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Accueil du site > Actualités > Politique > Candidature Chevènement, la pantalonnade finale

Candidature Chevènement, la pantalonnade finale

Retour sur une campagne avortée et sur ses précédents. Où l’on voit que le militant de base est loin d’être le mieux informé...

Fin du suspense dimanche 10 décembre, pour le candidat républicain et citoyen qui a annoncé le retrait de sa candidature à la présidentielle ainsi que son ralliement à Ségolène Royal. Il est vrai que loin du démarrage prometteur qui s’était produit en 2001-2002 (le Che tutoyait les 15% d’intentions de vote en janvier 2002), cette campagne avortée a eu un début plus que chaotique.

Après avoir déclaré sa préférence pour le candidat Fabius qui avait courageusement défendu le non au sein du Parti socialiste, Jean-Pierre Chevènement, officiellement, s’interrogeait sur la probabilité de sa candidature en septembre-octobre... alors que le site www.chevenement2007.com était déjà lancé sur la Toile. Finalement, au vu du "manque de clarté" du projet socialiste, il décidait de se lancer dans la course le 6 novembre, non sans évoquer la possibilité d’un "désistement républicain" dès avant le premier tour, au profit du candidat le mieux placé, s’il s’avérait au cours des mois qui allaient suivre que Le Pen risque d’éliminer le candidat de gauche dès le début. Une manière bien étrange d’entrer en campagne en "remuant le couteau dans la plaie", pour le seul candidat promu bouc émissaire de l’éviction de Lionel Jospin du second tour en 2002. Après tout, comme le film de Patrick Rotman l’a rappelé[1], en 1981 Jacques Chirac a bien fait battre Valéry Giscard d’Estaing, pourtant un homme "de son camp", sans aucun état d’âme...

Loin de 2001-2002, cette campagne ne se voulait d’ailleurs plus "au-dessus de la gauche et de la droite" mais résolument à gauche, fidèle en cela à la ligne fixée très arbitrairement par l’ex-candidat dès 2002. Faisant fort peu de cas de l’avis de "la base", Jean-Pierre Chevènement se prononçait, par voie de presse, à la veille des législatives de juin, pour un "ancrage à gauche" du Pôle républicain, la formation provisoire qui a fait le lien entre le MDC[2] et le MRC[3]. Ces gages de bonne volonté ne suffirent de toute façon pas pour sauver les députés MDC/Pôle républicain sortants, dont Chevènement lui-même, que le PS concurrença rageusement dans les circonscriptions.

Démentant avec indignation les rumeurs de retrait imminent et de négociations avec le PS, poursuivant sa campagne sur le terrain (recherche de parrainages, visites...) l’ex-candidat déclarait toutefois lors de son premier meeting de campagne[4] qu’il "ne se présent[ait] pas contre Ségolène Royal". D’abord "parce qu’elle n’était pas encore désignée lorsqu’[il s’était] déclaré". Ensuite parce que la priorité était de battre Sarkozy. Et enfin parce qu’il y avait tout de même certaines convergences entre eux deux, en matière d’ordre, de sécurité notamment. Une entrée en campagne toujours à reculons, comme on le voit.

Cette série de "convergences", dont le dernier acte a été la critique de l’indépendance de la Banque centrale européenne par la candidate socialiste samedi dernier, a donc été entérinée par des accords, où Ségolène Royal et le PS abandonnent entre autres toute velléité d’imposer à la France une nouvelle Constitution européenne[5]. La candidate souhaitant pour sa part "faire une synthèse entre la gauche du oui et celle du non". Incidemment, dix circonscriptions, dont celle de Jean-Pierre Chevènement (Belfort-2) seront privées de candidats PS au profit du MRC.

Alors, évolution réelle, promesses sans lendemain, ou ruse stratégique visant à couper l’herbe sous le pied des partisans du "non de gauche" en ratissant le plus large possible ? À voir.

Pour terminer sur une note d’humour, on peut se demander ce que vont devenir les affiches "Chevènement 2007" qui étaient fin prêtes pour être collées par les militants. Voilà en tout cas une idée de cadeau "série limitée" pour les fêtes de fin d’année. Avis aux amateurs !



[1] "Le Jeune loup" et "Le Vieux lion", diffusés sur France 2 les 23 et 24 octobre.

[2] Mouvement des citoyens, crée après la Guerre du Golfe et sa démission du gouvernement et du Parti socialiste.

[3] Mouvement républicain et citoyen, issu des décombres de l’ancien MDC et des nouveaux ralliés après la campagne de 2002.

[4] Meeting organisé au gymnase Japy, le 28 novembre dernier.

[5] Voir www.chevenement2007.com pour les textes exacts.


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18 réactions à cet article    


  • alain (---.---.176.16) 14 décembre 2006 15:12

    Monsieur Chevènement renonce à être candidat. Tout son cirque pour en arriver à annoncer, dans une mise en scène convenue d’avance, son ralliement à Madame Ségolène Royal. Avec ce ralliement le NON de gauche (à la constitution européenne) n’en finit plus de ce dissoudre dans le OUI. Il s’agit de la part de Monsieur Chevènement d’une véritable abjuration. Avec ce reniement le candidat qui en 2002 voulait faire « turbuler le système » disparaît dans les poubelles de la petite histoire politique de notre pays. Ce reniement a débuté par un renoncement. Dès les résultats du premier tour, le 22 avril 2002, Chevènement déclare vouloir travailler à une recomposition républicaine de la gauche, abandonnant ainsi la ligne politique qui motivait sa candidature ; à savoir la refondation de la république sur des valeurs qu’il situe au-dessus de la gauche et de la droite, notamment l’idée de nation ; et à l’aide d’un outil, le pôle républicain, sensé rassembler des républicains des « deux rives » Il serait trop long d’énumérer les raisons de ce revirement. Le rassemblement populaire et patriotique autour des valeurs républicaines et souverainistes portées par Philippe De Villiers me semble être dans l’esprit du pôle républicain. C’est pour cela que je suis à fond au MPF. http://pourlafranceetgroslay.over-blog.com


    • FredSud37 (---.---.243.27) 14 décembre 2006 20:03

      Les ex-Chevènementistes sincèrement de Gauche, pourront quant à eux, continuer à œuvrer Pour la République Sociale...

      Si vous ne l’avez pas encore vue, je vous invite vivement à regarder la vidéo de l’intervention de Jean-Luc Mélenchon lors de la réunion de travail des Collectifs Unitaires à Saint-Ouen et qui est disponible : ICI.


    • Thierry Laronde (---.---.20.108) 14 décembre 2006 15:17

      Vous écrivez :

      « Ségolène Royal et le PS abandonnent entre autres toute velléité d’imposer à la France une nouvelle Constitution européenne. »

      c’est faux d’après le texte même de l’accord MRC et PS (votre référence 5) :

      — extrait

      Le PS et le MRC se sont prononcés différemment lors du referendum sur le Traité constitutionnel européen. Ils prennent acte du vote des Français le 29 mai 2005, refusent toute ratification du texte rejeté, sauf introduction dans un simple traité institutionnel de dispositions ne posant pas de problème de fond (ainsi la désignation d’un président du Conseil européen pour deux ans et demi renouvelables) ou sur lesquelles un accord entre partis pourra intervenir.

      — fin extrait

      Tartuffe nous explique donc qu’il rejette la ratification du texte rejeté --- donc tout est ouvert pour un autre --- et précise que des morceaux du texte délicatement choisis par les partis pourront faire l’objet d’un traité, appelé simple traité pour minimiser le crime. Et après avoir violé la souveraineté populaire inscrite dans la Constitution en lui substituant le bon vouloir des partis, MRC et PS ajoutent :

      « Ils entendent construire l’avenir en respectant cette volonté populaire. »

      Je trouve d’ailleurs admirable, le Peuple s’étant prononcé, que ces messieurs-dames aient la bonté « de prendre acte » de la volonté populaire, c’est dire que cela ne va pas de soi, qu’ils ne font pas partie du Peuple, ce qui veut sans doute dire que pour eux peuple signifie populace, et qu’ils seraient tout à fait en position --- parce que pour parler de France d’en-bas il faut la regarder d’un peu haut --- de refuser de le faire (ce qui est d’ailleurs prévu).

      « Y’a pas de mot pour dire ce que vous êtes ! Y’a plus de mots ! [...] » (cf la fin de Papy fait de la résistance...).


      • LE CHAT LE CHAT 14 décembre 2006 15:36

        le lion de Belfort est devenu un lion miteux , façon Tex Avery , c’est pathétique !

        il va replonger dans le coma politique pour de bon !


        • JLE (---.---.199.198) 14 décembre 2006 16:31

          Sur ce coup, Chenènement a atteint le degré zéro de la politique. Jusqu’à ces derniers jours, il était déterminé à se présenter à l’élection présidentielle, non pas pour servir le pays, mais parce ce que le Parti Socialiste refusait obstinément de négocier avec lui.

          Et puis d’un seul coup, le voilà rayonnant aux côtés de Ségolène, annonçant à ses camarades que sa conscience lui a dicté de se retirer.

          Mon oeil ! Le Che a tout simplement obtenu ce qu’il voulait : quelques circonscriptions électorales bien choisies pour permettre au Mouvement Républicain et Citoyen, son micro parti en ruine, après sa déroute de 2002 - y compris à Belfort - de se refaire une santé.

          Ca, c’est de la belle politique où je ne m’y connais pas !

          On retiendra de cette bien piètre histoire que Chevènement est l’illustration parfaite des hommes politiques d’aujourd’hui que le peuple exècre : ceux qui se fichent totalement de l’intérêt supérieur de la nation et naviguent dans ce système pourri avec pour seul et unique objectif de servir leurs petits intérêts personnels.

          Et après on se demande pourquoi ce pays va si mal !!!


          • ohlala (---.---.124.230) 14 décembre 2006 18:29

            Exact. Il a dit avoir obtenu 6 circonscriptions pour son groupuscule (France Inter, lundi matin). Il n’est plus que maire de Belfort. Chevénement quitte toujours. Les gouvernements où il a figuré, les majorités qu’il a aidé à monter. Sait-il ce qu’il veut ? Les réunions de son Mouvement ne doivent pas ressembler à l’Ecole du rire.


          • francois28 (---.---.73.200) 14 décembre 2006 19:01

            La gazelle court vite, mais les éléphants ont de la mémoire n’en déplaise aux médias - et aux opportunistes égoïstes - qui vivent dans un présent perpétuel, comme disait Guy Debord.

            Il semble que le Che n’ait pas beaucoup d’amis ici. Les réactions acerbes que j’ai lues semblent être des réactions, ou de dépit et de la gauche de la gauche, ou de curée et de droite, voire plus.

            François Marie


            • FredSud37 (---.---.243.27) 14 décembre 2006 19:58

              Si vous ne l’avez pas encore vue, je vous invite vivement à regarder la vidéo de l’intervention de Jean-Luc Mélenchon lors de la réunion de travail des Collectifs Unitaires à Saint-Ouen et qui est disponible : ICI.

              Pour la République Sociale


                • (---.---.80.113) 15 décembre 2006 08:48

                  Depuis 25 ans (mai 81) la France se discrédite à l’étranger. Dirigée par des vieillards, politicards, menteurs, magouilleurs sans foi ni loi, imbus de leur personne et de leur carrière au mépris de la « Res Publica ». Les 2 derniers(je l’espère) rois de France. Il faut maintenant du changement.


                  • oncle archibald (---.---.150.113) 15 décembre 2006 09:08

                    je ne trouve pas que les dirigeants de la France se discréditent à l’étranger quand ils refusent de participer à la guerre de Monsieur BUSCH contre l’Irak. Toi si ? Ras le bol des commentaires absurdement négatifs.


                  • arturh (---.---.119.98) 15 décembre 2006 10:18

                    Les dirigeants français et européens sont discrédités depuis longtemps, pour une raison très simple.

                    Qu’ils participent ou qu’ils ne participent pas à une intervention auprès des USA, le résultat est le même.

                    Qu’il doivent participer à une opération sans les USA, comme dans la guerre des Balkans, et c’est l’échec, suivi d’une intervention directe des USA.


                  • SERGE (---.---.49.65) 15 décembre 2006 10:41

                    On a pu espérer quelques temps que Chevènement était un peu différent des autres, et bien non, il est comme les autres politiciens, il va à la soupe. Remarquons que la position est bonne et l’on peut comprendre que l’on y tienne. Son annonce de candidature, comme celle de Mme Boutin n’étant qu’une façon comme une autre de pouvoir se rallier avec des exigences impossibles à demander autrement. Comment voulez-vous après cela que le citoyen ait beaucoup de considération pour le monde politique qui se partage le pouvoir depuis des décennies et ne regarde avec de plus en plus de sympathie le FN....


                    • degueuloir (---.---.58.174) 16 décembre 2006 00:33

                      lol ...boutin et le gnome.....che et pimprenelle.....koi de neuf..mariage de raison...le clou de ces présidentielles sera le ralliement de chichi à p’tit zizi ???....lol...ou sa propre candidature....encore plus lol..... smiley de toutes façons on va rire à gorge déployée....lol


                      • degueuloir (---.---.58.174) 16 décembre 2006 00:35

                         smiley smiley smiley smileysmiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


                      • Xavier Dumoulin (---.---.98.246) 16 décembre 2006 11:01

                        Qu’ils sont sévères ces pourfendeurs de la chevènementie ! Pas de mots assez durs pour stigmatiser la posture du Che et de ses amis. Aucun argument ne sera épargné. Amalgames, inexactitudes, jugements péremptoires...Il faut hurler avec les loups ! Tout a commencé bien avant la fatwa de Lionel Jospin, ce mal aimé des français. Nous sommes à Epinay en 1971. Un jeune statège travaille avec ses amis qui ont investi la vieille maison de la SFIO. Il est prêt à soutenir un certain François Mitterrand sur une ligne de rupture avec le capitalisme et d’Union de la Gauche. C’est chose faite grâce à l’appui du CERES. Jean Pierre écrit le projet socialiste et négocie aux côtés de F Mitterrand le programme commun.Incontestable. Nous voici à Metz en 1979 avec l’affrontement des deux lignes : celle de Rocard(la société civile,contre le jacobinisme et l’étatisme,contre les nationalisations franches, le plan etc.)et celle de la fidélité à l’Union de la Gauche(« entre le plan et le marché il y a le socialisme » disait alors Fabius). Où est Jean Pierre Chevènement ? Metz permet ensuite la victoire de 1981 avec le rassemblement des forces de gauche. Jean Pierre Chevènement qui avait été chargé de l’élaboration du projet socialiste, devient Ministre d’Etat(industrie et recherche). Il mène une action vigoureuse pour la recherche. 1983. Mitterrand hésite puis choisit d’ouvrir la parenthèse libérale avec l’arrimage du franc au SME et la politique de l’offre. Démission de Jean Pierre Chevènement qui mène la bataille au congrès de Bourg en Bresse. Ce diable de CERES est toujours bien vivant. En toute responsabilité, il choisit la synthèse. 1984 ; rappel de Jean Pierre Chevènement après l’échec du GSPULEN (A Savary échoue dans sa tentative d’unifier le service public de l’éducation nationale). Chevènement relève le défi de l’intelligence : « lire, écrire et compter » ; « quatre vingt pour cent d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat ». Une impulsion forte qui remet les vrais enjeux au centre du débat. Jean Pierre Chevènement et ses amis changent le CERES en Socialisme et République, revenant aux sources de la pensée socialiste ; celle de Jaurès. Après la reconquête du pouvoir ( je devrais dire l’exercice) en 1988, Jean Pierre Chevènement est tout naturellement investi d’un grand portefeuille ; la Défense ( depuis très longtemps il oeuvre avec Charles Hernu pour une politique de dissuasion et a su faire adopter ce principe avant l’arrivée de la Gauche au pouvoir).La première guerre du Golf se dessine. Jean Pierre Chevènement se désolidarise et refuse l’alignement de la France sur les Etats Unis. Ce n’est pas la guerre du droit mais celle du pétrole qui annonce la seconde guerre impérialiste de GW Bush (et entre temps le blocus et ses milliers de morts). Jean Pierre Chevènement prend le risque de s’isoler. Sa démission est finalement acceptée par F Mitterrand. Avec le traité de Maastricht, il faut tout le tempérament de Jean Pierre pour s’opposer à F Mitterrand et au parti socialiste. L’Europe libérale est devenue l’horizon des socialistes ! Le mouvement des citoyens rassemble des militants qui refusent cette allégéance au libéralisme et veulent relever la France, la Gauche et la République. Avec la Gauche plurielle Jean Pierre Chevènement reprend du service à l’Intérieur. Il agit avec équilibre sur les questions de sécurité (cf les récents compliments de Ségolène Royal), promeut l’inter-communalité et règle la question des sans papiers. Advint alors la question Corse. Dans son dos, Jospin et son directeur de cabinet préparent la partition de la République (l’histoire leur donnera tort avec le référendum en Corse). Jean Pierre Chevènement démisionne. Emile Zucarelli est d’accord avec lui. Nous voici dans la campagne des présidentielles en 2002. Au dessus de la Gauche et de la Droite il y a la République ! C’est toujours vrai ! Sauf pour Monsieur Sarkozy, peut être avec ses penchants communautaristes et sa fascination pour l’Amérique. A l’extrême gauche, sous réserve d’inventaire, les approches évoluent dans le bon sens (C Piquet de la LCR publie« La République dans la tourmente » et Monsieur Mélenchon-qui ne sait pas toujours où il habite- reconnaît des vertus à la République). En 2002, disais-je Jean Pierre Chevènement entend relever la France « en faisant en tous points retour à la République ». Quelle ringardise pour tous nos pourfendeurs de cet ordre juste cher à Ségolène Royal. Traversée du désert face aux conservatismes des bien-pensants. Jean Pierre Chevènement et ses amis tiennent bon. Un aveu : ils font bien de se délester des soi disants souverainistes qui ont su brouiller les cartes à la différence des éléments sincères possédant cette sensibilité forte sur la souveraineté populaire. Et nous voici dans le temps présent de cette nouvelle campagne. Dans le droit fil de sa pensée exprimée dans son dernier et riche ouvrage « La faute de Monsieur Monnet » et en phase avec la ligne du Mouvement Républicain et Citoyen, Jean Pierre Chevènement repart à l’assaut du libéralisme dans une élection majeure pour la France. Il ouvre sa campagne avec brio dans un grand meeting à la salle Japy. Ruse de l’Histoire ; les socialites un peu déboussolés par la liberté de ton de leur candidate se résignent à négocier avec le MRC. On connaît le résultat et il faut s’en réjouir car Jean Pierre Chevènement qui veut être « l’instituteur républicain » dans cette campagne(discours de Japy) est aujourd’hui encore mieux entendu. Quelle constance ! quelle détermination ! Quelle abnégation ! Avec une intelligence et une cohérence reconnue de tous Jean Pierre Chevènement est à mes yeux l’honneur de la Gauche. Il se situe « du point de vue le moins encombré, c’est à dire le plus élevé ». Il y a du jaurès et du Mendes dans cet Homme. Avec lui, il reste un avenir.


                        • Thierry Laronde (---.---.20.108) 16 décembre 2006 15:54

                          > Pas de mots assez durs pour stigmatiser la posture du Che et de ses amis.

                          Euh... C’est précisément ce que nous sommes certains à lui reprocher : une posture.

                          La cohérence de Chevènement ? J’ai déjà signalé plus haut que le texte même de l’accord MRC/PS est une tartufferie pour les partisans du NON.

                          Bon, on va essayer la méthode scientifique :

                          Temps 1 : le PRG (pro OUI) se rallie à Notre Drame du Poitou, alias Bécassine, alias Ségolène Royal, partisane du OUI ;

                          Temps 2 : le MRC, soi-disant pro NON mais en fait pro je_veux_retrouver_Belfort, se rallie à Notre Drame du Poitou (pro OUI, ayant rallié un mouvement pro OUI).

                          Conclusion des admirateurs de la « posture » : c’est le PS qui s’est rallié au NON, j’imagine en entraînant le PRG étant donné que, d’après certains partisans du Royal circus, on peut changer les textes signés tout en conservant la signature (cf le TNP), sans demander l’avis aux signataires (rubrique : démocratie).

                          Il y a pas mal de chercheurs à « gôche ». On s’étonnera moins de ne pas avoir de trouveurs...

                          > Chevènement c’est l’honneur de la gauche.

                          Tout à faire d’accord : l’honneur de la gauche, c’est ça...

                          Il a décidé « d’infiltrer la gestapo de l’intérieur » pour continuer avec les dialogues de Papy fait de la Résistance.


                        • rosay (---.---.52.94) 17 décembre 2006 00:30

                          POUR moi et a mes yeux,Chevenemt,depuis toujours est en marge volontairement du P.S,donc pas de vraie surprise !!! Salut et fraternité .rosay.

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