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Accueil du site > Actualités > Politique > Clémentine Autain : l’autre femme de cette présidentielle (...)

Clémentine Autain : l’autre femme de cette présidentielle ?

Clémentine Autain est un ovni politique. Elle n’a pas trente-cinq ans, n’a pas fait l’ENA, n’appartient à aucun parti, est adjointe au maire de Paris (apparentée PC) en charge des questions jeunesse. Fondatrice de MixCité, membre des premières heures de la fondation Copernic, auteur de trois livres et nouvelle égérie du PAF, candidate potentiel de l’Alternative unitaire à la présidence de la République, aux côtés de José Bové, Marie-Georges Buffet, Yves Salesse et possiblement Olivier Besancenot.

Quelle a été l’enfance et quelles sont les influences de cette fille de troubadours ? Quelles sont ses blessures ? Ses convictions ? Quel est son projet politique ? Q’est-ce que l’antilibéralisme ? Quelles alliances envisagent ses militants pour gouverner un jour ? Et quelques confidences...

Le 10 décembre prochain, celle qui s’est déclarée candidate le 10 septembre dernier saura - et nous avec elle - si l’ensemble des forces politiques anticapitalistes (écologiques, humanistes et tutti quanti) issues des collectifs du non au TCE auront réussi à s’allier sur un nom. Ils ont un programme (et 135 propositions à ce jour), représentent un élan et sont convaincus de pouvoir parvenir au second tour s’ils font bataille ensemble (et la désignation de Ségolène Royal, jugé plus libérale encore que la ligne du PS qu’ils fustigent, pourrait à ce propos ouvrir une véritable brèche à "gauche de la gauche", sans même parler de la majorité de Français qui souhaitent une femme à la présidence).

Pour cette première des "TIC et Resto", nous avons demandé à Clémentine Autain de choisir l’un de ses restaurants favoris, d’y réserver une table, et nous avons de notre côté convié John Paul Lepers, qui lui fait la surprise de nous rejoindre en cours de discussion...

Vous voilà partis pour 43 minutes d’interview, de débat, de portrait, de restauration, et d’échanges avec celle qui pourrait être "l’autre femme" de cette présidentielle...

TIC et Resto #1 > Clémentine Autain

(photo Christophe Morin / IP3 - vidéo PoliTIC’Show 2006)

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Clémentine Autain : l'autre femme de cette présidentielle ? Clémentine Autain : l'autre femme de cette présidentielle ?

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106 réactions à cet article    


  • LE CHAT (---.---.75.49) 21 novembre 2006 10:54

    Il y a plein de place à gauche de Nunuche , c’est bien que d’avoir des nouvelles têtes , jeunes et non enarques pour concurrencer les dinosaures du paysage politique .

    même si je ne partage pas toutes ses opinions , je lui souhaite la bienvenue au nom de la pluralité dans toute démocratie digne de ce nom


    • lolotte (---.---.223.45) 11 décembre 2006 15:50

      A lire sur le site de mme Autain,les soutiens du subcommandante Marcos et de fidel Castro.Trop rigolo


    • Bill Bill 21 novembre 2006 10:59

      Je ne suis pas du tout d’accord avec ses idées, c’est ce que je me suis dit en l’entendant parler il y a quelques temps déjà ! En tous cas c’est une jolie femme, intelligente, et ça change un peu des vieux boucs qu’on a l’habitude de voir !

      Bill


      • (---.---.165.111) 21 novembre 2006 18:06

        Réaction spontanée à ce message (de Bill). La politique n’a pas de sexe, ni d’âge. Un « vieux bouc » comme tu dis, peut se révéler plus féministe qu’une femme sexy. Il faut se garder du sexisme, dans les deux sens : pour moi, « vieux bouc », c’est sexiste et en plus discriminatoire par rapport à l’âge. On a entendu par ailleurs « éléphants du parti », avec les mêmes connotations. Que dirait-on, si l’on traitait telle femme politique de vieille chèvre ou d’éléphante ? Pour moi, seules la cohérence du discours et son application dans l’action sont pertinentes en politique.

        En ce qui concerne Clémentine Autain, je me garderais bien de juger en fonction de son physique (du reste fort agréable), mais uniquement à partir de ses propos. Je ne suis pas communiste, mais je trouve une certaine cohérence dans ses explications. Par ailleurs, je suis sensible à son discours féministe. Je partage aussi son souhait de voir l’état s’impliquer davantage dans la protection, la redistribution des richesses et la régulation du marché, mais je me méfie des discours antilibéraux faciles. L’économie de marché est là, et le réalisme implique non de s’y soumettre, mais de faire avec.


      • okrenik (---.---.165.111) 21 novembre 2006 18:07

        J’avais oublié de signer le post précédent.


      • Bill Bill 22 novembre 2006 09:22

        @ okrenik

        Cher Okrenik, merci de me répondre ainsi, en effet mes propos vont sans doute un peu loin... ! Disons simplement que son discours ne m’incite pas à voter pour les partis qu’elle représente mais que je lui trouve plus de naturel que certains hommes politiques que nous voyons depuis de nombreuses années. Ces homme politiques dont le discours m’intéresse pourtant plus...

        Et je vous donne raison sur le fait qu’une femme sexy n’est pas forcément une bonne politicienne.

        Salutations !

        Bill


      • seb (---.---.12.18) 21 novembre 2006 11:04

        Sur I-TELE ou elle intervient très souvent ... je lui trouve quelque chose de neuf. Quoi je ne sais pas ??? Un parler, une jeunesse non endoctrinée...

        Du talent à l’état pur même si on peut ne pas être d’accord avec ses idées ...


        • morange (---.---.57.226) 21 novembre 2006 19:02

          pas endoctrinée ? cette fille est un robot idéologique d’extrême gauche qui récite sa prose sur « l’ultralibéralisme » si on entre certains mots clés. smiley


        • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 22 novembre 2006 16:00

          Bravo Morange, vous avez tout dit en deux lignes.

          D’autre part, quelque soit la figure de proue, je demande à tous ceux qui sont tentés par un vote anti-impérialiste de voter Jean-Marie Le Pen, puis FN, cette année. On tient à la fois un très bon candidat-programme, et (surtout ?) une chance unique, historique. Bref, un très bon ticket.


          • T.B. T.B. 21 novembre 2006 13:30

            Seb, on a eu la même idée au même moment (2 minutes d’intervalle). Tu as -10 et moi -3 (pour le moment). On montre pourtant exactement la même chose. Je parle de ton lien, uniquement. Cherchez l’erreur !


          • seb (---.---.12.18) 21 novembre 2006 14:42

            Ils ont plus voté pour moi YES :: C’est ça la France. On te donne 2 choses identiques il y aura toujours pour se contredire smiley


          • t-h (---.---.4.239) 21 novembre 2006 15:39

            Sans doute tout simplement parce que le commentaire de Seb passe plus inaperçu... (je ne lis pas tout les commentaires, et quand je vote (oui ou non) c’est uniquement sur les commentaires lus. J’imagine que ce doit être la cas d’autres personnes...)


          • bécassine (---.---.18.96) 21 novembre 2006 11:09

            Encore un produit des merdias ! Chiche, qu’elle se présente ! smiley


            • T.B. T.B. 21 novembre 2006 11:10

              CLEMENTINE AUTAIN

              État civil : Clémentine Autain est la fille de la comédienne Dominique Laffin et du chanteur Yvan Dautin. Son oncle François Autain est sénateur Mouvement républicain et citoyen (chevènementiste) de Loire-Atlantique, ancien député et ancien ministre de François Mitterrand. Son grand-père André Laffin, dentiste, a été député de droite dans l’Yonne.

              Enfance et jeunesse : À l’âge de 10 ans, Clémentine Autain voulait être chanteuse comme son père, Yvan Dautin. Au sein du groupe d’enfants, Abbacadabra, elle reprenait des chansons du groupe Abba sur les plateaux de télévision. Elle enchaîna disques, concerts et un feuilleton.

              Parallèlement, elle baignait aussi dans la politique grâce aux relations de ses parents avec Jack Ralite et Alain Krivine. Son père est alors un militant mi-anarchiste, mi-LCR.

              En 1985, elle n’a que 12 ans lorsque sa mère meurt d’une crise cardiaque.

              À dix-sept ans, elle quitte le domicile familial et, le baccalauréat en poche, s’engage dans des études supérieures en histoire.

              Le militantisme : Elle milite alors à l’Union des étudiants communistes.

              En 1994, à 21 ans, elle est victime d’un viol sous la menace d’une arme blanche aux abords de l’université de Paris VIII. Elle se rapproche alors du Collectif contre le viol et s’implique dans le mouvement féministe. Elle fera du MLF son sujet de mémoire de son DEA d’histoire.

              Ensuite, elle décide de créer, en 1997, un nouveau mouvement féministe, appelé Mix-Cité, dont elle devient coprésidente. L’association se fait connaître en protestant contre l’utilisation de mannequins vivants dans les vitrines des Galeries Lafayette.

              En 1997, elle participe aux législatives contre Christine Boutin (UMP) comme suppléante d’une candidate soutenue par le mouvement de Noël Mamère . Elle a été collaboratrice de Georges Mazars, sénateur du Tarn puis celle de Cécile Silhouette conseillère de Paris, élue d’Ensemble pour une gauche alternative et écologiste. Elle a également été proche de la Gauche socialiste, tendance Jean-Luc Mélenchon, mais sans jamais adhérer au PS.

              Elle participe à la Fondation Copernic, un club de réflexion de la gauche radicale et à différentes initiatives à gauche : le RAP avec Jacques Kergoat, SELS avec Philippe Corcuff ou l’experience dite de Ramulaud. Elle écrit dans L’Humanité.

              En 2001, le parti communiste lui propose de prendre la tête de liste dans le XVIIe arrondissement contre Françoise de Panafieu, qu’elle décrit comme une « grande bourge » d’un « mépris de classe effroyable ». Elle est battue avec 35% des voix mais est récompensée par le nouveau maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, qui en fait l’adjointe à la jeunesse au maire de Paris. Elle n’a alors que 27 ans.

              Signataire du très controversé Appel des indigènes de la République, elle a finalement retiré sa signature en constatant la présence de celle de Tariq Ramadan.

              Elle participe aux événements organisés par le Conseil représentatif des associations noires de France, le CRAN.

              En 2005, elle fait campagne contre le Traité constitutionnel européen. Elle a ensuite participé aux collectifs du 29 mai et au collectif national d’initiative pour un rassemblement anti-libéral de gauche et des candidatures communes.

              Très présente sur les plateaux de télévision, notamment sur les plateaux de l’émission d’i-Télé N’ayons pas peur des mots, donnant la réplique à Philippe Tesson, sa notoriété se développe rapidement.

              Clémentine Autain apparaît comme une candidate possible pour une union de la gauche antilibérale. Elle s’est ainsi déclarée prête à être candidate à l’élection présidentielle lors de la réunion du collectif national d’initiative pour un rassemblement anti-libéral de gauche et des candidatures communes où étaient présents nombre de collectifs locaux, le 10 septembre 2006, estimant qu’elle répondait à l’exigence d’une partie des militants de ne représenter aucun parti. Elle se propose d’être la candidate anti-libérale à l’élection présidentielle, persuadée d’être mieux placée que Marie-George Buffet, Patrick Braouezec, Yves Salesse ou encore José Bové « pour faire la synthèse » des sensibilités.

              Source Wikipédia. Coùt : quelques clics et zéro euro.


              • John (---.---.167.26) 21 novembre 2006 11:18

                Vidéoclip de vacuité bobo-branchouille. De ce visage frais et agréable, on ne retient,hélas, pas grand chose. La coolitude - même affectée - et la féminité, semblent rompre avec les masques de nos chers politicens habituels. Sauf qu’on est en droit d’attendre beaucoup plus de consistance, d’arguments et d’originalité d’un leader politique y compris d’extrême gauche. Seules les mordantes questions de John-Paul Lepers permettent de rendre ce brouet un peu moins indigeste. Clémentine, encore du boulot, donc.


                • khal torabully (---.---.151.243) 14 janvier 2007 20:57

                  Bravitude et Coolitude sont les deux mamelles de Marie-Ségolène.

                  REACTION A L’ARTICLE PARU SUR NOVOPRESS LE 9/01/07 VOICI L’ARTICLE :

                  Bravitude et Coolitude sont les deux mamelles de Marie-Ségolène. Faut-il savoir parler français pour être président de la République ? Pour être candidat à ce poste en tout cas ce n’est nullement nécessaire comme vient de le démontrer, avec le brio qu’on lui connaît, la pimbêche du Poitou lors de sa visite en Chine. Qu’une femme politique de 2007, socialiste qui plus est, ignore l’existence du mot « bravoure » on ne peut en être surpris mais que son pitoyable néologisme soit accueilli par autre chose qu’une grande vague de rires un peu navrés par tant de nullité étalée, voilà qui est plus étonnant. On a ainsi pu voir l’ineffable Jack Lang, le mythomane sous UV des Vieilles Charrues qui ne sait plus quelle plume s’introduire dans le fondement pour faire encore parler de lui, déclarer avec l’emphase ampoulée qui lui est propre que cette « innovation sémantique » (il s’agit plutôt d’une invention lexicale mais on n’est vraiment plus à cela près...) était « quand même autre chose que l’habituelle langue de bois ! ». On voit assez mal le rapport et on discerne encore plus difficilement dans quelle mesure on devrait considérer comme étant un formidable progrès le fait que les inepties et mensonges politiques jadis proférés dans un langage classique et correct le soient désormais dans un idiome mongoloïde que chacun peut adapter à son goût (ou à ses aptitudes). Mais le peuple ne bronche pas... De plus en plus ignare et inculte grâce aux milliards engloutis dans l’éducation nationale, peut-être même est-il heureux et satisfait d’avoir un candidat à sa mesure qui ne risque surtout pas de l’élever ou de l’obliger à secouer un peu son aboulie intellectuelle. Et lorsque Marie-Ségo sera élue (car elle correspond trop parfaitement aux ridicules et aux conformismes de l’époque pour ne pas triompher...) la masse réjouie de ses partisans ne manquera pas de célébrer comme il se doit l’avènement d’une ère radieuse de « coolitude bravitifiée », de « gouvernopertinence écologisée », de « réflexivité citoyennisante » et de « tolérabilité humanitariste »....

                  Monsieur,

                  Permettez-moi de prolonger vos réflexions sur la « bravitude » et la coolitude, dans la suite de cette « innovation » sémantique, qui selon Jack Lang, serait aux antipodes de « l’habituelle langue de bois » des castes politiciennes. Je tiens à rappeler que les dévoiements linguistiques ne sont pas rares en politique, si l’on se réfère à Bush qui parlait de « misunderestimate », mot inconnu en américain et ne sont pas loin des mots-valise que vous inventez avec dérision à la fin de votre article : « gouvernopertinence écologisée ». Il est vrai que les temps sont « bouleversifiants »... Revenons à la « bravitude » de Madame Royal. Il m’apparaît opportun de souligner que Lang soulève un point crucial : ce mot appartient à l’univers des jeux vidéo et exprimerait plus que la bravoure. Il mettrait en exergue le sentiment de plénitude que l’on atteindrait après un acte de bravoure. C’est donc ce « supplément de sens » qui aurait fait venir ce mot à la bouche de la candidate socialiste qui ne l’a pas inventé. Soit... En sachant aussi que dans l’Empire du Milieu, l’acte munificent est de gravir la Grande Muraille, seul monument visible depuis la lune . Marche allégorique de Madame Royal vers le pouvoir au Sommet ? D’où cette référence à l’univers des jeux vidéos où les parcours du combattant sont semés d’embûches impensables ? Il est vrai que nous sommes loin de la beauté solennelle de déclarations napoléoniennes sous l’écrasante stature des pyramides d’Egypte et du Sphynx... Cela vous a interpellé, à l’instar de beaucoup d’autres. Cependant, je ne serai pas d’accord avec vous pour poser la coolitude sur le même plan sémantique que la « bravitude », comme vous l’indiquez dans le titre de votre propos. Le coolitude : ce néologisme date de 1992 (peut-on encore le qualifier ainsi après 15 ans d’existence ?). Il fut mis en circulation dans mon recueil Cale d’étoiles-coolitude (Azalées éditions, La Réunion) et couvre un concept complexe que je me permets de développer sommairement. La coolitude recouvre deux sens qui ne sont pas antinomiques. En effet, ce terme s’appuie sur le mot coolie (aussi connu comme engagé), qui vient remplacer l’esclave émancipé dans la première moitié du dix-neuvième siècle, à l’abolition de l’esclavage. L’engagé ou coolie était muni d’un contrat de 5 ans, ce qui, théoriquement, lui reconnaissait son habeas corpus. De plus, l’on est, avec l’engagisme, à la première expérimentation du salariat de la taylorisation après l’esclavage. Sur cette assise juridique, historique et économique, la coolitude tisse sa vision du monde, ou poétique, et se double d’une esthétique et d‘une sociologie culturelle : les coolies, qui étaient massivement indiens et chinois, mais aussi bretons, éthiopiens, japonais, malgaches, africains... se prêtaient à l’élaboration d’une mosaïque humaine, d’une poétique du Divers, où les Indes (espace de la diversité) sont mises en relation avec les créolisations, métissages, imaginaires nomades. La coolitude décrit bien le monde actuel où les imaginaires et les conceptions de groupes humains sont en frottement perpétuel, voire accéléré . Ce concept a été adopté par des historiens et des universitaires (voir Marina Carter, Véronique Bragard, David Dabydeen, Shiva Gurunathan, Magali Marson...) et donne lieu à des études dans le cadre du postcolonial studies et du post-structuralisme, ainsi que dans le domaine littéraire et des sciences humaines, car elle rend compte d’une réalité pour laquelle un mot et un concept faisaient défaut (1).

                  Il en va de même pour la seconde définition connotée par la coolitude, qui provient du fait que dans cette mise en relation entre coolies, dominants et dominés de l’époque, j’ai opté pour une attitude non-violente, que certains, en versant dans l’anglicisme appelleraient « cool », attitude détendue, sans intention belliqueuse, car il m’était important de prôner une attitude constructive dans cet humanisme du Divers qui s’inspire d’un moment difficile de mises en contact de groupes humains et de cultures. J’y posais un désir de pardon mutuel entre descendants d’anciens négriers, esclavagistes, coolies et esclaves, et la volonté assumée de l’ouvrir à des rapports entre espaces humains et culturels contemporains avec cette injonction de dépassement par le respect de la diversité. Ainsi, tout en tenant compte des horreurs du passé, ce paradigme oeuvre pour une construction de la diversité culturelle avec un esprit dégagé du désir de revanche. Elle permet aux sociétés, cultures, visions du monde déjà en présence, de dégager une attitude pluraliste, moins marquée par les violences et les visions binaires. L’esprit présidant à cette mise en relation dans un imaginaire pluriel, nomade et égalitaire entre dans le cadre de ce que j’appelle l’imaginaire corallien (mise en relation errante et agglutinante), qui donne une symbolique prégnante, tangible et dynamique à l’idée de connectivité errante du rhizome de Deleuze et Guattari, car le corail conjoint l’idée de la diversité culturelle à celle de la biodiversité, ce qui me semble participer du même mouvement. C’est ce que, par la suite, beaucoup ont décrit comme la cool attitude, comme l’a rappelé une campagne de pub en 2004 : Coolitude, parce que je suis cool. L’on sait aussi que ce terme recouvre toute une tendance qui va du cinéma, en passant par la musique et la littérature pour emplir la blogosphère, et qu’il correspond à une attente et à une esthétique. Il est évident, dans la lexicalisation en question, la suffixation en tude n’est pas choquante à l’esprit du français, comme le prouve aussi le terme de madame Royal, nettement moins décalé que le suffixe ing dans les faux-amis parking et pressing, si souvent utilisés par les francophones.

                  La fortune d’un mot, comme vous le savez, provient de son utilité reconnue, née d’une lacune ou parfois, d’un esprit inventif, poétique, qui rencontre une attente sociale et humaine. Je ne suis pas contre l’inventivité lexicale, loin s’en faut, mais tout réside dans l’intention et l’utilité de l’invention dans un contexte que le mot peut, selon son destin, transcender. Revenons au mot bravoure, que l’on a opposé à « bravitude », qui a aussi donné bravade, bravache, braverie et...bravacherie (paroles de bravache) à la langue française. Quelle que soit la valeur euphonique de chaque terme, on peut reconnaître ici les nuances à l’œuvre dans l’étoffement du sens. Cela fait partie de l’imaginaire de la langue, à n’en point douter. Je ne suis pas, en tant que poète, contre ces emplois, cependant, il est important qu’ils soient en adéquation avec l’esprit de la langue et un usage attendu, ou inclus dans un code indiqué, même s’il lui revient de le transgresser... On se souvient ici du mot abracadabrantesque (terme corallien né du contact entre le persan, l’hébreu et le grec) de Chirac soufflé par un certain de Villepin diplomate et poète, et qui avait fait florès à l’époque... Ici aussi, c’est la suffixation ( tesque) qui avait interpellé, car abradacabra est un mot qui n’est pas inconnu de la sphère de jeux des petits et d’adolescents. Dans le même milieu, l’on accueillerait positivement le mot clavarder (mot-valise : bavarder sur un clavier), venu de Québec, utilisé au lieu de chatter, de l’anglo-américain, qui froisse l’oreille et pointe à la nécessité d’inventivité dans un univers mondialisé, qui malgré les apparences, se complexifie sans cesse... Il appartient à chaque sphère, à chaque usager d’une langue de trouver cette adéquation qui définit l’inventivité langagière et une situation de carence. Et encore... Parfois, même des erreurs sont authentifiées, car l’invention correspond à une attente, ou parfois, la précède... L’on se souvient de l’acronyme OK du général Custer, qui, en voulant abréger All Correct, par défaut d’éducation, avait orthographié Oll Korect, et qui a été repris en OK, universalisé depuis que ce sigle a été popularisé pour les besoins du message télégraphique. Ce qui indique que parfois, même une bourde peut être reprise du moment qu’elle remplit une fonction de communication ou de poéticité et entre dans de besoins divers de communication, de technologie, d’efficience, de code social ou littéraire... Il est sûr, que du fait du contexte passionnel de la campagne électorale, le mot « « bravitude est sorti de sa sphère de jeux vidéo pour s’adonner au jeu politique, voire, sémantique, avec ses phrases assassines, ses règlements de compte ou ses ajustements de sens, car les locutrices et locuteurs ne manqueront pas d’y adjoindre la nuance ironique qui semble lui appartenir, désormais... Pour terminer, je tiens tout naturellement à attirer votre attention sur le fait suivant : de deux mamelles que vous indiquez, permettez-moi de signaler que celle de la coolitude, qu’il s’agit de reconnaître dans ses richesses et promesses de rencontre avec l’autre, est la plus nourrissante, et qu’il n’est pas équitable de l’aligner sur celle de la « bravitude » qui, à en juger par votre réaction et de beaucoup d’autres dans les médias et sur la toile du net, n’est pas à la hauteur des mots de l’illustre prédécesseur socialiste de Madame Royal en rhétorique sur la Grande Muraille de Chine... Tout semble indiquer que « bravitude » semble « rimer » avec une « bravacherie » rhétorique. Ce qui est à mettre en ligne de mire, pour abonder dans le jeu sémantique et vidéo, c’est que les mots et les « dérapages » ont et auront toujours une portée forte sur les citoyens et l’électorat. L’épisode de « racaille » et de « Karcher » est encore dans nos esprits. Et ces mots qui ont des répercussions si fortes indiquent qu’au-delà du jeu de « l’élimination » par la faute (langagière, dans ce cas), les sociétés de plus en plus médiatisées et « réseautées » donnent une valeur quasi sacrale au langage, qui constitue un fonds commun de références et de représentations que chacun(e) défend selon des normes grandement partagées, au-delà des clivages idéologiques. Il semblerait même, que bien que la bipolarisation de la campagne se précise, il n’y a pas enore un clivage idéologique encore nettement tranché, ce qui aurait pour effet d’ériger la langue et son utilisation comme critère de gouvernance, de compétence et d’adresse politique. L’on relève, dans cet esprit, les « droits humains » de Ségolène Royal, et ce matin, France info, évoquant la « dispute fiscale » du couple socialiste, présentait une possible défaillance de la candidate quant à la définition de la « richitude ». Nous mesurons ici combien les mots peuvent coller à des personnalités et à leurs ambitions politiques. La candidate Royal devrait certainement prendre garde à ces exercices lexicaux, car, sur cette lancée, l’on pourrait tout aussi bien parler d’une « langue participative » propre à celle qui serait en contact avec tout votant virtuel ou réel et proche d’un registre linguistique participant d’un nivellement par la « démocratie » de masse que Tocqueville faisait rimer avec médiocratie.

                  Alors, gageons que Madame Royal serait mieux inspirée de se nourrir à la mamelle de la coolitude, pour exprimer une attitude dégagée de tout orgueil, inventivité aventuresque ou de bellicisme en foulant la Grande Muraille ou les autres obstacles qui constituent ce parcours de marathon linguistique, intellectuel et physique qu’est la campagne présidentielle. Et de bien y accoler la diversité des visions du monde qui lui sied. Khal Torabully

                  (1) Voir Coolitude sur Wikipédia. Lire “Coolitude” sur le site du Groupe d’études et des recherches sur les mondialisations (GERM) et « Les Enfants de la Coolitude », sur le site du Courrier de l’Unesco ou sur celui de île en île, parmi d’autres.


                • Mandrykate (---.---.246.215) 21 novembre 2006 11:37

                  Article vide dans son expression car il n’a rien à dire, et il le dit mal.


                  • L’autre mot (---.---.147.179) 21 novembre 2006 11:47

                    Tiens, c’est marrant, le commentaire, qui évoquait la censure sur le blog de Nicolas Voisin, a disparu et tout de suite.


                    • Darkfox (---.---.141.125) 21 novembre 2006 12:15

                      Bah déjà c ets bien de présenter de nouvelle personnalité ! don c j ai voter pour l article... bo on n a pas du tout les mêmes idées mais bon. Une question me tarode... comment une personne berçait dans l’argent (la télé, les spectacles, papa maman plein de sous...)peut et veut se mettre communiste ...Sachant qu’elle n’a pas connu la misère. Enfin bref..


                      • t-h (---.---.4.239) 21 novembre 2006 13:31

                        Comment peut-on encore avoir des idées toutes faites comme « droite = pour les riche » et « gauche = pour les pauvres »... smiley

                        Tiens je vais en rajouter une : extremisme = « idées toutes faites »


                      • Pinpin (---.---.49.145) 22 novembre 2006 10:48

                        Perdre sa mère à 12 ans et se faire violer à 21, c’est un peu la misère.


                      • Darkfox (---.---.141.125) 24 novembre 2006 10:51

                        rire.... je dis juste comment une personne peut parler de misère sociale et d’équité si elle a toujours vécu dans le luxe.. Je n’ai jamais dit que la gauche c’est pour les pauvres preuve en ait que la plupart des politiques de manière générale ont un pactole à faire rougir bien des pdg..exception faite de l’extrème gauche M.Besancenot et Mme Laguiller .

                        C’est comme un professeur qui parle du monde du travail à ses élèves alors qu ’il n’a lui-même jamais été voir comment c’était...

                        Après dire que je suis extrèmiste parce que j ai des idées soit disant toute faite m’amuse beaucoup ...


                      • (---.---.70.55) 21 novembre 2006 13:40

                        +1 pour Clémentine Autain .

                        l’union , l’union , l’union et re-union à gauche pour battre l’ump de sarkosy .


                        • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 22 novembre 2006 18:46

                          L’Union, c’est avec Jean-Marie Le Pen pour battre l’UMPS. L’heure est à la mobilisation patriote. On se re-chamaillera après, sur la gestion de la chose publique, après l’avoir défendue. Après l’avoir conservée. Je vous laisserai voter pour votre robot idéologique d’extrème gauche, après.

                          Tenez, hier j’ai pris le train, grandes lignes, à un autre jour que celui pour lequel j’avais réservé. Vous savez que depuis quelques mois, la réservation est gratuite et obligatoire pour tous les trains (grandes lignes), comme ça, pour rien, pour rire, pour nous ’gérer au plus près’ j’imagine. Bon, n’ayant ni le temps ni cartebleue, je n’avais pas changé mon enregistrement préalable et obligatoire. (on dit ’la réservation’ c’est plus cool)(plus ’Clémentine Autin’, quoi.. c’est bien un bel enregistrement préalable obligatoire, dont le changement n’a rien de gratuit, et de toute manière le billet lui-même doit ainsi être PAYE longtemps à l’avance : c’est du pur Clémentine Autin ; et ça s’appelle ’la résevation’ avec des angelots et des finlandaises de 17ans qui s’ébattent boudhisme autour et à grands tirages.)(et forces publicités, moyen de tenir la presse, de l’entretenir, du favoriser ’une certaine’ etc.) Bon. Vazy pour la prune ’défaut de réservation’ que je m’dis, mi fataliste et mi ’anti-libéral’ comme vous dites, c.a.d contestataire....

                          Bé non. M’sieur l’contrôleur m’a appris que « c’est plus comme ça », puisque la reservation gratuite et obligatoire est imprimée sur le billet - je schématise à peine - c’est TOUT LE BILLET qui était invalide !! Oui ! Véridique ! Et comme bien sûr c’est toujours inchangé qu’il n’y peut rien le bon monsieur et que ce n’est pas lui qui fait les lois, et bien le bon monsieur à la casquette ’service public’ m’a tartiné pour le trajet entier... tout le billet... exactement comme si je n’avais rien payé du tout.

                          C’est la Nouvelle SNCF, on nous l’a changée. D’ailleurs le train aussi on nous l’a changé, c’est un Théoz qu’on prend maintenant, des trucs painturlurés et donc démodables (dling dling le cash : c’est un abonnement au relookage permanant qui a été prix, un racket permanent des maitres du discours, des shamanes, des diseurs là aussi), avec visages d’enfants rieurs, grands yeux, espace-temps distordus, hallus spiraleuses, bref des panneaux d’affichages ambulant qui slogante le boudhisme ’de gouvernement (pour les porcs s’entend), ils nous ont épargné la finlandaise de 17ans en pose RATP (euh...s’csez : yogate, ou zen quoi, j’ai le référent qu’a zappé s’cusez) mais vu ce qu’ils ont en tête et dans leurs bureau d’élite ça ne saurait tarder. Mais je m’égare je m’égare et ne vais pas en rajouter sur le Théoz zéro lignes droites (pas une seule !! pas UNE ! heureusement qu’ils ont pas ’coolizé’ les rails quand même !! Ouff !), car ça pourrait devenir très long.

                          Nan, c’est bien à propos de ce servoce publoc que je voulais lancer mon appel solennel au rouge, à l’agoralectorat tenté par la choz Clémentine : on nous a zappé de référent là aussi (encore ! c’est l’action ’de gouvernement’ du douzanat Chirac la plus soutenue, ça : zapper les réferents : on garde les noms, les mots, les facades, mais derrière le référent est ’révolutionarisé’, entendez par là ’empoché’, bien sûr, le sens des mots est redirigé, le référent est zappé. Le gueux en treillit et pack de bière est dans les fins salons du ouvoir, et il travaille opur être ’empoché’ lui aussi par des enfoirés. (oui ! même si, hypothèse d’école, ils n’étaient pas là au début, le saccage perpétrés par les gueux en roteuses les attire, forcément : c’est plus la simple logique, c’est quasi-religieux...) Cette action ’globalisante’, la zaperie aux référents du sieur Derrida, est autant l’oeuvre des gouvernements que des (gouvernements des) grandes entreprises : c’est autant ’du public’ que ’du privé’, c’est une action dont la discrétion est nécesaire (occultisme, et culte d’icelui) ainsi que son ubiquité (vieille raclure trotskiste : « pour que l’erreur puisse marcher il faut l’imposer partout »)), on nous à zappé la SNCF, c’est néoSNCF qu’il faudrait dire, comme on a zappé le réferent du mot ’billet de train’. J’ai constaté douloureusement que c’est ’formule d’achat’ qu’il faudrait plutôt dire, ou ’formule Kommercializée de transport’, ’choix de prépaiement’ quelque chose comme ça, mais certainement pas ’billet de train’. Ce truc qui s’achète à la gare avant de monter dans le train. 150 années de chemins de fer à la française, à coup sur 60 ou 70 ans de SNCF, nationle, srvice public du train, par de ’la formule de pré-paiement’, qui sont foutus à la poubelle, sous les applaudissements des ’partenaires sociaux’ qui sont des enfoirés doublés d’imbéciles, persuadé que « c’est bon pour le temple. »

                          J’insiste, parce que c’est vrai à peu près partout : on nous a zappé l’Etat Français, dans tous les domaines c’est comme ça. Servoc publoc que j’appelle ça : l’Education Nationale est une usine à champignoneurs spontanés, à impressionables gastriques, à soldats de l’envie, à experts du faciès, et n’est plus une instruction publique où l’on forme des individus indépendants, aptes à mener une vie en se passant des béquilles de nos gardiens amputeurs, en premier lieu l’Etat. Aptes à communiquer sans béquilles d’Orange amputeuse, etc. Et puis l’Europe dans son ’coin’ a emporté bien des prérogatives d’un état national, et sa taille montre qu’elle les gèrera moins bien (banque ’indépendante’, c.a.d. privée, et toute une ’gouvernance’ qui est impériale - de par sa taille simple - et donc soit ne s’en occupera pas tout simplement (oubliera), de vos ’provinces’ là (poste, train, necessaire équilibre des production au sein d’une nation - ne pas importer 100% de son matériel informatique par exple, ne pas dépendre des chinois opur s’habiller, se chasuser, ouvrir les boîte de conserve etc., toutes ’provinces’ dont l’empire se contrefout, no point parce qu’il est ’ultra-libéral’, mais parce qu’il est empire : il ne voit pas en quoi une nation aurait un intérêt stratégique à produire 30% sde ses chaussettes sur son sol), soit l’empire verra une guerre de salon faire rage pour ’empocher’ la fonction, transformée de fait en ’marché’ princier, quelque soit le mode de gouvernement, par la structure impériale même, par sa taille simplement : un empire c’est un méga-palace sur-convoité avec un immense champs de betteraves autour ; des herses industrielles - idéalement robotiques - qui patrouillent et rançonnent, et des super-élité super empréssées, super obligées de se marcher dessus pour flater la princesse dans ses caves opiacées.)

                          Personne dans l’UMPS n’est capable de voir ce phénomène, la ruine d’un service publique, ou plutôt sa ’derridation’, c’est à dire le zappage de référents, le vidage du contenu si vous préférez, son remplacement par du trotskisé (UNE banque mondiale, et à NOUS), et bien sûr personne à l’UMPS ne serait capable de s’y opposer. L’homme Bayrou de même est incapable de s’y opposer, et d’ailleurs lui et son parti ont toujours poussé dans cette mauvaise direction. La ceriserie clémentine, auparavant connue sous le nom de gauche rouge, ou avant celà de communiste, ou avant celà de socialiste, est incapable de s’opposer à ce nauffrage, à ce vol, parce qu’elle est prisonnière à la fois de son appareil, en particulier ’syndical’, qui est en fait de gouvernement des services de l’état, et donc impliqué dans le saccage, et qui se sachant menacé de toutes part refuserait de se ’démettre’..., préferant sombrer. Ou se segoléniser, ce qui est pareil. Et prisonnière, la clémentinerie rouge-les-cerises-du-bon-temps, d’autre part, de ses lanières trotskistes, qui mettent en oeuvres ce zappage de référents, mode de ’révolution’ (d’empochage, donc, et de ’réduction’, forcément), particulièrement fortes dans cette ’tendance, dans ce courant, qu’on retrouve chez les Verts , qui ont remplacé les écologistes vrais, dont je me targue d’être. Aucune chance pour restaurer l’état, national qui plus est, de ce côté là. Le Front National est l’évident candidat, qui en est conscient et a le projet de le moderniser. C’est dire s’il la à coeur, sil persoit sa valeur vraie, civilisationnelle, qu’auncune immiation continentalo-américano-impériale ne saurait approcher. Son chef, ses cadres et futurs chefs (après une longue et heureuse Présidence élyséenne du Pen bien sûr), son parti son programme, tous y tendent. Ses sympathisant certainement aussi... Mais ces structures là sont vieilissantes : chef - parti - programme : rien ne remplacera leur efficacité mais de nouvelles formes d’action politiques ont émerge, où l’électron libre et... omnivore fait son action plutôt dans son coin, n’utilisant le parti que comme une simple bibliothèque, organe de presse, éditeur en somme. Le ’parti’ lui-même, Front National, est ridiculement réduit par rapport à son large électorat dont j’espère, ami agoralecteur, tu seras. Et même par rapport aux talents politiques qui s’y associeront.. Un état national, c’est utile et il n’y a rien de mieux. C’est la meilleure structure, laïque, pour combattre la sauvagerie ambiante.

                          Union !


                        • éclaireur (---.---.85.227) 21 novembre 2006 13:44

                          OVNI est la bonne image. Une engin lumineux venu de nulle part et qui n’atterrit jamais. Je lui souhaite d’atterrir. Mais encore faudrait il qu’elle arrète de s’emmêler les pinceaux dans d’éternelles contradictions.


                          • Voltaire Voltaire 21 novembre 2006 13:57

                            Que dire...

                            Merci tout d’abord aux auteurs pour cette entretien instructif, que l’on ne peut s’éviter de comparer avec les entretiens accordés par JM Le Pen et F. Bayrou...

                            Baignée dans un milieu intellectuel parisien d’extrême gauche idéaliste, marquée par le traumatisme de son agression, Clémentine Autain révèle au cours de cet interview l’immense décalage entre sa vision idéologique de la société et la réalité de la vie des français.

                            Comparé à l’interview avec François Bayrou qui s’était révélé ancré dans la réalité et conscient des difficultés vécues par les français, c’est sans doute cette totale absence de référence à la vie quotidienne de la part de quelqu’un qui se réclame d’une gauche sociale qui m’a le plus choqué.

                            Les préoccupations de Clémentine Autain relèvent exclusivement de l’idéologie, lutte contre un système « libéral » « capitaliste » sans s’ancrer dans la réalité.

                            Clémentine Autain veut abattre un système, pointer du doigt les coupables, mais, sans prises sur la réalité, oublie les acteurs de ce système. Après tout, ce que souhaitent l’immense majorité des français, ce n’est pas l’abolition de la propriété privée, l’appropriation des entreprises par les salariés et la disparition de l’OMC... C’est plus prosaïquement d’être récompensé pour leur travail à leur juste valeur, de pouvoir devenir propriétaire de leur logement sans s’endetter pour 30 ans, que leurs enfants trouvent un travail intéressant etc...

                            Bien sûr, il faut un peu d’idéal, voire d’utopie, quand on a une ambition politique, mais il manquait singulièrement de réalisme dans cette interview.

                            Toutes les questions essentielles, européennes, environnementales ou sociétales, ont été abordées avec ces a priori idéologiques qui m’ont consterné, venant d’une jeune femme qui n’a pas subit 30 ans de lavage de cerveau idéologique.

                            Je ne peux que conseiller au maire de Paris de lui confier des missions plus terre à terre, pour que son combat acuiert un peu plus de densité pragmatique.


                            • rjolly (---.---.227.38) 21 novembre 2006 15:47

                              Avant de penser à devenir propriétaire, un certain nombre de personnes cherchent juste à se loger. La proposition de réquisitionner les logements vacants leur apporte un réponse. C’est ça être proche de la vie quotidienne des gens.


                            • Voltaire Voltaire 21 novembre 2006 16:03

                              @rjolly

                              Votre commentaire est en parti vrai mais simpliste. Comme le dit clairement Melle Autain dans son interview, elle suggère que la nécessité de loger un certain nombre de personne justifie une expropriation de fait des propriétaires...

                              Soyons réalistes, tout d’abord il existe une loi qui permet actuellement la réquisition des logements retirés du marché pendant un certain temps, et une part importante de ces logements soit-disant libre n’est en réalité pas disponible (pour cause de travaux, de litiges sur leur propriété, dans des immeubles en transaction etc...).

                              Imaginer que la solution au problème du logement passe par la réquisition relève de la démagogie et du bouc-émissaire. Comme partout, il y a un peu d’abus, notamment de certaines grandes entreprises propriétaires qui font de la spéculation, mais l’essentiel du problème vient de l’absence de logements sociaux dans Paris, faute de constructions...

                              Penser aux gens, c’est proposer des solutions réalistes qui auront un effet réel, et pas des idées démagogiques et idéologiques.


                            • rjolly (---.---.227.38) 21 novembre 2006 16:13

                              En 1999, 136 554 logements étaient vacants à Paris , soit 10,1 % des logements. Et comme la tendance était croissante, je suppose que c’est pire aujourd’hui.


                            • lolokerino (---.---.41.177) 22 novembre 2006 08:14

                              c’est eloquent quand on sait que la suppression de la propriété privé fait parti du programme communiste

                              Avec les resultats que l’on sait

                              Ah, il y aura toujours de doux reveurs ou ...des cyniques recuperant les ideaux de ces reveurs


                            • Danisnoop (---.---.121.183) 21 novembre 2006 14:46

                              Video-clip branchouille et surtout terriblement longuet pour bobo parisien en mal de conscience politique, sentiment de plat et de vide... A peine bon pour Paris Première smiley Et vous direz ce que vous voudrez mais elle serait moche grosse et sans les relations de papa maman elle aurait pas le même « succès » lol. Un nouveau produit marketing pur fabrication médias sans intérêt en somme...

                              Bref grosse déception.


                              • FYI (---.---.100.34) 22 novembre 2006 09:51

                                Tu m’enlèves les mots de la bouche smiley

                                On dit « elle n’est pas énarque », mais c’est quoi être énarque ? C’est essentiellement de bénéficier de la cooptation smiley, donc on peut dire qu’elle est une speudo-énarque ou néo-énarque, le package n’est pas le même, mais les ingrédients identiques smiley

                                Elle évoque les discriminations smiley, qu’elle n’inonde pas elle et ses compères le secteur politique par des personnes qui ne soient pas du serail et par conséquence bien plus pragmatique smiley, l@ je crois que la France respirera mieux smiley


                              • Marsupilami Marsupilami 21 novembre 2006 15:11

                                Autain en enmporte le vain, comme disait c’t’Arlette au haras...


                                • jak (---.---.109.254) 21 novembre 2006 15:25

                                  comme Besançenot, Autain, est polie, bien propre sur elle, chouchou des médias, avec une pensée politique proche du néant. C’est une perte de temps que d’écouter leur rhétorique rétrograde


                                  • (---.---.49.1) 21 novembre 2006 15:43

                                    moua ha ha ha.... c’est vrai que d’écouter sarko ou ségo les rois des démagos c’est bcp plus constructif...


                                  • rjolly (---.---.227.38) 21 novembre 2006 15:51

                                    Une suggestion pour les antilibéraux s’ils me lisent : faire un vote en négatif : voter pour le(la) candidat(e) dont on ne veut pas, et à la fin prendre celui ou celle qui déplaît au moins de monde. Au fait, il faut faire partie de quoi pour avoir une voix dans ce choix ? Merci, Raphael.


                                    • Commentaire constructif (---.---.218.193) 21 novembre 2006 15:52

                                      A l’attention des personnes qui gère ce forum : je pense qu’il y a des bugs lors des votes sur les commentaires. Franchement c’est pas au point votre truc et ça ne sert pas à grand chose. A revoir. En ce qui concerne Mademoiselle AUTAIN je remercie Danisnoop d’avoir exprimé la même opinion que moi. Avis de recherche : si vous êtes jeune (ou pas trop marquée par la vieillesse), si vous avez la chance de ne pas avoir un physique désagréable et que vous présentez bien, lancez vous dans la politique, c’est très tendance... même pas besoin d’avoir d’idées... souriez après avoir dit que vous êtes contre la guerre, l’injustice, le chômage et la faim dans le monde... cela suffira à faire de vous une femme d’avenir.


                                      • moniroje moniroje 21 novembre 2006 15:58

                                        Tout à fait en accord avec ce que dit Voltaire.

                                        J’espérais tant en elle et j’ai réalisé qu’elle a l’esprit tordu par une idéologie irréaliste : du lavage de cerveau qui maintiendra les vrais gauchistes dans les pourcentages epsilonniens.

                                        Dommage !!! à quand une Arlette Laguillier des années 70-80 ????


                                        • français moyen (---.---.19.145) 21 novembre 2006 16:17

                                          Clémentine, Je t’aime, je t’aime, je t’aime...

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