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Accueil du site > Actualités > Politique > Comment être riche sans rien faire ?!

Comment être riche sans rien faire ?!

Grâce à une enquête récente du journal ’Ouest France’, on découvre les mécanismes d’un enrichissement en trompe-l’oeil des Français dans les années 2000. Quelques milliers d’entre eux ont connu une forte progression de leur patrimoine. Il en résulte une augmentation du nombre des foyers soumis à l’Impôt sur la Fortune (ISF). Cette embellie mal partagée peut susciter à tort de mauvaises interprétations !

Il s'agit d'un dossier à l'apparence anodine, dont l'objectif est d'attiser l'attention des lecteurs engourdis par la digestion d'un repas du dimanche, le dernier de l'automne et le premier des vacances de Noël. 'Ouest-France' l'a coincé en pages intérieures, entrecoupé par le volumineux supplément 'sports', peut-être par l'effet d'une ultime réticence du rédacteur en chef. Tant d'impertinence mérite un zeste d'habileté.

Le titre choisi éteint au préalable l'incendie. « Ces Français peu nombreux mais très riches ». Celui qui refait ses comptes avant de se lancer dans les derniers achats de cadeaux de Noël passe son chemin : existe-t-il chose plus banale qu'une richesse détenue par une poignée de privilégiés ? Le grand quotidien de l'Ouest s'apparente à la presse communarde comme Martine Aubry à Louise Michel. Il cherche ce dimanche à informer le curieux gentiment apolitique et non à fomenter la révolution.

Pascale Monnier signe un texte en partie inspiré par la 'Documentation Française' et l'INSEE, sans néanmoins citer sa source précisément. On y apprend que les Français ont bénéficié d'une amélioration constante de leur pouvoir d'achat depuis la Libération (« un pouvoir d'achat quatre fois plus élevé qu'après la guerre »), surtout avant 1973. 56 % des Français possèdent leur logement, et 80 % ont une voiture. Le taux de pauvreté baisse régulièrement en même temps que les écarts salariaux se réduisent. « Ainsi, en 1960, le salaire moyen des cadres supérieurs était-il 4,5 fois supérieur à celui des ouvriers de l'industrie. Depuis les années 1990, le ratio se situe entre 2,5 et 3 pour un emploi à temps pleines Français peu nombreux mais très riches ». Le niveau de vie médian est de 19.000 euros par an et par ménage : le premier décile s'arrête à 10.520 euros, tandis que le dernier commence à 35.550 euros par an [1]. Huit millions de Français se situent en-dessous du seuil de pauvreté, lui estimé à 950 euros par mois.

Une carte au centre de l'article a plus spécifiquement retenu mon attention. Elle représente les vingt-six communes de plus de 20.000 habitants des trois régions de l'Ouest (Basse-Normandie, Bretagne et Pays-de-Loire) par des cercles proportionnels. Chacun d'entre eux figure le nombre de foyers assujettis à l'Impôt sur la Fortune (ISF), c'est-à-dire le nombre de foyers déclarant un patrimoine supérieur à 790.000 euros. Le plus petit des deux cercles donne la statistique de 2004, et le plus grand celle de 2009 (à Lannion et Concarneau, il n'y a pas de données pour 2004). Toutes les informations proviennent de la Direction Générale des Finances Publiques. L'accroissement moyen de l'effectif des 'gros patrimoines' est de 254. Les plus grosses communes tirent logiquement vers le haut la moyenne : Saint-Malo (+ 299 foyers ISF entre 2004 et 2009), Caen (+ 329), Le Mans (+ 344), Vannes (+ 408), Angers (+ 477), Rennes (+ 821) et Nantes (+ 1.635).

Mais le classement des mêmes communes par le pourcentage d'augmentation de 'gros patrimoines' entre 2004 et 2009 réserve de grosses surprises. La moyenne s'établit à 69 % pour les 24 communes de plus de 20.000 habitants. Six groupes se distinguent nettement. Lisieux connaît une situation isolée, la seule à connaître une augmentation 'faible' du nombre des 'gros patrimoines' (+ 25 %). On trouve ensuite le groupe des communes à augmentation 'modérée' (entre 35 et 55 %) : Saumur, Saint-Brieuc, Caen, Laval, Brest, Le Mans, Lorient et Saint-Lô. Au-dessus, le groupe des communes à augmentation 'moyenne' (entre 62 et 79 %) : Alençon, Cherbourg-Octeville, Rennes, Cholet, Angers, Saint-Malo (+ 68 %), Nantes (+ 77 %) et Quimper (+ 79 %). Dans le dernier groupe l'augmentation des 'gros patrimoines' est forte, comprise entre 91 et 113 % : Saint-Nazaire, Rezé, Vannes, Saint-Sébastien sur Loire, La Roche-sur-Yon, Saint-Herblain (+ 102 %), Orvault (+ 105 %) et Vertou (+ 113 %). Dans ce lot de huit communes, on peut séparer d'une part les banlieues résidentielles de l'agglomération nantaise (Rezé, Saint-Sébastien sur Loire, Saint-Herblain, Orvault et Vertou), et de l'autre les communes 'littoralisées' (Saint-Nazaire et Vannes). La Roche rentrerait plutôt dans la seconde catégorie, à une quarantaine de kilomètres des Sables d'Olonne.

Quel est le bilan économique de la décennie 2000 dans l'ouest de la France ? Dans l'Orne, Moulinex a fermé ses usines en dépit des manifestations des salariés de l'été 2001 [source]. L'arsenal de Cherbourg ne survit que par le maintien de quelques (rares) commandes [source]. Et à Brest ? Tout va bien, on ne connaît pas la crise [source]. Au Mans, Renault annonce un plan de mise en préretraites [source], alors que PSA annonce la construction d'un nouveau modèle à Rennes-La Janaie [source] ; en 2008, on parlait toutefois d'une fermeture du site. Saumur vit mal les déboires du Muscadet [source]. A Cholet, on se félicite des entreprises qui évitent la crise, sans trop évoquer la confection ou le mouchoir [source]. A Quimper, le chômage frappe plus que la moyenne nationale ; la sous-traitance automobile souffre [source]. Mais heureusement, l'agroalimentaire et le bâtiment font éviter le pire... [source

Le plus souvent, l'Etat ou les collectivités sont les principaux employeurs dans l'Ouest. Pour prendre le cas de la Bretagne, on compte quelques 'poids lourds', comme les groupes Samsic spécialisé dans le service aux entreprises (35.000 salariés dans la région), Bolloré (34.000 salariés), Doux (15.000), Yves Rocher (14.800), PSA (9.000), Le Duff (8.000). Immédiatement après ceux-là arrivent les hôpitaux de Rennes (Pontchaillou - 7.800 salariés) et de Brest (6.700), suivis par les coopératives et industriels de l'agro-alimentaire. Le département de l'Ille-et-Vilaine emploie à lui seul 3.000 personnes, un peu plus que le Finistère (2.800). Dans le classement des gros employeurs bretons, il faut aussi citer la ville de Rennes (4.900 employés), le ministère de la Justice (Direction interrégionale des services pénitenciaires) avec 2.600 employés, l'Université de Rennes I (2.500), ou encore la ville de Brest (2.200) [source].

Que se passe-t-il donc dans l'ouest, qui expliquerait à la fois la morosité économique et l'augmentation du nombre de riches ? L'air marin revigore, Nantes attire les entreprises innovantes [Nantes, capitale du bouchon vert], les agriculteurs assurent la vitalité de l'agroalimentaire - que l'on ne se prive pas par ailleurs de critiquer pour leurs liens avec l'industrie - l'armée remplit les carnets de commande, les touristes affluent en été, tous les retraités (et les fonctionnaires) ne rêvent qu'à une installation dans l'ouest, les bretons s'habillent en pull marin et regatent le week-end dans le golfe du Morbihan, la fée Viviane réside dans la forêt de Brocéliande, il y a moins d'immigrés dans l'ouest, un ouest encore très catholique (d'ailleurs, à Lisieux, ou à Saint-Anne d'Auray...), les crèpes au caramel-beurre salée sont les meilleures du monde, le Mont-Saint-Michel (en Normandie) est le monument le plus visité de province.

De fait, les observateurs de la vie locale présentent un grand nombre d'arguments pour étayer la thèse d'un 'boom' de l'ouest. On aura compris mon scepticisme. Celui-ci confine à l'attaque injustifiée. Je réside en effet en Bretagne. Et reconnaîs les nombreux avantages de la vie sur place, essayant d'apprécier les multiples plaisirs offerts par la région. Mais je ne vois rigoureusement aucun 'moteur' économique susceptible d'expliquer rationnellement l'augmentation rapide du nombre de foyers soumis à l'ISF dans l'ouest. Je veux bien admettre que des professions libérales - toujours les mêmes ! - gagnent mieux leurs vies à Nantes, Rennes, Caen ou Brest en 2009 qu'en 2004 (encore faudrait-il le prouver !). J'accepte même l'argument d'un retour des Bretons de Paris dans leur presqu'île : après tout, parmi d'anciennes sommités de TF1, quelques cas célèbres illustrent cette migration. De là à imaginer que l'on se précipite s'installer dans des banlieues anonymes de Nantes, il y a un fossé infranchissable.

Une seule chose a produit ce mécanisme délirant : la bulle immobilière [France, foncièrement injuste]. Sans rien faire, des dizaines de foyers ont basculté dans le camp de ceux qui paient l'ISF. Cette bulle est en déconnection intégrale avec le niveau de salaire moyen dans la région, elle touche des villes enclavées et sinistrées économiquement (Alençon, Fougères, Saumur), autant que des villes de bord de mer, les petites villes autant que les plus grandes agglomérations. L'opulence n'y est qu'illusion. L'enquête de l'Ouest-France fournit des tableaux statistiques pour des dizaines de communes : j'y renvoie tous ceux qui s'intéressent à la question. Les spécialistes de l'immobilier fourniront aux incroyants tous les arguments possibles. La littoralisation, les retraités anglais qui se compteraient par milliers même par temps de crise. Quant aux Parisiens, par flots successifs, ils dévaliseraient les stocks de maisons à vendre ; le TGV fait des miracles en la matière [Steack haché cerise].

La flambée des prix de l'immobilier renchérit les coûts de main d'œuvre dans les secteurs concernés : industrie du bâtiment ou services directement ou indirectement en rapport avec l'immobilier (banque, assurance, entretien, etc.). L'Espagne constitue un cas d'école : Lorsque je suis fort, c’est alors que je suis faible. A ce titre, l'ISF imaginé pour de mauvaises raisons - hargne de l'électorat mitterrandien vis-à-vis d'une bourgeoisie forcément rance et étriquée - va probablement être supprimé pour d'aussi mauvaises raisons : bêtise d'une majorité UMP prête à flatter son électorat de retraités avantagés par la bulle immobilière, 'riches sans rien faire'.

L'ISF rapportera à l'Etat 3,9 milliards d'euros en 2011 (chiffres Ouest-France) mais c'est une des rares taxes limitant aujourd'hui les excès de la bulle immobilière... Evidemment, si les prix des logements refluaient, l'ISF perdrait tout intérêt économique... Un jour, qui sait ?

[1] 9 % des ménages déclarent entre 35.550 et 84.500 euros ('haut revenus'). 1 % déclarent plus 84.500 euros ('très hauts revenus'). « Les plus riches que riches regroupent 6.000 contribuables. 0,01 % des foyers. Leurs revenus vont de 688.000 euros par à 13 millions - un million d'euro par moises Français peu nombreux mais très riches »

Incrustation : Les trois régions économiques de l'Ouest (Basse-Normandie, Bretagne et Pays-de-Loire)...


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22 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 23 décembre 2010 09:36

    Bonjour, Réveil.

    Moi aussi j’habite en Bretagne et je peux affirmer que les cas que vous évoquez sont rarissimes, les propriétaires de superbes et grandes maisons sur jardin dans l’Ile-aux-Moines étant une espèce à ma connaissance inconnue. Bref, ces cas sont rarissimes.

    Qui plus est, il faut considérer l’ISF pour ce qu’il est : un impôt progressif de nature certes exponentielle mais qui touche fort peu la majorité des assujettis dès lors qu’ils franchissent le seuil de quelques milliers d’euros, voire de 100000 ou 200000 euros. Ces gens-là paient un ISF de quelques dizaines ou quelques centaines d’euros par an. Pas de quoi ameuter le ban et l’arrière-ban des contribuables saignés par le fisc.

    En février 2009, j’avais écrit un article intitulé « ISF : un impôt dérisoire !  » et je maintiens aujourd’hui le fond de ce que j’avais écrit alors.


  • Fergus Fergus 23 décembre 2010 09:43

    Erratum : ...les propriétaires smicards de superbes et grandes maisons...


  • JL JL 22 décembre 2010 11:05

    Un rapide calcul montre qu’avec des tranches à 40% pour les hauts revenus, 50 % pour les très hauts revenus, et 60% voire plus pour les très très hauts revenus, on récupèrerait beaucoup plus que l’ISF.


    • JL JL 22 décembre 2010 11:06

      Sans parler de l’évasion fiscale.


    • JL JL 22 décembre 2010 11:52

      De toutes façons, le bouclier fiscal fait double emploi avec les niches pour riches. Seules les niches pour pauvres sont visées par cette « chasse »".


    • Marianne Marianne 25 décembre 2010 13:17

      Pas si simple que ça. Pouvez-vous détailler ce calcul ?
      J’ai essayé de le faire en me basant sur la réduction du bouclier fiscal, passé du seuil de 60% (mis en place sous le gouvernement Villepin) à 50% avec Sarkozy. Cela a coûté environ 600 millions d’euros. Principalement du fait de l’ISF puisque le taux marginal de l’IR étant de 40%, appliqué à la tranche la plus haute, l’impôt payé au tire de l’IR ne peut donc pas dépasser 40%. Donc les 10% (ou 20% avant le changement de seuil du bouclier fiscal à 50%) sont de l’impôt hors IR, principalement l’ISF, ce peut-être aussi de la taxe forfaitaire sur plus-values boursières, de patrimoine mobilier.
      Je me dis donc que si on augmentait de 10% l’IR de ces personnes, on récupèrerait logiquement ce que le passage du seuil du bouclier fiscal de 60% à 50%, c’est à dire 10% de l’IR, leur a fait gagner, c’est à dire 600 millions d’euros.
      Vous me suivez ?


    • Redj Redj 22 décembre 2010 11:26

      J’habite dans le golfe du morbihan (Vannes), et ce que vous présentez est vrai.


      Entre 2000 et 2010, les prix ont quasiment triplé dans certaines parties du département. Pourquoi ? Parce-que le TGV nous met à moins de 3 heures de Paris, et donc nous avons la double peine. La première, c’est la vague des retraités franciliens qui se sont rués sur tout ce qui était à vendre dans le coin depuis les années 2000. J’ai même vu des gens m’arrêter dans la rue pour savoir où il y avait des biens à vendre ! Du délire. Et inutile de vous dire qu’ils avaient les moyens.
      La deuxième peine ce sont les actifs franciliens aisés, qui eux peuvent se permettre d’avoir un pied à terre à Paris la semaine, et une résidence ici pour le WE et les vacances. Eux aussi ont fait monter les prix.

      Résultat : les jeunes actifs du crus sont obligés de se loger loin de leur lieu de travail (comme à Paris), les logements sont hors de prix et parfois vides les 3/4 de l’année, la circulation devient invivable etc etc...


      • bo bo 22 décembre 2010 12:00

        Taxer les plus values immobilières très très fortement sans aucune déduction possible (en interdisant notamment de déduire les travaux effectués...) ..........Il n’y aura plus de bulle immobilière.....car c’est la spéculation sur les plus values qui fait faire les aller-retours juteux : 20% en quelque mois en région parisienne....


        • bo bo 22 décembre 2010 15:17

          Réveil

          Vous avez théoriquement raison....sauf que ces acheteurs ne louent pas leurs biens qui doit être libre de toute occupation et cessible à tout moment : ce sont des purs spéculateurs. De plus, la plupart d’entre-eux ne mettent pas un sous dans leur achat.

          Schéma très classique ; un prêt de 100% adossées sur une garantie papier émise par une banque étrangère couvrant principal et intérêt (l’idéal un « bullet credit »...c’est à dire payable au terme du prêt)...de ce fait RIEN n’apparaît et n’est TAXABLE.....et rien n’interdit une banque étrangère de donner une garantie à 100% débours et charges.....quand à la banque étrangère rien ne l’oblige à dire comment elle s’est garantie de son coté....donc rien et pas d’ISF aussi....à la clé une énorme plus value avec un « aller-retour » ...qui peut être de surcroit monté sur un support « ad hoc ».....

          Voilà la réalité, ce schéma a fonctionné dès la création de l’ISF....et fut proposé par les officines spécialisées
          Au niveau contrôle, il est difficilement détectable le prêt français produit des intérêts qui sont capitalisés et réglables avec le principal à la sortie du crédit........enfin, le fait que le « coût de l’argent » soit actuellement très bas est « un très fort levier pour la spéculation ».

          C’est par hasard....il y a une quinzaine d’année....dans une mission menée sur la recherche d’argent sale....que ce schéma fut découvert.........et si la Banque étrangère fait partie du club « clean »....tout est bordé « bien propre »...


        • Croa Croa 22 décembre 2010 22:51

          Taxer plus fortement les plus values immobilière est en effet une meilleure idée que l’ISF. En effet celui qui ne vend pas n’est pas plus riche en pratique, il ne l’est que potentiellement ! Cependant ce choix a des conséquence sur le marché et taxer les plus values dissuade de vendre alors que l’ISF fait plus vendre au contraire.

          C’est là que se révèlent les véritables intentions de la gauche caviard et comment de fausses alternances politiques poussent toujours la politique dans le même sens, celui des (bonnes) affaires ! smiley


        • ELCHETORIX 22 décembre 2010 12:29

          Bonjours l’auteur et bon article
          L’immobilier malgré la crise se porte bien , trop bien par rapport aux possibilités d’achat du plus grand nombre , surtout sur les sites côtiers comme en Méditérannée en Languedoc-Roussillon que je connais , idem au bord de l’ Atlantique !
          Il me semble que les élites veuillent s’accaparer tous les biens et ressources en augmentant de façon immodérée les taxes sur le patrimoine de façon à ce que les faibles revenus de personnes possédant de l’immobilier et terrains soient contraint de vendre leurs biens !
          Tout cela pour mieux contrôler les citoyens à leur merci économiquement parlant !
          Il faut donc changer de système économique et politique pour soit conserver ses acquits , soit avoir la possibilité d’espérer d’obtenir un réel chez-soi , ce qui n’est pas le cas de nombreux citoyens ou électeurs !
          RA .
           .


          • LE CHAT LE CHAT 22 décembre 2010 12:43

            se faire élire député ou sénateur , un max de blé ramassé pour un minimum d’effort garanti !


            • kéké02360 22 décembre 2010 13:26

              Ah le chat tu m’la pris !!!!! smiley


              • Julien Julien 22 décembre 2010 13:50

                Sans commentaire :



                Comment peut-il y avoir tant de monde qui achètent 400 000 euros comptant ?? A votre avis ?
                J’ai acheté un appartement dans un immeuble des années 70, l’an dernier.
                Il y a plein de nouveaux petits immeubles en face de chez moi.
                L’agent immobilier me l’a confirmé : ce ne sont pas des particuliers qui achètent, mais des grands groupes de la banque, finance, assurance. Comme BNP Paris Bas Real Estate.

                Ces boîtes achètent avec l’argent virtuel qu’ils se prêtent éventuellement eux-mêmes. Puis ils font monter les loyers artificiellement par une non-concurrence. Cela fait une bonne rente.
                Et les travailleurs n’ont plus qu’à pleurer (sans compter tous ceux qui n’auront JAMAIS de travail).

                Encore une fois, aucun journaliste dans les médias, sauf très rare exception, n’a compris le système. Le système est une exponentielle. Tout est dans l’information suivante :

                << Dans une étude des années 1985, l’économiste allemande Margrit Kennedy démontre qu’il y a, en moyenne, 40% d’intérêts cumulés dans les prix hors taxes de TOUTES les consommations, en analysant des comptabilités en cascade (donc y compris celles des fournisseurs). Elle arrivait par exemple à :
                - 12% d’intérêts financiers cumulés dans le ramasse public des ordures.
                - 38% dans le prix de vente de l’eau.
                - 77% dans le prix des loyers des habitations sociales.
                Dans une autre étude plus récente (2001), Ralf Becker, par une méthode totalement différente, celle de l’analyse des postes des comptes nationaux allemands, arrive à une moyenne de 46% >>.
                (« Les 10 plus grands mensonges sur l’économie ». AJ Holbecq et P. Derudder. 2007. p.63)

                Pour comprendre (un peu) ce qui se passe, voir :

                (prendre à partir de 40:00, et jusqu’à 42:30)
                .

                • Croa Croa 22 décembre 2010 23:02

                  « aucun journaliste dans les médias, sauf très rare exception, n’a compris le système. »

                  Ce n’est pas exactement ça !

                  Pour faire carrière dans ce métier,

                   smiley il vaut mieux « ne pas comprendre » !  smiley


                • plancherDesVaches 22 décembre 2010 16:04

                  Un lien a diffusé sans restriction :
                  http://www.scoplepave.org/conf_incul_5.php
                  avec Franck Lepage.


                  • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 22 décembre 2010 17:54

                    Certes, l’ISF suscite l’agacement. Mais en dépit de ses défauts (nombreux), il combat (modestement) la bulle immobilière.
                    Je rappelle également que les gouvernements responsables de la situation présente (patrimoine et logement) ont été élus par les Français. Evidemment, je compatis avec tous les habitants de littoraux et de grandes agglomérations repoussés en périphérie. Mais je n’oublie pas non plus que la majorité des victimes sont schizophrènes. Combien se plaignent du niveau des prix, sauf quand ils vendent leur propre logement au prix du marché !??
                    De surcroît, l’argent facile coulant du robinet des taux d’intérêt bas a produit la situation que tout le monde déplore. Mais que fallait-il faire d’autre que d’investir dans l’immobilier : rien ne rapportait autant !?
                    En attendant, aux Etats-Unis, la baisse moyenne (2009-2010) des prix est de 5 %. En Floride, les prix se négocient à 50 % des plafonds de 2006 [source]...

                    Cela étant, on va encore me dire que je suis bien sombre (...) Joyeux Noël quand même !!


                    • Blartex 22 décembre 2010 20:00

                      Dealer du sheet ?


                      • Blartex 22 décembre 2010 20:16

                        Oui, vous savez bien, vous faites travailler quelques marocraibains, et vous empochez du style caïman ou crocodile. Luxembourg si vous préférez.

                        Après, votre patrimoine n’appartient qu’à vous.


                      • Blartex 22 décembre 2010 20:21

                        Sinon, investissez dans l’Oréal. Marchent bien les affaires de la vioque depuis qu’on en parle.
                        La vieille elle se met un gode en or.


                      • ARMINIUS ARMINIUS 27 décembre 2010 08:57

                        « gode en or » ça fait récompense style « césar » du porno, beurk ! dites plutôt un olibos en métal précieux, c’est plus classe !


                      • furio furio 25 décembre 2010 10:39

                        Avec 4 millions de chomeurs, une dette de 1600 milliiards, un gouvernement de guignols, la bulle immo va se prendre un grand coup dépingle dans peu de temps. Les agences immobilières sont les grandes manipulatrices de ces valeurs, elles ne vont pas survivre, à la prochaine explosion. 

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