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Accueil du site > Actualités > Politique > Chômage : une baisse en trompe-l’œil

Chômage : une baisse en trompe-l’œil

Reprise en boucle par tous les médias, sans aucune distance critique ni pondération, la nouvelle est à la une : le chômage a baissé au premier trimestre 2008 pour atteindre 7,2 % en métropole (7,5 % avec les départements d’outre-mer), soit le taux le plus bas depuis vingt-cinq ans, d’après l’Insee. La majorité profitent de l’aubaine pour se réjouir : "C’est un succès important. C’est le meilleur chiffre depuis 25 ans, ça prouve que la stratégie retenue est la bonne", déclare Nicolas Sarkozy, qui ajoute : "mais il ne faut surtout pas s’arrêter à cela. Il ne faut faire aucune autosatisfaction, il faut continuer jusqu’à ce que nous ayons le plein emploi" (environ 5 %).

Il semble que le président n’ait pas été entendu concernant l’autosatisfaction par un Patrick Devedjian qui moque les socialistes : "Je comprends que ce soit douloureux pour eux que nous obtenions de tels succès parce que finalement le niveau du chômage atteint ce qu’il était il y a 25 ans", exulte le secrétaire général de l’UMP. S’il persifle ainsi - sans bien sûr répondre sur le fond -, c’est que les secrétaires nationaux du PS à l’économie et à la fiscalité, Michel Sapin, et aux entreprises, Alain Vidalies, remettent les pendules à l’heure dans un communiqué percutant : "Incontestablement, la baisse administrative du chômage n’est due qu’aux effets mécaniques de l’évolution de la démographie et au recours de plus en plus massif aux contrats précaires". Aussi dénoncent-ils un "exercice de communication" visant à faire oublier la réalité des faits, qu’ils se font un plaisir de rétablir : "le nombre des inscriptions à l’ANPE en catégorie 1 (personnes à la recherche d’un CDI à temps plein) au cours du premier trimestre a augmenté de 4,1 % par rapport aux trois mois précédents, alors que les sorties n’ont augmenté que de 0,7 %. Les entrées liées à un licenciement économique ont augmenté (+2 %), ainsi que celles faisant suite à un licenciement autre qu’économique (+5,2 %). Au nombre des sorties de l’ANPE, ce sont surtout les entrées en stage qui augmentent au cours du premier trimestre (+3,2 %), ainsi que celles liées au développement d’emplois de service précaires, à temps très partiel et mal rémunérés. Comment le gouvernement peut-il se targuer de bons chiffres alors que l’industrie française continue de perdre des emplois (-0,4 % sur le dernier trimestre et -1,2 % sur un an), et que la France se situe toujours à la traîne des pays de la zone euro sur le front de l’emploi  ?" Bonne question.

michel sapinalain vidaliesReprenons leurs arguments point par point. Sapin (photo de gauche) et Vidalies commencent-ils par pointer les "effets mécaniques de l’évolution de la démographie" ? Ils ont raison : le départ à la retraite de "papy boomers" fait automatiquement baisser le taux de 1,1 %. La population active n’augmente plus que de 50 000 personnes par an, alors qu’elle croissait de 250 000 en 1983. Comparer ainsi les deux périodes et se féliciter du meilleur résultat depuis 25 ans, comme le font le grand manipulateur de l’Élysée et "tête à claques" Devedjian, est donc parfaitement absurde - et de mauvaise foi. Ce qui n’étonne guère de la part de ces personnages. Nos experts socialistes signalent ensuite l’augmentation des inscriptions à l’ANPE de 4,1 %. Comment diable ce chiffre est-il compatible avec une baisse du chômage ? C’est que l’INSEE ne se base pas sur les chiffres de l’ANPE ! Je vous sens soudain abasourdi, ami Plumonaute : comment l’Institut parvient-il alors à conclure à une baisse du chômage ? Les Échos nous livrent l’explication : "l’Insee procède par sondage et recherche les personnes n’ayant jamais travaillé, ne serait-ce qu’une heure, au cours de la semaine de référence. Les chômeurs doivent également témoigner d’une recherche « active » d’emploi. Ce n’est pas le cas de l’ANPE, qui ne recense que les personnes inscrites dans ses fichiers, dès lors qu’elles ont travaillé moins de 78 heures au cours du dernier mois." D’où cette étonnante distorsion : l’ANPE dénombre au premier trimestre une augmentation de 7 700 chômeurs quand l’Insee en compte... 77 000 en moins ! Un grand écart à s’en déchirer les adducteurs.

"La France se situe toujours à la traîne des pays de la zone euro sur le front de l’emploi", poursuivent nos duettistes socialistes. Ils touchent juste, là encore : notre pays demeure 0,7 point au-dessus de la moyenne européenne comptabilisée par Eurostat (7,8 % contre 7,1 %). Quant à leur affirmation que "l’action du gouvernement n’est pour rien dans la baisse du chômage, qui n’est que statistique", que leur répondent la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, et Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi ? Soufflant dans leur pipeau, ils protestent des efforts consentis "pour libérer le travail, moderniser le service public de l’emploi et soutenir la compétitivité des entreprises" : on cherchera vainement dans ce discours langue-de-bois la trace d’une réforme concrète pouvant avoir abouti directement à faire baisser le chômage ! "Au nombre des sorties de l’ANPE, ce sont surtout les entrées en stage qui augmentent au cours du premier trimestre (+3,2 %), ainsi que celles liées au développement d’emplois de service précaires, à temps très partiel et mal rémunérés", assènent Sapin et Vidalies, en guise de coup de grâce. Il suffit de se pencher de plus près sur la note de l’Insee pour se persuader de la véracité de cette assertion.

logo le télégrammeC’est exactement ce qu’a fait le quotidien régional breton dans son excellent article intitulé Une décrue alimentée par le sous-emploi : "Le chômage diminue, le sous-emploi augmente. Le constat de l’Insee sur le premier trimestre 2008 montre que si les statistiques officielles chutent de 1,2 point en un an, c’est en grande partie parce que de plus en plus de demandeurs d’emploi retrouvent une activité réduite peu rémunérée. Moins de chômeurs, plus de travailleurs pauvres. La notion de sous-emploi au sens du Bureau international du travail (BIT) apparaît pour la première fois en France. Elle désigne les personnes qui ont un emploi à temps partiel et ne sont donc plus inscrites à l’ANPE. Mais elles ne travaillent que 11 à 12 heures par semaine, soit un tiers-temps, pour des salaires de 300 euros. Ce sont surtout des emplois de services à la personne, naguère appelés « petits boulots ». Cette nouvelle réalité du marché du travail apparaît en page 5 de la note de l’Insee  : on y voit la courbe du sous-emploi monter à partir de 2006, depuis que la courbe du chômage baisse. Dans cette même note, page 3, la chute la plus importante du chômage officiel est observée chez les femmes de 15 à 24 ans : - 5,4 % en un an. C’est la catégorie la plus concernée par les emplois de proximité, avec celle des jeunes hommes de 15 à 24 ans (- 2,7 % en un an). Ces « non-chômeurs en situation de sous-emploi » ne peuvent améliorer leur situation financière qu’en accroissant leur temps de travail, c’est-à-dire en multipliant le nombre de leurs employeurs. C’est ce qui se passe aux États-Unis et c’est de cette manière que Tony Blair a fait baisser le taux de chômage britannique. En Allemagne, où le chômage diminue de manière spectaculaire, la part de la population menacée de pauvreté est passée de 18,9 % à 25 % en six ans. La France, l’Espagne et l’Italie suivent le même chemin : aggravation des inégalités salariales parce que des personnes exclues jusqu’ici du marché du travail obtiennent des emplois peu qualifiés. Selon le ministère de l’Emploi, plus d’un million de salariés ont besoin de travailler davantage pour vivre décemment. L’Insee évalue ces travailleurs pauvres à 4,4 % des salariés qui ont un emploi."

wauquiezAprès avoir lu cette lumineuse analyse, on ne peut que se scandaliser d’entendre Wauquiez, qui qualifie la baisse du chômage de "changement historique" - pas d’autosatisfaction a dit le président ! - prétendre avec son sourire de jeune premier qu’elle s’est produite "sans qu’augmente la précarité". Gagner 300 euros par mois, ce ne serait donc pas de la précarité ?

Comment conclure sans évoquer enfin tous les procédés administratifs mis systématiquement en œuvre pour radier le plus grand nombre de chômeurs possible et les faire ainsi disparaître artificiellement des chiffres ? Une réalité incontestable, là encore : "les reprises d’activité ne représentent qu’un quart des motifs de sortie des statistiques", nous enseigne la dernière phrase de l’article du Télégramme. Autrement dit, trois chômeurs sur quatre de ceux qui cessent officiellement de l’être n’ont pas retrouvé d’emploi. Alors, avec tout ça, leur prétendue baisse du chômage...

PS : le logo détourné de l’ANPE (Abaisser Neutraliser Parquer Eliminer) est une création du blog timeo danaos et dona ferentes.


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52 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 9 juin 2008 10:26

    Nous comprenons bien que vos idées d’extrèmes gauches visant à désinformer le citoyen d’une réalité sociale et aussi économique n’ont aucunes prises sur la société et qu’avec le soutien du "comité de rédaction" qui affiche bien son orientation politique ,vous espérez lancer une rumeur sur internet.

    Seulement,la réalité,ce sont les chiffres et avec la démographie ,les départs en retraite et la croissance des services ainsi que par la demande importante de bien de l’industrie (acier,machine outil...) le chomage baisse !

    OUI,le chomage baisse car ce qui tire la croissance dans ces secteurs c’est avant tout la demande mondiale de ces produits

    Vous parlez ensuite de "sous-emploi",mais permettez moi Monsieur le "gauchiste" de constater que si des travailleurs en situation irrégulière acceptent de travailler dans les hotels et les restaurants,alors un citoyen français peut faire le même travail et cela ne s’appelle pas du "SOUS-EMPLOI" mais un débouché professionnel d’activité en plein boom

    Il appartient de trouver un boulot dans une activité ou la demande est forte

     

     


    • Medicis 9 juin 2008 10:41

      Il faut se recoucher, Lerma ! Aupied !


    • exitos exitos 9 juin 2008 11:13

      On se calme, on se calme !

      Au fait Calmos, depuis 15 ans, la droite a été totalement au pouvoir pendant 12 ans, elle n’a rien pu faire ?


    • Mysticman Mysticman 12 juin 2008 07:49

      C’est bien connu certains prétendent défendent plusieurs catégories sociales (SDF, sans-papiers, chômeurs, ouvriers, fonctionnaires...) alors qu’ils représentent qu’eux-mêmes et sont des nombrilistes totalitaires au point d’insulter leurs différents contradicteurs lors des débats.

       

      Alors comment se prétendre "intellectuel précaire" parce-que l’on publie surtout des articles de propagande sur le net et dans une certaine presse de gauche, alors qu’on est même pas capable de débattre avec les respect des différentes idées et autres opinions démocratiques dans le débat citoyen ?

      C’est ça le bo-beaufisme, parler pour rien dire et ne pas faire avancer grand chose. 


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 9 juin 2008 10:35

      je crois plutôt que c ’ est le trompe l’ oeil de la gauche qui ne trompe plus personne ...


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 9 juin 2008 10:36

        Bonnet écoutez riréchansons ça vous le moral remontera ...


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 9 juin 2008 10:59

          Calmos ,

           

          Il chante plutôt " le couillon est pas mort ce soir " Bonnet est toujours là ......


        • snoopy86 9 juin 2008 11:33

          Par Bonnet dit " T’as pas 20 balles ?" à Rocla le 20 Mai 2008

          "Et au fait, tu es sûrement pour les franchises médicales ? Alors je te souhaite aussi un bon cancer"

          Nestor, un verre de métastases pour le clodo-militant....

           


        • Rage Rage 9 juin 2008 14:35

          Bonjour,

          Le chômage était à environ 8,5% en 2006. Déjà, il fallait lire 8,5% des "statés" puisqu’il faut ajouter à ce chiffre les "hors stats", les stagiaires, les séniors dispensés de recherche d’emploi, les contrats aidés etc...

          En 2008, le chômage est tombé à environ 7,5% du fait du chevauchement des départs à la retraite et de la démographie. Sur le fond, rien n’a réellement changé puisque seul la chasse aux chômeurs s’est accentuée, accroissant l’éviction des évaluations statistiques et la reprise de force de jobs, souvent de petits boulots mal rémunérés.

          Alors chômage ou emplois précaires mal rémunérés ?

          Il est aisé d’envoyer le chômage à 5% : si on le remplace par des working poors et des salariés sous rémunérés, on ne fait que déplacer le problème de fond :

          Comment faire en sorte d’être dans le plein emploi avec des jobs permettant d’avoir une vie normale, donc avec rémunération "digne" ?


        • Yannick Harrel Yannick Harrel 9 juin 2008 16:38

          @ Rage

          Bonjour,

          En fait ce n’est pas non plus difficile, vous radiez les chômeurs et vous les basculez dans la case RMI. Et hop ! Le chômage baisse. La magie des statistiques...

          Cordialement


        • Mysticman Mysticman 12 juin 2008 07:51

          Une démocratie seine a besoin d’idiots utiles faussement intellos et mythomanes de surcroît pour dynamiter le débat.


        • Mysticman Mysticman 12 juin 2008 07:53

          "Et au fait, tu es sûrement pour les franchises médicales ? Alors je te souhaite aussi un bon cancer"

          Il est pour la peine de mort l’autre ou quoi ?


        • chmoll chmoll 9 juin 2008 10:37

          faut pas tout mélanger, c les chiffres du chomage qui baissent

          c le nombre de chomeurs qui augmentent

           


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 9 juin 2008 10:44

            la faute à chouson , on est foutu on mange trop ....

             

            Bonnet , tous avec moi " allo maman bobo " ...


            • orange orange 9 juin 2008 10:58

              Cette baisse vient des radiations que les assédic a fait. Par exemple, je viens de commencer un travail mais un travail temporaire. J’explique, je travaille par contrat, il peut durer une semaine ou deux ou trois semaines . En fonction si la personne que je remplace ( arrêt de maladie)reprend son travail. Pendant se temps je ne suis plus au assédic. Ce qui est logique, Comme je suis dispenssé de fournir ma recherche d’emploi, je suis dans une situation un peu critique, car, je ne sais si je pourrais lorsque je n’aurai plus de contrat de travail si je pourais de nouveau me réinscrire. Je n’y crois pas du tout même.

               


              • geko 9 juin 2008 11:04

                Ca fait longtemps que ces chiffres ne veulent plus rien dire, à chaque changement de gouvernement depuis plus de 20 ans on modifie les critères de comptabilité du chômage pour en avoir un peu moins. Tout aussi hilarant que l’augmentation du pouvoir d’achat en 2007 qui à du être observée par 10% des français !

                C’est bien finalement de laisser toutes ces taches sans arguments éructer leur bêtise infinie, ils se décrédibilisent d’eux mêmes.


                • E-fred E-fred 9 juin 2008 11:05

                  à Olivier Bonnet

                  Bravo pour ce que vous dénoncez !

                  Comme le souligne aussi cet article : "A force de multiplier les petits boulots (des « miettes d’emploi », dirait la sociologue Margaret Maruani), la France sera peut-être bientôt championne du monde de ces créations. Mais peut-on encore parler d’« emplois » ?... Et faut-il s’enorgueillir d’une telle expansion  ?"
                   

                  "Il appartient de trouver un boulot dans une activité ou la demande est forte" dir M. Lerma. Attendre derrière son ordi ou au téléphone chaque matin pour savoir si on va travailler ou pas ? c’est ça la "Flexisécurité" ?

                  Vous vous moquez de qui ? Monsieur lerma, vous avez déjà travaillé dans l’hôtellerie ou la restauration ?

                  Et je vous rappelle que si ce sont des "étrangers en situation irrégulières" qui travaillent, c’est que le salaire est misérable et les conditions de travail difficiles ! D’une pierre deux coup ! Les patrons font du fric et les discours sur l’immigration font la pêche aux voix ! Qui est gagnant ?

                  McDonald’s n’apprécie pas la manière dont le dictionnaire anglo-saxon Merriam-Webster présente ses opportunités de carrière dans la restauration rapide... Parmi les 10.000 mots nouveaux ajoutés à la dernière édition sortie en juin figure en effet le terme "McJob", défini comme "un emploi à bas salaire et sans avenir".  
                   

                   


                  • geko 9 juin 2008 11:19

                    C’est la méthode Tatcher ou comment remettre au goût du jour les travailleurs pauvres et passer pour un pays riche qui réussit...pour une minorité !


                  • Gilles Gilles 9 juin 2008 11:52

                    Aucune statistique n’a de signification si on ne la remplace pas dans son contexte ni ne sait comment ces chiffres ont été calculé, selon quelles méthodes.

                    Si les journalistes de nos Jités et de quelques groupes ed presses étaient de vrais journalistes et non des amuseurs saltimbanques ils l’expliqueraient en deux minutes au populo au lieude déverser uen floppée de brèves catastrophiques et voyeuristes sur ce qui se passe dans le monde...mais du coup leur direction recevrait des coup de fil furibards des politicards démagos qui nous gouvernent. Et même pas sûr que le téléspectateur soit intéressé

                    Ex : je cite le lien de l’auteur (Insee) sur le mode de calcul :

                    ar ailleurs, à partir du premier trimestre de 2008, l’Insee, dans le but de s’accorder parfaitement avec la définition du sous-emploi au sens du BIT, ne compte plus dans le sous-emploi les personnes à temps partiel souhaitant travailler plus d’heures, recherchant un emploi mais n’étant pas disponibles. En 2007, cela représentait moins de 10 000 personnes.
                    Au premier trimestre de 2008, 1 180 000 personnes sont en situation de sous-emploi, soit 4,4 % des personnes ayant un emploi.

                    si ça ressemble pas à une modicication des méthodes de comptage qui mécaniquement exclut des résultats une portion non négligeable des gens et fait baisser le taux articiellement.....et je ne l’ai entendu nulle part

                     


                    • Gilles Gilles 9 juin 2008 12:26

                      Evidemment plus de travails à temps partiel réduit le chomage. plus le temps de travail à temps partiel est bas, plus le chomage se réduit encore plus. Comparons deux pays, l’un fichu à terre par un ramassis de socialo-bobo adepte de la fainéantise (quand ils ne sont pas complices des assassins) et un autre plus libéral et sérieux avbec un rtaux de chomage qui fait l’envie de notre cher uide :

                      En 2006 :

                      • En France le taux de temps partiel est de 17.2% des emplois
                      • au Royaume uni 25.5 %

                      Quant à la durée en 2005 :

                      • En France le taux est de 23.2h/sem
                      • au Royaume uni 15.7 h/sem

                      http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=CMPTEF03204&tab_id=252&souspop=2

                      Voilà..la solution ! Faites d’un boulot de 41 h/sem (eh oui en France en moyenne un temps plein c’est 41 heures...sources insee toujours) 2 boulots de 20.5 h ou encore mieux 3 boulots de 13.5 h et le chomage va être carrément en voie de disparition !

                      On peut rajouter


                      Si l’on fait la moyenne de tous les emplois, à temps partiel et à temps complet, la durée de la semaine de travail est :

                      - 36,3 h en France

                      - 36,2 h en Italie

                      - 35,1 h au Danemark

                      - 33,8 h aux Etats-Unis

                      - 33,6 h en Allemagne

                      - 33,2 h en Espagne
                      - 31,7 h en Grande-Bretagne

                      - 30,1 h en Suède (36,1 h pour ceux "au travail")

                      - 29,2 h aux Pays-Bas

                      Dans l’ordre croissant en nombre d’heures travaillées par semaine, on trouve d’abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l’Allemagne, l’Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande ([que des pays sous développés, hein ????]) Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures. Le premier pays à travailler plus que ladite moyenne avec 38 heures est la France.

                      sources insee et eurostat

                       


                      • ZEN ZEN 9 juin 2008 12:44

                        Merci à l’auteur

                        Utile rappel

                         

                        Problème récurrent...

                        -Le premier portail d’information et d’échange sur le chômage et l’emploi

                        Un éclairage précieux de Fabienne Brutus

                        Fabienne Brutus, agent ANPE, répond sur les vrais chiffres du chômage
                        "...A l’automne 2005 étaient ainsi déclarés en France 2 millions et demi de chômeurs, et l’on se félicitait d’être passé sous la barre psychologique des 10 % de la population active. Or, toutes catégories confondues, ils étaient un peu plus de 4 millions inscrits à l’ANPE à la même époque : soit 15 % de la population active. S’y ajoutent les jeunes non indemnisés, les vieux dispensés de recherche d’emploi, les RMistes non inscrits ou encore ceux qui, par lassitude, abandonnent le pointage : un bon million de personnes en plus, selon Fabienne Brutus. Total estimé : 5 millions de chômeurs en France. 19 % de la population active..." (Le Monde)

                        Chômage, l’art du camouflage

                        Autres Chiffres du Chômage

                        Eric Maurin : chômage, le chiffre caché (Objet application/pdf)

                        Contre journal:chasse aux chômeurs


                        • ZEN ZEN 9 juin 2008 12:46

                          D’un pays à l’autre, les méthodes de camouflage sont à peu près le smêmes...

                           

                          http://www.marianne2.fr/13-de-chomeurs-aux-Etats-Unis-%21-Qui-le-sait-_a87886.html


                          • kopenicke 9 juin 2008 12:56

                            Ce qu_ç est très ennueyx avec commentaire de journaliste engagé, c’est son manque de paritarisme. Tout est mal, les chiffres ne sont pas mis en correspondance, mais entassés. Le propos ne débouche pas sur un résultat objectif, par erxemple une hausse du chômage) mais sur une critique virulente dont on ne peut retenir qu’un brouillard de chiffres. Je ne fais aucune confiance à l’Etat et moins encore à ses fonctionnaires (v. enquêtes sur Bercy), mais je les préfère encore à la pratique de l’assimilation permanente. Si une gauche aussi brouillonne arrive au pouvoir, nous risquons de couler définitivement sous le poids des approximations et des textes obscurs.

                            Cela dit, l’article est intéressant.


                            • foufouille foufouille 9 juin 2008 13:12

                              les chiffres du chomage sont truques depuis longtemps

                              le seul moyen de le voir est de vivre chez les pauvres

                              on peut aussi ecouter les extremes et se poser des questions


                              • Mysticman Mysticman 12 juin 2008 07:19

                                Oui les chiffres du chômage sont souvent trucqués certes. Mais là n’est pas le problème. Car derrière tout ce "cirque" médiatique, il y a quand même beaucoup d’Rmistes entre autres qui sont demandeurs d’emploi. Et la gauche comme la droite ont souvent fait preuve de démagogie quand il s’agit faire baisser le chômage et l’inactivité tout simplement. Le gouvernement Jospin l’a prouvé en mettant les contrats CES et puis il y eut le contrat d’avenir sous Villepin et l’avortement du CPE aussi. On promet le RSA qui devrait remettre selon les promesses de Messieurs Hirsch et Fillon, 700000 personnes au travail et le président Sarkozy a promis qu’il y ait un quota obligatoire de 6% de travailleurs handicapés dans les entreprises. Ceux-là dont on ne parle pas beaucoup et qui pourtant représentent une part importante parmis les demandeurs d’emploi. Même une certaine agence intérim dont je tairai le nom s’enfiche c’est pour dire. Ok pour dire que le chômage baisse un peu mais pas autant que certains le prétendent. Ce qui compte, c’est que le gouvernement assure et tient ses promesses en ce qui concerne les plus exclus du marché du travail que la gauche à l’époque a plus ou moins laissé tomber à certains moments.


                              • A. Nonyme Trash Titi 9 juin 2008 14:37

                                Ah bah, si c’est la gauche qui le dit, alors ça doit être vrai !

                                Surtout Michel Sapin, à qui l’on doit la plus grande vague de licenciements économiques dans les secteur de la communication grâce à sa magnifique loi de 1993. Autant dire qu’il s’y connaît en chômage...

                                 


                                • alberto alberto 9 juin 2008 15:31

                                  Olivier : "le taux le plus bas depuis vingt cinq ans" !

                                  Mais, il y a vingt cinq ans, c’est pas à cette époque que les chiffres ont commencé à être truqués ?

                                  Sarko et sa bande ne font que perfectionner le système...

                                  Bien à toi.


                                  • tarkan 9 juin 2008 15:43

                                    Encore un débat typiquement français ou la critique est systématique.

                                    Dans les autres europeens on se felicite de la baisse du chomage . En France , de gauche comme de droite , on attaque les chiffres ... politique politicienne !

                                     

                                     


                                    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 9 juin 2008 16:59

                                      Manifestement, vous ne comprenez pas que le chômage ne baisse pas vraiment.


                                    • Mysticman Mysticman 12 juin 2008 08:09

                                      Tout à fait d’accord avec toi Tarkan. Et puis y a plus important comme combat à mener. La lutte contre le chômage c’est une partie de la lutte contre l’exclusion social et pour le retour à l’emploi. Et puis tant mieux pour ceux qui croivent trop aux sondages qui les arrangent et ceux-là croivent toujours au père nöel soviétique d’ailleurs.


                                    • Adama Adama 9 juin 2008 16:46

                                      Les chiffres du chômage ont certainement baissé, il parait que le Bonnet d’âne a trouvé du travail


                                      • finael finael 9 juin 2008 16:52

                                        Je trouve que cet article reprend, à peu de choses près, celui publié dans une revue connue pour son extrème-gauchisme : "Les Echos" :

                                        "Baisse surprise du taux de chômage à 7,2 % de la population active au premier trimestre
                                        [ Les Echos - 06/06/08 
                                        Le taux de chômage a été ramené de 7,4 % à 7,2 % entre le dernier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008, selon les chiffres publiés hier par l’Insee, soit un niveau jamais atteint depuis vingt-cinq ans. Le nombre de personnes à la périphérie du chômage, en revanche, s’est légèrement accru.
                                         
                                        Même à Bercy, certains se sont montrés étonnés, hier, par l’ampleur de la baisse du chômage, qui a atteint 0,2 point en trois mois, selon les données publiées par l’Insee. Il est vrai que l’institut de conjoncture n’espérait pas mieux qu’une stabilisation jusqu’à la fin juin, à 7,5 % de la population active. Les objectifs sont déjà largement dépassés : porté par une croissance relativement soutenue (0,64 % au premier trimestre), le taux de chômage est tombé à 7,2 %, en moyenne, au premier trimestre. C’est 1,2 point de moins qu’il y a un an. En maintenant ce rythme, le gouvernement a toutes les chances d’honorer sa promesse d’atteindre le plein-emploi avant la fin du quinquennat, soit moins de 5 % de la population active au chômage. Même si le tassement attendu de la croissance au deuxième trimestre l’incite à la prudence.
                                        Néanmoins, dans une période dominée par les mouvements sociaux, l’exécutif n’a pas boudé son plaisir : « Ce qui est important, c’est de dire aux Français qu’ils commencent à récolter le fruit de leur travail », a estimé, hier, Nicolas Sarkozy en saluant les réformes entreprises depuis un an sur le front de l’emploi : fusion ANPE-Assedic, heures supplémentaires, etc. « L’action du gouvernement n’est pour rien dans la baisse du chômage », a rétorqué le PS, qui conteste la fiabilité de ces chiffres et avance l’impact des nombreux départs en retraite.
                                        Un décalage
                                        Ces données ont en effet, à première vue, de quoi surprendre. Au premier trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi recensés par l’ANPE a augmenté de 7.700. L’Insee, qui se conforme aux règles du Bureau international du travail, fait état, elle, d’une baisse de 77.000 demandeurs d’emploi (en moyenne). « Les données fournies par l’ANPE et par l’Insee ne sont pas comparables », martèle-t-on à l’institut de conjoncture. Les raisons sont connues : l’Insee procède par sondage et recherche les personnes n’ayant jamais travaillé, ne serait-ce qu’une heure, au cours de la semaine de référence. Les chômeurs doivent également témoigner d’une recherche « active » d’emploi. Ce n’est pas le cas de l’ANPE, qui ne recense que les personnes inscrites dans ses fichiers, dès lors qu’elles ont travaillé moins de 78 heures au cours du dernier mois.
                                        Plusieurs interprétations peuvent être avancées au décalage entre les deux sources. Il peut refléter une hausse du nombre de salariés très précaires, ceux-ci étant considérés comme chômeurs au sens de l’ANPE (moins de 78 heures de travail dans le mois), mais pas du BIT (aucune heure travaillée). L’amélioration du suivi par les agents de l’ANPE a également poussé des chômeurs à se faire connaître, ce qu’ils ne faisaient pas auparavant. Le gouvernement profite aussi d’un contexte plus favorable, la population active ne croissant plus que de 50.000 par an. Il est « plus facile » de réduire le chômage qu’il y a six ans, remarque ainsi l’économiste Eric Heyer (OFCE). En 2000, 250.000 créations d’emplois suffisaient tout juste à stabiliser le niveau du chômage. Aujourd’hui, cela entraîne une réduction de quasiment même ampleur du nombre de demandeurs d’emploi.
                                        La baisse du chômage se fait-elle au prix d’une plus grande précarité ? Le « halo » du chômage, qui regroupe les personnes recherchant un emploi sans remplir les conditions du BIT, s’est légèrement développé au cours du premier trimestre. Il représente 753.000 personnes, contre 749.000 fin 2007. Quelque 2,64 millions de personnes se sont ainsi trouvées au chômage ou « dans une situation proche du chômage » au premier trimestre 2008."
                                         

                                        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 9 juin 2008 17:01

                                          Cet article est dans mes sources : cliquer sur Les Echos y mène smiley


                                        • finael finael 9 juin 2008 17:19

                                          Désolé, je n’ai pas pris le temps de lire toutes les sources.

                                          Sans rancune ?


                                        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 9 juin 2008 17:46

                                          Naturellement !


                                        • Gzorg 9 juin 2008 18:36

                                          Merci à l’Auteur pour son analyse.

                                           

                                          En attendant je constate quand même des choses encourageantes en ce moment.

                                          Je travaille dans un metier de service en tant que technicien info, et force est de remarquer que depuis un an le marché de l’emploi est en train de se modifier grandement.

                                          Je ne sais pas si c’est un effet de la politique de Sarkozy mais personnellement je pencherais beaucoup plus pour la version "Inversion de la pyramide des ages".

                                          Que voit on depuis un an ? et bien trés exactement ce qui c’est déjà produis dans deux autres secteurs de l’économie, à savoir le batiment puis juste apres la restauration.

                                          On manque de techniciens informatique allant du niveau Bac +2 a Bac +3 et on manque énormément d’informaticien de Bac+4 à Bac +5.

                                          Personnellement je rentre dans la premiere catégorie, si il y a un an on avais commencé à voir des salaires allant de 20.000 a 23.000 Euros fleurir partout ( Les SSII se faisant déjà la guerre) aujourd’hui c’est vraiment du délire, de tres nombreuses SSII manque de personnels et n’arrivent pas à embaucher, mécaniquement les salaires ont augmentés puisque pour les même boulots on voit maintenant facilement des annonces allant de 22.000 a 25.000 Euros par an.

                                          Résultat dans beaucoup de boites fournissant : des techs de proximité, des tech supports niveau 1 ou 2, des techniciens sur site, des cableurs etc....c’est le jeu des migration qui commence dès le moi de Juin jusqu’a Octobre, alors qu’il y encore peu les changement de sociétés s’effectuaient entre Septembre et Octobre.

                                          Alors j’ignore si cela est limité au milieu de l’informatique en région parisienne, mais ayant des amis qui sont aussi techniciens dans d’autre domaines (programation d’automates industriels, elctronique de puissance etc..) il semblerait que ce soit quand même une tendance lourde.

                                          Wait and See !


                                          • finael finael 9 juin 2008 20:43

                                            Euh ! Peut-être trouvez vous les choses "encourageantes", mais connaissez vous le Munci, association d’informaticiens ayant, il y a à peu près un mois, fondé un syndicat :

                                            www.munci.org

                                            "Le chômage des informaticiens s’établit en fin d’année 2007 à un chiffre compris entre 20 122 demandeurs d’emplois en informatique (cat.1) et environ 30 000 (toutes catégories), soit un taux de chômage de la profession compris entre 4% et 6% sur la base de 504 000 informaticiens (sources Dares).
                                            Bien qu’en baisse continue depuis 2004, le chômage des informaticiens connait néanmoins un ralentissement de sa décrue (tant en volume qu’en pourcentage) depuis trois ans : baisse d’environ 21% sur l’année 2007 (- 5476 demandeurs d’emplois) après une baisse d’environ 25% sur l’année 2006 (- 8367 demandeurs d’emplois).

                                            Le taux de chômage des informaticiens reste encore supérieur au taux de chômage moyen des cadres en France qui se situe vers 3.6% selon l’Apec (75% des informaticiens sont cadres, le taux d’emploi cadre le plus élevé parmi tous les groupes de métiers).
                                            Cette évolution fait suite à un TRIPLEMENT du nombre d’informaticiens au chômage entre
                                            début 2001 et fin 2003 et l’on ne peut que regretter la sous-information des grands médias concernant l’explosion du chômage des informaticiens au cours de ces années en comparaison des nombeuses allusions, toujours actuelles, à la prétendue "pénurie d’informaticiens"...

                                            La reprise du secteur est réelle depuis 2004 mais la baisse du chômage des informaticiens s’explique également par des problèmes structurels, en particulier les reconversions fréquentes de quadras/quinquas exclus de notre marché du travail. On estime plus généralement que le taux de sortie "naturelle" de la profession est particulièrement élevé dans notre secteur (évalué à 10% chaque année...)
                                            Les tensions sur l’emploi dans notre secteur cachent de nombreuses disparités et doivent être analysées avec beaucoup de discernement
                                            sous l’angle des
                                            spécificités de notre marché du travail : pour être un informaticien employable, mieux vaut être francilien (ou dans l’une des 5 régions qui comptent à elles seules 80% de l’emploi IT en France), ingénieur ou au minimum bac+4, déjà en poste ou bien avec peu d’ancienneté au chômage, et surtout ne plus être dans la technique (développement, systèmes, réseaux, administrateurs...soit plus des 2/3 des postes d’informaticiens !) passé la quarantaine sous peine d’une forte discrimination à l’embauche.
                                            En effet, les SSII parlent surtout de « difficultés de recrutement » quand elles n’arrivent pas à recruter, RAPIDEMENT, des profils SUR MESURE à des SALAIRES MODERES.

                                            Les informaticiens, et tout particulièrement les 20 000 à 30 000 au chômage, sont EXASPERES d’entendre parler de "pénurie de compétences" ou, pire, "d’informaticiens" dès que le marché du travail devient plus tendu...
                                            Si le rythme actuel de décrue du chômage se poursuit au cours des années à venir (ce qui n’est pas assuré), il faudra attendre 1 à 2 ans pour revenir à la situation d’un marché du travail EQUILIBRE (= définition du PLEIN-EMPLOI, à ne pas confondre avec le mythe de la "pénurie d’informaticiens" en langage patronal...et parfois médiatique) comme en l’an 2000 où le taux de chômage sectoriel était d’environ 3-4%.
                                            Etonnant ensuite de passer aussi rapidement (en moins de 12 mois) d’une prétendue pénurie (voir
                                            1998-2001 : le mythe (récurrent) de la "pénurie" d’informaticiens)... à un sureffectif d’informaticiens (voir 2001-2003 : Explosion (silencieuse) du CHOMAGE et des licenciements abusifs), non ??
                                            Non car notre marché est un marché "cyclique" soumis à des sauts de conjoncture violents à la hausse comme à la baisse (
                                            en 15 ans : 2 phases de forte expansion et 2 phases de forte régression), les dirigeants de SSII expliquent d’ailleurs que la visibilité sur les carnets de commande n’est que de...6 mois.

                                            Il serait bon à présent que nos mass médias (TV, presse généraliste...) fassent preuve d’une vision plus critique concernant le marché du travail en informatique : dans notre secteur en effet, le rapport est d’en moyenne 1 création d’emploi nette...pour 4 recrutements bruts...pour 8 offres d’emplois !!!
                                            Les raisons : un turnover deux fois plus important que dans la moyenne des sociétés (démissions et transactions : environ 40% des départs, licenciements et ruptures de périodes d’essai à l’initiative de l’employeur : environ 25% des départs), de nombreuses offres d’emploi "bidons" (à des fins commerciales + stockage de CV + espionnage économique... les SSII étant les championnes des abonnements (bi-)annuels aux sites de recrutement) et parfois démultipliées pour un même appel d’offres ce qui conduit à l’abandon de nombreux recrutements..."

                                            ou encore :

                                            TOUT VA TRES BIEN DANS LE SECTEUR INFORMATIQUE (Mme la marquise)

                                            "Voici d’ailleurs un florilège (non exhaustif) d’actualités récentes qui, sans nul doute, marqueront l’histoire de nos sociétés IT :

                                            2007 :

                                             [Presse] Plan social : Oracle supprime 36 postes en France
                                             
                                            [Presse] Annonce de plan social chez Team Partners Group
                                             
                                            [Presse] Grève à la japonaise chez Altran Sud-Ouest
                                             
                                            Manifestation contre les externalisations informatiques chez Axa
                                             
                                            [Presse] Les salariés d’IBM La Gaude au bord de la crise de nerfs

                                            2008 :

                                             [Presse] Atos Origin : redéploiement en trompe-l’oeil dans la branche intégration
                                             
                                            Atos Origin : salaires en berne, la CFDT appelle à l’action
                                             
                                            [Presse] Débrayages chez Atos Euronext Market Solutions
                                             
                                            [Presse] Grève chez Business Objects !
                                             
                                            Les syndicats de Capgemini France mobilisent sur les salaires
                                             
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                                            [Presse] Grèves : EDS mobilisé contre les licenciements, IBM sur les salaires


                                            Mais, chuuut... un bon conseil surtout ne parlez pas de tout ceci, ou bien vous passerez pour un râleur !
                                            Il faut dire : la conjoncture est au beau fixe, les recrutements toujours aussi nombreux, les salaires flambent, la pénurie d’informaticiens s’installe durablement, la pensée unique aussi... et tout va très bien dans le secteur informatique smiley
                                            ...avec çà, si on passe pas au 20H !!

                                            Plus sérieusement, force est de voir qu’à l’opposé d’une certaine "pensée unique", les tensions sociales sont en pleine recrudescence dans notre secteur, ce qui témoigne de l’importance des problèmes structurels. "

                                            Si pour certains "les choses s’améliorent", force est de constater que ce n’est pas le cas général !


                                          • Marc Bruxman 10 juin 2008 00:28

                                            Pour le secteur de l’informatique c’est complétement la fête tant que vous êtes jeunes avec effectivement et notamment en région parisienne de gros salaires (environ 35 000 € par an pour un ingénieur débutant avec une progression rapide).

                                            Par contre le secteur est exigeant. Vous devez rester à la pointe de la techno sinon vous devenez out et inemployable. D’ou un chomage important chez les vieux informaticiens. Et notamment chez des gens qui ont rejoins le secteur à un moment ou la demande était forte, et on des carences dans leur formation. Un simple technicien qui a de l’expérience et maitrise bien les fondamentaux reste rarement sans emploi. Un bon manager non plus. Par contre les gens qui ont des lacunes techniques et ne parviennent pas à évoluer vers le management (parfois à cause de ces mêmes lacunes) sont effectivement dans la merde.

                                            Mais globalement on est quand même plus verni que la moyenne.

                                             


                                          • Marc Bruxman 10 juin 2008 00:41

                                            Le truc à dire c’est quand même que même le passage du chomage vers le sous emploi est une bonne nouvelle collective. Parce que vous passez d’une personne qui a un coût net pour la société (son indemnisation chomage et ses prestations sociales) à une personne qui non seulement ne coute plus directement mais produit une valeur ajoutée via son travail. (Ce qui générera en plus des rentrées d’impots). C’est donc un changement plutot positif.

                                            Le gros défaut c’est que le gouvernement semble s’en satisfaire alors qu’il devrait d’une part accentuer les efforts plus qu’il ne le fait afin que l’on atteigne ces fameux 5% et d’autre part pour que la quantité

                                            Après on va effectivement être confronté à un chomage structurel en augmentation ces prochaines années, les mêmes informaticiens dont on parle plus haut et dont je fais parti développant à grande vitesse des outils d’automatisation qui détruisent des emplois.

                                            En soi ce n’est pas génant mais comme la formation et l’école n’ont pas suivi on va vers des ennuis avec des gens qui ne seront employables qu’à faire des boulots de merde et peu valorisants. Il est urgent au contraire de faire une bonne initiation à l’informatique dès l’école et de produire en masse des techniciens. Le nombre d’ingénieurs en informatique serait en effet suffisant si ceux-ci pouvaient s’appuyer sur des techniciens de qualité. (Et si les ingénieurs français cessaient de considérer la technique comme secondaire).

                                            Je ne compte plus le nombre de fois ou on a du au boulot faire faire du boulot à la portée d’un technicien bien formé par un des ingés de la boite parce que l’on ne trouve que très peu de techniciens bien formés. Les DUT assurent logiquement cette mission. Mais leur qualité est très inégale, les formations parfois fonky et surtout deux ans pour apprendre l’informatique quand on part de zéro c’est très court à moins d’avoir recours à des méthodes intensives (type prépa). Rajoutez à cela le mépris Français pour ce qui touche à la technique (il faut faire du management c’est bien connu) et c’est le pompon. Il y a des tonnes de jeunes qui sortent avec un diplome de technicien et qui ne savent pas programmer correctement. (Et aussi d’ailleurs des ingés qui ne savent pas programmer correctement ce qui est encore plus inadmissible).

                                            Au final, l’abscence de techniciens de qualité en informatique est un frein à la croissance et un frein à la créativité des ingénieurs.

                                            Et je connais même des boites qui ont délocalisés en Inde pour cette raison. Elles avaient besoin de beaucoup de monde, n’arrivaient pas à recruter. Alors malgré le niveau de merde des indiens (mais pas forcément pire que certains diplomés Français) il a été décidé d’outsourcer la bas. C’était ca ou rien.

                                             


                                          • finael finael 10 juin 2008 09:49

                                            - Tout d’abord je ne vois pas pourquoi les chiffres du Munci seraient pessimistes : Il s’agit de la citation de chiffres officiels.

                                            - Ensuite le métier "d’informaticien" n’existe pas, qu’y a-t-il de commun entre un programmeur, un ingénieur réseau, un hotliner, une concepteur web, etc ... ? Sous le vocable d’informaticien on regroupe presque une centaine de métiers différents.

                                            - Il n’y a pas pénurie de compétences, je suis pour ma part Ingénieur systèmes et réseaux, concepteur et réalisateur de sites web, j’ai rapporté beaucoup d’argent mais ... j’ai largement dépassé la cinquantaine, et dans ce métier je suis considéré comme un dinosaure même si le dernier site créé a fait 1/2 million d’euros de CA et 100 000 euros de bénéfice net l’année dernière !

                                            - Mon ex-patron m’a remplacé par 3 stagiaires qui ne lui coûtent quasiment rien, c’est là le problème : sous-payés, ils en prendront l’habitude ... et ne fourniront à la longue qu’un travail correspondant à leur salaire.

                                            C’est, tous métiers confondus, une des grandes causes du sous-emploi : moins de salaire = moins de pouvoir d’achat = baisse de la consommation donc de la demande = moins de bénéfices = moins de salaire etc ...

                                             

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