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Accueil du site > Actualités > Politique > Comme des crocodiles en visite dans une maroquinerie ?

Comme des crocodiles en visite dans une maroquinerie ?

 Vous connaissez la phrase de Coluche issue de l’un de ses sketchs : « Pour moi, un chômeur qui vote c’est comme un crocodile en visite dans une maroquinerie »

Elle pourrait peut-être bientôt prendre du sens pour certains salariés.

Vous avez, à moins d’habiter sur la planète Mars, pu constater avec quel acharnement les politiques de droite comme de gauche s’ingénient à nous expliquer pour qui il faudra voter en 2007.

Entre les jurys populaires de Ségolène, les dotations de DSK, l’autre façon de faire de la politique de François Bayrou et les Français qui comptent, de Nicolas Sarkozy, c’est une inflation de démocratie populaire qui parfois pourrait nous donnerait à penser que les Français vont découvrir l’autogestion l’année prochaine.

Deux nouveaux débats sont lancés, ou en cours de l’être : l’adhésion obligatoire à un syndicat, et l’obligation de voter.

Il semblerait donc que nos élites nous aiment au point de nous reconnecter à la politique à travers des actions ou des obligations citoyennes.

Mais, me direz-vous, la politique, c’est aussi le débat sur le quotidien des Français et leurs droits sociaux ? Oui, et c’est exactement ce qui s’est passé il y a quelques jours :

"L’annulation par le Conseil d’Etat, le 20 octobre, de l’accord de 2004 qui fixait à 39 heures et six semaines de congés le temps de travail dans leur secteur a consterné les hôteliers, cafetiers et restaurateurs. Voilà qui relance le débat sur le temps de travail.

A l’approche de l’élection présidentielle, les trois socialistes aspirant à l’investiture de leur parti se sont saisis du sujet. Le ministre de l’Economie, Thierry Breton, lui, a reproché au Medef son silence.

Piquée au vif, sa présidente, Laurence Parisot, a cité la restauration comme l’exemple même du « fatras juridique » dans lequel les entreprises sont plongées..."

Voilà un très bon débat, me direz-vous !

On va enfin voir si les élus de la nation vont confronter leurs points de vue et se battre pied à pied sur un sujet en prise directe avec la situation de 830 000 salariés dont le salaire brut moyen mensuel est de 1689 euros.

Que pensez-vous qu’il en soit advenu ?

"L’Assemblée nationale a adopté hier soir dans le cadre du projet de budget 2007 de la Sécurité sociale l’amendement UMP validant l’accord de 2004 sur les 39 heures dans l’hôtellerie et la restauration.

Cet amendement légèrement modifié par les députés a reçu l’aval du gouvernement. Il a été adopté par . . . 47 voix contre 10" (Source Le Parisien, 26/10/06)

Il ne s’est donc trouvé que 57 députés pour donner leur avis sur le sujet ?

Évidemment, il n’est pas facile de concilier une campagne électorale et des petits soucis domestiques !

C’est avec des taux de participation aussi élevés à l’Assemblée nationale qu’il n’est pas exclu qu’on puisse dire, à terme : « Des salariés qui votent, cela fait penser à des crocodiles en visite dans une maroquinerie...  ».


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39 réactions à cet article    


  • absent (---.---.64.135) 27 octobre 2006 11:04

    un rmiste 3000f un député 33000f ,de trop pour ces branleurs ...


    • panama (---.---.198.59) 27 octobre 2006 12:06

      Ou un bon Pinochet au pouvoir en France ?

      Pff... lamentable.


    • LE CHAT (---.---.75.49) 27 octobre 2006 11:19

      il serait bon de rénumerer nos députés et senateurs proportionellement à leur temps de présence sur les bancs des assemblées , sans déconner !


      • (---.---.192.187) 27 octobre 2006 15:46

        On peux pas, il existe un salaire minimum en france et à ce rythme la, 90% ne toucheraient pas le SMIC !


      • Popeux (---.---.0.113) 27 octobre 2006 15:59

        Ségo devrait de l’argent à l’assemblée si on va dans ce sens.


      • LE CHAT (---.---.75.49) 27 octobre 2006 16:13

        dans ce cas , on applique le code du travail pour absenteisme chronique : la porte


      • (---.---.10.213) 29 octobre 2006 18:53

        Rénumerer ?

        Qui a dit cela ?

        Donner des numéros.

        A moins que votre intervention concerne l’indemnité parlementaire dont une part peut être considérée comme une rémunération. ( orthographe différente dont je comprends le sens) Avant de donner des leçons aux parlementaires, votez et révisez votre français,


      • bILL (---.---.76.11) 27 octobre 2006 11:19

        Moi aussi je suis pour une nouvelle nuit du 4 aout !

        REMUNERATIONS DES DIRIGEANTS ET PARLEMENTAIRES FRANCAIS

        Fonction Traitement (brut/mois) Indemnités (brut/mois) Plafonds Avantages en nature

        Député 6 857,66 € Frais de mandat : 6 192 € Crédit mensuel pour la rémunération de 1 à 5 collaborateurs : 8 784 € (si la somme n’est pas totalement utilisée le député peut récupérer le reste ou le remettre à son groupe politique) Plafonnement des indemnités liées à un mandat local depuis 1992 : 2 663,17 € par mois Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe) Quotas de déplacements aériens Mise à disposition d’un parc automobile Lignes téléphoniques et courrier Allocation d’aide au retour à l’emploi pendant 6 mois pour assurer un revenu brut mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base Prêts d’aide au logement

        Sénateur 6 857,66 € Indemnité représentative de frais de mandat : 6 027.30 € Subvention pour recruter de 1 à 3 assistants (2 328,14 € mensuels prévus par assistant) Subvention mensuelle aux groupes politiques : 1 330,02 € par sénateur Plafonnement des indemnités liées à un mandat local depuis 1992 : 2 663,17 € par mois Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe) Bureau individuel Ordinateur, internet, 4 lignes téléphoniques, courrier Quotas de transports aériens Prêts d’aide au logement...

        Ministre 13 471 € Allocation mensuelle pour frais d’emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à l’indemnité représentative de frais de mandat des parlementaires, soi 6 037,30 €) Plafonnement des rémunérations et des indemnités des fonctions locales : 1,5 fois le traitement ministériel. Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe) Quotas de déplacements aériens Mise à disposition d’un parc automobile Dépenses téléphoniques et courrier Voiture de fonction et chauffeur Logement de fonction ou prise en charge par l’Etat d’un logement d’une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge..

        Secrétaire d’Etat 12 124 € Allocation mensuelle pour frais d’emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à l’indemnité représentative de frais de mandat des parlementaires, soit 6 037,30 euros €) Plafonnement des rémunérations et des indemnités des fonctions locales : 1,5 fois le traitement ministériel Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe) Quotas de déplacements aériens Mise à disposition d’un parc automobile Dépenses téléphoniques et courrier Voiture de fonction et chauffeur Logement de fonction ou prise en charge par l’Etat d’un logement d’une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge..

        Premier ministre 20 206 € Allocation mensuelle pour frais d’emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à l’indemnité représentative de frais de mandat des parlementaires, soit 6 037,30 €) Plafonnement des rémunérations et des indemnités des fonctions locales : 1,5 fois le traitement ministériel. Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe) Quotas de déplacements aériens Mise à disposition d’un parc automobile Dépenses téléphoniques et courrier Voiture de fonction et chauffeur Logement de fonction à Matignon Résidence secondaire (la Lanterne à Versailles dans les Yvelines, et le Château de Champs-sur-Marne)

        Président de la République 6 594 € Budget annuel de l’Elysée voté par l’Assemblée nationale

        Transports aériens du Président et de ses ministres : 2 airbus A 319 CJ, 2 Falcon 900, 4 Falcon 50 Résidences secondaires (Marigny, Rambouillet, Souzy-la-Briche, fort de Brégançon...) chasses élyséennes

        Le Président de la République

        Le Président de la République est le seul responsable public dont la rémunération n’est pas fixée par la loi mais par le Président lui-même, au sein de la dotation globale de l’Elysée votée chaque année par les Parlementaires. En 2005, le budget « officiel » de la présidence s’élevait à 31,9 millions d’euros : soit quinze fois plus qu’à la naissance de la Vème République (2,35 millions en 1960). Selon le rapport du député socialiste René Dozière, « à partir de 1995, date de l’arrivée à l’Elysée de Jacques Chirac, le budget »officiel« de l’Elysée a été multiplié par cinq » mais le budget réel de la Présidence serait en réalité 3 fois supérieur aux chiffres annoncés. Certaines dépenses présidentielles et services de personnels sont en effet financés par divers ministères. Il faut cependant souligner qu’à partir de 2002, après la suppression des fonds secrets, une dotation compensatoire de 5,49 millions d’euros a été ajoutée à la dotation « officielle » de l’Elysée. Cette somme a ensuite évolué comme l’ensemble de la dotation. En revanche, le montant de la retraite d’un ancien président est fixé par une loi d’avril 1955 : elle correspond « au traitement indiciaire brut d’un conseiller d’Etat en service ordinaire ».

        Budget de la Présidence

        Année/Président Montant (millions d’euros)

        1960/de Gaulle 2,35

        1974/Pompidou 2,53

        1981/Mitterrand 3,03

        1994/Mitterrand 3,31

        1997/Chirac 7,78

        1998/Chirac 13,73

        2001/Chirac 21,2

        2003/Chirac 30,9

        2005/Chirac 31,9

        Source Quid/2005


        • Bill (---.---.76.11) 27 octobre 2006 11:24

          Et quand on constate que ses andouilles ne cessent de se créer des postes inutiles et des ministres fantoches, juste pour amuser le bon peuple. Faut voir les noms ! Et que dire de toutes les associations pour faire rentrer leurs petits copains aux frais de la société ! Quelle bande de sangsue !


        • Jesrad 27 octobre 2006 11:49

          Le principe est simple : on promet des subventions ou des aides ou autre chose encore (financé avec l’argent public) à un groupe de pression pour acheter ses voix, et comme ça on obtient un poste à haute valeur électorale.

          Ensuite on revend ce poste en échange d’un autre, à haute valeur financière celui-là, dans l’un des innombrables Conseils, Missions interministérielles, Comités, Observatoires, etc. qui engorgent la France.

          Ce marché aux voix commence dès les premiers niveaux de décision des partis politiques. Y participent amis, parents, et connaissances de nos chers dirigeants. Ce monde vit en vase quasiment clos, sur notre dos, depuis trop longtemps !

          Pensez à la RICHESSE INCROYABLE que représente ces avantages, ces prêts gratuits, logements gratuits, transport gratuit, courrier gratuit, location de salles gratuite, places et billets aux matches et concerts et évènements culturels gratuits, etc... « On n’est riche que de ce qu’on dépense », et croyez-moi ces gens-là sont immensément riches de notre argent !


        • anto (---.---.178.10) 27 octobre 2006 15:42

          le président en 74 c’était pas pompidou mais giscard...


        • yang (---.---.200.21) 27 octobre 2006 22:56

          Quand je vois des chiffres pareil ça ne me dérangerai pas qu’on réhabilise la guillotine pour cette « élite » soi-disant démocratique mais qui reste bourgeoise puisque à 5000 lieue de notre réalité. A bas le foutage de geule national. smiley


        • Voltaire Voltaire 27 octobre 2006 13:34

          La question de la participation citoyenne au débat démocratique (du vote obligatoire, des débats citoyens etc...) est un sujet qui mériterait un long article à lui seul. Mais je souhaite juste commenter ce vote à l’assemblée sur la durée du travail dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie :

          L’UMP a, à l’assemblée nationale, la majorité absolue, et cela très largement. Les autres partis ne peuvent que faire de la figuration, et l’UMP est sûre de faire passer les textes qu’elle souhaite.

          Cet article sera probablement recalé par le conseil constitutionnel, car il a été introduit dans un projet de loi qui n’a rien à voir avec le sujet (ce que l’on appelle un « amendement cavalier ») ; il s’agissait juste pour l’UMP de montrer de la bonne volonté auprès de la profession.

          Dans ces conditions, on peut comprendre la faible motivation des deux bords à en discuter...

          Par contre, de façon plus générale, le problème de la présence des députés au moment des débats et votes mérite discussion.

          L’une des solutions est bien sûre de limiter le cumul des mandats (ce que proposent les candidats PS et Bayrou), mais cela implique une vraie réforme du statut de l’élu (je ne développe pas, mais un poste de député est un CDD précaire... si on ne veux pas avoir que des députés fonctionnaires, il faut réformer les statuts).

          Une autre solution, appliquée au parlement européen, est en effet de ne payer les députés qu’en fonction de leur présence effective (autre proposition de Bayrou).

          Mais il faut aussi reconnaître que les députés doivent pouvoir être présent dans leur circonscription, auprès de leurs électeurs, et qu’ils ne sont pas forcément spécialistes de tous les sujets (et s’en remettent donc à quelques-uns de leurs collègues pour débattre sur les sujets techniques ou pointus).


          • CedricA (---.---.251.9) 27 octobre 2006 15:50

            Actuellement une fois qu’il/elle est élu(e), il lui est très difficile de revenir à la vie civile s’il/elle n’est pas fonctionnaire ou dans certaines professions libérales.

            Un(e) député(e) c’est une vrai petite entreprise : secrétaire, attaché(e)S parlementaireS, permanence, communication (téléphone et web), transport. Tout cela coûte chers et si ce n’était pas fait, le/la député(e) aurait bien peu de chance d’être réélu, indépendament de la qualité de son travail d’élu.

            D’un côté il leur est reproché de coûter cher et de l’autre, s’ils ne dépensent pas cet argent les électeurs se plaigne de ne pas voir leur député, qu’il fait son travail sans tranparence...

            Tout ça pour dire que si l’on veut des élus qui fonctionnent autrement il faudrait changer les règles, car dans le système actuel, sans démagogie, je ne vois pas comment ils pourraient ou seraient tentés de faire autrement.


          • (---.---.70.209) 27 octobre 2006 14:14

            Sans vouloir me faire l’avocat du diable , j’ai appris en suivant les débats sur dadvsi , que tous les députés ne peuvent pas travailler sur tous les dossiers . Ils se répartissent les taches et c’est pour cela que parfois on ne trouve que quelques dizaines de députés sur un projet de loi , la répartition en proportion par famille politique de ces derniers étant celle de l’assemblée au complet smiley


            • (---.---.70.209) 27 octobre 2006 14:24

              j’ai oublié de préciser c’est valable aussi pour les sénateurs .

              Pour vous en convaincre suivez les débats en direct .

              assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/12/seance/seancedirect.asp

              sénat : http://www.senat.fr/direct/index.html

              regardez bien ,en dehors des questions au gouvernement, cad lors des débats , d’un projet de loi à l’autre les tetes changent smiley


            • Bill (---.---.76.11) 27 octobre 2006 14:24

              @ Voltaire et IP:xxx.x4.70.209

              Merci de cette contribution qui est parfaitement sensée. Il ne s’agit peut-être pas de dire que les députés sont des incapables et de les accabler pour rien. On peut quand même dire que les députés manquent de courage pour défendre leurs convictions. Ils ont bien trop peur de ne pas être réélus ! La démocratie atteint malheureusement là une de ses limites. Pour autant en effet, concernant cette loi des trente cinq heures, il y a beaucoup à dire ! Le plus urgent est peut-être de tout revoir pour les hopitaux dans un premier temps !

              Mais savez vous que l’état donne de l’argent à des entreprises pour qu’elles appliquent les 35 heures ? Tout ça est absurde !


              • LE CHAT (---.---.75.49) 27 octobre 2006 15:08

                cher bill ce n’est pas seuleument la peur de ne pas être réelu mais aussi celle des comités d’investitures qui vont récompenser les bon petits soldats


              • daktari (---.---.80.59) 27 octobre 2006 15:28

                je crains bien que cette fois, les crocodiles ne montrent leurs dents et s’en servent en 2007...et il risque d’y avoir des surprises cuisantes des deux côtés de la politique traditionnelle, la branlée va être identique pour la droite comme pour la gauche, vu qu’ils n’ont rien compris de rien depuis 2002....et que ça continue de plus belle dans leur campagne de merde...quand tu as l’estomac dans les talons, que les fins de mois sont apocalyptiques, que l’avenir de tes gamins oscille entre misère et délinquance, que les bien-pensants te regardent de trop haut, et qu’en plus on continue à te maintenir la tête dans la merde, il ne faudra pas s’étonner des résultats révolutionnaires des prochaines élections, et des prochains conflits...la banlieu craque déjà, mais c’est la france qui va exploser grave dans peu de temps


                • LE CHAT (---.---.75.49) 27 octobre 2006 16:17

                  encore tout sauf UMPS , faut que ça pète !


                • Popeux (---.---.0.113) 27 octobre 2006 16:48

                  Du calme les enfants.

                  La Français vont bien dans l’ensemble, faut sortir la tête des Guignol de l’info et regarder la vérité en face. Le seul problème dans la « populace » c’est le manque de confiance en soit.

                  Je veux dire que les français attendent trop des politiques, et ne sont pas assez exigeants avec eux-mêmes. C’est culturel, on se plaint d’être dans la merde en cherchant des boucs emissaires parmis ceux qui se bougent le cul et qui s’en sortent. D’où la haine du patron, typiquement française. C’est la culture de l’echec.

                  Quand les bénéfices baissent c’est la faute au patron, quand il pleut l’été c’est la faute à Chirac, si il y à des petits cons en Seine-st-denis c’est la faute à Sarko etc... C’est unique en France cette façon de raisonner.

                  Tu es au chomage ? Pour te trouver du boulot, compte sur toi à 99% et sur le gouvernement à 1%, pas l’inverse. C’est ca la vie.

                  Les français veulent changer le monde sans se bouger le cul et en votant extremiste tous les cinq ans. Je leur souhaite de rester dans leur merde avec une telle conception de la politique.


                • (---.---.49.113) 28 octobre 2006 05:12

                  Alors la mon gars, rien a redire. Tu as parfaitement raison.

                  Aide toi et le ciel t’aideras.


                • paul (---.---.101.98) 27 octobre 2006 16:54

                  au lieu de se plaindre il faut changer tout cela.

                  la démocratie demande une grande participation des citoyens à tous les niveaux, ainsi qu’un contrôle rigoureux de tous les élus qui sont au service des citoyens. personne n’est obligé de se faire élire. élu n’est pas un métier.

                  la durée des mandats est trop longue, deux ans maximum. si un élu est bon il sera réélu. il faut une démocratie participative ou les citoyens votent ce que les élus appliquent. les élus sont là pour servir le peuple pas pour se servir. dans une démocratie participative les élus n’ont pas besoin d’immunité puisqu’ils rendent des comptes aux citoyens, ils n’ont pas de chèque en blanc.

                  il faut supprimer tous les mandats multiples, un élu = un mandat maximum pour qu’il se consacre à plein temps à son mandat.

                  il faut que toutes les élections se fassent à la proportionnelle pour être représentatives. les extrémistes seraient obligés de mettre de l’eau dans leur propos pour faire passer leurs idées. on ne changent pas les gens en les excluants, mais en les écoutant, aussi difficile que ce soit quelquefois, et en expliquant. je ne parle pas des gens qui se font élirent sur ces idées mais de ceux qui votent pour eux par désespoir.

                  il faut que les assemblées soient indépendantes du président et des partis qui doivent être financés par des cotisations des élus et des dons mais en toute transparence, comme pour les syndicats en allemagne par les salariés.

                  il y a trop de niveaux : communes, communautés de communes, cantons, pays, départements, régions, état, europe. d’autant plus que en rural les communautés de communes et les cantons sont les mêmes découpages. plus de 36000 communes dont certaines avec moins de 100 habitants. n’importe quoi.

                  les élus en France combien de milliards ???


                  • Bill (---.---.76.11) 27 octobre 2006 17:03

                    @ Paul

                    Je me permets de vous reprendre sur un tout petit point : il me semble plus judicieux que les élus puissent rester longtemps, de façon à ce que nous ayons une politique cohérente sur le long terme.

                    En effet la proportionnelle permettrai que les débats soient plus ouverts et les extrémismes se radouciraient. La situation actuelle est une bombe à retardement, les problèmes non traités reviennent toujours en pleine face !

                    Il y a une question que nous pouvons aussi nous poser : que faire pour qu’enfin il y ait autre chose que des fonctionnaires parmi nos élus ! J’aimerai qu’une solution soit trouvée à cela. En effet les fonctionnaires sont automatiquement réintégrés à la fin de leurs mandats, pas les salariés.


                  • Stravos (---.---.132.162) 27 octobre 2006 17:55

                    Il faut aussi que le peuple puisse dire son mot par voie de référendum d’initiative populaire, surtout quant les assemblées et les partis montrent une furieuse propension à l’autisme. C’est la meilleure thérapie qui soit pour sortir le citoyen de son sommeil, et elle repose sur une donnée trés simple : tout citoyen aspire au respect et au droit inaliénable à trancher les querelles politiques, et ceci par dessus les corps intermédiaires et les partis ! La république ne sauraient être l’otage de ces mêmes corps et partis, si respectables soient-ils par ailleurs ; la république a été faites pour les citoyens, pas pour les chiens... Qu’on se le dise ! Mais beaucoups d’hommes politiques ne le savent pas. Ils nous considèrent, nous autres citoyens, comme de braves petits toutous auxquels on donne le susucre... Renvoyons à la niche ces politicards, car les clébards se sont eux ! Et surtout, refaisons nous-même une vraie constitution démocratique ! Un rêve ? Pas forcément...


                  • Stravos (---.---.132.162) 27 octobre 2006 18:39

                    Ceci dit, l’apôtre Paul n’a pas tort non plus, et j’acquièce à nombre de ces remarques empruntes de bon sens et de louable esprit civique ! ( La 5em république a fait de moi, Stravos - (en grec le « tordu », jeu de mot intraduisible avec mon vrai prénom dont la sigification ridicule plairait à ce charmant apôtre) - cette chose monstrueuse : un « abstentioniste civique » !). Diable que de parenthèses pour parler de « moi » par clin d’oeil... Mais le moi n’est-il pas haïssable selon Blaise, et mérite par là parenthèses et cloisons ? Certains sur ce site devraient en prendre de la graine... Donc promis : pour ma part je ne recommencerais pas de sitôt, chers amis, à faire des cabrioles devant vous avec mon petit moi ! La république n’est pas faites pour se rouler dans les gras herbages du narcissisme...


                  • Hubert (---.---.211.152) 27 octobre 2006 19:14

                    Moi j’ai un plan pour les élus pas réélus :

                    on leur file un poste dans la fonction publique

                    je suis sur qu’ils seront tous d’accord avec ça

                    Et pour le cout yaka augmenter les impots !!!


                  • rosay guy (---.---.237.229) 28 octobre 2006 19:31

                    comme yang, il y a longtemp que j’ai préconisé de metre

                    la Guillotine sur un semi-remorque et de circuler sur les routes de France.

                    Salut et fraternité. Rosay


                    • (---.---.48.59) 29 octobre 2006 18:39

                      Au fait ça paie combien juré populaire ? Et quel sera la solde des bientot nouveaux appelés au service civique obligatoire ?


                      • lesigne 29 octobre 2006 20:00

                        Vous parlez de médias racoleurs dans un autre article, là je trouve que vous avez « pondu » un article bien racoleur qui rappelle à la charge les jaloux du statut des élus. Ces insatisfaits primaires sont depuis longtemps ceux qui ne votent plus et qui hurlent à contre la démocratie.

                        Si nous voulons que nos parlementaires soient plus disponibles dans leurs mandats, il faut voter le non cumul des mandats et donner un statut à l’élu. Actuellement, si l’élu n’est pas rentier, payé par son parti ou fonctionnaire son statut n’est même pas au niveau d’un CPE.


                        • JC BENARD (---.---.53.84) 30 octobre 2006 16:42

                          Lesigne,

                          Je ne vois pas ce qu’il y a racoleur dans le fait de s’etonner que les députés ne fasse pas leur travail. s’opposer devant les micros ou les cameras et ne pas s’occuper du sort des salariés est une faute grave.


                        • lesigne 30 octobre 2006 21:17

                          Le Titre est racoleur, et ce qui suit est une soupe un peu froide qui me laisse sur ma faim. Enfin, les parlementaires ne sont pas des travailleurs à la chaine, nous devons les juger sur ce qu’ils font et non pas sur leur temps de présence aux scéances, ce serait ridicule. Pour que le travail parlementaire puisse avancer, chaque parlementaire organise son travail en fonction du travail des commissions, des rendez-vous sur le terrain.... Ils ne doivent pas être des soldats de plomb vissés sur leur fauteuil pour faire plaisir à ceux qui ne comprennent pas ce qu’est le travail parlementaire.


                        • Imragen (---.---.28.250) 29 octobre 2006 22:36

                          Le statut de l’élu est un sujet d’une importance majeure pour notre démocratie. La plupart des grandes démocraties ont eu l’intelligence (le courage) de le traîter. Je vous propose de lire (très court) la proposition de loi de Christian Blanc (député, ancien président de Air France) : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion3108.asp


                          • CedricA (---.---.139.196) 30 octobre 2006 00:32

                            Réaction au texte pointé par le lien dans le commentaire précédent :

                            Il ne faut pas pousser. Que le cumul des mandats soit interdit c’est une chose, mais interdire le role de conseiller municipal à un(e) député est stupide. Pourquoi une municipalité se priverait des compétences d’une personne expérimenté qui en plus à travaillé dans le cadre de son mandat sur des dossiers qui ont des applications tout autant au niveau local que national.

                            De même, rendre inéligible un(e) député après 2 mandats est également stupide. Pourquoi une personne compétente devrait-elle arréter sa vie politique après 2 mandats. Il suffit qu’elle ne puissse pas faire plus de 2 fois le même mandat pour déjà provoquer un turn over suffisant pour rafraichir la démocratie française.


                          • lesigne 30 octobre 2006 13:57

                            Il faut multiplier les compétences plutôt que de les concentrer. C’est avec de tels discours « profiter de la compétences des autres » que l’on donne pas la chance aux autres pour qu’ils se réalisent au service du peuple.

                            Faire bien notre travail, et ne pas faire le travail des autres doit être notre devise si nous voulons avancer avec sérénité.


                          • Imragen (---.---.69.132) 30 octobre 2006 16:23

                            Bonjour, Il serait en effet parfaitement stupide de rendre inéligible à tout autre mandat un député qui aurait fait 2 mandats à l’AN. Ce n’est d’ailleurs pas le sens de la proposition de loi de Christian Blanc. L’art. de la loi organique auquel il est fait référence ne concerne que le mandat de député (http://www.affaires-publiques.com/textof/codelect/codelectoral.htm) Concernant d’autres mandats (cumul) et en particulier celui de conseiller municipal, je ne comprends pas comment une personne capable de se faire élire dans une circonscription, ayant les moyens de travailler et de se déplacer, de s’exprimer pourrait être plus efficace en étant dans un Conseil Municipal ? Je rappelle d’autre part que le mandat de député exige que ce dernier légifère pour la totalité du pays et non pas dans l’intérêt d’une commune. Le clientélisme qui résulte de la confusion de ces mandats et une source majeure de disfonctionnement.


                          • lesigne 30 octobre 2006 21:23

                            Oui c’est exact, chacun son rôle. Un parlementaire doit travailler pour parlement, et un conseillé municipal pour la la Mairie où il est élu. Sans confusion des rôles.


                          • just (---.---.34.213) 31 octobre 2006 10:47

                            et le 1er secrétaire du parti de la majorité doit il pouvoir acceder à un poste de ministre d’état du gouvernement ??? ce n’est plus de la confusion, mais une véritable prise d’otage de la démocratie, on avait jamais vu ça, et surtout aussi peu de réactions face à ce véritable revirement dictatorial de ceux qui pensent pour nous... mais ils savent bien qu’en dehors d’articles ou de commentaires « citoyens » comme on peut trouver ici, nous sommes désormais trop prisonniers de notre société de consommation , trop frileux, corporatistes etc.. pour envisager autre forme de combat, pour descendre la rue... reste le vote... et c’est bien pour ça qu’on assiste à la campagne la plus médiocre et dépolitisée qu’on ait jamais pu voir


                            • imragen (---.---.199.171) 6 novembre 2006 15:31

                              Ministre de l’intérieur, Président de l’UMP, Pdt du Conseil Général des Hauts de Seine.... Excusez du peu. Nos hommes et femmes politiques ont un don d’ubiquité ou des capacités hors du commun ! Cela peut changer, parce que c’est indispensable. Ne baissons pas les bras. La majorité de nos concitoyens est consciente que notre Pays et en combustion lente. Mais chacun croît être seul à le penser. Qui aura une voix suffisament forte pour dire « le Roi est nu ? » Pourquoi pas Christian Blanc et ses équipes de Energies2007 ? www.energies2007.com

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