• mardi 9 février 2010
  • Agoravox France Agoravox.com Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Politique > Comment Sarkozy a effacé 90 ans d’acquis sociaux
Non 11%
Article intéressant?
 
Oui 89%
(588 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Ecrire un commentaire
  • Marquer et partager

Comment Sarkozy a effacé 90 ans d’acquis sociaux

Durant la dernière nuit de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, le 23 juillet, les députés de la majorité ont définitivement enterré la définition de la durée du travail des salariés. Contrairement aux apparences, cette mesure ne s’applique pas seulement aux cadres, mais elle pourra bientôt s’imposer à tous les salariés du secteur privé. En adoptant cette loi, la France recule de près de 90 ans. Le 23 avril 1919, le gouvernement "de salut public" dirigé par Clémenceau adopte la journée de 8 heures et la semaine de 48 heures. Une grande avancée pour l’époque.

LA DERNIERE SEANCE

Mercredi 23 juillet 2008, 21 h 30.

La séance est ouverte par Jean-Marie Le Guen, vice-président de l’Assemblée nationale. En une petite heure à peine, les débats sont clos, après que le texte du projet de loi "portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail" est adopté. Il est vrai qu’il revient ici pour une troisième lecture, et tout le monde sait que le débat est clos. Quelques députés socialistes se battent jusqu’au bout, comme Christophe Sirugue, député-maire de Châlon-sur-Saône, qui souligne que la politique du gouvernement Fillon "fait de la flexibilité et de la précarité les fondements du travail dans l’entreprise". Mais une heure plus tard, le texte est adopté. Il avait recueilli 326 voix contre 222 le 8 juillet dernier. C’est le dernier jour de la session extraordinaire et les députés partent en vacances, le coeur léger et l’âme en paix. C’en est fini de la durée légale du travail.

LE RÔLE DES MEDIAS

Comme souvent, un texte majeur, qui entraînera des modifications importantes dans l’organisation du travail et les rapports sociaux de notre pays, a été adopté en catimini, au milieu de l’été. On en a l’habitude. Les Français, épuisés et soucieux, sont davantage préoccupés par le prix de l’essence et la façon dont ils vont pouvoir payer leurs vacances, que par les lois, la politique et les réformes en cours. Tout le monde est fatigué de ce mouvement perpétuel, par ces mesures auxquelles on ne comprend plus rien. Des sondages en pagaille, qui se contredisent, ils ne retiennent que ce que le journal de 20 heures veut bien leur dire. "Travailler plus pour gagner plus", c’est le seul message audible. Le désespoir règne partout, et tout le monde cherche à fuir cette réalité si sombre, à la recherche d’un peu de soleil. La rentrée sera rude.

Tous les médias, sans exception, ont centré leurs commentaires sur l’abrogation des 35 heures pour les cadres. D’ailleurs, seuls les syndicats de l’encadrement se sont mobilisés durant cette journée d’été pour manifester contre cette mesure. Ils n’ont été supportés par aucun autre mouvement. Aucun parti de gauche, ni de syndicats ouvriers pour appuyer leur mouvement. Pourtant, l’article L3121-38 précise bien que "la durée de travail de tout salarié peut être fixée par une convention individuelle de forfait en heures sur la semaine ou sur le mois." Cette simple mention ouvre la porte à la remise en cause de toutes les conditions de travail dans les entreprises. La date a même été fixée, au 1er janvier 2010, qui obligera toutes les entreprises à renégocier des accords.

Le plus grave, contrairement aux apparences, n’est pas l’abrogation des 35 heures pour les cadres. Le gouvernement a profité de cette loi de modernisation de la représentation syndicale pour supprimer le recours aux accords de branche.
Désormais, chaque entreprise pourra négocier au cas par cas l’embauche de chaque nouvel employé. En pratique, on pourra exiger des employés qu’ils puissent travailler jusqu’à 48 heures par semaine, avec une contrepartie salariale de 10 % seulement pour les heures supplémentaires. Aucun accord de branche ne pourra plus être opposé à ces accords individuels au sein des PME et TPE (très petites entreprises).

Pour mieux expliquer encore, nous passerons donc de 218 jours actuellement, dans la plupart des entreprises (ou 228 jours sans RTT) à 282 jours, ce qui revient à travailler tous les samedis et les jours fériés de l’année. C’est donc non seulement une abrogation des 35 heures, mais aussi une remise en cause des repos compensateurs et du paiement des jours d’astreinte qui est mise en place.

Dans cette lutte entre pot de terre et pot de fer, il est certain que ce seront toujours les plus faibles qui perdront à chaque fois. On pourra donc abroger les 35 heures pour le plus grand plaisir de la majorité, mais également renégocier toutes les bases de l’organisation du temps de travail dans l’entreprise, sans s’embarrasser des syndicats, ni des règles anciennes. En plaçant contractuellement la barre au plus haut (282 jours à 10 heures par jour), les entreprises ne devront plus faire appel aux entreprises d’intérim ni augmenter leur masse salariale.

En modifiant la règle du jeu, Sarkozy a affaibli les syndicats en premier lieu, mais ce sont les salariés qui sont menacés ensuite. On imagine bien que le chantage permanent va devenir la règle de la négociation dans les secteurs en difficulté. Progressivement, le niveau des salaires ne cessera de baisser pour préserver "les marges de compétitivité" des entreprises. Les embauches se raréfieront, la charge de travail pesant sur les salariés augmentera encore. Sarkozy atteindra peut-être son objectif, mais dans quel état laissera-t-il la société française ?

LE PARADOXE FRANCAIS

L’actualité joue parfois des tours étonnants. La société de conseil KPMG a précisément publié en juillet une étude dressant un portrait étonnant de la France. Pays le plus compétitif d’Europe, à deux pas des Etats-Unis malgré l’euro fort, première toute catégorie au niveau européen pour l’investissement industriel, la fabrication de logiciels, les services aux entreprises, troisième à l’échelle mondiale pour la Recherche et le Développement, et deuxième mondiale pour les essais cliniques et les mises en essai de produits. On est bien loin de l’image d’Epinal que Nicolas Sarkozy martèle à longueur de journée.

Plus encore, cette étude révèle que le coût du travail par employé en France est le moins cher en Europe (51,984 $ en moyenne, 84,826 $ charges comprises). Elle bénéficie d’une main-d’oeuvre correctement formée et d’une infrastructure de transports particulièrement développée. Paris est la ville la plus attractive d’Europe, loin devant Francfort et Londres. Une autre étude, publiée par IPSOS en mai, donnait des résultats similaires à l’échelle du bassin méditerranéen, 21% des entreprises interrogées ayant cité la France comme premier choix pour une implantation éventuelle.

Deuxième paradoxe, le travail manque et le plein emploi n’a jamais existé. "Travailler plus pour gagner quoi ?", demande le sociologue Robert Castel.
On veut absolument, de toute force, obliger tout le monde à travailler, quitte à accepter n’importe quel poste, sous peine d’être exclu une nouvelle fois du système. On stigmatise le chômeur et, de fait, on crée des travailleurs pauvres. Un indice parmi d’autres : nous sommes le pays qui connaît un des taux les plus forts des temps partiels imposés par les entreprises, créant trois millions d’emplois précaires.

Pourquoi vouloir tout changer, alors que tout semble fonctionner de façon à peu près satisfaisante pour l’instant ? Pour justifier cette mesure, que les gaullistes de 1946, 1958 ou même 1969 n’auraient jamais osé proposer, la droite avance comme argument massue le manque de consommation et le besoin de combler les déficits publics. Pourtant, le déficit français se situe dans une fourchette acceptable par rapport aux autres pays de l’OCDE et de l’Union européenne (74,7% du PIB), ce qui reste supportable. Notre principal handicap est la méfiance qu’éprouvent les épargnants vis-à-vis de l’avenir. Avec un taux d’épargne à presque 12 % des revenus disponibles, les Français thésaurisent dix fois plus que les Américains. De plus, les banques ne jouent absolument pas le jeu et freinent l’investissement des petites entreprises. La crise des subprimes ne va certainement pas améliorer les choses dans ce domaine.

La seule raison réelle de cette volonté absolue de déboulonner les 35 heures est idéologique. Les patrons et la droite française n’ont jamais supporté la défaite de 1997, et la principale mesure mise en place par Jospin. Depuis lors, par tous les moyens, ils ont tenté de briser cette loi. Seul problème, cette loi était très populaire parmi les salariés, surtout auprès des cadres. Chirac ayant renoncé à modifier la loi, le Medef et l’UMP ont rongé leur frein pendant cinq longues années.
Voici enfin, avec Sarkozy, la chance historique de se venger.

LA REALITE DU TRAVAIL EN FRANCE

Au diable les pauvres cadres, qui travaillent déjà bien plus de 35 heures, et dont un quart n’a pas le temps de prendre ces fameuses RTT très prisées. Contrairement à ce que Jean-Pierre Raffarin déclarait autrefois, "la France n’est pas un parc de loisirs" (ce qui a dû faire plaisir à Futuropolis, située dans le canton de l’ex-Premier ministre). Les 35 heures ont non seulement créé des emplois, mais cette mesure a également permis de développer des activités nouvelles dans les domaines du tourisme, des services à domicile, du bricolage, etc. Tout ceci risque bien de partir en fumée si le paysage social change profondément en France.

Loin des idées reçues, on travaille durement en France. Plus d’un tiers de la population travaille plus de 40 heures. Nous avons la meilleure productivité par employé des pays de l’OCDE. Nous travaillons plus que nos voisins belges, danois, finlandais, allemands, irlandais, hollandais, norvégiens, suédois, suisses et anglais ! Il n’y a guère que les Espagnols, les Grecs, les Portugais et les pays de l’Est à travailler plus que nous, mais avec une rentabilité bien inférieure à la nôtre (source OCDE).

Le problème ne se situait donc pas dans la durée du travail en France, mais bien sûr la longueur de la carrière des salariés. On commence généralement à travailler trop tard, et on part en retraite trop tôt, le plus souvent dans le cadre de plans sociaux. Les entreprises n’aiment pas les vieux, sans doute parce qu’elles les ont usés prématurément en exigeant de leur part des performances au-dessus de la moyenne. La juste compensation de ce dur travail résidait dans nos loisirs et nos célèbres congés payés. Mais, selon la droite, la France est un pays de fainéants où les travailleurs n’ont qu’une seule idée fixe : tirer au flanc et partir en vacances dès que possible, un pays prompt à faire la grève (ce qui est faux, puisque nous nous situons au même niveau que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni), un pays d’assistés qui a perdu la "valeur-travail" à cause d’un éventail trop large d’aides de toutes sortes.

Avec l’augmentation prévisible de la durée du travail, on va creuser encore un peu plus le fossé entre ceux qui ont un travail et les autres, c’est-à-dire les jeunes sans qualification et les seniors. Alors que la démographie devrait nous permettre, à terme de réduire le chômage, nous allons maintenir cette fracture sociale artificiellement, grâce aux heures supplémentaires imposées, faiblement rémunérées, et par la création d’une nouvelle classe d’inadaptés sociaux bénéficiaires du RSA (si celui-ci voit finalement le jour).

UNE CONCEPTION ETRANGE DE L’ECONOMIE

Les hasards de l’actualité ont fait que, la semaine où ces décisions majeures étaient prises, trois événements sont venus confirmer à leur tour une tendance de notre pays à sacrifier les hommes sur l’autel du libéralisme. Deux grands noms de l’industrie française, Renault et Saint-Gobain, ont décidé de licencier neuf mille employés, malgré des bénéfices satisfaisants au premier semestre.
A tout ceci s’ajoute la réforme de la carte militaire. Ici encore, le gouvernement privilégie les profits à l’humain. En supprimant les troufions qui faisaient vivre la terre du grand Charles, Nicolas Sarkozy montre tout le mépris qu’il éprouve à l’égard des classes les plus pauvres de la société. Par contre, son ami Lagardère doit se frotter les mains. Tout cet argent stupidement dépensé en rémunérations, sera bien plus utile pour l’achat de missiles et d’équipements sophistiqués. Il est vrai que des Rafales, c’est bien plus joli pendant les défilés devant nos amis dictateurs que des barbus marchant à deux à l’heure en chantant avec leurs voix de basses.

Pour la droite au pouvoir actuellement, tout se résume à un rapport de force. On nique les syndicats, on nique les pauvres, on nique les institutions, ces cons de juges, de militaires ou de fonctionnaires qui ne comprennent rien à l’économie moderne. La vision de Sarkozy se limite au Reaganomics des années 80. A cette époque également, la mise en place d’allègements fiscaux pour les plus riches devaient créer les conditions de la croissance et la reprise des investissements. Au contraire, on a constaté un accroissement continuel de l’écart entre les riches et les pauvres aux Etats-Unis, tout comme en Angleterre. Vingt ans plus tard, les syndicats anglais ne se sont toujours pas remis du bras de fer qu’ils ont mené contre Thatcher.

Mais comparaison n’est pas raison. Nous ne sommes plus en 1980 et l’ultralibéralisme est aussi obsolète que l’était le communisme il y a quelques années. La crise financière actuelle, ajoutée au problème du financement des retraites et des soins de santé dans les pays anglo-saxons, amènent progressivement les économistes les plus libéraux à réfléchir à des solutions alternatives, qui s’inspirent grandement du modèle européen de social-libéralisme.

Paradoxalement, c’est ce moment qu’a choisi Sarkozy pour s’enfoncer dans un modèle dépassé et contre-productif. Tous les indicateurs virent au rouge, mais le volontarisme du petit locataire de l’Elysée ne faiblit pas. Soutenu par son staff le plus radical, le président n’écoute aucun conseil et ne modère en rien son activisme perpétuel. Jusqu’à quand ?

CONCLUSION

Le président de la République a cependant peut-être fait le plus beau cadeau à son opposition avec sa réforme récente de la Constitution. Le référendum d’initiative populaire peut devenir l’arme avec laquelle les contestataires parviendront à renverser la vapeur. Pour peu qu’un cinquième des élus propose l’abrogation de ce texte, en étant soutenu par quatre millions d’électeurs et la loi pourrait être annulée !
Souvenez-vous du raz-de-marée du référendum contre le projet de constitution européenne et vous verrez qu’un tel scénario est possible. Il faudra cependant attendre un an après la publication de celle-ci. Ce qui laisse le champ à la gauche et à l’opposition du centre pour s’organiser et se mobiliser efficacement. Peut-être Sarkozy a-t-il ouvert la boîte de Pandore en acceptant cette proposition socialiste ? Les mois qui viennent nous diront si le pire se produit.

L’autre issue possible est que ce texte ne fonctionnera tout simplement pas. A une période où les cadres ont plus de liberté pour choisir leur entreprise, ils seront peut-être suffisamment forts pour imposer leur choix de vie et la préservation de leurs jours de RTT face à des patrons rencontrant des difficultés pour recruter selon leurs souhaits. La seule chose certaine à ce jour, c’est que les situations seront désormais très différentes d’une entreprise ou d’un secteur à l’autre.

yahoo

Mots-clés

Entreprises Travail

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Obtenez votre badge pendant 6 mois.

Achat immédiat par SMS ou TEL
1
2
Envoyez CODE par SMS au 81038 3.00 € / SMS Appelez le 08 99 78 46 66 1.91 € / appel
3

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • 0 vote deja vote forum
    Par Leila (xxx.xxx.xxx.18) 28 juillet 2008 11:04
    Leila

    Revenir à la France d’avant le Front Populaire : Serge Dassault en a rêvé, Nicolas Sarkozy l’a fait.

  • 0 vote deja vote forum
    Par sisyphe (xxx.xxx.xxx.215) 28 juillet 2008 13:18
    sisyphe

    Article lucide et analyse pertinente.
    La droite, comme toujours, condujit une politique totalement aberrante, décalée, inefficace, qui aggrave les inégalités, tout ça uniquement par idéologie.
    36, le conseil de la résistance, Mai 68, les 35 heures : toutes ces avancées sociales leur sont toujours en travers de la gorge ; et ils n’ont qu’une envie : c’est prendre leur revanche (la revanche des patrons, du Medef, des groupes financiers, des grosses fortunes) et démanteler entièrement tout le système social pour s’aligner sur leur modèle-idole US, alors qu’il est justement en train de se casser la gueule, et pas qu’un peu.

    Où l’idéologie  forcenée empêche toute lucidité et toute efficacité...

  • 0 vote deja vote forum
    Par Rage (xxx.xxx.xxx.129) 28 juillet 2008 16:45
    Rage

    Bonjour,

    Cet article est remarquablement bien écrit : riche en vocabulaire, à la vision d’ensemble et parfaitement lucide.

    Que dire d’autre si ce n’est que je partage parfaitement votre analyse ?

    Que dire d’autre si ce n’est que nous n’avons pour seule alternative que de résister avec les moyens qui sont les notres pour ne pas subir cette droite réactionnaire qui a réalisé le plus bel hold-up électoral de l’histoire française ?

    Sarkozy n’a rien fait d’autre que de lire les voix de 2002 (FN+droite), de dire ce que la masse pensait et d’aller droit aux objectifs quitte à tout renverser une fois au pouvoir.

    L’objectif des 5% de chômeurs est caractéristique : s’il s’agit de l’atteindre, c’est assez facile et l’on procède comme actuellement : mise à la retraite, démographie, obligation de travail, évincement des statistiques.
    Le problème c’est qu’on ne résoud pas la précarité, et même s’il y a des abus - condamnables- on ne peut pas dire si facilement "chômeur = branleur". Il y en a : mais est-ce que tout le monde doit subir à cause de cette image là ?

    On aura donc des working poors, on donnera aux employeurs peu scrupuleux la capacité de faire monter les enchères des abus (temps partiels subis, temps au delà des 35h etc...) et finalement on tirera toujours sur la même corde des "faibles".

    En haut, aucune réforme structurelle de l’action de l’Etat, aucun réflexion sur son train de vie, sur la fiscalité, sur la justice ou même la pure et simple défense de ses intérêts (cf affaire Tapie ou cas des autoroutes).

    Cela ne peut pas marcher : on survole l’histoire et l’on méprise le fond des problèmes.

    La politique de Sarkozy est vouée à l’échec mais elle risque de coûter très cher à la population française.

    Structurellement nous avons tous les atouts (cf étude KPMG). Politiquement, tous les handicaps (cf tous les indicateurs virent au rouge).
    Avec un pays comme la France, 1ère destination touristique au monde, puissance culinaire, industrielle, agricole et tertiaire : comment peut-on en arriver à avoir saborder à un tel point notre économie ?

    Pour moi la réponse est claire : la politique.
    Cela nous tue. Trop d’élus, trop de gueuletons, trop de primes à la médiocrité, de subventions aux associatiosn d’amis, de salaires aux colleurs d’affiches sans parler d’une fiscalité inversée qui oublie les plus aisés et les copins et pioche sur ceux qui triment.

    On a laissé une caste de vampire se nourrir sur le dos de la France sans ne jamais s’y opposer fermement.

    Qui est Sellière où qui sont le MEDEF ? Que représentent-ils si ce n’est les hauts intérêts des esclavagistes de la mine du 18ème siècle ? Quelles sont les origines familiales et idéologiques de Sarko, Hortefeux, Albanel et toute le clique de vampires si ce n’est celles de l’argent et du pouvoir ?

    Ils veulent que les français travaillent pour LEURS intérêts et la bande de cons que nous sommes avons gobés à grand renforts de TF1 et France Television leurs concepts, préoccupations et autres peurs.

    Maintenant, ce n’est plus Chirac : plus de pitié ou d’immobilisme.

    Maintenant nous allons payer cher d’avoir été en 2007 des gros cons face, certes à un non choix, mais au pire de nos votes.

  • 0 vote deja vote forum
    Par Gabriel (xxx.xxx.xxx.98) 28 juillet 2008 14:21
    Gabriel

     1°) Merci de nous forcer par la loi à travailler plus. En effet, grâce à cela les bénévoles dans les associations auront moins de temps pour s’occuper des nécessiteux (Exemple : mon épouse qui passait après son travail accompagner les personnes en fin de vie dans les centres de soins palliatifs reverra ses priorités). J’ai l’audace de vous rappeler que les associations fonctionnent grâce aux bénévoles qui prennent sur leur temps, après leur travail, pour palier aux manquements souvent évident des services de l’état.

     2°) Merci de nous avoir fait comprendre que l’allongement du temps de travail était un progrès, une des principales composantes du bonheur humain et une priorité sur la vie familiale (dernier sanctuaire dans cette société en folie). Grâce à vous, nous aurons beaucoup moins de temps à consacrer à nos anciens et à nos enfants et petits enfants ce qui évitera bien des conflits familiaux.

     3°) Quels idiots sommes nous d’avoir pu pensé que l’activité sportive, que nous pratiquions sur notre temps libre, évacuait les tensions musculaires et cérébrales issues pour la plupart du stress généré par notre implication professionnelle aux seins de nos sociétés ou l’un des saint graal est la compétitivité pour lequel nous nous investissons.

     4°) Comment avons-nous pu croire que notre épanouissement culturel était ailleurs que dans notre job et sur notre lieu de travail ! C’est vrai, à quoi sert la lecture, la visite des musées, les diverses manifestations culturelles et autres rencontres pour échanges et débats d’idées.

     Quant à nous dire qu’en France nous travaillons moins que dans d’autres pays, je vous encourage à regarder l’enquête Insee pour 2006 Temps de travail moyen pour tous emplois confondus (temps pleins et temps partiels ) France : 36.3h Allemagne : 33.6h Espagne : 33.2h Usa : 33.8h Pays-Bas : 29.2h

    Si l’homme ne risque pas s’endormir dans un monde totalitaire il risque de se reveiller dans un univers qui le soit devenu durant son sommeil.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login /mot de passe

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.

Faites un don

Réclame

Réclame

sondage

Souhaitez-vous que les auteurs des articles puissent replier sans les supprimer les commentaires qu’ils jugent abusifs dans leur fil de discussion ? (Lire l’article)


Voter

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site optimisé pour le navigateur Firefox. - Un site Infovox Network