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Accueil du site > Actualités > Politique > Ce qui nous attend

Ce qui nous attend

La crise et la perte du triple A sont dans la droite ligne de « la stratégie du choc » de Naomie Klein. Laurence Parisot, et les Bouygues, Lagardère, Dassault, Arnaud Pinault, sont pressés d’en finir avec ce qui reste du code du travail, des avancées sociales et du programme de CNR. Pour cela les médias à leur botte font tout pour dramatiser la situation afin de faire baisser les salaires, et d’augmenter encore plus la précarité.

Combien de fois n’a-t-on pas entendu de la part des commentateurs et des politiques que l’intransigeance des revendications salariales mettrait le pays à genoux. Il faut bien admettre que ce discours culpabilisant a porté ses fruits, et au fil du temps, on a vu les organisations syndicales mettre un bémol à leurs revendications. Il est grand temps que nos concitoyens reprennent en main le terrain politique, et ne se laissent pas abuser par les belles paroles de bonimenteurs professionnels. Il faut se demander pourquoi les richesses produites ne profitent toujours qu’aux mêmes personnes. Pourquoi, alors que le nombre de fonctionnaires ne cesse de diminuer, le déficit de l’Etat ne cesse d’augmenter. Où passe l’argent soit disant économisé ? Et pourquoi, alors qu’en 20 ans la richesse produite a plus que doublé, pourquoi la protection sociale a diminué et le chômage augmenté ?

Dans notre pays où la colère devrait être dirigée contre ceux qui nous exploitent, nous oppriment et nous méprisent, et bien au contraire, cette colère désigne le pauvre, l’étranger, le précaire, bref le modeste.

Si vous abdiquez, si vous refusez de vous battre, en face ils sont toujours unis et prêts à défendre leur intérêt. Alors pour ne pas dire « je ne savais pas », voici ce qui vous attend : suppression de la durée légale du temps de travail et du SMIC, le tout sera dorénavant négocié par branche, suppression de la cinquième semaine de congés et des RTT, remplacement systématique des CDI par des CDD de trente mois, casse du statut de la fonction publique en précarisant l’ensemble des fonctionnaires, recul des départs en retraite et baisse du niveau des pensions, totale déréglementation du travail du dimanche, et fin du principe de repos dominical. Et pour ceux qui voient Le Pen et Bayrou comme une alternative, sachez que tous deux proposent un plan de rigueur, et sont favorables aux mesures réclamées par le Medef sous prétexte de flexibiliser le code du travail. Et soyez sûr que Le Pen n’hésitera pas à porter atteinte aux droits syndicaux et au droit de grève.

Ce qu’ils veulent, c’est nous faire payer la crise d’un système économique au bord de l’asphyxie. De la Grèce au Portugal, en passant par l’Italie, la France ou l’Espagne, ce sont les travailleurs qui doivent accepter l’austérité pour résoudre une crise dont les seuls responsables et les seuls bénéficiaires sont les banquiers et les rentiers !

Ce qui était impossible pour le Patronat et la bourgeoisie il y a 30 ans est super facile aujourd’hui. Grâce aux luttes et aux legs de nos anciens, notre génération a été pour beaucoup à l’abri du besoin, le monde du travail était soumis à des règles, la protection sociale développée, les prix encadrés et l’avenir ouvert. Nous nous sommes donc laissés endormir. Pendant ce temps le capital et le grand patronat n’a jamais cessé de lutter contre cet état de fait. Nous, nous avons baissé les bras. Nous nous sommes contentés de vivre et de consommer. Nous leur avons abandonné le terrain politique, leur télévision et leur propagande ont fait le reste. Nous livrons nos enfants à ceux qui aujourd’hui nous exploitent, en nous contentant de leur dire : « c’est comme ça, on ne peut pas faire autrement ! »

Publié sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2012/02/03/ce-qui-nous-attend/


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27 réactions à cet article    


  • iris 14 février 2012 09:11

    la peur de perdre le peu que l’on a retiens encore d’agir-il faudra que ce soit la famine et la majorité en sdf pour reagir-et puis il ya beaucoup de personnes agées qui n’ont plus l’énergie de se révolter.


    • lebreton 14 février 2012 21:36

      bonsoir ,

      de gaule avait dit des français se sont des veaux ! sarkozy de n b casse toi pov con ,entre queques génerations on constate l’évolution ,je ne suis pas sur que nous soyons sur la bonne voie ,mais bon ,au travers des évenements grec on voit bien ou le monde du fric veut nous conduire ,pas vers la paix sans aucun doute ,mais vers une guerre qui ne veut pas dire son nom ,des troubles violents et collectifs pretexte a une nouvelle forme de dictature au profit exlusif des plus riches ,et d’une bourgoisie arrogante et sans scrupule quand il s’agit de faire travailler des gens au noir pour ne pas payer de taxe ,cette tva que pourtant les moins fortunés payent ne serai ce qu’en allent au super marché pour manger ,il n’y a guere d’autre choix ,ceux la meme qui pressent le citon pour engraisser ,leurs actionnaires ,ces gens qui vivent sans effort si ce n’est de prendre l’avion pour se prélasser au soleil des caraibes ,en contunuant de plus a faire chier le monde ,il faut continuer a le dire ,faire passer ,le web ça sert à ça  ! je suis vieux mais révolté ,mrd


    • Gabriel Gabriel 14 février 2012 09:13

      Vous décrivez parfaitement le proche avenir qui nous attend si nous continuons à nous diviser face à cette élite qui elle est bien soudée. Ce que les guerres n’ont pu faire, la mauvaise politique associée à la rapacité financière sont en passe de le réussir. L’homme est bien réel et l’argent n’est qu’un moyen virtuel qui devrait servir à améliorer la qualité de vie de l’ensemble de la communauté. Nombreux sont ceux qui l’on oublier.


      • devphil30 devphil30 14 février 2012 10:26
        Comme vous avez raison Robert.
        Que va devenir la Grèce suite aux mouvements sociaux et aux baisses du SMIC de 22% est-ce comme cela que l’économie va repartir avec un smic à 586 €uros

        Mais ce n’est pas la crise pour tous les Grecs ...ces salaires doivent permettre au politiques d’être intégrés n’est-ce pas ...
        Salaire des députés Grecs où la crise n’est pas pour tous le monde 

        Soit un écart de 29 fois entre le smic et le salaire des députés Grecs .....sans parler du bonus de 250.000 accordé en Décembre 2011 ( cliquez sur le lien c’est édifiant ) 

        Liens sur la stratégie du choc

        • bigglop bigglop 14 février 2012 19:41

          Le MEDEF et Parisot appellent de leurs voeux la transposition de la situation grecque en France : coupes dans les revenus (salaires, retraites...), la fonction publique, privatisation des services publics (énergie, transports, santé, éducation,...), destruction des solidarités.
          Un état sous tutelle du FMI, BCE, des acteurs financiers, des « décideurs » européens en attendant qu’il disparaisse totalement.

          Le 21 février 2012 et les jours suivants seront les jours de tous les Dangers.

          Nos députés vont devoir, en urgence, voter pour ratifier :
          A) une modification du Traité de Fonctionnement de l’Union Européenne afin de ne pas soumettre la création du MES et le Pacte Budgétaire Européen à un référendum, voir le lien suivant :

          http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2011:091:0001:0002:FR:PDF

          http://contrelacour.over-blog.fr/article-sommet-europeen-du-30-janvier-tout-savoir-sur-le-pacte-budgetaire-98408589-comments.html#comment96054666

          B) la création du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) avec un peu plus d’abandon de souveraineté des états sur leurs budgets, leurs politiques accompagné de sanctions pratiquement automatiques. Il s’agit d’un organisme intergouvernemental international de droit luxembourgeois et non une institution européenne.

          http://www.lepost.fr/article/2011/10/19/2618356_connaissez-vous-le-mecanisme-europeen-de-stabilite-ou-mes-non-normal-on-nous-le-cache-soigneusement-la-dictature-fasciste-de-l-ue-est-en-marche.html

          C) un projet de loi européen sur la relance et le contrôle démocratique proposé par la « gauche »
          http://www.assemblee-nationale.fr/1...

          Quand le candidat Hollande (Young Leader de la FAF) et « contributeur » au vote de 2008 du Traité de Lisbonne annonce qu’il pourrait renégocier les traités sans plus de précisions, décidément, je n’ai pas du tout confiance surtout pour le Pacte Budgétaire Européen (de rigueur)

          http://contrelacour.over-blog.fr/article-sommet-europeen-du-30-janvier-tout-savoir-sur-le-pacte-budgetaire-98408589-comments.html#comment96054666

          Aussi, je relaie cette lettre ouverte à nos députés :

          Mesdames, Messieurs les députés français,   

          Deux Traités « européens » feront bientôt l’objet d’une ratification. 

          Le "Pacte budgétaire" (ou Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire), paraphé le 30 janvier dernier, ne pourra pas être examiné avant les prochaines élections législatives.

          En revanche, le Traité sur le Mécanisme européen de stabilité, paraphé par les États le 2 février, dont l’entrée en vigueur est prévue pour juillet 2012, devrait être examiné rapidement par vos soins.

            Le Traité MES, dans sa version finalisée, introduit deux conditions qui font de ce texte une prison pour les économies nationales en difficulté.

          Outre les exigences particulières posées pour l’accès aux prêts ainsi que la participation du FMI et des fonds privées, ce Traité introduit une dérogation à la règle de l’unanimité.

          En ratifiant ce texte, les États européens, jouant de l’indifférence et la méconnaissance de leur peuple, abandonnent délibérément et de manière intolérable leur souveraineté. C’est un véritable déni de démocratie et une porte ouverte à une Europe impérialiste où seule l’Allemagne, la France et l’Italie auront respectivement assez de poids pour apposer leur veto.

            Par ailleurs, en conditionnant l’accès au MES à la ratification du Pacte budgétaire, le mécanisme soumet encore davantage les États en difficulté à la rigueur et l’austérité.

            Les élections présidentielles et législatives approchant, nous serons donc particulièrement attentifs à votre positionnement, qui sera largement diffusé, lors de la ratification de ce Traité. 

          Il en va de même de vos positions, lors de la campagne, à l’égard du Pacte budgétaire - positions que nous pouvons d’ores et déjà déduire du vote des eurodéputés français le 2 février dernier (l’abstention des socialistes a été remarquée).

          L’introduction de la règle d’or ainsi que les pouvoirs octroyés à la Commission et la CJUE, sont autant d’éléments qui asservissent encore davantage notre souveraineté nationale.

            Sans oser espérer de vous que vous souteniez l’organisation d’un référendum sur cette question, j’ose espérer que le Conseil constitutionnel sera saisi quant à la conformité d’un tel Traité.

           

          C’est en effet à vous, à l’instar de vos homologues allemands, d’exiger une place décisive dans le gouvernement économique européen qui se profile. 

          Cordialement 

            http://www.dailymotion.com/video/xlcqxn_mes-le-nouveau-dictateur-europeen_news

          http://www.courtfool.info/fr_MES_le_nouveau_dictateur_Europeen.htm

            Magali Pernin

          http://contrelacour.over-blog.fr

            Dans le lien « Courtfool.info » vous trouverez les adresses mail des nos députés.

           Envoyez-le en nombre pour leur montrer que beaucoup de citoyens ne sont pas dupes et sont informés.




        • gogoRat gogoRat 14 février 2012 11:06

          Mon approbation « globale » ne serait pas crédible si je ne précisais pas un point de désaccord (non négligeable !) avec ce qui semble exprimé dans cet article.

          Le mot « casse », dans l’expression « casse du statut de la fonction publique en précarisant l’ensemble des fonctionnaires » ... peut-il convenir à quiconque tient à respecter les promesses de notre constitution ? !

          Rappels :
          ## Article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958 :

          « ***  La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». *** »

          ## à l’instant de ce post, Wikipédia précise pour « égalité devant la loi » :

          « ... Aucun individu ou groupe d’individus ne doit donc avoir de privilèges garantis par la loi ... »
          ( cf http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89galit%C3%A9_en_droit )

          Le sous-entendu de l’expression « statut de la fonction publique » est très probablement ce que beaucoup de lecteurs traduiront par "sécurité de l’emploi assurée à vie par l’Etat pour une catégorie privilégiée de salariés". Il faudra alors beaucoup de manque de cette « charité bien ordonnée » (qui commence par soi-même !) au flot grandissant des précaires-puis-chômeurs-puis-RSAistes-puis SDF-français pour accepter d’amalgamer dans leurs indignation ce qui, au contraire, serait un grand progrès démocratique ! 

           La « casse » d’un statut d’un autre âge, réservé, à vie, à une catégorie de citoyens, ne serait en fait que l’abolition de privilèges, sources de tensions et de divisions fratricides !
          ( Au lieu d’entretenir une déplorable confusion entre « service pubic » et « incarnations individuelles de la notion de service public », pourquoi ne pas impliquer tous les Français - à égalité - dans cette contribution au service public ? Soit en supprimant tous les privilèges permanents ... soit en les offrant à tous !
           La guéguerre simpliste qui s’évertue à cliver les Français entre « ultra-libéraux = pas d’Etat »ou « communistes= tous fonctionnaires » est aujourd’hui transcendée par une nouvelle donne : des militants de tous bords politiciens, autant que des indépendants (non inféodés à quelque parti que ce soit) demandent à ce que l’on réfléchisse à la mise en place d’un minimum vital assuré par l’Etat pour tous les Français. (« Revenu ou dividende universel », Revenu citoyen ou allocation universelle pour d’autres ...)
          Peut-on refuser ce débat et la remise en cause du « statut de la fonction publique » qu’il entraîne ?

           Il est par ailleurs loin d’être établi que notre actuel gouvernent (à la tête des « fonctionnaires » !) ait la moindre intention de toucher au "statut de la fonction publique«  : diminuer le nombre de »fonctionnaires" ne faisant en fait que renforcer la position, le statut, de ceux qui restent ! 
           ( Aurait-on par hasard observé , lors des dernières manifs, une fidélité solidaire parmi celles et ceux qui criaent : ’Tous ensemble ! Tous ensemble ! avant les compressions de fonctionnaires ?)

          Je sais, cette intervention risque de réveiller la polémique ... Mais ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ? 


          • Scual 14 février 2012 11:51

            Je suis vraiment de gauche, et du coup je pense que l’emploi à vie est effectivement une des choses les plus débiles qui soient.

            Effectivement c’est un privilège qui n’aurait jamais du avoir sa place ailleurs que dans l’ancien régime. Il manque plus que rajouter le caractère héréditaire tant qu’on y est !

            Par contre la fonction publique et ses employés ont des devoirs que n’ont pas les entreprises privées et il est totalement normal que certains avantages aillent avec. Mais l’emploi à vie ? C’est une idée des ennemis de l’État un truc aussi déconnecté de toute réalité concrète de l’économie. Franchement il faut vouloir du mal l’Etat pour faire un truc pareil.

            Quand on est de gauche on veut un État fort et efficace. On ne peut pas accepter ce genre de pratiques contre-productives à tout niveaux. Il y a des cas (pas de généralités hein) de types qui attendent l’age de la retraite dans un bureau à ne rien faire, parce que ce pourquoi on les a embauché n’est plus d’actualité ou pire, des gens recasés à un poste où ils n’ont pas leur place. Comment peut-on se dire de gauche et accepter de telles situations minent un peu l’économie et l’efficacité de l’Etat et plus encore sa crédibilité ?

            Maintenant il faut quand même voir à ne pas exagérer... ce genre de situation est plutôt rare dans l’absolu, et ne coute pas tant que ça à l’État même si ça reste scandaleux. L’État a plus besoin d’embaucher massivement dans des tas de secteurs que de se débarrasser d’une poignée de branlos à l’heure actuelle.

            En tout cas si on veut définitivement tourner la page avec ces idées débiles comme quoi l’État est inefficace, il faudrait peut-être accepter de remettre en cause les pratiques inefficaces. L’emploi à vie est un non sens économique à tout point de vue et la gauche ne doit surtout pas continuer à se faire prendre dans ce piège qui la met en situation de défendre des privilèges ! L’emploi a vie n’est pas une sécurité, ni une aide, ni une garantie mais bien un privilège car il est déconnecté de tout bénéfice pour l’intérêt général.


          • Renaud Séchiant 14 février 2012 13:36

            Bonjour,

            Je tiens à mettre les choses au clair.

            Si les fonctionnaires ont un emploi à vie ce n’est pas sans raison : Un fonctionnaire se doit d’avoir une certaine neutralité politique. L’emploi à vie permet au petit agent de base ne ne pas être corruptible ou de pouvoir subir des pressions qui viendrait d’en haut. Un fonctionnaire peut refuser un ordre manifestement illégal (ex parmis d’autre : truquer un appel d’offre) et contre l’intérêt public sans courir le risque de se faire virer. La possibilité de virer un agent permettrait de pouvoir faire pression sur lui... bonjour les dérives et la corruption du haut jusqu ’en bas de l’échelle.

            Mais pour les jaloux qui n’ont qu’à passer un des nombreux et difficile concours de la fonction public (la fameuse égalité se trouve là, vous n’avez qu’à passer un concours : c’est ouvert a tous !).

            mais ne vous en faites pas, les textes ont changé et si vous étiez un minimum renseignés sur le sujet que vous abordez cous sauriez que la loi sur la mobilité et les parcours professionnel permet par quelques petites astuces de virer facilement un fonctionnaire qui ne serait pas dans le rang de sa hiérarchie.

            Encore faut il savoir de quoi on parle avant de répéter les poncifs laveurs de cerveaux et les polémiques TF1nesque qui sont là pour diviser les Français. Avec des jaloux pareil c’est sur que les vrais fautifs de la merde qui s’étend dans le pays ont de beau jour devant eux.

            Tu es jaloux ? tu veux devenir (soit disant) un privilégié ? Mon ami je t’invite à passer un concours : Par contre attends toi à sacrifier 3 ans minimum de ta vie de famille pour retourner à l’école et prendre ton premier poste en région parisienne ou je ne sais ou en France avant de pouvoir muter (si tu y arrives) près de chez toi. Avec un bac + 2 tu aura l’honneur de commencer a 1400 euros.

            Cordialement,



          • Renaud Séchiant 14 février 2012 13:54

            Pour compléter,

            Les devoirs d’obéissance et de désobéissance[modifier]

            L’article 28 de la loi du 13 juillet 1983 consacre un devoir d’obéissance : « le fonctionnaire doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public ». Le devoir d’obéissance ne suppose donc pas un suivisme aveugle, et le statut général des militaires français comporte également l’exception du devoir d’obéissance lorsque l’ordre est manifestement illégal ou contraire aux coutumes de la guerre et aux conventions internationales.

            Comment respecter un ’DEVOIR’ de désobéissance si on peut se faire virer ???? je suis curieux de la réponse ! 

            Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_publique_fran%C3%A7aise#La_fonction_publique_de_l.27.C3.89tat_.28FPE.29

            Pour les curieux l’article parle de la possibilité de virer un fonctionnaire suite à la loi mobilité de 2008. Le fonctionnaire est mis en disponibilité, c’est à dire qu’il n’a plus de salaire et n’a aucun droit au chômage, RSA ... Sans compter qu’il a tjs été possible de virer un fonctionnaire pour abandon de poste ou faute grave.


          • Domino Domino 14 février 2012 15:53

            L’accés à la fonction public est ouvert à tout citoyen qui réussi un concours.

            Ou est le privilège, qui vous empêche de postuler ?


          • PtitLudo PtitLudo 14 février 2012 17:19

            D’accord avec Renaud et Domino, Le statut de fonctionnaire n’est pas « réservé », comme on peut le lire plus haut, à une certaine catégorie de citoyens. Les concours sont ouverts à tous que je sache... Quand à ces fameux « privilèges » on aimerait avoir un peu plus de détails, mais il faut tout prendre en compte hein !

            Je précise je ne suis pas fonctionnaire.


          • gogoRat gogoRat 14 février 2012 18:08

            @ domino :

            Ce qui serait consternant, ce serait que ces concours réussis n’éliminent pas des fonctionnaires incapables de comprendre qu’un statut, associé à vie à des droits avantageux et non partagés par tous, constitue un privilège ! ( Les intervenants corrects laisseront établir les diagnostics de jalousie par les seuls experts autorisés - fonctionnaires ou pas ... mais respectueux du débat, des personnes, de la logique, et du professionalisme en matière de psychologie ...)

             Le fait que ces privilèges puissent être acquis par concours est considéré par une proportion grandissante d’Européens comme une conception particulièrement bizarre de l’idéal démocratique. voir la ligne « Sous Statut » dans le tableau - déjà daté - de la page sous ce lien :
            http://www.ifrap.org/Reforme-de-la-fonction-publique,1180.html
            (France : 81 % / Italie : 15 % / Allemagne : 38 % / Suède : 0% / Suisse : 0% / Royaume-Uni : 10% )

          • bert bert 15 février 2012 01:47

            euh ça fait un moment qu’il n’y plus tellement de concours......


            le vrai privilège dans une républik qui a pour base le fric 
            c’est de gagner en 1 mois + que en une vie 
            ou de s’appeler rockfeller
            ou engels
             smiley
            un lien vers un article sur engels l’ami du Kapital


          • HELIOS HELIOS 15 février 2012 03:09

            L’egalite supposée de tous, vis a vis des concours pour rentrer dans la fonction publique est completement fausse.

            Qui a essayéde participer a ces fameux concours en ayant plus de 45 ans ?


          • gogoRat gogoRat 15 février 2012 10:33
            Arguments creux !!

            @ Renaud Séchiant :

            « Un fonctionnaire se doit d’avoir une certaine neutralité politique »

              => Dans quel univres évoluent les citoyens français qui oseraient seulement imaginer qu’il n’en va pas de même pour tous les salariés (hormis peut-être dans les officines politiques ... mais alors, que dire des ministères ? ...)

            « L’emploi à vie permet au petit agent de base ne ne pas être corruptible »

             => 

            les pays qui n’associent pas ce privilège aux employés de leur Fonction Publique sont-ils plus corrompus qu’en France ?

             (- Le « mérite » de nos « fonctionnaires-à-vie » tient-il alors au fait que sans ce privilège, ils seraient corruptibles ?

             - Ce statut particulier ne devrait-il pas alors être étendu, par exemple, à tous les employés « de base »du privé" susceptibles de détenir des secrets professionnels dans des domaines clé de l’industrie Française ?  ...)

            - « Un fonctionnaire peut refuser un ordre manifestement illégal  »

              => Et alors ? Faut-il attendre un nouveau régime de Vichy pour vérifier à quel point ça fonctionne à merveille ?

            - « jaloux »

             => ce genre de gamineries ( à la maternelle on répond : « - çui ki dit c çui qui y est ! » ...) est-il digne des défenseurs de la Fonction Publique en France ? 

            - " la loi sur la mobilité et les parcours professionnel permet par quelques petites astuces de virer facilement un fonctionnaire qui ne serait pas dans le rang de sa hiérarchie."

              => merci de cette info. annexe au débat. ... mais elle nécessiterait un petit effort supplémentaire pour être recevable. Des précisions. Auriez-vous des chiffres ? (en pourcentages SVP  !)

            — -

            @ Renaud Séchiant & @ alchimie :

            Nos fonctionnaires sont-ils capables d’un débat sur les concepts ? Les Français qui se fient à la Fonction Publique auraient-ils tort de se refuser à croire que leurs fonctionnaires seraient incapables du minimum d’abstraction indispensable à la compréhension d’une définition aussi élémentaire que « privilège » :

            cf Wikipédia :

            Le mot privilège, du latin privata-lex (« loi particulière »), est à l’origine une disposition juridique conférant un statut particulier. "


          • Alpaco 14 février 2012 12:42

            Tout est de notre faute.
            On se vautre dans le luxe du smic, en rêvant d’un logement, d’une vie de famille, de loisir et de culture !
            Ce n’est plus possible.
            Chacun sait que la misère est une fatalité, nous allons devoir l’affronter. A coup de pavés dans les CRS, et je t’incendie la voiture à 50.000 euros d’un innocent, et je me prend des grands coups de matraque dans la tronche alors que je viens juste manifester, dans le cadre de la démocratie, certes j’ai incendié une voiture mais c’était symbolique.

            Quoi ? les mecs pour qui on a voté ont emprunté tout ces milliards pour payer des fonctionnaires incompétents et « employés à vie », les retraites des vieux et inutiles, et les feignants de chômeurs qui ont cotisé mais pourraient faire des efforts pour retrouver un travail, et ça fait trente ans que les ministres et députés ont oublié de tout calculer dans le budget ?

            C’est pas clair cette histoire. Christine Lagarde quand elle était ministre expliquait aux journalistes que l’on vote et finance un budget en déficit par la croissance. Elle n’a jamais parlé d’emprunt.
            On nous aurait menti.
            C’est bien notre faute d’avoir été trop con. Un peu quand même.
            Mieux vaux tard que jamais.

            « Je suis vraiment de gauche, et du coup je pense que l’emploi à vie est effectivement une des choses les plus débiles qui soient. »
            Je suis vraiment ni gauche ni adroit, mais il faut vivre toute sa vie. C’est con de le dire, mais c’est pour faire le parallèle avec la citation sus-citée.

            Avec le recul, c’est la jungle en pire. Un point d’eau (on pisse et chie dans un trou), un arbre pour dormir (je dramatise un peu), trois pommes à glaner, un champs de maïs à cultiver.

            Vive la république, vive la France ! Non, Vive la vie, vive la mort !


            • Scual 15 février 2012 14:43

              @ Renaud Séchiant

              Non mais je crois qu’il y a un problème dans l’interprétation de ce que j’ai dis. L’emploi à vie n’est pas une vache sacrée qui dès qu’on en parle mérite qu’on élève des barrières sans avoir même pris le temps de lire ce qu’on en dit.

              JE SUIS D’ACCORD AVEC CE QUE VOUS DITES !

              D’ailleurs je vais m’auto-citer preuve du dialogue de sourd mais bon : "la fonction publique et ses employés ont des devoirs que n’ont pas les entreprises privées et il est totalement normal que certains avantages aillent avec"

              Bon c’est clair non ?

              Maintenant je suis désolé mais l’emploi à vie est une débilité totale, un non-sens économique total. L’important dans n’importe quelle structure, avant même la lutte contre la corruption d’ailleurs, c’est de bien fournir le travail et le service demandé. L’emploi à vie est un non sens économique. Ne pas avoir à subir de pressions politiques de son patron est une chose, mais ne pas avoir à subir la moindre pression de son patron y compris sur le fait qu’on en branle pas une, c’est contre-productif.

              Il faut trouver autre chose que l’emploi à vie. C’est quand même dingue, on passe son temps à lutter contre cette droite et sa déresponsabilisation qui ne doit jamais rendre de compte, mais les fonctionnaires c’est pas grave, eux un statut où ils n’ont pas de comptes à rendre, ça va, nickel ?

              Si on veut un État efficace il faut l’organiser efficacement, et non pas en faire un mastodonte inefficace. L’emploi à vie crée les conditions qui entrainent certaines dérives qui nuisent à l’ensemble de la société car un État inefficace nuit à l’ensemble de la société... et à la crédibilité des thèses de gauche tout particulièrement ce qui a le don de sérieusement me chauffer.

              Maintenant voila pourquoi l’emploi à vie est débile puisqu’il semble qu’il faut l’expliquer : Si on a besoin de 3000 personnes pour s’occuper de l’éclairage publique, on les embauche. Leur compétences sont très techniques et ne peuvent servir que dans ce domaine ou alors dans le secteur privé... puis un petit génie invente l’éclairage publique supersolide qu’on n’a plus besoin de changer et écologiquement propre et ne demandant que très peu d’entretien. Génial ! Quelle avancée, super... oui enfin non, parce que soit on garde 3000 personnes payées à rien faire, soit on ne passe pas à cette nouvelle technologie juste histoire de justifier ces emplois...

              Cette situation caricaturale mais tout à fait pertinente concerne des tas de secteurs. Les besoins d’un pays et d’une économie changent dans le temps avec les avancées technologique mais aussi avec l’évolution de la société, de l’activité et même des mœurs. Il faut donc un État un minimum réactif par rapport à nos besoins. Et là je passe les cas qui existent où une personne serait ou deviendrait ou serait complètement inefficace ou incompétente et ne fourni plus le travail minimum demandé, ce qui arrive dans tout les métiers et qui justifieraient parfois un licenciement.

              Voila pourquoi offrir des tas de garanties aux employés, et pas seulement aux fonctionnaires d’ailleurs (quand on est de gauche c’est pour tout le monde), y compris sur l’assurance qu’on ne les vire pas pour rien ou uniquement dans un soucis de rentabilité sans tenir compte de la qualité et des besoins, c’est très important. Mais un emploi à vie comme ça, sans aucune raison concrète, c’est de l’aveuglement idéologique. Un aveuglement aussi inefficace que celui des curés de l’ultralibéralisme déconnectés du monde matériel. Voulons-nous vraiment être du même niveau qu’eux ?

              De toute façon si le problème c’est d’éviter la corruption, il faut chercher un moyen qui ne nuise pas à l’action de l’État... quand on juge de la situation actuelle et qu’on connait l’ampleur du copinage et autres formes de corruption, on peut dire que de ce point de vue là l’emploi à vie est un échec et que cette raison n’est pas recevable pour le défendre.


            • manusan 14 février 2012 13:14

              Quelle est l’intérêt d’annoncer la perte d’un AAA sachant que depuis des mois la France se finance à des taux équivalent à BBB sur les marché ?

              Voilà typiquement de la censure moderne, on nous matraque une info sans contenance pour faire oublier l’essentiel : les taux.


              • Ariane Walter Ariane Walter 14 février 2012 13:36

                Excellent constat. C’est tout à fait ça.
                mais je pense que politiser un peuple sans le fanatiser est quand même rare.
                cela va-t-il arriver maintenant ?


                • manusan 14 février 2012 13:43

                   Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’État…, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.

                  Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

                   Mazarin : On en crée d’autres.

                  Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

                   Mazarin : Oui, c’est impossible.

                  Colbert : Alors, les riches ?

                   Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres

                   Colbert : Alors, comment fait-on ?

                  Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… c’est un réservoir inépuisable.

                  Extrait du « Diable Rouge » : c’était il y a 4 siècles


                  • BA 14 février 2012 16:27
                    Mardi 14 février 2012 :

                    Le Medef dévoile son programme de campagne, avec l’Europe en « top priorité ».

                    La présidente du Medef Laurence Parisot a présenté mardi les propositions du patronat dans la perspective de l’élection présidentielle, articulées autour d’une vingtaine de points dont le déficit public nul en 2015, mais avec une priorité : le fédéralisme européen.


                    • iris 14 février 2012 17:17

                      et la retraite quand les poules auront des dents !!!


                    • sdzdz 14 février 2012 18:01

                      La crise est d’abord celle de la représentativité de ces élites qui ont trahi les Français depuis plus de 35 ans. Reprenez donc les dernières déclarations de Hollande... Vous pouvez toujours rajouter quelques grands patrons dans le champ de vision des Français, mais il faudrait surtout se pencher sur les passerelles que les hauts-fonctionnaires ont créées avec le monde politique et celui des affaires. Le PS, le modem, les verts comme l’UMP ne sont pas des partis républicains, car on ne peut pas prétendre bâtir une structure à caractère supranational (UE) et préserver la République...



                      • arnulf arnulf 14 février 2012 21:49

                        Voilà pourquoi je vais voter Mélenchon : Si tu fais le mouton ne t’étonnes pas d’être tondu.
                        Et c’est valable pour les bobos qui croient être au-dessus de ces problèmes et qui espèrent bien que les pauvres se battront pour eux si la Grèce vient à nous.


                        • FYI FYI 15 février 2012 00:28

                          Ce qui manque c’est une cause commune fédératrice audible par tout le monde.
                          Un pays attaqué c’est fédérateur.
                          Les tortures c’est fédérateur.
                          Les banques c’est pas assez fédérateur...

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Robert GIL

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