Nous voilà d’un coup rassurés !

Pour la ministre de l’Economie, les causes de la crise actuelle proviendraient d’un simple problème technique :

"la nécessité absolue, c’est de se tourner vers cette question de la crise financière internationale et de réparer toute la tuyauterie. (...) C’est indispensable pour que l’argent circule dans l’économie française (...) pour soutenir l’activité des petites et moyennes entreprises."

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Oula, nous voilà doublement rassurés. Ces deux membres éminents du gouvernement font preuve d’un sang-froid qui soulève notre admiration...

Ah ! L’économie donc se résume à de simples tuyaux qui permettent aux flux financiers de circuler tranquillement.

Une fuite dans le réseau aurait provoqué un manque de liquidités, lequel aurait rendu insolvables certaines compagnies bancaires, lesquelles ne peuvent plus prêter de l’argent aux entreprises, ces dernières devant réduire leur activité, et qui dit réduction d’activité, dit chômage, panne de la croissance... CQFD.

Tout cela expliquerait que les milliards et les milliards de dollars et d’euros injectés dans le système par les banques centrales ont juste retardé le krach.

Le diagnostic est on ne peut plus clair.

Pour révéler à la population que tout cela n’est guère grave, le porte-parole du gouvernement estime :

"Nous faisons en sorte que l’économie réelle ne soit pas pénalisée après l’économie virtuelle."

Il y aurait donc deux économies...

Coup de bol, c’est l’économie virtuelle qui merdoie !
Sinon on aurait été dans une sacrée mouise ! La crise, la vraie, on ne vous raconte pas le truc de ouf !

On ne se moque pas de nous (?), à l’instar du député UMP Jérôme Chartier qui dit-il :

"n’aime pas parler de récession (...) et préfère parler de croissance négative."

Et pour celles et ceux qui n’auraient pas été là au début, le susnommé ajoute :

"Il n’y a pas de raisons économiques profondes, structurelles à ces mauvais chiffres. L’économie est saine. La crise est très grave. Il n’est pas surprenant que la croissance reflète cette crise."

Aujourd’hui quand l’UMP parle de "croissance", il faut immédiatement traduire par "récession"...

Les mots ne veulent plus rien dire dans la bouche des dirigeants de droite.

Economie réelle, économie virtuelle, croissance négative, crise reflétant la croissance, tuyauterie sont autant d’éléments destinés à créer un écran de fumée pour masquer la responsabilité de la droite dans cette crise.