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Accueil du site > Actualités > Politique > Ces traités qu’aucun Français ne lit...

Ces traités qu’aucun Français ne lit...

C'était le 13 décembre 2007. Tous les représentants et sous-fifres du capitalisme pur et dur sabraient le champagne, pendant que leurs employés ratifiaient le Traité de Lisbonne. Investir sur une campagne électorale et dans les outils médiatiques peut s'avérer terriblement rentable pour qui attend des engagements fermes des politiciens afin de mieux déréguler l'économie.

Le Peuple Français de son côté, et cela comme finalement la plupart des peuples, acceptait avec résignation la haute trahison qu'il subissait. Pas un seul article de Traité ne lui avait été lu et expliqué durant la campagne de propagande, et il faut dire que pour l'abonné de l'équipe ou l'acheteuse compulsive de talons aiguilles fabriqués en Chine, la politique (la vraie je veux dire), c'est ennuyeux. 

Alors évidemment, quand le chômage explose, que les emplois précaires et les bas salaires se nourrissent de cette compétition à la recherche d'emploi, et que le-monsieur-de-la-télé explique pompeusement que c'est la crise et qu'il va falloir se serrer encore la ceinture, nos Bidochons râlent, tempêtent avant finalement d'accepter leur sort. Car mettez leur un traité sous les yeux, ces derniers paniqueront à l'idée d'en lire quelques morceaux choisis. C'est tellement plus agréable d'aller faire du lèche-vitrine ou d'oublier ses soucis quotidiens en regardant des millionnaires jouer à la baballe. Eh bien désolé, j'ai choisi de vous emmerder aujourd'hui, et vous expliquer d'où vient cette foutue crise. Car elle est gravée dans le marbre d'un Traité que tous les irresponsables politiques qui nous jouent de la flûte à la télévision, encensent ou à minima, disent vouloir "changer". A aucun moment, ils ne proposent de sortir totalement et unilatéralement de l'Union Européenne. Or comme l'idée fait son chemin sur les réseaux sociaux, on s'inquiète en haut lieu, mais on a quelques atouts dans la poche : Il suffit de sortir Mme Le Pen de son placard, lui demander de postillonner dans le micro la nécessité d'un référendum sur notre maintien dans l'U.E, et ça y'est, le tour est joué : Envisager cette possibilité est désormais une position d'extrême droite.

Et pourtant, si l'on en croit les larbins les plus sectaires du Front de Gauche (rassurez vous, on en trouve dans tous les partis politiques), l'extrême droite, c'est le fascisme du capitalisme. Ah bon ? Qu'à cela ne tienne, voici donc une charte typiquement d'extrême droite, j'ai nommé le Traité de Lisbonne !

Commençons par la toute première phrase de son préambule :

DÉTERMINÉS à établir les fondements d'une union sans cesse plus étroite entre les peuples européens,

Cette petite phrase que l'on trouve dans les attendus, signifie que les types d'extrême droite (P.S, UMP, Centre, Modem, etc) sont vachement déterminés à dissoudre la France pour fabriquer un nouveau pays appelé "les États-Unis d'Europe". C'est le projet, et nous n'avons pas le choix.

Ensuite, étudions rapidement le premier alinéa de l'article 2 du Traité de Lisbonne :

1. Lorsque les traités attribuent à l'Union une compétence exclusive dans un domaine déterminé, seule l'Union peut légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants, les États membres ne pouvant le faire par eux-mêmes que s'ils sont habilités par l'Union, ou pour mettre en œuvre les actes de l'Union.

Là, on ne peut être plus clair ! Les représentants de l'extrême droite française (P.S, UMP, Centre, Modem, EELV - j'insiste), transfèrent les commandes du Bateau France à l'Union Européenne sur un très grand nombre de sujets. Quand Raymond râle sur l'incompétence de Flamby à pouvoir agir, il démontre par là qu'il n'a jamais lu le Traité de Lisbonne. Flamby n'est qu'une marionnette à qui l'on demande de donner le change sur des sujets secondaires comme par exemple "le mariage pour tous" récemment. Maintenant, voyons les commandes que n'a plus Flamby :

Article 3

1. L'Union dispose d'une compétence exclusive dans les domaines suivants :

a) l'union douanière ;

b) l'établissement des règles de concurrence nécessaires au fonctionnement du marché intérieur ;

c) la politique monétaire pour les États membres dont la monnaie est l'euro ;

d) la conservation des ressources biologiques de la mer dans le cadre de la politique commune de la pêche ;

e) la politique commerciale commune.

Alors, pour les gros nuls en économie (mais super fortiches en histoire du foot), il faut savoir que pour mener une politique économique favorable aux intérêts de son propre peuple, il faut disposer de :

a) la possibilité d'apposer des droits de douane sur certaines importations.

b) de fixer les règles de concurrence entre les agents économiques intérieurs et extérieurs à son pays.

c) de jouir de la capacité de battre monnaie et fixer la valeur de celle-ci

d) de définir les règles du commerce en son pays

e) de jouer de la fiscalité et du budget de la Nation

En clair, l'extrême droite de notre pays (PS, UMP, Modem, Centre, EELV - je sais, je suis lourdingue à me répéter), s'est défaussée de tous les outils nécessaires à la France pour faire fonctionner correctement son économie. Je dis bien TOUS les outils, car en vérité, la fiscalité et le budget sont clairement attaqués par l'Union Européenne sur d'autres paramètres que je n'évoquerais pas ici.

Maintenant chatouillons un peu les blaireaux d'identitaires autant que les haineux qui accusent les méchants arabes de nous piquer notre boulot :

Article 18

(ex-article 12 TCE)

Dans le domaine d'application des traités, et sans préjudice des dispositions particulières qu'ils prévoient, est interdite toute discrimination exercée en raison de la nationalité.

Le Parlement européen et le Conseil, statuant conformément à la procédure législative ordinaire, peuvent prendre toute réglementation en vue de l'interdiction de ces discriminations.

L'article 18 du Traité de Lisbonne approuvé par l'extrême droite Française (PS, UMP, Centre, Modem et EELV) édicte qu'il est impossible de "discriminer" un "citoyen européen" dans le cadre d'application de ce traité pourri. Or ce traité de fachos, ne parle pas bons sentiments et d'amour entre les peuples, mais d'ECONOMIE ! 

En clair, c'est bien gentil de dire que ces salauds d'immigrés Africains nous piquent notre boulot, mais c'est pas par ce que l'immigré est blanc et européen, que la problématique de la compétition à l'emploi ne reste pas la même. Cependant, rassurons les nationalistes les plus exacerbés, à part les Français et une poignée de Belges et de Suisses : personne ne parle notre langue en Europe. Ce qui fait que nous attirerons majoritairement des communautés Francophones plutôt que des Allemands, des Polonais et des Grecs dans notre pays. Et autant vous le dire, je trouve qu'il est plus aisé de faciliter l'intégration de Mohammed qui parle le Français, plutôt que de Vladimir qui cause en Lituanien. 

Un autre petit article qui me fait rire (jaune) sur l'euro-fascisme :

Article 20

(ex-article 17 TCE)

1. Il est institué une citoyenneté de l'Union. Est citoyen de l'Union toute personne ayant la nationalité d'un État membre. La citoyenneté de l'Union s'ajoute à la citoyenneté nationale et ne la remplace pas.

2. Les citoyens de l'Union jouissent des droits et sont soumis aux devoirs prévus par les traités. 

Eh bien non seulement, je ne reconnais aucunement une "citoyenneté européenne" (je suis Français et j'emmerde les fachos de l'UMP, du PS, du Centre, du Modem et de EELV), mais en outre, je ne me soumets pas non plus "aux devoirs prévus par les traités".

Allez, parlons un peu d'économie, car on est resté sur les généralités introductives au traité de fachos jusque là. Commençons par le second alinéa de l'article 26 du Traité de l'extrême droite européïste :

 2. Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée selon les dispositions des traités.

Bon alors, une petite explication s'impose pour  notre Bidochon qui pipe que dalle à l'économie :

1) La libre circulation des marchandises dans un espace économique signifie l'absence de droits de douane sur les produits. Un droit de douane sert à augmenter artificiellement le prix d'un produit importé. Par exemple, si ma boite de champignons polonais coûte un euro à l'étalage comparativement à ma boite de champignons Français qui en coûte le double, il me suffit d'apposer des droits de douane pour que la boite de champignons importée, coûte autant voir un peu plus cher que la boite de champignons Française. Ce qui mécaniquement provoque une "préférence nationale" du consommateur qui cherche tout bêtement le produit le moins coûteux. 

Or, en achetant pragmatiquement la boite de champignons la moins onéreuse qui se trouve être fabriquée en France, notre consommateur permet à un citoyen Français de trouver du boulot dans la conserverie qui emballe ces champignons, ou encore sur le lieu de production du légume. Voila en quoi un droit de douane permet de donner du boulot à des Français, et en plus, cela permet d'éviter un gaspillage monumental de pétrole puisque notre boite de conserve aura été produite à quelques centaines de kilomètres au lieu de 1500 de sa destination finale. Je rappelle à ce titre que le pétrole n'a qu'un temps et qu'il va bien falloir réduire la voilure...

2) La libre circulation des capitaux signifie qu'il est impossible de refuser à M. Mittal, de faire fuir du pognon de France pour délocaliser une usine, ou de calmer M. Cahuzac sur ses désirs d'évasion fiscale. De la même façon, si cet article de traité n'avait pas été voté, les Grecs et les Espagnols n'auraient pas vu la moitié de leur P.I.B se faire la malle vers les paradis fiscaux et l'Allemagne. Nous payons actuellement le sauvetage des banques des pays périphériques (pour sauver les nôtres), par ce que nous n'avons plus de mécanismes de régulation des flux de capitaux.

3) C'est anecdotique, mais pour les gens qui captent toujours pas pourquoi des hordes de tsiganes venus de Bulgarie (très peux sont Roumains) déferlent en France, eh bien remerciez notre extrême droite nationale qui a approuvé la "libre circulation des personnes".

Nos euro-fachos avaient peur qu'on ne comprenne pas bien ces dérégulations et ont donc enfoncé le clou. Par exemple avec l'article 28 du Traité d'extrême droite européïste :

Article 28

(ex-article 23 TCE)

1. L'Union comprend une union douanière qui s'étend à l'ensemble des échanges de marchandises et qui comporte l'interdiction, entre les États membres, des droits de douane à l'importation et à l'exportation et de toutes taxes d'effet équivalent, ainsi que l'adoption d'un tarif douanier commun dans leurs relations avec les pays tiers.

2. Les dispositions de l'article 30 et du chapitre 3 du présent titre s'appliquent aux produits qui sont originaires des États membres, ainsi qu'aux produits en provenance de pays tiers qui se trouvent en libre pratique dans les États membres.

Si la première explication sur le rôle des droits de douane n'a pas suffit, et que l'importance de disposer de ces outils pour conserver des emplois en France n'est toujours pas intelligible au lecteur, sachez juste que l'article 28 du traité euro-fasciste est très clair là dessus : Il est obligatoire que la France se désindustrialise et mette en concurrence sa propre population avec le reste du Monde, sous le règne de la pauvreté.

Néanmoins, comme la propagande martèle que le libre échange, c'est magnifique, ça donne du boulot aux pauvres Chinois, et mon cul sur la commode, merci de vous rappeler que les négociations commerciales tenues par l'U.E n'imposent aucune contrepartie sur la hausse des salaires à équité avec les nôtres ainsi que l'équité des normes sociales et environnementales et réglementaires. Quand des immeubles s'effondrent au Bangladesh sur des esclaves du textile ou que des ouvriers Tchèques construisent votre bagnole pour 600 € par mois, demandez vous à qui profite réellement le libre échange ? Aux êtres humains en général ou à quelques fripouilles en col blanc traquant toujours plus de bénéfices sur le moins disant social ???

 

Causons un peu agriculture maintenant. Vous souhaitez une agriculture locale et de qualité ? Vous souhaitez qu'on cesse de balancer des citernes entières de pesticides et engrais sur les terres de France ? Vous aimeriez qu'il y'ait plus d'agriculteurs basant leur travail sur des normes "bio" et des surfaces plus humaines à exploiter ? Vous préféreriez cela plutôt que des industriels de la monoculture céréalière ? Allez vous faire foutre, l'extrême droite Française (P.S, UMP, Modem, Centre, EELV - je répéterais inlassablement jusqu'à ce que vous imprimiez bien qui sont les extrémistes) a voté pour ça :

Article 39

(ex-article 33 TCE)

1. La politique agricole commune a pour but :

a) d'accroître la productivité de l'agriculture en développant le progrès technique, en assurant le développement rationnel de la production agricole ainsi qu'un emploi optimum des facteurs de production, notamment de la main-d'œuvre,

Je vous épargne les autres alinéas, c'est bien plus intéressant de s'arrêter sur celui-ci : C'est quoi le progrès technique dans l'esprit de Monsanto et BASF ? Pourquoi vouloir limiter au maximum la main-d’œuvre agricole ? Ce ne serait pas plus intéressant que tout un chacun puisse disposer d'un bout de terre et puisse vivre dignement de sa PETITE production ? Faut-il absolument des dizaines d'hectares pour un seul exploitant ? Cela garantit de la Souveraineté alimentaire ça ?

Car soyons clairs, l'important n'est pas le prix des matières premières agricoles, mais que les salaires soient adaptés à ce prix. Par ailleurs, si tout le monde avait dans sa famille ou son cercle d'amis quelqu'un qui vivait de l'agriculture, même en cas de crise financière ou énergétique très sévère (ce qui va arriver inéluctablement), chaque Français aurait la possibilité de trouver de l'aide pour se nourrir. En outre, favoriser la productivité agricole au détriment de petites exploitations locales et dont les gérants pourraient prendre le temps de travailler autrement que par l'épandage de produits phytosanitaires et la mécanisation à outrance sur de très grandes surfaces, c'est achever de ruiner ce qui fait la richesse de notre pays soit l'agriculture.

L'agriculture est considérée par les euro-fascistes comme un "marché". Non comme un secteur d'utilité publique où il n'est pas question de compétition, de productivité ou de concurrence, mais bien de garantir l'indépendance alimentaire de tous les citoyens. Pour ceux qui voudront ENFIN lire le traité rédigé et voté par l'ensemble de l'extrême droite européenne (PS, UMP, Modem, Centre et EELV pour la France, je le rappelle), vous verrez que l'article 40 du même torchon rappelle sans cesse que l'agriculture est un "marché".

Un petit mot maintenant sur le premier alinéa de l'article 49 de la charte de l'extrême droite européïste :

Article 49

(ex-article 43 TCE)

Dans le cadre des dispositions ci-après, les restrictions à la liberté d'établissement des ressortissants d'un État membre dans le territoire d'un autre État membre sont interdites. Cette interdiction s'étend également aux restrictions à la création d'agences, de succursales ou de filiales, par les ressortissants d'un État membre établis sur le territoire d'un État membre.

Non seulement cet article facilite les délocalisations de nos industries en Europe de l'Est, mais nous interdit à nous, le Peuple Français, d'empêcher une entreprise vampire d'un quelconque pays d'Europe de s'implanter en France. Cet article vise en particulier à mettre en concurrence les travailleurs européens, qui rappelons le, ont des écarts de salaires allant de 138 € pour la Bulgarie, à 1800 € pour le Luxembourg par exemple. Un employeur un peu malin implantera sa succursale en jouant habilement des règlements européens, et détachera pour un temps limité ses employés dont le contrat de travail est de droit Polonais par exemple, pour bosser en France.

Quand je pense que Mélenchon a appelé à voter pour un type d'extrême droite ayant voté tous les Traités eurofascistes que nous subissons depuis 1992, je ne me désolerais jamais assez de constater que la gauche boit les paroles d'un félon à la télévision, mais REFUSE de lire des Traités que leur gourou a approuvé indirectement par son appel à voter pour Flamby (sans compter Maastricht qu'il a voté directement). Et qu'on ne me casse pas les c... avec le "tout sauf Sarkozy, gnagnagna". L'extrême droite dans ce pays, c'est le PS autant que l'UMP, le Centre, le Modem et EELV. Que ce soit bien clair.

Dirigeons nous tout doucement désormais au cœur de l'enjeu du Traité Eurofasciste avec le second alinéa de l'article 58 du torchon :

2. La libération des services des banques et des assurances qui sont liées à des mouvements de capitaux doit être réalisée en harmonie avec la libération de la circulation des capitaux.

Libéralisation dans l'esprit des fripouilles de l'extrême droite eurofasciste (PS, UMP, Centre, blablabla), cela signifie comme en Mai 68 : "Il est interdit d'interdire". On ne s’étonnera pas que le gros des politicards de notre extrême droite soient des soixante-huitards qui ont été au bout de leur doctrine. Vous sentez pas comme une odeur discrète de relent d'égouts financiers avec cet alinéa ? Pas encore ? Eh bien on va vous mettre le nez bien dedans dans ce cas :

Article 63

(ex-article 56 TCE)

1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

Voila sans doute dans l'artillerie eurofasciste, l'arme suprême de destruction massive des peuples ! Notre extrême droite nationale (P.S, UMP, Centre, Modem, EELV - c'est chiant hein ?) a donc voté pour un texte qui nous empêche de contraindre la fuite des capitaux en dehors de nos frontières. Comme expliqué plus haut lorsque j'évoquais l'article 26 du torchon européïste, empêcher tout contrôle des capitaux, ça permet à un industriel de délocaliser (faut le sortir le pognon pour construire une usine en Roumanie), ça permet à un riche rentier de spéculer sur la fin de l'euro en plaçant ses fonds en Allemagne et s'assurer ainsi que ses millions d'euros Grecs (par exemple) deviendront de futurs Millions de Deutch Mark. Ça permet en plus à Cahuzac et ses copains d'échapper à l'impôt. 

L'essentiel de "la crise" se trouve dans cet article de Traité. Vous souhaitez que la crise cesse ? C'est super fastoche : il suffit de sortir de l'U.E et rétablir immédiatement le contrôle des capitaux pour que ces derniers cessent de fuir hors des pays périphériques. Bien sur, il y'aura quelques petits à côté à régler aussi, mais rien d'insurmontable...

Maintenant, faisons plaisir aux chauds partisans du Front National qui s'en cognent complètement de l'économie, mais sont totalement obnubilés par les problèmes d'immigration. Perso, c'est pas mon problème principal, mais en tout cas, c'est certainement pas du côté de la Présidence de la République que je regarde pour régler ça, mais bien du côté de l'Union Eurofasciste. Par exemple en abrogeant l'article 77 du torchon qui précise :

Article 77

(ex-article 62 TCE)

1. L'Union développe une politique visant :

a) à assurer l'absence de tout contrôle des personnes, quelle que soit leur nationalité, lorsqu'elles franchissent les frontières intérieures ;

b) à assurer le contrôle des personnes et la surveillance efficace du franchissement des frontières extérieures ;

c) à mettre en place progressivement un système intégré de gestion des frontières extérieures.

2. Aux fins du paragraphe 1, le Parlement européen et le Conseil, statuant conformément à la procédure législative ordinaire, adoptent les mesures portant sur :

a) la politique commune de visas et d'autres titres de séjour de courte durée ;

b) les contrôles auxquels sont soumises les personnes franchissant les frontières extérieures ;

c) les conditions dans lesquelles les ressortissants des pays tiers peuvent circuler librement dans l'Union pendant une courte durée ;

d) toute mesure nécessaire pour l'établissement progressif d'un système intégré de gestion des frontières extérieures ;

e) l'absence de tout contrôle des personnes, quelle que soit leur nationalité, lorsqu'elles franchissent les frontières intérieures.

Les alinéas non soulignés ne sont pas moins importants. Car ils caractérisent le projet "progressif" de fabriquer artificiellement les États-Unis d'Europe en parlant de "frontières extérieures".

Il faut être clair, la France n'est plus un pays si nous ne jouissons plus de nos propres frontières et que celles-ci sont repoussées aux pays périphériques de l'Union Eurofasciste.

Revenons maintenant à l'économie avec l'article 106 du papier cul pour prolos futés :

Article 106

(ex-article 86 TCE)

1. Les États membres, en ce qui concerne les entreprises publiques et les entreprises auxquelles ils accordent des droits spéciaux ou exclusifs, n'édictent ni ne maintiennent aucune mesure contraire aux règles des traités, notamment à celles prévues aux articles 18 et 101 à 109 inclus.

2. Les entreprises chargées de la gestion de services d'intérêt économique général ou présentant le caractère d'un monopole fiscal sont soumises aux règles des traités, notamment aux règles de concurrence, dans les limites où l'application de ces règles ne fait pas échec à l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie. Le développement des échanges ne doit pas être affecté dans une mesure contraire à l'intérêt de l'Union.

3. La Commission veille à l'application des dispositions du présent article et adresse, en tant que de besoin, les directives ou décisions appropriées aux États membres.

Cet article est le premier responsable de la privatisation progressive de nos entreprises publiques payées avec nos impôts sur des dizaines d'années, et qui iront engraisser les poches de voyous, des bénéfices permis par leur privatisation. 

Ainsi, des entreprises encore à peu près publiques telles que E.D.F ou la S.N.C.F n'ont plus vocation à fournir un service public, mais vendre "une prestation de service". Si vous ne pouvez pas payer, et quand bien même vos impôts auront financé une partie de ces entreprises, vous n'aurez pas le droit au transport ou à un accès à l'énergie. La notion d'utilité commune ou de bien public est totalement absente de la "philosophie" de l'extrême droite européïste. La seule loi qui prévaut, c'est celle du marché.

Je ne sais pas si vous commencez à comprendre quels sont les réels intérêts défendus par ce morceau de papier cul, mais logiquement, vous devez percevoir que l'Union Européenne n'est pas une institution pensée, imaginée et construite par et pour les peuples, mais bien par des puissances d'argent qui n'en ont strictement rien à foutre des intérêts des 99 % de téléspectateurs de TF1 ou de consommateurs de T.Shirt made in China.

Oui, je suis méchant avec la populace, mais au bout de 50 années où les régimes d'extrême droite se succèdent par le biais des élections, on peut commencer à se douter que la paresse intellectuelle d'une majorité, est en train de la suicider. Cependant, rassure toi cher lecteur, si tu lies ce billet, tu es exempté de l'accusation en crétinerie car tu te renseignes.

Je vais terminer avec la dernière forfaiture de l'extrême droite PS-UMP-Centre-Modem-EELV qui après l'article 63, est la seconde arme de destruction massive des peuples. Roulements de tambour...

Ladies and Gentlemen, je vous présente :

L'article 123 du Torchon de Lisbonne !

Article 123

(ex-article 101 TCE)

1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

2. Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne, du même traitement que les établissements privés de crédit.

Une Banque Centrale, c'est la banque du peuple. C'est cette institution qui crée de la monnaie. Avant 1973 (car la belle affaire ne date ni de Maastricht, ni de Lisbonne), le Peuple Français pouvait s'emprunter à lui-même le pognon dont il avait besoin. Cela pour par exemple construire une voie de chemin de fer ou racheter ses déficits. Et comme le peuple n'est logiquement pas trop con (logiquement je dis bien), il n'allait pas non plus s'imposer de se payer des intérêts à lui-même. Imaginez que vous soyez votre propre banquier et que vous avez besoin de 20.000 €, allez-vous vous emprunter cette somme moyennant 7 ou 8 % d'intérêts si vous pouvez vous contenter de rembourser le capital et rien de plus ???

Bien sûr que non. Eh bien voila ce qui nous a été explicitement interdit. Et la fameuse dette de la France, c'est près de 1300 Milliards d'intérêts à payer plus 500 petits milliards de capital à rembourser. Car pour reprendre l'exemple où vous seriez votre propre banquier : Vous vous êtes emprunté 20.000 €. Seulement, vous avez dû dépenser plus que nécessaire pour diverses raisons, et vous devez désormais racheter votre propre dette à vous même. Pas de soucis si vous n'avez pas d'intérêt à payer. Le capital restant à rembourser que vous rachetez ne vous coûte rien et votre dette au final ne gonfle pas. Par contre, si vous aviez des intérêts dessus, et que vous rachetez votre propre dette avec intérêts encore une fois, la facture commence à gonfler. Car ce qui commence à vous coûter bonbon, ça n'est pas le capital à rembourser, ce sont bien les intérêts qui s'empilent.

C'est à proprement parlé une guerre d'usure contre les peuples. En ne disposant pas du contrôle de notre propre Banque Centrale (la Banque de France), nous nous interdisons de faire désenfler la dette publique par différents mécanismes que je n'aborderais pas ici. Nous sommes condamnés à payer une dette à des agents privés (les marchés et les banques) à qui nous avons prêté du pognon moyennant très peu d'intérêts. Pour continuer dans les exemples parlants : si vous prêtez à un copain 1000 € avec 0,5 % d'intérêts. Celui-ci vous remboursera 1000 € + 5 € correspondant aux intérêts qu'il vous doit. Mais si à votre tour vous avez une difficulté et que ce copain vous reprête l'argent que vous lui avez prêté, mais avec 5 % d'intérêts, qui se fait avoir dans l'affaire ? Là où lui vous devait 5 €, vous lui en devrez 50 en plus du capital à rembourser. Voila ce que le copain de Mélenchon "socialiste" mais clairement d'extrême droite a voté lorsque le projet de Traité Constitutionnel Européen a été soumis au parlement.

Les esprits vifs constateront que les banques publiques pourraient tout à fait prêter à taux "BCE" à l’État. Le font elles ? Absolument pas. Car même lorsque nous disposions du droit d'emprunter à la Banque de France, nous levions déjà des emprunts sur les marchés. Il faut bien nourrir la finance de nos impôts.

Je pourrais continuer longtemps car le Torchon de Lisbonne est truffé d'interdictions de réguler au mieux des intérêts des peuples, l'économie. Mais je préfère de loin que ce billet puisse inciter quelques contestataires du Système (ou pas) à télécharger la Charte de l'extrême droite européïste, l'imprimer (ok, y'a 200 pages, mais ça vous en coûtera que 7 € chez un réprographiste), prendre un stabylo, et étudier le texte. N'importe qui peut le faire, ça n'est pas difficile à comprendre, c'est écrit en Français.

Quant aux nunuches qui mélangent "nationalisme", "racisme", "front national" et NÉCESSITÉ ABSOLUE de sortir des Traités Européens, de l'euro et de l'OTAN, achetez vous un livre, éduquez vous, demandez-vous si la Norvège est un pays de fachos du fait qu'elle ne soit pas dans l'U.E. Et si ça vous emmerde intellectuellement de méditer ces points de vue, allez vous faire foutre, j'en ai marre de votre médiocrité et de vos amalgames. Les larbins du Système qui ne mettent pas le nez dans les livres et les lois n'ont aucune leçon de bien-pensence à donner à ceux qui s'éduquent et ont donc compris qui est le véritable ennemi social des peuples.

Si vous souhaitez que ce genre d'informations soient publiées dans un journal PAPIER et distribuées à la population pour un centime d'euro, contribuez de quelques euros au projet Poil à Gratter en cliquant sur ce lien.

 


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50 réactions à cet article    


  • Papat 1er juillet 2013 10:21

    Bon rappel


    • Anaxandre Anaxandre 1er juillet 2013 16:01

        Globalement, bon rappel, oui... mais :


        Ces français, ne leur impose-t-on pas dès l’enfance qu’ils vivent dans un système représentatif ? Et qu’il est donc nécessaire et légitime qu’ils délèguent l’approfondissement et l’explication de ces questions à des gens - dont certains seront un peu plus « à droite » et d’autres un peu plus « à gauche » (« démocratie » oblige !) - bien mieux instruits qu’eux en matière de droit ou d’économie ?

        Quand l’écrasante majorité des représentants des Partis républicains appelle à aprouver un Traité, relayée par la tout aussi écrasante majorité des relais de compréhension et d’opinion que sont les médias institutionnels, comment le bon citoyen républicain (a-t-il d’ailleurs le choix d’être autre chose ?!!), peut-il encore avoir un véritable choix ? Le concept même de la démocratie représentative que nous connaissons est devenu de fait une privation de notre libre-arbitre dès notre plus jeune âge.

    • Raph78 Raph78 2 juillet 2013 00:21

      Super article !

      Tu fait bien de répéter sans cesse que PS-UMP-MODEM-EELV.... c’est des Euro-facho !
      Et malheureusement Mélenchon et Le Pen sont aussi pro-Europe-pourrie que les autres !!!
      Tout le spectre politique d’un extrême à l’autre est vendu à la religion Européisme.

      Je comprends aussi ton agacement envers les gens « normaux » fan de foot, tuning, télé... et autres innombrable futilités.
      Je ne supporte plus ces moutons qui ne comprennent rien, mais te répète ce que la télé et le journal à dit... et que tu est un conspi-complotiste d’extrème gauche/droite si tu mets en doute l’évangile médiatique mainstream !!!

      Comme tu l’écrit, cette paresse intellectuelle de masse et un vrai suicide collectif.
      J’en viens même à comprendre que les élites de notre monde méprise à ce point les peuples.

      Encore merci pour ce super article.


    • lambda 1er juillet 2013 11:17

      Et si on revenait aux origines de la création de l’UE car c’est là que se trouve le « loup »


      En remontant l’« Histoire » c’est de l’instauration du plan Marshall en 1947 que naitra l’obligation pour les états européens de former une communauté d’Etats aboutissant à l’Union Européenne que l’on connait aujourd’hui (’sauf l’URSS bien qu’en Europe et ayant subi les dommages de la guerre mais refusant l’ingérence américaine)

      C’est Robert Shumann et J.Monnet tous deux agents de la CIA qui furent chargés de mettre en oeuvre la communauté européenne 

      C’est la CIA qui s’est chargé du financement de cette entité européenne et les fonds ont transité par la Fondation Rockfeller dès 1950 - Ces faits sont incontestables - voir les archives déclassifiées-
      et apportent un éclairage sur la finalité de ce que devait devenir l’Union Européenne

      Le dernier acte est le Marché Transatlantique appelé Libre-Echange- (c’est plus convenable pour ceux qui n’avaient pas compris ce qui se cachait derrière) qui met l’Europe et ses 503 millions de citoyens sous tutelle américaine par le biais de ses articles 
      C’est en 2015 si rien ne bouge que l’Europe deviendra à part entière une colonie américaine

      Le constat à faire est que l’Europe a été construite pour être détruite et cela dès 1950














      • lambda 1er juillet 2013 11:32

        Il serait interessant de demander à nos députés européens le rôle actif joué par le Parlement Juif Européen inauguré il y a un plus d’1 an à Bruxelles

        Ces 47 pays représentés à ce Parlement Juif Européen votent sans doute des lois, mais comme les médias font silence sur cette entité politique au sein de l’Europe, on ne sait rien de ce qui s’y passe et de son incidence sur les décisions prises en Commission


      • Malthus Malthus 1er juillet 2013 12:22

        Le lobbying juif n’est pas franchement ma tasse de thé, mais effectivement, il y’a un parlement juif (et aucun pour les autres confessions), dont on peut trouver « la légitimité » ici :

        Article 17

        1. L’Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les églises et les associations ou communautés religieuses dans les États membres.

        2. L’Union respecte également le statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les organisations philosophiques et non confessionnelles.

        3. Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces églises et organisations.


      • lambda 1er juillet 2013 12:54

        @ Malthus


        mon propos était non pas sur la reconnaissance par l’UE de cette institution mais mais de s’interroger sur l’incidence que peut avoir ce Parlement Juif sur les décisions prises par les 27

        J’apprécierais que les médias et les élus en fassent état car si cette entité juive existe au sein du Parlement Européen ce n’est pas pour « décorer » mais je m’interroge sur la légalité de son existence et sa compatibilité d’après les statuts de l’UE






      • Malthus Malthus 1er juillet 2013 13:11

        Il faudrait effectivement fouiller, mais je reconnais être lâche sur la question, car dès lors qu’on chatouille l’influence d’une partie de cette communauté (tous les juifs ne sont pas dans un délire malsain, mais leur représentation l’est), on se mange tous les accusations en antisémitisme habituelles.

        Je laisse donc cela à ceux qui n’en ont plus rien à fiche de se faire insulter constamment sur le sujet, mais je lirais avec plaisir une telle analyse. Mon prochain billet parlera sans doute du grand écart idéologique entre les générations tant sur l’U.E, que sur l’économie et l’écologie. Ca transparaît dans les résultats électoraux, et je voudrais chiffrer ça.
         :)


      • pissefroid pissefroid 1er juillet 2013 13:11

        Cette information sur ce parlement juif européen a rappelé dans mon esprit
        la parabole d’esther de gilad atzmon.

        Serait-ce une nouvelle ambassade de l’état israélien ?


      • lambda 1er juillet 2013 13:20

        @ pissefroid


        la question reste posée et exigeons la réponse de nos élus européens

      • lambda 1er juillet 2013 14:53

        @ Malthus


        C’est la peur de la confrontation sur ce sujet qui fait le lit de ceux qui nous gouvernent

        Il est pourtant aisé de démontrer la différence entre « antésémitisme » et antisionnisme" et pourquoi accepter d’être insulté dès qu’on ouvre le débat sur ce sujet ?
         c’est que ça dérange !!!! et qu’il y a tant de choses à comprendre qu’il faut surtout empêcher d’ouvrir une tribune sur le sujet !




      • Malthus Malthus 1er juillet 2013 12:47

        Si vous n’avez pas remarqué les skuds lâchés contre le F.N, je ne peux rien pour vous. Je ne fais de pub à personne dans cet article. Les partis européïstes comme les deux fronts en prennent pour leur grade.


      • Abou Antoun Abou Antoun 1er juillet 2013 17:37

        Bonjour Malthus,
        Si vous n’avez pas remarqué les skuds lâchés contre le F.N,
        Ce sont en fait les scuds, mais enfin ce n’est pas important.
        En somme vous voulez que les Français lisent, se documentent, réfléchissent. Vous n’avez aucune chance en politique. Le credo du politicien est d’exploiter et de développer la connerie populaire, pas de faire monter le niveau.
        Vaste programme, bonne chance !


      • miha 1er juillet 2013 13:38

        Ben... même si ils ne l’ont pas lu, ce traité, les Français lui ont dit « non » en 2005... et ça, quelque part, ce doit être un autre argument pour le dénoncer, ce traité de me-de...

        Merci pour ce billet ; moi aussi, ça m’énerve grave de lire et d’entendre que ceux qui veulent sortir du guêpier de l’UE sont assimilés au FN.

        Et ça m’énerve aussi d’entendre parler d’une « autre » Europe... chat échaudé....


        • Abou Antoun Abou Antoun 1er juillet 2013 17:21

          Ben... même si ils ne l’ont pas lu, ce traité, les Français lui ont dit « non » en 2005...
          Cette remarque est pleine de bon sens. Le refus du traité est un signe fort. C’est le moyen que les français ont trouvé pour exprimer leur défiance vis à vis de l’Europe et leur refus (à tort ou a raison) de voir les compétences de l’Europe élargies. Cette volonté devait être prise en compte, elle a été bafouée. La vision gaulliste de l’Europe est la bonne. L’Europe doit vivre en paix, et elle y était presque parvenue (voir cependant le conflit yougoslave où les vieilles rivalités sont réapparues). L’Europe est une mosaïque, ce n’est pas un ’melting-pot’. Ses peuples doivent vivre côte à côte, pacifiquement (à la suisse), mais l’Europe ne sera jamais une nation. D’autant moins que la majorité de l’immigration est extra-européenne et engendre des problèmes de repli identitaire dans les pays concernés.


        • BA 1er juillet 2013 13:56

          Lundi 1er juillet 2013 :

           

          Quel est le budget des grands Etats dans le monde ?

          Le budget du Danemark est de 57,5 % du PIB.

          Le budget de la France est de 56,5 % du PIB.

          Le budget de la Finlande est de 56,2 % du PIB.

          Le budget de la Belgique est de 53,6 % du PIB.

          Le budget de l’Autriche est de 51,1 % du PIB.

          Le budget de l’Italie est de 50,7 % du PIB.

          Le budget du Royaume-Uni est de 45,5 % du PIB.

          Le budget de l’Allemagne est de 44,7 % du PIB.

          Le budget des Etats-Unis est de 39,4 % du PIB.

           

          http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202716743936-niveau-des-prelevements-et-des-depenses-publiques-la-france-dans-les-15-premiers-sur-187-pays-559983.php

           

          Quel est le futur budget de l’Union Européenne ?

           

          Pour la période 2007-2013, le budget de l’Union Européenne était au niveau ridicule de 1,10 % du PIB de l’Union Européenne.

           

          Pour la période 2014-2020, les bisounours fédéralistes voulaient que le budget de l’Union Européenne augmente. Le samedi 19 novembre 2011, les bisounours fédéralistes ont demandé que le budget passe à 1,11 % du PIB, soit 1083,3 milliards d’euros.

           

          Mais neuf pays - Autriche, Danemark, Allemagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni -, ont rejeté cette proposition jugée trop élevée dans un contexte de rigueur généralisée.

           

          http://www.20minutes.fr/economie/826126-budget-2012-europe-impose-rigueur

           

          Résultat : pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne sera en baisse !

           

          Pour la période 2014-2020, le budget de l’Union Européenne baissera au niveau minable de 1 % du PIB de l’Union Européenne, soit 960 milliards d’euros  !

           

          Je dis bien : 1 % du PIB !

           

          http://www.lepoint.fr/economie/ue-le-budget-2014-2020-approuve-par-les-dirigeants-europeens-28-06-2013-1686778_28.php

           

          Conclusion : l’Union Européenne accueillera de plus en plus de pays très pauvres, et elle aura un budget de plus en plus faible !

           

          L’Union Européenne n’est qu’un gigantesque château de cartes.

           

          Et le vent qui se lève va le faire s’effondrer.


          • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 1er juillet 2013 20:08

            BA,

            Quelle est l’origine du budget européen ?
            L’UE produit quoi ? Vend quoi ? Rien du tout.

            Le budget européen est issu de nos impôts, et des impôts de tous les contribuables européens.

            La France, l’ Allemagne, l’ Italie, l’Angleterre et les Pays Bas sont les principaux contributeurs.

            L’UE aspire puis ventile, certains pays reçoivent plus, d’autres moins qu’ils n’ont versé.

            La France verse plus de 20 milliards d’euros, et en reçoit 14.
            La propagande demande de dire merci, l’ UE est bien bonne de nous verser son aumône...

            En fait, ce ne sont que nos impôts qui reviennent, en partie.

            Voir la Vidéo de François Asselineau : « L’Europe, c’est la PAIE  ! » sur le site de l’ UPR.
            Vous allez découvrir à quoi servent les milliards qui ne nous sont pas rendus....


          • spartacus spartacus 1er juillet 2013 14:18

            Fredéric Bastia....Sophisme économique....Leçon sur le protectionnisme !

            La pétition des fabricants de chandelles

            Fabricants de chandelles, bougies, lampes, chandeliers, réverbères, mouchettes, éteignoirs, et des producteurs de suif, huile, résine, alcool, et généralement de tout ce qui concerne l’éclairage

            À MM. les Membres de la Chambre des Députés

            « Messieurs, »

            « Vous êtes dans la bonne voie. Vous repoussez les théories abstraites ; l’abondance, le bon marché vous touchent peu. Vous vous préoccupez surtout du sort du producteur. Vous le voulez affranchir de la concurrence extérieure, en un mot, vous voulez réserver le marché national au travail national. »

            « Nous venons vous offrir une admirable occasion d’appliquer votre... comment dirons-nous ? votre théorie ? non, rien n’est plus trompeur que la théorie ; votre doctrine ? votre système ? votre principe ? mais vous n’aimez pas les doctrines, vous avez horreur des systèmes, et, quant aux principes, vous déclarez qu’il n’y en a pas en économie sociale ; nous dirons donc votre pratique, votre pratique sans théorie et sans principe. »

            « Nous subissons l’intolérable concurrence d’un rival étranger placé, à ce qu’il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux nôtres, pour la production de la lumière, qu’il en inonde notre marché national à un prix fabuleusement réduit ; car, aussitôt qu’il se montre, notre vente cesse, tous les consommateurs s’adressent à lui, et une branche d’industrie française, dont les ramifications sont innombrables, est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète. Ce rival, qui n’est autre que le soleil, nous fait une guerre si acharnée, que nous soupçonnons qu’il nous est suscité par la perfide Albion (bonne diplomatie par le temps qui court !), d’autant qu’il a pour cette île orgueilleuse des ménagements dont il se dispense envers nous. »

            « Nous demandons qu’il vous plaise de faire une loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets, rideaux, vasistas, œils-de-bœuf, stores, en un mot, de toutes ouvertures, trous, fentes et fissures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d’avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner aujourd’hui à une lutte si inégale. »

            « Veuillez, Messieurs les députés, ne pas prendre notre demande pour une satire, et ne la repoussez pas du moins sans écouter les raisons que nous avons à faire valoir à l’appui. »

            « Et d’abord, si vous fermez, autant que possible, tout accès à la lumière naturelle, si vous créez ainsi le besoin de lumière artificielle, quelle est en France l’industrie qui, de proche en proche, ne sera pas encouragée ? »

            « S’il se consomme plus de suif, il faudra plus de bœufs et de moutons, et, par suite, on verra se multiplier les prairies artificielles, la viande, la laine, le cuir, et surtout les engrais, cette base de toute richesse agricole. »

            « S’il se consomme plus d’huile, on verra s’étendre la culture du pavot, de l’olivier, du colza. Ces plantes riches et épuisantes viendront à propos mettre à profit cette fertilité que l’élevage des bestiaux aura communiquée à notre territoire. »

            « Nos landes se couvriront d’arbres résineux. De nombreux essaims d’abeilles recueilleront sur nos montagnes des trésors parfumés qui s’évaporent aujourd’hui sans utilité, comme les fleurs d’où ils émanent. Il n’est donc pas une branche d’agriculture qui ne prenne un grand développement. »

            « Il en est de même de la navigation : des milliers de vaisseaux iront à la pêche de la baleine, et dans peu de temps nous aurons une marine capable de soutenir l’honneur de la France et de répondre à la patriotique susceptibilité des pétitionnaires soussignés, marchands de chandelles, etc. »

            « Mais que dirons-nous de l’article Paris ? Voyez d’ici les dorures, les bronzes, les cristaux en chandeliers, en lampes, en lustres, en candélabres, briller dans de spacieux magasins, auprès desquels ceux d’aujourd’hui ne sont que des boutiques. »

            « Il n’est pas jusqu’au pauvre résinier, au sommet de sa dune, ou au triste mineur, au fond de sa noire galerie, qui ne voie augmenter son salaire et son bien-être. »

            « Veuillez y réfléchir, Messieurs ; et vous resterez convaincus qu’il n’est peut-être pas un Français, depuis l’opulent actionnaire d’Anzin jusqu’au plus humble débitant d’allumettes, dont le succès de notre demande n’améliore la condition. »

            « Nous prévoyons vos objections, Messieurs ; mais vous ne nous en opposerez pas une seule que vous n’alliez la ramasser dans les livres usés des partisans de la liberté commerciale. Nous osons vous mettre au défi de prononcer un mot contre nous qui ne se retourne à l’instant contre vous-mêmes et contre le principe qui dirige toute votre politique. »

            « Nous direz-vous que, si nous gagnons à cette protection, la France n’y gagnera point, parce que le consommateur en fera les frais ? »

            « Nous vous répondrons : »

            « Vous n’avez plus le droit d’invoquer les intérêts du consommateur. Quand il s’est trouvé aux prises avec le producteur, en toutes circonstances vous l’avez sacrifié. - Vous l’avez fait pour encourager le travail, pour accroître le domaine du travail. Par le même motif, vous devez le faire encore. »

            « Vous avez été vous-mêmes au-devant de l’objection. Lorsqu’on vous disait : le consommateur est intéressé à la libre introduction du fer, de la houille, du sésame, du froment, des tissus. - Oui, disiez-vous, mais le producteur est intéressé à leur exclusion. - Eh bien ! si les consommateurs sont intéressés à l’admission de la lumière naturelle, les producteurs le sont à son interdiction. »

            « Mais, disiez-vous encore, le producteur et le consommateur ne font qu’un. Si le fabricant gagne par la protection, il fera gagner l’agriculteur. Si l’agriculture prospère, elle ouvrira des débouchés aux fabriques. - Eh bien ! si vous nous conférez le monopole de l’éclairage pendant le jour, d’abord nous achèterons beaucoup de suifs, de charbons, d’huiles, de résines, de cire, d’alcool, d’argent, de fer, de bronzes, de cristaux, pour alimenter notre industrie, et, de plus, nous et nos nombreux fournisseurs, devenus riches, nous consommerons beaucoup et répandrons l’aisance dans toutes les branches du travail national. »

            « Direz-vous que la lumière du soleil est un don gratuit, et que repousser des dons gratuits, ce serait repousser la richesse même sous prétexte d’encourager les moyens de l’acquérir ? »

            « Mais prenez garde que vous portez la mort dans le cœur de votre politique ; prenez garde que jusqu’ici vous avez toujours repoussé le produit étranger parce qu’il se rapproche du don gratuit, et d’autant plus qu’il se rapproche du don gratuit. Pour obtempérer aux exigences des autres monopoleurs, vous n’aviez qu’un demi-motif ; pour accueillir notre demande, vous avez un motif complet, et nous repousser précisément en vous fondant sur ce que nous sommes plus fondés que les autres, ce serait poser l’équation : + x + = - ; en d’autres termes, ce serait entasser absurdité sur absurdité. »

            « Le travail et la nature concourent en proportions diverses, selon les pays et les climats, à la création d’un produit. La part qu’y met la nature est toujours gratuite ; c’est la part du travail qui en fait la valeur et se paie. »

            « Si une orange de Lisbonne se vend à moitié prix d’une orange de Paris, c’est qu’une chaleur naturelle et par conséquent gratuite fait pour l’une ce que l’autre doit à une chaleur artificielle et partant coûteuse. »

            « Donc, quand une orange nous arrive de Portugal, on peut dire qu’elle nous est donnée moitié gratuitement, moitié à titre onéreux, ou, en d’autres termes, à moitié prix relativement à celle de Paris. »

            « Or, c’est précisément de cette demi-gratuité (pardon du mot) que vous arguez pour l’exclure. Vous dites : Comment le travail national pourrait-il soutenir la concurrence du travail étranger quand celui-là a tout à faire, et que celui-ci n’a à accomplir que la moitié de la besogne, le soleil se chargeant du reste ? - Mais si la demi-gratuité vous détermine à repousser la concurrence, comment la gratuité entière vous porterait-elle à admettre la concurrence ? Ou vous n’êtes pas logiciens, ou vous devez, repoussant la demi-gratuité comme nuisible à notre travail national, repousser a fortiori et avec deux fois plus de zèle la gratuité entière. »

            « Encore une fois, quand un produit, houille, fer, froment ou tissu, nous vient du dehors et que nous pouvons l’acquérir avec moins de travail que si nous le faisions nous-mêmes, la différence est un don gratuit qui nous est conféré. Ce don est plus ou moins considérable, selon que la différence est plus ou moins grande. Il est du quart, de moitié, des trois quarts de la valeur du produit, si l’étranger ne nous demande que les trois quarts, la moitié, le quart du paiement. Il est aussi complet qu’il puisse l’être, quand le donateur, comme fait le soleil pour la lumière, ne nous demande rien. La question, et nous la posons formellement, est de savoir si vous voulez pour la France le bénéfice de la consommation gratuite ou les prétendus avantages de la production onéreuse. Choisissez, mais soyez logiques ; car, tant que vous repousserez, comme vous le faites, la houille, le fer, le froment, les tissus étrangers, en proportion de ce que leur prix se rapproche de zéro, quelle inconséquence ne serait-ce pas d’admettre la lumière du soleil, dont le prix est à zéro, pendant toute la journée ? »


            • Richard Schneider Richard Schneider 1er juillet 2013 18:08

              Toujours la même rengaine, Spartacus ... Et ce n’est par parce que vous appelez le « grand économiste » Bastia (avec une T) à la rescousse que vous allez convaincre les gens ! Je pense que la prochaine fois vous nous sortirez une longue tirade de Friedrich von Hayek ou de Milton Friedman ...


            • zozoter 2 juillet 2013 10:09

               @ Spartacus : Je dois avouer que vous m’impressionnez. Vos écrits sont inouïs. Vous devez quand même vous sentir très seul.


            • Malthus Malthus 1er juillet 2013 14:37

              Oui, un don ou un produit semi-gratuit par ce qu’un T.shirt (par exemple), qui peut être tissé aussi bien en France qu’en Inde, a une valeur sociale plus importante qu’en Inde. En revanche, l’économie se fait bien sur le transport de la marchandise et donc de la ressource nécessaire à ce transport. On ne peut pas parler de généreux « don » ou de pseudo gratuité quand tout cela se fait au prix du moins disant social et du gaspillage énergétique.

              Le protectionnisme n’a jamais été la fermeture, c’est un filtre encourageant un partenaire commercial à relever les salaires, les protections sociales et environnementales pour obtenir une baisse des droits de douanes à son égard.

              En outre, sachant que le droit de douane n’a vocation qu’à protéger des emplois industriels et agricoles en son pays, l’usufruit de celui-ci peut être rétro-cédé à des pays exportateurs dans le cadre de programme de soutien à leur propre économie.

              Enfin, à mon sens, le protectionnisme ne s’oppose pas au libéralisme. Car les libéraux tout comme les communistes Français ont cette fichue tendance à vouloir penser comme des impérialistes. Nos idées seraient partagées par l’ensemble du Monde, par ce que cocorico, nous sommes Français. Mais ça n’est pas le cas.

              Instaurer un modèle économique qu’il soit libéral, keynesien, décroissant, socialiste ou communiste ne peut se faire que dans le cadre national. En cela, on peut tout à fait libéraliser les échanges à l’intérieur d’un pays, autant que l’esprit d’entrepreneuriat (d’ailleurs, il n’y a plus de tarifs douaniers intérieurs depuis près de trois siècles), mais il nous faut disposer de filtres aux frontières pour garantir un contrat social et des protections économiques dans notre propre pays. Et ça, les libéraux tous comme les socialistes et communistes du Front de Gauche ne le comprennent toujours pas.


              • spartacus spartacus 1er juillet 2013 17:59

                Désolé, mais le socialisme, le communisme, l’alter mondialisme sont des idéologies collectivistes, elle ne peuvent se concevoir sans coercition et contrainte.  Elles imposent des règles arbitraires à l’homme qui favorisent les uns aux dépens des autres au nom d’un « idéal social » ou « impérieuse nécessité ». 

                Pour eux,  la fin justifie les moyens ou l’intérêt général doit prévaloir sur les options individuelles.

                Le libéralisme est une doctrine fondé sur la liberté et l respect de la propriété naturelle, et non sur des règles arbitraires. 
                Le protectionnisme est donc une totale entrave à la liberté individuelle. La coercition et l’ingérence dans l’économie ne peuvent se prétendre « libérales » en aucun cas.

              • Malthus Malthus 1er juillet 2013 18:29

                Spartacus, tout comme bien des libéraux sont opposés aux Traités Européens (citons Charles Gave qui est très loin d’être un communiste patenté) et considèrent que le sauvetage des banques par nos impôts n’a rien à voir avec la doctrine libérale, il ne faut pas exagérer les choses s’agissant des modèles « collectivistes ».

                Le socialisme véritable ou la décroissance (qui sont plus mes modèles de prédilection) ne prétend pas imposer à l’artisan, le petit commerçant ou la PME un arsenal de contraintes. Bien au contraire, plus on tend vers le petit agent économique, plus il y’a d’intérêt à libéraliser complètement son action.

                Quand on parle de collectivisation intelligente, on évoque bien évidemment les très gros outils industriels et/ou stratégique pour l’ensemble de la communauté. Car nous sommes bien des bestioles sociales vivant en groupe et non des individus cherchant à écraser l’autre pour acquérir toujours plus de quelque chose.

                On ne peut pas laisser dans les mains d’un petit nombre d’actionnaires des centrales électriques, des chemins de fer, un système bancaire ou une sécurité sociale. Car les services rendus ne sont pas d’ordre mercantiles, mais bien publics.

                Il en va de même pour les matières premières, la biodiversité et le foncier agricole. Ce n’est pas « une propriété naturelle », contrairement à un produit fini issu d’un temps de travail qui lui peut se vendre. Ce sont des biens inaliénables de l’humanité dans son ensemble, mais appartenant aussi à des êtres vivants qui ne sont pas humains. Peut être que ce point de vue philosophique vous échappe, mais le moindre hérisson ou renard, a autant de droit que nous sur un espace naturel. Et eux se fichent bien des frontières que les êtres humains se donnent, tout comme nos nécessités agricoles ou industrielles.

                C’est à ce titre que le libéralisme peut marcher (outre un strict point de vue culturel plus ou moins favorable). S’il respecte la nécessité de conserver des biens publics lorsqu’ils ont un rôle protecteur et non mercantiles pour le bien être de tous, alors à un niveau plus limité d’influence (les petits agents économiques), on pourrait tout à fait imaginer une société pleinement libérale. Il ne faut pas opposer les modèles économiques, autrement ils deviennent des doctrines malsaines. Il faut les harmoniser en fonction de leur pertinence sur différentes strates de la société.


              • spartacus spartacus 1er juillet 2013 19:43

                Il y aurait une collectivisation intelligente ??? C’est vrai que toutes les autres se sont prétendues aussi « intelligentes »


                « centrales électriques » En quoi de l’énergie serait un bien qui ne pourrait pas être en concurrence ??
                « des chemins de fer » En quoi ce moyen de transport serait un bien qui ne pourrait pas être en concurrence ?
                « un système bancaire » En quoi des banques ne pourrait pas être en concurrence ? 
                « une sécurité sociale »  En quoi une assurance santé ne pourrait pas être en concurrence ? En quoi une assurance retraite ne pourrait pas être en concurrence ?

                Y’en a qui confondent « Bien public » et « groupe de pression » corporatistes qui ne veulent pas qu’on touche à leur monopole
                ...Pendant 30 ans on expliquait que les caisses d’épargne et la poste étaient les seuls capables de gérer des livets A. Un autre ancien « bien public » défendu par des « groupes de pression ».



                « des individus cherchant à écraser l’autre »...Confusion entre individu et personne.  L’individu est un mythe. Si l’individu est unique il n’est pas pour autan un être isolé. L’interdépendance des individus, qu’ils soient ou non de même nature, est une réalité incontournable. 

                « des biens inaliénables » de l’humanité dans son ensemble.....On se doute bien que chez les collectivistes, il y a toujours la récurrence de « raisons » plus fortes que l’individu pour contraindre et attenter à la liberté individuelle.

                « un rôle protecteur et non mercantiles » Vous avez un problème avec l’argent ? Le mercantile serait non protecteur et le dispendieux protecteur ? La "protection, le bien être serait mieux collectivisé, limité que libre et sans contraintes ??

              • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 1er juillet 2013 20:29

                Malthus,
                Félicitations pour cet article !
                Nos politiciens européistes, pas plus que les médias aux ordres, ne citent jamais un seul article des Traités.

                Seuls Etienne Chouard s’est attelé à la tâche, et François Asselineau. 

                Nos gouvernements sont bien trop occupés à faire croire qu’ils décident encore de quelque chose, en dehors des questions de société...

                Mais vous vous attaquez à une lourde tâche, essayer de faire comprendre la différence entre des Etats indépendants et souverains, qui ont des accords de coopération entre eux.

                Et « l’intégration » dans un Empire soumis aux mêmes lois et à la même monnaie et qui ont perdu à la fois leur indépendance, leurs frontières, leur souveraineté, leur monnaie, leur banque centrale, et du coup, leur capacité à décider pour l’intérêt général.

                Beaucoup sont dans la situation de colonisés, qui n’ont pas encore compris, ou qui commencent à peine à comprendre, après 60 ans de propagande, que les Traités européens leur ont enlevé tous les pouvoirs de décisions, et par là même, la possibilité de se défendre.

                Ce qui va sans dire, va peut-être mieux en le disant : 

                 En dehors des pays de l’ UE, TOUS les autres pays du monde sont indépendants et souverains.

                La norme mondiale, c’est la souveraineté, pas la colonisation.

                Les frontières, la démocratie, la souveraineté, l’indépendance, les accords de coopération choisis, ne sont pas des gros mots qu’il faut abandonner au Front National.
                Ce sont les conditions de notre survie.


              • Malthus Malthus 1er juillet 2013 22:55

                Vous êtes fascinant Sparctacus,

                Vous êtes capable de faire le C/c d’un discours de Bastiat qui assimile le libre échange dans une rhétorique franchement fumeuse à une forme de semi-gratuité de la marchandise (et dont vous avez éludé les arguments sociaux et environnementaux que j’y opposais), et vous enchérissez ensuite sur le fait que l’aspect mercantile des choses est globalement sain.

                Et dans votre verve, lorsque je vous explique que tout est question de taille des acteurs économiques en jeu, loin de me proposer une solution libérale et « sociale » pour les très gros pôles industriels et financiers, vous vous contentez de signifier que le collectivisme est forcément le mal incarné. Mais je pourrais vous répondre la même chose s’agissant du libéralisme qui n’a pas bonne presse en ce moment, puisqu’on y associe le libre échange, la privatisation de la création monétaire, la libre circulation des capitaux et des services et que l’on constate les dégâts associés. Il me semble qu’un peu d’humilité ne serait pas un mal, ou du moins d’analyse critique de ce qui n’est qu’un modèle économique.

                N’avez vous absolument aucun sens de la mesure ? Êtes vous toujours manichéen dans vos points de vue ? Là où je vous proposais un pont à travers une réflexion sur les strates économiques où le libéralisme pourrait être total, vous préférez vous acharner sur une position doctrinaire contre productive. Car vous n’êtes pas sans savoir qu’au Pays de Colbert, du Front Populaire et de Charles de Gaulle, jamais un libéral ne pourra espérer faire accepter au peuple Français une vision quasi totalitaire s’agissant de ses points de vue.

                Il ne pourra qu’espérer expérimenter à des strates économiques « faciles » et démontrer que cela peut marcher. Si vous souhaitez convaincre, vous devez aussi acter la réalité de votre propre pays. Je ne suis pas un opposant au libéralisme encore une fois, je vous signifie juste que le modèle n’est pertinent que pour les petits acteurs économiques. Ce qui est déjà l’essentiel du tissu économique de la France. Vous devriez être plutôt satisfait d’avoir un point de départ sur lequel vous reposer.


              • lulupipistrelle 7 juillet 2013 15:16

                C’est la faute à l’UE, si on ne peut pas refouler les immigrants illégaux hors de nos frontières ni réexpédier chez eux les délinquants mutirécidivistes ? quelle rigolade... 



                Je propose une flotille européenne armée pour couler (après sommation, quand même) tous les navires chargés clandestins qui franchiront nos eaux territoriales.Et voilà on donne du boulot à nos chantiers navals, et on embauche ... 

              • tf1Goupie 1er juillet 2013 17:08

                Donc l’auteur se croit supérieurement intelligent à ses concitoyens et prétend les « éduquer »... ?

                Ben quand on voit le niveau d’analyse qu’il fait de la crise on se dit que lui aurait mieux fait de rester devant sa télé ça l’aurait pas rendu plus stupide et ça aurait libéré de l’espace disque sur Avox.

                Donc la crise mondiale est dûe au traité de Lisbonne ... smiley

                Le traité de Lisbonne un traité d’extrême droite, ben voyons.


                • Malthus Malthus 1er juillet 2013 17:38

                  Si la crise est mondiale, il va falloir m’expliquer pourquoi certains pays vont bien, ou n’ont du moins pas de problèmes avec leur secteur financier.

                  Je suis assurément plus intelligent que des veaux buvant la propagande de TF1 (en tout cas, certainement plus cultivé), tout en étant un con fini pour nombre de personnes autrement plus érudites et/ou raffinées d’esprit que moi. Cela ne fait aucun doute.

                  Quant à vos critiques, à partir du moment où elles ne démontent en rien mes arguments, elles sont sans intérêt. Et je confirme, si l’extrême droite est le fascisme à la sauce capitaliste, le Traité de Lisbonne est assurément un traité d’extrême droite exacerbant un nationalisme (factice) européen pour mieux asseoir une prédation financière (bien réelle celle-ci) contre les peuples.


                • tf1Goupie 1er juillet 2013 18:29

                  Ce serait alors bien de nous préciser quels sont les pays « significatifs » au niveau mondial qui n’ont vu leur système financier affecté par la crise de 2008 et ses suites.

                  Pour ce qui est de vos arguments on ne démonte pas des arguments stupides ; deux menus exemples de vos délires :
                  - la BCE et ses règles existaient bien avant le traité de Lisbonne, alors quand vous nous mettez des tartines pour dire que les problèmes financiers sont liés aux articles X ou Z du traité, c’est n’importe quoi.

                  - Parler de nationalisme européen c’est assez ridicule, relisez-vous et réfléchissez qu’est-ce que ça veut dire ? (nationalisme= défense de l’Etat-nation).

                  Et puis surtout commencez par vous intéresser à ce qu’on appelle l’extreme-droite.
                  Habituellement cela signifie autoritarisme, nationalisme, xenophobie, militarisme, bref tout le contraire de l’UE actuelle.
                  La chine par exemple, ou la corée du Nord on appelle pas ça l’extreme-droite

                  ça doit être votre extrême-droite « factice » à vous qui permet juste d’utiliser l’insulte « facho » à tour de bras.


                  • Malthus Malthus 1er juillet 2013 18:58

                    Tous les pays ont subit le contrecoup de la chute de Lehman Brothers, mais à moins d’être particulièrement aveugle, c’est bien dans la zone euro que l’on ne s’en sort pas 5 années après. La Norvège et la Suisse ont des bilans bancaires sains. L’Islande a choisi de répudier sa dette et a retrouvé de la croissance (sans parler d’un peu de démocratie). L’Australie ne souffre pas d’un problème bancaire à ma connaissance.

                    Quant au Traité de Lisbonne, il se divise en deux Traités : Le Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne et le Traité sur l’Union Européenne. Ce dernier Traité n’est en fait que la reprise du Traité de Maastricht avec quelques articles en plus. Donc oui, le Traité de Lisbonne contient Maastricht et je vous ferais remarquer que l’inflation des dettes souveraines sur la base d’une privatisation de la création monétaire est l’une des conséquences de ce traité, et comme précisé dans le texte, cela est même antérieur puisque dès 1973, une loi introduisait cette doctrine. En vérité, on pourrait remonter à 1971 avec la fin des accords de Bretton Woods et bien plus loin encore en considérant que l’utilisation de la Banque de France pour gérer nos déficits n’a été que partielle.

                    Maintenant, il est vrai que l’on pourrait préciser les choses plus en avant sur notre vie à crédit et corréler notamment la courbe du P.I.B sur la courbe de consommation du pétrole ou encore le mille-feuille administratif qu’affectionnent nos politicards. Mais là, mon intention était de parler d’un bout de papier européïste et non d’un problème bien plus complexe sur la dette.

                    Vous vous insurgez contre l’idée d’un nationalisme européen, mais pardonnez moi, la doctrine européïste est bien une forme de nationalisme, puisque la doctrine vise à construire un Etat Nation à l’échelle de l’Europe occidentale. Etat Nation qui ne repose sur rien, sauf une bonne dose de nationalisme de la part de quelques politicards carriéristes et d’altermondialistes trop gogos pour comprendre les enjeux.

                    Néanmoins, votre définition du nationalisme est l’hommage du vice à la vertu, puisque vous donnez sa véritable définition, et non sa mystification liée à des drames historiques.

                    L’U.E selon vous n’est pas autoritaire ? Voulez vous me relire l’article 2 du Traité et me rappeler comment Montebourg s’est fait rabroué par un Commissaire Européen (soit une sous merde de fonctionnaire non élu) ? Pouvez me dire pourquoi Baroso et Draghi imposent leur loi sur 17 pays ?

                    L’U.E n’est pas militariste ? Alors pourquoi ses Etats Membres sont ils pratiquement tous impliqués dans le terrorisme de l’OTAN ?

                    L’U.E n’est pas xénophobe ? Alors pourquoi ne veut elle pas s’ouvrir au Monde Russe ou du moins, se limiter à l’Europe Occidentale, là où il n’y a que des blancs ? Et si vous souhaitez m’évoquer la Turquie, dites moi si ce pays ne fait pas aussi parti de l’OTAN ce qui pourrait expliquer l’idée ? Après tout, quitte à mondialiser le monde sous une même autorité, pourquoi ne pas y inclure l’Afrique ? Pourquoi se limiter à l’Europe de l’Ouest ?


                    • lulupipistrelle 7 juillet 2013 15:22

                      Oh comme c’est marrant... la Suisse, l’Australie, la Norvège, bien connues pour leur laxisme avec l’immigration indésirable... 


                      Pourquoi se limiter à l’Europe de l’ouest ? parce que c’est notre culture est bimillénaire le ciment... mais c’est vrai qu’on pourrait se rapprocher des Russes qui depuis Pierre Le grand ont pris le train en marche. 

                    • tf1Goupie 1er juillet 2013 20:19

                      Bien sur qu’il y a plus de problèmes dans la zone Euro ... mais le traité de Lisbonne ne concerne pas spécifiquement la zone Euro ... je croyais que vous l’aviez lu en détails.

                      La Suisse a voté en 2001 le « frein à l’endettement » ; si on propose la même chose en Europe tout le monde crie au « fascisme ».

                      Et selon vous l’UE est xenophobe parce qu’elle ne veut pas intégrer le monde entier ? Pfffffffffffffffffffff !!
                      Vous avez vu les problèmes qu’a occasionné un élargissement trop rapide ?

                      Et quand il y a un minimum de règles c’est de l’autoritarisme ?
                      Vous n’auriez pas aimé la France de DeGaulle.

                      Bref vous avez décidé de charger la mule.
                      ça fait du bien mais ça n’aide pas du tout les gens à comprendre


                      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 1er juillet 2013 20:57

                        TF1,
                        De Gaulle a combattu toute sa vie le fascisme et les Américains, pour défendre l’indépendance de la France, ne vous attribuez pas ce qui ne vous appartient pas.

                        Vous n’avez, à aucun titre, le droit de vous attribuer tout ce qui touche à la Résistance dans ce pays et au Conseil National de la Résistance. Passez au large !

                        Les Traités européens sont comme des poupées russes, chaque Traité intègre les Traités précédents, le final c’est celui de Lisbonne qui intègre tous les autres.

                        La zone euro est bien dans les choux, le taux de chômage moyen est de 12%

                        La situation est un peu meilleure dans les pays qui sont hors de la zone euro, 10,9%.

                        Et encore meilleure dans les pays hors de l’ UE, chiffres de l’ INSEE et d’ EUROSTAT :

                        * Norvège : 3%
                        * Suisse : 3,4%
                        * Islande : 5,1%
                        * Turquie : 8%
                        * Russie : 6%
                        * Ukraine:8,5%

                        L’UE est une dictature, où les Instances sont dirigées par des gens cooptés, non élus, protégés par l’immunité, quoi qu’ils fassent, et indéboulonnables. Comme l’ URSS.

                        L’extrême droite française est européiste comme les autres Partis politiques, avec un peu plus de mensonges que les autres pour attraper les mécontents à qui aucun politique, ni journaliste, ni membre du FN n’ont jamais lu le moindre article des Traités qui nous gouvernent.

                         Alors qu’il y a 2 ou 3 députés européens au FN, jamais la moindre citation d’article...

                        Le FN veut soi disant sortir de l’euro, alors qu’il n’existe aucun article dans les Traités pour cela. Pure invention.

                        Le FN veut un referendum pour sortir de l’ UE, alors que la sortie de l’UE est liée à l’article 50, une procédure que le FN ne demande pas, et pas du tout liée à un quelconque referendum. Pure invention.

                        Nulle part, le FN n’écrit :
                        « Nous voulons sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN par l’article 50 »


                        • unandeja 8 juillet 2013 12:58

                          désolé mais je suis membre du FN et j’avais lu l’intégralité du TCE....je n’ai pas relu le texte de Lisbonne puisque ce n’était qu’un copier-coller du TCE...

                          Quant à la sortie de l’euro, on ne pourrait en sortir car il n’y a aucnu article pour cela ????
                          Sans parler du fait qu’il faille, ou pas, rester dans l’euro, ce n’est pas l’absence d’article qui pourrait empêcher un pays de retrouver sa souveraineté monnaitaire.

                          Concernant le référendum, le Royaume Uni s’engage également sur cette voie (cf. infos récente)....je ne vois pas quel est le problème....qu’est-ce qui empêche de faire un référendum avant de parler de cet article 50 ?


                        • Malthus Malthus 8 juillet 2013 15:56

                          Vous avez en partie raison. On peut déchirer un traité et sortir souverainement de celui-ci sans explication à donner, ni procédure à suivre.

                          Cependant, lorsqu’on quitte le monde du droit pour faire les choses à la sauvage, on perd en crédibilité avec ses partenaires commerciaux, diplomatiques et même ses adversaires, à savoir se conformer à quelques règles démontrant qu’on est justement pas un pays de sauvages, mais bien la patrie de Montesquieu.

                          C’est une question de posture. Le résultat dans les faits et le temps est strictement le même, mais dans la forme, il devient difficile d’accuser la France de ne pas respecter les traités qu’elle ratifie. Et dans les relations diplomatique, ce n’est pas anodin.

                          En outre, sans vouloir verser dans la polémique, si j’entends parfaitement les différents problèmes que posent l’immigration, on sait très bien que c’est un grigri médiatique pour associer la question à une thèse « extrémiste » pour les petits gauchistes bien pensants. Plus encore, associer la question de la sortie des traités européens (qui est neutre au sens des positions gauche/droite) avec quelques piques islamophobes et les louanges de la peine de mort, y’a rien de mieux pour se couper de plus de la moitié de l’électorat et donc se supprimer toute possibilité STRATEGIQUE d’arriver à un second tour d’élection présidentielle.

                          Même moi qui suit défavorable à la politique migratoire actuelle et partisan de la sortie de l’U.E, jamais je ne voterais pour le F.N, car il y’a des sujets qui me hérissent le poil.

                          Le F.N n’a à mon sens pas vocation à trouver une réelle adhésion populaire, puisqu’il ne parvient toujours pas à faire sa mue. D’ailleurs, son programme économique à bien y regarder est très favorable aux capitalistes de tous poils. Il n’est ni social, ni écologique, il n’est qu’un assainissement limité favorable aux grands industriels et à peine défavorable aux banksters.


                        • unandeja 9 juillet 2013 13:31

                          Matlus, c’est l’intéret d’un référendum sur la question européenne/zone euro. EN effet, un état qui sortirait de façon autoritaire d’une union à laquelle il a adhéré sans réserve et a même largement rédigé les textes fondateurs ferait tâche.....le référendum peut donner une légitimité asez importante pour une telle sortie je pense.....après tout on a déjà voté en 2005 contre...

                          Je ne sais pas où cela nous mènera mais tant qu’il n’y a pas une convergence des politiques économiques et fiscales, on ne peut qu’aller dans le mur....et jen ne crois pas aujourd’hui à une possible convergence des politiques économiques et fiscales...les disparités entre pays me semblent bien trop importantes.....imaginez vous la France accepter une précarisation massive du travail à l’allemande ? Imaginez vous nos voisins accepter de mettre en place un système de protection sociale aussi couteuse que chez nous ?

                          moi non.


                        • BarbeTorte BarbeTorte 1er juillet 2013 22:06

                          Pour quoi faire lire les traités ?
                          Quel intérêt ?
                          Vous savez très bien qu’on ne nous demandera pas notre avis ...
                          Vous savez très bien que ceux qui s’opposent à ces traités sont traités de tous les noms.
                          D’ailleurs, la dernière fois qu’on nous a posé la question, on a donné une réponse assez claire ce me semble ? Que croyez vous qu’il advint ? On nous a seriné pendant des semaines que c’était une erreur, forcément, un malentendu, que d’ailleurs on avait bien compris le message, ne vous inquiétez pas, qu’on allait faire ce que le bon peuple demandait : un peu de blanco et on repropose le même texte, et on le vote à l’assemblée, pourquoi perdre du temps puisque le brave peuple avait été compris et aurait certainement voté massivement oui à la nouvelle mouture.
                          Très clairement, vous pouvez vous amuser à lire ces fameux traités, faites nous un résumé s’il vous plait, qu’on sache comment on va se faire tondre dans les années qui viennent.


                          • Jean Mohamed De La Bastille Jean Mohamed De La Bastille 2 juillet 2013 02:08

                            Merci pour cet article et pour votre pédagogie.


                            • husky husky 2 juillet 2013 07:57

                              bien, et j’ajouterai, concernant l’article 123...

                              -que les banques privées qui vont octroyer des prêts à l’état vont pour ce faire créer cet argent, de trois clics sur leur clavier...elles détruiront par la suite cette ligne au fur et à mesure des remboursements 
                              MAIS LES INTÉRÊTS eux vont dans la popoche de ces prèteurs qui n’ont rien à préter
                              mais la loi qu’ils ont fait promulguer en soudoyant nos politiques le leur permet

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