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Censure du seul candidat à se présenter sous étiquette communiste à l’élection présidentielle

Les médias consacrent leurs Unes à la candidature de Nicolas Sarkozy qui ne l’a pas déclarée. France 2 médiatise sa rencontre avec Angela Merkel venue le soutenir dans une campagne qu’il n’a pas officiellement lancée. Il y a là une contradiction choquante, d’autant plus que les dits « petits candidats », mais en vérité – au même titre que les soi-disant « grands » – « candidats potentiels » ou encore « pré-candidats », selon la définition du Conseil constitutionnel, sont quant à eux censurés.

Le directeur de la rédaction de L'express.fr n’hésite pas à les qualifier de « grotesques de la présidentielle » et il déclare sans scrupule qu’on n’a pas besoin de l’extrême gauche dans cette élection, ni de l’écologie, et que le débat devra s'organiser exclusivement autour « des raisonnables de gauche et de droite (Hollande et Sarkozy), des populo-souverainistes des extrêmes (Mélenchon et Le Pen), et de l'inclassable Bayrou ».

Les partis ayant pignon sur rue peuvent par une simple pression sur les élus, notamment sur les maires, priver les petits candidats des 500 parrainages requis. Ils n'ont droit à aucune couverture médiatique, pire, ils sont victimes d'une désinformation organisée. On lit par exemple sur le site de La Chaîne Parlementaire (service public, tout de même) que « C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’il n’y aura pas de candidat communiste à l’élection présidentielle ». Ce qui est faux.

Il y a bien un candidat communiste, Christophe RICERCHI, dirigeant de « Communistes », parti révolutionnaire de lutte de classe fondé il y a dix ans par des dissidents du PCF dont l’ex-sénatrice Rolande Perlican. Ce professeur d’histoire niçois est même le seul candidat à l'élection présidentielle à se présenter sous la bannière communiste. Joint au téléphone par Agora FM, il explique en quoi sa candidature dérange et pourquoi elle rencontre en conséquence la censure. Il appelle le peuple à se ressaisir du produit et des instruments de son travail et à entrer en lutte contre le capital pour fonder une société véritablement socialiste.

« La crise réveille le spectre de Marx  », titrait il y a peu Le Monde.fr. Mais le come-back de l’auteur de Das Kapital ressuscite à son tour la censure.

Vidéo de Christophe Ricerchi


Moyenne des avis sur cet article :  3.78/5   (23 votes)




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48 réactions à cet article    


  • Karash 11 février 2012 12:21

    En quoi Mélenchon vous apparait-il comme insatisfaisant ?


    • polpro polpro 11 février 2012 22:21

      Bonjour Karash,

      Votre question à brûle-pourpoint est étonnante car il ne s’agit pas de J.-L. Mélenchon dans l’article. Il s’agit de la censure des candidats « potentiels » (et je rappelle que tous le sont, Ricerchi comme Hollande ou bientôt Sarkozy) qui ne parviennent pas à passer le mur du son et de l’image dont on sait l’importance quand, depuis la « Lettre aux Français » de Mitterrand, il est question d’instituer dans notre Constitution le pouvoir médiatique en quatrième pouvoir.

      Et j’en profite pour remercier Agora Vox d’avoir ouvert ses colonnes à ce sujet que bien d’autres ont refusé au nom de fallacieuses raisons.

      Aussi l’idée m’est-elle venue, en découvrant votre post et quelques autres plus loin qui tournent autour de sa question hors sujet mais de manière moins élégante, qu’au fond vous êtes quelques vaillants curseurs sur Agora Vox prompts à défendre le candidat du FG. Et c’est bien compréhensible puisque dans le sondage des intentions de vote des visiteurs de ce site 23,7% se déclarent décidés à voter pour lui.

      De là ma question, en première réponse à la vôtre, est : trouvez-vous pour autant justifié que Christophe Ricerchi soit censuré, lui qui a fondé et qui dirige un parti plus ancien que le PG et le FG, qui a présenté régulièrement des candidats à toutes les élections et qui a obtenu aux dernières cantonales des scores très honorables ?

      Je vous pose la question car si certains médias.fr qui ont viré FN ont des raisons de craindre « Communistes » et donc de censurer son candidat, étant donné que le FN, siphonne une part des déçus du PCF, le FG quant à lui a été conçu pour retenir l’autre partie, et même le choix et le populisme de son candidat sont-ils sans doute dus à la tentative de récupérer les brebis rouges égarées chez les loups bruns.

      Aussi, pour répondre enfin positivement à votre question, bien qu’elle soit hors sujet, je dirai que c’est cette tambouille qui me paraît tout à fait insatisfaisante chez JL Mélenchon, une tambouille que ne viennent nullement relever les magouilles avec le PS en vue de « l’après » présidentielle (législatives, portefeuilles e tutti quanti)

      « Communistes » est né en réaction à la dérive du PCF vers la sociale-démocratie libérale++. Il est par conséquent également bien compréhensible que Mélenchon ne soit pas satisfaisant, lui le beau parleur tout entier voué à la cause socialiste. « Communistes » est un parti de lutte de classe révolutionnaire qui poursuit la fin du capital (ce qui ne veut rien dire des horreurs dont les images sont pour certains l’unique pensée ou la pensée unique).


    • epapel epapel 12 février 2012 00:01

      C’est dire l’absence de crédibilité de l’autre anonyme.


    • polpro polpro 12 février 2012 00:20

      Mais quel rapport avec le papier qui n’oppose pas Christophe Ricerchi à Jean-Luc Mélenchon ? J’y dénonce bien la proposition du grossier Christophe Barbier d’exclure du débat des présidentielles les candidats de l’extrême gauche, classés parmi les « grotesques de la présidentielle », et d’y accepter Mélenchon, rangé quant à lui avec Le Pen dans les « populo-souverainistes des extrêmes » (ce qui doit vous réjouir). Mais je ne dénonce pas cette proposition pour l’inverser. Autrement dit, je ne demande pas que l’on censure Mélenchon pour donner la parole à Ricerchi. Je critique la censure que revendique sans vergogne ce rédacteur en chef habitué des plateaux télé. Donc je ne vois pas du tout la pertinence de votre question, si ce n’est que vous soutenez la censure de Ricerchi, et ce parce que sa candidature dérange le PG, ce qui cette fois ne m’étonne pas. Sinon quoi d’autre ?

      Il me semble que la plupart des réponses données à cet article sont des tirs de barrages qui ne font que confirmer le faible niveau du débat politique dans cette campagne. Au fond, N. Sarkozy non seulement est parvenu à imposer la censure médiatique (voir la récente émission d’Arte sur Sarkozy le médiatique et aussi l’excellent article à ce sujet d’Olivier Cabanel dans la synthèse qu’en a donnée Politproductions.com), mais à force de l’exercer ou de la faire exercer il a fini par en donner le goût à nos concitoyens. C’est démocratiquement mortel et c’est de très mauvais augure pour les temps à venir si par malheur la droite ou pis encore l’extrême droite devait l’emporter.


    • epapel epapel 12 février 2012 00:45

      Mais quel rapport avec le papier qui n’oppose pas Christophe Ricerchi à Jean-Luc Mélenchon ?

      Tout simplement l’inutilité d’un candidat communiste lié au fait que le communisme est obsolète et inutile.


    • epapel epapel 12 février 2012 00:49

      C’est démocratiquement mortel et c’est de très mauvais augure pour les temps à venir si par malheur la droite ou pis encore l’extrême droite devait l’emporter.

      La droite commencerait à partir de Hollande ?


    • polpro polpro 12 février 2012 01:10

      Vous faites court...
      À mon tour : donc vous êtes pour le censurer ?
      Mais pourquoi vouloir censurer l’inutile et l’obsolète ? Laissez tomber, et ça suffira.


    • polpro polpro 12 février 2012 01:16

      « La droite commencerait à partir de Hollande ? »

      Pourquoi cette question ? Vous craignez Hollande ? Vous n’avez pas tort.


    • epapel epapel 12 février 2012 11:12

      C’est à vous que je pose la question, pour c’est clairement non.


    • polpro polpro 12 février 2012 13:13

      Eh bien vous avez tort : Hollande se dit de gauche, est classé à gauche, et cela fait sans doute une différence avec la droite expressément de droite, mais il a un programme de droite et fera une politique de droite. Merci en tout cas d’avoir tombé le masque.

      Maintenant, je me permets une nouvelle fois de souligner l’impertinence polémique voire sophistique de ce forum ou du tour que vous et vos semblables lui donnez. Le sujet est la censure. Mais aucun de ceux qui comme vous le tirent vers le sempiternel anti-communisme n’a le courage de dire ce qu’il pense vraiment, c’est à dire que la censure est bonne, qu’il faut censurer « Communistes ». Mais dites-le une bonne fois pour toutes, soyez conséquents. Vous aurez au moins le mérite de la clarté, de l’honnêteté intellectuelle, et de la responsabilité politique, et nous, nous saurons à quoi nous en tenir et nous pourrons alors discuter de façon pertinente et raisonnable. Allez, osez censeurs !

      Par ailleurs, je note que le nombre des avis favorables à l’article l’emporte pour l’instant sur le nombre des avis contraires. C’est déjà un signe que le forcing des intervenants pour pervertir le sens et la portée du sujet ne fait pas recette. Bonne nouvelle.


    • polpro polpro 12 février 2012 16:11

      @ Karash

      Vous dites : « Ne pas donner la parole a quelqu’un qui n’intéresse personne ce n’est pas le censurer. Au contraire cela protège ceux qui ont quelque chose à apporter au débat. »

      Bien entendu, vous savez ce que c’est qu’une pétition de principe ? Sinon je vous informe que vous excellez en la matière.

      Plus haut déjà, vous affirmiez que Jl Mélenchon représentait les « sensiblités communistes » et que, par conséquent, la candidature de ch. Ricerchi n’était pas cédible. À vous suivre, il est évident que « Communistes » n’est pas un parti de personnes ayant une sensibilité communiste, qu’elles ont donné ce nom à leur parti par erreur... Vous les niez donc en tant que communistes.

      À présent, vous présupposez que Ch. Ricerchi, le candidat des mêmes communistes, n’intéresse personne. Autant de pétitions de principe qui vous permettent de conclure ensuite tranquillement que Ricerchi n’est pas plus censuré que vous, individu ne représentant que vous-même, si on ne vous donne pas la parole à la télé. « Soi-disant ’censuré’ », disiez-vous déjà plus haut.

      Bref, vous pouvez justifier la censure de Ch. Ricerchi tout en niant qu’il soit censuré. Ce type de sophisme est bien le plus retors et le plus malhonnête car il revient à une pure et simple négation de ses opposants doublée de sa dénégation. On n’est pas là très loin des procédés staliniens qui se sont fait une réputation à l’époque des procès du même nom. N’y aurait-il donc que de la jalousie derrière vos sophismes ? Mais vous vous tromperiez encore de cible.

      En tout état de cause, je disais il y a peu que ce débat n’était pas raisonnable, il s’avère même ne pas être rationnel.


    • Karash 12 février 2012 19:15

      La question n’était pas hors sujet. Mélenchon a été désigné comme représentant par les communistes du PCF afin de donner plus de poids aux idées de Gauche. S’il a plu à une partie des communistes, pourquoi pas l’autre ?

      « Communistes » est né en réaction à la dérive du PCF vers la sociale-démocratie libérale++. Il est par conséquent également bien compréhensible que Mélenchon ne soit pas satisfaisant, lui le beau parleur tout entier voué à la cause socialiste. « Communistes » est un parti de lutte de classe révolutionnaire qui poursuit la fin du capital (ce qui ne veut rien dire des horreurs dont les images sont pour certains l’unique pensée ou la pensée unique). « 

      Avec un Mélenchon qui se démène pendant toutes ses rencontres avec les militants pour réveiller leur conscience de classe, ça devrait vous plaire pourtant, non ?
      Pensez vous vraiment que ça serait faire reculer vos idées et votre combat que de vous faire représenter par JLM à la présidentielle ?
      Quand vous dites »la cause socialiste" vous pensez au PS, ou au socialisme au sens idéologique/historique ?


    • polpro polpro 13 février 2012 00:37

      @ Karash

      D’abord, veuillez m’excuser, vous et alchimie, d’avoir inversé vos noms. Une erreur pour partie due au fait qu’alchimie avait répondu à l’une de mes réponses qui vous était adressée et qui portait sur la non pertinence de votre question initiale. Mais mon dernier post était bien destiné à alchimie.

      Je ne reviens pas sur votre « hors sujet » ; je risquerais de lasser sans davantage convaincre.

      Pour le reste, voici ce que je pense : comme vous ne vous intéressez pas plus qu’alchimie à « Communistes » (=>http://www.sitecommunistes.org/) – après quoi il est facile de conclure que ce parti n’est pas intéressant – vous ne pouvez comprendre que « l’autre partie » des communistes à laquelle, dites-vous, Mélenchon pourrait plaire, a rompu avec le PCF en raison de sa compromission avec les forces du capital. Voyez le résumé des raisons de la création de « Communistes » : http://membres.multimania.fr/commun...

      Or, après voir soutenu Maastricht, après s’être radicalisé au sein du PS en critiquant de plus en plus ouvertement la ligne de la direction, puis avoir fondé le PdG, un parti flou et flottant entre les nécessités économiques et l’idéal de la souveraineté populaire, Mélenchon a conclu avec un PCF agonisant une alliance électorale dont le seul but était d’échanger des soins palliatifs contre un supplément d’âme. Mélenchon est très fort pour faire accroire qu’il lutte contre le capital, mais c’est bien tout.

      La séduction ne peut donc opérer.

      Mais si vous nous parliez de censure, nous pourrions peut-être nous entendre.


    • polpro polpro 13 février 2012 00:40

      « Et les communistes qui dénoncent les procès staliniens c’est du 118ème degré ?? »

      Non, voyez Jean-Toussaint et Dominique Desanti, Edgar Morin, etc.


    • polpro polpro 13 février 2012 00:45

      « Quand vous dites »la cause socialiste« vous pensez au PS, ou au socialisme au sens idéologique/historique ? »

      ... à la cause des socialistes, j’aurais dû dire : « la cause social-démocrate ».


    • Karash 14 février 2012 15:25

      La position de Communiste est extrême.

      Puisque vous vous réclamez comme « vulgarisateur » de la révolution populaire qui instaurera le communisme auprès des démocrates naïf que nous sommes, ça ne doit pas influer vraiment sur votre capacité à rassembler, puisque les gens potentiellement sensibles à vos idées ne se fient certainement pas aux me(r)dia en question.

      Non ?


    • polpro polpro 15 février 2012 22:28
      Non, et non.

      En quoi la position de Communistes serait-elle extrême ? Elle dit clairement : plus de capital. Mais c’est le capital qui est extrémiste, qui est prêt à tout, y compris à la misère des peuples, pour son accroissement indéfini.

      Quant aux médias, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il doit être possible d’avoir des moyens de communication et d’information qui ne soient pas « pourris ».

      Enfin, vous avez vu combien la disparition des communistes importe à certains hommes politiques, de droite, certes, mais de gauche aussi... Si ce n’est pas une preuve de ce que l’article avance...


    • Karash 16 février 2012 00:13

      Déjà, il n’y a pas de capital, il n’y a que des capitalistes. Donnez des noms, informez les gens, plutôt que de marmonner sur un concept abstrait. Quand on a dit ça, et qu’on dit « c’est le capital qui est extrémiste, qui est prêt à tout, y compris à la misère des peuples », on oublie une question. Qu’est ce que vous allez faire de ces si méprisables capitalistes ?

      Le goulag ? (oui, ok, ça c’est de la provoc’ mais la question est sérieuse.)

      « En quoi la position de Communistes serait-elle extrême ? »

      Dans un monde profondément capitaliste, dire du jour au lendemain et sans transition démocratique « plus de capital », ça veut dire mettre le système en ruines.

      C’est une stratégie extrême, vous ne pouvez pas le nier. Vous pouvez remplacer « extrême » par « radical » ou « sans concession » ou que sais je, mais ça ne changera rien à votre stratégie qui est de tout mettre le cul par terre.
      Et du chaos, que va t il sortir ? Nul ne le sait. Le chaos est par définition incontrolable.

      Et par voie de conséquences, vous n’êtes qu’un groupuscule a défendre de telles idées. Il vous manque une assise « populaire » avant de parler de censure dans les média. Et le format télé ne vous permettrait pas d’être convaincants. Regardez les vidéos de Chomsky.

      (Désolé pour le ton un peu sec .. la fatigue)


    • Scual 11 février 2012 13:26

      Effectivement Communistes sont d’extrème-gauche. De vrais révolutionnaires qui pronent la révolution violente. Ils n’ont donc pas leur place dans le FdG.

      Cela dit si on ne peut que regretter leur choix, on peut difficilement remettre en cause leur révolte.

      Maintenant il serait peut-être temps qu’ils se réveillent. C’est quand la dernière fois qu’un pays a connu une révolution Communiste endogène ? Cuba ?

      Cette méthode ne marche pas et en plus, étant totalement antidémocratique elle ne peut perdurer qu’à travers un régime autoritaire renforcé par les menaces extérieures.

      Les temps ont changé. L’Amérique du Sud grouille d’exemples de ce qui a effectivement marché. Alors certes les transformations de la société sont plus lentes, mais elles sont tellement profondes qu’on peut au bout d’un certain temps admettre que politiquement et socialement, il s’agit bien d’une révolution. Et en plus démocratique et non violente.

      C’est cette voie qui a été choisie par le Front de Gauche, la révolution citoyenne. Et effectivement on constate que cette méthode qui ne sacrifie rien de ses revendications politiques mais renonce uniquement à la violence, permet un rassemblement très large parmi tout les courants de la gauche.


      • epicure 11 février 2012 16:40

        la révolution la plus communiste, c’est la Commune de Paris en 1871, et peut être en Espagne, mais chaque fois elles ont été réprimées dans le sang, sans mettre à leur tête un apprenti dictateur, vétéran en devenir.

        Effectivement il y a les idéalistes qui rêvent d’une grande révolution brutale, sans se demander si le peuple est prêt.

        Je pense que la très grande majorité des français sont contents de vivre dans une France postérieure à la révolution de 1789, mais combien voudraient vivre cette période, où les leaders d’un jours devenaient les décapités du lendemain ?

        De plus maintenant l’armée ne tire plus sur les manifestations. On peut manifester son mécontentement pacifiquement, alors qu’avant effectivement la révolution armée était le seul moyen de se faire entendre en faisant taire par la force les fusils d’en face. Les pensées révolutionnaires datent de cette époque là et pouvaient se justifier dans ce contexte et ne laissait que deux alternative en somme, l’oppression par les armes ou la libération par les armes.
        Le monde a évolué, les sociétés, les mentalités et les pratiques ont évoluées, mais certains restent dans le schéma ancien.

        Et puis au niveau international, toutes les dernières grandes révolutions ont été pacifiques, qu ce soit dans les pays de l’est ou en Tunisie.

        Le peuple réel de France, dont les classes moyennes peuvent être assimilées à la bourgeoisie par certains, n’est pas prête pour une révolution violente, et les risques n’en valent pas pas forcément les gains au vu de l’histoire des révolutions violentes ( la plupart on finies sous forme de dictature plus que démocratie, ou dans la répression sanglante ).
        Et puis au vu certains numéros qui se distinguent dans les partis ou associations classées à gauche, j’ose pas trop imaginer ce qu’ils feraient lors d’une révolution violente.

        Donc oui la politique du Front de Gauche est la plus réaliste pour la transformation de la société, agir plus lentement mais plus sûrement, plutôt que d’attendre un événement qui n’arrivera jamais ( sauf phénomène exceptionnel ) en laissant les choses inchangées pendant ce temps.
        Mais pour que cela soit possible, il faut que le peuple veuille les changements. On ne peut imposer la démocratie contre la volonté des gens.


      • Scual 11 février 2012 19:20

        Et le capitalisme ? Allez y dites moi donc combien ça a fait de morts et n’oubliez pas d’actualiser le compte, il tue encore par millions...

        Quel aveuglement haineux.


      • polpro polpro 11 février 2012 23:02

        Bonsoir Scual,

        Où avez-vous vu ou lu que « Communistes » était un parti violent ?
        En revanche, il y a une radicalité dans ses revendications qui lui appartient en propre et qu’« ignore » JL Mélenchon, en dépit de ses effets de manche. « Communistes » ne négocie pas avec le capital.

        Une remarque cette fois qui nous rapproche et que j’adresse à tous ceux qui ne semblent pas avoir compris que le libéralisme sauvage et le stalinisme n’ont rien d’essentiellement différent, pas même si l’on tient compte de la sinistre comptabilité des morts imputables à l’un et à l’autre.

        Les USA sont fondés sur la spoliation et le génocide des Indiens (non reconnu mais bien réel, avec déportation massive, etc.), ils sont les premiers - et les seuls jusqu’à présent - à avoir utilisé l’arme atomique (et en avoir célébré le cinquantenaire !), et ils se sont illustrés dans l’extermination massive au napalm. Pour ceux qui seraient trop jeunes ou qui auraient la mémoire courte, voici des images dont les cœurs sensibles devraient se tenir éloignés parce qu’elles sont terribles. Ce sont des images semblables qui dans les années 70 ont levé des générations entières de jeunes résistants à travers le monde, dressé le tribunal Russell, etc. : VOIR ICI
         
        En revanche, il y a un communisme à visage humain qui s’imposera tôt ou tard, car le libéralisme sauvage a été, est et sera la première cause de la paupérisation absolue qui mène droit aux totalitarismes, dictatures de tous poils et aux conflits mondiaux. Il faut revoir l’histoire de la première moitié du 20 siècle... Enfin, ce n’est pas raisonner que de déduire de la pensée de Marx un totalitarisme qui jamais n’y figure de près ou de loin. C’est chercher à faire peur, à terroriser l’esprit.


      • Scual 11 février 2012 23:39

        Alors si « Communistes » n’est pas violent, il faut m’expliquer comment se passera la révolution souhaitée alors.


      • polpro polpro 12 février 2012 00:42

        Vous posez une très bonne question. Vous pouvez d’abord remarquer que le monde a connu récemment un certain nombre de révolutions non violentes ou peu violentes. Je ne pense pas aux révolutions arabes, si ce n’est à la révolution de Jasmin, mais à certaines de celles qui ont suivi la chute du mur, à la chute du mur elle-même, à la révolution Orange, etc. Une révolution est donc possible sans effusion de sang. Révolution veut dire « retournement complet », et non je ne sais quelle destruction d’une partie de l’humanité par l’autre. Par ailleurs, il va de soi que « Communistes » est un parti qui attend activement d’être rejoint par l’Histoire. Cette jonction ne se produira peut-être jamais. Mais il est possible aussi que les peuples finissent par comprendre qu’ils sont sous le joug d’un totalitarisme libéral (un oxymore si vous voulez, mais non pas une contradiction) qui demande lui aussi à être radicalement mis à bas. Les prémices d’un tel mouvement ont peut-être déjà commencé à se manifester aux USA à travers un phénomène qui inquiète les milieux capitalistes : à savoir que la reprise économique ne s’accompagne pas d’une reprise de la consommation ; comme si à travers la crise les Américains commençaient à se dégoûter du consumérisme. Pourquoi la révolution dans les ex-satellites de l’URSS s’est-elle en général déroulée en douceur ? Parce qu’il était devenu clair pour la plus grande majorité comme au fond pour la minorité que l’Histoire était consommée. Voyez l’histoire de l’effondrement du mur. La vraie révolution, disait Kant, se produit d’abord dans la manière de penser. Toute autre qui ne commencerait pas par là ne pourrait que reproduire les anciens préjugés bientôt suivis de leur cortège de servitudes et de misères.


      • Scual 12 février 2012 14:47

        Je ne partage pas certaines de ces analyses historiques, mais je crois mieux comprendre « communistes » maintenant.

        Donc il s’agit d’un parti qui pense que le peuple sera un jour tellement exaspéré qu’il ira dans la rue réclamer et obtenir le changement. Sauf que rien ne garanti que ce qui sera réclamé soit proche des idées politiques de « communistes ».

        De plus je vois une contradiction entre ne pas croire dans l’élection et le fait de se présenter. C’est pas la première fois qu’on voit ça à l’extrème-gauche et je ne comprends toujours pas.


      • polpro polpro 12 février 2012 16:22

        @ Scual

        Je parle en mon nom, pas au nom de « Communistes ».

        Oui, vous pensez sans doute à la candidature de Krivine en 1969. Difficile à comprendre, dites-vous. Ce n’est sans doute pas évident. Cependant il n’est pas rare qu’un candidat à la présidence de la République déclare dans sa profession de foi que sa première intention est de rendre le pouvoir aux citoyens. Plus précisément, si cela vous intéresse, dans la vidéo citée en référence (la deuxième, la plus longue), Christophe Ricerchi s’explique de ce choix paradoxal d’une candidature « Communistes » à la présidentielle.


      • polpro polpro 12 février 2012 17:12

        @ Scual

        Vous dites : « Sauf que rien ne garanti que ce qui sera réclamé soit proche des idées politiques de »communistes« . »

        Je vous l’accorde. Mais il en va toujours ainsi avec l’engagement politique.

        Là dessus Sartre a écrit des choses intéressantes. Je m’engage pour tous les autres et devant eux, en soumettant d’avance l’évaluation de mon action à leurs jugements, mais je suis seul à porter les valeurs que je défends.

        Avec l’action politique on se situe dans le domaine pratique, non dans le domaine théorique où des preuves irréfutées (sinon en droit irréfutables ou infalsifiables) doivent fonder ce que l’on avance. Dans le domaine pratique on porte sur soi ce que l’on avance, avec pour toute assurance la conviction (toujours seulement subjective, se fût-elle frottée aux avis des autres) que l’on va dans le droit chemin, conviction sous-tendue par l’espérance et le courage au combat.

        L’Histoire abonde en exemples de gens qui se sont ainsi engagés dans une lutte qui semblait perdue d’avance. Certains l’ont effectivement perdue, Spartacus par exemple. D’autres l’ont gagnée. Si De Gaulle en 40 avait eu à consulter des sondages sur ses chances de succès, il ne se serait jamais dressé contre Pétain, et si la BBC avait eu à les connaître, elle aurait censuré celui qui se présentait comme le chef et libérateur de la France libre alors qu’il était condamné à mort par les autorités de son propre pays. Comparaison n’est certes pas raison, mais dans tous ces cas le principe de l’engagement politique demeure le même.


      • Soi Même 11 février 2012 16:04

        On sans fou des cocos, la page est tourné devant leurs rêves de paradis terrestre.


        • epapel epapel 12 février 2012 00:00

          Un paradis où seuls les communistes ont le droit de vivre.


        • Soi Même 12 février 2012 00:02

          Il faut reconnaître nos cocos se sont désolidarisé des Keums Rouge ?.


        • epapel epapel 12 février 2012 00:47

          A-t-on des preuves de ça ?


        • Soi Même 12 février 2012 02:56

          Les leaders Khmers rouges formés en France par le Parti communiste français.

          Saloth Sar dit Pol Pot arrive à Paris en 1949, âgé de 21 ans. A cette époque le Cambodge fait partie de l’Indochine française, elle-même dans l’empire colonial de la patrie des droits de l’homme.

          Il n’est pas le seul Cambodgiens à suivre des cours à la Sorbonne puisqu’il y rencontre ses potes Yeng Sary (qui deviendra son éminence grise) et Khieu Samphan (l’idéologue de l’évacuation des villes).

          En plus de la vie agréable du Quartier Latin, les 3 compères suivent une formation du Parti communiste français qui était à l’époque aux ordres de Staline. Comment prendre le pouvoir au nom du peuple, comment manipuler et endoctriner avec l’agit-prop, comment organiser l’avant-garde du prolétariat et surtout les classiques du marxisme-léninisme : éliminer ses concurrents.

          Tout cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd quand ils rentrent au Cambodge en 1953 et rallient le PPRK (Parti Populaire Révolutionnaire Khmer) qui était, à l’époque, un groupuscule.

          Ayant déjà un statut spécial, le Cambodge accède paisiblement à une totale indépendance pour tomber sous la férule de Norodom Sihanouk, roi des Khmers. Ayant lui aussi fait ses études à Paris, le chef de l’Etat, derrière un sourire de bon alois, devient féroce quand on essaie de s’opposer à son pouvoir. Corruption, népotisme et beaux discours contre l’impérialisme !

          Comment devenir roi à la place du roi ?

          Les naïfs croient que la révolution apportent le bonheur du peuple alors qu’ilsne s’agit que d’un changement de régime. En 1953, Pol Pot et ses copains du PPRK ne sont rien et Sihanouk, tout. Vingt-deux ans plus tard, c’est le contraire ! Le roi est toujours le roi, mais il est devenu le larbin de Pol Pot. Orgueilleux et vaniteux, le monarque devenu le chef d’Etat du Kampuchéa démocratique, fait le beau à Pékin et fait de la publicité sur le progrès social accompli par les Khmers rouges. Roi de pacotille mais vrai larbin de l’horreur !

          Le Pcf oublie son rôle dans le génocide cambdogien, sans doute par modestie.

          Pourtant ses élèves se sont distingués en prenant le pouvoir en appliquant le marxisme-léninisme, avant, pendant et après. Base du programme, liquider les ennemis du peuple pour le bien du peuple. Cela aurait bien marché si le Vietnam n’avait pas envahi le Cambdoge en 1979 et renvoyé les camarades Khmers rouges dans la forêt, le peuple aurait été totalement rééduqués.

          Pot Pot et Sihanouk bis.

          Pot Pot reprend alors la guérilla contre le gouvernement provietnamien dirigé par un ancien Khmer rouge, Hun Sen, et en 1982 forme un deuxième front commun avec le roi Sihanouk.

          Pendant une dizaine d’années, libérant le peuple (comprendre vivant aux crochets du peuple), l’ouest du Cambdoge continue à souffrir de combats, de massacres et des millions de mines anti-personnelle répendues. Le peuple étant devenu misérable après la construction du socialisme, c’est le but, c’est les pierres précieuses qui alimentent cette nouvelle lutte de libération.

          http://www.fonjallaz.net/Communisme/Cambodge/cambodge-intro.html

          Où sont les complices des Khmers rouges ? John Pilger termine sa liste bien trop courte ! Il faut ajouter la Chine populaire, le parti communiste français qui a formé Pol Pot, Khieu Samphan et d’autres Khmers rouges, les organisations communistes qui ont nié le génocide, ceux qui ont mis sur pied en 1979, à Stockholm, un comité de soutien à Pol Pot, etc… Tout aussi curieusement oublié Giscard d’Estaing qui a reconnu les Khmers rouges avant le 17 avril 1975 et fait livrer des réfugiés expulsés de l’ambassade de France. Quant à Mitterrand ?


        • epapel epapel 11 février 2012 16:54

          Le communisme est obsolète et été la cause de dizaines de millions de morts.

          Le mot même de communisme devrait être synonyme de monstruosité.


          • Scual 11 février 2012 17:24

            Le jour où les morts du communismes égaleront les morts du capitalisme, ce genre de discours sera valable... et y a de la marge. Pour l’instant c’est le capitalisme qui devrait selon cette logique être synonyme de monstruosité.

            Heureusement que les communistes ne racontent pas d’absurdités de ce genre, sinon ils passeraient leur temps à rappeler que les régimes fascistes sont capitalistes, nazis y compris. Comme quoi les amalgames et généralisations...


          • Croa Croa 11 février 2012 17:29

            « Le communisme est obsolète. » Oui !

            « et été la cause de dizaines de millions de morts. » Non, sauf à considérer des régimes plus ou moins assimilable à ça, mais de loin tout de même ! Staline s’était fait une dictature à lui et il n’y avait que les Français pour assimiler ça à du communisme ! Par contre les réactions ont été très meurtrières (cf la commune par exemple.)


          • amipb amipb 11 février 2012 19:37

            @Croa : ce ne sont pas les français seulement qui parlent de communisme en parlant de Staline, lui-même s’en réclamait. Tout comme le régime chinois se réclame « populaire » et le Congo « démocratique ».

            Mais il est vrai qu’à ce jour aucun vrai régime communiste ne semble avoir existé, sauf peut-être à Porto Allegre.


          • epapel epapel 11 février 2012 23:54

            Les communistes eux-mêmes français ont soutenu Staline et l’URSS, pour finir par le fameux bilan globalement positif de Marchais quelques années avant l’effondrement du communisme soviétique du fait de son inefficacité économique et humaine.


          • polpro polpro 12 février 2012 00:53

            C’est juste et le trait est tiré sur cette période. De surcroît tous les communistes n’ont pas tardé aussi longtemps pour dénoncer les crimes soviétiques. La question est au fond, et c’est une question théorique, de savoir si un communisme non stalinien est possible. Il y a à cette question de multiples réponses positives, par exemple celle du communisme des Ordinovistes italiens dans les années 20 qui ont rencontré l’hostilité des staliniens au point que peut-être Gramsci leur dut de finir sa vie dans les geôles de Mussolini. Mais ces questions sont trop lourdes pour être débattues ici. Je demande seulement qu’on leur accorde le droit d’exister dans le débat public.


          • Croa Croa 11 février 2012 17:43

            A vrai dire il n’y a que Sarkozy et Hollande de bien traités sur les médias. Eux seuls passent souvent et sans que leurs propos soient coupés et déformés. Il y a Le Pen et Mélanchon qui passent très souvent sur les médias mais gare aux peaux de banane ! Bayrou est à peu près traité normalement ainsi que Joly... Mais ces deux là se piègent tout seuls !  smiley

            TOUS LES AUTRES SONT CENSURES !  smiley

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