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Accueil du site > Actualités > Politique > Comment Sarkozy a effacé 90 ans d’acquis sociaux

Comment Sarkozy a effacé 90 ans d’acquis sociaux

Durant la dernière nuit de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, le 23 juillet, les députés de la majorité ont définitivement enterré la définition de la durée du travail des salariés. Contrairement aux apparences, cette mesure ne s’applique pas seulement aux cadres, mais elle pourra bientôt s’imposer à tous les salariés du secteur privé. En adoptant cette loi, la France recule de près de 90 ans. Le 23 avril 1919, le gouvernement "de salut public" dirigé par Clémenceau adopte la journée de 8 heures et la semaine de 48 heures. Une grande avancée pour l’époque.

LA DERNIERE SEANCE

Mercredi 23 juillet 2008, 21 h 30.

La séance est ouverte par Jean-Marie Le Guen, vice-président de l’Assemblée nationale. En une petite heure à peine, les débats sont clos, après que le texte du projet de loi "portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail" est adopté. Il est vrai qu’il revient ici pour une troisième lecture, et tout le monde sait que le débat est clos. Quelques députés socialistes se battent jusqu’au bout, comme Christophe Sirugue, député-maire de Châlon-sur-Saône, qui souligne que la politique du gouvernement Fillon "fait de la flexibilité et de la précarité les fondements du travail dans l’entreprise". Mais une heure plus tard, le texte est adopté. Il avait recueilli 326 voix contre 222 le 8 juillet dernier. C’est le dernier jour de la session extraordinaire et les députés partent en vacances, le coeur léger et l’âme en paix. C’en est fini de la durée légale du travail.

LE RÔLE DES MEDIAS

Comme souvent, un texte majeur, qui entraînera des modifications importantes dans l’organisation du travail et les rapports sociaux de notre pays, a été adopté en catimini, au milieu de l’été. On en a l’habitude. Les Français, épuisés et soucieux, sont davantage préoccupés par le prix de l’essence et la façon dont ils vont pouvoir payer leurs vacances, que par les lois, la politique et les réformes en cours. Tout le monde est fatigué de ce mouvement perpétuel, par ces mesures auxquelles on ne comprend plus rien. Des sondages en pagaille, qui se contredisent, ils ne retiennent que ce que le journal de 20 heures veut bien leur dire. "Travailler plus pour gagner plus", c’est le seul message audible. Le désespoir règne partout, et tout le monde cherche à fuir cette réalité si sombre, à la recherche d’un peu de soleil. La rentrée sera rude.

Tous les médias, sans exception, ont centré leurs commentaires sur l’abrogation des 35 heures pour les cadres. D’ailleurs, seuls les syndicats de l’encadrement se sont mobilisés durant cette journée d’été pour manifester contre cette mesure. Ils n’ont été supportés par aucun autre mouvement. Aucun parti de gauche, ni de syndicats ouvriers pour appuyer leur mouvement. Pourtant, l’article L3121-38 précise bien que "la durée de travail de tout salarié peut être fixée par une convention individuelle de forfait en heures sur la semaine ou sur le mois." Cette simple mention ouvre la porte à la remise en cause de toutes les conditions de travail dans les entreprises. La date a même été fixée, au 1er janvier 2010, qui obligera toutes les entreprises à renégocier des accords.

Le plus grave, contrairement aux apparences, n’est pas l’abrogation des 35 heures pour les cadres. Le gouvernement a profité de cette loi de modernisation de la représentation syndicale pour supprimer le recours aux accords de branche.
Désormais, chaque entreprise pourra négocier au cas par cas l’embauche de chaque nouvel employé. En pratique, on pourra exiger des employés qu’ils puissent travailler jusqu’à 48 heures par semaine, avec une contrepartie salariale de 10 % seulement pour les heures supplémentaires. Aucun accord de branche ne pourra plus être opposé à ces accords individuels au sein des PME et TPE (très petites entreprises).

Pour mieux expliquer encore, nous passerons donc de 218 jours actuellement, dans la plupart des entreprises (ou 228 jours sans RTT) à 282 jours, ce qui revient à travailler tous les samedis et les jours fériés de l’année. C’est donc non seulement une abrogation des 35 heures, mais aussi une remise en cause des repos compensateurs et du paiement des jours d’astreinte qui est mise en place.

Dans cette lutte entre pot de terre et pot de fer, il est certain que ce seront toujours les plus faibles qui perdront à chaque fois. On pourra donc abroger les 35 heures pour le plus grand plaisir de la majorité, mais également renégocier toutes les bases de l’organisation du temps de travail dans l’entreprise, sans s’embarrasser des syndicats, ni des règles anciennes. En plaçant contractuellement la barre au plus haut (282 jours à 10 heures par jour), les entreprises ne devront plus faire appel aux entreprises d’intérim ni augmenter leur masse salariale.

En modifiant la règle du jeu, Sarkozy a affaibli les syndicats en premier lieu, mais ce sont les salariés qui sont menacés ensuite. On imagine bien que le chantage permanent va devenir la règle de la négociation dans les secteurs en difficulté. Progressivement, le niveau des salaires ne cessera de baisser pour préserver "les marges de compétitivité" des entreprises. Les embauches se raréfieront, la charge de travail pesant sur les salariés augmentera encore. Sarkozy atteindra peut-être son objectif, mais dans quel état laissera-t-il la société française ?

LE PARADOXE FRANCAIS

L’actualité joue parfois des tours étonnants. La société de conseil KPMG a précisément publié en juillet une étude dressant un portrait étonnant de la France. Pays le plus compétitif d’Europe, à deux pas des Etats-Unis malgré l’euro fort, première toute catégorie au niveau européen pour l’investissement industriel, la fabrication de logiciels, les services aux entreprises, troisième à l’échelle mondiale pour la Recherche et le Développement, et deuxième mondiale pour les essais cliniques et les mises en essai de produits. On est bien loin de l’image d’Epinal que Nicolas Sarkozy martèle à longueur de journée.

Plus encore, cette étude révèle que le coût du travail par employé en France est le moins cher en Europe (51,984 $ en moyenne, 84,826 $ charges comprises). Elle bénéficie d’une main-d’oeuvre correctement formée et d’une infrastructure de transports particulièrement développée. Paris est la ville la plus attractive d’Europe, loin devant Francfort et Londres. Une autre étude, publiée par IPSOS en mai, donnait des résultats similaires à l’échelle du bassin méditerranéen, 21% des entreprises interrogées ayant cité la France comme premier choix pour une implantation éventuelle.

Deuxième paradoxe, le travail manque et le plein emploi n’a jamais existé. "Travailler plus pour gagner quoi ?", demande le sociologue Robert Castel.
On veut absolument, de toute force, obliger tout le monde à travailler, quitte à accepter n’importe quel poste, sous peine d’être exclu une nouvelle fois du système. On stigmatise le chômeur et, de fait, on crée des travailleurs pauvres. Un indice parmi d’autres : nous sommes le pays qui connaît un des taux les plus forts des temps partiels imposés par les entreprises, créant trois millions d’emplois précaires.

Pourquoi vouloir tout changer, alors que tout semble fonctionner de façon à peu près satisfaisante pour l’instant ? Pour justifier cette mesure, que les gaullistes de 1946, 1958 ou même 1969 n’auraient jamais osé proposer, la droite avance comme argument massue le manque de consommation et le besoin de combler les déficits publics. Pourtant, le déficit français se situe dans une fourchette acceptable par rapport aux autres pays de l’OCDE et de l’Union européenne (74,7% du PIB), ce qui reste supportable. Notre principal handicap est la méfiance qu’éprouvent les épargnants vis-à-vis de l’avenir. Avec un taux d’épargne à presque 12 % des revenus disponibles, les Français thésaurisent dix fois plus que les Américains. De plus, les banques ne jouent absolument pas le jeu et freinent l’investissement des petites entreprises. La crise des subprimes ne va certainement pas améliorer les choses dans ce domaine.

La seule raison réelle de cette volonté absolue de déboulonner les 35 heures est idéologique. Les patrons et la droite française n’ont jamais supporté la défaite de 1997, et la principale mesure mise en place par Jospin. Depuis lors, par tous les moyens, ils ont tenté de briser cette loi. Seul problème, cette loi était très populaire parmi les salariés, surtout auprès des cadres. Chirac ayant renoncé à modifier la loi, le Medef et l’UMP ont rongé leur frein pendant cinq longues années.
Voici enfin, avec Sarkozy, la chance historique de se venger.

LA REALITE DU TRAVAIL EN FRANCE

Au diable les pauvres cadres, qui travaillent déjà bien plus de 35 heures, et dont un quart n’a pas le temps de prendre ces fameuses RTT très prisées. Contrairement à ce que Jean-Pierre Raffarin déclarait autrefois, "la France n’est pas un parc de loisirs" (ce qui a dû faire plaisir à Futuropolis, située dans le canton de l’ex-Premier ministre). Les 35 heures ont non seulement créé des emplois, mais cette mesure a également permis de développer des activités nouvelles dans les domaines du tourisme, des services à domicile, du bricolage, etc. Tout ceci risque bien de partir en fumée si le paysage social change profondément en France.

Loin des idées reçues, on travaille durement en France. Plus d’un tiers de la population travaille plus de 40 heures. Nous avons la meilleure productivité par employé des pays de l’OCDE. Nous travaillons plus que nos voisins belges, danois, finlandais, allemands, irlandais, hollandais, norvégiens, suédois, suisses et anglais ! Il n’y a guère que les Espagnols, les Grecs, les Portugais et les pays de l’Est à travailler plus que nous, mais avec une rentabilité bien inférieure à la nôtre (source OCDE).

Le problème ne se situait donc pas dans la durée du travail en France, mais bien sûr la longueur de la carrière des salariés. On commence généralement à travailler trop tard, et on part en retraite trop tôt, le plus souvent dans le cadre de plans sociaux. Les entreprises n’aiment pas les vieux, sans doute parce qu’elles les ont usés prématurément en exigeant de leur part des performances au-dessus de la moyenne. La juste compensation de ce dur travail résidait dans nos loisirs et nos célèbres congés payés. Mais, selon la droite, la France est un pays de fainéants où les travailleurs n’ont qu’une seule idée fixe : tirer au flanc et partir en vacances dès que possible, un pays prompt à faire la grève (ce qui est faux, puisque nous nous situons au même niveau que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni), un pays d’assistés qui a perdu la "valeur-travail" à cause d’un éventail trop large d’aides de toutes sortes.

Avec l’augmentation prévisible de la durée du travail, on va creuser encore un peu plus le fossé entre ceux qui ont un travail et les autres, c’est-à-dire les jeunes sans qualification et les seniors. Alors que la démographie devrait nous permettre, à terme de réduire le chômage, nous allons maintenir cette fracture sociale artificiellement, grâce aux heures supplémentaires imposées, faiblement rémunérées, et par la création d’une nouvelle classe d’inadaptés sociaux bénéficiaires du RSA (si celui-ci voit finalement le jour).

UNE CONCEPTION ETRANGE DE L’ECONOMIE

Les hasards de l’actualité ont fait que, la semaine où ces décisions majeures étaient prises, trois événements sont venus confirmer à leur tour une tendance de notre pays à sacrifier les hommes sur l’autel du libéralisme. Deux grands noms de l’industrie française, Renault et Saint-Gobain, ont décidé de licencier neuf mille employés, malgré des bénéfices satisfaisants au premier semestre.
A tout ceci s’ajoute la réforme de la carte militaire. Ici encore, le gouvernement privilégie les profits à l’humain. En supprimant les troufions qui faisaient vivre la terre du grand Charles, Nicolas Sarkozy montre tout le mépris qu’il éprouve à l’égard des classes les plus pauvres de la société. Par contre, son ami Lagardère doit se frotter les mains. Tout cet argent stupidement dépensé en rémunérations, sera bien plus utile pour l’achat de missiles et d’équipements sophistiqués. Il est vrai que des Rafales, c’est bien plus joli pendant les défilés devant nos amis dictateurs que des barbus marchant à deux à l’heure en chantant avec leurs voix de basses.

Pour la droite au pouvoir actuellement, tout se résume à un rapport de force. On nique les syndicats, on nique les pauvres, on nique les institutions, ces cons de juges, de militaires ou de fonctionnaires qui ne comprennent rien à l’économie moderne. La vision de Sarkozy se limite au Reaganomics des années 80. A cette époque également, la mise en place d’allègements fiscaux pour les plus riches devaient créer les conditions de la croissance et la reprise des investissements. Au contraire, on a constaté un accroissement continuel de l’écart entre les riches et les pauvres aux Etats-Unis, tout comme en Angleterre. Vingt ans plus tard, les syndicats anglais ne se sont toujours pas remis du bras de fer qu’ils ont mené contre Thatcher.

Mais comparaison n’est pas raison. Nous ne sommes plus en 1980 et l’ultralibéralisme est aussi obsolète que l’était le communisme il y a quelques années. La crise financière actuelle, ajoutée au problème du financement des retraites et des soins de santé dans les pays anglo-saxons, amènent progressivement les économistes les plus libéraux à réfléchir à des solutions alternatives, qui s’inspirent grandement du modèle européen de social-libéralisme.

Paradoxalement, c’est ce moment qu’a choisi Sarkozy pour s’enfoncer dans un modèle dépassé et contre-productif. Tous les indicateurs virent au rouge, mais le volontarisme du petit locataire de l’Elysée ne faiblit pas. Soutenu par son staff le plus radical, le président n’écoute aucun conseil et ne modère en rien son activisme perpétuel. Jusqu’à quand ?

CONCLUSION

Le président de la République a cependant peut-être fait le plus beau cadeau à son opposition avec sa réforme récente de la Constitution. Le référendum d’initiative populaire peut devenir l’arme avec laquelle les contestataires parviendront à renverser la vapeur. Pour peu qu’un cinquième des élus propose l’abrogation de ce texte, en étant soutenu par quatre millions d’électeurs et la loi pourrait être annulée !
Souvenez-vous du raz-de-marée du référendum contre le projet de constitution européenne et vous verrez qu’un tel scénario est possible. Il faudra cependant attendre un an après la publication de celle-ci. Ce qui laisse le champ à la gauche et à l’opposition du centre pour s’organiser et se mobiliser efficacement. Peut-être Sarkozy a-t-il ouvert la boîte de Pandore en acceptant cette proposition socialiste ? Les mois qui viennent nous diront si le pire se produit.

L’autre issue possible est que ce texte ne fonctionnera tout simplement pas. A une période où les cadres ont plus de liberté pour choisir leur entreprise, ils seront peut-être suffisamment forts pour imposer leur choix de vie et la préservation de leurs jours de RTT face à des patrons rencontrant des difficultés pour recruter selon leurs souhaits. La seule chose certaine à ce jour, c’est que les situations seront désormais très différentes d’une entreprise ou d’un secteur à l’autre.


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197 réactions à cet article    


  • Leila Leila 28 juillet 2008 11:04

    Revenir à la France d’avant le Front Populaire : Serge Dassault en a rêvé, Nicolas Sarkozy l’a fait.


    • sisyphe sisyphe 28 juillet 2008 13:18

      Article lucide et analyse pertinente.
      La droite, comme toujours, condujit une politique totalement aberrante, décalée, inefficace, qui aggrave les inégalités, tout ça uniquement par idéologie.
      36, le conseil de la résistance, Mai 68, les 35 heures : toutes ces avancées sociales leur sont toujours en travers de la gorge ; et ils n’ont qu’une envie : c’est prendre leur revanche (la revanche des patrons, du Medef, des groupes financiers, des grosses fortunes) et démanteler entièrement tout le système social pour s’aligner sur leur modèle-idole US, alors qu’il est justement en train de se casser la gueule, et pas qu’un peu.

      Où l’idéologie  forcenée empêche toute lucidité et toute efficacité...


    • Rage Rage 28 juillet 2008 16:45

      Bonjour,

      Cet article est remarquablement bien écrit : riche en vocabulaire, à la vision d’ensemble et parfaitement lucide.

      Que dire d’autre si ce n’est que je partage parfaitement votre analyse ?

      Que dire d’autre si ce n’est que nous n’avons pour seule alternative que de résister avec les moyens qui sont les notres pour ne pas subir cette droite réactionnaire qui a réalisé le plus bel hold-up électoral de l’histoire française ?

      Sarkozy n’a rien fait d’autre que de lire les voix de 2002 (FN+droite), de dire ce que la masse pensait et d’aller droit aux objectifs quitte à tout renverser une fois au pouvoir.

      L’objectif des 5% de chômeurs est caractéristique : s’il s’agit de l’atteindre, c’est assez facile et l’on procède comme actuellement : mise à la retraite, démographie, obligation de travail, évincement des statistiques.
      Le problème c’est qu’on ne résoud pas la précarité, et même s’il y a des abus - condamnables- on ne peut pas dire si facilement "chômeur = branleur". Il y en a : mais est-ce que tout le monde doit subir à cause de cette image là ?

      On aura donc des working poors, on donnera aux employeurs peu scrupuleux la capacité de faire monter les enchères des abus (temps partiels subis, temps au delà des 35h etc...) et finalement on tirera toujours sur la même corde des "faibles".

      En haut, aucune réforme structurelle de l’action de l’Etat, aucun réflexion sur son train de vie, sur la fiscalité, sur la justice ou même la pure et simple défense de ses intérêts (cf affaire Tapie ou cas des autoroutes).

      Cela ne peut pas marcher : on survole l’histoire et l’on méprise le fond des problèmes.

      La politique de Sarkozy est vouée à l’échec mais elle risque de coûter très cher à la population française.

      Structurellement nous avons tous les atouts (cf étude KPMG). Politiquement, tous les handicaps (cf tous les indicateurs virent au rouge).
      Avec un pays comme la France, 1ère destination touristique au monde, puissance culinaire, industrielle, agricole et tertiaire : comment peut-on en arriver à avoir saborder à un tel point notre économie ?

      Pour moi la réponse est claire : la politique.
      Cela nous tue. Trop d’élus, trop de gueuletons, trop de primes à la médiocrité, de subventions aux associatiosn d’amis, de salaires aux colleurs d’affiches sans parler d’une fiscalité inversée qui oublie les plus aisés et les copins et pioche sur ceux qui triment.

      On a laissé une caste de vampire se nourrir sur le dos de la France sans ne jamais s’y opposer fermement.

      Qui est Sellière où qui sont le MEDEF ? Que représentent-ils si ce n’est les hauts intérêts des esclavagistes de la mine du 18ème siècle ? Quelles sont les origines familiales et idéologiques de Sarko, Hortefeux, Albanel et toute le clique de vampires si ce n’est celles de l’argent et du pouvoir ?

      Ils veulent que les français travaillent pour LEURS intérêts et la bande de cons que nous sommes avons gobés à grand renforts de TF1 et France Television leurs concepts, préoccupations et autres peurs.

      Maintenant, ce n’est plus Chirac : plus de pitié ou d’immobilisme.

      Maintenant nous allons payer cher d’avoir été en 2007 des gros cons face, certes à un non choix, mais au pire de nos votes.


    • fredleborgne fredleborgne 28 juillet 2008 11:05

      La droite et son président est ivre. La gueule de bois n’en sera que plus forte. Les sentiments d’injustice, et de colère s’accumulent et pour l’instant, seules la division, la bêtise, l’inculture et la peur permettent de les contenir. La faim et le désespoir se chargeront de tout emporter, et ce ne sont pas les fonctionnaires et les militaires qui protègeront les rats qui ont sapé l’état.
      Enfin, la gauche PS n’organisera jamais de "référendum d’initiative". Elle marche avec la droite pour garder quelques strapontins dorés de la république pour ses dirigeants.


      • spartacus1 spartacus1 28 juillet 2008 15:24

        Je ne sais pas si le président est ivre, mais marchant à la coke, cela commence à ne plus faire de doute, même si les lunettes noires cachent le regard.

        Je viens de voir la photo mise en tête de l’article, je m’aperçois que, non seulement il a le comportement d’un adolescent perturbé, mais il en a les boutons !

        Le président, un ado boutonneux ?


      • La Taverne des Poètes 28 juillet 2008 11:23

        Deux mille huit, l’année maudite.
        Et encore, attendez la suite !



      • Fred 28 juillet 2008 11:23

        Article intéressant. Une petite correction cependant, le travail hebdomadaire du français est certes dans la moyenne voir légèrement au dessus par contre à l’année il n’y a que 3 pays qui travaillent moins que nous. La France a le record en Europe en termes de vacances (cool) et d’absentéisme (un peu moins cool).

        J’ai posé plusieurs fois la question, peut être avez-vous une réponse. On voit beaucoup d’articles de gens plutôt de gauche expliquant la façon dont les entreprises devraient être gérées et ce depuis pas mal d’années. Si on regarde les résultats des dernières élections, la majorité des patrons (entre 70 et 80%) ont voté à droite. D’après vous et d’autres auteurs, la gestion de ces patrons est mauvaise et nous irions beaucoup mieux si ces entreprises payaient mieux leurs employés et les faisaient travailler moins, pourquoi pas. Mes questions les voici, pourquoi n’y a-t-il pas plus de patrons de gauche, pourquoi est-ce que des gens comme vous ou les autres auteurs ne montent pas leur boite pour que nous puissions voir l’efficacité de ce que vous proposez ? Devient-on un patron parce que l’on est de droite ou bien devenons nous de droite parce que l’on est patron ?

        J’ai un peu l’impression que dès que l’on commence à gagner un peu d’argent nous perdons nos belles idées de partage. D’ailleurs on s’apercoit que beaucoup de gens ont un concept de la solidarité qui est de profiter du système mais essayer d’y contribuer le moins possible (je ne connais pas grand monde qui aime payer ses impôts sur le revenu et qui n’essaie pas de défiscaliser ce qu’il peut, à droite ou à gauche).


        • Bof 28 juillet 2008 12:37

          @ Fred : Votre commentaire me fait penser aux écrits de vieux livres , certainement fin 19ème, qui préconisaient l’instauration de Justes Relations Humaines. J’ai déjà envoyé dans des articles cette possibilité de divers façons ...les retours ont été très rapides et scandalisés ! du genre : "’" qui c’est celui là ? ou bien " ainsi, on voudrait revenir à l’esclavage où l’on travaillerait pour un "patron" ....etc...etc...et même pire ! car, il n’y a plus qu’une et une seule seule personne qui compte sur cette terre : ’ MOI ’ ! et il faut que tout le monde se mette ENFIN à travailler pour ’MOI’ "’" .
          Et bien, si vous avez raison ,il n’y a qu’une façon de faire prendre conscience ,la bonne vieille méthode de la bonne raclée, comme mon instituteur savait faire. Comme elle devrait être générale, il va falloir que la Nature s’y mette ....mais, pour éviter ceux qui savent...ce sera difficile pour elle ! ...à suivre, peut être pour dans pas si longtemps ! et en frappe chirurgicale comme les journalistes écrivent pendant un combat.


        • Traroth Traroth 28 juillet 2008 14:00

          @Fred : votre question est biaisée. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les intérêts patronaux et salariaux sont divergents. Un patron de gauche, ça existe, mais reste l’exception, parce que fondamentalement, chacun cherche son profit maximum, quitte à ôter les moyens de survie aux autres. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer : le patronat, par l’intermédiaire du gouvernement (qu’il soutient et dont il a facilité la mise en place) est en train d’ôter les moyens de survie aux salariés. L’important, c’est que le patronat réalise un maximum de profits, et tant pis pour le reste.


        • Traroth Traroth 28 juillet 2008 14:02

          Je précise pourquoi votre question est biaisée : elle revient à demander "pourquoi n’y a-t-il pas plus de patrons pour lutter contre leurs propres intérêts ?". Posée comme cela, la réponse évidente. Tout est dans le rapport de force. La lutte des classes, quoi.


        • Fred 28 juillet 2008 15:41

          Nous sommes d’accord donc on voit bien le problème. Toute personne aux idées d’augmentation de salaire et de minimisation des horaires pour les employés d’une entreprise deviendrait l’opposé si elle commencait sa boite. C’est pour ça que tous ces discours semblent un peu décorrélés de la réalité : "il faut faire ce que même moi je ne ferais pas si j’étais à votre place".


        • Traroth Traroth 28 juillet 2008 16:58

          C’est bien possible, même si vous ne le démontrez pas. Mais ce que vous dites prouve simplement que pour obtenir plus de justice sociale, on ne peut pas s’en remettre aux patrons eux-même. C’est à l’Etat de jouer pleinement son rôle.


        • bobbygre bobbygre 28 juillet 2008 17:13

          Pourquoi pas de patrons de gauche ? Une piste :
          Soit une entreprise X dont le patron n’est pas forcément de gauche mais disons que c’est un patron à l’ancienne mode : il discute avec ses ouvriers, lorsqu’un conflit éclate, il convoque le mec dans son bureau et on discute sans hypocrisie, la parole du patron est libre mais celle de l’ouvrier aussi. Bon, le boulot, c’est le boulot mais le patron ne decompte pas la pause de 10min dans la matinée. Les heures sup’ peuvent tomber sans prévenir mais au moins, le patron les paie sans rechigner. A la fin de l’année, il paie meme un pot à ses employés où, une fois n’est pas coutume, on met les petits plats dans les grands, histoire de montrer pudiquement à ses employés un peu de considération.

          Et en face arrive l’entreprise Y, leader du marché et qui rachete ses concurrents les uns aprés les autres. Cet entreprise a fait de l’inhumanité son credo. Seule compte la cadence ; si on perd une minute à discuter avec son collègue, on se fait remonter les bretelles. Si on rale parce qu’on se sent victime d’une injustice, on vous propose immédiatement de "prendre la porte si pas content". Le patronn’existe pas ; à la place un directeur de site, jeune blanc-bec sorti de son école de commerce et qui n’a que les mots "rentabilité", "concurrence", "masse salariale"  à la bouche. Les heures-sup ? y en a pas, on prend des interims quand necessaire. Augmentations ? terminés. Pauses ? et pis quoi encore.

          A votre avis, quel va etre l’entreprise la plus rentable ? et a votre avis, qui va survivre ?

          Un patron "de gauche", dans le sens où il traiterait humainement ses employés, ne pourra pas faire concurrence à un patron négrier dans le système actuel. C’est bien là toute la force du libéralisme.
          Lorsque dans un secteur, une entreprise se met à appliquer ce genre de pratiques, les concurrents sont obligés de suivre, de se faire racheter ou de mourir. Lorsque dans une économie, un secteur se met à appliquer ce genre de pratiques, les autres secteurs doivent suivre sous peine de voir tous les investissements aller dans les secteurs s’étant convertis. Lorsque dans le monde, plusieurs pays se sont convertis, les autres sont fatalement obligés de suivre un jour ou l’autre, pour les memes raisons de competitivité.

          Bien sur, il doit y avoir de nombreuses exceptions à ce que je viens de dire mais de manière générale, c’est bien souvent ce qui se produit.



        • chris11 28 juillet 2008 18:21

          " pourquoi n’y a-t-il pas plus de patrons de gauche, pourquoi est-ce que des gens comme vous ou les autres auteurs ne montent pas leur boite pour que nous puissions voir l’efficacité de ce que vous proposez ? Devient-on un patron parce que l’on est de droite ou bien devenons nous de droite parce que l’on est patron ?"

          la réponse est dans la question
          Etre de droite , c’est etre cupide (l’appât du gain) profondément névrosé par la peur du lendemain (d’ou le besoin de se rassurer par de l’accumulation de biens même si cela se fait au détriment des autres ) ,être passablement égocentrique et mégalomane ( je suis le patron donc vous faites ce que je dis et vous fermez votre gueule )
          Je ne connais pas beaucoup d’entreprises en france ou le patron soit uniquement un passioné simplement heureux de pouvoir faire de sa passion un métier .
          C’est sans doute pour cela que les patrons sont de droite en france . D’ailleurs , si c’étaient des philantropes ils ne s’acharneraient pas à démolir les 35 h .

          Enfin , et c’est sans doute là le plus important , avant de mettre en doute les performances de leur employés ils devraient se poser la question pour eux même .
          N’avez vous jamais remarqué que lorsque une entreprise coule , c’est toujours  la faute de la conjoncture.
          jamais ils ne remettent en cause leur décisions ..... 

          Et en voyant comment ils s’accrochent à leur postes , c’est que le gateau doit être bon .

          Mais ,bon , tout cela ne durera plus très longtemps ,


        • karg se 28 juillet 2008 19:57

          Bof bof, quand on étudie le management on se rend compte, étude à l’appuit, que des méthodes humains ont des avantages certains : faible absentéisme, fidélité des salariés, souplesse volontaire (genre on reste 5 min pour finir un boulot). Les pays plus productifs pratiquent ce type d’organisation.


        • Chem ASSAYAG Chem ASSAYAG 28 juillet 2008 22:42

          Cher Fred,

          c’est le prinicipe du politique, de la régulation, de la vie sociale, de la médiation : faire en sorte que l’intérêt général prévale sur les intérêts particuliers ! Enfin normalement... L’alternative dans sa version extrême c’est la jungle.

          Cdt,


        • Gilles Gilles 29 juillet 2008 11:39

          pourquoi n’y a-t-il pas plus de patrons de gauche,

          Poutant j’en connais qui votent PS ou même LCR....Juste qu’ils acceptent qu’au niveau de la société dans son ensemble il y ait une redistribution des richesses et que progrés ne s’entend pas qu’en terme de profits mais en termes de relations sociales aussi

          Aprés, dans leurs boite, bien entendu, ils se coltinent les contraintes et autres réglements kafkaïens "qu’il faudrait changer", parfois en introduisant plus de libéralisme. Mais sur le fond, leur but n’est pas que de produire, gagner toujours plus....


        • Fred 29 juillet 2008 13:50

          " Poutant j’en connais qui votent PS ou même LCR....Juste qu’ils acceptent qu’au niveau de la société dans son ensemble il y ait une redistribution des richesses et que progrés ne s’entend pas qu’en terme de profits mais en termes de relations sociales aussi

          Aprés, dans leurs boite, bien entendu, ils se coltinent les contraintes et autres réglements kafkaïens "qu’il faudrait changer", parfois en introduisant plus de libéralisme. Mais sur le fond, leur but n’est pas que de produire, gagner toujours plus...."

          Certes mais ils représentent une minorité (entre 20 et 30% pour l’ensemble des courants politiques autres que l’UMP) d’où ma question originale. Désolé de le dire mais je pense qu’il y a beaucoup de personnes à gauche qui ont des idées sur la façon dont devrait être gérée une entreprise mais qui ne les appliqueraient pas si elles passaient de l’autre côté. Finalement ça ressemble beaucoup à l’évolution en fonction de l’âge, il y a beaucoup de socialistes parmi les jeunes étudiants et pourtant ça ne se transforme pas quelques années plus tard en beaucoup de socialistes ; on a toujours des idées sur la façon de partager l’argent des autres mais beaucoup moins pour partager le sien.


        • Fred 29 juillet 2008 13:56

          " la réponse est dans la question
          Etre de droite , c’est etre cupide (l’appât du gain) profondément névrosé par la peur du lendemain (d’ou le besoin de se rassurer par de l’accumulation de biens même si cela se fait au détriment des autres ) ,être passablement égocentrique et mégalomane ( je suis le patron donc vous faites ce que je dis et vous fermez votre gueule )
          Je ne connais pas beaucoup d’entreprises en france ou le patron soit uniquement un passioné simplement heureux de pouvoir faire de sa passion un métier .
          C’est sans doute pour cela que les patrons sont de droite en france . D’ailleurs , si c’étaient des philantropes ils ne s’acharneraient pas à démolir les 35 h . ,"

          Je pense que c’est largement stéréotypé, c’est comme si je vous disais être de gauche c’est être généreux avec l’argent des autres, être fainéant parce que l’on sait que c’est pas notre entreprise. Après je suis d’accord, je pense que beaucoup de patrons essaient de faire de l’argent mais finalement c’est un peu le but d’une entreprise. Les employés ne sont pas des philanthropes non plus, ils veulent être payés pour le travail accompli.

          « Enfin , et c’est sans doute là le plus important , avant de mettre en doute les performances de leur employés ils devraient se poser la question pour eux même .
          N’avez vous jamais remarqué que lorsque une entreprise coule , c’est toujours la faute de la conjoncture.
          jamais ils ne remettent en cause leur décisions .....

          Et en voyant comment ils s’accrochent à leur postes , c’est que le gateau doit être bon .

          Mais ,bon , tout cela ne durera plus très longtemps »

          Je pense que les employés remettent toujours en question les compétences de leur patron et rarement les leurs aussi. Combien de fois un collègue vous dit que ce n’est pas de sa faute ? Pas sur de comprendre votre commentaire sur tout cela ne durera pas très longtemps, il ne faut pas oublier que sans patron et sans entreprise pas d’employé.


        • werbrowsky werbrowsky 30 juillet 2008 05:26

          Bonjour,
          Merci pour votre commentaire concernant mon article. Pour répondre à votre question, je ne pense pas qu’il y ait une "bonne gestion de gauche" et une "mauvaise gestion de droite" des entreprises, la seule différence entre les patrons de gauche et de droite est la prise en compte de l’élément humain dans leur gestion. Cette prise en compte peut même être cynique parfois.
          J’ai déjà cité dans quelques posts l’exemple du patron de la FIAT, qui s’est trouvé dans une situation dramatique il y a quatre ans environ et devait faire le choix sur les mesures à prendre pour sauver l’entreprise.
          La plupart des patrons, Carlos Ghosn en tête, aurait dégraissé et licencié aussitôt quelques milliers d’employés.
          Ce jeune patron, étiqueté "de droite", a choisi de ne licencier personne et de réduire le train de vie de la direction, notamment en réduisant les budgets promo. En effet, son analyse l’avait amené à conclure que licencier des ouvriers italiens revenait à réduire les ventes de ses futurs modèles en décourageant les acheteurs nationaux. Les Italiens sont en effet les premiers clients de Fiat, de Lancia et d’Alfa-Roméo, en Italie mais aussi en Allemagne, en Belgique et ailleurs ! De plus, le coût de la main d’oeuvre n’intervient que pour 2% du prix d’un véhicule (25% pour la promo !). La bonne gestion d’une boîte exige donc une analyse un peu plus fine et complexe.
          Pour ma part, j’ai été patron (à mon compte ou pour le compte d’autres actionnaires) de PME dans le domaine de la communication et j’ai toujours essayé d’être "juste" dans mes décisions, mais le fait d’avoir gagné beaucoup plus d’argent à un certain moment de ma carrière ne m’a pas empêché de conserver mes convictions. Celà étant, je n’estime pas être un "meilleur patron" que d’autres.
          Ma conclusion, c’est que c’est d’abord à l’Etat de créer le cadre juridique et législatif opportun pour encourager l’embauche, limiter les mauvaises pratiques sociales et mieux répartir le poids de la charge sociale sur l’ensemble de la population. Par exemple, à quand une CSG élargie et alourdie, s’appliquant à tous les types de revenus ?
          J’ai des copains rentiers (de droite !) qui ne payent quasiment pas de charges sociales, par exemple.
          Militons et battons-nous pour que tout le système ne soit pas liquidé d’un trait de plume de nos chers élus.


        • SALOMON2345 3 août 2008 11:25

          Addidas quitte la Chine car les salaires y sont maintenant devenus trop élevés : voilà l’illustration de ce qui se passe, trouver le MOINS DISANT...jusqu’à dénicher et "embaucher" LE travailleur GRATUIT, planqué dans quelques contrées plus avenantes et moins regardantes sur le statut de l’humain !
          Peut-on penser que cela pourra durer très longtemps, et dans le calme ? Les populations, appauvries par ce CONCOURS mondial et ne pouvant plus à terme consommer, vont-elle demeurer les bras croisés face aux famines et autres bordels DRAMATIQUES qui ne vont pas manquer de surgir ?
          Si jadis, la science et la connaissance politique pouvait manquer, il n’en n’est rien aujourd’hui car tous savent où conduit ce nouveau "far-west" dont on nous vante les paysages et dans lequels le juge LYNCH et ses Rangers (on embauche dans la police car les pauvres nouveaux vont s’approcher des beaux quartiers) vont faire régner le retour de l’ordre ancien : LA REVOLUTION NATIONALE, comme disait le Maréchal, tandis que l’autre redonnait sa dignité à la France !
          Les idéologies, depuis longtemps, n’ont souvent masqué que de vulgaires intérêts. La droite n’eut de cesse de se prétendre championne pour gérer ce que la gauche, hélas selon elle, dépenserait par la suite. Ce fut un gros et sale mensonge, son but n’était - preuve aujourd’hui - que d’agrandir la grande cuillère des VIP afin que ceux-ci se servent d’avantage dans la marmite commune, voire qu’ils se gavent de la presque totalité de son contenu...sans oublier le rot avant la sieste, les petits étant au boulot depuis longtemps déjà.....
          Ne parlons plus donc de bonne ou de mauvaise gestion mais de l’avènement de SALAUDS qui se fichent pas mal des équilibres ici ou de la santé du pays et qui ont pour devise : AU FRAIS DE LA PRINCESSE ET APRÈS MOI LE DÉLUGE.... le reste n’est qu’exégèses.


        • Dzan 3 août 2008 11:31

          Pourquoi, une majorité d’employeurs votent à droite ?
          Pourquoi les agriculteurs votent à droite ?

          Parce que depuis des années on désigne à leur vindicte, l’ennemi N° 1 : Le fonctionnaire. L’ouvrier, ...l’autre, car on est tous le fainéant de quelqu’un.
          Les gouvernements socialistes n’ont pas voulu réformer, car c’est leur  ( en grande partie ) électorat
          Alors, tel le vengeur masqué Sarko est arrivé, pourfendeur du fonctionnaire , inquisiteur du chomeur planqué, mais grand ami des grands patrons, allant même nommer parrain de son fils, l’un d’entre eux.

          Dans le village où je passais mes vacances, il y a quelques années, mon voisin le paysan, me serinait à chaque fois : ’t’est heureux toi, t’as des vacances, et puis tu dois bien gagner ta vie’’ Je précise que j’étais agent technique dans une grosse entreprise.
          Jusqu’au jour où le lui ai montré ma feuille de paie ( un tabou en France ). Là grosse surprise. D’une part le salaire n’était pas aussi mirobolant qu’il croyait, d’autre part les retenues pour , mutuelle retraite, ect...grévaient le chiffre net.

          Revenons aux 35 heures. Il est vrai que Aubry a balancé sa loi, et dé....dez vous.
          Autant dans une industrie de transformation de métaux ou autre, ça a pu se résoudre, autant dans les hopitaux ce fut la cata...
          N’empèche qu’il ne faut pas regarder ça , dans un cadre général. Chaque métier est particulier. Il est certain que les 35 heures pour un artisan avec un seul ouvrier, pas évident.
          Mais, il faut aussi ne pas oublier que l’artisannat est écrasé sous les charges ( 48% )
          Tandis que les grosses sociétés qui mettent du retard à payer l’URSSAF ou l’impôt , se dédouannent en disant "Si vous nous ogligez à payer, nous licencions.
          L’e Français fainéant ? Facile. Allez travailler en 3X8 dans un atelier de traitement thermique ( On monte les métaux à la limite de la fusion ) Il y fait toujours une chaleur d’enfer.
          Allez demander aux aides soignantes de maison de retraite, qui ont 8 à 10 papy : mamie à torcher, laver, faire manger, tout ça au Smic.
          Je pourrais vous en mettre des pages.

          Record de jours de congés ? J’ai eu l’occasion d’aller bosser une semaine en Allemagne et de discuter.
          Ils ont non seulement les fètes protestantes, mais aussi les catholiques...

          De toutes façons, si au XXI ème siècle, nous revenons au XiX eme, où est le progres ???
          Mon post est un peu décousu,mais il est sorti tel quel tellement les idées se bousculent..

          Tout a dérapé avec la mondialisation. La question est. Devons nous descendre au niveau de l’ouvrier chinois ( quoique Aidas délocalise de Chine vers le Viet Nam ) ?

          Pendant ce temps, M. Tapie / Commissaire Valente va se barrer en Suisse avec notre pognon.
          Mais là, les médias aux ordres se taisent.
          Vive la République.



        • gnagnette 4 août 2008 00:08

          Exactement, l’entreprise se doit de faire du profit.
          Le salarié tente de de vendre son travail le plus cher possible.
          L’état se doit de faire que tout le monde s’y retrouve.
          Or en ce moment j’ai bien l’impression que nous n’allons plus nous y retrouver car l’entreprise est trop mélée au pouvoir étatique.


        • vieuxconCGT vieuxconCGT 28 juillet 2008 13:14

          2008... l’année maudite
          2012... l’année des tarlouzes bonne fête calmos


        • Nobody knows me Nobody knows me 28 juillet 2008 13:49

          Ca se voit, c’est clair qu’ils s’emmerdent nos p’tits vieux Calmos et haddock. Encore plus chiants que des gosses en bas-âge. Enfin, il faut bien que jeunesse se passe comme on dit...
          Avant, ils pouvaient au moins aller casser du gauchiste avec leur poto du gud. Maintenant, plus rien. Pas moyen de casser du bitnick. Merde, trop dommage.


        • Traroth Traroth 28 juillet 2008 14:04

          Abus signalé.


        • Nobody knows me Nobody knows me 28 juillet 2008 14:04

          Votre malheur c ’est que vous êtes encore plus bêtes que vos pieds ...

          Dit le comique avec ses calembours et définition wikipedia foireuses. Je vais prendre ça comme un compliment alors.


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 juillet 2008 14:39

          qui abus buvera


        • pyralene 28 juillet 2008 14:44

          Dans la marmite en ébullition,calmos,et on referme le couvercle...bon retour en enfer...


        • doctor feelgood doctor feelgood 28 juillet 2008 22:32

          Calmos,

          Il parait qu’actuellement, 6 millions de francais profitent des heures sup ??? !!! .... Na-Bo-Sarkozizi fait bien une politique pour moins de 10% de la population Francaise (CQFD).

          Le demantelement des 35 h est purement ideolique comme le rappelle si bien l’auteur. Mon pov Calmos, vous souffrez d’une "Sarkosite purulente aigüe".  Ce mal qui vous ronge devrait encore durer 4 ans, apres vous serait guerit de cette vilaine maladie pour au moins deux quinquennats.


          Il ressort egalement, d’apres vos posts qui polluent regulierement ce site que, vous souffrez egalement de Segolenomania (phobie de ladite dame). En effet, a de nombreuses reprises, on peut lire : "Ste Segolene de la compassion"... Là concernant la guerison, je vois pas trop... Car dans 5 ans vos crises risquent de redoubler en intensité !


          Au fait a part ex-rugbyman edente en Marcel bleu, c’est quoi votre job ?


          En conclusion je n’aurais que cette triste et deja celebre phrase de votre guide a votre endroit : Kass toa pov kon de Calmos !!!


        • François51 François51 28 juillet 2008 12:02

          bonne vacances ! pppff !!...


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 juillet 2008 12:10

            Travailler c ’est trop dur ,


            et voler c ’est pas beau ,


             
            d’ mander charité c ’est quèque chose j’ peux pas fair



            tous les jours ...................................


            • Adama Adama 28 juillet 2008 12:11

              Pour une fois la photo accolée à l’article est excellente.

              Ah oui à part ça, l’article en lui-même est ridicule mais il m’a fait bien rire tout de même.


              • vieuxconCGT vieuxconCGT 28 juillet 2008 13:27

                à Adama

                Nous nous doutions que ce qui vous avez plu dans le programme pour lequel vous avez voté c’était les illustrations.

                On ne peut pas en vouloir à quelqu’un pour un manque de neurones, c’est hélas génétique.

                Pour ce qui est de la photo, Nicolas avait le choix entre le charme du petit Tom et ses lunettes, nous savons ce qu’il a choisi, le petit homme en talonnettes....


              • K K 28 juillet 2008 21:56

                Adama aime tellement Nicolas Sarkozy qu’il a choisit de vivre en Israel. C’est tout à fait logique


              • Adama Adama 29 juillet 2008 07:12

                Pour une fois la photo accolée à l’article est excellente.

                Ah oui à part ça, l’article en lui-même est ridicule mais il m’a fait bien rire tout de même.


              • Annie 28 juillet 2008 12:36

                @ Fred,
                Quand on parle de patrons qui votent à droite, je crois qu’il faut faire la distinction entre les grands patrons qui voteront toujours à droite, et les petits entrepreneurs, les artisans, commerçants qui emploient du personnel, et qui aussi sont considérés comme patrons mais qui travaillent souvent aussi dur si ce n’est plus que leurs employés. Ceux-là voteront pour qui représentera au mieux leurs intérêts, c’est-à-dire la survie de leur entreprise et de leurs moyens d’existence. C’est bien différent des parachutes dorés. Et cela n’a pas besoin d’être du poujadisme.
                La grande erreur de Sarkozy à mon avis est de ne pas avoir compris que la libéralisation économique a bénéficié à ceux qui en ont été les précurseurs, puisqu’il n’y avait pas de compétition à terrain égal. Mais le modèle vient de montrer ses limites aux Etats-Unis et en Angleterre, avec l’entrée en jeu des pays émergents, contre lesquels nous ne pourrons jamais lutter. L’attentisme dans cette situation me paraît indiqué, mais je ne pense pas que Sarkozy soit capable de le faire. Pour tout ceux qui gardent les yeux fixés sur des bastions du libéralisme comme l’Angleterre, plusieurs entreprises, dont certaines s’autoproclament socialement responsables ont commencé à faire comme Renault et licencié leur personnel en prévision de la récession économique. Les gens sont devenus une variable au même titre que les autres, et les grands patrons de moins en moins enclins à prendre des risques. Ils sauvent les meubles mais le personnel n’en fait pas partie.


                • HELIOS HELIOS 28 juillet 2008 15:18

                  Les gens sont devenus des variables, parce qu’ils se ressemblent tous.

                  Un patron qui a des "employés" et non pas des professionnels se fiche eperdument de les virer et d’en rembaucher plus tard. Une partie du problème vient de la. si renault embauchait des toliers, des mecaniciens, des peintres, il ne virerait pas son personnels parce que le coût de la formation et la perte de la connaissance serait dissuassif. Aujourd’hui on vire une mec et demain on téléphone a manpower qui vous en envoie un autre, le "même".

                  C’est d’ailleurs aussi pour cela que les entreprises n’embauchent ni les trop jeunes, ni les trop vieux.

                  C’est aussi pour cela que la qualité globale des produits est mauvaise. Allez un peu au SAV d’un supermarché pour voir...


                • Fred 28 juillet 2008 15:48

                  Oui et lorsque je disais patrons, j’incluais les artisans et commercants, eux-aussi ont voté majoritairement à droite. Même si le gouvernement actuel défend plus les grands groupes que les TPEs il reste plus favorable aux patrons que la gauche. D’où ma question, vote-t-on à droite parce que l’on est patron ou devient-on patron parce que l’on est de droite ? Je penche bien sur plus pour la permière hypothèse ce qui montre bien qu’il existe un fossé entre l’idéologie que l’on peut avoir sur la gestion d’une entreprise lorsque l’on est employé et la réalité lorsque l’on est patron.


                • werbrowsky werbrowsky 30 juillet 2008 05:34

                  Encore une fois, le problème des "grands patrons" est qu’ils travaillent pour le cours de la bourse, et pas pour faire de réels bénéfices. Un bénéfice peut être réinjecté dans l’entreprise en recherche et développement, utilisé pour ouvrir de nouvelles unités de production, pour développer de nouveaux marchés. Au contraire, les fonds de pensions américains doivent absolument pomper tout ce qu’ils peuvent des actions qu’ils possèdent et poussent donc les patrons à dégager des bénéfices purement financiers.
                  C’est ainsi que Serge Tchuruk a détruit une des plus grandes entreprises françaises, ALCATEL, en décrétant un beau matin que l’industrie, c’était trop sale pour lui et que les marchés du futur seraient purement "virtuels". On a vu le résultat, effectivement. Les employés aussi sont devenus virtuels et la boîte coule à pic aujourd’hui.
                  Pendant ce temps là, M. Tchuruk part avec plus de cinq milions d’euros d’indemnités dans la poche.
                  C’est ça qui est inacceptable et doit être arrêté !

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