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Accueil du site > Actualités > Politique > Cent ans de fiasco au Proche-Orient

Cent ans de fiasco au Proche-Orient

De la chute des Ottomans à la paix au Proche-Orient ou
comment la première guerre mondiale n’en a pas fini de faire des ravages

1) La défaite des Ottomans

Si nous remontons l’histoire et les guerres qui ont opposé l’Occident et l’Empire Ottoman nous pourrions partir des croisades. Limitons-nous au dernier siècle, cela peut suffire pour comprendre l’état actuel du monde. À l’heure où nous commémorons la Bataille de Verdun, Français et Allemands au coude à coude, la plupart de nos concitoyens limitent les guerres mondiales à notre seul territoire en oubliant qu’une guerre mondiale emporte le monde et que pour la première ce fut le proche et le moyen orient qui ont été le lieu d’un enjeu crucial qui nous touche toujours actuellement.

Nous connaissons tous le fameux film Lawrence d’Arabie. Le film de David Lean (1962) mais aussi le personnage. Que faisait cet anglais en Arabie à cette époque ? Il s’agissait de Thomas Edward Lawrence né en 1889 (mort en 1935). C’était un officier britannique, un peu écrivain et agent de liaison. Il a pour rôle de rendre compte de l’activité des mouvements nationalistes arabes en 1916. C’était il y a tout juste 100 ans.

À la même époque François Georges-Picot et Mark Sykes, signent des accords connus justement sous le nom d’accords Sykes-Picot. Mark Sykes né en 1879 et mort en 1919 est un bien meilleur spécialiste de monde l’orient que Picot. C’était sans doute l’un des rares britanniques à pouvoir prétendre passer accord avec un français à cette époque dans la sphère diplomatique. Ils ne faisaient pourtant en fait qu’obéir à leurs chefs de la diplomatie respectifs. Tout était complot et secret à cette époque. On le sait les choses ont bien changé.

Nous sommes en pleine guerre mondiale et personne ne sait, qui de l’Allemagne et de son « plutôt allié turc », ou des alliés occidentaux va gagner la guerre. Mais alors que se prépare-t-il en si grand secret ?

On élaborait ce qui allait se révéler être une bombe à retardement dont nous faisons peut-être encore les frais aujourd’hui ! En quoi consistaient ces accords qui pour rappel ne sont que des prémisses ? Mark Sykes comme Thomas E. Lawrence va phagocyter la famille hachémite. En effet avant que le projet ne lui échappe celle-ci préfèrera s’intégrer au projet dans la mesure où elle considère que ces accords pourraient se réaliser à son détriment total.

Les accords Sykes-Picot constituent donc l’amorce d’un découpage du proche orient auquel participent Britanniques, Français, les Russes et on l’a compris, La Mecque. Mais de là à prétendre comme le fait Julie d’Andurain (1) que « c’est pour cette raison que lorsque l’on dit aujourd’hui que ces accords sont la marque d’un découpage occidental, ce n’est pas tout à fait conforme à la réalité historique ; c’est aussi un découpage arabe au sens où l’a désiré et l’a souhaité [Les 100 ans des accords Sykes-Picot, mai 1916-mai 2016 (21/04/2016 site « Les clés du Moyen-Orient ») Julie d’Andurain (1)] il y a une marge. On pourrait lui demander si la famille hachémite avait le choix avec le couteau sous la gorge ? Hussein avait quatre fils. Ali aurait les villes saintes et le Hedjaz soit l’héritage d’Hussein , Abdallah règnerait autour de Bagdad, Fayçal pourrait se contenter du désert hors Syrie littorale et Zeid la Mésopotamie entre au nord du Tigre et de l’Euphrate.

[Cartes empruntées au site cité en ref. (1)]

À quoi ressemblait le territoire ottoman à l’époque de ces pourparlers ?* Il comprenait la Turquie Européenne d’Asie et des territoires de l’Afrique du Nord (sauf le Maroc). La suzeraineté du sultan s’exerçait aussi de façon nominale sur l’Arabie et le Yémen. Au XIXe siècle, on ne parle guère de « province arabe ». Il y avait ce que l’on appelait des vilayet ou sandjak. Le vilayet et le sandjak ressemblaient aux départements français et ce sur l’ensemble de l’Empire ottoman a été quadrillé sur ce système de région et de sous-région à l’identique de ce qui existait en Europe.

En opposition avec la Turquie, qui elle encourage l’émergence d’une identité turque (pantouranisme et panturquisme), les Occidentaux sous le prétexte d’encourager des revendications autonomistes d’un fond de renaissance arabe, Nahda, tentent de permettre l’émergence d’une culture propre (renouvellement de la langue arabe, projet panislamique) permettant ainsi le démembrement de l’Empire ottoman*.

*Je n’utiliserai pas l’expression « l’homme malade de l’Europe » qui est trop galvaudée https://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_malade_de_l'Europe

 

2) La guerre au Proche-Orient

Dès Lawrence d’Arabie, on présent les accords Sykes-Picot. Rival des Hachémites, Ibn Séoud constate que le désaccord sur les accords Sykes-Picot porte sur La Mecque, Médine et l’ensemble de la Péninsule arabique, qu’il cherchera à récupérer, repoussant les Hachémites vers le Nord, partition alors déjà en cours.

Aujourd’hui toutes ces régions sont en conflit. Elles constituaient à cette époque des provinces de l’Empire Ottoman : Libye, Irak, Egypte, Israël, Palestine, Chypre, Syrie-Liban Balkans, Caucase.

La crainte des Britanniques est que les Turcs passent le long du littoral syrien pour se rendre en Egypte visant ainsi le canal de Suez, fermant la route des Indes.

Grâce à son ancrage littoral en Syrie, la France éviter un passage vers l’Egypte. Mais tandis que l’opération des Dardanelles est préparée l’Egypte est déclarée protectorat britannique ce qui montre le mauvais état des relations Franco Britanniques qui explique sans doute le fiasco de l’opération. La perfide Albion organise seule le projet. Il fallait passer les détroits pour aller à Constantinople. Cet échec envenime les relations entre Français et Britanniques, En effet, le projet concerne outre la Syrie et le Liban mais aussi les terres sur lesquels les Français ont la prétention d’exercer un rôle de protection des chrétiens d’Orient. Antienne souvent répétée à l’heure actuelle. Les Britanniques lorgnant toujours sur le canal de Suez. On imagine l’importance des enjeux géostratégiques.

En réalité, on l’a bien compris, ces zones étant déjà délimitées elles deviennent un motif de guerre. Zone d’influence est un terme devenu obsolète ; on passe désormais à la notion de butin de guerre à partager. Reste ce que l’on que va laisser à Hussein et Fayçal ?

Quels sont alors les enjeux territoriaux des Français et des Britanniques ?

Les négociations liminaires vont porter sur le littoral syrien. Que sera la « Grande-Syrie » ? L’avenir du Moyen-Orient est en train de se dessiner. Sauf que, le pétrole n’étant pas encore au cœur des préoccupations, les accords vont donc s’intéresser aux points stratégiques que sont les ports de (Beyrouth, Alexandrie, Le Caire). Les villes intérieures, apparaissent seulement dans la mesure où le canal de Suez se trouve au centre des intérêts. La « Grande-Syrie » est pour la France la Syrie littorale prenant à peine Damas en compte mais la totalité de la Cilicie (nord peuplée de chrétiens), et la Palestine (sud). Le lobby colonial poussé par des missionnaires et par des intérêts financiers, considère que Jérusalem, la Palestine et le Liban doivent rester sous contrôle français.

Ceci explique pourquoi les britanniques regardant du côté du canal de Suez voient d’un mauvais œil la position française. S’accommodent mal du regain d’intérêt des Français pour la ville sainte de Jérusalem. Les Anglais qui après le désastre des Dardanelles n’accordent aucune confiance aux Français. Les Britanniques doivent se positionner dans cette zone afin de protéger le canal de Suez ouvrant la route de l’Empire.

En échange de la Palestine les Français veulent modifier à leur avantage le tracé de la « Grande-Syrie ». S’ils perdent la Palestine ils récupèrent partiellement des terres de l’intérieur. Ainsi la Palestine et le Chatt al-Arab iront aux Britanniques, et la Syrie reviendra aux Français. Ce sont donc les lobbys qui configurent ce partage. L’administration sera faite sous forme de mandat secondairement. Le choix de l’organisation administrative sous forme de mandat est faite ensuite dans un second temps. Il n’est pas pensé formellement dans les accords Sykes-Picot. La notion de mandat une tutelle qui ne dit pas son nom. C’est la naissance des protectorats au détriment des chefs locaux qui vont refuser ce système. La proclamation de Fayçal roi de Syrie (mars 1920) par exemple). Attisent les oppositions avec les tutelles. La fragilité du système apparaît d’autant plus que son financement n’a pas été envisagé à hauteurs suffisante et surtout aucune compétence n’apparaît.

Alors on voit revenir de vieilles méthodes. Pour commencer faire respecter l’ordre. Fayçal est placé par les Britanniques sur le trône d’Irak suite à la bataille de Khan Meyssaloun (1920), dans laquelle il est battu par le général Gouraud. Le même problème se pose également en Syrie. Côté Français les communautés elles-mêmes ne veulent pas participer au financement, les Libanais en particulier ne veulent pas collaborer et les Français se montrent dans l’incapacité de régler cette situation. Par exemple le général Gouraud et Robert de Caix, décident de placer aux postes stratégiques des « conseillers locaux » choisis parmi les élites libanaise et syrienne qu’elle refusera de payer ensuite ce qui va les amener à retirer leur coopération. La France perd donc la Syrie qui comprenait le Liban.

 

3) Le cas de l’Afghanistan.

Les Britanniques ont été deux fois en guerre contre l’Afghanistan. À la suite du second de ces conflits ils confisquent certains territoires. Au prix de la confiscation de certaines zones ils s'engagent à ne pas rester neutres dans les affaires intérieures du pays. Cette situation a duré jusqu’en 1919 et s’est achevé par une défaite des troupes Britanniques et l’entrée du pays à la SDN. Mais le but qui était d’en faire un Etat tampon afin de priver la Russie de débouchés vers les mers chaudes est atteint. On sait comment ce problème a ressurgi en 1979. Les accords Sykes-Picot ne peuvent être isolés de cette guerre permanente entretenue contre la Russie jusqu’à aujourd’hui.

 

4) Comment peut-on alors entrevoir la situation actuelle remise en cause en juin 2014 par l’EI ?

L’État islamique considère les accords Sykes-Picot comme un accord occidental et colonialiste. Les héritiers de Fayçal et d’Ibn Séoud, sont toujours les alliés des Occidentaux car tandis que les Alaouites investissaient le milieu militaire, ils acceptaient les nouvelles frontières du Moyen-Orient. L’EI lutte contre la modernité incarnée par l’Occident, mais son combat est pourtant bien une lutte pour tenter de « redistribuer des cartes » qui ont été données en 1916 aux deux grandes familles, celle des Hachémites et des Séoud et pour mettre la main sur les richesses du Moyen-Orient.

 

5) En guise de conclusion

Cent ans après la fin de la première guerre mondiale, l’Europe semble en paix au détriment d’un arc qui va des Balkans au Proche-Orient. L’Empire Ottoman semble avoir perdu la guerre mais il s’agit une reddition en forme de bombe à retardement.

Non, le génocide de 1915 n’a pas été placé sous silence. La Turquie n’est toujours pas prête à le reconnaître et c’est là un signe de cette lutte rampante qui se poursuit et qui est loin d’être terminée.

Je terminerai en reprenant sur le sujet l’article de Gaïdz Minassian du Monde (28 avril 2016)

http://www.lemonde.fr/journaliste/gaidz-minassian/

 

« Rien n’a donc été accompli pour assoir une paix durable dans ces régions. Et pour cause, le système international mis en place autour de la Société des nations (1919) a exclu des radars de l’histoire tout instrument de réconciliation  : le droit des peuples à dispoer d’eux-mêmes est devenu une trahison immortalisée par les accords de Sykes-Picot sur le partage du Proche-Orient (1916). L’autonomie du Kurdistan, reconnue par le traité de Sèvres (1920), a disparu des textes officiels, laissant ce peuple sans nation ni Etat. La justice pénale contre les auteurs de crimes contre l’humanité, notamment les auteurs du génocide des Arméniens, a été effacée par le traité de Lausanne (1923). Deux anciens protectorats britanniques – Chypre et la Palestine – vivent depuis des décennies dans la tragédie et la division. Les Etats arabes, eux, n’ont jamais résolu leur problème d’intégration des populations dans leur territoire. Inutile donc de s’étonner de l’accumulation des guerres qui transforment cet espace post-ottoman en malédiction de l’Histoire.

Que pourrait-on impulser comme dynamique pour parvenir à coudre un récit collectif où le respect de la dignité humaine l’emporterait sur la violence endémique  ? Car ne nous leurrons pas  : Etat connu pour ses crimes impunis, l’Empire ottoman a transmis à l’Etat héritier (la Turquie) et aux Etats successeurs une tradition de violence structurelle qui les empêche de penser l’altérité comme source de paix et d’égalité.

C’est là, dans cette convulsion géoplitique, qu’intervient la catastrophe du génocide des Arméniens. Pourquoi  ? Car, sous l’impulsion d’historiens turcs courageux, une nouvelle historiographie du génocide de 1915 est apparue, faisant de ce dernier l’événement majeur de la première guerre mondiale. Un génocide, quel qu’il soit, est une telle amputation dans l’histoire d’un Etat, une telle faillite du système international, que, tant qu’il n’est pas reconnu et condamné, les traces qu’il laisse dans les mentalités continuent de contaminer l’ensemble du corps social – en l’occurrence post-ottoman. Et les marques qu’il laisse dans les strates de l’appareil d’Etat continuent de défigurer les pouvoirs régaliens incapables de modérer leurs pratiques , de surcroît quand leur expérience coloniale a aggravé les relations interethniques et interconfessionnelles.

La Turquie, en tant qu’Etat héritier de ce crime sans précédent dans la région, aurait tout à gagner à franchir ce pas décisif pour l’Histoire

De même que les Européens se sont saisis de la Shoah pour asseoir l’Etat de droit en Europe occidentale, le monde serait bien inspiré d’utiliser le thème du génocide des Arméniens afin d’extraire cette part de violence structurelle des Etats post-ottomans et de favoriser une amorce de paix. Certes, cela ne suffira pas. Mais la Turquie, en tant qu’Etat héritier de ce crime sans précédent dans la région, aurait tout à gagner à franchir ce pas décisif pour l’Histoire et à rompre avec cette violence structurelle qui, des sultans à M. Erdogan, maintient la société turque dans sa faille collective. Cette approche à la portée de chacun ne peut se confiner au rapport turco-arménien. Elle sert d’abord à briser les nationalismes d’Etat, y compris celui des Arméniens.

Grecs, Serbes, Bulgares, Caucasiens, Turcs, Kurdes, Arabes et juifs savent ce qui s’est passé entre 1915 et 1918, de Constantinople à la Mésopotamie   : l’assassinat à huis clos d’une nation dont l’extinction est restée un crime impuni dans l’histoire et le droit. Un siècle après, à la vue des images de massacres commis par l’organisation EI en Syrie et en Irak, on mesure les dégâts d’hier avec d’autant plus d’inquiétude que nul n’ignore que le négationnisme d’Etat constitue un culte de la violence par d’autres moyens. Non, le génocide de 1915 n’est pas un problème du passé, mais concerne bien l’avenir de la paix dans la région. »

 

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Découpage Sykes-Picot
(lire la légende qui accompagne la carte)
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Légende carte Découpage Sykes-Picot

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47 réactions à cet article    


  • Jo.Di Jo.Di 30 mai 09:32

     
    Bah ....
     
    Erdogan a bien l’intention de prendre sa revanche ...
     
    La Turquie sélectionne les débiles et malades pour l’UE, dans l’accord pour téter Merkel, Erdogan flatte le sentiment anti-blanc turque en se foutant de la gueule des soumis. En attendant ...
     
    « En Europe, les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats » Erdogan
     
    Comme l’a prédit Poutine, l’UE va bientôt payer la note de sa soumission.


    • Stanislas_Rob (---.---.21.159) 30 mai 16:37

      @Jo.Di

      mais pourquoi , diantre , le texte ne parle pas de ce qui est advenu de la Palestine où les Juifs ont été casés (au détriment des autochtones ) pour éviter de tomber sous le rouleau compresseur d’Hitler ?

      Parler de l’injustice que digèrent mal les Turcs d’hier et d’aujourd’hui , j’acquiesce mais pourquoi nier le cas des Palestiniens qui sont comme les Indiens aux mains des blancs d’Amérique  ?

    • OMAR 30 mai 20:10

      Omar9

      @Stanislas_Rob

      Les israéliens tiennent l’Occident par les couilles et certaines .... institutions...

      Si par objectivité, équité ou liberté, les européens parlaient de la spoliation de la Palestine et du déchirement des palestiniens, malheur à eux...
      Tout de suite la Shoah leur sera brandi et le délit d’antisémitisme collé au risque de se voir frappé d’ostracisme et torpillé économiquement et financièrement.
      Jusqu’à nos jours,les allemands paient un tribut à Israël.sous de multiples formes (armement, argent, etc.......
      https://fr.sputniknews.com/international/201504101015606607-allemagne-israel-submersible-nucleaire/

      Les israéliens sont arrivés jusqu’à proscrire toute initiative de paix émanant de l’Europe :
      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/23/97001-20160523FILWWW00138-netanyahu-rejette-l-initiative-de-paix-francaise.php

      Ils savent que c’est totalement injuste, alors ils préfèrent plutôt dégommer des Assad, Kaddafi ou Saddam et faire passer des ex dirigeants d’Afrique au TPI, histoire d’alléger leur conscience là où le risque est nul...


    • Jonas 4 juin 12:54

      @Stanislas_Rob

      Il ne parle pas des Palestiniens , pour la bonne raison , qu’il n’y a jamais eu d’Etat Palestinien souverain et Indépendant , jamais. Cela n’a jamais existé au Proche comme au Moyen-Orient. 
      L’auteur ne rappelle pas que l’empire ottoman avait colonisé le monde arabe pendant plus de quatre siècles à l’exception du Maroc. Sans créer un Etat Palestinien. Parce que cela n’a jamais existé. 
      50% des Etats qui existent aujourd’hui dans cette région ont été créés après la dislocation de l’empire Ottoman. Arabie-saoudite-Irak-Joranie-Israël etc. 

       Rappel historique : La Palestine ( ce nom signifie « Pays des Philistins ». Après les conquêtes d’Alexandre le Grand ( IIIe siècle avant J.C) , les Grecs puis les Romains ont étendu le nom de Palestine à la Région qui s’étend de la Méditerranée à la vallée du Jourdain, majoritairement occupée par les Juifs. Suite à la deuxième guerre juive ( 133-135) et l’expulsion des Juifs par les Romains , les nouveaux habitants ont pris le nom de Palestiniens, ce qui n’a rien a voir avec les Arabes ni l’islam. ( Le prophète de l’islam est né entre 570 / 572, mort en 632) de son vivant l’islam était cantonné le long du littoral , de la Mer Rouge entre Médine et la Mecque soit une distance de + de 400 kilomètres. 

      Par ailleurs , il faut demander aux pays Arabo-musulmans de l’époque pourquoi se sont-ils refusés a la résolution 181 de 1947, pour la création d’un Etat Arabe ( non Palestinien) ? Et après l’armistice de 1949, qui a attribué a l’Egypte Gaza et à la Transjordanie ( devenue Jordanie) la Cisjordanie et Jérusalem -est , pourquoi ces deux pays Arabo-musulmans n’ont pas pensé à leurs frères palestiniens arabes pendant 19 ans ( 1949 à 1967) pour une autonomie dans les territoires qu’ils réclament aujourd’hui pour les Palestiniens ? 
      Un autre fait , la population de la Jordanie est composée de + de 70% de Palestiniens , a part ce pays ( la Jordanie) tous les pays arabo-musulmans , parquent leurs frères en religion dans des camps comme au Liban, Syrie , Irak etc. 


    • Jonas 4 juin 18:34

      @OMAR 

       Parlez de la Palestine chaque fois que vous êtes bloqué sur la situation des pays arabo-musulmans ne change rien à la situation des syriens qui se font massacrer d’un côté par un dictateur et ses parrains et de l’autre par l’Etat islamique issu de la profondeur de l’islam.
      Où en Irak où les Chiites massacrent à leur tour les sunnites qui faisaient autant sous Saddam Hussein. 
      L’Egypte dirigée par un maréchal qui met sous sa botte , tous ceux qui osent manifester. 
      Le Yémen où une coalition de 20 pays sunnites se livrent à un massacre à huis clos .
      Les Shebabs de somalie qui continuent leurs attentats suicides chaque jour laissant sur le sable des morts et des blessés depuis plusieurs décennies. 
      L’Arabie saoudite qui après avoir semé partout dans les pays arabo-musulans le djihadisme se trouve piégée a sont tour par le monstre qu’elle a créé. 
      L’Algérie qui commence à se déglinguer et d’où bientôt nous allons avoir la visite des hordes qui fuient leur pays , une Algérie qui va vers la catastrophe économique et les révoltes, sans que le pouvoir ne puisse plus acheter la paix grâce aux pétrodollars.
      La Libye clanique qui ne sait plus quel prophète invoquait ,puisque Mohammad est impuissant de faire reculer les carnages malgré les cinq prières par jour. 
      La petite Tunisie , qui est soumise aux attentats terroristes qui font chuter son économie déjà souffrante ,
      La Turquie , le Pakistan et les autres pays arabo-musulmans dans les ténèbres et les violences. 

      Comme le disait un responsable Palestiniens du Fatah, cessaient d’invoquer la Palestine ( en s’adressant aux Arabo-musulmans) occupez-vous de régler vos affaires et laissez-nous régler les nôtres. 










    • Jonas 4 juin 19:24

      @OMAR

      Vous qui par lâcheté avait fui votre pays, l’Algérie , vous devriez , vous y intéresser , certes , vous avez trouvé une solution a votre problème en fuyant . Mais il y a ceux qui sont restés et se débattent dans de grandes difficultés économiques et sociales , en plus sans aucune liberté. 

      Un extrait d’une interview du professeur de de l’université de Béjaïa , Bouatta Cherifa, 

      - Le journaliste : L’absence d’une véritable démocratie ne fait-elle pas le lit de la violence ? 

      - Bouatta Cherifa « Comme je viens de le dire , l’empêchement du dialogue et le musellement de la société ont fait que celle-ci s’est exprimée à travers des canaux violents. On ne peut empêcher la société de s’exprimer . Le phénomène de la violence est intimement lié à l’oppression politique du pouvoir. In fine, c’est la démocratie et l’Etat de droit qui doivent triompher . On le voit aujourd’hui avec le phénomène de l’ AUTOMUTILATION , C’est encore avec la violence que les jeunes manifestent leur calvaire et leur malvie. 
      Mais du côté du pouvoir politique ,( Boutéflika et ses apparatchiks, c’est moi qui souligne ) on continue à ignorer superbement ces cris de détresse en leur opposant au mieux le populisme , au pire le négationnisme. Les jeunes concernés ne se reconnaissent pas dans ces discours paradoxaux mais aspirent à du concret qui apporterait des solutions à leurs problèmes quotidiens ;Aujourd’hui il faut travailler dans le sens de créer des espaces de dialogue , les multiplier , mais il faut aussi que la loi règne partout et s’applique à tous. 
      Nous devons en sorte que nous grandissions dans et avec la loi où le crime , quel qu’il soit , sera puni . La forces des sociétés démocratiques , c’est qu’elles ont les moyens de régulation des conflits , nous pas. . Les intermédiaires , les syndicats représentatifs , les unions estudiantines , etc ; sont des acteurs à part entière qui peuvent par le dialogue , régler les conflits . »fin de citation. 

      Je relève cette phrase " Nous devons en sorte que nous grandissions dans et avec la loi où le crime ..etc. Après plus de 50 ans d’indépendance , vous n’avez pas encore grandit et vous voilà parlez a bout de champ les palestiniens dont vous serez le modèle ?  
      Je crois que vous êtes des mauvais exemples, parce que vous avez raté votre indépendance comme le reste. 


    • baleti 6 juin 04:58

      @Jonas

      c’est quoi l’indépendance, ?
      tu crois que les pays occidentaux sont un exemple de démocratie ;
      la france étant asphyxié par leur dette, essaye de piller la lybie,le mali, ect....au lieu de se retourner contre leur oppresseur.et maintenant ils veulent retourner a l’esclavagisme.
      en israel, ils vivent entourer de barbelé ,ou ils on prient en otage les juifs afrique du nord,importer pour remplir la prison.
      je te passe les autres pays, pour parler juste de ceux qui nous concerne .
      dans tous sa tu,vois un exemple de réussite ?

      Le monde n’est plus des nations,la politique ,le commerce, a plus de frontière avec la mondialisation.
      Grandir, c’est déjà arrêter de brandir un drapeau,on est plus au moyen âge.
      le lézard en faisan le mort pour tromper sont prédateur, il est malicieux et non intelligent.

      le capitalisme est une mauvaise plaisanterie pour les naïfs

      le proche-orient, et les anciennes colonie occidental, sont le résultat du capitalisme.



    • Phoébée 30 mai 09:44

      De même que les Européens se sont saisis de la Shoah pour asseoir l’Etat de droit en Europe occidentale.

      Vision très angélique .... Et, la Turquie devrait reconnaître le génocide arménien pour asseoir son Etat de droit ?


      • Nemrod Nemrod 30 mai 09:49

        @Phoébée est-ce que j’ai dit ?


      • Nemrod Nemrod 30 mai 10:50

         @Phoébée Est-ce ce que j’ai dit ? Non c’est Gaïdz Minassian dans son article.


      • Nemrod Nemrod 30 mai 09:45

        Avec mes excuses pour les quelques fautes que je n’ai pas vues à la relecture, en particulier dans le 3) « Au prix de la confiscation de certaines zones ils s’engagent à rester neutres dans les affaires intérieures du pays. »


        • Alren Alren 30 mai 12:13

          @Nemrod

          La Turquie a cru astucieux de se ranger aux côtés de l’Allemagne en 1914 en pensant qu’elle serait victorieuse de la France que la petite Prusse avait écrasée facilement en 1870-71. Et qu’elle vaincrait ensuite l’ennemi véritable pour elle, la Russie.

          Ce qui permettrait à l’empire de soumettre d’autres peuples non turcophones qui comme les Arméniens auraient pu s’attendre alors à une occupation très dure, voire criminelle.

          Bien sûr, la victoire de l’Allemagne aurait signifié également la victoire de l’Autriche. Ce qui aurait gêné le retour d’une prépondérance de la Turquie dans les Balkans. Mais on ne peut pas tout avoir, n’est-ce pas ?

          Pari perdu à cause de cette fichue armée française qui ne s’est pas "laissé saigner" à Verdun ! pendant que le blocus naval des inattendus Britanniques asphyxiait le deuxième Reich.

          Le prix à payer de la déaite finale fut le démantèlement d’un empire conquis par la violence, tout comme fut démantelé l’empire autrichien dominant les Hongrois et les « slaves ».

          Les nationaliste turcs ne se remettent pas de ce ratatinement de leur pays et de leur puissance passée. Mais pour les empires, l’Histoire ne repasse pas les plats.


        • njama njama 30 mai 20:43

          @Alren
          La population arménienne est en partie ottomane, la proportion sujette à discussions ...

          soumettre des populations non-turcophones
          L’empire ottoman est cosmopolite. Comme dans tous les empires.
          Il semblerait que la guerre 14 aurait divisé les arméniens ..., une bonne partie se rangeant du côté des russes
          Voir ma réponse @ Jelena 30 mai 18:15, La FRA-Dachnak dans l’Empire ottoman (1890-1919)


        • Alren Alren 5 juin 19:48

          Il semblerait que la guerre 14 aurait divisé les arméniens ..., une bonne partie se rangeant du côté des russes

          Les Arméniens vivant en Turquie étaient prêts à combattre pour leur patrie turque tout comme les citoyens US d’origine japonaise ou allemande ont combattu, quand cela leur a été permis, pour leur patrie d’adoption.

          Le génocide contre les Arméniens faisait suite à une hostilité permanente, dès avant la guerre, des musulmans nationalistes turcs envers ces chrétiens tout comme il y avait une hostilité envers les Juifs dans les milieux nationalistes allemands et ... (français, anglais, US ! ) avant l’arrivée des nazis au pouvoir.


        • cathy cathy 30 mai 10:02

          Vous avez oublié Napoléon.

          Nemrod : il s’est fait dieu et a créé la 1ere Babylone et nous sommes une nouvelle fois en plein dedans. 

          • Nemrod Nemrod 30 mai 10:03

            @cathy Napoléon c’était un peu avant :)


          • cathy cathy 30 mai 10:07

            @Nemrod
            Justement, c’était avant. L’histoire n’est qu’une continuité, surtout en prenant comme pseudo Nemrod, c’est comique non ?


          • cathy cathy 30 mai 10:51

            @Nemrod

            Épilogue : Napoléon Ier

            À l’avènement de Napoléon I, la France adopte une politique fortement expansionniste, qui la fait entrer en contact direct avec l’Empire ottoman. Après le Traité de Campo Formio en 1797, la France acquiert des possessions en Méditerranée, en particulier les îles Ioniennes et les anciens comptoirs vénitiens sur les côtes d’Albanie et de Grèce. Les relations de la France avec l’Empire ottoman deviennent tout à coup plus conflictuelles. Napoléon Bonaparte envahit l’Égypte en 1798 et combat les Ottomans pour établir une présence française au Moyen-Orient, avec le dessein de rejoindre Tipû Sâhib en Inde. Bien que la longue période d’amitié franco-ottomane soit désormais terminée, Napoléon Ier revendique toujours un grand respect pour l’Islam, et se réclame de la longue histoire de relations amicales entre l’Empire ottoman et la France118 :

            « Peuples d’Égypte, on vous dira que je suis venu pour détruire votre religion : ne le croyez pas ! Répondez que je suis venu pour restaurer vos droits et punir les usurpateurs et que, plus que les Mamelouks, je respecte Dieu, son Prophète, et le Coran […] N’avons-nous pas été au travers des siècles les amis du Sultan ? »

            — Allocution de Napoléon aux Égyptiens118

            Napoléon renverse les beys Mamelouks, qui étaient les souverains effectifs de l’Égypte et les vassaux des Ottomans, mais lève toujours les couleurs ottomanes à côté du drapeau français sur tout le territoire égyptien, proclame son affection pour l’Islam, et affirme qu’il a sauvé les Ottomans des Mamelouks. Cependant, Selim III déclare immédiatement le jihad et demande l’aide de la Grande-Bretagne et de la Russie, toutes deux menacées par les conquêtes napoléoniennes. Le 9 janvier 1799, l’Empire ottoman s’allie avec la Russie, puis avec la Grande-Bretagne deux jours plus tard119.

            L’Angleterre saisit l’occasion de s’allier à l’Empire ottoman afin de repousser l’invasion de Napoléon, et intervient dans l’affrontement, par le biais notamment de l’amiral William Sidney Smith en 1799 lors du siège de Saint-Jean d’Acre et deRalph Abercromby à la bataille d’Aboukir en 1801. En 1802, les Français ont complètement disparu du Moyen-Orient

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane


          • Nemrod Nemrod 30 mai 11:34

            @cathy Merci, c’est très intéressant mais ce n’était pas encore la chute des Ottomans et les accords Sykes-Picot, simplement.


          • njama njama 30 mai 12:28

            @cathy

            Bien dit, c’est aussi la première chose qui m’est venue à l’esprit en lisant l’article dont le trop court inventaire aurait dû démarrer 100 ans plus tôt pour mettre en relief les forces impérialistes expansionnistes de l’époque (GB, France, ...) à la manœuvre pour démanteler l’empire ottoman comme des brigands sur un butin, ce qu’elles poursuivent encore aujourd’hui au M-O, ne pouvant survivre que par le chaos permanent.
            (Inventaire non exhaustif)

            Avec la campagne d’Égypte (1798-1801) démarre le début du démantèlement de l’empire ottoman.
            La guerre de Tripoli (en anglais Tripolitan War) aussi appelée première guerre barbaresque (First Barbary War) ou guerre de la côte barbaresques (Barbary Coast War), est la toute première guerre déclarée et engagée par les États-Unis d’Amérique après leur indépendance, et la première de leurs deux guerres contre les États du Maghreb, alors connus sous le nom d’États barbaresques, qu’étaient le sultanat indépendant du Maroc et les trois régences d’Alger, de Tunis et de Tripoli, provinces — dans les faits quasiment indépendantes — de l’Empire ottoman.

            Elle dure du 14 mai 1801 au 10 juin 1805.

            Le Congrès de Vienne (1815) redéfinit les contours de l’Europe après la chute de Napoléon, partage des pouvoirs entre les vainqueurs et modifications territoriales.
            « La Russie est tentée de démembrer l’Empire ottoman afin de se rapprocher des détroits du Bosphore et des Dardanelles, solution qui offrirait l’accès à la Méditerranée, au grand dam de la marine britannique, maîtresse de cette mer. » 
            > (voir Guerre de Crimée 1853-1856)

            Conquête de l’Algérie, 1830 ...

            La dette comme instrument de la conquête coloniale de l’Égypte

            "En 1839-1840, une intervention militaire conjointe de la Grande Bretagne et de la France, suivie un peu plus tard d’une seconde agression réalisée cette fois par la Grande-Bretagne et l’Autriche obligent Mohammed Ali à renoncer au contrôle de la Syrie et de la Palestine, que ces puissances considèrent comme des chasses gardées."

            La guerre franco-marocaine en 1844 entre la France et le Maroc, à propos du soutien militaire que les Marocains accordaient à Abd el-Kader dans sa lutte contre la domination française en Algérie.
            L’expédition française en Syrie en 1860 au prétexte de protéger les chrétiens du Liban ...

            Une intervention humanitaire en Syrie, il y a 150 ans
            [.........]Durant la période qui suit l’intervention de 1860, la France accentue son emprise économique sur le Liban au point que 50% de la population active libanaise travaille en 1914 en lien avec la filière française de production de soie. Ce secteur s’effondre à la suite de la décision de l’industrie hexagonale de se passer de ses fournisseurs libanais. Ceux-ci perdent leurs moyens de subsistance.

            Un an plus tard, en 1915, les alliés britanniques et français organisent le blocus des côtes syriennes en empêchant les denrées alimentaires d’arriver à destination de cette région hautement dépendante des importations céréalières. L’objectif est de pousser les provinces arabes à se soulever contre le pouvoir central d’Istanbul, qui participe à la Première Guerre mondiale aux côtés de l’Allemagne de Guillaume II. Il en résulte une famine sans précédent qui fait 200 000 morts dans le centre et le nord du Mont-Liban et 300 000 ailleurs en Syrie.

            En 1840, François Guizot, alors ambassadeur de France à Londres, avait déjà résumé les calculs géopolitiques qui prédominaient dans les cours européennes et qui animaient à ses yeux la politique du ministre britannique des Affaires étrangères Lord Palmerston : « Il y a là, au fond de je ne sais quelle vallée, au sommet de je ne sais quelle montagne du Liban, des maris, des femmes, des enfants, qui s’aiment et qui s’amusent, qui seront massacrés demain parce que Lord Palmerston, en roulant sur le Railway de Londres à Southampton, se sera dit : “Il faut que la Syrie s’insurge, j’ai besoin de l’insurrection de la Syrie, si la Syrie ne s’insurge pas, I am a fool.”  »

            Pascal Herren
            Le Temps (Genève), 5 novembre 2012.

            Guerre italo-turque (1911), conquête de la Libye qui devient colonie italienne

            Déclaration de Balfour 1917 le Royaume-Uni se déclare en faveur de l’établissement en Palestine d’un foyer national juif


          • cathy cathy 30 mai 12:37

            @Nemrod
            Malheureusement les Ottomans sont à nouveau là. 


          • cathy cathy 30 mai 12:49

            @njama
            L’empire ottoman n’est pas ce que vous pensez. Ils ont fait beaucoup de mal aux bédoins. Ce sont des turco-mongol, ils viennent de la Russie asiatique. Ils seront toujours alliés aux Russes, malgré les apparences. 


          • njama njama 30 mai 13:18

            @cathy
            A part Erdogan qui doit être le dernier turc à rêver de devenir le nouveau calife ottoman, l’empire ottoman est mort. Les empires naissent et meurent. Je ne vous suis pas dans vos considérations ethniques d’une origine turco-mongol ... je reste sur une lecture économique et politique, ce sont avant tout et depuis toujours des intérêts bien matériels qui s’affrontent. La volonté de puissance a toujours été une donnée humaine manifestée sous toutes les latitudes, quelle que soit le fond culturel.


          • Nemrod Nemrod 30 mai 13:56

            @njama Oui mais comme je l’ai dit au début de l’article : « Si nous remontons l’histoire et les guerres qui ont opposé l’Occident et l’Empire Ottoman nous pourrions partir des croisades. » Je n’avais pas envie d’écrire une thèse en 3 T.


          • cathy cathy 30 mai 14:26

            @njama
            Bien sûr que la volonté de puissance se trouve dans tous les empires. L’Euphrate naissait dans l’ancienne Arménie. A présent la Turquie contrôle le fleuve sur la Syrie, l’Irak, Arabie Saoudite.

            Vous avez sans doute le sentiment que l’empire ottoman est mort, et pourtant il poursuit aujourd’hui ce qu’il faisait autrefois.



          • Jelena 30 mai 11:02

            Juste une remarque... Dans les médias français pour ainsi dire tous les jours on nous rappelle qu’il y a eu la Sainte-Shoah, cela n’empêche pas les « gentils » UMPS de soutenir les nazis ukrainiens. Donc si la Turquie viendrait à reconnaitre le génocide arménien, est-ce que cela changerait l’attitude belliciste d’Ankara ? J’ai un gros doute...


            • Nemrod Nemrod 30 mai 11:35

              @Jelena Moi aussi en effet.


            • cathy cathy 30 mai 11:53

              @Jelena
              Les traités européens avec la Turquie et la renaissance de l’empire Ottoman. Alors pourquoi les Turcs devraient changer d’attitude ?


            • njama njama 30 mai 14:12

              @Jelena
              La demande de reconnaissance du génocide arménien ne sert qu’à exercer des pressions sur Ankara. Elle ne repose sur aucune légitimité nationale, ni internationale. La question est historique ...

              Il semble assez étrange de vouloir mettre les mêmes ressorts à la base de la Shoah et des massacres d’arméniens, car hormis des victimes pour la plupart civils innocents ... les contextes sont non seulement très différents, mais n’ont rien à voir entre eux.
              Les Juifs d’Europe n’étaient pas nationalistes et indépendantistes comme l’étaient des factions arméniennes « armées ». Les arméniens ne sont pas blanc comme neige dans cette histoire ... leurs factions armées si elles étaient des « rebelles », des putschistes d’une certaine manière, elles étaient terroristes * et ont également commis des massacres contre des turcs ... leurs déboires sont les mêmes que ceux de révolutionnaires qui n’ont pas échoué puisque l’empire ottoman a fini par être défait, et que leurs objectifs indépendantistes ont fini par aboutir avec le temps.
              Le Mouvement des Jeunes Turcs est lui aussi nationaliste, et poursuivait un objectif politique parallèle, en cherchant à s’emparer du pouvoir impérial, tout en cherchant à sauver ce qu’il pouvait sauver de l’empire ottoman.
              L’histoire du génocide arménien se situe entre 1894 et 1922, et pas que en 1915 !
              ----------
              * FRA Fédération révolutionnaire arménienne
              La FRA-Dachnak dans l’Empire ottoman (1890-1919)
              Le Dachnak fut fondé en 1890 à Tiflis (actuelle Tbilissi en Géorgie), en tant qu’organisation socialiste1. Ses fondateurs étaient le marxiste Christapor Mikaelian, le populiste Stepan Zorian (dit Rostom) et le bakouniniste Simon Zavarian. Leur objectif est l’émancipation de l’Arménie ottomane. Le Dachnak n’appelait pas à l’indépendance, mais à des réformes. C’était néanmoins une organisation révolutionnaire, qui organisa des actions armées. La plus connue est la prise d’otages à la Banque impériale ottomane à Constantinople en 1896. D’autres actions ont lieu contre la politique ottomane, comme celles menées par le commandant Vardan. Cette même année, le Dachnak participe comme observateur au quatrième Congrès de la Deuxième Internationale socialiste et y présente son programme.
              Mikael Varandian, ancien dirigeant de la FRA-Dachnak, écrit : « Il n’y a peut-être jamais eu de parti révolutionnaire qui ait une aussi riche expérience des méthodes terroristes que la FRA. […] Le Dachnak a produit les caractères les plus forcenés du terrorisme, et formé plusieurs centaines de maîtres du pistolet, de la bombe et du poignard2. » Toutefois, « La stratégie insurrectionnelle ou subversive utilisée par les deux partis révolutionnaires arméniens [Dachnak et Hintchak] au cours des années 1890-1896 débouche sur la répression, non sur l’intervention souhaitée des Puissances comme ce fut le cas naguère pour la Bulgarie (1878). Les partis révolutionnaires arméniens mesurent mal les paramètres de la politique d’équilibre entre les Puissances (rivalité anglo-russe) et la situation géopolitique des communautés arméniennes3. » La FRA subit de nouveaux échecs en 1905 : son principal fondateur, Christapor Mikaelian, se tue en manipulant une bombe destinée à tuer le sultan4, une deuxième tentative d’assassinat échoue à son tour (non sans tuer une quarantaine de passants) et les « dépôts de dynamite destinés à faire sauter les édifices gouvernementaux » sont découverts à Izmir ; puis, en 1908, une trahison conduit à la saisie d’« un millier de nos fusils, un million de cartouches et une quantité considérable de matières explosibles5. »

              https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_r%C3%A9volutionnaire_arm%C3%A9nienne


            • Jelena 30 mai 16:51

              @njama Votre explication ne tient pas debout, car si les turcs ne se seraient pas emparés de l’Arménie, il n’y aurait pas eu de mouvement révolutionnaire arménien (le FRA).
               
              D’autre part, si le FRA était considéré comme un mouvement terroriste par les turcs, de mon point de vue c’étaient des résistants.
               
              Terroriste / résistant, tout dépend de quel coté de la barrière on se trouve.


            • njama njama 30 mai 17:58

              @Jelena
              Terroriste / résistant, tout dépend de quel coté de la barrière on se trouve.
              vrai
              L’analogie est pertinente avec ce qui se passe en Syrie depuis 5 ans maintenant. Les forces impérialistes soutiennent la sédition ... et de nombreuses exactions ...
              ---------

              ce sont les russes (le tsar) les envahisseurs, non ?
              Arménie Entre trois empires
               Pendant ce temps, l’Arménie (ou Grande-Arménie) est envahie par diverses tribus turques et devient l’objet de luttes entre l’Empire ottoman et l’Empire perse. À partir du XIVe siècle, elle reste sous domination turque. Les guerres reprennent en 1827, lorsque l’Empire russe commence à avoir des vues sur le nord de l’Arménie. À la fin du XIXe siècle, le territoire est partagé entre la Russie et l’Empire ottoman
              ---------
              Les Guerres du Caucase ce sont les russes encore
              le Nettoyage ethnique des Circassiens, idem
              -----------
              la guerre russo-circasienne a duré une soixantaine d’années
              Les Tcherkess
              En 1783, la Crimée fut annexée à la Russie.
              Irakli, Roi de Géorgie, signa avec la Russie un traité plaçant la Géorgie sous la protection de la Russie.

              Les Turcs, furieux, envoyèrent au Caucase, Cheick Mansour, un derviche, pour tenter de réunir les montagnards et les dresser contre la Russie. Le Tsar envoya alors le colonel Pieri à la tête d’un fort détachement pour le capturer, mais celui-ci se fit piéger dans une gorge étroite et les assaillants furent massacrés.

              En 1789, les Turcs commandés par Bakal Pacha tentèrent à leur tour de chasser les Russes de Crimée et de s’emparer du Caucase mais furent battus.

              En 1790, Une nouvelle expédition russe tenta sans succès de s’emparer d’Anapa, mais capturèrent Cheick Mansour, ce qui mit provisoirement fin aux troubles dans le Caucase du nord.

              1809 vit avec la signature du traité de Bucarest entre la Russie et la Turquie, la fin de l’aide ottomane aux Circassiens.

              La Géorgie faisant maintenant partie de l’empire russe, les Russes voulurent alors réunifier les Caucases du nord et du sud, afin de dresser un rempart naturel contre ses ennemis de toujours la Perse et la Turquie, et barrer la route des Indes aux Anglais.

              Les montagnards musulmans du Caucase du nord les séparaient de la Géorgie chrétienne et les gênaient dans leurs projets.

              La guerre Russo-Caucasienne était désormais inévitable.
              [.........]
              http://igor.hagondokoff.perso.sfr.fr/circassien.html


            • njama njama 30 mai 18:15

              @Jelena
              FRA, terroriste, c’est Mikael Varandian, ancien dirigeant de la FRA-Dachnak qui le dit, il s’en vante même !
              les Arméniens ont retourné leurs vestes en 1914 ... on appelle ça des traîtres, non ?

              La FRA-Dachnak dans l’Empire ottoman (1890-1919)
              suite :

              "Au moment où la Première Guerre mondiale est sur le point d’éclater, les Arméniens sont conscients qu’ils courent le danger d’être pris entre l’Empire russe et l’Empire ottoman. Lors de son huitième congrès à Erzurum en juillet 1914, le Dachnak réaffirme la politique qu’il a choisie : les Arméniens doivent combattre loyalement pour l’État dont ils font partie.

              Toutefois, comme l’indique le discours prononcé en 1923 par Hovannès Katchaznouni, dirigeant de la FRA dans le Caucase puis Premier ministre de la République d’Arménie (1918-1919), le parti a violé, dès le début de l’automne 1914, les conclusions de son propre congrès, organisant des groupes de volontaires pour l’armée russe, y compris des Arméniens de nationalité ottomane. Katchaznouni considère rétrospectivement ce recrutement comme « une erreur7 ». Le principal responsable de ce recrutement est Garéguine Pasdermadjian, qui avait été député dachnak d’Erzurum de 1908 à 19128. Également en octobre 1914, la FRA organise un comité pour armer la population arménienne de Van9.

              Cet armement se fait en collaboration avec la Russie tsariste, et, d’une façon plus générale, « en 1914, le Dachnak et le Hunchak » sont devenus « des organisations paramilitaires de type ORMI, qui consacrent le plus clair de leur énergie au trafic d’armes, ainsi que la rapporté au tsar un agent de l’Okhrana qui avait assisté à une conférence dachnak à Berlin10. » En mars 1915, Mikael Varandian, dirigeant de la FRA, demande au Royaume-Uni et à la France de débarquer des troupes sur la côte de Cilicie, promettant une vingtaine de milliers de volontaires « originaires » de la région11. Un mois plus tard, le docteur Zariev, soutenu par l’ambassadeur de Russie à Paris, demande aux gouvernements français et britanniques l’établissement d’une Arménie s’étendant du Caucase à la Méditerranée12."

              https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_r%C3%A9volutionnaire_arm%C3%A9nienne#cite_ref-7


            • Jelena 30 mai 21:12

              @njama >> Cet armement se fait en collaboration avec la Russie tsariste
               
              Tout comme fifi_cerveau_dacier, vous faites des copier/coller sans analyser ce qui est écrit.


            • njama njama 31 mai 01:02

              @Jelena

              Il n’y a pas d’un coté « les bons » et de l’autre « les méchants », pas plus que d’un l’un les (saints) gentils arméniens, et de l’autre les très méchants turcs.
              Je suis seulement parti de cette idée, de cette évidence que ce simplisme niais ne pouvait être une réalité historique, dont bon nombre semblent se satisfaire avec une crédulité béate.
              L’histoire est plus complexe, un enchainement de causes et de conséquences aux sources multiples, associées, ou opposées, et aux alliances parfois trahies.
              Au fil de mes investigations, et de mes recherches, j’en suis venu à voir que ce n’est pas l’histoire du loup et de l’agneau ...
              Croyez ce que vous voulez ... mais pour moi des factions (révolutionnaires) armées arméniennes sont coresponsables de ces massacres, pour le fait d’en avoir commis eux-mêmes, et d’un point de vue historique il serait sain qu’ils arrêtent de jouer les oies blanches de pauvres civils massacrés dans cette histoire. Il y a des documents qui l’attestent ...
              J’ai longuement commenté le sujet du génocide arménien ici sur agoravox tv

              http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/le-genocide-armenien-par-r-48089
              ------
              note : ce lien fourni par Wikipedia est mort comme vous pourrez le constater :
               The Armenian Revolutionary Federation Has Nothing to Do Anymore [archive], New York, Armenian Information Service, 1955, p. 5 (1re édition, en arménien, 1923).

              Nouveau lien : http://www.ito.org.tr/itoyayin/0018624.pdf


            • Jelena 31 mai 09:41

              @njama >> Il n’y a pas d’un coté « les bons » et de l’autre « les méchants »
               
              Disons plutôt qu’il y avait d’un coté « les envahisseurs » et de l’autre coté « les colonisés » et je reviens donc au point de départ, si il n’y aurait pas eu d’invasion, il n’y aurait pas eu de FRA.


            • zygzornifle zygzornifle 30 mai 11:34

              et le notre démarre avec le 7 février 1992 la signature du traité de Maastricht qui crée l’Union européenne ....


              • njama njama 30 mai 13:08

                « Deux anciens protectorats britanniques – Chypre et la Palestine – vivent depuis des décennies dans la tragédie et la division. Les États arabes, eux, n’ont jamais résolu leur problème d’intégration des populations dans leur territoire. Inutile donc de s’étonner de l’accumulation des guerres qui transforment cet espace post-ottoman en malédiction de l’Histoire. » Gaïd Minasian

                Chypre comme la Palestine sont de très mauvais exemples, concernant l’intégration ce serait l’inverse qui s’est produit, Ne pas confondre le colonisé et le colon, qui est l’un et qui est l’autre  !
                ----------
                La dette égyptienne atteint un niveau insoutenable
                En 1876, la dette égyptienne atteignait 68,5 millions de livres sterling (contre 3 millions en 1863). En moins de 15 ans, les dettes extérieures avaient été multipliées par 23 alors que les revenus augmentaient de 5 fois seulement.
                en 1878 le Royaume-Uni a acheté l’île de Chypre à l’Empire ottoman. Chypre est un autre pion dans la domination britannique de la Méditerranée orientale.
                http://cadtm.org/La-dette-comme-instrument-de-la
                -------------
                Histoire de Chypre Domination britannique (1878-1960)
                L’île demeure ottomane pendant trois siècles, avant d’être cédée en 1878 au Royaume-Uni « pour être occupée et administrée » par ce dernier au nom de l’Empire ottoman, qui conserve néanmoins la souveraineté nominale sur l’île, même si en pratique celle-ci est désormais intégrée à l’Empire britannique.

                Le 5 novembre 1914, à la suite des déclarations de guerres successives entre la Triple-Alliance et la Triple-Entente, le Royaume-Uni annexe totalement l’île de Chypre12. Cette occupation sera reconnue par le Traité de Lausanne* signé en 1923 entre les Alliés et la Turquie...
                * qui précise les frontières de la Turquie issue de l’empire ottoman et organise des déplacements de populations pour assurer l’homogénéité religieuse à l’intérieur de ces nouvelles frontières.

                Chypre devient une colonie britannique au mécontentement des insulaires ...
                Le 21 octobre 1931, une première révolte des Chypriotes grecs contre l’occupation ...
                --------------
                La Partition de Chypre n’a rien à voir avec l’empire ottoman


                • Nemrod Nemrod 30 mai 14:00

                  @njama Je ne partage pas en effet la totalité de l’article de Gaïd Minasian. Mais je le cite parce qu’il a le mérite de ne pas oublier les Arméniens.


                • njama njama 30 mai 15:29

                  @Nemrod

                  C’est une chose de ne pas l’oublier, parmi d’autres malheurs, cependant l’article de Gaïd Minasian a aussi le défaut d’exploiter politiquement le génocide arménien en dénigrant l’adversaire de l’époque, en parlant de violence endémique, part de violence structurelle des Etats post-ottomans
                  Venant d’un arménien faut-il être surpris de cette plaidoirie (pleine d’erreurs et de raccourcis), la reconnaissance du génocide est cheval de bataille de la mémoire arménienne.

                  Cela a au moins le mérite de ne pas pointer directement l’islam, les musulmans seuls puisque chrétiens et juifs étaient aussi directement collaborateurs de hauts rangs dans la gestion des Vilayets dans cet empire ottoman.

                  ce qui s’est passé entre 1915 et 1918, de Constantinople à la Mésopotamie   : l’assassinat à huis clos d’une nation ...
                  à huit clos ?
                  Je crois pour ma part que les puissances occidentales françaises, britanniques, et russes qui armaient les arméniens et les soutenaient de diverses façons dans leur objectif de sédition et de sécession devaient être assez au fait des évolutions de leur lutte sur le terrain, et de leurs pertes dans cette guerre civile.
                  ---------

                  A
                  ccord franco-arménien de 1916

                  Il a été proposé par le ministre des Affaires étrangères : Aristide Briand a saisi cette occasion de fournir des troupes en vertu de l’engagement français comme convenu dans les accords Sykes-Picot, qui était toujours secret. Les négociations eurent lieu sous la direction de Boghos Nubar du côté arménien. Les autorités arméniennes rencontrèrent aussi Sir Mark Sykes et Georges-Picot. Le soutien arménien, nommé la Légion arménienne, devait avoir pour commandant le général Edmund Allenby ; cependant, par-delà l’accord, des Arméniens combattirent en Palestine et en Syrie. Il fallut moins d’un mois pour arriver à la décision finale de créer la Légion arménienne.

                  Les parties s’accordèrent sur différents points :

                  > la création de la Légion avait pour but d’autoriser la contribution arménienne à la libération de la Cilicie de l’Empire ottoman et d’aider les Arméniens à réaliser leur aspirations nationales en créant un État dans la région  ;
                  la Légion devait combattre uniquement l’Empire ottoman, et seulement en Cilicie ;
                  > la Légion devait devenir le noyau de la future armée arménienne.

                  L’accord était connu de Talaat Pacha, membre du gouvernement ottoman : une copie de ces informations a été retrouvée dans les archives ottomanes.

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_franco-arm%C3%A9nien_de_1916

                  La Campagne de Cilicie est une série de conflits entre les Forces coloniales françaises, alliées à la Légion arménienne (la Légion d’Orient), et les forces turques de la Grande assemblée nationale de Turquie, au lendemain de la Première Guerre mondiale, de mai 1920 à octobre 1921.
                   l’accord franco-arménien de 1916, qui entraîne l’établissement des forces arméniennes sous la tutelle de l’armée française.

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