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Cassez-vous les Corses !

Cassez-vous les corses !

 

Repli identitaire ou repli jacobin ?

Depuis le 18 décembre c'est un déferlement anti corse qui se déchaîne dans certains cercles politiques mais surtout dans la sphère médiatique parisienne.

L’Élection des Nationalistes à l'assemblée territoriale de Corse est pratiquement passée inaperçue le soir du 13 décembre mais a contrario l'élection du président de l'Assemblée et de l'exécutif territorial a suscité une vague d'indignation très jacobine.

L'étendard de la République et celui de langue française sont brandis contre les hordes corses qui menacent la France.

 

Les mots d'injure et d'insulte se retrouvent partout avec les mêmes conclusions et les mêmes invectives ressassées par la plupart des dénonciateurs. Leur ignorance manifeste du « problème » corse apparaît d'autant plus profonde.

Le « repli identitaire », terme employé maintes fois, est dénoncé avec force par les pourfendeurs de l'unité nationale.

Donc un élu basque, breton, languedocien ou alsacien ne doit pas s'exprimer dans la langue de ses ancêtres dans une assemblée régionale ? L'ex-président du Conseil Général des Pyrénées Atlantiques, François Bayrou, qui s'est exprimé en béarnais n'a suscité aucune réaction à l'époque.

 

C'est une insulte à la France pourtant.

Les centaines de milliers de soldats « français » qui ont été massacrés sur les champs de bataille de Verdun ou de la Somme ne parlaient pas tous français et encore moins dans les troupes « coloniales ». La plupart des unités bretonnes, corses, basques, sénégalaises ou marocaines étaient bien dirigées par des sous-officiers qui parlaient leur langue et ce n'était pas le français !

Mais dans ce cas-là, ce n'était pas une insulte à la République bien sûr.

 

Pourtant que s'est-il passé ce 17 décembre à l'Assemblée de Corse pour ceux qui l'ont vécu ?

Le respect, la tolérance et la reconnaissance.

Respect envers tous les anciens, dirigeants, élus, militants de tous bords.

Tolérance envers toutes les opinions qui s'étaient exprimées lors de cette campagne électorale et reconnaissance sans équivoque de leur présence à l'assemblée.

Reconnaissance envers toutes les ex-majorités qui s'étaient succédées sur ces bancs, pour le travail accompli.

La courtoisie aussi, valeur bien « française », qui se vivait entre les perdants et les gagnants.

 

La liberté.

Dans ce cérémonial de passage de pouvoir, le mot de « démocratie » prenait réellement tout son sens, on la sentait poindre à chaque instant et elle se matérialisait sous nos yeux, dans nos coeurs et dans nos têtes. Instant unique, jamais ressenti à ce point auparavant. Le pouvoir du peuple par le peuple. La liberté d'élire ceux que l'on choisit en dehors de toutes les magouilles politiciennes et d'esprit clanique. Une réelle ferveur démocratique qui redonnait tout son sens au mot de « liberté » pour un peuple capable de choisir librement son destin.

 

L'égalité

Le sens des discours était bien sur orienté mais c'était surtout un appel à tous ceux qui voulaient se battre pour un avenir meilleur en y associant toute la population de cette île, quels qu’ils soient et d'où qu'ils viennent.

La volonté d'intégrer tout un peuple et ce peuple c'est simplement les habitants de cette île qui ressentent cette terre où ils travaillent, s'aiment, souffrent parfois comme l'entité naturelle de leur espace de vie : la Corse.

Tous sur le même bateau. Chacun à sa place mais tous présents.

 

La fraternité.

L'émotion et la fraternité aussi étaient bien présentes quand Gilles Simeoni est allé embrasser à bras le corps, juste après son élection, chacun des élus de tous les bords, du FN aux indépendantistes, la gauche, la droite, les centristes, tous et toutes bien sûr.

On a aperçu aussi un vieux briscard communiste conseillant affectueusement son collègue du FN assis à côté de lui et tout fraîchement élu.

Le président sortant embrassant avec émotion le nouveau président tout aussi affectueusement.

On ressentait que l'ensemble des conseillers des anciennes majorités disaient la même chose aux nouveaux dirigeants : « bonne chance ». Sans aucun esprit de revanche ni sentiment d'hypocrisie politique avec une sincérité bien réelle. On les sentait presque soulagés que les « Nationalistes » accèdent enfin au pouvoir. Ils reconnaissaient ouvertement leur légitimité.

Et puis surtout les discours des nouveaux présidents dans lesquels les mots d'ouverture, de tolérance, de respect des autres quelques soient leurs origines, leur religion ou leurs opinions étaient évoqués sans cesse. Qu'ils aient été prononcés en corse ou en français les mêmes mots revenaient : égalité, espérance, avenir, démocratie, fidélité, action, travail et jamais aucun chiffre, aucun esprit de revanche, aucun anathème, aucune exclusion.

 

Et puis le point d'orgue lorsque l'hymne corse, le Dio vi salvi Regina, cet hymne adopté par les révolutionnaires corses en 1735 a été chanté par tous les élus territoriaux, debouts, à l'exception d'une seule.

Hymne symbole d'une démocratie naissante en 1755, 35 ans avant 1789, que le souverain français s'est vite empressé d'écraser dans le sang.

Le Dio vi salvi Regina, chant d'église à l'origine, dont les paroles ont été modifiées pour devenir l'hymne national corse, n'offense pas la laïcité mais les radicaux laïcards.

 

Repli jacobin

Il y a donc eu ce 17 décembre toute la présence des valeurs de la République française au sein d'une assemblée présidée par les nationalistes corses. Le peuple corse se sent totalement impliqué dans les valeurs de cette République puisque ce sont les mêmes.

Se sentir offensé et dénoncer uniquement la forme sans tenir aucun compte du fond, tient plus de la posture jacobine et politicienne que de l'analyse objective.

Cela a permis à tous les frustrés et envieux de France de déverser leur haine des corses.

Leur stupidité, leur ignorance crasse, leur arrogance, ont abreuvé les commentaires des articles d'information sans parler de Facebook et de Twitter.

D'ailleurs la plupart manient la langue française aussi bien qu'un enfant de trois ans mais l'intensité des horreurs débitées est hystérique.

 

Il faut dire aussi qu'ils ont été bien relayés par la plupart des commentateurs de la sphère médiatique. Mace-Scaron cite Raymond Barre pour nous donner tout de suite l'indépendance, Christophe Barbier n'en parlons pas, il voit et s'habille de rouge quant aux autres je préfère les oublier.

Et il ne faut pas omettre la plupart de nos dinosaures politiques, Chevènement, Le Guen, Juppé, Lienemann, même Guedj s'y met. De quoi se mêle-t-il celui-là ? Le seul son de cloche différent c'est Cécile Duflot.

Fabrice d'Almeida a écrit « J'aime la Corse » après les élections du premier tour, va-t-il nous pondre un article intitulé « J'aime Les Corses » ?

 

Accuser les corses de repli identitaire alors qu'ils prônent les mêmes valeurs républicaines devient un exercice paranoïaque de l'expression ultime du repli jacobin.

Et pour lui donner plus de poids, on fait appel à la frustration des laissés pour compte de la société française. Les bobos médiatiques parlent des « corses ». On entend partout « si les corses », « les corses » alors que le vote nationaliste n'est que de 35%.

Tient, tient, l'amalgame si vite dénoncé par tous les sbires de la « laïcité »ne s'applique pas ici ? Il est vrai que dans leurs têtes nous ne sommes déjà plus français.

 

L'identité corse est basée sur une « entité » : la Corse.

Employé le terme de « repli » sur un territoire parfaitement délimité géographiquement depuis des millions d'années est aussi stupide que de refuser le droit à l'indépendance pour les catalans, les écossais qui n'aspirent qu'à une seule chose : être européens.

Le véritable repli identitaire existe bien mais en Hongrie, en Pologne, dans certains quartiers de la Seine St Denis mais certainement pas en Corse.

 

Le peuple corse a toujours été un précurseur des avancées politiques de l'Europe et cela depuis des siècles. Les hommes politiques corses ont donné à la France et à la République ses meilleurs éléments.

Les expatriés corses et leurs descendants ont réalisé dans le monde des carrières remarquables. En Amérique du Sud par exemple, trois présidents d'origine corse.

Qui se rappelle que l'homme d'Etat qui a fondé le FBI s'appelait Joseph Bonaparte ?

 

Alors nous n'avons à recevoir de leçons de personne, surtout sur l'expression démocratique, la liberté et l'égalité et certainement pas de la part de tous ces politicards jacobins qui ont voulu transformer cette terre pleine d'espoir en bronzoir pacifié pour les fesses ministérielles et celles des milliardaires au détriment des droits fondamentaux du peuple corse.

Nous ne sommes plus à l'époque d'Astérix mais les sbires bobos parisiens veulent donner leur pitance à une populace qui encourage la mise à mort du gladiateur corse.

Qu'ils gardent leurs menaces et leurs anathèmes, l'Histoire les oubliera et la Corse continuera d'avancer.

 

Liberté, égalité, fraternité, La France ne fait que le dire, les Corses le font.


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161 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 21 décembre 2015 09:23

    Francesi non sono tutti ladroni, ma buona parte...


    • zygzornifle zygzornifle 21 décembre 2015 09:37

      on n’en n’a pas besoin, s’ils veulent l’indépendance qu’ils fassent un référendum qui finira comme celui du non a l’Europe encadré et mis en place en face du trou des chiottes de l’Élysée ....


      • Fergus Fergus 21 décembre 2015 11:45

        Bonjour, zygzornifle

        Inutile de s’emballer : les indépendantistes sont très minoritaires !


      • astus astus 21 décembre 2015 12:21

        @ Fergus

        Dans son discours, prononcé en langue corse, Jean-Guy Talamoni affirme que la Corse « n’est pas un morceau d’un autre pays mais une nation, avec sa langue, sa culture, sa tradition politique, sa manière d’être au monde  ». 

        On ne peut donc dire plus clairement qu’il existe aujourd’hui un peuple corse qui ne se sent plus français quels qu’aient été les liens anciens entre la France et la Corse. Ceux de l’ère napoléonienne qui ont fait plusieurs millions de morts dans toute l’Europe, ne sont pas les meilleurs à rappeler. Et que l’on ne vienne pas revendiquer ici la réforme du Code qui a maintenu la femme dans une position d’infériorité pendant des décennies, infériorité qui perdure encore maintenant malgré le fait que certaines d’entre elles, plus courageuses que les hommes, ont cherché à lutter contre « la loi du silence » qui prévaut toujours sur l’île. 

        Il faut donc tout faire pour donner le plus vite possible une indépendance totale et irréversible au « peuple » Corse, d’autant que les subventions abusives, les votes multiples, les rackets incessants, les emplois protégés, les vendettas permanentes et le système mafieux global font de ce territoire un de ceux qui coûte le plus cher à l’État français


      • Fergus Fergus 21 décembre 2015 12:59

        Bonjour, astus

        Personnellement, je ne conteste pas le mot de « nation » pour la Corse, du fait de son unité culturelle et politique (au niveau de l’assemblée territoriale). Pour autant, il convient de faire la différence entre « nation » et « Etat » : il n’y a pas d’Etat corse, et de ce fait la « nation » corse est une composante de l’Etat français. De même y a-t-il ailleurs des nations galloise, écossaise, catalane, bavaroise, groenlandaise ou... bretonne, pour ne parler que de celles-ci ; plus ou moins reconnues ici et là, et plus ou moins revendiquées comme telles par la population.

        Il ne faut pas surtout prendre les provocations de Talamoni pour représentatives de ce que pense l’ensemble du peuple corse. Mais je vous concède qu’avoir donné la présidence de l’assemblée à un individu de ce genre est un très mauvais signal. Je pense toutefois que s’il continue dans la voie qu’il a tracée, Talamoni sera à l’origine d’un recul significatif des votes en faveur de son parti.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 décembre 2015 08:21

        @Fergus
        Hollande aussi est minoritaire, 10 à 12% des électeurs votent pour lui, cela ne l’empêche pas de gouverner et d’être toxique.


      • Fergus Fergus 22 décembre 2015 08:53

        Bonjour, Fifi Brind_acier

        Il vous a sans doute échappé que je répondais au sujet d’un référendum d’indépendance.


      • eric 21 décembre 2015 10:15

        Bof...A vous entendre les « Corses » seraient un modèle pour la France et peut être pour le monde...
        Je n’y connais rien et attends de voir. Certes, il est peut être possible d’affirmer que si la Corse connait un déficit de son commerce extérieur de l’ordre de 20% de son PIB, qu’elle paye pas mal moins d’impôts que le reste du pays ( masse fiscal d’un milliard d’euro pour un PIB de 6, soit de l’ordre de 16% contre pas loin de 50% pour le continent si on en croit wiki) si elle est la région la plus pauvre et la plus bureaucratique de la France européenne, c’est la faute du « colonialisme français qui veut se dorer les fesses sur ses plages ».

        Personnellement, j’ai eu d’autres échos. Les luttes pour le partage des subventions continentales, au moins par le passé, n’avaient, semblé -t-il, pas grand chose de fraternel ni même d’égalitaire.
        Les locaux qui sur place, m’ont dit que « même eux, n’échappaient pas au racket », les anciens des troquets de Bastia, se désespérant de ne pas parvenir à tenir les jeunes qui croient que c’est arrivé et qu’en terrorisant un peu on finit toujours par recevoir plus de fric qu’en bossant, etc...

        A voir....Dans une grande fraternité égale et libre, 30% d’indépendantistes, vont gérer la région. On ne doute pas qu’ils vont être exemplaires, vont, enfin, aider à un développement économique non axé exclusivement sur le tourisme, mettre l’île au boulot, cesser de former des fonctionnaires pour le continent etc....

        Même dans le cas inverse, tant que la majorité des français de cette région se considèrent comme tels, je me refuse à voir dans cette ile autre chose qu’une partie de mon pays, la France ; Le jour ou une majorité locale se dégagerait pour qu’il en aille autrement, bon vent !

        Vous avez clairement un complexe de centralité quand vous supposez que qui que ce soit puisse avoir une « haine des corses ». En pratique, à part peu être de rares abrutis comme monsieur Bartolone, qui semble passionné par la race blanche, l’essentiel des français ressent de toute évidence une saine indifférence pour les origines ethniques de ses concitoyens.

        De la même façon, si une majorité de Corses décide de devenir étrangère, à part bien sur un soulagement peu avouable d’avoir moins à payer, le sentiment qui dominera sera l’indifférence.


        • eric 21 décembre 2015 10:27

          Voila ce qu’il faudrait aux corses

          Субъект Российской Федерации или сокращённо субъект федерации — название территориальной единицы верхнего уровня в Российской Федерации. Согласно Конституции России 1993 года Россия является федеративным государством и состоит из равноправных субъектов Российской Федерации.

          Согласно Конституции, Российская Федерация состоит из 85[1] субъектов — республик, краев, областей, городов федерального значения, автономной области, автономных округов. Каж.....

          Vous m’excuserez, je suis d’une famille franco russe et au fond, peu me chaud que vous me compreniez ou pas, un peu comme votre président...


        • Jean Charles Guerrini Jean Charles Guerrini 21 décembre 2015 10:28

          @eric
          Pas de bol Eric,

          Ma belle fille est russe, elle vit en Corse et porte mon nom.

        • damocles 21 décembre 2015 11:00

          @eric
          Alors eric , on n’ecrit pas en bon français pour être compris de la France profonde ?

          .
          ....Car je doute qu’en pourcentage ,il y ait beaucoup plus de continentaux que de corses qui comprennent le russe
          .


        • Jean Charles Guerrini Jean Charles Guerrini 21 décembre 2015 11:30

          @eric

          Le sujet de la Fédération de Russie ou le sujet abrégé de la fédération - le nom de l’unité territoriale de niveau supérieur dans la Fédération de Russie . Selon la Constitution russe , 1993, la Russie est un Etat fédéral composé de sujets égaux de la Fédération de Russie . Selon la Constitution , la Fédération de Russie se compose de 85 [ 1 ] de sujets - les républiques , territoires, régions , villes fédérales , région autonome , des districts autonomes.Joli copier/coller

        • eric 21 décembre 2015 11:52

          Il y a en France beaucoup plus de gens qui parlent russe que de Corses, sans compter les gens qui parlent Corses,une minorité parmi les corses.... C’est encore plus vrai pour les alsaciens, et je ne vous parle pas des portugais ou des arabes.
          Le type qui vient de faire son discours, au sein d’une organisation démocratique française devant la quelle tous les citoyens devraient être égaux, dans une langue que ne comprennent pas 99% de ses compatriotes, on peut recourir à différent mots pour le qualifier : 

          Etc...
          Mais c’est surtout un facho : un règle élémentaire non seulement de la courtoisie mais de la démocratie, c’est de s’adresser aux gens dans une langue qu’ils comprennent.

        • eric 21 décembre 2015 11:59

          @Jean Charles Guerrini

          Mort de rire ! On est au cœur du problème...
          Google tradoc c’est sympa, mais les fautes de traduction, bonjour...Il ne s’agit pas de « sujets abrégés », mais « en abrégé », le sujet...
          Je vois déjà la tête des rapatriés du continent dans la Corse indépendante quand le google traduction Corse sera leur seul recours pour essayer de comprendre leurs droits et devoirs....

          On en ricanerait si on était pas en plein déni de démocratie...


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 21 décembre 2015 12:05

          @eric

          Bof, est-ce encore beaucoup de « valse » pour pas grand chose ?

          Talamoni fait encore et toujours du Talamoni (ça faisait presque 20 ans qu’on l’avait pas vu celui-là, depuis ses pourparlés avec Jospin).
          Les nationalistes pèsent toujours à peu près le même poids, et les « autonomistes » se sont alliés à eux. De mémoire la liste Siméoni s’était alliée à la liste UMP José Rossi lors de la précédente élection...Je n’ai pas trop creusé la question mais vu de loin j’ai plus l’impression de voir un renversement d’alliances insulaires (5 listes pouvaient se maintenir au 2e tour !) qu’un basculement massif vers l’indépendantisme.


        • capobianco 21 décembre 2015 13:33

          @Jean Charles Guerrini

          Cela suffit les lamentations ! Il est des corses comme de tous les français avec ses benêts et ses incultes. Vivre en corse est un privilège mais certains et notamment de tes amis estiment que cela se mérite ; « ne pas être méprisant, se montrer humble, pas faire de bruit, éviter d’affirmer ses idées... » et j’en passe. Tel est le propos de certains ici et cela ne vaut pas mieux que les abrutis qui pourrissent la corse et « les » corses en faisant des généralités de propos ou de comportements minoritaires. Les cons sont partout, seule petite consolation la corse est la seule région qui n’a pas réélu ces pourris d’umps... 


        • MAIBORODA MAIBORODA 21 décembre 2015 17:24

          @Jean Charles Guerrini


          Auquel cas signalez lui l’existence de /

        • MAIBORODA MAIBORODA 21 décembre 2015 17:26

          @eric


          A toutes fins utiles :

        • eric 21 décembre 2015 20:25

          @MAIBORODA
          Sympa ! Parlent ils russe ? Corse ? Ces descendants de russes blancs ?

          Ce que l’on constate, souvent, c’est l’extrémisme des « métis » nés hors de l’île. Ainsi, le breton Colona, l’espagnol d’origine Talamoni, en font des tonnes dans la « corsitude ».

          C’est assez inquiétant. Cela suggérerait que les locaux sont si peu accueillant que les gosses de leurs cousins mélangés et né « à l’étranger » sont obligés de se montrer plus royaliste que l’empereur pour être tolérés...

          .


        • MAIBORODA MAIBORODA 21 décembre 2015 21:10

          @eric


          La lecture de leur histoire vous instruira sur ce qu’ils sont.
          Le site KM est fait pour cela.
          Perso, mon patronyme est ukrainien. Mais si j’étais la-bas, je serais plutôt du côté de ceux de l’Est.
          Le blog « u zinu » reflète mieux mon idéologie globale.
          Cordialement.


        • eric 21 décembre 2015 21:55

          @MAIBORODA Oui, j’ai regardé. Personnellement, je suis plutôt un patriote russe, mais si j’étais en ukraine, j’essayerai de ne pas prendre parti. C’est trop stupide, ces gens qui ont tous regardé chiboureshka dans leur enfance et à qui on parvient à faire croire qu’ils sont ennemis...
          Je vois, en Abkhazie, ou ils ont viré les géorgiens pour l’essentiel et gagné leur indépendance de facto, ils ont encore l’impression d’un vide avec ces villages et quartiers désertés.


        • Dom66 Dom66 21 décembre 2015 23:03

          @MAIBORODA

          Merci pour le lien  smiley


        • MAIBORODA MAIBORODA 22 décembre 2015 08:05

          @Dom66


          Lequel ?
          Kalinka-machja ou bien « u zinu » ?
          Pour le premier je ne suis qu’une sorte de webmaster associatif.
          Le second est perso.

        • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 26 décembre 2015 08:39

          @Jean Charles Guerrini
          si la traduction de Reverso ne trahit pas, peut-être qu’il s’agit d’un argumentaire pour un état fédéral.
          Dans ce cas, pourquoi ne pas le dire en français, Eric ? Un caprice ? Proposer le fédéralisme n’a rien de vicieux et d’indécent sauf pour le jacobinisme fascisant... 


        • mmbbb 27 décembre 2015 19:19

          @eric un bemol Les Corses : n ont pas toutes les vertus le continent non plus La France a un tres mauvais indice de corruption nous sommes a 23 eme place et les Suedois nous prennent pour une republique bananière Moralite nous sommes les Corses des pays du nord


        • cathy cathy 21 décembre 2015 10:21

          Editorial de Jean marc Chevauché dans Courrier Picard : 

          On a entendu pas mal d’âneries cette semaine après le deuxième tour des élections régionales. Mais, singulièrement, l’élection en Corse de nationalistes au conseil exécutif de l’île et à l’assemblée de Corse n’a pas suscité beaucoup de commentaires, jusqu’à ce que les deux hommes n’aillent réinventer le code républicain. Ils ont prêté serment sur le livre fondateur de l’île d’avant le Traité de Gênes et Jean-Guy Talamoni, le patron de l’assemblée, a prononcé son discours en langue corse.

          Depuis des années, les nationalistes corses, quand ils ne s’entre-tuent pas, nous ont habitués à l’hypocrisie politicienne. Ils prétendent s’exprimer en corse alors même qu’ils sont dans la République via l’élection. Qu’ils s’expriment en corse autant qu’ils le veulent mais pas à ce moment. Que leur prise de pouvoir, sur le fil et toute relative, soit aussi à porter au crédit d’une entente entre autonomistes et indépendantistes, deux branches d’un nationalisme corse, n’est même pas le sujet du moment.

          Bonne fille, la République a tout tenté pour s’entendre avec les Corses. Mais puisqu’une élection souveraine est venue porter aux perchoirs corses deux hommes qui ne sont plus dans la République, il va bien falloir en tirer les conséquences. Dès lors, ou on accepte de continuer à voir des préfets assassinés et des militaires pris pour cible, ou on donne à la Corse son indépendance. On garde des eaux territoriales, et tout autour de l’île :... un champ de mines. Dès que vous en avez assez de bâfrer avec des châtaignes et du fromage de chèvre, amis corses, dites-le nous ! On pourra rediscuter. Depuis longtemps, des mouvements sont proches, en Corse on le sait, des mafieux italiens. Le statut corse doit changer... Pour plus de République. Depuis Napoléon, la Corse nous a donné Lætitia Casta, Patrick Fiori, Jean Tiberi et Tino Rossi. Quelque chose est déjà cassé, non ?

          http://m.courrier-picard.fr/france-monde/quelque-chose-est-casse-en-corse-ia210b0n693513


          • damocles 21 décembre 2015 11:06

            @cathy
            Bonjour cathy

            ...si vous pouviez transmettre au « courrier picard » 
            .
            monsieur Jean Marc , par qui avez-vous été chevauché pour être si acrimonieux ? 
            vous devez beaucoup souffrir ....je compatis...

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 décembre 2015 08:44

            @cathy
            Le Courrier picard serait bien inspiré de se pencher sur la future euro-région Wallonie + 7 départements qui quitteront la France pour être rattachés à cette nouvelle entité, dont le but est explicité dès la premier phrase : « Coopération pour effacer la frontière »...


          • mmbbb 27 décembre 2015 19:14

            @Fifi Brind_acier c’est la meme chose avec les catalans et les basques J’ai vu meme en Savoie « un ecrit » vive la Savoie libre " Votre mentor l’a tres bien explique le detricotage de la nation francaise par le haut et le bas


          • Debrief 21 décembre 2015 10:22

            Je ne comprends pas. Les mots « jacobin » « identité » reviennent en boucle. C’est quoi le problème ? Soit la Corse veut l’indépendance avec sa langue, son territoire, son histoire et patin couffin (comme on dit chez moi sans autre forme de revendication) soit elle veut rester dans l’unité nationale. Les corses se placent clairement du coté de l’indépendance mais dans une sorte de schizophrénie n’arrivent pas à couper le cordon qui leur sert à se victimiser de l’intolérable oppression jacobine du « continent » ou de « Paris ». Un referendum mettrait la Corse out à 90% des voix du « continent ». Donc tout le monde souhaite la séparation, faudrait peut-être en profiter.


            • Jean Charles Guerrini Jean Charles Guerrini 21 décembre 2015 10:44

              @Debrief

              Vous savez ce que signifie le mot « Démocratie » ?
              Les parisiens ou les lyonnais n’ont pas à décider pour les corses.
              Si un jour il y a indépendance, ce que j’espère, elle ne sera décidée que par les corses et personne d’autre.

            • jacques jacques 21 décembre 2015 11:16

              @Jean Charles Guerrini
              Qui sera en droit de voter ,sur quels critères ?droit du sol droit du sang ?Quid des corses sur le continent ?
              Ça va être marrant !
              Comme d’autres l’on déjà écrit , les français que je connais, ne placent pas la spécificité corse au dessus de celle des bretons ,auvergnats ou ch’tis.
              Si vous obtenez votre indépendance Napoléon sera t’il corse ou français ?
              Si il est corse la France pourra t’elle demander réparation à la corse des morts du à ses visées expansionnistes et jacobines ?
               


            • Aristide 21 décembre 2015 11:22

              @Jean Charles Guerrini


              Les Corses ? Il faut être né dans l’île ? Le droit du sol ou du sang ? Y vivre depuis 20 ans, 6 mois, ... ? Posséder un bien, ... etc...

              La France ne reconnait pas de nationalité sur son territoire autre que celle de Français, toute consultation nécessitera la modification de la constitution pour permettre de définir toute ces modalités sur qui peut voter. Et c’est pas joué ...

              Dans l’état actuel de la constitution, il ne peut y avoir qu’un référendum national et encore je ne suis pas sur qu’il soit constitutionnel d’organiser un référendum qui met en cause son premier article sur la république une et INDIVISIBLE. Et donc si cela se produisait, ce qui est pratiquement impossible, que vous le vouliez ou non, les parisiens et les lyonnais, même les niçois et toulousains seront amener à voter.


            • damocles 21 décembre 2015 11:31

              @Aristide
              il y a bien eu un referendum sur l ’ independance de l’Algerie , pourtant c ’etait  « la France de Dunkerke à Tamanrasset  »


            • Aristide 21 décembre 2015 12:36

              @damocles


              Il faut savoir ce qu’est une constitution et celle qui gérait l’Algérie. Il ne s’agissait pas de la métropole, ces régions avaient un statut spécial, de département à territoires. 

              Avant de citer des phrases aussi célèbres, essayez de voir dans quelles conditions elles ont été prononcées. De Gaulle désirait faire modifier la constitution par référendum et proposer plusieurs choix dont intégrer l’Algérie dans la République, ce que le FLN a refuse,il accorda plus tard l’indépendance à un « territoire » qui n’a jamais été intégré à la République suite au référendum de 1962 qui suit les accords d’Evian.

              Pour ce qui est du Concordat d’Alsace et lorraine, il s’agit de textes antérieurs à la constitution, textes qui n’ont pas été abrogés. Un minimum de connaissance juridique et constitutionnelle évite aux dirigeants corses de suivre les conseils assez fumeux proférés ici de solliciter des textes qui ne s’appilquent pas à la Corse pour justifier un traitement particulier.

            • damocles 21 décembre 2015 13:09

              @Aristide

              L’ Algerie c’etait TROIS DEPARTEMENTS FRANCAIS , alors les arguties juridiques ne valent pas plus que la VOLONTE POLITIQUE

              .
              vous dites que le CONCORDAT ETAIT ANTERIEUR A LA CONSTITUTION et n’a pas été abrogé , c’est EXACTEMENT le cas des ARRETES MIOT qui datent de 1801 et qui pourtant ont été abrogés au nom de l’egalité des français devant la loi...alors si mes conseils sont « fumeux » , vos arguments sont nebuleux ou plutôt  fallacieux ...

            • marmor 21 décembre 2015 13:47

              @Jean Charles Guerrini
              elle ne sera décidée que par les corses et personne d’autre.
              Et vous allez les prendre où vos corses ? Et c’est quoi un corse ? Est ce que Mr Dupont qui vit et travaille à Bastia depuis 2 générations est corse ? Faut-il faire voter que les Santucci, Pantalacci, Guerini, Franscheschi, ou des continentaux comme moi dont la grand-mère se nommait Rossi mais n’avait rien de corse ? Ca va être compliqué !!


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 décembre 2015 20:42

              @Jean Charles Guerrini
              Blablabla que tout cela, vous utilisez les mots de la République, mais il s’agit d’autre chose, que vous vous gardez bien d’expliquer : rattacher la future région corse directement à Bruxelles, comme toutes les euro-régions, dont personne, à part l’ UPR, n’a parlé dans cette pseudo campagne électorale.

              Indépendance, mon œil ! Talamoni s’est répandu sur Canal + sur ses vraies intentions : une Corse européenne. c’est à partir de la 3e minute de la vidéo.


              Vous essayez de rassurer les continentaux et les corses attachés à l’unité de la France, c’est tout.
              La Corse semble à part, puisqu’elle n’a pas de frontière terrestre, mais elles sont toutes à cheval sur les frontières pour mieux les faire disparaître dans quelques années et les rattacher directement à Bruxelles. L’UE pourra ainsi supprimer l’échelon national.

              Soit vous ignorez tout des projets européens de démantèlement des Etats Nations. Soit vous savez, et vous nous prenez pour des truffes.

              Exemple l’euro région des départements du Nord de la France + la Wallonie.
              Nord + Pas de Calais + Somme + Aisne + Ardennes + Oise + Marne .... + la Wallonie. Que lit-on ? « Coopération transfrontalière POUR FAIRE DISPARAITRE LA FRONTIÈRE »

              Et que reste-t-il de la France quand on fait disparaître les frontières ? Rien.
              Vous noterez que cette carte est publiée par « The Assembly of European Regions » , une institution européenne.

              Quand je pense au nombre de Corses, morts et blessés dans les tranchées de 14, j’ai envie de vomir, pas vous ? Vous les trahissez chaque fois que vous ouvrez la bouche, une honte.

            • elpepe elpepe 22 décembre 2015 03:03

              @Jean Charles Guerrini
              Bonjour
              celui qui paye a le droit de decider, c est comme ca


            • MAIBORODA MAIBORODA 22 décembre 2015 08:57

              @jacques


              Pour Napoléon prenez la peine de lire ceci :

              [...] il n’est pas inutile ou inopportun de « revisiter » Napoléon à la lumière des écrits qui le dépeignent de manière moins complaisante ou laudative que ne le font ceux qui chantent sa geste.

              En la matière, deux historiens iconoclastes, ont fortement relativisé ses mérites et ses exploits.

              Je citerai en premier lieu Roger Caratini, (1924 - 2009), natif de Corse comme l’empereur.

              Roger Caratini, par ailleurs rédacteur des 23 volumes de l’encyclopédie Bordas, a consacré à Napoléon en 2002 un ouvrage incisif (et controversé), intitulé "Napoléon, une imposture" dans lequel il n’a pas hésité à le comparer à Hitler [....]

              L’éditeur (Archipel – 2002) présente ainsi l’ouvrage incriminé :

              "La première dictature militaire des temps modernes, la liberté bafouée par une police secrète d’État, la censure de la presse, le rétablissement de l’esclavage aux Antilles, les « décrets infâmes » contre les juifs, la mort de près de deux millions de soldats français, le mensonge du Code civil. [….] Roger Caratini démonte, pièce par pièce, la plus monumentale construction « mythologique » de l’Histoire de France".

              - En dehors de Caratini, un autre iconoclaste avait déjà « écorné » la légende de l’empereur. Il s’agit d’Henni Guillemin, historien plus difficile à contester [....]

              Il eut le mérite, dans le tsunami hagiographique consacré à l’empereur, de nous décrire un personnage moins reluisant et « merveilleux » (au sens littéral du terme) que celui décrit et chanté par les panégyriques et les dithyrambes dont bénéficie Napoléon.

              Ses diatribes féroces à l’encontre de ce dernier lui ont valu d’être frappé d’ostracisme par les « bien pensants » de l’histoire officielle, et de soulever l’indignation des « Bonapartistes » insulaires, toujours inconditionnels en leur béate glorification de l’Empereur.

              Lire Caratini et écouter les diatribes de Guillemin constituent donc une sorte d’antidote à la « napoléomania » qui a inondé et inonde toujours la France, et à fortiori la Corse.

              Extrait de « Les trois carrières de C.A. Pozzo Di Borgo, juif errant de l’anti-bonapartisme »

              http://www.kalinka-machja.com/

              Cordialement


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