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Accueil du site > Actualités > Politique > Charles de Gaulle contre Jean Moulin

Charles de Gaulle contre Jean Moulin

 Au temps où Françoise Petitdemange et moi achevions la mise au point du manuscrit de "Fallait-il laisser mourir Jean Moulin ?" (Editions Paroles Vives - 1994), nous avons rendu visite à Lucie et Raymond Aubrac...

 Ailleurs, nous en dirons davantage sur les éléments essentiels qu'ils ont bien voulu porter à notre connaissance, ce jour-là. Pour l'instant, il suffira d'indiquer que, parmi les personnes auxquelles elle et lui ont bien voulu nous offrir leur recommandation, il y avait la fille de Pierre Cot, c'est-à-dire la fille de celui dont nous nous plaisons à dire qu'il a été sans doute le plus grand homme d'Etat français du XXème siècle, et tout particulièrement par effet de synergie avec Jean Moulin.

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Pierre Cot

 Annie Cot se révélant être l'épouse de Jean-Noël Jeanneney (petit-fils du président du Sénat de la Troisième République, Jules Jeanneney, et fils du ministre de de Gaulle, Jean-Marcel Jeanneney), nous eûmes l'extrême plaisir de faire également la connaissance de cet homme charmant et très documenté, puis, après qu'il eut achevé la lecture de l'exemplaire que nous avions offert à Annie Cot, de venir à sa rencontre, cette fois dans son bureau de Sciences-Po où il nous a accueillis avec ces mots que l'avenir - c'était il y aura vingt ans l'année prochaine - n'a jusqu'à présent jamais démentis : "Compte tenu de ce que vous avez découvert et publié à propos du général de Gaulle, en France, pour vous, c'est terminé. Vous n'aurez jamais aucun appui ni de la presse, ni de l'Université."

 Tout ceci, bien sûr, parce qu'il n'y a pas que le coup de l'adverbe "souverainement" qui apparaisse dans "Fallait-il laisser mourir Jean Moulin ?"

 Pour celles et ceux qui ne savent pas encore ce qu'est le coup de l'adverbe "souverainement", recommandons :
 http://souverainement.canalblog.com

 Ensuite, il ne sera certainement pas inutile de lire la totalité de cette vidéo : 

 Et l'on comparera à ce qui se dit aujourd'hui officiellement de Jean Moulin et du Conseil National de la Résistance... Le héros, c'est décidément celui que la légende, colportée par les prétendu(e)s admirateurs et admiratrices, n'a de cesse de faire taire, façon subséquente de le laisser encore et toujours mourir.

 Michel J. Cuny


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22 réactions à cet article    


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 1er juin 2013 11:09

    Mettre la « Libération de la France » sur le compte de De Gaulle était la trahison que la France n’aurait jamais du commettre ! Jean Moulin était un résistant et non un pouilleux comme l’était De Gaulle et l’ensemble de tous ceux qui avaient détruit l’avenir Nord Africains comme ce terroriste en puissance Francis Jeanson !

    La France ne sortira jamais de l’auberge de la trahison et donc ne sera jamais un pays libre, l’histoire lui crachera à la face aussi longtemps que le système solaire continuera à exister dans l’Univers ! N’y allez pas à Caluire, LA VÉRITÉ EST AILLEURS !


    • Onecinikiou 1er juin 2013 22:19

      « Mettre la « Libération de la France » sur le compte de De Gaulle était la trahison que la France n’aurait jamais du commettre »


      Non seulement ce que vous affirmer ici sur de Gaulle, qui est votre opinion personnelle et sans doute le produit d’un ressentiment à son égard (vous réglez des comptes politiques), est sans importance eu égard à la réalité historique et le sentiment de français vis à vis de cette réalité.

      Deuxio, et en revanche, il est tout à fait historiquement fondé que mettre l’indépendance de l’Algérie sur le compte du FLN est une pure mystification, du fait que le FLN et sa branche armée furent vaincues militairement par l’armée française. Ce que tous les historiens un tant soi peu sérieux savent. 

      C’est ce qu’on appelle le retour à l’envoyeur. 

      Enfin sachez que les français lavent leur linge, propre ou sale, en famille. Ils n’ont par conséquent aucune leçon de politique à recevoir d’individus qui n’ont fait que démontrer leur incurie à tout point de vue depuis précisément que l’on leur a octroyé de bonne grâce l’indépendance, et dont une fraction non-négligeable dudit peuple ne rêvent que d’une chose : rallier l’ancienne puissance colonisatrice.

    • cedricx cedricx 1er juin 2013 22:40

      « Enfin sachez que les français lavent leur linge, propre ou sale, en famille. Ils n’ont par conséquent aucune leçon de politique à recevoir d’individus qui n’ont fait que démontrer leur incurie à tout point... »


      Vous confirmez donc que les harkis ne sont pas français !

    • mac 1er juin 2013 23:21

      Mohammed MADJOUR

      Pour rappel, de Gaulle était un militaire et avant de devenir général, il a évidemment été colonel. Lors de la bataille de Montcornet, il s’est confronté directement aux allemands et les a repoussé momentanément malgré le manque de moyens aériens. Donc ce n’est pas Jean Moulin resté en France contre de Gaulle parti ( peut-être se réfugier ou se « planquer » à Londres pour les plus « socialistes » ou atlantistes, ce qui parfois est peut-être synonyme ?) . Les choses sont tout de même nettement plus complexes.
      Il me semble certain que de Gaulle était le plus armé et le plus compétent pour nous éviter une forme d’annexion américaine due à notre défaite militaire de 40.


    • Onecinikiou 2 juin 2013 17:31

      « Vous confirmez donc que les harkis ne sont pas français ! »


      Où aurait-je écrit cela ? Quelle déduction logique tirez-vous de mes propos ?

      Les harkis, en l’occurrence, ont fait le choix de la France. Un choix qui leur a couté très cher. Ils sont indéniablement français par le prix du sang versé. 

      Si je voulais être provocateur, je dirai même qu’ils sont plus français que ne le sont certains « de souche » soumis à l’idéologie de la repentance perpétuelle, quand ce n’est pas à celle qui confine à la haine de soi, et qui, pour paraphraser Mitterrand, provient « de gens qui ne sentent pas, profondément, ce que c’est que d’être français, l’honneur d’être français et l’honneur de l’histoire de France ».

    • Furax Furax 1er juin 2013 12:18

      Dans :
      http://www.ndf.fr/nos-breves/17-04-2012/le-couple-aubrac-et-lenigme-de-la-mort-de-jean-moulin

      "François Bédarida, issu de Témoignage chrétien, a ainsi interpellé Raymond Aubrac : « Les historiens sont par définition des gens curieux. Comment un homme comme vous qui contrôle son langage, peut-il avoir oscillé sans cesse entre le fait de dire tantôt : ‘non, je n’ai pas été reconnu comme Aubrac’ et ‘oui, j’ai été identifié’ ? » (4).

      Et son appréciation tombe, terrible : « Votre stratégie, destinée en principe à perpétuer l’image de la Résistance, me paraît à terme désastreuse … Pourquoi ? parce que si, sous couleur de rendre le passé plus vivant, on se met à l’enjoliver, à broder, voire à inventer des récits, au lieu de s’en tenir fidèlement et rigoureusement aux données de fait, alors on s’expose à un très grave choc en retour. »

      C’est que, souligne ma correspondante, « s’ils n’ont sans doute pas trahi (ou s’ils l’ont fait, il n’y en actuellement pas de preuve), les époux Aubrac, Lucie surtout, étaient de fieffés menteurs. »



      • Florian.J 1er juin 2013 15:08

        Je ne suis pas d’accord avec ce faux procès sur le général de Gaulle.
        Je suis un grand admirateur du personnage, qui a prouvé à mainte reprise que l’on pouvait exercer les plus hautes fonctions tout en restant désintéressé et farouchement patriote, ce qui a permit après 1945 de reconstruire la France et, en défendant pleinement ses intérêts de lui redonner une aura largement attaquée après la défaite de 1940. De Gaulle n’était pas un problème, il était la solution et je pense que nous avons besoin d’un grand bonhomme comme lui.

        Toutefois j’aime bien lire et voir des choses contradictoires histoire de forger mes convictions. En ce sens la conférence sur de Gaulle d’Henri Guillemin et bien plus crédible que ce qui est avancé ici.

        J’ai surtout vu la vidéo liée à l’article (qui n’a aucun rapport dans son contenu avec l’article, mais passons).

        Il est dit dans la première moitié de la vidéo des choses sur De Gaulle sur les ce qu’il a pu dire, écrire et faire entre 1914 et 1945 pour participer à l’effort de défense du pays, en gros on lui reproche d’avoir participé à la guerre !

        Est ce là tout ce qu’on aurait pu lui reprocher ? Avoir défendu la France, avoir appelée à s’armer face à la montée d’Hitler, avoir refusé la défaite ?!
        On croit rêver. Si il y a bien des gens à blâmer, ce sont ceux qui ont conduit à cette défaite, pas ceux qui n’ont rien lâchés.

        Il est dit qu’Hitler se serait (peut être) inspiré de certains écrits de De Gaulle pour organiser sa tactique militaire. Si c’est le cas, c’est bien dommage, mais c’est quand même fort de le reprocher à de Gaulle, si les autorités Françaises de l’époque l’avaient écouté, peut être que l’ont aurait pas connu la défaite en 1940, peut être même que l’on aurait pas connu la guerre !
        Bon on va pas réécrire l’histoire, mais je trouver vraiment injuste de reprocher à De Gaulle d’avoir vu juste !

        Dans la seconde partie, on reproche des actions de De Gaulle, apparemment arbitraires, notamment en Algérie, c’est sans doute vrai...mais vous a t’il échappé que le pays était en guerre ? Que les Américains, qui n’aimaient pas beaucoup De Gaulle voulaient prendre possession du Nord de l’Afrique ?
        De Gaulle a cherché à rétablir la souveraineté Française sur ces territoires, puis a plus tard participé à la décolonisation.
        Encore une fois on va pas refaire l’histoire, mais il est possible que si ça n’avait pas été fait, tous ces pays auraient sans doute été sous domination Américaine...

        Bref, le procès est facile mais totalement raté à mon avis.

        Même moi qui ait de l’admiration pour le personnage, peut en faire la critique, notamment celle de son monarchisme « républicain », dont le fruit est la 5ème république.
        Il se trouve que De Gaulle avait la stature, la droiture et la légitimité pour faire office de monarque absolu sur la république. Sur le long terme, je crois que l’exercice est totalement raté, tous ses successeurs n’ont été que des clowns qui ont su en tirer parti pour leur propre compte et celui des copains.
        En ce sens, on peut critiquer De Gaulle. La théorie de l’homme providentiel qui sauvera la nation quelque soit les difficultés (et elle sont nombreuses aujourd’hui) ne se vérifie que quelque fois dans l’histoire, elle ne peut pas être valable lors de chaque élection présidentielle.
        Ce concept lui tenait beaucoup à coeur, c’est dommage, je crois que nous le payons aujourd’hui.
        Cordialement.


        • Antoine Diederick 1er juin 2013 16:31

          en 1939-1940, la France est la puissance militaire en Europe.

          Elle peut mobiliser plus de 300 000 hommes, ses forces navales sont tout aussi puissantes et surtout modernes. Il est vrai que l’armée française est sous - équipée technologiquement face aux allemands qui ont modernisé.

          Si , pendant la drôle de guerre, la France avait attaqué la première, avec bien sûr des difficultés, le cours de l’histoire aurait changé. Hitler n’était pas prêt en 39.

          Le commandement EM déplorable.


          • Antoine Diederick 1er juin 2013 16:34

            Qui était Jean Moulin car il y a eu deux héros de Gaulle et Jean Moulin qui tout deux sont devenus des figures historiques ?

            Ensuite les services secrets anglais ont beaucoup intrigué.

            Quelle est la vérité ?


            • alain_àààé 1er juin 2013 17:28

              je suis l histoire la petite a la grande et je ne comprend ses sous entendu qui laisserait entenre que de gaulle aurait abondonné jean moulin.

              je ne vais pas encore dit qui je suis et que j ai eu des membres de ma famille morte a auswitch donc ma tante qui elle est revenue en France et qui faisait parti des services secret colonel REMY donc de de gaulle et a été décordé par celui ci on peut dire ou écrire tout ce que l on veut mais de gaulle et devenu un grand homme car il n as jamais plier devant les allemands bien que les membres de sa famille soit morte aux camps de déportation.et ou je vois aujourdhui que lorsqu il était au pouvoir les gens de religion juifs ne l on jamais attaqué sur sa vie.je terminerais que pour rallier les résistants de quelque soit leurs idéologie était un travail énorme avec des trahisons et je peux ajouter« que moulin a travail pour un grand pays autre que la France »


              • Akerios 1er juin 2013 18:29

                Bonjour,

                Juste une information. Les archives nationales conservent certaines archives particulièrement sensibles pendant un certain temps avant qu’elles soient accessibles aux simples citoyens.

                Après un certain temps qui décide de ce qui est à cacher ou a divulguer sans parler de la troisième hypothèse que je vous laisse deviner !

                Chaque pays cache des secrets d’état honteux qui mêmes après 50 ans ne sont toujours pas avouables.

                Il ne reste donc que des suppositions.

                Pour la Liban et la Syrie et ensuite le Vietnam la connaissance des faits historiques est asse édifiante.

                 Le cas du Vietnam est surprenant a la fin de la guerre 1939/1945.

                Sous la tutelle de l’armée japonaise les fonctionnaires du gouvernement de Vichy administrent le Vietnam et l’armée est cantonnée dans les casernes. Les troupes japonaises déployés aux points stratégiques défendent la colonie.

                Au soir du 9 mars 1945

                «  Le commandement local japonais (à Saigon) est du même avis que le ministère des Affaires étrangères pour penser que le coup de force doit se produire rapidement et aboutir à l’indépendance des trois Etats indochinois (Vietnam, Cambodge, Laos). Le 1er février 1945, quelques heures avant la chute de Manille, la Conférence suprême sur la conduite de la guerre décide d’organiser le coup de force contre la puissance coloniale dans les semaines suivantes. Il convient de se mettre d’accord sur le nouveau statut de l’Indochine.  » Ref.http://www.anac-fr.com/2gm/2gm_93.htm

                Les forces françaises sont décimées par nos anciens alliés et les fonctionnaires emprisonnés.

                L’armée d’Indochine ne se laissera pas neutraliser, comme l’armée d’armistice en France en novembre 1942.

                 

                De nombreux français seront les victimes de la Kempétaï (Gestapo nippone) qui va torturer et assassiner jusqu’au 20 septembre 1945

                Le Japon capitule le 15 aout 1945 et seulement le 20 septembre les Japonais libèrent les français

                 « On verra que c’est un Français, le commissaire de la République Cédille qui refusera leur libération et les maintiendra sous garde japonaise. »  !?????????

                 

                 

                 

                 

                 


                • Akerios 1er juin 2013 19:00

                  Certains politiciens de droite veulent supprimer l’enseignement de l’histoire.

                  Notamment un certain N. Sarcosy en a été l’exemple , mais beaucoup d’autres se sont acharnés à le faire avant lui.

                  Parmi ces ennemis de l’enseignement de l’histoire pour rendre amnésiques les peuples on trouve avant lui :

                  L’empereur jaune en Chine , Mao Zedong avec sa révolution cultuelle , Hitler et bien d’autres. 

                  N. Sarcosy et l’UMP ne sont pas comparables bien sur mais ils ont partagés cette idée commune au niveau politique !

                  Pour diriger les peuples il faut les rendre amnésiques !

                  Nos débats sont constructifs ! Quand un politicien se dit Gaulliste ou Socialiste et a ce titre demande le pouvoir politique : sans la connaissance de notre histoire ....................

                   

                   


                  • jctheo 1er juin 2013 20:40

                    Je ne sais pas qui vous paie pour dire des aneries aussi grotesques mais j’espère que vous l êtes bien ;
                    Sans doute voudriez vous faire oeuvre de rhétorique mais pour cela il vous faudrait d’abord retourner à l’école !
                    Ce que vous voulez démontrer est l’habile juxtaposition de texte écrits à des périodes très différentes, complètement découplées de la réalité d’aujourd’hui,et n ont donc pas la valeur démonstrative que vous voulez leur donner !
                    C’est une fraude intellectuelle habilement utilisée par les conteurs d’histoires !
                    J’avoue que je ne suis même pas allé au terme de votre exposé ;
                    Si vous en avez le courage je suis prêt à vous rencontrer où vous voudrez pour parler et débattre sur des sujets politiques et ou historiques et notamment sur l’histoire et la personnalité du Général de Gaulle.
                     Pérorer devant une caméra sans risquer la contradiction est facile.Débattre demande un peu de courage.Je serais surpris que vous acceptiez.. ;


                    • Akerios 2 juin 2013 10:48

                      jctheo

                      Non ! ce ne sont pas des aneries mais un point de vue donné avec les sources. La conclusion n’est pas probante . 

                      Comme toi je ne suis pas d’accord.

                      Je te cite jctheo «  J’avoue que je ne suis même pas allé au terme de votre exposé  » et bien cela par contre est navrant !

                       

                      Je reprend tes propres paroles pour conclure  :

                      « Débattre demande un peu de courage.Je serais surpris que vous acceptiez.. ; »

                       

                      Dans tous les cas merci pour ton avis que j’ai lu en entier.

                       


                    • Antoine Diederick 1er juin 2013 21:55

                      Il aurait fallu que les ouvriers français aillent travailler en URSS pour les aider à surmonter une crise économique ?

                      Finalement, si le patronat français redoutait le Front Populaire, les masses ouvrières redoutaient la pauvreté.

                      Or, à l’époque, l’économie fonctionnait au ralenti et la gauche comme la droite ne voyaient pas clair.
                      Tout cela sur un fond de pleurnicheries suite à la guerre de 14. C’était la guerre qui arrivait, c’était inéluctable.

                      Alors, on a tout dit sur ces deux héros. Moulin, agent bolchevique ? Homme sincère et patriote trahi pas une faction de la résistance ou encore une tentative de déstabiliser De Gaulle.

                      Si je me souviens bien, les services secrets anglais ont tout même cuisiné un ou deux agent de liaison de De Gaulle.


                      • Akerios 2 juin 2013 11:22

                        Merci pour l’article Michel J. Cuny il apporte un éclairage diffèrent sur De Gaulle.

                        L’ensemble des témoignages et des faits historiques regroupent les différentes facettes de cet homme politique qui s’est placé au bon moment et a la bonne place pour prendre le pouvoir.

                        Tous les grands personnages politiques ( pour ne pas dire tous les grands homme ) suivent ce shéma.

                        La course au pouvoir s’ouvre lors des crises sociales humaines . Des hommes comme Staline , Hitler, Churchill , MacArthur , De Gaulle , le général Giraut , Pétain , Eisenhower .............................. sont les acteurs clés de l’aventure humaine.

                        Les décisions prisent par ces hommes impactent le déroulement de centaines de millions de vie.

                        Il faut placer au plus haut niveau les exigences de résultats et ne pardonner aucunes failles !

                        Il y a un devoir de mémoire et il n’y a pas un droit d’amnésie  !

                         

                         

                         


                        • Furax Furax 2 juin 2013 12:19

                          Il y a surtout un devoir de recherche de la vérité. Et de méfiance vis à vis des menteurs !


                        • Akerios 2 juin 2013 13:24

                          Oui Furax c’est la finalité , le but recherché a ne pas perdre de vu.


                        • exocet exocet 2 juin 2013 19:37
                          Concernant Lucie et Raymond Aubrac, le site « l’insolent » expose les doutes.....



                          Le couple Aubrac et l’énigme de la mort de Jean Moulin

                          Un lecteur de l’Insolent pose à propos du couple Aubrac la question qui fâche : « est-ce qu’Aubrac a un lien avec l’assassinat de Moulin ? Au sens où il l’aurait vendu ? »

                          Plutôt que de me contenter d’une « petite réponse » comme je le fais de temps en temps, je préfère lui consacrer une chronique entière. La dimension « policière » de cette énigme ne sera sans doute jamais entièrement résolue. Elle mérite un vrai développement à elle seule.

                          On sait que Jean Moulin, chef de la Résistance intérieure fut arrêté en juin 1943 lors du « rendez-vous de Caluire », dans la banlieue Lyonnaise. Torturé puis mis à mort, a-t-il été trahi ? La tentation est grande de s’interroger sur le rôle des dissensions internes des mouvements de résistance. On a ainsi chargé et sur-chargé René Hardy, pourtant « blanchi » par deux procès, mais ré-accusé, plus de 30 ans après la guerre, par Roger Wybot ancien patron de la DST etc. Le brouillard autour de cette affaire ne disconvient sans doute pas aux amateurs de légendes. (1)⇓

                          Au bout du compte on peut penser en effet que le PC suivait alors une ligne internationale qui s’est employée dès 1938 en Espagne jusqu’aux procès de Prague de l’après-guerre, à liquider ses compagnons de route de l’ancienne ligne « antifasciste ». Dont Jean Moulin en France. C’est ce que j’essaye d’expliquer dans le chapitre X de mon livre sur « L’Alliance Staline Hitler », à propos de Münzenberg, chef d’orchestre. (2)⇓

                          L’année 1943 correspond à la date précise où le Kremlin mise sur une autre forme de géostratégie, après deux années de défaites face à la Wehrmacht. Les staliniens donneront désormais à cela le nom de Grande Guerre Patriotique, cherchant à y associer d’autres forces.

                          Mais de là à prouver que Raymond Aubrac lui-même aurait livré directement « Max » à la Gestapo, il y a un pas que Vergès, ne reculant jamais devant aucune provocation, a voulu tenter de franchir.

                          J’avoue ne pas lui donner raison et regretter aussi que Chauvy dans son livre si bien documenté par ailleurs ait hésité à écarter ces insinuations.

                          D’abord parce qu’elles s’appuient sur un prétendu « testament » de Barbie pratiquement, et moralement, sans valeur.

                          Ensuite parce qu’il existe, hélas, de nombreuses autres explications. Tous ceux qui ont eu une expérience, même limitée, de la lutte clandestine comprendront aisément l’une d’entre elles. Le « rendez-vous de Calluire » de juin 1943 dans la villa du Dr Dugoujon était connu de beaucoup trop de gens pour ne pas finir en guet-apens.

                          Enfin, beaucoup plus grave : tout au long des 67 dernières années, et dès 1945 dans la Marseillaise les Aubrac ont donné des événements des récits à géométrie variable. Ceci donne hélas une fâcheuse impression. Le mensonge ne suffit pas à démontrer la culpabilité, mais si on a affaire à un juge d’instruction comme Mme Eva Joly, il laisse peu de place au doute chez une personne comme elle.

                          Une correspondante et amie de L’Insolent m’écrit en particulier à ce sujet : « Vous rappelez la constitution, en 1997, d’une sorte de jury d’honneur demandé par Aubrac pour répondre aux accusations plus ou moins voilées de Chauvy et vous précisez, fort justement, que ce »jury« était »composé d’amis et de compagnons des deux héros".

                          Pourtant, s’il a rejeté les accusations portées par Barbie (dont on peut en effet estimer qu’il s’agit d’un témoin peu digne de foi), ce jury d’honneur, contrairement à ce qu’ont toujours affirmé les époux Aubrac, n’a pas été pour eux le triomphe qu’ils espéraient.

                          En effet, les historiens qui le composaient, si favorables qu’ils aient pu être en principe aux époux Aubrac, ont fait l’œuvre d’historiens que l’on attendait d’eux."

                          Donnons donc quelques précisions.

                          L’entretien s’est déroulé le samedi 17 mai 1997, au siège de Libération.

                          Les interlocuteurs des Aubrac s’appelaient François Bédarida, Jean-Pierre Azéma, Laurent Douzou, Henry Rousso et Dominique Veillon, et surtout Daniel Cordier, compagnon de la Libération et secrétaire de Jean Moulin. Également « Raymond Aubrac a souhaité la présence de son ami Jean-Pierre Vernant : non pas tant comme historien – philosophe de formation, il se qualifie lui-même d’anthropologue de l’histoire de l’Antiquité classique – que comme résistant de la première heure. Maurice Agulhon, historien incontesté du XIXe siècle, a répondu lui aussi à l’invitation de ses amis Aubrac. » (3)⇓

                          La confrontation dura cinq heures. Publiant le dossier de cet entretien en juillet, donc après deux mois de réflexion, Serge July n’hésitera pas à y voir « la leçon d’Histoire ». Façon de parler. En fait dans une très belle lettre à Lucie Aubrac, Daniel Cordier écrira le 11 juillet : « Chère Lucie, ce fut atroce, j’en conviens. Mais Raymond et vous ne furent pas les seuls à souffrir. Ce qui m’a frappé au cours de cette cruelle expérience, c’est votre réaction. Même si elle n’était pas distinctement exprimée, je pressentais que vous éprouviez une injustice, et même un outrage à être traitée de la sorte. C’était sensible en additionnant vos impatiences, votre courroux rentré. Oui, il y avait dans cette humeur le pathétique d’une reine déchue. »

                          François Bédarida, issu de Témoignage chrétien, a ainsi interpellé Raymond Aubrac : « Les historiens sont par définition des gens curieux. Comment un homme comme vous qui contrôle son langage, peut-il avoir oscillé sans cesse entre le fait de dire tantôt : ‘non, je n’ai pas été reconnu comme Aubrac’ et ‘oui, j’ai été identifié’ ? » (4)⇓.

                          Et son appréciation tombe, terrible : « Votre stratégie, destinée en principe à perpétuer l’image de la Résistance, me paraît à terme désastreuse ... Pourquoi ? parce que si, sous couleur de rendre le passé plus vivant, on se met à l’enjoliver, à broder, voire à inventer des récits, au lieu de s’en tenir fidèlement et rigoureusement aux données de fait, alors on s’expose à un très grave choc en retour. »

                          C’est que, souligne ma correspondante, « s’ils n’ont sans doute pas trahi (ou s’ils l’ont fait, il n’y en actuellement pas de preuve), les époux Aubrac, Lucie surtout, étaient de fieffés menteurs. »

                          Il suffit, conclut-elle, de comparer les témoignages apportés en diverses occasions par Lucie Aubrac, les premiers en 1945, entre eux et avec ceux de son mari, et aussi avec les pièces officielles extraites des archives pour constater que Mme Aubrac était, pour le moins, brouillée avec la vérité.

                          Un exemple : Lucie Aubrac a affirmé à plusieurs reprises (5)⇓ qu’elle avait fait évader son mari de l’hôpital de l’Antiquaille le 24 mai 1943. Or, s’il y a bien eu une évasion à cette date de cet hôpital, Raymond Aubrac n’en a pas bénéficié : en effet, arrêté, sous le nom de François Vallet, le 15 mars 1943, lors d’une réunion de résistants, il avait été libéré le 10 mai 1943. Raymond Aubrac lui-même l’a reconnu à plusieurs reprises, y compris lors d’une audience où sa femme devait répéter sa version inexacte des faits. Henry Frenay, dès le 13 juin 1943, le dit aussi ; en atteste surtout l’avis de mise en liberté, sur ordre de M. Cohendy, juge d’instruction, signé le 10 mai 1943 par le gardien-chef de la prison de Saint-Paul.

                          Il existe également des contradictions dans les différentes versions que Mme Aubrac donne du second de ses exploits : l’évasion de son mari, arrêté à nouveau à Caluire, d’un fourgon cellulaire attaqué par la Résistance, en octobre 1943. Là aussi, d’autres témoignages et des documents d’archives la contredisent.

                          Or, bien que, dès cet entretien de 1997, Lucie Aubrac met ses mensonges sur le compte de sa « mémoire défaillante », elle continua jusqu’à sa mort, à sillonner la France de collèges en lycées et autres lieux d’enseignement, pour y faire des conférences. On la présentait, et on la présente encore comme « la mémoire vivante » de la Résistance !

                          De mon point de vue, pour donner une conclusion personnelle, cette identification correspond exactement à la récupération du patriotisme par le parti communiste.

                          Cette imposture mémorielle a été rendue possible, penseront certains, par l’alliance permanente du mythe gaulliste, sur lequel ont misé les Soviétiques à partir de 1943. Mais ceci, aurait dit Kipling, est une autre histoire. Est-ce vraiment une autre histoire ? La disparition de Jean Moulin ne la facilitait-elle pas grandement ?


                          • Akerios 2 juin 2013 19:58

                            Merci  exocet pour ce travaille .


                          • Michel J. Cuny Michel J. Cuny 5 juin 2013 17:57

                            A SelenaOndirignee,

                            Les questions que vous posez ici me renvoient à ce désarroi qui m’a frappé moi-même lors de ma première prise de contact avec les lecteurs et lectrices de mes messages sur Agoravox.

                            Depuis bientôt une quarantaine d’années - écrivaine et écrivain professionnels et indépendants -, Françoise Petitdemange et moi sommes au contact direct de quelques milliers de personnes qui nous connaissent pour avoir lu, à chaque fois, au moins quelques centaines de pages de nos écrits : elles ne croient pas pouvoir tenir le bon rôle face à nous en envoyant simplement trois mots par-dessus les moulins.

                            Ici, les personnes qui ont la bonté de nous transmettre leurs impressions ne savent pas très bien d’où nous sortons.

                            Sans doute imaginent-elles qu’en une cinquantaine de lignes nous avons fini de dire tout ce que nous avions à dire, et qu’il ne reste plus qu’à nous régler notre compte, un peu comme on descend des poupées sur une foire foraine.

                            La première expérience fait un peu froid dans le dos, je le redis...

                            N’empêche, c’est maintenant écrit : De Gaulle a effectivement truqué, dans ses Mémoires, le passage qui nous permet de comprendre pourquoi Jean Moulin est mort dans les conditions que nous savons, et pourquoi il reste urgent pour nos « maîtres » de le laisser un peu plus mourir chaque jour dans la mémoire de ce peuple pour lequel il a offert le meilleur de lui-même en ce bel âge de quarante-quatre ans...

                            Souhaitons qu’un jour pas trop éloigné d’aujourd’hui, nos concitoyennes et concitoyens auront à coeur de faire la preuve qu’ils (elles) ont bien compris qu’ici aussi, sur Internet, et plus particulièrement sur Agoravox, il est possible d’essayer de donner le meilleur de soi-même...

                            Amicalement à vous,

                            Michel J. Cuny

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