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Accueil du site > Actualités > Politique > Ce que François Bayrou fera au second tour… s’il n’est (...)

Ce que François Bayrou fera au second tour… s’il n’est pas élu au premier

Ce qui n’est pas joué d’avance …

Tout d’abord pourquoi n’est-ce pas joué d’avance ?

Parce que les Français pour la plupart ont suivi superficiellement la campagne, n’ont pas tout écouté, n’ont pas lu les projets, ne sont pas suffisamment informés de la situation réelle du pays et donc peuvent plus difficilement juger des annonces et des promesses des candidats. Tout le monde sait qu’il y a une crise économique, une crise des dettes en zone euro, quela Franceaccuse un déficit public et souffre d’un chômage croissant. Mais la dette, c’est un sujet « technique », d’économistes. Ils ne se rendent pas compte que même si l’Etat n’était plus en déficit, ses 1700 milliards euros de dette (26 000 euros par Français ou encore 40 000 euro par actif) génère annuellement une charge en intérêts de 50 milliards, plus que l’impôt sur le revenu, plus que le budget de l’éducation nationale, soit 2,5% du PIB, comme si sans cette chargela Franceavait 2,5% de croissance !

On bassine quotidiennement les Français de sondages plutôt que d’informations éclairantes sur les problèmes du pays aidant à comparer les propositions. Aucun débat (même l’émission en deux soirées des « Paroles et des Actes » sur France 2, donnant la parole à chaque candidat pendant 16 minute, était un simulacre, relevait plus du speed-dating que d’un débat dont on a privé les Français. Les vrais sujets essentiels et vitaux, qui devraient être débattus, sont le chômage et la réindustrialisation dela France, le rétablissement de ses finances publiques et de sa balance commerciale extérieure, la refondation de l’Europe passant par une gouvernance démocratique, plus de projets communs, une mutualisation de ses dettes publiques, une reprise en main de l’éducation et de la formation en général. Mais les candidats préfèrent parler de boucherie Halal ou de permis de conduire, bref, des sujets de diversion … sauf François Bayrou justement qui parle de ces sujets essentiels.

Dans ces derniers discours, remarquons que François Bayrou passe environ les trois quarts de son temps sur l’analyse de la situation, l’explication des causes de nos maux, de la dette, du chômage, du financement des retraites. « Tout se tient, ces maux sont en fait les fruits d’un même arbre, le fait que nous ne produisons plus en France », dit-il. Et il nous livre une démonstration, qui part du déficit du commerce extérieur, c'est-à-dire la différence entre nos exportations et nos importations. Avant 2005, nous étions excédentaires. Puis en sept ans, la balance est devenue de plus en plus déficitaire, atteignant 70 milliards d’euro en 2011, soit 3,5% du PIB ou encore en montant l’équivalent du salaires charges comprises de 3 millions de gens ! Alors que celle de l’Allemagne (qui était en pleine crise en 2004, subissant le coût de la réunification), s’est améliorée au point d’atteindre 160 milliards d’euro. Et La chine ne pèse que pour 24 milliards dans ce déficit extérieur, car nous sommes surtout déficitaires vis-à-vis de nos partenaires européens (18 milliards avec l’Allemagne), à l’exception de la Grèce[1]. Et lorsque nous achetons à l’étranger au lieu de biens produits chez nous, il n’y a aucune contribution au financement de notre sécurité sociale, de notre retraite, de notre caisse chômage, à l’impôt sur le revenu des salaires correspondant. Ce qui accroît donc aussi notre déficit public !

La presse internationale le dit, les journalistes le reconnaissent : c’est François Bayrou qui a la meilleure vision, la meilleure analyse, des propositions constructives sur les sujets essentiels que sont l'emploi et le surendettement de l'Etat, sans oublier l'éducation. Le chiffrage des projets de Nicolas Sarkozy et de François Hollande n'est pas réaliste, pour l'un comme pour l'autre, car il retient un taux de croissance compris entre 2 et 2,5% alors que le taux officiellement prévu est à présent de 1,5%, taux retenu par François Bayrou dans son projet. François Bayrou veut dire la vérité, mais quand cette vérité fait peur, qu'elle dérange, les gens préfèrent ne pas l'entendre et être séduits par des solutions irréalistes. Bayrou fait appel à la conscience et à la responsabilité des citoyens, il leur fait confiance. Mais quand ces derniers ne lisent plus les journaux et ne regardent que le 20h de TF1 ou éventuellement un zapping du journal gratuit pour suivre l'actualité, qui délivrent quotidiennement des résultats de sondages plutôt que comparer les propositions des candidats, il est impossible de comprendre les sujets de fond, on sombre dans la démocratie d'opinion et dans la note de gueule.

C'est lamentable, affligeant, pitoyable, la décadence de la démocratie. Même cet engouement pour Jean-Luc Mélenchon, je le comprends, car ce candidat révolutionnaire sait drainer la colère du peuple en même temps qu'il dégage une chaleur humaine, "l'humain d'abord". Mais ses solutions sont complètement irréalistes, mettraient le pays en ruine, sans que les gens s'en rendent compte. Avec Jean-Luc Mélenchon, tout paraît simple, l'Etat va tout prendre en charge, « yaca » prendre aux riches et créer de la monnaie banque centrale, de la monnaie de singe (ce qu'on ne peut même pas faire à moins de sortir de l'euro, ce qui serait encore pire, et cela créerait une énorme inflation). C'est un discours déresponsabilisant et infantilisant.

Bayrou n'a pas voulu sombrer dans la démagogie ni user de marketing, d'agence de communication, préférant la conviction à la séduction et à la manipulation. C'est cela qui fait sa faiblesse dans les intentions de vote. Mais c'est tout à son honneur, il respecte vraiment les électeurs.

Nous arrivons donc à la semaine cruciale précédant le scrutin : soit les Français se réveillent, soit s’est plié et le scrutin donnera raison aux sondages.

Actuellement ces sondages donnent au second tour Hollande à 53% contre Sarkozy à 47%. Les 10% d’électeurs de François Bayrou peuvent donc faire basculer le vote. Le dernier sondage sur les reports de voix de Bayrou donne 42% sur Hollande, 39% sur Sarkozy et 19% blanc. Si les votes blancs de Bayrou (2% des voix) basculaient sur Sarkozy ainsi que la moitié de ceux préférant Hollande (encore 2%), cela représenterait 2% des voix, ce qui donnerait Sarkozy gagnant.

On comprend alors toutes les œillades de Chimène faites à François Bayrou (et à ses électeurs), la fois par Nicolas Sarkozy et ses proches et par François Hollande. Devant un tel enjeu, l’hypothèse d’une nomination de François Bayrou premier ministre de Sarkozy est avancée par l’UMP, distillée dans les médias pour faire buzz.

Mais imaginez-vous vraiment François Bayrou accepter une telle nomination ? Alors qu’il aurait déjà pu l’obtenir en d’autres temps, comme des personnes issues du PS l’ont même accepté en 2007 (Bernard Kouchner, Claude Allègre, Luc Besson, …). Ce serait humiliant pour lui, il démissionnerait au bout d'un mois ... Il perdrait son âme et la considération non seulement de ses électeurs, mais de ses propres enfants.

S'il n'est pas au second tour, je pense qu'il soumettra aux 2 candidats en lisse une sorte de charte d'engagement sur les points qui lui paraissent essentiels de son projet, à savoir :

- l'assurance du retour à l'équilibre des dépenses publiques, le retour à zéro du déficit, et un plan pour générer un excédent visant à rembourser progressivement la dette quand la croissance sera de retour ;

- l'établissement d'une véritable politique industrielle mobilisant tous les acteurs pour le "produire en France", assorti du label avec la part produite en France ;

- la préservation des moyens de l'éducation nationale avec certaines de ses propositions sur l'école ;

- le référendum sur la moralisation de la vie politique dès juin 2011, avec part de proportionnelle à l’Assemblée nationale.

Les candidats devront officiellement s'engager sur ces points et publier leur réponse. Il laissera alors ses électeurs se prononcer en toute conscience, les laissant libre de leur vote, qui d'ailleurs ne lui appartient pas.

Bien sûr, cette situation mettrait à nouveau François Bayrou dans une situation difficile pour les législatives car sans accord d’alliance, les candidats se présentant sous étiquette Modem vont subir la concurrence des grands partis et il est peu probable qu’une part de proportionnelle puisse être mise en place dès ce scrutin. 10% des voix ne font pas 10% des sièges … Cependant, des députés élus sous la bannière UMP, PS ou même EELV pourraient très bien une fois élus décider de rejoindre un groupe parlementaire d’accord d’unité nationale, conduit par François Bayrou. Ce n’est pas impossible. Mais le faire savoir par avance risque d’handicaper leur investiture au sein de ces partis … Les cartes ne devraient pas être dévoilées trop tôt.


[1] http://lekiosque.finances.gouv.fr/APPCHIFFRE/Etudes/tableaux/apercu.pdf


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86 réactions à cet article    


  • caillmi 16 avril 2012 08:53

    Excellent article. Effectivement, les conditions posées sont les plus pertinentes. Mais on ne peut pas exclure Bayrou au second tour.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 avril 2012 00:14

      @ Caillmi


      Au contraire, je crois qu’il FAUT exclure Bayrou au second tour. Non seulement l’éliminer du second tour - car s’il y eut accédé il l’aurait très probablement gagné - mais lui enlever toute importance par le repport du vote. car celui de Hollande ou de Sarkozy qui gagnera devra projeter l’image de ne rien devoir à personne, afin de pouvoir poser les gestes tres impopulaires que le Vrai Pouvoir financier lui dictera de poser.

      Si la stratégie audacieuse de mousser Melenchon pour le substituer a Hollande au deuxième tour réussit., le triomphe prévisible « à la Chiras vs Le Pen en 2002 ». de Sarkozy et des bien-pensant contre les « extremistes » rouges donnera au président reconduit cette image de gagnant. ( Comme une finale LePen-Hollande - qui restait possible il a quelques mois - aurait produit pour celui-ci une même position d’autorité.) 

      Mais si on a la finale Hollande - Sarkoy qui reste le scénario le plus probable, on aurait bien tort de prévoir une grande victoire de Hollande. On néglige l’effet démobilisateur sur les partisans de Mélenchon d’avoir été évincé in extremis : BEAUCOUP d’entre eux pourraient s’abstenir de soutenir Hollande... 

      Ce sera une situation trop volatile pour que le Systeme permette à un électron libre (loose canon) comme Bayrou de se mettre en valeur. On lui offrira ce qu’il faudra pour qu’il ne soit pas trop visible et ne vienne pas brouiller les cartes.


      PJCA



    • credohumanisme credohumanisme 16 avril 2012 09:17

      Votre hypothèse pré-suppose que François Bayrou et ses électeurs auraient confiance dans les engagements pris dans un tel cadre par Hollande et Sarkosy.

      Chacun sait que les promesses s’envolent facilement (cf pacte Hulot) et ne résistent que difficilement aux pressions ultérieures au-delà d’un éventuel affichage de surface.

      Difficile de croire sérieusement que Sarkosy lèverait l’immunité du Président de la République ou que Hollande renoncerait aux dépenses qu’il a annoncées dans son programme.

      L’entre-deux tours va être compliqué pour Bayrou, aucune des options qui s’offrent à lui ne pourra satisfaire la totalité de ses électeurs.
      Comme certains d’entre eux (sans doute pas la majorité) je voterai probablement Sarkosy au second tour pour éviter Hollande dont je crois le programme pire. Mais je n’ai pas encore de certitude. Le débat d’entre-deux tours sera déterminant.


      • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 10:42

        L’entre-deux tours va être compliqué pour Bayrou, aucune des options qui s’offrent à lui ne pourra satisfaire la totalité de ses électeurs.
        Comme certains d’entre eux (sans doute pas la majorité) je voterai probablement Sarkosy au second tour

        Eh bien voila qui est clair ; Bayrou est bien de la grande famille de la droite libérale..
        Cela va sans dire, mais c’est encore mieux en le disant..
         smiley


      • mrdawson 16 avril 2012 12:01

        « Eh bien voila qui est clair ; Bayrou est bien de la grande famille de la droite libérale.. »

        Et bien je dois vraiment être un gros niais qui n’a rien compris à la politique à la papa alors car j’hésite entre Bayrou et Mélenchon au 1er tour (et pour le moment les mélenchonnettes me font plutot pencher vers Bayrou) et je voterais probablement blanc au 2nd dans un duel Sarkozy-Hollande. Et par ailleurs je ne me sens absolument pas de la grande famille de la droite libérale.
        Ais-je un problème docteur ?


      • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 12:21

        Hésiter entre Bayrou et Mélenchon, c’est quand même une sacrée distorsion d’esprit ; tant leurs programmes sont à l’opposé.

        Vous faites ça à la figure du client ?

        Bof ; pas de quoi consulter un docteur, mais juste essayer une analyse un peu plus circonstanciée et lucide...

        C’est vous qui voyez..


      • Agerate Agerate 16 avril 2012 12:45

        Figurez-vous, @sisyphe, qu’il existe des citoyens pour qui la réflexion va plus loin que l’éternelle guéguerre pour neuneus gauche/droite.

        Il y a des gens pour qui les questions institutionnelles, la question de l’honnêteté du candidat (et autres) sont aussi des questions importantes. Et pour certains (j’en suis), essentiel.

        Il se trouve que Mélenchon a rejoint Bayrou sur les questions institutionnelles, et défendent en gros les même réforme dans ce domaine.

        Il se trouvent aussi que les deux sont des lettrés cultivés ayant la même notion d’indépendance politique, la même notion du bien commun.

        Si vous étiez plus ouvert, vous découvriez que le monde est fait de multiplicité et notamment que les électeurs de Bayrou sont souvent plus complexes et réfléchis que vous ne l’imaginez.


      • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 13:04

        Par Agerate (xxx.xxx.xxx.101) 16 avril 12:45

        Figurez-vous, @sisyphe, qu’il existe des citoyens pour qui la réflexion va plus loin que l’éternelle guéguerre pour neuneus gauche/droite.

        la « gueguerre pour neuneus » ; c’est, quand même, le clivage qui détermine rien moins que la marche du monde. Ou on se laisse oppresser et exploiter par le système néolibéral, ou l’on se bat contre, pour rétablir plus de justice, et la maîtrise des citoyens sur leur destin.
        Les « neuneus » sont ceux qui, prêchant le ni-ni, font le jeu du système en place.

        Il y a des gens pour qui les questions institutionnelles, la question de l’honnêteté du candidat (et autres) sont aussi des questions importantes. Et pour certains (j’en suis), essentiel.

        Là-dessus, nous sommes d’accord.

        Il se trouve que Mélenchon a rejoint Bayrou sur les questions institutionnelles, et défendent en gros les même réforme dans ce domaine.

        Ah bon !? Bayrou prône une VIème République, une Assemblée Constituante, l’écart des salaires de 1 à 20, la taxation intégrale des revenus supérieurs à 30.000 €uros par mois ?

        Heureux de l’apprendre ; mais j’aimerais bien que vous précisiez où et quand ? smiley

        Il se trouvent aussi que les deux sont des lettrés cultivés ayant la même notion d’indépendance politique, la même notion du bien commun.

        Moui... Personnellement, je ne souscris pas au culte de la personnalité, et je vote pour un PROGRAMME, pas pour un individu. C’est vrai qu’il est préférable qu’il ait la notion du bien commun, je vous l’accorde..

        Mais manifestement, ma réflexion « ne va pas aussi loin que la votre » ; gaffe à ce qu’elle ne se perde pas dans les limbes, non plus... smiley


      • mrdawson 16 avril 2012 13:28

        Sisyphe, étonnamment je trouve Bayrou plus proche de Mélenchon sur les questions institutionnelles que Hollande par exemple (NB : l’écart des salaires et la création de tranches d’impots confiscatoires ne font pas partie des mesures institutionnelles à mon sens).

        « la »gueguerre pour neuneus«  ; c’est, quand même, le clivage qui détermine rien moins que la marche du monde. »

        Très honnêtement, vivement que cette vision du monde soit morte et enterrée. Le « vous êtes avec nous ou contre nous » à vécu, tué et doit disparaitre le plus tot possible. Je doit être un abruti néolibéral qui n’a rien compris au sens de la vie, mais pour moi la gauche ne détient pas l’ensemble des bonnes réponses et la droite l’ensemble des mauvaises.

        Mais je suppose que l’ouverture d’esprit en politique c’est avant tout d’« être d’accord avec mon candidat ».


      • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 13:38

        Très honnêtement, vivement que cette vision du monde soit morte et enterrée. Le « vous êtes avec nous ou contre nous » à vécu

        Il ne s’agit pas d’être « avec nous » ou « contre nous » ; mais d’être pour ou contre : en gros, la domination et l’exploitation par une caste d’oligarches-prédateurs« sur l’ensemble des citoyens du monde, la privatisation du monde par des mafias financières, l’oppression ou la justice sociale, la démocratie ou la dictature.

        Et là, effectivement, pas de demi-mesures possibles.

        Quand cette »vision du monde sera morte et enterrée", cela voudra dire que le système ultralibéral d’oppression et de domination aura définitivement assuré sa suprématie, et écrasé les démocraties, les peuples et les citoyens.
        C’est ce que vous souhaitez, peut-être, en étant dans le camp des ni-ni ?


      • Agerate Agerate 16 avril 2012 13:39

        @sisyphe

        c’est, quand même, le clivage qui détermine rien moins que la marche du monde

        Ca c’est vous qui le dites. Vous en avez parfaitement le droit, mais concédez moi aussi le droit de pensez que tout n’est pas binaire. La lutte entre le bien et le mal, très peu pour moi...

        Les « neuneus » sont ceux qui, prêchant le ni-ni, font le jeu du système en place. 

        Fort bien. Ca ne me concerne pas puisque je ne suis pas ni-ni : je me reconnais dans les valeur de gauche (égalité, solidarité) et dans les valeur de droite (patriotisme, travail, liberté) et dans les valeurs du centre (démocratie, justice, Europe).

        Plus que quiconque je m’oppose au système politique en place : bipartisme forcené, monopoles des partis UMP / PS, collusion avec les puissances de l’argent (monopolistiques également).

        Ah bon !? Bayrou prône une VIème République, une Assemblée Constituante, l’écart des salaires de 1 à 20, la taxation intégrale des revenus supérieurs à 30.000 €uros par mois ? 

        Avec un peu de curiosité vous sauriez que la VIème république était dans le programme présidentiel de Bayrou quand Mélenchon était encore bien au chaud au parti socialiste...

        Quand au reste ça n’a pas de rapport puisque je parlais de questions institutionnelles (qui sont pour moi essentielles).

        Moui... Personnellement, je ne souscris pas au culte de la personnalité, et je vote pour un PROGRAMME, pas pour un individu. C’est vrai qu’il est préférable qu’il ait la notion du bien commun, je vous l’accorde..

        Nous sommes donc d’accord.

        Mais manifestement, ma réflexion "ne va pas aussi loin que la votre" ; gaffe à ce qu’elle ne se perde pas dans les limbes, non plus... 

        Vu le niveau du débat politique actuel, nous sommes très loin de nous perdre dans la complexité...


      • Agerate Agerate 16 avril 2012 13:45

        @sisyphe

        Quand cette « vision du monde sera morte et enterrée », cela voudra dire que le système ultralibéral d’oppression et de domination aura définitivement assuré sa suprématie, et écrasé les démocraties, les peuples et les citoyens.

        Traduction : si vous n’êtes pas d’accord avec moi, alors pour êtes du coté de mes ennemis.

        C’est exactement ce qu’il vous disait... Vous êtes avec nous ou contre nous.

        Ceci a un nom : le sectarisme.


      • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 13:57

        Par Agerate (xxx.xxx.xxx.101) 16 avril 13:45

        @sisyphe

        Quand cette « vision du monde sera morte et enterrée », cela voudra dire que le système ultralibéral d’oppression et de domination aura définitivement assuré sa suprématie, et écrasé les démocraties, les peuples et les citoyens.


        Traduction : si vous n’êtes pas d’accord avec moi, alors pour êtes du coté de mes ennemis.

        C’est exactement ce qu’il vous disait... Vous êtes avec nous ou contre nous.

        Ceci a un nom : le sectarisme.

        Non. Ça s’appelle la notion du bien public, le sentiment de justice et de solidarité, le PROGRÈS humain, la révolte contre l’oppression..

        Et oui, effectivement ; dans ce domaine crucial, vital, fondamental, pas de demi-mesure ; soit vous êtes du côté des citoyens, des peuples, des démocraties, de la justice, soit vous êtes du côté des oppresseurs ; actif , complice, ou collabo.

        Il arrive un moment où le choix s’impose ; l’atermoiement, la tergiversation, la compromission signent la collusion avec le système oppressif.

        Dans une guerre (car c’en est une, déclenchée par les mafias financières aux démocraties), on est d’un côté ou de l’autre... ou alors, on va planquer son fric en Suisse.

        Le sectarisme est dans l’oppression, pas dans la légitime défense de l’opprimé.


      • Agerate Agerate 16 avril 2012 14:51

        « Collabo ».... Le mot est lâché. Soyez prévenu, lecteur d’Agoravox, si vous ne votez pas Mélenchon, vous êtes un collabo.

        Je comprends mieux que vous applaudissiez quand d’autres utilisent l’arme du spam pour tuer le débat... Dans un guerre totale entre le bien et le mal, tous les moyens sont bons. La fin justifie les moyens.

        C’est à cause de gens comme vous que Sarkozy monte dans les sondages. Et quelques soient les valeurs sous-jacentes (droite, gauche ou autre), votre sectarisme est tout ce contre quoi je me bats.


      • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 15:31

        C’est marrant que vous n’ayez retenu que ce mot là... Il vous interpelle particulièrement ?

        Sinon, je n’ai jamais traité de quoi que ce soit les gens qui ne votent pas Mélenchon ; vous devez confondre...

        J’ai simplement pointé l’énorme différence entre son programme et celui de Bayrou ; pour quelqu’un à la conscience éclairée, vous êtes un peu loin du sens des nuances...

        Quant à « faire monter sarkozy » ; ce serait grossier, si ce n’était ridicule...

        Moi, ce contre quoi je me bats, c’est un système, auquel, objectivement, Bayrou contribue, que vous le vouliez ou non.

        C’était mon dernier mot ; assez perdu de temps à parler pour ne rien dire.
        Bonjour chez vous.


      • Agerate Agerate 16 avril 2012 15:54

        Moi, ce contre quoi je me bats, c’est un système, auquel, objectivement, Bayrou contribue, que vous le vouliez ou non.

        C’est précisément ce genre d’affirmation gratuite qui poussent une grande partie des gens modérés dans les bras de la droite pourrie.

        Vous êtes la gauche dont Sarkozy rêve toutes les nuits.


      • credohumanisme credohumanisme 16 avril 2012 16:47

        J’ai un peu la même analyse. Il y a des points de convergence entre Bayrou et Mélenchon.
        Le côté « l’humain d’abord » de l’un et « l’humanisme chrétien » de l’autre peut-être.

        Mon choix du premier tour est clair (Bayrou) mais s’il devait y avoir un second round entre Sarko et Mélenchon je me poserai sérieusement la question de savoir si je ne vote pas pour ce dernier.


      • airlane 16 avril 2012 10:13

        Je n’ai aucune confiance dans les « 2 vedettes » montées en épingle par les médias et les sondages auxquels je n’accorde aucun crédit. Donc pour moi ce sera Bayrou au 1er tour parce que les meetings « tappe-à-l’oei et combats de coqsl » dont personne ne retient rien si ce n’est « se geler les gl...is » pendant 3 h. ne me séduisent pas. Et s’il est absent du second tour, mon vote sera blanc bien qu’il ne soit pas reconnu et quand bien même Bayrou donnait des consignes de vote sachant très bien que les suffrages ne lui appartiennent pas. Très franchement, je ne pense pas qu’il se prononce pour l’un ou l’autre des candidats si c’est un 2nd tour Hollande-Sarkozy. Son programme est beaucoup trop éloigné de ceux du PS et de l’UMP si tant est qu’ils en aient un puisqu’ils seront dans l’incapacité de les appliques.


        • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 10:40

          La presse internationale le dit, les journalistes le reconnaissent : c’est François Bayrou qui a la meilleure vision, la meilleure analyse, des propositions constructives sur les sujets essentiels que sont l’emploi et le surendettement de l’Etat, sans oublier l’éducation.

          Ah bon !?
          Des références peut-être ?


          • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 11:32

            L’avis de la presse internationale sur François Bayrou

            On est très loin de la description de Marianne...


          • Marianne Marianne 16 avril 2012 11:51

            Cet article de courrier international ne parle que de la difficulté de Bayrou à constituer une majorité centrale. Sur le jugement de ses propositions, disant qu’il est celui qui a la vision la plus lucide, il y aplusieurs article, notamment the Economist, et des interviews de vifférents journalistes étrangers, notamment sur LCI avec revue de presse étrangère.


          • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 12:17

            Vous n’avez pas bien lu ; il y a, en bas de la page de Courrier International, plusieurs autres articles de la presse internationale sur Bayrou.

            Quant à citer « The Economist » ; c’est à dire la Pravda du néolibéralisme, en faveur du programme de Bayrou, merci de confirmer que celui-ci est entièrement néolibéral.

            CQFD


          • Agerate Agerate 16 avril 2012 14:32

            Récemment, le Canard enchainé a écrit la même chose.

            Le Canard, c’est aussi la Pravda du néolibéralisme ?


          • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 15:33

            la même chose ? C’est à dire ?

            Je lis « Le Canard » toutes les semaines ; raffraichissez nous donc la mémoire ...


          • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 16:45

            Ok ; le Canard reprend un article de l’International Herald Tribune.

            Voila pourquoi, entre autres, il est capital, une fois l’élection passée, de prendre des mesures radicales, pour ne plus dépendre de la pression de la finance et des spéculateurs : changement du statut de la BCE, de la Banque de France, autorisée à prêter à l’état sans intérêt, interdiction des produits spéculatifs, etc...

            Toutes choses prévues dans le programme du Front de Gauche, et pas dans celui de Bayrou ; d’où le fait que, justement, je pointais ces différences (capitales) entre lesz deux programmes, et m’interrogeais sur le fait d’hésiter entre les deux.

            C’est plus clair ..


          • Agerate Agerate 16 avril 2012 17:31

            Je vous ai répondu : Bayrou et Mélenchon sont d’accord sur la nécessité de nous délier de la pression de la dette :
            - Mélenchon en faisant tourner la planche à billet (indirectement faire payer les pauvres par l’inflation, soit dit en passant)
            - Bayrou en rétablissant l’équilibre avec un effort portant sur une participation la plus large possible (tous les individus, tous les capitaux, toutes les entreprises, toutes les administrations)

            LA différente entre nous, c’est que votre valeur absolu c’est la guerre contre le « capitalisme ». Vous pensez que quand le capitalisme sera mort nous vivrons dans un monde parfait. Si ça passe par la démocratie, tant mieux, mais au fond c’est secondaire.

            Notre valeur absolue, c’est la démocratie. Nos adversaires, ce sont tout ceux qui entravent la démocratie. En particulier l’utra-capitalisme qui détruit les lois et les nations...
            Mais pas seulement : tous ceux qui étouffent le débat, qui terrorisent, les sectaires de toutes les chapelles, ceux-la sont aussi nos adversaires. Ceux-là sont à droite, ceux-là sont à gauche.

            Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec nous. Vous avez le droit de ne pas nous traiter de « collabo » pour autant.


          • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 18:10

            Agerate

            personnellement, je ne m’exprime pas en nom collectif : je ne parle qu’en mon nom.

            Mais ce que vous n’avez pas l’air de comprendre, si vous êtes pour la démocratie, c’est que, précisément, l’évolution ultralibérale du capitalisme a déclaré la guerre aux démocraties, qu’il est en train d’éliminer ; les transformant en chambres d’enregistrement des décisions prises par les marchés financiers.
            Ça s’est vérifié en Grèce, en Italie, et ça a la vocation à s’étendre sur l’ensemble des pays occidentaux et de la planète.

            Pour preuve, un article que j’ai cité ailleurs, du Monde économique :
            Les premiers contrats à terme sur la dette française sont lancés

            où l’on peut lire, à la fin (je cite) :

            Chez les banquiers spécialisés, on juge toutefois que ceux intervenant sur le marché de la dette avec de gros moyens avaient déjà accès aux autres outils. « ’Future’ ou pas, si des gens veulent vendre la France, ils la vendront », glisse l’un d’eux.

            C’est clair et net, non ?

            Si, donc, l’important, pour vous, c’est la démocratie,vous ne pouvez qu’être en guerre contre le capitalisme tel qu’il est devenu ; une arme contre les démocraties.

            Merci d’aller au bout de votre réflexion.


          • JL JL1 16 avril 2012 18:29

            « Future ou pas, si des gens veulent vendre la France, il la vendront »

            C’est bien une parole d’escroc, ça ! Qui peut vendre la France sinon ses propriétaires ? Et le locataire de l’Élysée n’est pas le propriétaire du pays.

            Ce n’est pas parce que les Américains ont vendu la lune que les titres de propriétés des acheteurs sont légaux ! Les acheteurs sont bien cons, voilà tout.

            Mais il est temps de mettre le holà sur cette folie ! Il est temps de virer cette clique de libéraux qui va de Hollande à Sarkozy, et y compris Bayrou, et de mettre à la place des gens raisonnables. Mélenchon n’est pas plus à gauche que n’était François Mitterrand.

            "Les diatribes de Mitterrand sur les « maîtres de l’argent » étaient plus violentes que les prises de position actuelles de Poutou


          • Agerate Agerate 16 avril 2012 21:18

            Chez les banquiers spécialisés, on juge toutefois que ceux intervenant sur le marché de la dette avec de gros moyens avaient déjà accès aux autres outils. « ’Future’ ou pas, si des gens veulent vendre la France, ils la vendront », glisse l’un d’eux.

            C’est clair et net, non ?

            Oui, c’est clair, et c’est bien la preuve que vous ne connaissez rien au sujet. Vous êtes comme un enfant qui, plongé dans l’obscurité voit des monstres partout.

            Ce que dit le monsieur que vous cité est parfaitement censé : outils de leviers ou pas, si on veut vendre une titre de la dette française, on peut le faire.

            Ce n’est pas l’existence de leviers qui va faire monter ou descendre les taux français.

            Vu votre vision des choses, je comprends pourquoi vous votez Mélenchon ... smiley


          • Agerate Agerate 16 avril 2012 21:30

            @JL1 : n’importe quoi. Dans votre excitation vous êtes carrément parti sur une autre planète.

            Si vous connaissiez le sujet vous sauriez que quand il dit « si les gens veulent vendre la France », c’est juste un raccourcis pour dire « Si les gens veulent des titres de dette française ».

            C’est à dire un acte absolument banal. La France veut que tout le monde puisse vendre ses titres, parce que c’est ça qui fait que les taux sont bas (+ de volatilité = taux + bas).

            Et cela prouve selon vous que tout le monde est pourri selon vous (sauf Mélenchon, et Mitterrand.... qui est l’homme qui a validé le virage libérale de l’Europe : Chevènement en sait quelque chose !)

            Tout à partir d’une banales phrase ? Je ne sais pas ce que vous fumez, mais c’est de la bonne. Je veux la même.


          • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 21:55

            Si vous connaissiez le sujet vous sauriez que quand il dit « si les gens veulent vendre la France », c’est juste un raccourcis pour dire « Si les gens veulent des titres de dette française ».

            C’est à dire un acte absolument banal

            Ben voila.

            Pour vous, il est « absolument banal », logique, normal, que des banquiers puissent mettre un pays à genoux, par des opérations spéculatives.

            Je comprends qu’à l’évocation de « collabo », vous vous soyez senti concerné.

            CQFD


          • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 21:58

            Par Agerate (xxx.xxx.xxx.221) 16 avril 21:18

            Chez les banquiers spécialisés, on juge toutefois que ceux intervenant sur le marché de la dette avec de gros moyens avaient déjà accès aux autres outils. « ’Future’ ou pas, si des gens veulent vendre la France, ils la vendront », glisse l’un d’eux.

            C’est clair et net, non ?

            Oui, c’est clair, et c’est bien la preuve que vous ne connaissez rien au sujet. Vous êtes comme un enfant qui, plongé dans l’obscurité voit des monstres partout.

            Bien sur.

            Tandis que vous, en adulte éclairé, connaissant bien le sujet, vous considérez comme absolument normal que des opérations boursières puissent vendre un pays.

            Je parlais de complice ou de collabo ; vous en faites la parfaite démonstration.

            Pauvre mec...


          • JL JL1 16 avril 2012 22:40

            « Vu votre vision des choses, je comprends pourquoi vous votez Mélenchon » (agerate)

            Quand on voit où ceux qui prétendent tout savoir sur la finance mènent les économies occidentales, il y a de quoi se féliciter de n’y comprendre rien. On en sait bien assez pour comprendre que leur savoir c’est peut-être bon pour eux mais mauvais pour nous.


          • Agerate Agerate 17 avril 2012 10:55

            @Sisyphe, @JL

            Aucun d’entre vous n’a compris ce que j’ai dit. Pourtant ce que j’évoque est compréhensible par tous, pour peu qu’on s’intéresse.

            Ne pas savoir est excusable. Mais refuser d’apprendre, rejeter la connaissance, ça, c’est déplorable.

            Et entre refuser le savoir, et refuser l’autre, il n’y a qu’un pas. Que vous franchissez allègrement.

            En effet, je suis extrêmement critique envers la société ultra-libérale. Qu’importe, si j’ose dire que vous faites erreur, alors je suis un « pauvre type », un « collabo ».

            Au fond vous êtes des enfants. Vous vivez dans un monde en noir et blanc, avec des gentils et des méchants, comme George Bush et d’autres porteurs d’étendard. Vous confirmez en tout cas, que l’intolérance et la bêtise n’a pas de camp.

            Et on ne discute pas politique avec des enfants. On les renvoie dans leur chambre jusqu’à ce qu’ils aient acquis la maturité et la curiosité pour s’intéresser aux autres, et au savoir.

            Ainsi, si vraiment vous voulez échanger avec moi, apprendre des choses, partager du savoir et du débat d’idée, faites moi signe. Dans le cas contraire la conversation s’arrête sur vos insultes, qui ne révèlent la vulgarité et l’ignorance de ceux qui les écrivent.


          • JL JL1 17 avril 2012 15:00

            Agerate,

            avant de traiter d’enfant un intervenant, renseignez vous un peu : ça vous évitera d’être ridicule.


          • Agerate Agerate 17 avril 2012 17:20

            @JL1 A la relecture vous avez raison, je parlais de sisyphe. Mes excuses à vous.

            En revanche, pour sisyphe, je confirme chaque virgule de mon commentaire.


          • sisyphe sisyphe 18 avril 2012 08:34

            Ainsi, si vraiment vous voulez échanger avec moi, apprendre des choses, partager du savoir et du débat d’idée, faites moi signe.

            Franchement, sans façon ! smiley


          • Fergus Fergus 16 avril 2012 10:50

            Bonjour, Marianne.

            Si le vote des Français confirme les sondages, Bayrou éliminé au 1er tour aura trois possibilités :

            1) Soutenir Sarkozy (éventuellement en lorgnant sur Matignon, mais Sarkozy l’a déjà promis à d’autres). Ce faisant, Bayrou se renierait et trahirait un grand nombre de ses électeurs dont les enquêtes nous apprennent qu’ils préfèreraient se rallier à Hollande (43 %) plutôt qu’à Sarkozy (33 %). En outre, Bayrou courrait le risque d’être associé à la probable défaite du candidat UMP.

            2) Soutenir Hollande. Dans ce cas, Bayrou ne mécontenterait qu’une minorité de ses électeurs. Autre avantage pour lui : il volerait au secours de la victoire et pourrait donner l’impression, même s’il s’agit très largement d’un trompe l’oeil, d’avoir joué un rôle dans celle-ci.

            3) Agir comme vous le suggérez : en demandant des engagements aux qualifiés du 2e tour, mais sans se faire trop d’illusion sur les réponses. Une telle démarche aurait l’avantage de lui donner un motif de rester dans la neutralité en ne donnant aucune consigne de vote. A contrario, cet évitement condamnerait presqu’à coup sûr Bayrou à disparaître des écrans radars.

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