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Carton rouge à la réaction de gauche

La réaction unanime à l’annonce de la dégradation de la note de la France par Standard and Poor’s a de quoi laisser pantois. « De quel droit ces salauds nous mettent-ils au pied du mur ? « , entend-on de gauche à droite de l’échiquier politique. Mais doit-on bastonner un professeur pour une note jugée mauvaise ? Doit-on casser le baromètre qui vous annonce l’arrivée imminente de la dépression ? 

Or que nous dit Standard and Poor’s ? : « Justifiant la révision de la note française, nous mettons en avant l’insuffisance de l’accord européen du 9 décembre, « fondé uniquement sur une compréhension partielle des causes de la crise, » ne fournissant pas suffisamment d’outils pour venir en aide aux Etats en difficulté, et ne se préoccupant que de rigueur budgétaire renforcée, sans aborder les questions de fond que sont les « déséquilibres extérieurs croissants, et [les] divergences de compétitivité entre le noyau de la zone euro et … la périphérie ». Cette politique hémiplégique, juge S&P, « reposant seulement sur le pilier de l’austérité budgétaire » risque d’enclencher un processus « auto-destructeur », de réduction de la demande entrainant une baisse des rentrées fiscales.

Le comportement du Front de gauche à l’annonce de la dégradation de la France a été totalement incompréhensible, les troupes de Mélanchon, ayant immédiatement fustigé l’agence de notation en l’accusant de déclarer la guerre de la finance à notre pays. Melanchon est monté sur ses grands chevaux en appelant à laver l’affront : « La Banque Centrale doit annoncer immédiatement qu’elle prêtera à la France à un taux très bas. Faute de quoi il faut suspendre les versement français au budget de l’Union européenne »

« Alors que tous les gouvernements et toutes les institutions européennes sont mobilisés, je reste étonné du moment choisi par l’agence », a déclaré hier le commissaire européen aux Services financiers Michel Barnier, regrettant qu’elle ne prenne « pas en compte les progrès actuels ».

Bruxelles a qualifié cette décision d’« aberrante ».

Plus généralement les médias y sont allés de leur version larmoyante en montrant du doigt cette ingérence américaine à l’encontre de notre pays. La crainte est pour un nouveau tour de vis gouvernemental ou l’imminence d’un nouveau plan de rigueur qui viendrait encore assombrir les perspectives économiques.

Si les réactions de la majorité présidentielle ou du PS n’ont pas chamboulé le cadre des postures , la critique du Front de Gauche est pour le moins intéressante à jauger, comment comprendre que le PG se sente outragé alors même que Sand P remet en cause rien moins que la politique de De Funès dans son ensemble ?

Les critères de jugement de l’agence de notation ne semblent pas étonnants au regard des outils employés par les pays de la zone euro, en premier lieu celui d’une pression fiscale mal répartie et de la baisse des dépenses publiques devraient aggraver encore le marché de l’emploi et donc les rentrées fiscales, entrainant à terme une récession sans fin.

La première des admonestations de S and P pointe le défaut de solidarité des pays européens, ce qui revient à fustiger les plus riches, l’Allemagne en premier lieu qui ne montre pas suffisamment d’empressement à se porter au secours de pays du sud. Y a t-il là matière à redire de la part du Front de gauche ? Il n’y a rien de choquant dans cette affirmation. S and P reproche également à l’Europe de ne se préoccuper que de rigueur budgétaire… en effet il semble bien que la course à la bonne note ne soit qu’une fuite en avant dans la réduction du rayon d’action de l’ Etat, l’augmentation de la TVA étant un viatique pour faire payer la note à l’ensemble de la population alors que seules les classes les plus fortunées avaient bénéficié des boucliers fiscaux et contribué à la lente agonie des comptes publics.

Honnêtement comment en vouloir à S and P de montrer les carences des réponses européennes (forgées au système néolibéral) dans la façon d’esquiver les véritables responsabilité dans l’explosion de la dette ?

Sans espoir de rééquilibrage de la compétitivité entre le noyau dur de l’Europe et la périphérie ( on voit facilement à qui fait allusion S and P), la situation ne peut qu’empirer, voilà la raison fondamentale de la dégradation de la note.

En gros, ce qui est condamné , ce n’est pas tant la volonté de la part des pays de la zone euro de réduire leurs déficits et leurs dettes, mais bien plutôt leur incapacité à évaluer globalement les bases d’une relance au niveau continental. Rien qui me choque, ayant pour ma part toujours prôné une harmonisation fiscale et une meilleure répartition des rôles et des possibilités de développement au sein de l’union européenne.

Au lieu de ne se pencher que sur l’arrogance supposée du professeur distributeur de bon ou de mauvais point, le Front de gauche pourrait au contraire acquiescer, au moins sur cet aspect du rapport de S nd P.


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26 réactions à cet article    


  • Cocasse Cocasse 16 janvier 2012 11:54

    Mélenchon dit n’importe quoi, en fait la BCE devrait être déprivatisée. Abrogation de la loi de 1993 dans le prolongement de celle de 1973.
    Vu que la BCE ne se laissera pas dessaisir, une seule solution, s’en écarter et reprendre son indépendance.
    Tiens, quelle est la candidate très connue qui le propose dans son programme ?


    • penajouir penajouir 16 janvier 2012 15:57

      Ben c’est vrai ta raison, faut dire que la cochonne elle propose tout et n’importe quoi, pas folle la guêpe, elle a compris que les électeurs aime le pipeau et le violon.


    • Cocasse Cocasse 16 janvier 2012 17:53

      Ouille, quel score négatif !
      Tous les rouges ont débarqué ici sans même un tempax pour les retenir !

      Cochonne ou Guêpe ? il faudrait savoir...
       smiley


    • Fergus Fergus 16 janvier 2012 11:57

      Bonjour, Provola.

      La titre de l’article n’est pas représentatif de ce que l’on a entendu à gauche. Car si le Front de Gauche a effectivement tiré à boulets rouges sur les agences, et quasiment sur elles seules, tel n’a pas été le cas des socialistes, Hollande en tête, dont la réaction vis-à-vis des agences a pu être critique ici ou là, mais qui ont surtout souligné que cette dégradation sanctionnait de manière cinglante l’échec de la politique conduite par Sarkozy depuis son élection.


      • Emmanuel Aguéra LeManu 17 janvier 2012 11:12

        Salut tous, le titre de l’article n’est pas représentatif du contenu, si on va par là... à moins que Mémel ne soit le seul à gauche... mais qu’est-ce que la gauche, au fait ? et la droite ? et le libéralisme ? Au fond qui s’en inquiète quand rien ne semble le souligner... même pas le temps qui passe, apparemment...


      • Daniel Roux Daniel Roux 16 janvier 2012 12:22

        Les agences de notation s’adressent en premier lieu à leurs clients.

        Elles ne sont pas exemptent de reproches et devraient être poursuivies pour leur notation des fameux subprimes et des banques américaines. C’est pour cette raison sans doute qu’elles cherchent à se racheter auprès des investisseurs et du gouvernement américain.

        L’abaissement de la note d’un emprunteur en difficulté fait partie de leur responsabilité vis à vis des investisseurs qui leur font confiance.

        Dénoncer les agences, c’est dénoncer le thermomètre qui relève la fièvre, comme cela a souvent été écrit à juste titre.

        Pour Mélenchon et pour tous ceux qui aspirent aux plus hautes responsabilités, la moindre des choses seraient d’analyser les causes et conséquences de la situation financière, puis de proposer des solutions aux Français.

        Le remède à administrer ressemblera plus à une trithérapie de cure qu’à un cachet d’efferalgan n’agissant que sur les symptômes.

        Ces remèdes sont connus, reste à régler les curseurs.

        - Simplification des lois fiscales dissimulant un nombre inconnu de niches et suppression des avantages fiscaux institués par Chirac et Sarkozy, aux plus riches.
        - Mise en place de tranches supplémentaires.
        - Transfert des financements de la politique sociale nationale des entreprises et salariés, vers l’impôt.
        - Mise en place d’une TVA sociale en la modulant de façon à préserver le pouvoir d’achat des plus pauvres.
        - Simplification de l’organigramme politique au niveau national, régional et départemental avec la suppression des « fromages de la républiques ».
        - Lutte efficace contre la corruption avec sanctions réelles y compris pour les politiques quelque soit leur rang.
        - Lutte contre les paradis fiscaux, refuge de l’argent de la corruption, de l’évasion fiscale et de la spéculation.

        Auxquels j’ajouterai :

        - Création de toute pièce d’une banque nationale, banque de dépôts et d’investissement des entreprises.
        - Séparations des pouvoirs entre exécutif, législatif et judiciaire avec création d’un pôle anti corruption indépendant aux moyens adaptés.

        A propos de la TVA en général, rappelons que contrairement à ce qui est écrit partout, ce sont les consommateurs qui paient en achetant, la totalité des coûts, charges, frais, impôts et même bénéfices et subventions des entreprises.

        Et ce qu’ils ne paient pas en achetant de la nourriture, des biens et des services, ils le paient actuellement par des prélèvements sur leur salaire, des redevances, des timbres, des contributions, des cotisations et autres franchises et .. le téléthon et autres participations aux organismes gérant la charité.

        http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/maudites-depenses-de-sante-71988

         


        • Richard Schneider Richard Schneider 16 janvier 2012 18:07

          Daniel Roux :

          Il me semble que votre argumentaire est assez correct.
          Certes, je me méfie des agences de notation, elles « s’adressent en premier lieu à leurs clients », qui sont les gros investisseurs. Ceux-là mêmes qui conduisent les affaires du monde - dans une optique ultra-libérale mondialisée.
          Mais, vous avez raison d’écrire que de les dénoncer , « c’est dénoncer le thermomètre qui relève la fièvre ».
          Pourtant, il y a une logique dans les propos de JLM : il veut que les états souverains les ignorent. Ce qui n’est pas absurde dans le principe -cf. de Gaulle :« La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille ».
          Malheureusement nous ne sommes plus dans les années soixante. L’idée de JLM suppose un changement radical dans les conceptions économiques et probablement politiques de l’ensemble des pays, dont les économies sont très profondément imbriquées les unes dans les autres - ce que depuis les années d’après-guerre, les libéraux américains (et autres) ont toujours voulu et qu’ils ont réussi à imposer après la chute du Mur.
          Je vois mal la France seule refuser les règles du jeu en vigueur ; et penser qu’elle va impulser aux autres une nouvelle donne - comme Sarkozy avec sa taxe Tobin appliquée à notre pays - est un assez irréaliste.

          PS. Totalement en accord avec vous en ce qui concerne « les remèdes » que vous rappelez.

        • Daniel Roux Daniel Roux 16 janvier 2012 18:44

          @ Richard Schneider

          Merci de votre commentaire.

          Sarkozy est un pur produit de l’UMP, un apparatchik inculte et génialement culotté dont l’ascension restera un exemple pour tous les incapables qui, dorénavant, se bousculent au portillon avec l’idée que « puisque LUI y est arrivé, pourquoi pas moi ? »

          Il serait grand temps que les activités des partis politiques financés par l’argent public soient soumis à des règles démocratiques et de transparence strictes. C’est d’autant plus urgent et important, qu’ils détiennent le monopole de sélection à la fois des dirigeants exécutifs, des représentants législatifs et des cadres supérieurs de la magistrature.

          Sarkoyz ne mettra pas en place la taxe Tobin, il ne sait même pas ce que c’est, ce qu’il veut faire, c’est occuper les médias pendant 24 heures avant le prochain Scoop, et accessoirement rétablir l’impôt de bourse retiré, il y a 2 ans, par son « meilleur » ministre Lagarde, maintenant au FMI.


        • Melara 16 janvier 2012 12:28

          @Daniel Roux

          "Pour Mélenchon et pour tous ceux qui aspirent aux plus hautes responsabilités, la moindre des choses seraient d’analyser les causes et conséquences de la situation financière, puis de proposer des solutions aux Français."

          Vous avez dû louper une foule d’écrits et d’interventions médiatiques de JL Mélenchon, pour faire preuve d’une telle ignorance sur les analyses et les solutions avancées par Mélenchon et le FdG.


          • Daniel Roux Daniel Roux 16 janvier 2012 17:44

            @ Melara

            J’avoue que Mélenchon m’a beaucoup déçu. Défiler devant un thermomètre n’a jamais guéri un malade.

            Je partage beaucoup de ses analyses mais en ce qui concerne les voies de l’avenir, celles qu’il désigne ne sont pas celles que je souhaite. Il confond le populisme et la démagogie. Sa position sur la TVA sociale est une caricature à la hauteur d’un Fabius ou d’un Lang. Cette idée mériterait mieux que la guillotine et surtout, elle devra s’intégrer dans un ensemble de mesures.

            Il injurie non seulement ses adversaires (faute d’argument ?) mais aussi l’avenir.


          • Cocasse Cocasse 16 janvier 2012 17:58

            Oui, et il a qu’à se le mettre dans le cul, son thermomètre. smiley


          • Fergus Fergus 16 janvier 2012 22:14

            Bonsoir, Daniel.

            Moi qui reste pour l’instant encore positionné sur un vote Mélenchon au 1er tour, j’ai également été déçu sur ce coup-là : mauvaise stratégie. il n’est d’ailleurs suivi que par une poignée de militants. La cible prioritaire, ce n’était pas S&P mais Sarkozy.

            Cordialement.


          • Alexinger 17 janvier 2012 16:22

            @Fergus

            Mélenchon ne critique pas directement Sarkozy en effet ; il critique le système libéral dans son ensemble. Que ce soit Sarkozy ou un autre libéral, ça change quoi au fond ? Pas grand chose. 

            Une des preuves c’est que les pays européens n’ont pas eu besoin de sarko pour faire des plans de rigueur.


          • Scual 16 janvier 2012 13:51

            PROVOLA le problème n’est pas la raison avancée par S&P pour dégrader la note française, puisque c’est exactement le raisonement du FdG pour expliquer pourquoi la politique de Sarkozy n’est pas la bonne. Au mot près et même que Mélenchon avait dit exactement ce qui se passerait et les raisons qui seraient avancées il y a des mois et des mois...

            Le problème c’est que les raisons avancées pour dégrader la note de la France sont les conséquences des demandes de S&P (et autres) qui ont eux-mêmes réclamé ces réductions budgétaires massives sinon ils dégraderaient la note de la France... ensuite ils la dégradent pour raison de réduction budgétaire massive, c’est à dire pour avoir fait ce qu’ils demandaient ! C’est effectivement une guerre déclarée à l’État Français. Ni plus ni moins.

            C’est comme si on était malade et que notre médecin nous disait « si vous voulez vous en sortir il faut arrêter d’aller au travail pour garder des chances de guérir et seulement dans ce cas alors on accepte de vous opérer »... puis le jour de l’opération, « ah désolé comme vous n’avez pas travaillé vous n’avez pas de quoi vous payer l’opération, vous allez mourir ! »

            C’est les agences de notation qui imposent les conditions qui rendent leur exigences impossibles à atteindre. Leurs demandes sont un paradoxe : dépenser le plus d’argent possible en dépensant le moins d’argent possible ! Ce genre de demande est tellement débile qu’on peut se demander comment tant de gens ne se rendent pas compte de la supercherie...

            Les agences de notation ont un objectif, un seul, augmenter les taux d’intérêts et elles en ont malheureusement le pouvoir. Il faut leur retirer ce pouvoir.


            • Scual 16 janvier 2012 16:20

              Si les réponses à l’interrogation étaient l’inverse de celles dans les cours qu’il a lui même donné, oui, je l’aurais accusé d’incompétence ou de malveillance sans hésiter.


            • al.terre.natif 16 janvier 2012 16:49

              la métaphore du professeur .... quelle blague, mais admettons :

              et donc vous seriez l’opposé de l’élève toujours en rébellion ? celui qui fait tout pour avoir la bonne note, quitte à écraser son voisin ou à donner la réponse qu’attend le professeur tout en sachant que c’est une réponse fausse ?


            • Scual 16 janvier 2012 17:36

              La métaphore du mauvais professeur est en tout cas bien plus proche de la réalité que celle du thermomètre... même si certain avanceront que ça dépend d’où on le met.

              En réalité les agences de notation sont plus comparable à un médecin crapuleux qui maintient son patient en mauvaise santé pour lui vendre des remèdes miracle à un prix ridicule sachant que c’est ce remède qui le rend malade.

              En tout cas cette histoire de simple thermomètre est un argument débile. Un thermomètre indique simplement la température. C’est le médecin qui fait un diagnostique et qui recommande un traitement, pas le thermomètre. Et les diagnostiques, les méthodes pour les faire, les traitements, tout ça se discute, même entre médecins compétents. Ça explique pourquoi c’est des économistes renommés qui mettent à mal la notation des agences, et encore plus leurs recommandations, et non pas des « étudiants qui voudraient contredire leur professeur », comme alchimie voudrait le faire croire.

              Mais bon quand on a aucun argument à avancer on s’en prend à la crédibilité de celui qui en a...


            • Cocasse Cocasse 16 janvier 2012 18:01

              Où ça un prof ?
              Moi je vois qu’un sale type avec un fouet dans une main, et un bol de fumier alimentaire dans l’autre.


            • Scual 16 janvier 2012 21:02

              Ah bon ? Je croyais que les notes n’indiquaient pas la santé financière mais une évaluation de risques et que donc on parle de probabilités et pas de chiffres exacts ?

              Éclairez moi de votre lumière vous qui semblez ne pas savoir un seul instant de quoi vous parlez. Vous croiriez un vendeur vous proposant un thermomètre qui indique la température qu’il fera dans un an, vous ?

              Le pire c’est qu’un des paramètres les plus importants de leurs prédictions est le taux auquel on prête au États... taux déterminé par l’appréciation de ces mêmes agences ! Un bel exemple de prophétie auto-réalisatrice.

              En tout cas, ne vous fatiguez pas, on a compris que vous ne voulez surtout pas qu’on parle du problème dans son ensemble mais qu’on en reste à la note et uniquement la note, histoire d’occulter le fait que l’agence elle même est responsable de cette note... qui en plus est bien plus subjectives que vous le prétendez puisqu’un thermomètre ne se trompe jamais alors que les agence se sont plantée monstrueusement des tas de fois. Et oui une probabilité, c’est pas une vérité.


            • al.terre.natif 16 janvier 2012 16:46

              « Mais doit-on bastonner un professeur pour une note jugée mauvaise ? Doit-on casser le baromètre qui vous annonce l’arrivée imminente de la dépression ? »

              Ah ... très bien, je débarque, je n’y connais pas grand chose, mais .... j’ai un méga doute : 
              en quoi une entreprise privée, à but lucratif, et rattaché à tout un tas d’autres entreprises privées, à but lucratifs, et même pas françaises aurait un quelconque profil de « baromètre » ou mieux encore de « professeur » quant aux orientations économiques prises par un pays souverain (enfin en théorie) ?

              Là ou vous voyez un baromètre, moi je vois un vulgaire baton, associé à une super carotte (le triple A), et là ce n’est plus l’avis d’un professeur que l’on critique, mais celui du con qui a cru que notre dos était celui d’un âne !

              Pour revenir sur les commentaires de politiques / médias, oui, bien sûr que ce sont des cris de vierges effarouchées qui font comme si c’était honteux cette décision de S&P. Mais c’est pour mieux nous faire comprendre que cette décision est peut être discutable, mais que l’on ne peut rien y faire .... juste s’adapter aux recommandations, plier les genous, et s’incliner devant nos maitres financiers.

              Il n’en est rien ! nous pouvons encore sortir du bourbier, à condition de le vouloir, vraiment et collectivement....


              • Cocasse Cocasse 16 janvier 2012 18:02

                Bon alors, on se met quoi dans le cul ?
                Un thermomètre ? une carotte ? un bâton ?
                 smiley


              • al.terre.natif 17 janvier 2012 11:57

                Pour finir sur cette métaphore du thermomètre et pardon pour les âmes sensibles, sachez que tous les hommes sur Terre ont un cul, et que quelque soit le fabricant du thermomètre, il fonctionnera dans tous les culs du monde. Par contre, au contraire de notre anatomie, et fort heureusement, chaque peuple à le droit de décider souverainement de son orientation politique et économique. Justement, le rêve de tout mondialiste est que chaque économie ne soit plus qu’un cul unique et identique, afin de pouvoir y glisser n’importe quel thermomètre (ou carotte ou bâton, au choix de chacun pour l’interprétation !).

                C’est bon ? Vous avez pu faire le lien avec notre sujet ? Ou bien on reste dans l’obscurité d’un trou sans fond .... ?

                « Bon mais la situation financière de la France n’est pas bonne, on le sait depuis quelques mois ; dans les faits (vu les taux d’intérêts) la France ne méritait plus son triple A depuis des mois. »

                => ca fait des dizaines d’années que la situation budgétaire de la France est un désastre, sinon, notre dette ne serait pas dans l’état actuel. C’est bien sûr un ensemble, et si vous acceptez la politique de notre pays durant toutes ces années (excepté « ces quelques derniers mois » apparemment), alors je comprend parfaitement que vous acceptiez la « sanction » de cet organisme... j’espère que nous ne sommes pas trop nombreux dans votre cas, sinon nous allons en baver pendant encore longtemps ....


              • arobase 16 janvier 2012 18:59

                le problème est que tous les français sont indignés pour des raisons diverses, chacun voyant midi à sa porte.


                indignés = atterrés. atterrés=mis à terre, vaincus.

                les français sont donc des vaincus qui acceptent leur sort en râlant. ça peut durer longtemps ! et sous chaque coup de fouet qu’ils reçoivent chaque jours, ils s’indignent en se recroquevillant un peu plus en se tordant les mains d’impuissance.

                des dizaines et des dizaines de millions de gens piétinés, incapables de se dresser contre une poignée de nervis et ce depuis la nuit des temps ! 
                lamentable !.

                arrêtez de vous indigner et agissez ! c’est bien plus payant !

                c’est toi qui a la richesse ? et qui profite de ma sueur ?
                 alors travaille toi, patron , puisque tu est si efficace, moi je m’arrête. crever pour crever autant que ce ne soit pas à ton profit.

                • al.terre.natif 17 janvier 2012 12:10

                  tout à fait, mais quitte a arrêter crever, autant le faire en homme libre : utiliser son temps en fonction de ses propres convictions, et non utiliser son temps libre (ou ce qu’il en reste !!) en fonction de ses convictions.

                  La vraie richesse, c’est le temps que nous avons sur Terre, et ce que nous en faisons. Travailler 8h par jour pour la « croissance » du pays, ou bien notre « productivité », et bien très franchement je m’en contrefout ! Donc j’essaye de travailler moins, en gagnant moins aussi, mais avec du vrai temps pour compenser le manque à gagner en argent (chauffage : bois de récup, légumes : du jardin ....) => et du coup, ben ca colle bcp plus avec mes convictions. Si quelqu’un à besoin d’aide, je peux lui donner de la nourriture produite et non de l’argent ou de la nourriture achetée...

                  Bref, chacun avec ses moyens on peut faire avancer les choses, en changeant petit à petit et simplement.

                  Juste concernant les « indignés » ... je ne suis pas complètement d’accord. Râler est le premier symptôme de la compréhension de la situation. Ensuite, une fois qu’on a compris, on agit (ce qui n’empêchera pas de continuer à râler ....)
                  Unité !


                • chantecler chantecler 17 janvier 2012 16:39

                  Un système est en faillite quand il ne peut plus fonctionner .

                  Ici toutes ses contradictions aboutissent à des dettes faramineuses , irremboursables , parallèlement à un chômage absolu dans un contexte de récession ...

                  Je pense que nous sommes au bout du chemin ...

                  Continuer c’est nous approcher de la faillite à la grecque , si ce n’est pas trop tard .

                  Le capitalisme financier dérégulé ne pouvait aboutir que dans le ravin .

                  Maintenant l’agonie peut se prolonger en privatisant ce qui reste d’actifs , en endettant via les PPP , en laissant les laissés pour compte sans aucune ressource et en attaquant les classes moyennes par le bas .

                  Et en laissant le fascisme prendre la relève .

                  C’est un jeu sadique, mortifère qui est engagé qui détruit autant le réel que les esprits . Le chat peut s’amuser longtemps avec la souris .

                  Mais il est difficile de reprocher à cette dernière d’avoir vécu au dessus de ses moyens .

                  Cr.


                  • Pingouin094 Pingouin094 17 janvier 2012 23:41

                    Si on doit comparer les agences de notation à un outil médical, le thermomètre, alors il me paraît pertinent de continuer l’analogie en disant que cet outil médical a la facheuse tendance à transmettre un certain nombre de maladie nosocomiale grave.

                    Et quand un hopital transmet plus de maladie nosocomiale à ses patients qu’ils n’en soignent, le ferme devient une question de santé publique.

                    Il en est de même pour les agences de notation. Je m’explique.

                    Les agences de notation n’évaluent pas la qualité des politiques publiques. Elles évaluent le risque pour les investisseurs qu’un état fasse défaut et ne rembourse pas sa dette. Sauf qu’en dégradant la note d’un état, l’effet immédiat est d’augmenter ses taux d’intérêts, donc ses déficits, donc d’augmenter très sérieusement le risque qu’il ne rembourse pas la dette.

                    Pour continuer la comparaison, si le fait de prendre la température d’un patient à 38° le fait immédiatement passer à 39°, vous vous diriez qu’on va peut être prendre outil de mesure ? C’est exactement ce qui se passe avec les agences de notations.

                    Quant à la critique du FdG, elle vient de ce que j’ai dit plus haut : les agences de notations n’ont pas vocation à évaluer la pertinence des politiques publiques. Rembourser la dette est une préoccupation accessoire d’un état, sa préoccupation majeure est le bien être de ses citoyens. S’il faut en passer par un défaut de paiement, comme ce fut le cas en argentine en 2001, pas de souci (c’est d’ailleurs dans le programme du Front de Gauche).

                    Le FdG s’insurge contre des agences de notations qui sont passé de l’évaluation d’un risque de non remboursement de la dette à l’évaluation de la pertinence d’une politique publique. Aucun organisme privé n’a ce droit. Les seuls à l’avoir sont les électeurs.

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