il va y avoir un gros bordel ( je suis désolée pour ce que d’aucuns prendraient pour de la vulgarité, mais chaque chose mérite d’être bien nommée, n’est-ce pas ? smiley )


        • Fergus Fergus 11 mai 2015 20:30

          @ alinea

          Je crois que « les mêmes » sont en train de prendre conscience qu’il va leur falloir bouger sous peine de voir partout les partis populistes progresser dans des proportions telles que l’UE deviendra ingouvernable. S’ils ne sont pas totalement idiots « les mêmes » se rendront à cette évidence qu’il faut assouplir les traités. S’ils ne bougent pas, ils seront balayés.

          En fait, c’est un peu comme dans une entreprise gérée par un directoire ultra-rigide. A force de tirer sur la corde, tout risque de péter à la face des dirigeants. Contre leur volonté, ils sont amenés à améliorer le sort des employés. C’est cela, ou ils risquent de perdre la totalité de leur mise.


        • rocla+ rocla+ 11 mai 2015 10:31

          Si l’ Autriche sort de l’ UE adieu Apfelstrudels et Pumpernickels . 


          • Fergus Fergus 11 mai 2015 11:23

            @ rocla+

            Il sera toujours possible d’aller les déguster sur place, avec comme il se doit une excellente bouteille de Grüner Veltliner.


          • rocla+ rocla+ 11 mai 2015 10:36

            Et si c ’est quand -même peut-être Alinéa va nous chanter Frida ... smiley


            • alinea alinea 11 mai 2015 12:26

              @rocla+
              L’est belle comme un soleil et je l’aime pareil !!! smiley


            • morice morice 11 mai 2015 10:58

              C’est fort mal barré :


              1) L’Ecosse est au bord de la sécession
              2) Cameron sera poussé par son électorat à sortir de la ZONE EURO
              3) on l’a élu pour ses pseudos-résultats, faits grâce à une législation infecte pour les travailleurs.
              4) les travaillistes sont morts pour 10 ans là.
              ...
              5) et on n’a toujours pas coupé la tête de la reine, les médias continuent à faire des tonnes sur les rejetons princiers : l’Angleterre fait dans le gâtisme à ce stade. La démocratie n’a pas besoin d’une façade de ce genre. Ça sert à rien et ça dépense tout : dehors les royautés, dehors.... ah ça ira, ça ira...

               

              • foufouille foufouille 11 mai 2015 11:00

                @morice
                dehors § dehors le troll à patates !
                 smiley


              • Fergus Fergus 11 mai 2015 11:29

                Bonjour, morice

                « Fort mal barré », je ne sais pas, mais il est incontestable que David Cameron s’apprête à engager son pays sur la voie de la désunion, voire de la désintégration, avec un possible effet domino sur le Pays de Galles, bien que cela reste en l’état très improbable, le Plaid Cymru étant moins entendu au Pays de Galles que le SNP en Ecosse.

                Une chose semble sûre : même dans son propre parti, Cameron va devoir affronter un bloc très déterminés de partisans de la sortie de l’UE, et ce ne sera pas facile à gérer.


              • Fergus Fergus 11 mai 2015 13:15

                @ morice

                Voyons les choses du bon côté : le caractère fantasque du personnage pourrait donner un goût baroque au futur gouvernement.


              • rocla+ rocla+ 11 mai 2015 13:23

                Nous on va couper la tête à ce con de Morice qui veut couper la 

                tête à la reine . 
                Sachez reine Morice que vous faites bien plus chier ici que reine 
                d’ Angleterre . 

                s’ pèce de révolutionnaire à roulettes .

              • Fergus Fergus 11 mai 2015 13:32

                @ rocla+

                Désolé, capitaine, mais je désapprouve ce genre de commentaire. La « décapitation » de la reine était évidemment une image symbolique d’éradication de la royauté.


              • rocla+ rocla+ 11 mai 2015 13:44

                @Fergus


                Re Fergus , 

                La décapitation de notre roi de France n’ a en rien été symbolique et cet 
                appel du gugusse  Morice dont je copie la phrase :

                 et on n’a toujours pas coupé la tête de la reine, les médias continuent à faire des tonnes sur les rejetons princiers : l’Angleterre fait dans le gâtisme à ce stade. La démocratie n’a pas besoin d’une façade de ce genre. Ça sert à rien et ça dépense tout : dehors les royautés, dehors.... ah ça ira, ça ira...

                était la même que celle de ces salopards qui se sont entre-tués 
                en faisant marcher la terreur il y  a quelques générations , des Marat 
                des Robespierre et de nombreux autres fous du cheutron dont on 
                peut les les aventures dans de multiples bouquins traitant du sujet . 

                Morice est exactement le même salopard que ces assassins
                 d’ il y a deux siècles .

                 


              • COVADONGA722 COVADONGA722 11 mai 2015 13:49

                @Fergus

                s’agissant du régicide de la monarchie de droit divin , les anglais n’ont pas de leçon a recevoir du « professeur ??? » Morice tout le monde sait sauf lui que le parlement Anglais est le premier à avoir exécute officiellement un roi CHARLES 1ER EN 1649 depuis il n’y as en Angleterre qu’une monarchie constitutionnelle on en pense ce quel’on en veut mais je reste dubitatif sur les « raccourcis » du presque professeur...

                asinus

              • Fergus Fergus 11 mai 2015 13:56

                Bonjour, COVADONGA722

                Concernant le propos de Morice, je vous laisse la responsabilité de votre analyse.

                Non sans vous faire remarquer qu’il est fréquent sur ce site d’employer des métaphores criminelles à propos de Hollande, Valls ou Sarkozy qu’il faudrait ici carrément « tuer », là « pendre par les couilles », ailleurs « passer par les armes », etc.

                Sauf erreur de ma part, ces propos ne sont pas pris au pied de la lettre.


              • Alex Alex 11 mai 2015 14:27

                @morice

                Cher professeur coupeur de tête – personne ne doute qu’au pouvoir, vous le feriez réellement, c’est votre côté facho –, vous honorez Avox par la pertinence de vos analyses — toutes fausses. En traitant de cons tous ceux qui ne pensent pas « correctement, » vous démontrez une intelligence hors du commun.
                Tous les Anglais sont cons, c’est bien connu : c’est con-firmé par les sondages sur la royauté :

                BBC (29-5-2012) : « Moins d’un cinquième des sujets de la Reine disent qu’ils veulent se débarrasser de la famille royale, une proportion qui n’a pratiquement pratiquement pas changé au cours des décennies. »

                The Guardian (gauche) du 24-5-2012 : « 69% des sondés pensent que la Grande-Bretagne serait pire sans la monarchie, tandis que 22% pensent que le pays irait mieux. Cette marge de 47 points est la plus grande sur les 12 sondages effectués depuis 1997. Le sentiment pro-royauté est remarquablement réparti également entre toutes les classes sociales, et à travers les régions de l’Angleterre et du Pays de Galles. Il est moins marqué en Ecosse. Mais la monarchie jouit d’un appui solide dans toutes les classes d’âge, et aussi bien chez les travaillistes [gauche] que chez les libéraux démocrates [centre]. »
                 
                The Telegraph (droite) du 27-7-2013 : « Un sondage montre que la confiance dans l’avenir de la monarchie est à un niveau record. Environ deux tiers des personnes interrogées pensent que la Grande-Bretagne est mieux comme monarchie. Seuls 17% préféreraient une république. »

                La royauté, c’est LEUR problème, pas le vôtre, ô penseur de génie que le monde entier nous envie !


              • colere48 colere48 11 mai 2015 18:41

                @Fergus

                Sauf erreur de ma part, ces propos ne sont pas pris au pied de la lettre.

                a ben si.... ils y en a qui y croient et p’être même qu’espèrent  !!  smiley


              • Fergus Fergus 11 mai 2015 19:15

                Bonsoir, colere48

                J’espère que vous avez tort. Encore qu’en période troublée, il faille bien trouver des bourreaux. smiley


              • mmbbb 11 mai 2015 22:53

                @morice Ayez du repect pendant que vos republicains se vautraient avec l occupant la reine etait ambulanciere a Londres Rappel budget de l ’elysee 100 millions d euros


              • jaja jaja 11 mai 2015 10:58

                « Or, il semble quasi-certain que cette nation, farouchement pro-européenne à la différence de l’Angleterre, choisirait cette fois de divorcer du Royaume-Uni pour ne pas être entraînée contre sa volonté hors de l’UE. »

                le Parti national écossais (SNP) l’a emporté grâce à une campagne contre l’austérité, la guerre et les dépenses sur les missiles nucléaires et pour un développement massif des services publics, dont l’éducation et la santé.

                Dans l’hypothèse où le SNP romprait avec le consensus « néolibéral » ce parti se trouverait totalement en dehors des règles de l’Union européenne. Une Écosse indépendante devrait se soumettre (comme tous les autres pays membres) au conservatisme régnant à Bruxelles comme à Westminster.

                Pour une Écosse indépendante (tout comme pour l’Irlande républicaine voisine) rompre avec le colonisateur sans retomber dans une servitude de même intensité nécessite de rompre avec les lois « nationales » anglaises et avec les traités européens...

                Ce ne peut être qu’un acte unilatéral, effectué en force et par la volonté consciente des Écossais imposant leur souveraineté aux colonisateurs et à l’Union européenne.

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