Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Comment les internautes ridiculisent Hadopi…

Comment les internautes ridiculisent Hadopi…

Coûteuse, inefficace techniquement, mal fondée juridiquement, Hadopi est ridiculisée un peu plus chaque jour par les Internautes et les pirates, qui contournent l’institution de 1000 façons différentes. Mais par quoi remplacer Hadopi ?

L’industrie de la musique et de la vidéo vit actuellement une crise sans précédent, dont la cause première est un piratage de masse que rien ne semble pouvoir endiguer. En réalité, la crise trouve sa source dans la dématérialisation de l’œuvre. Avec la généralisation de l’informatique familiale et d’Internet en haut débit, on peut se passer du support - plus besoin de CD ou de Dvd, plus besoin de pochettes coûteuses – et aussi de la distribution. Quoi de plus simple que de mettre en ligne un morceau de musique ? C’est d’ailleurs ce que font des millions d’Internautes, adeptes du peer to peer, en s’échangeant des fichiers de tout type, hors de toute organisation commerciale. Ce phénomène à plusieurs conséquences importantes, que je n’hésite pas à appeler « lois de la dématérialisation » :

 Première loi : une oeuvre dématérialisée ne se contrôle pas. Elle peut être reproduite à l’infini, sans perte de qualité, et se transformer en un nuage de fumée numérique, se dispersant, incognito, par les milles canaux d’Internet. Croire qu’on va pouvoir contrôler ces flux c’est comme imaginer retenir l’amazone avec une cuillère à soupe.

 Deuxième loi : l’œuvre dématérialisée n’a plus besoin d’intermédiaires pour être diffusée, ce dont personne ne semble vouloir prendre conscience. Auteurs et artistes peuvent facilement mettre eux-mêmes en ligne leurs productions, sans passer par la très coûteuse case « Universal Music ». C’est d’ailleurs une bonne nouvelle car les majors se sont comportées en parasites, vendant honteusement chers disques et films, sans pour autant rétribuer à leur juste valeur les auteurs et les artistes.

Troisième loi : une œuvre dématérialisée, formatée pour une diffusion de masse, ne peut-être vendue qu’à bas prix. D’où la nécessité de faire disparaître de la chaîne tous les parasites qui se payent lourdement en apportant si peu, afin de ne rétribuer que les sites distributeurs, les producteurs et les artistes. 

 

Comment les internautes contournent Hadopi

 Dans ce contexte, on comprend que la solution trouvée par les pouvoirs publics, la fameuse loi Hadopi, est une absurdité, dont les promoteurs se sont d’ailleurs déjà copieusement ridiculisés. Cette loi, qui a été inspirée aux pouvoirs publics par les majors culturelles, dont l’application est très coûteuse, est techniquement et juridiquement inapplicable. En sous-estimant les paramètres techniques et en jetant un voile pudique sur les rançons que les majors prélèvent sur les revenus des consommateurs et sur le travail des artistes, elle s’est condamné d’emblée à l’échec. Au moment où un nouveau gouvernement, moins soumis aux intérêts économiques, se demande quoi faire d’Hadopi, il est peut-être bon de rappeler quelques faits…

 Hadopi coûte cher : actuellement 12 millions d’Euros par an, sachant que la monté en puissance de l’organisme devrait entraîner mécaniquement un accroissement important de son budget.

 Hadopi est inefficace : en quelques mois, les internautes ont trouvé quantités de moyens pour le contourner. Ainsi, l’organisme base son action sur la surveillance des téléchargements par la méthode du P2P (peer to peer), avec des logiciels comme eMule ou Limewire. Mais comme il est très difficile de contrôler des flux aussi énormes, l’organisme est obligé de se cantonner à la surveillance de quelques centaines de titres récents. Autrement dit, les internautes peuvent continuer à télécharger en P2P quantités les films ou musiques de quelques années, sans aucun risque.

Seconde ligne de résistance de l’internaute : le recours au téléchargement direct. En quelques mois, les flux de téléchargement en P2P se sont effondrés pour se transférer sur les sites de téléchargement direct comme Megaupload. Avec ces sites, hébergés à l’étranger, loin des moyens d’action de la loi française, on accède à des liens permettant le téléchargement ou le visionnage en streaming des films les plus récents.

L’arrestation des animateurs de Mégaupload a fortement ralenti le téléchargement direct au moment opportun pour Hadopi, qui se demandait comment il allait pouvoir contrôler les millions de requêtes lancées chaque jours sur les moteurs de recherche ! Mais le site You Tube, avec l’hypocrisie qui caractérise les grands acteurs américains de l’économie numérique, a pris le relais en cessant de limiter la taille des vidéos postées. On y trouve maintenant à peu près tout ce qu’on veut, ce qui permet au site d’engranger de confortables ressources publicitaires supplémentaires. Il est vrai qu’on ne peut pas en principe extraire une vidéo de You Tube… Mais tous les navigateurs Internet peuvent recevoir des plug-in permettant d’extraire le fichier, qui pourra être visionnée ultérieurement sur une télévision de salon.

 Pendant ce temps, les pirates et les développeurs s’organisent pour mettre en place une riposte technique à la surveillance du P2P. Ils se sont d’abord attachés à masquer, par divers moyens, l’adresse IP de l’utilisateur. Une méthode efficace consiste à faire transiter les requêtes P2P par un serveur relais, situés à l’étranger, loin des moyens d’action d’Hadopi. Beaucoup de ces serveurs sont accessibles gratuitement mais sont d’une fiabilité douteuse, distribuant en masse publicités agressives, spams et virus. C’est pourquoi des sites comme Realtek.com ou Your-Freedom.net font un tabac en proposant, moyennent un abonnement mensuel de 3 à 5 €, l’accès à des serveurs anonymes et sécurisés qui permettent à l’internaute de télécharger ce qu’ils veulent, à l’abris des regards trop curieux…. et d’Hadopi.

Pendant ce temps, des programmeurs mettent au point les logiciels de P2P de seconde génération, avec lesquels l’internaute pourra télécharger masqué, grâce à des routines de chiffrement de connexion.

 Hadopi est mal fondée juridiquement : l’autorité ne peut pas sanctionner celui qui a lancé la requête illégale, faute de moyens de preuve. Le titulaire de l’abonnement Internet est donc présumé responsable. Hadopi peut aller jusqu’à lui couper définitivement son accès à Internet, cela sans qu’il puisse se défendre, utiliser une voie de recours quelconque, faire intervenir un juge ou un avocat… Soit un nombre incroyable de violation des fondements même de notre droit !

Pourtant, il est certain que dans un grand nombre de cas, les requêtes frauduleuses sont lancées par des fraudeurs. Beaucoup de comptes sont piratées, les accès par Wi Fi – qui se sont généralisés – étant très mal sécurisés. Ainsi, un internaute pourrait être lourdement sanctionné pour un téléchargement illégal effectué par un inconnu à partir de sa propre connexion. De telles injustices se produiront inévitablement jusqu’à ce que les plus agacées de ces victimes poursuivent l’état devant les tribunaux. Leurs avocats se chargeront alors de mettre Hadopi en pièces.

 

 La licence globale, seule solution à long terme

 Soyons clair : même si Hadopi est une stupidité, il faut quand même être conscient que le téléchargement illégal et généralisé pose un grave problème. La possibilité pour l’internaute d’accéder sans aucune contrepartie à n’importe quelle œuvre musicale ou à n’importe quel film signifie à terme la mort de toute création ! Il faut donc trouver une solution, mais laquelle ?

La seule viable à long terme, celle qui n’est jamais abordée car elle n’intéresse pas les majors culturelles, est la mise en place d’une licence globale ; c'est-à-dire un droit à télécharger gratuitement sur des sites labellisés des œuvres d’une bonne qualité technique. Les ressources nécessaires à la rétribution des sites, des auteurs et des artistes étant obtenues par une taxe sur les abonnements à haut débit, payée pour partie par les fournisseurs d’accès (qui sont les premiers bénéficiaires du téléchargement) et pour partie par les Internautes. Un surcoût de quelques euros par abonnement et par mois suffirait à régler le problème. Un jour ou l’autre, cette solution rationnelle finira par l’emporter…


Moyenne des avis sur cet article :  3.67/5   (39 votes)




Réagissez à l'article

50 réactions à cet article    


  • wesson wesson 17 août 2012 12:26

    bonjour l’auteur, 

    ce que vous dites, nous savons tous cela, c’est tout de même utile de le rappeler.

    Mais ... ce n’est pas en nommant un capitaliste salonard de la trempe de pierre Lescure, par ailleurs membre du directoire du groupe Nagra Kudelski (qui est au passage le fournisseur de mesure technique de protection de Canal+), que les choses vont changer.

    Au passage, une nomination qu’aurait sans problème pu faire l’équipe Sarkozy.

    C’est comme mettre le président du syndicat des cochers pour réformer l’industrie du fiacre à l’heure de l’automobile.



    • bigglop bigglop 18 août 2012 00:01

      Bonjour à tous,

      Pour toute réponse la vidéo de Jacques Bertin, auteur, compositeur, interprète, grand prix de l’Académie Charles Cros.

      Un citoyen poète engagé dans la vie et en dehors du « système »


    • HELIOS HELIOS 17 août 2012 12:57

      ... c’est interressant ce que vous dites, helas, vous n’allez pas assez loin.

      Penser à la licence globale ne resoud pas le probleme. Quand celle ci sera mise en place, d’autres canaux de distribution et de partage surgirons, soutenu par des techniques que vous n’imaginez pas et ne participant pas un financement.

      Ce qui est remarquable, c’est que l’artiste, le realisateur etc les ayant-droits en fait sont dans une demarche abusive de droit, estimant que ce qu’ils ont fait une fois doit leur rapporter une rente definitive. Cette position nie le developpement de l’esprit humain, nous devrions payer aux heritiers l’invention de la roue ou du feu au quotidien si c’etait le cas depuis l’aube des temps.

      La realité est qu’une oeuvre de l’esprit, séparée de son support doit rapporter a sa creation puis de façon rapidement degressive... ne laissant aucume place a une quelconque rente.
      On peut parfaitement identifier quelques exception ou ajustement mais pas de regle generale.

      LA solution est bien de revenir aux droits patrimoniaux sur les oeuvres de l’esprit sans se preoccuper des differentes formes de materialisation lorsque celle ci sortent des circuits commerciaux.

      Il faut donc une revision complete des droits de façon a apporter aussi bien aux artistes qu’aux industriels leur juste remuneration.

      Organiser un spectacle coute et les tickets doivent couvrir le travail. La mise a disposition de l’enregistrement du spectacle (ou de l’oeuvre realisée en studio) peut se faire exactement comme n’importe quel produit. Une fois vendu, il n’y a plus de remuneration possible.

      Ce qui est vrai pour la musique l’est aussi pour le cinema. La salle de spectacle loue la copie et facture le spectateur pour son service (et ses locaux equipes). Le vendeur de dvd, acteur economique, se remunere sur le support et les couts d’acces.... l’echange de fichiers gratuits sur internet, sur une clef usb, etc ne doit plus faire l’objet d’une quelconque restriction.

      Rappellons que les droits patrimoniaux immateriels ne doivent pas se perdre mais ne doivent pas non plus se transmettre ! Revisons tout de suite les regles de ces droits


      • Asp Explorer Asp Explorer 17 août 2012 13:08

        Un petit détail technique : la loi Hadopi ne punit pas exactement le téléchargement illégal d’une œuvre, elle punit la non-sécurisation d’une connexion internet.

        Mais bien sûr, comme de nos jours, tout le monde a un diplôme d’ingénieur réseau...


        • Leo Le Sage 17 août 2012 13:30

          @Par Asp Explorer (xxx.xxx.xxx.114) 17 août 13:08
          Vous dites : "Un petit détail technique : la loi Hadopi ne punit pas exactement le téléchargement illégal d’une œuvre, elle punit la non-sécurisation d’une connexion internet"
           smiley
          Correction : elle puni les transferts de données non cryptés... smiley

           
          Cordialement

          Leo Le Sage
          (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


        • thomthom 17 août 2012 14:57

          Parce que vous pensez qu’un ingénieur est capable de sécuriser totalement sa connexion ? Déjà, seule une minorité d’ingénieurs sont spécialisés en sécurité des réseaux de communication (il faut déjà être spécialisé en réseaux de communications, ce qui est un vaste sujet, et sur-spécialisé en sécurité.... ça ne fait pas beaucoup de monde). Et surtout, la première chose qu’on apprend à un ingénieur réseau concernant la sécurité, c’est que la sécurité totale, le réseau totalement inviolable, ça n’existe pas. PERSONNE ne peut la garantir. Vous trouverez toujours quelqu’un quelque part dans le monde qui aura connaissance d’une faille avant vous et saura l’exploiter. D’autre part, toute mesure de sécurisation nécessite des moyens, techniques, humains et donc financiers (et ça peut vite couter très cher), et/ou impose des contraintes aux utilisateurs des réseaux et ordinateurs (flux bloqués, login/mot de passe, biométrie, etc...). Toute politique de sécurité n’est donc qu’un compromis entre le niveau de sécurité à atteindre et les contraintes et couts imposés aux utilisateurs. Bref, voici une loi qui oblige chaque titulaire d’un abonnement internet à faire quelque chose (sécuriser sa connexion pour éviter que son IP ne soit utilisée pour des échanges illégaux) qui est tout simplement IMPOSSIBLE ! bravo le législateur (et merci sarko) !


        • pingveno 17 août 2012 16:07

          C’est DADVSI et non HADOPI qui punit la non-sécurisation de la connexion internet.
          Mais ce n’est pas le plus grave.
          Le plus grave, c’est que la loi impose toujours de limiter la longueur de la clé de cryptage à un niveau que le gouvernement soit capable de casser. Si vous ne respectez pas cette règle vous pouvez être accusé de terrorisme international. C’est vrai aussi si vous passez par un VPN un peu suspect, genre Tor...
          Sécuriser sa connexion est donc à la fois autorisé et interdit.
          Je vais réécrire « le plaisir des sens » de Devos, moi...


        • sto sto 17 août 2012 21:57

          « Comment les internautes ridiculisent Hadopi… »

          Les internautes n’ont pas besoin de faire quoi que ce soit, Hadopi s’est ridiculisée toute seule...


        • foufouille foufouille 17 août 2012 13:42

          « L’arrestation des animateurs de Mégaupload a fortement ralenti le téléchargement direct au moment opportun pour Hadopi, »

          t’as vu ca ou ?


          • Deneb Deneb 17 août 2012 13:53

            dans ses rêves, foufouille. Il est clair que l’auteur caresse l’internaute dans le sens du poil pour faire passer son idée du mercantilisme culturel.


          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 17 août 2012 23:35

            Salut foufouille,
            salut Deneb.

            Petite précision. Il ne s’agit pas de « mercantilisation » de la culture mais de sa « collectivisation » à moindre coût. Et c’est ça qui fait enrager les néolibéraux, spéculateurs, parasites et autres sarkozystes. Ils peuvent plus se goinfrer comme des porcs et se sucrer la quéquette sur le dos de la princesse.

            Quant aux téléchargement direct, c’est également vrai, il existe des centaines d’alternatives à Megaupload.


          • Leo Le Sage 17 août 2012 23:42

            Salut Peachy,

            Vous dites :
            « Quant aux téléchargement direct, c’est également vrai, il existe des centaines d’alternatives à Megaupload. »
            Oui il y en a beaucoup mais je pense qu’il faisait allusion aux 4% de megaupload seul ?

             
            Cordialement

            Leo Le Sage
            (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 17 août 2012 23:55

            Salut Léo.

            « ...je pense qu’il faisait allusion aux 4% de megaupload seul ? »

            Peut-être, je n’en sais rien. En fait je répondais à Foufouille.


          • Deneb Deneb 17 août 2012 13:49

            " La possibilité pour l’internaute d’accéder sans aucune contrepartie à n’importe quelle œuvre musicale ou à n’importe quel film signifie à terme la mort de toute création  !"

            Dommage, l’article commence bien, mais en lisant ça, il est clair que l’auteur reprend, sans la moindre preuve, l’argumentation des marchands du temple culturel.

            La création a besoin d’inspiration, du courage, d’audace, de générosité, du public...., mais certainement pas d’esprits mercantiles, qui, eux, tuent la création.


            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 17 août 2012 23:52

              Dans l’absolu, idéalement, tu as raison. Mais dans les faits, par équité, il me semble juste de récompenser les artistes,de les rémunérer, sans passer par des parasites et autres intermédiaires véreux, en faisant dégager définitivement les sangsues inutiles que sont les industriels de la culture. Ne serait-ce que pour permettre aux créateurs d’être financièrement et intellectuellement indépendants, et de se dégager de la tutelle des investisseurs, des sponsors, et des banquiers. Pour un euro par mois sur un abonnement, ça me semble vraiment valoir le coup.


            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 18 août 2012 00:16

              Quand je parle d’artistes j’exclue évidemment les merdeux créés par les majors et les chaînes TV genre TF1, M6.


            • Anaxandre Anaxandre 17 août 2012 14:05

               Pourquoi devrait-on se creuser la tête pour trouver contre toute logique le moyen de remplir les poches des multinationales qui contrôlent le marché de l’ « entertainment » ? Ce milieu qui s’est gavé de champagne, de coke et de jets privés pendant des décennies !

               Ensuite, pour ce qui est des « artistes », que les chanteurs fassent leur métier : qu’ils chantent, qu’ils fassent des concerts, voilà leur métier, et non pas de nous pondre un album tous les 5 ans avec la grosse artillerie promotionnelle qui va avec.
               Idem pour le cinéma : nul besoin de payer tel ou tel acteur des millions de dollars pour avoir un bon film. Et d’ailleurs, la « mort » du cinéma redonnerait peut-être le goût de la lecture à des générations de plus en plus incultes et stupides (on peut rêver...).

               Et puis quand j’observe que, de plus en plus, tous ces « artistes », comédiens et chanteurs, se reproduisent entre eux, telle une nouvelle aristocratie du sang, le fait que leur compte en banque sera peut-être moins important que celui de leurs parents ne me chagrine pas le moins du monde !


              • Bigburn 17 août 2012 14:26

                "L’industrie de la musique et de la vidéo vit actuellement une crise sans précédent, dont la cause première est un piratage de masse que rien ne semble pouvoir endiguer."

                Surprenant, il n’y a jamais eu autant d’entrées en salles que maintenant ...
                De plus vous pensez vraiment qu’une personne qui pirate 100 films par mois c’est 100 entrées perdues ?
                La seule chose que je vois c’est que ces personnes la n’en ont jamais assez (acteurs et producteurs) ...


                • thomthom 17 août 2012 14:48

                  J’ai voté « d’accord avec l’article » car vous avez réalisé une très bonne synthèse, et je suis d’accord avec 80% de l’article. Mais votre conclusion sur la licence globale est genante. vous n’avez visiblement pas analysé tous les enjeux et les problématiques posés par ce moyen de rémunération que j’ai détaillé dans mon article « vous ne gagnerez pas la guerre contre le piratage » ( http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/vous-ne-gagnerez-pas-la-guerre-106006 ).
                  Le principe de base, qui consiste à accorder le droit à échanger les contenus hors marché moyennant une rétribution forfaitaire est en effet incontournable, mais bêtement et trop simplement se contenter de lui donner la forme d’une taxe sur les abonnnements serait une erreur monumentale.


                  • Patrice Lemitre Patrice Lemitre 17 août 2012 18:10

                    Bonjour

                    J’ai lu avec intérêt votre excellent article. Effectivement, je constate que nous sommes parfaitement d’accord sur le constat. Sur la solution, nous divergeons. J’avoue volontiers que je n’ai pas réfléchi en détails aux conséquences pratiques de la mise en oeuvre d’une éventuelle licence globale. J’image très bien que le prélèvement d’une taxe sur les abonnements ne garantirait pas une distribution équitable des revenus collectés. Le système serait déjà injuste en lui-même puisque ceux qui ne téléchargent rien (et qui sont nombreux) seraient amenés à contribuer pour tous les autres. Je ne doute pas que les majors, faute de mieux, tenteraient d’en récupérer l’essentiel ; de même que les artistes en vue, au détriment de tous les autres. Ils y aurait donc beaucoup de nouveaux problèmes à résoudre...

                    Ceci étant dit, je ne suis pas du tout convaincu par ce que vous proposez, qui me semble malheureusement bien difficile à mettre en pratique. 


                  • thomthom 18 août 2012 14:40

                    Malheureusement, ce sujet est incroyablement complexe, et aucune solution simpliste ne pourra être satisfaisante, et donc acceptable, à la fois pour les créateurs et le public.
                    La solution que je présente (qui, je le rappelle est fortement inspirée du principe de mécénat global, défendu par quelques sommités et donc que je n’ai pas inventé) est certes complexe, mais il me semble qu’elle constitue de loin le meilleur compromis entre les intérêts du public et ceux des créateurs, comparé à toutes les autres « solutions » jusqu’à présent envisagées par ceux qui ont un minimum compris le sujet.

                    maintenant, c’est complexe, certes, et ça reste un compromis, certes... mais il faut bien avancer.


                  • goc goc 17 août 2012 15:11

                    @ l’auteur


                    vos différents motifs expliquant le piratage sont certes intéressants mais incomplet, voir même « à coté de la plaque », car à ces motifs, vous avez oublié le plus important à savoir la perte de respectabilité du monde artistique et son pourrissement par l’argent et la médiocrité

                    Et j’ajouterais également un autre motif plus subtil qui repose en partie sur votre « dématérialisation » de l’oeuvre artistique, c’est la dématérialisation de la prestation artistique. 
                    Je m’explique : autant tout le monde comprend qu’un artiste doit être payé pour sa prestation scénique (ses tournées et ses galas) autant on a du mal à comprendre l’acharnement qu’ont les majors à nous faire payer en permanence une prestation unique, a savoir l’enregistrement d’un morceau sur un support, surtout quand ce dernier est dématérialise

                    Et quand ces mêmes majors en arrivent même à spolier notre droit à pouvoir écouter un morceau sur les différents supports en notre possession, dans le seul but de vouloir nous faire payer pour chacun des supports, cela devient de l’acharnement imbécile et mercantile, justifiant à lui seul tout acte de révolte même quand cet acte se traduit par de la copie pirate. Bref on ne peut pas exiger des gens qu’ils soient honnêtes alors qu’on est soi-même un filou voir un escroc d’envergure mondiale (les reprises et autres best-of sont l’exemple même de l’escroquerie car il ne s’agit que de la revente de produits frelatés !)

                    Enfin dernier point, on ne peut pas étaler en permanence sa vie plus que dorée et son fric, sans éveiller au minimum de la jalousie, et au pire de la révolte. Alors vouloir emprisonner un jeune chômeur parc qu’il a copié un morceau de musique d’un « artiste » qui passe la moitié de sa vie à Los-Angeles et l’autre à Megève, c’est aller au devant de problèmes autrement plus graves, tel que l’envie de l’argent facile et de la notoriété éphémère ne nécessitant qu’un QI légèrement supérieur à l’huitre .

                    • Patrice Lemitre Patrice Lemitre 17 août 2012 19:30

                      Attention à l’arbre qui cache la forêt. Pour une poignée de chanteurs et d’artiste reconnus, qui ne nous font pas pleurer, l’immense majorité des artistes, dont certains ont beaucoup plus de talent que les premiers nommés, vivent assez petitement de leurs activités. Le piratage ne leur fait pas de bien...


                    • sto sto 17 août 2012 22:02

                      >> Le piratage ne leur fait pas de bien...

                      Aucune preuve de vos théories.

                      Au contraire, les petits artistes qui réussissent actuellement sont ceux qui mettent sur leur site des morceaux gratuits, et gagnent leur vie par les concerts.


                    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 18 août 2012 00:12

                      « ...on ne peut pas exiger des gens qu’ils soient honnêtes alors qu’on est soi-même un filou voir un escroc d’envergure mondiale. »

                      Très bon ça. Et c’est aussi valable dans tous les domaines, notamment en politique.

                      +1


                    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 18 août 2012 00:17

                      Je confirme.

                       smiley smiley


                    • louviellas louviellas 17 août 2012 15:53

                      Un petit retour dans le passé s’impose, même si certains vont critiquer ma source et m’accuser de parti-pris.

                      Suivez le lien.

                      Supprimer HADOPI, c’est faire une économie d’environ 12 millions d’€, non négligeable en cette période de vaches maigres qui exige que chacun d’entre nous se serre la ceinture.

                      Et, me direz-vous, si en représailles les créateurs cessaient de créer ?
                      Autant imaginer BHL s’imposer un silence radio !


                      • jordanne jordanne 17 août 2012 16:03

                        Pour vous répondre je ne trouve pas mieux que ce texte publié sur LQDN

                        Texte publié sur le blog de Philippe Aigrain, co-fondateur de La Quadrature du Net

                        "Un nouveau gouvernement vient d’être formé. Aurélie Filippetti y a été nommée ministre de la Culture et de la Communication. Elle hérite de la campagne une situation assez chaotique. Rappelons qu’avant le début de cette campagne, un travail de fond avait été conduit dans des groupes du Laboratoire des idées du Parti socialiste, mais aussi au sein d’EELV et du Parti de gauche, avec à chaque fois la participation d’experts extérieurs et d’acteurs culturels."....

                        La réponse du gouvernement avec la nomination de Pierre Lescure est préoccupante.
                        Nous avions espéré que Mme Filippetti avec laquelle nous entretenions des rapports de qualité avant les élections, ne tomberait pas dans le piège des lobbies tendu par une Fleur dont la fragilité apparente n’est qu’un leurre.
                        Plus que jamais les internautes se doivent d’être vigilants .
                        jordanne Л



                        • BarbeTorte BarbeTorte 19 août 2012 11:03

                          Il est bien votre avatar.


                        • Matthhou 17 août 2012 16:15

                          2 questions à ceux qui veulent bien payer les prestations scéniques des artistes mais pas leurs enregistrement dématérialisés :

                          1) Comment rémunérez-vous les auteurs qui ne sont pas interprètes ? Le parolier et le compositeur ne sont pas forcément doués en chant et préfèrent donner leurs oeuvres à un autre qui les interprétera mieux qu’eux.
                          1bis : idem, comment rémunérez-vous les écrivains, scénaristes, peintres etc... qui par définition ne sont pas « interprètes » de leurs oeuvres. Une fois numérisé, un livre est disponible pour tous et l’écrivain n’a pas l’option « concert » pour compenser...

                          2) Comment protégez-vous le droit PATRIMONIAL ? Je ne parle pas des revenus financiers ici, mais de la paternité et de l’intégrité d’une oeuvre. A partir du moment où elle serait disponible gratuitement sur internet, elle pourrait être reprise et détournée par d’autres sans le consentement de son créateur. Imaginez une chanson de Bruel devenant l’hymne de néonazis (exemple absurde, je sais, mais ce n’est qu’un exemple) Bruel a bien le droit de défendre sa chanson et d’interdire son utilisation sous peine d’amende/procès. Avec une diffusion sans limite, ce droit là, patrimonial, est définitivement mort.

                          Et croyez-moi, étant auteur moi-même je sais de quoi je parle, les « riches » dans le milieu ne sont qu’une poignée. Quand on n’est que auteur, et pas intermittent ou quoi que ce soit d’autre, on n’a aucune couverture sociale : pas de congés payés, pas de retraite, la sécurité sociale est PAYANTE (si si !)... C’est loin d’être le « job » idéal.
                          Je cherche encore une solution qui contente tous les partis, mais je n’ai pas trouvé.

                          Il faudrait un équivalent du Canal Play de Canal+, mais avec un catalogue beaucoup (beaucoup) plus élargi.
                          Et pour les séries, films etc, il faudrait revoir la chronologie des médias qui nous obligé à attendre 3 ans après sa sortie ciné pour avoir un film en VOD par abonnement O_o


                          • Matthhou 17 août 2012 16:18

                            Petit complément à mon commentaire :
                            Les revenus de droits d’auteurs permettent de compenser ce manque de protection sociale du fait de notre statut ultra précaire. Par contre, je suis pour une fin des droits après la mort de l’artiste. Les héritiers devraient pouvoir préserver les droits patrimoniaux 50 ou 70 ans après la mort de l’auteur, mais pas les droits financiers qui ne seraient qu’une rente.


                          • pingveno 17 août 2012 17:00

                            1) Comment rémunérez-vous les auteurs qui ne sont pas interprètes ? Le parolier et le compositeur ne sont pas forcément doués en chant et préfèrent donner leurs oeuvres à un autre qui les interprétera mieux qu’eux.

                            Il suffit de remplacer le mot donner par vendre, dans votre phrase. Ne nous leurrons pas, la plupart des auteurs aujourd’hui travaillent sur commande. Écrire une chanson est une prestation, que vous facturez à votre convenance au mot, à la page... comme les journalistes, au prix qui vous convient, au profit de celui qui vous a passé commande : le chanteur ou un de ses intermédiaires.
                            On revient ainsi à un paiement à l’acte, plutôt qu’à une rente à vie qui est dénoncé ici.

                            1bis : idem, comment rémunérez-vous les écrivains, scénaristes, peintres etc... qui par définition ne sont pas « interprètes » de leurs oeuvres.

                            Les peintres ? Jusqu’à preuve du contraire ils considèrent chaque toile comme unique et ne la vendent qu’en un seul exemplaire. Ou alors ils font de la sérigraphie et chaque copie a de la valeur car elle sera toujours de meilleure qualité qu’une simple photocopie.
                            Les scénaristes ? Voir le point précédent. Pourquoi croyez-vous qu’il y a autant de séries à la télévision plutôt que des téléfilms indépendants les uns des autres ? Parce que c’est plus facile pour un scénariste de produire une nouvelle histoire avec les mêmes personnages. Et pourtant il sera payé au nombre d’histoires, pas au nombre de fois que sera rediffusée chacune d’entre elles.
                            Les écrivains ? Serait peut-être temps de se demander si l’écriture est un art, un mode d’expression ou une activité mercantile. Dans les deux premiers cas, et surtout dans le second, si j’écris un livre pour diffuser mes idées, l’important est que ces idées se diffusent donc j’ai tout à gagner à une diffusion massive par internet. Dans le dernier cas, autant écrire sur commande, et écrire le cent cinquantième tome d’Harry Potter. Même son auteure n’a pas voulu tomber dans ces travers alors que c’était le jackpot assuré, demandez-vous un peu pourquoi.

                            2) Comment protégez-vous le droit PATRIMONIAL ? Je ne parle pas des revenus financiers ici, mais de la paternité et de l’intégrité d’une oeuvre.

                            C’est une chose totalement différente. Ici la question n’est pas financière, enfin j’espère (à moins que vous fassiez comme certaines starlettes qui montrent leurs nichons dans Paris Match pour ensuite faire un procès au journal et récupérer plein de thunes). On parle ici du fait qu’une oeuvre ne puisse être détournée, qu’il y ait eu achat ou non. Nous sommes d’accord ?
                            Bon, ben déjà ça, je pense qu’aucun de ceux que vous lisez ici ne vient dire qu’il est légitime de détourner une oeuvre. Jusqu’à une certaine limite toutefois : au nom de quoi ne puis-je pas détourner l’oeuvre de gens morts il y a déjà plusieurs dizaines d’années ? Au train où vont les choses, on se demande si La Fontaine aurait eu le droit de copier Esope avec la législation actuelle. Un peu de sérieux quand même.
                            Ensuite le détournement, contrairement à la copie simple, est en soi une activité intellectuelle. Si l’auteur original est en désaccord avec le résultat, c’est bien cette activité qui est condamnable et non la diffusion de l’oeuvre détournée. Cela relève d’une autre législation qui existe et que nous ne condamnons pas : les limites de la liberté d’expression.

                            Et croyez-moi, étant auteur moi-même je sais de quoi je parle, les « riches » dans le milieu ne sont qu’une poignée.

                            Ceci n’est pas propre à votre activité. Pour un chef d’entreprise richissime, combien de petits patrons de PME croulant sous les dettes ?
                            Dans le monde de la « culture » commerciale, ce sont les grosses sociétés qui ont convaincu le gouvernement de leur pondre une loi HADOPI sur mesure... pour eux. Nous consommateurs, payons une taxe sur les DVD vierges même si nous les utilisons pour notre propre travail. Combien touchent les petits auteurs de cette taxe ? Est-ce que je me trompe si je dis : zéro ? Alors, avant d’accuser les consommateurs, demandez-vous si les arguments des majors sont aussi valables pour vous. Et ensuite choisissez avec qui il vaut mieux dialoguer.

                            Il faudrait un équivalent du Canal Play de Canal+, mais avec un catalogue beaucoup (beaucoup) plus élargi.

                            Cela pourrait vous surprendre, mais beaucoup d’internautes seraient prêts à payer si l’offre légale était à la hauteur de ce qu’on trouve quand on pirate.
                            Petit exemple imagé mais révélateur :
                            http://static.pcinpact.com/images/bd/news/mini-80596-dvd-legal-illegal-pirate-consommateur.jpg
                            Ce dessin qui n’est pas de moi montre des choses que j’ai malheureusement vécues quand j’ai acheté légalement des DVD. Si l’offre légale ne séduit pas, n’est-ce pas d’abord parce que sa qualité est inférieure et parce que finalement on punit les gens honnêtes à coup de matraquage de messages anti-piratage ?


                          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 18 août 2012 00:37

                            « Bruel a bien le droit de défendre sa chanson et d’interdire son utilisation... »

                            Pas s’il la vend. Si je me débarrasse de ma bagnole chrome métallisée Star-Trek, je ne peux pas interdire au gars qui l’a acheté de la repeindre en rose bonbon. Et ne me parle pas d’un prétendu droit patrimonial privé de la chansonnette. Le premier milliardaire venu qui s’achète le « Bal du moulin de la Galette » de Renoir serait en droit d’en faire des confettis ou de chier dessus si bon lui semble. Alors Bruel...

                            Ce machin de droit patrimonial privé est surtout une astuce pour s’en foutre plein les poches. C’est le droit public qui doit primer.


                          • criophoros 17 août 2012 18:22

                            J’adhère à peu près à l’article, mais là où je suis dubitatif :

                            "...La possibilité pour l’internaute d’accéder [sans aucune contrepartie] à n’importe quelle œuvre musicale ou à n’importe quel film signifie à terme la mort de toute création !...« 

                            Combien de taxes, pas forcément justifiées, sont déjà payées par l’internaute ?

                            Et c’est là que l’abus des majors commence.

                            Sinon, je suis tout à fait d’accord, il faut rémunérer les »auteurs/artistes" et c’est normal. Le mécénat de l’époque de la monarchie n’existe plus.


                            • BarbeTorte BarbeTorte 19 août 2012 11:16

                              Bonjour

                              Attention à vos miches quand même, voyez plutôt ce qui est arrivé à une mamie qui aime bien Jean Ferrat


                            • chmoll chmoll 17 août 2012 18:58

                              hadopi est comme ses géniteur mentalement attardés
                              remarquez ils ont claqués un pognon fou pour cette couille vide , fin votre pognon pour ètre exact


                              • Lath 17 août 2012 20:43

                                comme c’est parti ils veulent le beurre et l’argent du beurre. (encore)

                                Ils veulent la Taxe (license globale) + le gateau actuel. Et se reserver le droit d’attaquer en justice toute personne téléchargeant plus d’une chanson.

                                A suis je bête ils l’on déjà une, la taxe droit à la copie. qui ne donne droit à rien.

                                De même qu’il es douteux de payer 2 fois la même chose, est il légitime de taxer 2 fois pour la même chose ? La license globale est déjà en place depuis de nombreuses années.

                                Quand à Hadopi la meilleur facon de la ridiculiser est de l’ignorer. Elle ne mérite vraiment pas qu’on y pense et encore moins qu’on agisse contre elle. Si tout le monde télécharge à visage découvert elle ne peut strictement rien.

                                Se cacher c’est lui donner plus d’importance qu’elle n’en mérite. Une loi hors la loi.

                                Sinon la solution ultime : NATIONALISON les maisons de disque/Prod/distib, plus de petit richard malheureux.


                                • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 18 août 2012 01:01

                                  Pas besoin de nationaliser les majors. Les exproprier, à la rigueur, mais même... non.
                                  Appliquons à ces profiteurs leurs propres méthodes néolibérales et retournant contre eux leurs éléments de langage.

                                  Ils sont devenus des agents économiques inutiles, improductifs, parasitaires et doivent disparaître. Je me souviens de Giscard, Barre puis Mauroy qui ont méthodiquement liquidé les hauts fourneaux parce que la sidérurgie française n’était, paraît-il, plus adaptée « aux exigences du monde moderne », à la « réalité du marché » de l’époque... bla bla bli... bla bla bla. Des centaines de milliers de chômeurs, des petites gens, des vrais travailleurs, humbles, eux. Jetés à la rue. Des grèves, des émeutes urbaines, à Denain, dans le Nord, en Moselle.

                                  On ne me fera pas croire que les quelques milliers de parasites de « l’industrie » de la culture soient plus indispensables que ces ouvriers là. S’ils veulent de la « réforme » et de la « restructuration », je leur en propose.


                                • A. Nonyme A. Nonyme 17 août 2012 22:28

                                  Un jour, les majors par le téléchargement dépassées, décidèrent sur le tard, de vendre en ligne.

                                  Du CD que j’achetais environ 15 euros chez l’agitateur culturel du coin, je pouvais le commander depuis mon canapé. Oh, 1 euro le morceau. Soit 15 euros le CD entier donc. Mais sans boîte, sans infos, sans pochette. Dé-ma-té-ria-li-sé on vous dit ! Pas de vendeur, pas de magasin avec pignon sur rue et loyer prohibitif. Donc ça devait coûter beaucoup moins cher non ? Mais non ! Où est passée le gain, hein ?

                                  A chaque fois que je télécharge, gratos, j’ai une pensée émue pour le PDG d’Universal Music France. Une bonne claque dans la face à Pascal Nègre, celui qui veut « taper sur la gueule » des récalcitrants et grand ordonnateur de Hadopi, la nouvelle pompe à fric des contribuables !


                                  • A. Nonyme A. Nonyme 17 août 2012 22:32

                                    Deuxième couche.

                                    Et les taxes que l’on paye sur les CD, DVD, disques dur et autres clés USB pour rémunérer la création ? Il va où le pognon ?

                                    La nouvelle ministre de l’économie numérique, la jolie Fleur, a juste émis l’idée de taxer (une vieille habitude de nos gouvernants) les ordinateurs, avant de se prendre un retour de flamme qui a calmé ses ardeurs taxatrices... smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès