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Accueil du site > Actualités > Politique > Caresser le mammouth

Caresser le mammouth

Les problèmes de Ségolène Royal sont résolument pachydermiques. Outre ses difficultés relationnelles avec les « éléphants » du PS, la candidate doit reconquérir un électorat enseignant, qui délaisse la gauche au profit de François Bayrou. En 2002, la dispersion de ces 800 000 voix avait coûté cher à Lionel Jospin.

Traditionnellement acquis à la gauche et à l’extrême gauche, les profs (surtout dans le secteur public) sont aujourd’hui en plein doute, et leur comportement électoral est loin d’être sans effets sur l’issue du scrutin. Ainsi, en 1995, Lionel Jospin avait fait le plein des voix des enseignants, mais leur dispersion entre les différents candidats sept ans plus tard avait coûté électoralement au leader socialiste. Il n’avait recueilli que 27% de leurs suffrages sur les 67% réunis par l’ensemble de la gauche. L’étiage de la gauche étant aujourd’hui le plus bas depuis 1969, c’est moins aujourd’hui cet éparpillement des bulletins qui inquiète Ségolène Royal que la concurrence du candidat UDF, qui la talonne dans les intentions de vote de la corporation. Tous deux passés rue de Grenelle, Ségolène Royal et François Bayrou ont beau jeu de définir l’éducation comme un enjeu prioritaire au sein de leurs programmes présidentiels, pour se rallier les 800 000 voix potentielles. Et si l’on y ajoute les voix de leur entourage, le poids électoral de la profession dans les urnes s’alourdit d’autant plus...

L’école, "c’est ma vie"

Ainsi, le vote Bayrou, que son profil d’ancien ministre de l’Education et d’agrégé de lettres classiques avantage, semble être le choix-refuge de tous les déçus du socialisme. Interrogé par Le Monde de l’éducation, le candidat UDF se manque pas de s’en targuer : "Pour les enseignants, la période où j’ai été ministre était une période de confiance. Ils ne l’ont pas oublié. Ils m’ont toujours entendu parler de la vocation et de la transmission de manière positive. Ils savent que tout ça n’est pas électoral. Entre l’école et moi, il y a un lien. C’est ma vie. Ils l’ont vu quand j’étais ministre." Et Snes, le principal syndicat enseignant, peu suspect de complaisance envers les ministres, reconnaît en effet au candidat "des marques de respect vis-à-vis des enseignants que l’on ne trouve pas ailleurs". (Pour l’anecdote, le centriste n’a pourtant pas le meilleur bilan aux yeux du métier : les profs lui attribuent un 10,4/20, contre 11/20 pour Jack Lang, quand Ségolène Royal doit se contenter d’un petit 8,4/20).

L’heure est donc à la reconquête pour l’élue du Poitou, dont la campagne avait bien mal commencé en la matière. On se souvient de la vidéo pirate circulant sur le Net en pleines primaires du Parti socialiste, où la candidate à l’investiture estimait lors d’une réunion publique d’une fédération à Angers que "la vraie révolution" serait que les profs "restent vraiment 35 heures au collège". Depuis, la candidate soigne ses déclarations à la profession -encore hier soir sur France 2- et multiplie les déplacements dans les collèges et lycées, pour renouer le lien privilégié de la gauche avec cet électorat. Un lien rendu plus ténu notamment par le socialiste Claude Allègre, dont l’intention de "dégraisser le mammouth" -réduire le nombre de fonctionnaires de l’Education nationale NDLR- avait provoqué en 1997 un beau tollé général..."Je ne voterai pas Ségolène Royal", a-t-il par ailleurs annoncé il y a quelques jours sur RTL, précisant que "le socialisme, c’est d’être avec le progrès. Or, à mon grand désespoir, je me retrouve avec un programme qui est l’inverse de ça. Donc, je ne peux pas le soutenir. Ça n’a rien à avoir avec des questions de personne." Une déclaration à laquelle la candidate socialiste a opportunément répliqué que "les Français se moquent totalement" de cette défection. Et, Ségolène Royal, qui se dit aujourd’hui "libérée", après avoir été malmenée au sein de son propre camp, peut légitimement ironiser, au vu du mauvais souvenir laissé par Allègre lors de son passage rue de Grenelle, que ses critiques pourraient même "l’aider vis-à-vis des enseignants"...


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34 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 21 mars 2007 10:25

    IL faut tondre le mammouth,le plus vite possible,car nous n’avons plus les moyens de voir autant d’argent public dépensé uniquement pour le bien etre d’une minorité qui ont mené un systeme d’éducation à la faillite

    Soeur Ségolène de la compassion prêche encore des bétises

    Une véritable faillite cette candidature du PS

    Encore plus de raison de ne plus voter socialiste


    • fluanxol (---.---.146.170) 21 mars 2007 10:31

      A Lerma la douce : faire des économies sans doute, mais pas sur le terrain.Là, c’est souvent la misère...

      A Melle Canarde:je visite ton site, il est super !


      • Mlle Canarde Mlle Canarde 21 mars 2007 10:46

        Merci Fluanxol pour cette visite sur http://www.presidentielles.net ! N’hésitez pas à revenir, notre équipe publie de nouveaux contenus sur la presidentielle (documentaires, vidéos, revue de presse, jeux inédits...) très variés tous les jours... Bonne journée.


      • LE CHAT LE CHAT 21 mars 2007 10:36

        c’est vrai qu’il y a trop de monde payé à peigner la girafe ! mais , l’éducation nationale est loin d’être la seule en la matière .....


        • nessoux (---.---.25.117) 21 mars 2007 11:08

          Ségolène veut caresser les profs dans le sens du poil (de la barbe) et donner plus de moyens alors que nous sommes déja le pays qui donne le plus.

          Bayrou ne veut rien faire bouger comme il l’avait déjà montré quand il était ministre ce qui devrait séduire pas mal de profs.

          Cruels dilemne pour nos imposants bataillons de lunettes pendues autour du cou avec un cordon et de barbichons et choix difficile entre pas de réformes et aucune réforme. On ne change pas une équipe qui perd.


          • freluquet (---.---.107.65) 21 mars 2007 17:01

            Nessoux t’es vraiment con !


          • MrPiment MrPiment 21 mars 2007 13:54

            Ceux qui disent que françois Bayrou n’a rien fait lorsqu’il était ministre de l’éducation sont des ignorants...

            La méga réforme du BAC (S,ES,L) : c’est lui. Si vous vous rappellez le bordel que c’était avant vous savez que c’est une réforme très importante

            La réforme des universités avec la semestrialisation (pour pouvoir faire une partie de sa scolarité dans des universités etrangères,... c’est aussi lui !

            Etc...

            Ces exemples je peux en parler car je les ai vécu sans savoir qui était à l’origine de ces changements (comme quoi vous n’êtes pas les seuls).
            Bayrou explique très bien ce qu’il a fait dans cette Interview (la numéro 3/13)

            Après débattre sur l’importance ou non de ces réformes si vous voulez mais est-ce parceque l’on a peu parlé de son passage au ministère, parcequ’il n’a pas crié à la télé qu’il a « terrassé le mammouth » qu’il n’a rééllement rien fait... rien n’est moins sûr... Les beaux parleurs que l’on entend tout le temps on en connait tous, est-ce ceux qui font également le plus ?


            • nessoux (---.---.25.117) 21 mars 2007 14:19

              Le bac C est devenu S, le bac B est devenu ES et le bac A est devenu L. L’examen est resté le même et les filières technologiques très nombreuses et toujours sous estimées. Réforme insignifiante ou réformette !

              Quand à l’alignement sur le système européen, il s’est fait bien après Bayrou par la force des choses et des évidences. Bayrou n’y est pour rien, cela serait arrivé avec n’importe qui d’autre...et même sans ministre !


            • (---.---.186.214) 21 mars 2007 14:10

              La réalité de cette candidate est un désastre pour tous les enseignants, des centaines d’entre eux ont été accusées à tort à cause de la circulaire Royal et leur vie détruite, sans parler de dizaines de suicides d’enseignants... Il faut lire « L’école du soupçon » de Marie-Monique Robin, édition La Découverte et consulter le site du Collectif JAMAC. Cette candidate a fait assez de mal à l’éducation nationale pour éviter qu’elle en rajoute. Aucun enseignant bien informé ne peut voter pour cette candidate sans se trahir et trahir la mémoire des disparus.

              Livre : http://www.editionsladecouverte.fr/asp/actualites/alaune_arch2.asp?alaune_id=28

              Collectif Jamac : http://jamac.ouvaton.org/misencaus.htm

              Bernard Hanse : http://bernardhanse.canalblog.com/archives/2006/11/29/3196333.html


              • Trash Titi (---.---.169.200) 22 mars 2007 11:12

                Ça fait 20 fois qu’on voit ce commentaire dans différents articles d’Agoravox !!! C’est bon maintenant, on a compris...


              • Trash Titi (---.---.169.200) 22 mars 2007 11:21

                Le Mammouth n’est pas empoussiéré, il est juste congelé dans les glaces antartiques. Du coup, le réchauffement de la planète a aussi des bons côtés !

                 smiley


              • (---.---.110.80) 21 mars 2007 14:17

                PETIT RAPPEL Le Fig Mag

                Samedi 28 Octobre 2006

                « Si Ségolène gagne en novembre, le parti socialiste va entrer dans une phase noire »

                Je n’ai aucun contentieux avec Ségolène, rien de personnel contre cette femme au regard clair, au physique agréable, mais sitôt qu’elle apparaît à la télévision, l’historien et militant socialiste que je suis est saisi de crainte, pour ne pas dire d’effroi. Je ne puis m’empêcher de penser à Léon Blum au XXXe congrès national de la SFIO, en juillet 1933, lorsque Marquet préparait avec Déat la scission néosocialiste sous le slogan de l’Ordre et de l’Autorité. Blum s’était exclamé : « Je suis épouvanté ! » Et de fait, je suis terrifié par Ségolène prétendant militariser le traitement de la délinquance ; je suis abasourdi par son projet de jurys populaires façon cours d’assises pour les élus, comme si le suffrage universel et les structures judiciaires appropriées n’existaient pas ; je suis confondu par sa planétaire indigence qui lui fait improviser cette réponse à propos de l’entrée de la Turquie dans l’Europe : « Mon opinion est celle du peuple français. » Je veux être leur chef, donc je les suis !

                Mais d’où vient cette propension à la dérive populiste, au démagogique, à l’erratique, au saugrenu, et finalement à la mise en danger de la France ? Cynisme ? Voire ! La vérité est plus simple et bien plus inquiétante : Ségolène, c’est une inculture de taille encyclopédique, une sorte de trou noir de la science. Une ignorance crasse, pire que reaganienne : bushiste. Comme si elle n’avait pas lu un seul livre. Des cours seulement. Pour passer des concours...

                Je la connais depuis plus de vingt-cinq ans, j’ai assisté à ses débuts. Sa carrière a commencé en Basse-Normandie, lorsqu’elle venait rejoindre sa mère en fin de semaine dans la demeure familiale de Villers-sur-Mer. Elle gravitait alors autour de l’Elysée, rédigeant des notes à l’intention de Jacques Attali. Dès 1983, elle était conseillère municipale minoritaire de Trouville. Deux ans plus tard, le scrutin proportionnel ayant été adopté en vue des législatives de 1986, se posait la question du deuxième de liste dans le Calvados. Au vu de nos résultats de 1981, même érodés par le désamour, l’obtention de deux sièges apparaissait certaine. Un ticket s’imposait : 1. Louis Mexandeau. 2. Henry Delisle. Mais comme ce dernier venait de perdre la mairie de Mézidon, sa position était fragilisée. André Ledran, qui m’avait succédé comme secrétaire de fédération, se mettait sur les rangs. Rude dilemme que de devoir choisir entre deux amis. La solution n’était-elle pas d’opter pour une troisième personne ? Nous étions dans une période où l’on commençait à parler d’un rôle accru des femmes en politique. Oh ! Avec frilosité, les socialistes se déclarant en faveur de la promotion féminine à condition qu’elle s’appliquât dans le département voisin...

                A l’été 1985, lors d’une réunion de la commission exécutive du Calvados, à Caen, il fallut commencer à en débattre. Chacun des 60 participants n’avait encore en tête que l’enjeu entre Delisle et Ledran. L’atmosphère était lourde.

                Soudain, sur la gauche de la grande salle de la rue Paul-Toutain se leva une frêle créature, une femme jeune et jolie dont j’étais le seul à connaître l’identité. Qui pouvait savoir alors que même sa timidité devait avoir été étudiée ? Même pas moi ! Elle déclara dans un grand silence : « Voilà, je m’appelle Ségolène Royal, je suis membre de la section de Trouville et conseillère municipale. J’ai 28 ans. Je suis mère d’un enfant. Je travaille à l’Elysée auprès de François Mitterrand. Les deux personnes que j’aime le plus au monde, c’est mon bébé et François Mitterrand. Je voudrais être candidate aux élections législatives de l’an prochain en deuxième position, derrière Louis. » Puis elle se rassit.

                Il n’y eut aucune discussion. Suffoquée par tant d’audace, la salle restait muette. Que cette jeune personne, même présentant bien, même proche, prétendait-elle, du président de la République, mais n’ayant aucune expérience militante, revendique une candidature qui l’enverrait automatiquement au Parlement paraissait complètement incongru, ahurissant, surréaliste. On passa donc sans commentaire à la suite de l’ordre du jour et, au final, quelques semaines plus tard, ce fut Yvette Roudy qui fut choisie.

                « Les deux personnes que j’aime le plus au monde, c’est mon bébé et François Mitterrand ! » Par ces quelques mots, et sans doute pour la première fois, Ségolène effaçait son compagnon, le père de son enfant. François Hollande, dont j’étais, ce soir-là, le seul à connaître le nom, ne cessera plus d’être évacué jusqu’à l’ultime humiliation. Berné, piétiné dès l’origine, le malheureux ! Début 2006, à la question de savoir qui d’elle ou de lui serait candidat à l’investiture, elle avait répondu : « Nous déciderons en couple. » Tu parles ! Vingt et un ans après l’épisode de la rue Paul-Toutain, revoici Hollande rejeté au néant. D’avoir vécu près d’elle pendant un quart de siècle ne lui aura servi de rien.

                Surfant sur les sondages favorables, elle l’a lâché, tout comme elle a floué Jospin, Lang et les autres. Paralysés à l’idée de passer pour sexistes - Ségolène excellant dans la posture de prétendue victime - ils l’ont laissée faire la course en tête, tels ces coureurs pistards de l’ancien Vél’d’Hiv, au temps de Toto Gérardin et de Lapébie. Soucieux de ne pas partir les premiers dans le rôle du lièvre, ils n’ont pas pu, ou voulu voir le VTT chevauché par cette amazone qui les coiffe au poteau en leur lançant joyeusement le fameux : « T’as le bonjour d’Alfred ! » Une chose est certaine, en tout cas : si, à la faveur de cette dérive médiatique, elle vient à gagner en novembre, le parti socialiste risque d’entrer dans une phase noire de son histoire, une période glaciaire, telle qu’il en a connu en 1920 et 1940.

                PAR LOUIS MEXANDEAU


                • (---.---.110.80) 21 mars 2007 14:19

                  Voici un article que le général de brigade (c.r.) TDM Pierre Royal a fait paraître bulletin de promotion en mai 1992

                  ... « Suite aux nombreuses questions qui me sont posées quotidiennement concernant mes liens de parenté avec Ségolène Royal, le nouveau ministre de l’Environnement, je tiens â effectuer la mise au point suivante : Ségolène Royal est ma nièce, fille de mon frère aîné Jacques, qui a terminé sa carrière militaire avec le grade de lieutenant-colonel dans l’artillerie de Marine. Si je ne partage en aucune façon ses options politiques, l’esprit démocratique me contraint à les supporter. Par contre, je ne puis admettre que, pour construire sa carrière politique, elle ait sali de façon outrageante la mémoire de son père. Lors de la sortie de son livre “Le printemps des Grands-Parents”, titre très cocasse quand on saura qu’elle a été particulièrement odieuse avec mes parents (ses grands-parents), elle a accordé un certain nombre d’interviews d’où il ressortait qu’elle avait eu une enfance très dure du fait de son père, militaire rigide et borné qui la brimait. Par contre, au moment de la guerre du Golfe, dans une interview du journal “La nouvelle République du Centre”, elle disait son soutien aux soldats français, évoquant avec émotion le souvenir du départ de son père pour l’Algérie et sa mort au combat (en réalité mon frère est mort d’un cancer en 1981 ! ) Autre article récent dans » le courrier de l’Ouest” du 2 mars 1992. Je cite : « On sait moins que son père était militaire et que, petite fille, à la maison, il lui fallait faire, contrainte et forcée, sa prière quotidienne”. En conséquence, je n’ai aucune relation avec cette jeune femme, résolument mythomane et j’ai honte de voir le nom de ma famille ainsi galvaudé “.


                  • (---.---.110.80) 21 mars 2007 14:22

                    La réalité de cette candidate est un désastre pour tous les enseignants, des centaines d’entre eux ont été accusées à tort à cause de la circulaire Royal et leur vie détruite, sans parler de dizaines de suicides d’enseignants... Il faut lire « L’école du soupçon » de Marie-Monique Robin, édition La découverte, et consulter le sitehttp://jamac.ouvaton.org/misen...du collectif JAMAC. Cette candidate a fait assez de mal à l’éducation nationale pour éviter qu’elle en rajoute. Aucun enseignant bien informé ne peut voter pour cette candidate sans se trahir et trahir la mémoire des disparus.


                    • Update (---.---.186.214) 21 mars 2007 15:24

                      La réalité de cette candidate est un désastre pour tous les enseignants, des centaines d’entre eux ont été accusées à tort à cause de la circulaire Royal et leur vie détruite, sans parler de dizaines de suicides d’enseignants... Il faut lire « L’école du soupçon » de Marie-Monique Robin, édition La Découverte et consulter le site du Collectif JAMAC. Cette candidate a fait assez de mal à l’éducation nationale pour éviter qu’elle en rajoute. Aucun enseignant bien informé ne peut voter pour cette candidate sans se trahir et trahir la mémoire des disparus.

                      Livre : http://www.editionsladecouverte.fr/asp/actualites/alaune_arch2.asp?alaune_id=28

                      Collectif Jamac : http://jamac.ouvaton.org/misencaus.htm

                      Bernard Hanse : http://bernardhanse.canalblog.com/archives/2006/11/29/3196333.html


                    • (---.---.102.41) 21 mars 2007 14:52

                      s’faire caresser l’mammouth par ségolène ??

                      heu vous avez l’adresse SVP


                      • (---.---.135.234) 21 mars 2007 15:47

                        Les enseignants,vous nous les cassez,faites votre boulot !!!!!..bande de feignasses !!!!!!!


                        • (---.---.209.165) 21 mars 2007 21:48

                          Très intelligente cette remarque ! De qui est-elle inspirée ?


                        • EDARI (---.---.17.188) 21 mars 2007 16:53

                          Après les Eléphants, le Mammouth...

                          Petit extrait de la lettre adressée aux enseignant le 21/03/2007 :

                          "C’est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d’emplois sera mis en place. Je l’accompagnerai d’un plan de résorption de l’emploi précaire. Je referai de l’école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l’école comme dans l’école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d’encadrement, d’infirmières, de psychologues, d’assistants sociaux, de conseillers d’orientation.

                          Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d’enseignants qui ont été supprimés."

                          Avec ce genre de promesse, il n’y a pas de doute, on peut dire qu’elle caresse le Mammouth dans le sens du poil.

                          Après sa vidéo-gaffe, elle fait le maximum, la Marie.

                          Par contre, elle ne dit pas combien ça coûte et avec quel argent elle va payer, il faudrait peut-être demander à J.P. Pernault !!!...

                          Courrier intégral à voir sur www.desirsdavenir.org


                          • (---.---.183.164) 21 mars 2007 17:28

                            Bayrou : les Français ne sont pas si bêtes et si oublieux. En effet, dans son discours, Bayrou reste cohérent avec son passage à l’Education Nationale de 93 à 97. Qu’a-t-il donc fait ? Elu de droite, Il s’est contenté de cogérer l’enseignement avec des syndicats ultra politisés, principalement le SNES, bras armé des socialistes les plus archaïques. Bayrou a confondu négociation ponctuelle et soumission permanente ; comme Jack Lang, il porte une responsabilité majeure dans les dégâts causés par l’Education Nationale à toute une génération dont une grande partie ne sait ni lire, ni écrire.

                            N’a-t-il donc pas changé ? Je vous laisse juge en citant, par exemple, la promesse faite aux enseignants de supprimer le décret de Robien sur les heures de décharge. Ces heures, Bayrou aurait déjà dû les supprimer en 93, on croit rêver.


                            • (---.---.209.165) 21 mars 2007 21:43

                              Une grande partie des élèves en savent ni lire ni écrire. Exagérez si ça vous fait du bien mais ils représentent aux alentours de 10 % à la sortie de 6ème et je ne suis pas sûr que la faute soit uniquement imputable aux enseignants même s’ils ont leur rôle. Je rappelle que des enseignants qui avaient de bons résultats il y a 20 ou 30 ans observent une baisse de niveau et pourtant, ils ont montré par le âssé leur compétence. Cherchez l’erreur.


                            • MyHyene (---.---.214.63) 22 mars 2007 10:10

                              « Une grande partie des élèves en savent ni lire ni écrire »...« Cherchez l’erreur »

                              les profs...


                            • Kiri (---.---.5.182) 22 mars 2007 15:30

                              Ce n’est pas 10 %, mais 20 à 30 % d’enfants qui arrivent en 6ième en ne maîtrisant ni la lecture ni l’écriture.

                              Les enseignants qui ont fait la preuve de leurs compétences (et comment, au fait ?) sont partis en retraite ou se battent dans le vide, car leurs jeunes collègues ont beaucoup de problèmes avec l’orthographe.

                              D’autres questions ?

                              Kiri


                            • (---.---.46.33) 22 mars 2007 19:13

                              Ne pas confondre « fautes de frappe » et « fautes d’orthographe » !


                            • (---.---.46.33) 22 mars 2007 19:16

                              Oui. Une autre question. D’où tirez-vous ces chiffres ? Car même le minsitère n’en a pas de tels. Pourtant, ça l’arrangerait bien ! Par ailleurs, sur le net, je vais de forum en forum et je n’ai jamais remarqué que les plus anciens faisaient moins de fautes d’orthographe que les autres... Mais peut-être que je ne sais pas corriger non plus !


                            • Calmos (---.---.226.115) 21 mars 2007 17:48

                              Je ne suis pas prof , mais si je l’étais je me dirais qu’elle ne manque pas de culot Marie-Ségolène et que meme il y aurait comme de la provocation dans sa démarche électoraliste.

                              Apres leur avoir dit qu’ils pourraient travailler plus en classe au lieu de faire des cours au black ; une vidéo en faisant foi

                              Aprés avoir dit vouloir mettre 2 profs par classe, voulant démontrer qu’un prof était incapable de tenir une classe de 30 éléves

                              Il faut ajouter le contenu des posts de profs qui soutiennent avec raison la cause de collégues victimes de Ségolène

                              Les profs ont pleins de raisons pour ne pas voter pour cette impudente


                              • (---.---.209.165) 21 mars 2007 21:39

                                L’article est intéressant et pose bien le problème auquel Ségolène royal est confronté. Cependant, je m’étonne que les enseignants oublient si vite l’épisode de la loi Falloux qui visait à renforcer l’école catholique (car il ne faut pas se faire d’illusion, c’était bel et bien le but de bayrou qui est farouchement croyant) au détriment du public. Je m’étonne aussi de la bassesse des remarques qui sont faites, sur le stéréotype aussi idiot qu’éculé du prof réac, fainéant et bon à rien. Tout comme sont ridicules les réactions parfois insultantes de certains autres. Décidément, ce n’est pas ici non plus qu’on verra une once de débat intelligent émerger.


                                • Blablabla (---.---.44.100) 22 mars 2007 07:42

                                  @ tous

                                  Résultats statistiques aux élections présidentielles d’avril 2007 :

                                  25,6% pour Jean-Marie Le Pen,

                                  25,4% pour François Bayrou,

                                  18,2% pour Nicolas Sarkozy,

                                  16,1% pour Ségolène Royal.

                                  A chacun ses chiffres, alors que certains annonceurs et autres sondeurs font du yoyo avec nos sentiments.


                                  • Blablabla (---.---.44.100) 22 mars 2007 07:48

                                    @ tous

                                    La préférence nationale existe bel et bien au Brésil en matière d’emploi. Les opportunités d’emploi pour des Français : Le Brésil n’échappe pas à la règle. L’emploi de main-d’œuvre française se justifie soit par une spécificité professionnelle soit par une pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans tel ou tel domaine.

                                    Si des opportunités professionnelles sont possibles pour les candidats Français au Brésil, celles-ci s’adressent en priorité aux personnes pouvant justifier de quelques années d’expérience et bien évidemment d’un savoir-faire technique.

                                    Les Français qui trouvent du travail sont en effet des personnes qui ont une formation ou une expérience spécifique apportant une « plus value » par rapport aux locaux.

                                    En effet, l’obtention du visa de travail étant longue et chère, les entreprises préfèrent cependant, à niveau de compétence égal, recruter un Brésilien plutôt qu’un étranger. » (source : emploi-international.org)


                                  • Blablabla (---.---.44.100) 22 mars 2007 08:05

                                    @ tous

                                    Interview de FB du 15 mars par Le Nouvel Observateur

                                    Le NO : "Sarkozy est en train de droitiser sa campagne, en particulier sur l’immigration. Vous le croyez prêt à une alliance avec Le Pen ?

                                    FB : Non. Je pense qu’il adresse des signes appuyés aux électeurs du FN. Mais il y a des choses que l’histoire devrait nous interdire de remettre sur la table, comme de mélanger l’immigration et l’identité nationale. Et tous les républicains devraient considérer que sur ces sujets, pour conjurer les risques, ils doivent faire bloc."

                                    Un Chirac bis donc avec FB ?

                                    Le duel du deuxième tour entre FB/JMLP promet d’être savoureux !


                                  • Blablabla (---.---.44.100) 22 mars 2007 08:22

                                    @ tous

                                    En France, la droite s’est progressivement structurée en deux partis « attrape-tout » :

                                    * de 1978 à 1998 : UDF : fédération de partis libéraux, démocrates chrétiens, radicaux... et RPR : néogaullistes

                                    * depuis 2002 : Nouvelle UDF : libéraux, démocrates chrétiens, radicaux... et UMP : néogaullistes, libéraux, démocrates chrétiens, radicaux, souverainistes...

                                    C’est l’illustration même de l’expression omniprésente de cette toile tissée sur internet qui nous vaut aujourd’hui d’être l’otage du « nini » ou du « oui ».


                                  • marc (---.---.76.3) 22 mars 2007 11:07

                                    En France, dès qu’un parti est victimisé par les médias, par les hommes politiques de tous bord, les Francais decident de le porter haut et fort dans leurs votes. Il y a 5 ans Le PEN avait déjà jouer sur cette vague, aujourd’hui c’est BAYROU. « A elle est belle la France ». Et que ses instits ne viennent pas se plaindre d’une quelconque réforme les concernant...parcequ’on ne sera pas là pour les défendre. Vive Segolene présidente


                                    • eric (---.---.76.3) 22 mars 2007 12:11

                                      Aux mammouths qui veulent adopter un animal je leurs dis : Un eléphant est moins dangereux qu’un tyranosaure et en plus il c’est un peu de la même famille. ALORS CHOISISSEZ...


                                    • JL (---.---.73.200) 22 mars 2007 13:20

                                      Je vois que ceux qui s’enrichissent de leurs rentes ont de quoi se réjouir.

                                      En effet, personne ne viendra dire qu’ils n’en font pas assez, ou qu’ils le font mal, puisqu’ils sont payés à ne rien faire.

                                      En revanche, C’est bien connu : « les esprits médiocres condamnent d’ordinaire tout ce qui passe à leur portée » (citation attribuée à La Rochefoucault).

                                      Ce sont les plus incapables dans leur propre domaine qui ’tapent’ sur les ’autres’, ceux qui ne sont pas comme eux.

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