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Accueil du site > Actualités > Politique > Charles Pasqua, ange et démon de la politique française

Charles Pasqua, ange et démon de la politique française

À la fois père spirituel, compère et rival de Nicolas Sarkozy pendant une vingtaine d’années, Charles Pasqua doit rendre des comptes à la justice. Retour sur un des grognards du post-gaullisme.

Depuis lundi 5 novembre 2007 et jusqu’au 28 novembre se déroule le procès de Charles Pasqua, 80 ans, célèbre figure du post-gaullisme à la fois « prestigieuse et controversée » selon les mots du président du tribunal Jean-Louis Kantor.

La dernière fois qu’il avait fait parler de lui politiquement, c’était il y a quelques semaines pour s’opposer à l’amendement Mariani (première version) qui instituait des tests ADN pour le regroupement familial, dont le relookage l’a finalement convaincu de voter favorablement au Sénat.

Pasqua, personnage sulfureux et pourtant qui ne manque pas de séduction. J’ai eu l’occasion de le croiser deux fois au Sénat de façon impromptue, et sa bonhomie joviale, son sourire du Sud, sa bonne humeur m’ont rendu sympathique un personnage qui pourtant terrorisait bien des étudiants il y a une vingtaine d’années.

Car Charles Pasqua, c’était d’abord le ministre de l’Intérieur qui voulait terroriser. Pas les étudiants, mais les terroristes. Qui voulait montrer une fermeté et une poigne qui rendaient son visage presque cruel, méchant, comme celui d’un molosse prêt à mordre alors que son sourire, ses yeux malicieux et son accent savoureux auraient pu le faire passer pour un Fernandel de la politique.

Nicolas Sarkozy, en 2002, n’a fait que reprendre cette visibilité à son compte, en voulant, lui aussi, se montrer ferme comme ministre de l’Intérieur, à tel point qu’un peu partout en France, dans les lycées, dans les universités, dans les entreprises, les gens évoquent pour plaisanter "Sarkozy" pour parler de punition, de sanction, de surveillance etc. Il y a 20 ans, on évoquait "Pasqua" de la même manière. Leur opération marketing avait atteint leur but : rendre leur nom synonyme d’ordre.

Reprenons la vie de Charles Pasqua.

L’homme d’action et de terrain

Il est loin de ce qu’on appelle les "technocrates", ni ENA, ni X, pas de diplôme prestigieux (seulement des certificats de licence de droit). Un homme de terrain. Un commercial de chez Ricard. En une dizaine d’années, il devient le numéro deux du groupe.

Le côté sulfureux arrive dès le retour au pouvoir de de Gaulle avec la mise en place en 1960 du Service d’action civique (SAC) dont il est l’un des fondateurs. Mouvement soi-disant de gardiens fidèles et dévoués au gaullisme mais qui a dérivé dans plusieurs affaires criminelles jusqu’à sa dissolution le 3 août 1982, par François Mitterrand, après la tuerie d’Auriol.

Mais Charles Pasqua avait été exclu du SAC dès 1969. Jacques Foccart aurait d’ailleurs obtenu son exclusion car ce dernier, plutôt mal vu par les autres membres du SAC, avait voulu en prendre le contrôle après la révolte étudiante de mai 1968.

En juin 1968, il fut élu député de Clichy-Levallois dans la vague gaulliste et s’investit au sein de l’UDR.

Le conseiller de Chirac

Conseiller de Jacques Chirac avec Marie-France Garaud et Pierre Juillet qui virent en Chirac le dauphin de Pompidou, Charles Pasqua fut le maître d’œuvre et de bluff de la prise de l’UDR par Chirac en décembre 1974. Alors Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac était ressenti comme un traître par les barons gaullistes car il avait fait échouer la candidature de Jacques Chaban-Delmas.

C’est dans ces circonstances-là que l’on peut comprendre toute la force d’une bonne maîtrise d’un congrès (ou d’assises) : Charles Pasqua répandait auprès de tous les cadres de l’UDR l’idée que Chirac était majoritaire et qu’il valait mieux pour eux d’être parmi les vainqueurs.

Cette prise de l’UDR en 1974 par Jacques Chirac et Charles Pasqua fait d’ailleurs curieusement penser à la conquête de l’UMP en 2004 par Nicolas Sarkozy (obtenue contre les lieutenants du chiraquisme).

En 1981, Charles Pasqua organisa la campagne présidentielle de Jacques Chirac (alors que Marie-France Garaud se présenta aussi de son côté) et encouragea les militants du RPR à favoriser l’élection de François Mitterrand (Giscard d’Estaing l’aurait d’ailleurs compris en se faisant passer lui-même pour un militant du RPR entre les deux tours de la présidentielle de 1981).

Ainsi, la voie fut ouverte à Jacques Chirac pour devenir le seul leader de la droite et du centre face à la gauche socialo-communiste.

Pendant les cinq années de la majorité de gauche, Charles Pasqua fut l’un des principaux batailleurs contre les réformes du gouvernement, fort de sa présidence du groupe RPR au Sénat.

Dès 1982-1983, les socialistes durent accepter le réalisme économique et remettre à plus tard l’application des 110 propositions de 1981.

Ce qui a abouti à la formation du premier gouvernement de la cohabitation, en mars 1986, et à la nomination de Charles Pasqua au ministère de l’Intérieur où il eut à faire face à des attentats terroristes meurtriers mais également aux manifestations étudiantes contre la loi Devaquet qui se terminèrent par la mort de Malik Oussékine.

Charles Pasqua aurait auparavant prévenu le gouvernement des risques de "bavures" et de "débordements" et avait demandé le retrait de la loi Devaquet alors que René Monory, le ministre de l’Éducation nationale, refusait toute concession (par la suite, en 1992, René Monory sera devenu président du Sénat, poste que convoitait Charles Pasqua alors que le groupe RPR était devenu le plus important du Sénat).

En 1986, Mitterrand avait refusé de nommer François Léotard à la Défense et Étienne Dailly à la Justice, mais il ne s’était pas opposé à la nomination de Charles Pasqua à l’Intérieur car il estimait beaucoup l’homme et ses engagements dans la Résistance à l’âge de quinze ans (sous le nom de "Prairie") grâce à son père et à son oncle (il fit notamment du repérage de mines allemandes du côté de Grasse en 1943).

C’est pour cette raison (engagement dans la Résistance) que Jacques Chirac lui conservera toute son amitié et son estime malgré la rudesse de leurs relations après 1988.

Entre temps, Neuilly avait changé de maire.

L’ami et le rival de Sarkozy

En septembre 1982, Charles Pasqua fut le témoin du premier mariage du jeune Nicolas Sarkozy, ce qui montra le début d’une complicité-rivalité entre les deux hommes qui dura deux décennies.

En effet, à la mort du maire de Neuilly-sur-Seine en avril 1983, Achille Peretti, qui venait d’être réélu en mars, maire depuis 1947, ancien président de l’Assemblée nationale (pour remplacer Jacques Chaban-Delmas nommé à Matignon), Charles Pasqua, qui aurait dû lui succéder, se fit court-circuiter par Nicolas Sarkozy.

À 28 ans, Nicolas Sarkozy devint alors maire de Neuilly-sur-Seine, alors que Pasqua n’avait pas pu faire sa campagne au sein de la majorité municipale car hospitalisé pour une opération. Jacques Chirac évoqua par la suite son rôle en disant qu’il avait laisser faire Nicolas Sarkozy, trop déterminé, tout en dissuadant Charles Pasqua de s’y opposer.

Cela n’empêcha pas Charles Pasqua de nommer dans son cabinet ministériel ce même Nicolas Sarkozy comme chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques de 1987 à 1988.


Le balladurien

Après l’échec de Chirac à la présidentielle de 1988, Charles Pasqua prend du recul, d’abord en créant avec Philippe Séguin (mentor du Premier ministre actuel François Fillon) un courant souverainiste au sein du RPR en 1991, puis en faisant campagne contre le traité de Maastricht lors du référendum de septembre 1992.

Redevenu ministre de l’Intérieur dans le gouvernement d’Édouard Balladur entre 1993 et 1995, Charles Pasqua, promu ministre d’État (même titre que Nicolas Sarkozy dans le gouvernement de Dominique de Villepin douze ans plus tard), avait réussi à acquérir aussi d’autres attributions comme l’Aménagement du territoire pour ne pas rester confiné au rôle de l’éternel "premier flic de France".

Croisement de destins et rivalité de personnalités entre Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy quelques jours après le suicide de Pierre Bérégovoy en mai 1993.

La prise d’otages de vingt et un enfants dans une école maternelle de Neuilly-sur-Seine fut l’occasion pour Nicolas Sarkozy de se faire connaître tant par sa volonté d’être présent sur le terrain que de faire front à l’adversité, montrant dans ces circonstances un courage physique manifeste.

«  Il a le réflexe, qui montre l’animal politique, de faire venir le seul homme de communication, le pompier chargé de la communication, qui avait une caméra  » selon l’ancien procureur de la République de Nanterre, Pierre Lyon-Cean.

Pendant ce temps, à l’Intérieur, Charles Pasqua tempêtait contre celui qui s’était imposé à la cellule de crise et prenait, selon lui, des risques inutiles, et il l’éloigna des négociations.

En 1993, Pasqua réforma le code de la nationalité qui fut le début d’une longue série de lois sur l’immigration qu’a poursuivie Nicolas Sarkozy depuis 2002, tant place Beauvau qu’à l’Élysée.

Charles Pasqua apporta son soutien (comme Nicolas Sarkozy) à la candidature d’Édouard Balladur, très populaire, à la présidentielle de 1995, ne croyant pas à une résurrection de Jacques Chirac qui plafonnait alors à 11% dans les sondages (argument qu’a utilisé de nombreuses fois François Bayrou en fin 2006 au début de sa campagne présidentielle).

Dans certaines hypothèses, on disait que Charles Pasqua aurait été nommé à Matignon en cas d’élection d’Édouard Balladur, mais Alain Juppé, président du RPR, semblait cependant incontournable malgré son soutien à Jacques Chirac.

Le souverainiste indépendant

L’échec de la dissolution de 1997 avait encore renforcé l’autonomie de Charles Pasqua vis-à-vis de son ancien poulain Jacques Chirac. Philippe Séguin devenait président du RPR, Nicolas Sarkozy secrétaire général du RPR.

Fort de ses conceptions souverainistes, Charles Pasqua mena une liste commune avec Philippe de Villiers aux élections européennes de juin 1999.

Étrangement, par un hasard des circonstances, après le renoncement de Philippe Séguin à mener la liste officielle du RPR, Charles Pasqua se retrouva confronté à Nicolas Sarkozy, tête de liste de remplacement.

La rivalité entre les deux listes fut importante puisque, en fin de course, la liste Pasqua arriva devant la liste Sarkozy, avec plus de 12%. Pour Nicolas Sarkozy qui fit là sa première expérience d’élections nationales (et seule avant 2007), ce fut un échec complet.

Ce succès électoral fut le point de départ de la formation d’un nouveau parti, le RPF (même sigle que le parti de de Gaulle sous la IVe République), mais ne dura pas en raison d’une brouille avec Philippe de Villiers.

C’est le financement de la campagne européenne de 1999 qui est actuellement reproché à Charles Pasqua.

Le retour de l’enfant prodige

En 2002, Charles Pasqua avait eu l’intention d’être candidat à l’élection présidentielle mais n’aurait pas eu, selon lui, assez de signatures de maires pour se présenter. Cette raison paraît assez farfelue de la part d’un homme qui avait su si bien organiser les congrès partisans, qui avait tant manœuvré pour ses intérêts politiques, qui avait été, pendant quatre ans, le "patron ministériel" de ces maires, à la tête de toutes les préfectures et des Renseignements généraux...

Les raisons que l’on pourrait imaginer de l’abandon de sa candidature seraient d’abord sa très faible popularité (1% environ dans les sondages) et, pour les plus médisants, le besoin de laisser tout l’espace politique à Jean-Marie Le Pen (Philippe de Villiers ne se présentant pas) pour faire barrage à Lionel Jospin dès le premier tour.

En 2004, après seize ans de mandat, il céda la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine (très riche département) à Nicolas Sarkozy qui garda cette responsabilité pendant trois ans (malgré son retour au gouvernement en 2005) et qui la laissa ensuite à Patrick Devedjian en guise de "lot de consolation" (ce dernier ayant fait les frais d’une "ouverture politique").

Fut-ce un retour d’ascenseur ? En septembre 2004, Charles Pasqua retrouva une immunité parlementaire (qu’il perdit avec son mandat de député européen en juin 2004) en reprenant son ancien siège de sénateur avec l’onction de Nicolas Sarkozy (les élections sénatoriales dans les Hauts-de-Seine en 2004 ayant été très confuses).

Un personnage singulier

Charles Pasqua, retraité de la politique (encore sénateur cependant), un des personnages-clefs de la vie politique depuis trente ans, est donc un personnage très contrasté, impliqué dans beaucoup d’affaires politico-judiciaires (dès l’affaire Maréchal en début 1995), visiblement homme de main indispensable à certains hommes politiques de premier plan, et sorte de doublure dans l’ombre d’un Nicolas Sarkozy qui se mit dans les mêmes traces que lui.

Inquiétant et trouble, affable et charmeur, maniant l’humour et l’ironie, Charles Pasqua a fait aussi partie du paysage politique avec ses fameuses formules que l’on s’amuse encore à ressortir de nos jours :

«  Les promesses électorales n’engagent que ceux qui les reçoivent.  »

«  Avec des amis comme ça, je n’ai pas besoin d’ennemis.  »

«  Il faut terroriser les terroristes.  »

«  La démocratie s’arrête où commence l’intérêt de l’État.  »

«  Ce n’est pas en rassemblant un borgne et un paralytique qu’on fait un champion de cross.  »

«  Nous avons commis la plus belle escroquerie du siècle : nous avons fait croire aux Français que nous étions de droite.  »

«  Notre capacité à faire des bêtises reste quand même importante. Nous avons toutefois un avantage : c’est que nous le savons.  »

«  Si de Gaulle avait été Tito, j’aurais été communiste.  »

Sylvain Rakotoarison

Documents joints à cet article

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26 réactions à cet article    


  • morice morice 9 novembre 2007 16:01

    Je ne vois pas où est l’ange chez un mec qui a créé le Service d’Action Civique. Une partie laissée largement à la trappe dans cet article. Or c’est le fondement de la politique du personnage. On aurait aimé aussi le rôle du...pastis, car notre bonhomme a été chez Ricard pendant une bonne trentaine d’années... un Ricard atterri aujourd’hui... au Maroc, et trempé jusqu’au coup dans de sombres histoires...de drogue, nécessaire pour fournir de l’argent à des organisations douteuses. Tout ce la fait défaut, on a un vrai machiaviel depuis 50 ans, vous le résumez en nain de jardin bonasse.C’est largement insuffisant ! voila ce qu’il est, en réalité : http://www.lariposte.com/Le-RPF-et-le-Service-d-Action-Civique-ou-la-223.html extraits : Pour ses “sales coups”, Pasqua et les chefs du SAC recrutent dans les prisons, notamment parmi les truands incarcérés pour des attaques à main armée. « n fascicule de formation interne du SAC, rédigé en 1964, et cité dans le livre d’un ancien membre du SAC, B comme Barbouzes, préconise “une offensive permanente, une action constante, suivie, intelligente” contre la CGT, visant à “l’éclatement de cette centrale syndicale”. Le document conclut : “Ce n’est pas la réduction de l’influence de la CGT que nous visons mais son élimination pure et simple.”  »Le document comportait une liste, fournie par la DST, de noms et d’adresses de militants marseillais “à regrouper” dans le Stade de l’Huveaune et dans le Stade Vélodrome “sur ordre de Paris" Le SAC a finalement été dissout par une ordonnance du Conseil des Ministres, le 3 août 1982, à la suite de la “tuerie d’Auriol”, dans laquelle l’un des responsables de l’organisation, l’inspecteur Massié, sa femme, ses enfants et d’autres membres de sa famille ont été sauvagement massacrés par un commando du SAC."

    Et pas un seul mot la dessus ! affligeant ! un peu de sérieux, que diable ! http://leruisseau.iguane.org/spip.php?article455


    • bernard29 candidat 007 9 novembre 2007 16:42

      Tout à fait Morice

      Ange ????

      c’est fort de café. l’auteur a du travailler avec lui. D’ailleurs ils blaguent encore ensemble dans les allées du sénat. Ceci expliquant celà. On pouvait s’attendre à tout sauf à un tel article sur le « magouilleur de première », pour être gentil, qu’est Pasqua.

      Enfin, son fils paye un peu pour lui, sans doute.


    • ZEN ZEN 9 novembre 2007 16:46

      « ...sa bonhomie joviale, son sourire du Sud, sa bonne humeur m’ont rendu sympathique un personnage qui pourtant terrorisait bien des étudiants il y a une vingtaine d’années. » (?)

      Un sinistre personnage plutôt , comme le rappelle Morice avec raison . Son histoire de quasi-mafieux reste à faire...


      • morice morice 9 novembre 2007 17:17

        Mr Rakotoarison, le vrai Pasqua est ici, pas dans votre article plus que complaisant avec quelqu’un qui s’est chargé des basses œuvres de la république...jusqu’à des choses inommables ici. http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=949 à lire les liens Ricard (ou Pasqua a fait sa carrière) et la mafia marocaine : « Selon Ali Bourequat, »Pernod-Ricard servait de couverture aux services spéciaux français, pour le trafic de drogue comme pour le reste".


        • Vivicaca 29 juin 2015 22:22

          @morice
          Bonjour,
          Les deux premiers liens que vous avez posté ne fonctionnent pas.
          C’est dommage, je cherchais justement un article détaillé sur toutes les affaires dans lesquelles Pasqua avait trempé en un demi-siècle.
          Est-ce que vous auriez autre chose à proposer ?

          Merci.


        • Gilles Gilles 9 novembre 2007 17:33

          « Si de Gaulle avait été Tito, j’aurais été communiste. »

          Cela résume tout le personnage, selon lui même.

          Le prototype du gars qui fera carrière partout, sera de toute les compromissions. Apparatchik en URSS, droite dure en France, Vizir en Orient, porte flingue d’Al capone

          Résistant en France en 40 ! Bon c’est vrai c’est honnorable, mais heureusement qu’il n’était pas Allemand, sinon..... Goebbels ?


          • haddock 9 novembre 2007 20:41

            Pourquoi ?

            Pasqua !


            • zelectron zelectron 10 novembre 2007 09:01

              ses fameuses formules :

              « Les promesses électorales n’engagent que ceux qui les reçoivent. »

              « Avec des amis comme ça, je n’ai pas besoin d’ennemis. »

              « Il faut terroriser les terroristes. »

              « La démocratie s’arrête où commence l’intérêt de l’État. »

              « Ce n’est pas en rassemblant un borgne et un paralytique qu’on fait un champion de cross. »

              « Nous avons commis la plus belle escroquerie du siècle : nous avons fait croire aux Français que nous étions de droite. »

              « Notre capacité à faire des bêtises reste quand même importante. Nous avons toutefois un avantage : c’est que nous le savons. »

              « Si De Gaulle avait été Tito, j’aurais été communiste. »

              Ne pas croire (pour les naifs) que de tous bords il n’en est pas ainsi, la dérive (gangrenne de gauche comme de droite, y compris celle d’un certain centre) fait des ravages dont le simple citoyen "honnête, courageux, travailleur, fait les frais.


              • morice morice 10 novembre 2007 09:11

                Des formules toutes empruntées à Wikipedia, dont cet artcile n’est que le coupé-collé : http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Pasqua


                • morice morice 10 novembre 2007 09:12

                  lire « article » bien entendu, désolé pour l’inversion de lettre.


                • Christoff_M Christoff_M 10 novembre 2007 14:44

                  Demander à Mr Schuller qui est sorti normalement de prison ce qu’il pense de Mr PASQUA et de Mr BALKANY, Mr Devedjan Mr Sarkozy, de l’opération de rapt du Nord de Paris....

                  Affaire des HLM des hauts de seine, devenue affaire des HLM de Paris pour détourner l’attention des français...

                  Pourquoi Pasqua est il mis en examen maintenat, alors que son « ami et complice » depuis toujours Nicol pas a pris le pouvoir !!

                  Est ce que N’attache pas ou Nicol pas fait le ménage une fois tous les pouvoirs obtenus... il est le digne successeur de Mitterrand pour cela !!

                  Je me sers des gens, je les essore et je les jette... et si c’est ma femme et Charles puisque Nicol’pas SARKOTEFAL ne s’attache pas aux, n’emporte jamais de lest !! et dès qu’une affaire se pointe on fait glisser sur la tête d’un de ses proches le problème...

                  Demander à Mr Ssculler porteur des valises de billets pour les partis politiques, intremédiaire comme Falcone, Sirven, et tant d’autres ce qu’il pense du sal. avec un acccent corse qui l’a fait mettre en prison VIP comme Le Floch... histoire de bien réfléchir à ce qu’il allait dire en sortant... si bien qu’en 2005 reprocès et reamende salée à Mr Schuller histoire de bien le faire réfléchir jusqu’en Sept 2007... Ou est Didier ce peut être le sujet d’1 article...

                  Allez sur les sites Voltaire et Denistouret.net vous vous régalerez bien des affaires que l’état français nous cache ! et bien sur continuez à discuter poliement sur AGORAVOX smiley

                  En attendant fils Pasqua condamné et père Pasqua mis en examen, il fallait vraiment qu’il y ait un SARKOTEFAL pour voir ça !! imaginez les paroles de Pasqua marmonant avec l’ accent corse « Quel petit connard celui la »...

                  Evidemment mes paroles ne sont que pure fiction, supputations, j’ai révé mais j’ai un peu la gueule de bois en me reveillant dans ce pays fin 2007 !!

                  Si vous avez des nouvelles de Didier SCHULLER faites moi signe..... Salut aux Agoravoxiens et bonne lecture à tous !!


                  • Christoff_M Christoff_M 10 novembre 2007 15:01

                    Cherches et tu trouveras" comme disais un certain barbu

                    ne regardez pas les infos catastrophes, gardez votre esprit en éveil nous sommes rentrés dans l’ère de l’info faits divers psychose, qui survole nombre d’affaires en ce moment critique !!

                    Meme sur internet vendu, plébiscité comme le média du peuple, cela devient de plus en plus dur de faire le tri, il y a des gens payés à ramener le niveau vers le bas à l’image des animateurs télé, histoire que la masse bélante aille se distraire dans les étables de loisirs, qu’elle redonne le peu d’argent qui lui reste pour engraisser toujours les memes...

                    C’est le principe des esclaves et des mines dans divers endroits du globe ou on paye une poignée de dollars les forçats coupés de tout !! et les baraquements les bars et les prostituées appartiennent aux propriétaires des mines !!

                    Gardez votre esprit en éveil, et faites bien attention au jeux que l’on veut vous faire jouer ; « le travail » faisant partie de ces jeux, que vous soyez salarié ou foctionnaire et internet devenant un jeu potentiellement dangereux...


                  • Christoff_M Christoff_M 10 novembre 2007 15:06

                    Si Pasqua est un ange alors je suis une incarnation du Saint Père et si je parles ici, ce n’est pas moi qui parle, c’est l’esprit qui est tombé sur moi lors d’une apparition !!

                    La sainte démocratie m’est apparue et m’a dit lève toi et marche contre tous ses spectres qui ont envahi les pouvoirs et les élites..... gardez votre esprit éveillé..... et bon courage si vous acceptez d’etre lucides au lieu de pratiquer les jeux et les loisirs que cette période de fétes génère........


                  • Harald 10 novembre 2007 14:46

                    « Le retour de l’enfant prodige »

                    En principe on dit : ProdigUe.

                    Mais libre à vous de prétendre que Pasqua est un prodige.

                    S’il l’est, pour moi, c’est pour ses vices.

                    Un ange ? Et pourquoi pas un saint pendant que vous y êtes ?

                    Cela aurait eu, au moins, plus de cohérence avec votre hagiographie. smiley


                    • brieli67 10 novembre 2007 16:00

                      http://www.denistouret.net/constit/Sarkozy.html

                      Chargé par Pasqua de ranger ses divers bureaux pendant son service militaire NS s’est mis plein de dossiers sous le coude et de la sorte NS est toujours encore craint par les Caciques du Gaullisme et leur famille. Raymond Boulin.. de Broglie ??

                      Je ne pense pas que les militants « PS et de Gauche » de terrain ont été nombreux au choc Le Pen/Chirac en souvenir des coups de lattes et de baston du SAC. Cet appel démocrate et républicain du PS pour voter Chirac et ses sbires en 2oo2 reste encore en travers de la gorge de nombreux gens de Gauche.


                      • brieli67 10 novembre 2007 17:59

                        dans les rangs de la vague rose oui des Députés PS d’où cette tendresse de certains socialistes pour ce personnage.

                        Oui allez voir du côté du voyou Hernu.. Nallet Nucci Charlier...

                        Alors faut pas s’étonner du texte dityrambique de la jeune recrue PS Ludo Le Carrefour du développement glougloutte dans l’Isère


                      • morice morice 10 novembre 2007 16:43

                        C’est net : je pense que tous les intervenants sont pour dire que Pasqua est TOUT sauf un ange, et que cet article est bâclé et complaisant. Bush a Dick Cheny, nous on a Pasqua. Je pense à la famille du jeune de 23 ans assassiné par « erreur » par le SAC, dans le années 60, et qui n’a JAMAIS obtenu justice sur ce meutre commandité par le SAC. http://pagesperso-orange.fr/jeunepiednoir/jpn.wst/Saint-Aubin.htm http://www.affaires-criminelles.com/livre_528.php http://www.ldh-france.org/docu_rapports3.cfm?idrapport=243 Rien que pour eux, on passerait son temps à poster toutes les avanies de l’ancien patron de Ricard devenu barbouze. Pasqua a du sang sur les mains, et de l’argent plein sa tirelire. Il a largement profité du système « pétrole contre médicaments » de l’avant guerre du Golfe, il s’est enrichi sur le malheur des autres et des enfants malades, sans n’avoir aucun scrupule. C’est la cour de justice qui aurait dû s’occuper de son cas depuis longtemps. Dans ce sens, cet article frise l’abject. Pasqua n’a jamais rien eu d’un ange, à part sa voix et ses trémolos, qui peuvent ne séduire que les gogos, comme l’auteur de cet article.


                        • Romain 11 novembre 2007 15:08

                          Cet homme est tout droit sorti du « Parrain » ou du « clan des siciliens ». Des qu’il y a une « affaire » bizarre il est toujours dans le coup.


                          • Proudhon Proudhon 11 novembre 2007 18:31

                            Je voudrais réagir à cette phrase de l’article qui est souvent énoncée comme une réalité, mais en fait est un prétexte à un changement de politique vers la droite.

                            « Dès 1982-1983, les socialistes durent accepter le réalisme économique et remettre à plus tard l’application des 110 propositions de 1981. »

                            Ce changement de politique se faisant très bizarrement suite au voyage de F Miterrand aux USA.

                            Etonnant non !!!!


                            • morice morice 12 novembre 2007 07:54

                              Proudhon (pseudo à manipuler avec soin !) : aucun rapport avec le texte. Et aucun rapport du tout : en quoi un voyage à l’étranger aurait pu avour une influence sur la vie économique intérieure française de l’époque...vraiment aucun rapport et simple coïncidence..


                              • non666 non666 12 novembre 2007 11:02

                                Quelques precisions.

                                Pasqua est avec Marchiani et Tiberi, un des 3 « corse » majeur de toute les affaires pourries, de toutes les combines des profiteurs du gaullisme.

                                Les 3 compères qui se sont connu pendant leurs etudes ont importé sur le continent les coutumes de l’ile. Faux electeurs, barbouseries et executions sommaires du Sac, « spin doctor » et financiers occultes de la Chiraquie.

                                Malgrès les innombrables affaires dans lesquelles ils sont melés, personne n’a mené la moindre enquete a bout les concernant.

                                Il faut dire que bien avant Chirac et Sarkozy, Pasqua avait montré du doigt deux des trois anneaux de pouvoir qui permettent de controler sinon le Monde, du moins une faction politique :

                                1) L’anneau d’or appelé aussi la planche a billet, en prenant le controle du 92, le departement le plus riche de france dont l’EPAD est desormais la filiale principale. L’argent est le nerf de la guerre et avant sa prise de la mairie de Paris , Chirac dependait de Pasqua pour ses financement.(ce que Pasqua lui meme a confirmé pendant l’emission de FR3 sur les années chirac)

                                2) L’anneau de cuivre appelé aussi la gegene. Car quand on a été ministre de l’interieur et qu’on a eu accès aux « petites fiches » des RG, on peut envoyer suffisament de courant dans les testicules de ses victimes pour les neutraliseR. Les informations du canard enchainé ne sont que rarement le fait d’honnetes citoyens sans interet dans le fait de salir tel rival politique...

                                Il a manqué a pasque le 3 eme anneau, celui de fer, celui du commandement d’un vrai parti politique pour devenir une personnalité.

                                Sarkozy a retenu toutes les leçons de ce bon vieu Pasqua et y a meme rajouté l’anneau pontefical du clergé mediatique ....


                                • Gilles Gilles 12 novembre 2007 16:34

                                  Le 3em anneau c’était le RPF, fondé avec De Villier, mais qui a fait un gros flop.

                                  C’était pourtant pas mal parti vu leur score supérieur à l’UMP. Je cite l’auteur :

                                  « Ce succès électoral fut le point de départ de la formation d’un nouveau parti, le RPF (même sigle que le parti de de Gaulle sous la IVe République), mais ne dura pas en raison d’une brouille avec Philippe de Villiers. »

                                  Et je me rappelle avoir entendu De Villier dire que s’il se cassait du RPF c’était à cause des magouilles financières de Pasqua, qui ne l’avait tenu informé d’aucune de ces tricheries, vols et abus de biens sociaux

                                  Comme quoi son appât du gain, du pouvoir et ses habitudes mafieuses étaient tellement ancrées que même au moment où on commençait vraiment à essayer de moraliser la vie politique (échec total d’ailleurs), lui continuait de plus belle... et c’est un De Villier qui l’a dénoncé....


                                • non666 non666 12 novembre 2007 19:14

                                  Ceci dit , si il y a un sujet sur lequel on ne peux pas prendre DeVilliers en defaut, c’est son honneteté.

                                  Après on pense ce qu’on veut de ses candidatures présidentielles suivis de retours negociés dans le giron des vassaux de l’UMP.


                                • Christoff_M Christoff_M 12 novembre 2007 21:24

                                  Et mr PASQUA vient d’etre mis en examen alors que s’ouvre le grand procès sur l’assassinat d’Erignac... prétexte...

                                  Un témoin vient de le balancer sur les détournements de fonds !! bizarre il a fallu attendre 6 mois pour que les réglements de comptes commencent... mister SARKO est en train de nous faire un grand ménage par le vide dans les médias, dans les fonctionnaires de l’état, justice ... et maintenant épingler Pasqua que personne n’avait jamais osé affronter... à quatre vingt ans ... et relancer le procès Colonna, mr GUEANT entendu comme témoin !!

                                  On comprend pourquoi Strauss Kahn a filé en acceptant la tète du FMI, avec grands sourires, grandes tapes dans le dos, SARKOZY étant présenté bizarrement comme « chaleureux » à l’égard d’un adversaire neutralisé par les journaleux bas du plafond....


                                  • brieli67 14 novembre 2007 20:59

                                    http://www.paradisfj.info/spip.php?article432

                                    comme par hasard avec son club Demain la Corse tout proche de la sphère Erignac. La veuve pourrait lui demander des comptes. Non ?

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