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Accueil du site > Actualités > Politique > Chirac et ses corrompus

Chirac et ses corrompus

L’article 67 de la Constitution, mis en avant par Maître Jean Veil, pour épargner toute poursuite à Jacques Chirac s’applique-t-il dans l’affaire dite de « Karachi » attentat perpétré le 8 mai 2002 pour, 3 jours après, saluer la réélection de son client ?
 
Voyons de plus près la chose. L’article évoqué a été créé à l’instigation de Monsieur Jacques Chirac en remplacement de l’article 68. Il a été promulgué le 24 février 2007 au Journal Officiel et ne concerne que le Président de la République. 
 
Il dispose :
« Le Président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68.
Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. Tout délai de prescription ou de forclusion est suspendu.
Les instances et procédures auxquelles il est ainsi fait obstacle peuvent être reprises ou engagées contre lui à l’expiration d’un délai d’un mois suivant la cessation des fonctions. »
 
l’article 67 remanie le précédent article 68 : «  Le président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison.  »
 
Les honnêtes gens s’interrogent. Pour quel motif une personne, qui par définition devrait être irréprochable, grave-t-elle dans la Constitution une telle disposition ? Quelle impérieuse nécessité pousse, en 1958, un constituant à prendre une telle précaution et pour quelle raison le Peuple a-t-il adopté un article contraire à la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (article 1er et 6) et à la Constitution (article 1er) qui fait du Président de la République un citoyen différent des autres ? L’adoption de cette disposition dérogatoire ne s’explique que dans le cadre de celle de l’ensemble constitutionnel où elle semble passée inaperçue. 
 
Dans l’affaire de Karachi, les familles de victimes ont envisagé de porter plainte pour « mise en danger de vie d’autrui et homicide involontaire ». Ces chefs d’accusation relèvent exclusivement de la justice pénale article 221-6, 221-7, 221-8 et 221-10 ainsi que 223-1, 223-2, 223-18, 223-20 du code pénal. Peuvent-ils convaincre un procureur et un juge d’instruction à entendre un Président de la République ?
 
L’irresponsabilité pénale présidentielle est limitée aux actes accomplis en qualité de Président. C’est-à dire accompli dans l’exercice des fonctions présidentielles. Il est ici important de définir la qualité et les fonctions de Président. Celles-ci sont clairement et précisément expliquées tout au long du titre II de la constitution elle-même (articles 5 à 19). 
Cet examen ne fait apparaître aucunement que le suffrage universel donne mandat au Président de la République de se préoccuper d’affaires commerciales de quelque nature. Sa mission se borne selon l’article 5 : à veiller au respect de la Constitution, assurer, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État, à garantir l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et le respect des traités
Le président ne reçoit aucun pouvoir du peuple de «  moraliser » le commerce de la DCN qui n’est pas une institution républicaine mais, à l’époque, une entreprise nationale comme l’étaient les banques françaises sous Mitterrand.
 
Le contrôle de la DCN, fabricant d’armes est l’affaire exclusive du Gouvernement. Le Président ne contrôle pas le Gouvernement c’est, constitutionnellement, le rôle du Parlement. L’Elysée enfreint donc la constitution quand il se substitue au Parlement et au Gouvernement pour donner mission à un Ministre de la Défense (ici Monsieur Millon) de vérifier les commissions attribuées sur la vente d’armes à l’étranger et de supprimer celles donnant lieu à des rétro-commissions soupçonnées de profiter à des opposants politiques.
 
Quand l’Elysée enfreint la Constitution il n’agit plus en qualité de Président mais usurpe la fonction du Gouvernement et du Parlement. Les Ministres, eux, ne bénéficient pas du régime de l’irresponsabilité de l’article 67 en conséquence le  Président qui joue le Ministre non plus puisqu’il sort du cadre de son mandat.
 
Dans l’affaire Karachi, la question est : en ordonnant l’annulation des paiements des commissions Jacques Chirac qui ne s’est pas comporté comme le Président de la République, s’est-il ou non substitué au Premier Ministre ?
Son titre de Chef des armées ne lui confère aucun pouvoir sur le Ministre de la Défense, bien au contraire l’article 20 de la Constitution met la force armée à la disposition du Gouvernement. L’article 21 précise : « Le Premier ministre dirige l’action du Gouvernement. Il est responsable de la Défense nationale. Il assure l’exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l’article 13, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires.
Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres. » 
 
Monsieur Alain Juppé, Premier Ministre à l’époque, prétend, lui, au micro de Canal+ le 21 novembre 2010 ne pas avoir été informé de cette affaire et ne pas être intervenu auprès de la DGSE pour enquêter. Ou Monsieur Juppé ne dit pas la vérité ou, à lire la Constitution, Monsieur Chirac a outrepassé ses prérogatives présidentielles et usurpé la fonction du Premier Ministre, hypothèse que confirme l’audition de Monsieur Charles Millon et celle de Monsieur Mazens un cadre de la DCNI. 
 
Pour ceux qui, en dépit de l’évidence de la phrase actes accomplis en qualité de Président définiraient « qualité » comme « l’état » de Président et auraient un doute. La seconde question qui vient à l’esprit concerne le mandat présidentiel, lui-même.
Ce mandat consiste à transférer, par l’intermédiaire du suffrage universel, une part de la souveraineté populaire limitée dans le temps et encadrée par la Constitution. Rien ne distingue dans son principe le mandat électif de celui dont les règles sont exprimées dans le code civil. En conséquence, celles-ci complètent l’encadrement défini par la Constitution avec l’article 1989 du code civil : « Le mandataire ne peut rien faire au-delà de ce qui est porté dans son mandat : le pouvoir de transiger ne renferme pas celui de compromettre. » qui s’applique au mandat présidentiel.
 
Ceci signifie que le mandataire, Président de la République, ne peut sans l’aval du mandant, le Peuple, modifier de son propre chef les termes du mandat qu’il a accepté en recevant son investiture. Ces termes sont ceux de la Constitution en vigueur au jour de l’élection dans laquelle n’existent pas les dispositions de l’article 67 mais celles de l’article 68 où l’immunité concerne les actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions et aucun autre.
 
Mais, rétorqueront certains, le Parlement n’est-il pas le représentant du peuple et les députés ne sont-ils pas, eux aussi, élus au suffrage direct ?
 
Certes ! Mais le Parlement n’a pas compétence pour élire le Président de la République, prérogative exclusive du peuple souverain. Il ne peut donc modifier des pouvoirs qu’il ne détient pas pour les confier à un tiers. Monsieur Chirac le sait bien lui qui, lors de son septennat, a mené la réforme du quinquennat, laquelle, bien qu’adoptée par référendum, a débuté après la mandature en cours. Il apparaît donc évident que la révision constitutionnelle de Févier 2007 ne peut s’appliquer aux deux mandats de Jacques Chirac. 
 
Voici donc deux bonnes raisons constitutionnelles de recevoir l’éventuelle plainte des familles des employés de la DCN victimes de l’attentat de Karachi si comme, selon Mediapart, l’assure Monsieur Michel Mazens. « Trois mois après mon arrivée à la tête de la Sofresa, M. Millon m’a fait part d’un ordre du président de la République d’arrêter immédiatement les paiements et de détruire si possible les documents relatifs au réseau K du contrat Sawari II » Lequel Michel Mazens déclare également au Juge Van Ruymbeke : 
« J’ai eu une fois affaire au président de la République. J’avais pour interlocuteurs, le ministre de la défense, M. Millon, son directeur de cabinet, M. Chaussendre, M. de Villepin qui pilotait l’opération. Quand on est passé dans le vif du sujet, je n’ai eu affaire, pour ainsi dire, qu’à M. de Villepin. Le président de la République a tenu lui-même à me faire part de son souci et de sa volonté d’arrêter, de stopper ce réseau. Il m’a dit que ce réseau n’aidait en rien la conclusion des contrats. Pour moi, il n’était question que de Sawari II ( Frégates saoudiennes).
 
Selon Monsieur Michel Mazens, Monsieur Villepin lui avait donné mission d’informer Monsieur Castellan, à l’époque patron de la DCNI, de suspendre le paiement des commissions du contrat Agosta (sous-marins pakistanais). Ce dont il s’acquitta : « Un soir, je suis ainsi allé voir M. Castellan dans son bureau pour lui faire part de la directive de M. de Villepin. Il a réagi en me disant que pour lui c’était compliqué car c’était faire courir des risques à ses personnels. J’ai appris par la suite que M. Castellan s’était fait confirmer ce que je lui avais dit en interrogeant la DGSE. »
 
Qu’a donc dit Michel Mazens à Monsieur Castellan ? Ce patron de la DCN I n’a nul besoin de la confirmation de la DGSE pour s’assurer d’un ordre de l’Elysée transmis par Michel Mazens. Comment du reste la DGSE aurait-elle pris connaissance de son tête à tête avec Dominique de Villepin le Secrétaire Général ?
 
Cette affaire, où, à l’instigation de Jacques Chirac (cf. Mazens) l’on détruit les documents si c’est possible et où les principaux témoins se réfèrent à des propos qu’ils ne rapportent pas, est bien loin d’être compréhensible. Si l’objectif était, comme le prétend Maître Veil, d’abolir la corruption avant de signer la Convention OCDE en 1999 et de la ratifier en l’an 2000, pour quel motif détruire les pièces à conviction ? De tels documents auraient permis de faire avancer une éventuelle enquête et, peut-être, de confondre les membres du cabinet Balladur ayant participé à sa mise au point. Mais on suspend les commissions sur les deux contrats signés en 1994 et les autres contrats en cours poursuivent librement leur bonhomme de chemin. Bizarre mon cousin !
 
Non content ! Fin 1998 une deuxième structure luxembourgeoise est, parallèlement, mise en service avec les mêmes partenaires, tandis que, après la ratification de la Convention, l’activité de corruption souterraine se poursuit pendant des années. Gérard Philippe Menayas, cousin par alliance de l’avocat associé de Sarkozy, devient patron de DCNI. Il met, lui-même, Eurolux Gestion SA sur pied au Luxembourg. Selon sa déposition, Monsieur Pérol, secrétaire général de l’Elysée à l’époque, est membre du conseil d’administration de la DCN de 2000 à 2003 sous les cabinets Jospin et Raffarin, évidence que Jacques Chirac poursuit l’usurpation de fonctions gouvernementales en surveillant cette entreprise par le biais de son bras droit de service.
 
A n’en pas douter quelqu’un a décidé de profiter du dispositif existant et de doubler sa capacité. Qui et dans quel but ? En 1998 Jacques Chirac est Président et Lionel Jospin, Premier Ministre. En 2002 le business continue. Qui touche alors les rétro-commissions, si elles existent sur les affaires en cours ?
 
Pourquoi, pour une simple affaire de vente d’armes qui n’attente pas à la sécurité de notre état le « secret défense » est-il évoqué à tous les coins de rue et jusque sur les bancs de l’Assemblée en charge de voter les lois de finances et de contrôler l’action des Gouvernements ? L’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 ne dispose-t-il pas : «  Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi… »
 
En supplément, l’article 413-9 du code pénal définit avec précision cette classification : « Présentent un caractère de secret de la défense nationale au sens de la présente section les procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers intéressant la défense nationale qui ont fait l’objet de mesures de classification destinées à restreindre leur diffusion ou leur accès. 
Peuvent faire l’objet de telles mesures les procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers dont la divulgation ou auxquels l’accès est de nature à nuire à la défense nationale ou pourrait conduire à la découverte d’un secret de la défense nationale.
Les niveaux de classification des procédés, objets, documents, informations, réseaux informatiques, données informatisées ou fichiers présentant un caractère de secret de la défense nationale et les autorités chargées de définir les modalités selon lesquelles est organisée leur protection sont déterminés par décret en Conseil d’Etat.
L’article 413-9-1 complète le précédent : « Seuls peuvent faire l’objet d’une classification au titre du secret de la défense nationale les lieux auxquels il ne peut être accédé sans que, à raison des installations ou des activités qu’ils abritent, cet accès donne par lui-même connaissance d’un secret de la défense nationale. 
La décision de classification est prise pour une durée de cinq ans par arrêté du Premier ministre, publié au Journal officiel, après avis de la Commission consultative du secret de la défense
nationale. »
 
L’attentat de Karachi est vieux de 10 ans, l’enquête menée par les services spéciaux ne tombe pas dans le champ d’application de l’article 413-9 et ne concerne aucun intérêt stratégique de la Défense Nationale, elle n’est pas susceptible de révéler des secrets de fabrication. Je me demande en quoi des malversations financières relèvent d’un prétendu secret défense.
 
Autant de questions que les juges chargés d’instruire cette affaire auront bien du mal à débrouiller avec ou sans la promesse portugaise de Sarkozy qui n’a aucun pouvoir constitutionnel vis-à-vis du Gouvernement et ne tient jamais les promesses ennuyeuses.
 
La France a mis le pied sur une fourmilière que constitue la Classe politique en alternance au pouvoir depuis 1974. La république des copains et des coquins comme le disait Michel Poniatowski ne concerne pas que l’état RPR hélas !
 
Pour ma part toutes ces combines et malversations me lassent. Il n’est pas un seul représentant de grand parti qui soit sincère et se mette au service de la nation. La plupart des ténors sont prêts à mettre la France à leur service. Je regrette sincèrement le Grand Charles et maudis de bonne foi tous les autres pas un seul n’est digne de la confiance du peuple.

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31 réactions à cet article    


  • zadig 22 novembre 2010 11:17

    A l’auteur,

    Merci pour cet article très profond.

    Je vais le relire bien au calme.

    Cordialement


    • Vipère Vipère 22 novembre 2010 11:38

      Bonjour Emile Wolf

      La question est très pertinente ! « Je me demande en quoi ces malversations financières relèvent du secret défense » ?

      La pratique de ces malversations financières que sont les rétro-commissions ne relèvent évidemment pas de la défense nationale.

      Le secret défense avancé par les politiciens, est à mon avis, un bouclier de défense, la leur, dont ils usent pour camoufler l’illégalité des rétro-commissions qui relèvent plus, de la délinquance financière de haut vol que de la défense nationale et échapper aux sanctions pénales.

      Mais que sont au juste les rétro-commissions  ?

      Une pratique illégale consistant pour un vendeur de verser une commission plus importante pour récupérer ensuite que demandée à un intermédiaire pour récupérer de façon occulte la partie de la somme superflue après la transaction initiale lors d’un marché à l’exportation. Les montants sont versés en liquide sur des comptes, généralement des paradis fiscaux.


      • emile wolf 22 novembre 2010 18:49

        Bonsoir Vipère

        Merci de votre participation.

        Vous avez raison les rétro-commissions sont des sommes occultes sur lesquelles certains pourceaux ont du plaisir à s’asseoir. Une bauge en quelque sorte. Dommage que l’argent n’ait pas d’odeur. 


      • LE CHAT LE CHAT 22 novembre 2010 11:41

        le type sur la photo est aussi honnête qu’Eric Woerth !  smiley


        • Vipère Vipère 22 novembre 2010 15:20

          Bonjour Le Chat,

          Au moins, on peut compter sur vous pour fournir de bons certificats de moralité à des anciens Ministres, dans le pétrin ! 

           


        • emile wolf 22 novembre 2010 18:56

          Bienvenue chaton bienvenu !

          Continuez à faire patte de velours ! Cela enchante ...

          Et ron et ron tout petit chaton ! Vous connaissez la suite cher Matou  


        • Papybom Papybom 22 novembre 2010 11:44

          Bonjour Emile.

          Bien malin celui qui peut comprendre nos lois. Nous ne devons pas être étonnés du nombre d’avocats dans les instances dirigeantes du pays.

          Pour nos grands chefs, la multitude de lois vissent à nous faire marcher au pas de l’oie.

          « Quand la loi redevient celle de la jungle, c’est un honneur que d’être déclaré hors-la-loi  » Hervé Bazin.

          Rendez nous un Monsieur Jean Montaldo.

          Cordialement.


          • ZEN ZEN 22 novembre 2010 11:59

            Bonjour Papybom,

            Montaldo : ah ! que voilà un homme fréquentable et un livre à lire (l’Arnaque)
            Je n’ai jamais lu quelque chose de plus clair sur la crise financière


          • emile wolf 22 novembre 2010 19:24

            Bonsoir Papy.

            Montaldo est un maître il cultive l’art du discernement, l’acuité du chasseur et la puissance de travail et de reflexion qui ont fait de lui un persécuté que la plupart du gibier craint.

             


          • zadig 22 novembre 2010 11:53

            A l’auteur,

            J’ai relu l’article (au calme)
            Sa logique est implacable.

            Sa qualité est un cran au dessus des autres articles traitant du même sujet.

            Pour terminer , je souscris totalement à votre conclusion.

            "Pour ma part toutes ces combines et malversations me lassent. Il n’est pas un seul représentant de grand parti qui soit sincère et se mette au service de la nation. La plupart des ténors sont prêts à mettre la France à leur service. Je regrette sincèrement le Grand Charles et maudis de bonne foi tous les autres pas un seul n’est digne de la confiance du peuple."

            Cordialement


            • emile wolf 22 novembre 2010 19:42

              Merci Zadig

              Il est bon de savoir que l’on partage des idées.


            • Ariane Walter Ariane Walter 22 novembre 2010 12:01

              Cher Emile,
              Toujours aussi brillant avocat, je vois.
              je vous imagine avec des lunettes en forme de longue-vue, analysant à l’atome de lettres près, ces fameuses petites lignes si complexes que le Droit a choisi pour aller de travers.
              Comme personne n’a envie de s’exploser la tête à lire tout ça, on s’arrête quand quelqu’un dit « en fonction de l’article 27 alinea 12. ce qui signifie en fait :En fonction de la magouille 27 malversation 12.
              je n’ose dire »en vertu« .

              Les assureurs ont bien compris le procédé.
              Quant à ce qu’on appelle » les avocats d’affaire, spécialiste en droit international« hum...hum...

              Balayage et nettoyage seront les deux mamelles de la France !
              Et aux autres de nous imiter !

              A l’attention de Vipère :
              je résume votre résumé pour les esprits patauds dans mon genre :
              Qu’est-ce qu’une retro-comission ?

              X dit à Y :
              -Si tu conduis bien la négociation de vente d’armes, ta commission sera de dix euros, mais je t’en donnerai 20 et tu m’en rendras dix, pour que je favorise notre pote aux élections. Et s’il est élu, en cas de nouveau marché, tu seras au premier rang Yll !
              Exact ?
              cela se fait dans tous les marchés que passent les politiques.
              Auprès de toutes les entreprises qu’ils engagent.
              A gauche et à droite. he oui, cher Emile !

              cela s’appelle en terme clairs : »détournements de fonds publics« .
              Quel est l’article et l’alinea qui s’occupent de ce five o’clock tea pour puissants de la vie politique ?
               »je te donne deux sucres, tu m’en rends un et on finira par bouffer toute la boîte ensemble !"

              L’épidémie d’obésité concerne aussi le personnel bancaire et politique.


              • Vipère Vipère 22 novembre 2010 14:58

                Bonjour Ariane Walter,

                Quelques coquilles se sont glissées dans l’énoncé de la définition des rétro-commissions, un cafouillage qui a vraisemblablement rendu l’écrit incompréhensible ; Mea culpa !

                Merci d’avoir d’avoir rendu l’ explication plus intelligible et tâcherai , dorénavant, de prendre davantage de temps avant d’envoyer la mouture.


              • Ariane Walter Ariane Walter 22 novembre 2010 15:15

                @ Vipère,

                J’ai bien compris que c’étaient des coquilles ce qui rendait votre tentative d’explication très drôle.
                Amitiés.


              • emile wolf 22 novembre 2010 20:49

                Chère Ariane

                Vous qui, à peine sortie du gynécée, anoblissez sur l’agora l’art des péripatétitiens avec l’éloquence d’un Cicéron et le discours d’un Sully, me comblez par votre compliment.

                Peut-être vous dirais-je alors, à mon tour, comment je vous imagine. 
                 


              • Ariane Walter Ariane Walter 22 novembre 2010 23:05

                J’attends cher Emile !....


              • Ariane Walter Ariane Walter 23 novembre 2010 00:58

                Cher Emile, j’aimerais vous commander un article si le sujet que je propose vous intéresse. je me posais la question suivante : quelles seraient les conditions pour sortir de l’union européenne ? En cherchant sur Google, je suis tombée sur un certain « comité Valmy » qui étudie la chose très précisément et en donne des nouvelles qui ne sont pas très bonnes. Vous qui êtes si précis et si informé, avez-vous des idées à ce sujet ? Car beaucoup de gens en parlent mais très peu connaissent les lois qui permettrainet de se libérer enfin de ce boulet.

                A vous de voir !


              • asterix asterix 22 novembre 2010 13:06

                Je suis loin ; très loin d’être pro-américain. Mais force m’est de reconnaître que, dans ce cas comme dans bien d’autres, cela fait longtemps que l’oncle Sam aurait enclenché la procédure dite d’impeachment


                • ZenZoe ZenZoe 22 novembre 2010 13:53

                  En tout cas, il y a en France prochainement une procédure d’impeachment : elle s’appelle chez nous « élection présidentielle » et elle est en 2012.

                  (pour les impeachment locaux, n’oublions pas non plus les législatives ni les municipales qui viendront en leur temps et heure)


                • Ariane Walter Ariane Walter 22 novembre 2010 15:16

                  @ zenzoë

                  Très juste ! Soyons sur nos starting blocks !


                • Gabriel Gabriel 22 novembre 2010 17:11

                  J’en ai les semelles qui me démangent. Pas l’envie de courir à proprement parler, mais plutôt  celle irrésistible de botter de méprisables assises hors des palais de la république.


                • Emmanuel Aguéra LeManu 22 novembre 2010 19:35

                  Excellent article.
                  Sauf que quant à l’exemplarité du Grand Charles... ne rêvons pas, on se souvient quand même du SAC et autres amuse-gueules du feu-danseur de Colombey.

                  Mais on restait sinon digne, du moins un minimum responsable à l’époque. Avec le quart de ce qui est révélé deci-delà, même un Sarko à l’époque aurait déjà démissionné, ou se serait déjà suicidé (idée !).
                  Mais l’honneur d’un Sarko, ça pourrait bien se résumer àt 50.000€ au poignet gauche, ou autre pince-fesse chez Bolloré au côté de Johnny...


                  • goc goc 22 novembre 2010 19:41

                    pour ma part, ce qui me ferait le plus de plaisir, c’est qu’on apprenne un jour que les deux affaires « cleartream » et « karachi » ne sont qu’une même et seule affaire, celle du financement occulte des campagnes de balamou, mais aussi du nabot, via des société offshore et des comptes bancaires luxembourgeois


                    • emile wolf 22 novembre 2010 21:24

                      Bonsoir gentille Coccinelle

                      Comme c’est étrange avant de devenir Clearstream cette caisse de compensation s’appelait Cedel. La DGSE semble, avec l’aide d’un ancien du nom de Thévenet, avoir reconstitué une grande partie des mouvements de fonds de la société luxembourgeoise SDI Heine SA. Lesquels transitaient par Cedel.

                      Il est étrange et incompréhensible alors que, dans l’affaire Clearstream II, une perquisition eut lieu à la DGSE en 2006, Fillon n’accorde pas, aujourd’hui, l’autorisation qui permettrait à la justice d’accéder au dossier de la société luxembourgeoise Heine. Couvre-t-il quelqu’un ?  


                    • Radix Radix 28 novembre 2010 13:48

                      Bonjour

                      Je me souviens avoir souhaité voir Chirac en prison, mais avec Sarko je commence a regretter Chirac !

                      On ne juge un président maintenant que par rapport au suivant... Qui est toujours pire !

                      2012 m’inquiète !

                      Radix


                      • Ariane Walter Ariane Walter 28 novembre 2010 15:21

                        cher Emile,
                        je reviens sur votre dernier article sur « la France peut-elle quitter l’Europe ».

                        je suis moi-même un peu une tête brûlée prête à courir dans les rues, brandissant un drapeau rouge « quittons l’union Européenne », pour être plus exacte.
                        Or comme je vous l’avais dit, me renseignant sur Google, j’avais vu que cette rupture semblait légalement difficile.
                        je vous remercie vraiment d’avoir passé bon nombre d’heures à étudier la question et le « piège à rat » qu’ils nous ont concocté.
                        Il n’empêche que j’ai été très surprise des réactions.

                        D’une part, je constate que pour récriminer sur le passé, sur Sarkozy, sur les scandales bancaires, tout le monde est bon. (Moi et vous aussi.) mais quand il s(’agit de construire et de se dire, comment cela va-t-il se passer si la France quitte l’Europe, c’est une autre paire de manches.
                        ce n’est pas un sujet en vogue. On n’ene st pas encore là.

                        Vous vous êtes fait allumer par tous ceux qui pensent qu’il suffit de dire pour faire. J’ai trop rigolé quand j’ai vu que vous étiez traité d’européiste , de rat de bibliothèque, presque de vieux schnock, parce que vous rappeliez les réalités d’une constitution.
                        En fait les gens ne veulent pas réfléchir, ils pensent que tout va se mettre en place facilement. Quand on connaît les adversaires qui sont en face, on a des doutes !

                        Par ailleurs le fait que vous commenciez à traite le sujet avec humour a surpris. On ne plaisante pas quand on dit de cruelles vérités.

                        Enfin, aurons-nous un nouvel Alexandre à la tête de nos troupes ?
                        je pense à lui car en tranchant le noeud gordien il a mis fin à un impossible démêlage.

                        C’est ce qu’il faudrait. un grand coup d’épée.
                        mais il n’empêche qu’ensuite il faudrait aussi construire et que là est la grande difficulté.

                        Excusez-moi, cher Emile, de vous avoir entraîné dans ce traquenard !
                        Bon week-end. Pluvieux pour moi !


                        • Defrance Defrance 28 novembre 2010 21:47

                          Quand ont veut, on peut !

                           Prenez l’exemple de 1944, les institutions étaient totalement délabrée, la plupart des politicards en fuite ou en prison, cela n’a pas empêché de remettre la France , a peu près debout ?

                           Il est un fait que des 1946 Staline a réussi a déboulonner de Gaulle pour 12 ans, mais le pays, malgré le fracas indochinois et algérien a reussi a avancer ?


                        • emile wolf 28 novembre 2010 18:50

                          Chère Ariane

                          Point de merci ! Grâce à vos désirs qui sont souvent des défis. Votre goût pour l’aventure et le mouvement, j’imagine. ? J’ai pris un plaisir fou à rafraîchir mes connaissances sur le traité de Lisbonne que j’avais en son temps, dans une autre vie, mis en pièces.
                          Les heures consacrées ne furent pas si nombreuses, du reste mes jours n’en ont que 24, sauf deux fois dans l’année. Les vôtres aussi ?

                          En supplément je ne suis nullement surpris ou décu puisque je savais que la chose était une patinoire et que la réaction a même été plus modérée qu’attendue. 

                          Le risque de l’allumage était évident ! Toutefois aucun des griefs ne reposait sur des arguments juridiques et sensés. Pas un spécialiste du droit international des traités n’est intervenu. Sylvain Reboul que j’apprécie pour avoir croisé, une fois, le fer avec lui est un homme de bien. Il ne semble pas au fait de ce traité et compare les institutions et le fonctionnement de l’Union à celui de l’Allemagne Fédérale, sans en apprécier la distinction, à mon avis, fondamentale. J’ai cru bon de lui réexpliquer différemment mon point de vue. Une facon de me mettre en avant bien sûr. Ca en jette non, comme demandait Sarko à Fillon ?

                          Bien au contraire, nous avons assisté au défoulement d’irresponsables prêts à astiquer leur champignon « atomique » pour faire croire qu’ils en ont un.
                          Non ! Pas de dégâts en vérité. La tempête ne soufflait pas si fort et puis les Atlantes ne craignent pas les vagues.

                          Cela avait un côté vivant et sympathique à l’exception, peut-être, de cet être méprisable, crevant de jalousie devant votre facilité et votre fantaisie, qu’il a fallu bastonner avant de comprendre que le masochisme traîne aussi chez les barons Von Sader importés et de le renvoyer à ses origines complexées.

                          J’ai, pour ne rien vous cacher, pris un intérêt inavouable à découvrir la médiocrité du débat politique et l’indigence d’un grand nombre de participants dont la science est innée et l’opinion fabriquée par des médias dont les collaborateurs sont mal préparés et sans doute fort mal payés. Somme toute des orateurs incompétents pour traiter de tout et de rien au gré de l’actualité sans jamais approfondir l’information qu’ils transmettent. Malgré son sale caractère qui n’était pas une légende, tout le monde peut avoir la prétention d’un Zitrone mais peu atteignent sa qualité !

                          Il faudrait que les gens comprennent ce qu’est le droit dans les relations humaines et sociales. Soit ils montrent peu d’intérêt pour lui, soit ils l’ignorent et croient le posséder. Il est évident que la notion de liberté est un concept peu connu et peu maîtrisé. Nous avons observé l’affichage de tous les égoismes facteurs d’irresponsabilité. 

                          Ceci prendra beaucoup de temps et des trésors de pédagogie pour ouvrir les yeux du plus grand nombre, mais c’est un challenge qui vaut la peine de se faire rabrouer de temps en temps et peu importe l’humilité !  

                          A bientôt délicieux soutien ! Quand j’observe comment vous avez, malgré votre déception, défendu le pauvre lapin lapidé de toute part je me félicite d’avoir participé à cette réalisaiton commune. 


                          • emile wolf 28 novembre 2010 18:54

                            Chère Ariane

                            Libre à vous de mettre des « S » à toutes parts moi j’économise.


                            • Ariane Walter Ariane Walter 28 novembre 2010 23:32

                              Cher Emile, merci de votre adorable et longue missive. je vois que vous ne m’avez pas maudite j’en suis rassurée !
                              Je voulais vous dire : « à cors et à cris » et non à corps et à cris " qui est plus coquin !
                              Dans la réalité il ne s’agit que de chasse à courre !!

                              Bonne soirée et à bientôt sur d’autres chantiers !


                            • Defrance Defrance 28 novembre 2010 21:42

                              En fait Wikileaks aurait du s’attaquer a la France, cela aurait facilité la compréhension de beaucoup d’ arrangements qui grèvent nos finances ?

                               Le nombre de modifications de la constitution de 58 l’ont rendue totalement incompréhensibles et inefficace !

                               Pompidou a commencé a la détricotée au profit de ses amis banquiers avec la loi Rotschild , puis ensuite sous Giscard, en 1976, ils ont rendu la candidature un peu plus compliquée en mettant une epée de Damocles sur la téte des maires qui signeraient pour tel ou tel candidats, Mitterrand n’a pas inversé la vapeur, loin de la, il s’en est bien accomodé, Chirac a finalement bricolé l’article 68 pour eviter la case geole . Sarko a fini de nous violer tous les enfants de France a versailles a Versailles en juillet 2008, c’est lui le pedophiles ! Tout ceci sans compter les amendements multiples et parfois contradictoires des lois qui arragent ou derangent !

                               Personne ne mentionne non plus le nombre d’avocats qui sont au parlement et au sénat ?
                               ne serait il pas souhaitable que l’on impose des quotas afin que l’on y trouve un peu plus de boulangers, pécheurs, agriculteurs, ouvriers d’usine, SDF, Chômeurs qui devraient être privilégies pour éviter de vider les caisses de chômage ? .... zut, j’ai oublié les pédophiles !

                               LE PARLEMENT N’EST PAS REPRÉSENTATIF DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE, et de loin ! 

                               

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