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Communes sous mer

La tempête Xinthia à peine passée, des questions se posent. Car le bilan humain est lourd en Vendée. Pourtant, la très bonne prévision météorologique écarte toute idée de surprise...

 Il est très utile de sortir une vieille carte Michelin pour comprendre les mécanismes en jeu lors de la tempête du week-end dernier (Xinthia) sur le littoral de l’Atlantique. Prenons celle de 1965 [archives]. En Vendée et en Charente-Maritime, le territoire se caractérise par son homogénéité. L’agriculture domine, la forêt se cantonnant à une portion de terres proches de la mer, qui recouvre un bourrelet dunaire protégeant la plaine basse et sableuse. Les cours d’eau serpentent en direction des quelques rares fleuves côtiers, comme la Vie ou l’Auzance -Vertonne. A l’ouest de Challans, faute de pente, les eaux continentales n’atteignent pas l’océan. Elles s’infiltrent en fonction de la capacité d’absorption et d’évaporation de la zone marécageuse : forte en été, faible en hiver. De larges portions de territoires résultent d’une progression des zones agricoles vers l’Atlantique.

A Brouage par exemple, le trait de côte se trouvait plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres : Samuel de Champlain est parti de ce port aujourd’hui dans les terres pour découvrir les rives du Saint-Laurent [Une poignée de noix fraîches]. Depuis la fin du Moyen-Âge, avec une accélération à l’époque moderne, Vendéens, Poitevins et Charentais ont progressivement asséché ces terres basses, par endiguement des polders. Des ingénieurs hollandais sont venus sur place pour transmettre leurs connaissances techniques. Sur la carte de 1965, les hameaux et villages s’organisent en un maillage dense, la population se répartissant équitablement sur le territoire, sans déséquilibre notoire. L’élevage façonne les paysages, le climat trop humide et les sols lourds et compacts excluant la culture du blé. Challans et Les Sables d’Olonne dominent sans conteste leur espace respectif. Les routes quadrillent le pays, sans préférence pour telle ou telle partie.

En 2010, tout a changé. On reconnaît à peu près l’intérieur des terres. Mais le littoral a connu une intense métamorphose. Sans qu’aucune station n’ait été créée de toutes pièces, l’urbanisation a tapissé le cordon dunaire. Les petites communes balnéaires des années 1960 ont laissé la place à des agglomérations en extension rapide. Les quatre communes de Saint-Gilles sur Vie (rive gauche du fleuve), Croix de Vie, Sion sur l’Océan et Saint-Hilaire de Riez ne forment plus désormais qu’une seule tâche urbaine, rebaptisée Saint-Gilles Croix de Vie. Saint-Jean de Monts s’étale vers le sud grignotant la forêt, et transformant des lieux-dits en villages champignons : la plage des Demoiselles, le Petit-Bec, les Vases et la Pège. A ce rythme, les deux agglomérations devraient rapidement se rejoindre. Plus au sud, Brétignolles sur Mer connaît la même évolution, englobant les hameaux de la Parée et de Marais sur Girard...

Les exemples abondent, et l’idée vient d’une multiplication des risques pour ces nouveaux résidents. Bien des habitants à l’année sont venus finir leurs jours dans une maison de plain-pied en bord de mer, après avoir vendu leurs pavillons en banlieue parisienne ou nantaise. Commune-sous-mer conviendrait mieux pour décrire ces cités balnéaires faisant médiocrement face à cette mer déchaînée de février. Il y aurait presque de quoi rire, en l’absence de morts et disparus. Bien sûr, les médias répercutent complaisamment les mots convenus : « On n’avait jamais vu çà !  », « Depuis le Paléolithique, le département n’a jamais subi une telle tempête !  ». L’appel à l’Union sacrée fouette le sang, et les Français s’enorgueillissent de leurs bonnes volontés. A Madère, la semaine passée, les articles grouillaient sur l’urbanisme sauvage, sur la vénalité des élus ou sur l’impréparation des autorités portugaises [Libération / La Croix]. Mais en France, rien de tout cela ne convient.

Il y a un phénomène plus éclairant, qui touche à l’excellence de la prévision météorologique. Dans le registre des attaques de mauvais aloi, Météo France a pourtant souffert dans un passé proche. Certains ont dénoncé sa piètre qualité d’analyse, ses erreurs de communication, voire même son incompétence. Dans tel secteur, la neige est tombée plus forte. Dans tel autre, les orages ont tout ravagé, mais à une portée des zones présentées comme les plus critiques. Ici, le froid s’est avéré moins vif ; là, beaucoup plus marqué. La tempête de 1999, la canicule de 2003 ? L’organisme public a dû justifier ses bulletins, pressenti comme le mauvais annonceur de nouvelles... Et puis Météo France a forgé de nouvelles grilles, avec une alerte spécifique pour les tempêtes. Celle qui vient de ravager une partie du sud de la Vendée et du nord de la Charente-Maritime a été anticipée. Une alerte rouge a été lancée, avec une trajectoire assez précise.

Je pose donc cette question terrible. Pourquoi une partie des habitants concernés n’ont-ils pas quitté leur commune ? Ont-ils sciemment nié le risque ? Cette hypothèse mérite discussion. Il est probable qu’elle recouvre une partie non négligeable du problème. Elle s’explique par une ignorance complète de la réalité géographique maintes fois mise en évidence par Geographedumonde. Il y a d’autres pistes cependant. Ceux qui ont saisi la menace avaient-ils quelqu’un pour les accueillir le temps d’un week-end ? N’y a-t-il pas la preuve pour nombre de retraités secourus devant les caméras d’une certaine solitude, ou d’un éloignement par rapport au reste de leur famille ? Dans les communes les plus ravagées surtout résidentielles, des équipements collectifs ont-ils été prévus pour accueillir les inondés ? Il ne s’agit pas ici de monter un procès à charge, mais de constater en réalité une convergence de causes, au milieu desquelles le facteur climatique n’occupe qu’une place.

Matignon annonce la publication rapide des arrêtés de catastrophe naturelle pour les communes ravagées. Le ministère de l’Intérieur se félicite du déploiement des pompiers et des gendarmes. Tout le monde s’en réjouira. Mais compte tenu de l’annonce météorologique, il y a de quoi s’attrister du nombre de morts. Rien ni personne ne pourra l’effacer. Lors du passage de la tempête Katrina, la garde nationale américaine est intervenue à la Nouvelles-Orléans pour vider des quartiers. Dans certains cas, la population a profité des moyens militaires mis à leur disposition. Mais il a fallu aussi forcer les récalcitrants, ceux qui se fermaient les yeux ou se bouchaient les oreilles. Beaucoup craignaient de perdre plus que leur vie, leur bien le plus cher, leur maison. En France, on déclenche les opérations à l’issue du cataclysme. Mon amertume est grande. L’armée française a bien d’autres tâches à accomplir, en Afrique ou en Afghanistan... La sécurité civile ne dispose pas des moyens pour ratisser un département à l’approche d’une tempête hivernale, certes exceptionnelle (surtout ?). Des dizaines de morts. Quelle tristesse.

 


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46 réactions à cet article    


  • Blé 2 mars 2010 08:02

    Les terrains qui deviennent des terrains constructibles triplent leur valeur. Quel maire peut refuser à ses concitoyens cette manne ?
    La Politique à court terme dans tous les domaines entraînent des catastrophes mais sans doute y en a t-il pas encore assez (de ces catastrophes) pour modifier cette politique à tous les échelons de notre pays.

    Je partage la tristesses des familles touchées par cette catastrophe climatique aggravées par le cynisme des décideurs.


    • Michel DROUET Michel DROUET 2 mars 2010 09:01

      Ajoutons à ce que vous dites que la répartition des compétences entre communes, départements, régions et Etat ne facilite certainement pas la compréhension des choses ;
       - à quelle collectivité incombe l’entretien des digues ?
      - qui est responsable des plans de prévention des risques et quel de quels pouvoirs cette collectivité responsable dispose t’elle pour imposer son point de vue aux autres ?


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 2 mars 2010 11:45

      La pression des intérêts privés a joué un rôle dans des permis de construire qui ont exposé les citoyens à des dangers dont on voit à présent les conséquences. Mais il y a plus grave, de notre point de vue.

      Voir notre article d’hier :

      Catastrophe Xynthia, fuite des capitaux et revenus des « ’chefs »

      Le 1er mars, Le Monde diffuse un article d’Hervé Morin intitulé « Une dépression « explosive » atypique mais prévisible », évoquant le concours de circonstances qui a conduit à la rupture de digues lors de la tempête Xynthia et à des inondatios tragiques dans des zones comme la Charente-Maritime et la Vendée. Plutôt que d’une question de changement climatique, il semble s’agir, au vu des éléments d’information disponibles, d’une affaire d’insuffisance budgétaire sur le plan de la construction de digues et d’imprudences immobilières dans la définition de zones constructibles. Somme toute, des questions d’argent. Morin rappelle d’ailleurs l’inondation de la centrale nucléaire de Blayais, dans la Gironde, survenue en décembre 1999. Au même moment, le gouvernement de Lionel Jospin faisait l’apologie des délocalisations et de l’exportation de capitaux, jusqu’à la mise en ligne du rapport Lalumière pendant l’été 1999 par l’alors ministre Dominique Strauss-Kahn. Vendredi dernier, Médiapart a diffusé un article de Laurent Mauduit intitulé « François Pérol triple son salaire », annonçant que le président du groupe bancaire BPCE et ancien secrétaire général adjoint de la Présidence de la République sous Nicolas Sarkozy, François Pérol, pourrait percevoir en 2010 des revenus jusqu’à 1.650.000 euros. Depuis deux décennies, l’argent existe bien en France pour être délocalisé, mais pas pour répondre aux besoins de la population. Les exportations de capitaux français sont d’ailleurs permanentes depuis plus d’un siècle et demi. Quant à la crise, elle ne semble guère atteindre nos « élites » dirigeantes, « gestionnaires » et « managériales ».

       [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/03/01/catastr ophe-xynthia-fuite-des-capitaux-et-revenus-des-chefs.html ]

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/


    • le naif le naif 2 mars 2010 09:06

      @ L’auteur

      Merci pour cet article

      Une petite remarque au passage, on est capable de faire évacuer une ville pour désamorcer une bombe de la seconde guerre mondiale, mais on ne sait pas le faire à l’annonce d’une tempête exceptionnelle, avec coefficient de marée maximum, difficile de parler d’effet de surprise..........

      Hier soir au infos Le Sieur De Villiers ( lunettes noires en pleine nuit ?!?) n’avait pas l’air très à l’aise.....

      Slts


      • le naif le naif 2 mars 2010 11:43

        Lech

        Merci pour cette précision, je n’étais pas au courant mais télé-visuellement ça faisait étrange.

        Slts


      • LE CHAT LE CHAT 2 mars 2010 10:55

        et le principe de précaution avec lequel les autorités nous ont bassinné pour justifier la folie paranoiaque H1N1 ??? certains préfets méritent d’être démis de leurs fonctions pour n’avoir pas fait évacuer ces zones inondables compte tenu de l’alerte rouge météo pourtant annoncée suffisemment à l’avance !


        • appoline appoline 2 mars 2010 20:38

          Chacha,


          Je suis sur place à La Rochelle, je te prie de croire qu’une évacuation massive en peu de temps relèverait de la folie. Autant il est possible de faire courir un être humain quand il a le feu aux fesses mais expliquer aux gogos qu’il leur faut quitter leur télé et leur pastis tournerait à l’émeute. Tu aurais confiance, toi, d’avoir ta bicoque juste en contre-bas d’une digue, non et bien eux, sont persuader enfin étaient persuadés qu’ils ne risquaient rien parce que depuis leur naissance et même avant il n’y a pas eu une cuillère à soupe d’eau de mer dans leur jardin. Les voitures ont été balayées pour certaines comme des fétus de paille sur le vieux port pourtant abrité. Enfin, nous sommes sauvés le nain à rencontrer Bono à la préfecture hier, en espérant qu’il prenne pour une fois les bonnes décisions. Bon certains de ses copains se feront un peu moins de beurre sur l’immobilier ; n’avons nous pas vu Jean-Louis pleurer dans le giron de sa petitesse. Ah pognon quand tu nous tiens, tu pourrais presque les faire pleurer quand ils pensent aux bénéfs qu’ils auraient pu faire mais qu’ils ne feront pas. Penseront ils à ceux qui viennent de tout perdre, je l’espère mais rien n’est moins sûr.

        • Croa Croa 3 mars 2010 00:29

          à Appoline,

          L’arrivée d’une dépression rare était connue depuis vendredi au moins. Quant au calendrier des marées je pense inutile de préciser depuis quand !


        • LE CHAT LE CHAT 3 mars 2010 09:24

          @appoline

          je connais La Rochelle , Rochefort ,Royan , Fouras , l’île d4aix ,j’ai fait 6 mois de mon service militaire dans le coin.

          dans un tel cas , je suis d’avis qu’on ne demande pas leur avis aux gens , on evacue , un point c’est tout !


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 2 mars 2010 13:04

          Construire , demander un permis de construire en dessous du niveau de la mer et ensuite rejeter la responsabilité sur autrui est du pur j’ m’ fous de ta gueule .

          Si on veut pas être mouillé c ’est mieux de s’ éloigner de l’ eau .

          Faut pas faire d’ études pour comprendre ça .


          • brieli67 2 mars 2010 13:17

            Vrai Roches :

            # suffit de demander les séniors du coin
            # souvent le toponyme vernaculaire et antique renseigne saules peupliers etc
             - Gaensematte- les prés aux oies indiquent une zone humide du ban
            # sinon une petite enquête rapide sur le clan à la tête de la commune peut être très informatif.


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 2 mars 2010 13:25

            Exact Brieli ,

            On demande les anciens quand on construit , l’ orientation , la hauteur de la cave ou du vide sanitaire et plein d’ infos .

            Si on demande au promoteur on parle au promenteur .

            Pareil que lorsqu’ on va faire du ski , le nombre de gens qui s’ aventurent hors piste et qui restent sous des avalanches .

            Chacun fait ce qu’ il veut , ok , mais venir pleurer après , non .


          • brieli67 2 mars 2010 13:41

            Les eaux, les moustiques et ............autres volatiles.

            C’est vrai ! tu connais....


          • bo bo 2 mars 2010 13:06

            A l’auteur...comparer votre ancienne carte avec la carte des zones à risques ’site officiel gouvernemental’.....on se demande pourquoi les hommes sont fous ????.....il faut croire que l’appât du gain et la bêtise sont en train de devenir une devise nationale...

            http://cartorisque.prim.net/  smiley


            • astus astus 2 mars 2010 16:51

              Avec une demande très forte, notamment des retraités, les constructions en bordure de mer ont explosé ces 10 dernières années (100 000 depuis 1999) avec en effet l’appât du gain comme moteur principal. Les impôts fonciers des résidences secondaires sont souvent le double des maisons habitées toute l’année ce qui engraisse l’État. La taxe d’habitation est une rentrée d’argent conséquente pour les municipalités. Celle des ordures ménagères est au prorata de l’utilisation jusqu’à 20 fois plus importante que pour les locaux. Les terrains à bâtir coûtent 3 à 10 fois plus cher et c’est donc tout bénéfice pour les promoteurs. Les constructions et réparations des résidences secondaires entretiennent les entreprises locales dont les patrons et employés sont souvent très proches de la mairie et des conseillers municipaux. Les maires modifient sans répit le plan d’occupation des sols, même et surtout en zone inondable, pour que la manne financière ne se tarisse jamais. Les agences immobilières prospèrent. Et tout ce petit réseau social s’ auto alimente avec des renvois d’ascenseurs financiers permanents. Mais quand la catastrophe si prévisible arrive, personne ne savait, personne n’est responsable, on fait juste semblant de regretter quelques morts, et cela se transforme en impôts supplémentaires et en assurances plus chères pour l’ensemble des citoyens. La boucle est bouclée et il faut continuer de la boucler.


            • astus astus 2 mars 2010 17:33

              On pourra consulter le programme électoral des élections municipales de la Tranche sur Mer en 2008 ici :

              http://demainlatranche.numeriblog.fr/


            • astus astus 2 mars 2010 18:27

              Dans l’article du Monde du 02 03 2010 écrit par Brigitte Perruca et intitulé

               : La Faute-sur-Mer et L’Aiguillon, victimes d’une urbanisation galopante dont le lien est aimablement donné par Fantômette un peu plus bas, on peut lire notamment ceci, à l’appui des remarques précédentes :

              "L’essor brutal de l’urbanisation à partir des années 1960 a balayé cette vie rurale respectueuse des caprices de la nature. "Les municipalités, souvent dirigées par des commerçants et des artisans, ont transformé ces terres agricoles en terrains à bâtir et n’ont pas su fixer les limites à la pression des particuliers et des promoteurs."


            • mandrier 2 mars 2010 13:26

              Les zones inondées recouvrent une partie de ce que l’on appelait le golfe des Pictons...

              Ceux qui rêvassaient autrefois devant la carte « Vidal-Labblache » des Gaules en cours de latin ou d’Histoire se souviennent très bien que cette zone était une baie parsemées d’iles...

              Les élus qui ont voté n’importe quoi par ignorance le plus souvent doivent s’en mordre les doigts !...


              • mandrier 2 mars 2010 13:34

                A propos !

                Ou sont les hélicoptères de la Marine nationale ou de l’armée de l’air ou de l’ALAT pour sauver les gens ????? 

                Reponse : il n’y en a plus, ils sont au parc à ferrailles faute de remplacement ou de rechanges...
                S’il y a une catastrophe maritime un jour de tempête, il n’y aura rien : il faudra faire venir des hélico de la Corogne, ou d’Angleterre...

                Ou est passé le régiment du génie de la Rochelle ? Il aurait pu servir à réparer les digues....
                Réponse : il n’y en a plus !....


                • 65beve 2 mars 2010 15:11

                  Les hélicos chassent le taliban.


                • appoline appoline 2 mars 2010 20:55

                  @ Mandrier,


                  Exact, il n’y a plus de pièces de rechange pour faire voler les hélicos, j’ai la fille d’une amie qui est pilote de chasse, les élèves apprennent sur des petits coucous civils. Le nain peut toujours se gausser en ce qui concerne l’armée par contre les militaires eux, sont loin de se fendre la gueule.

                • Halman Halman 7 mars 2010 15:32

                  Et qui a voté pour des politiciens qui nous détruisent l’armée de l’air et l’Alat ?

                  Les citoyen lambda, peut être les mêmes qui ne voient pas le danger en construisant dans les zones inondables.


                • kitamissa kitamissa 2 mars 2010 14:01

                  en 2006 ,je suis revenu en Vendée ,secteur de St Jean de Monts ,St Gilles Croix de Vie,Riez etc....il y avait un bail que je n’étais pas revenu,et j’ai vu avec surprise tous ces villages,touts ces construtions faites dans le dépit du bon sens ,bref,là où il y avit un bout de terrain disponible,hop,une baraque !

                  sans tenir compte des spécification propres à chaque région,que ce soit en secteur maritime ou montagneux ...

                  la mer est là attractive certes ,et agréable la plupart du temps,mais la nature peut la transformer en élément meutrier et destructeur .....il suffit d’une grosse tempête ...

                  idem en montagne où l’on a même construit dans des couloirs à avalanches ,quand ça arrive,ça fait très mal ..et on cherche toujours le fautif,il faut toujours un fautif !....

                  la faute c’est la connerie,l’inconscience,et la malhonnêteté de celui qui a construit et vendu ,et à l’acheteur également il faut le dire,qui pourrait se renseigner ou avoir au moins un doute ....

                  est ce que ma maison ne risque pas soit l’inondation,soit l’avalanche ?

                  la suite on la connait,des pleurs des larmes,des gesticulations de toutes sortes,et des sempiternels " on ne pouvait pas prévoir.....on vous avait prévenu......c’est pas de ma faute mais celle du préfet ....c’est à cause du réchauffement climatique.....c’est la faute aux gens qui vont pas à l’église......on n’a jamais vu ça ici même mon grand père n’a jamais vu ça non plus .....on a tout perdu ........plus jamais ça !......le gouvernement fera le necessaire pour rétablir la situation et porter secours aux plus démunis.......nous nous inclinons devant la douleur de ceux qui ont tout perdu ....la solidarité nationale jouera .....etc....


                  • Fantômette Fantômette 2 mars 2010 14:28

                    Je me souviens de la Faute/Mer il y a plus de 25 ans, moins construite mais déjà des maisons sous le niveau de la mer...
                    Pour aller dans votre sens :
                    La Faute-sur-Mer et L’Aiguillon, victimes d’une urbanisation galopante
                    Très bon article !


                    • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 2 mars 2010 14:28

                      Faut-il demander des comptes à tel ou tel ? Une évacuation du territoire ’critique’ (au sens de l’alerte ’rouge’ de Météo France) était de toutes façons impossible ! Il n’y a aucun moyen militaire disponible (un commentateur précédent l’a noté, qui oublie les fermetures de Saint-Jean d’Angély, de Rochefort, de Poitiers, etc.). Un peloton de gendarmerie n’a pas les moyens humains de faire évacuer une zone aussi large. La comparaison avec la menace d’une munition de la Seconde guerre mondiale tient donc difficilement. Il est beaucoup plus facile de jouer sur la peur de l’explosion d’un quartier que sur le passage d’une tempête hivernale (dans l’optique d’une évacuation) !
                      La chaîne de responsabilité est donc très longue.


                      • le naif le naif 2 mars 2010 21:23

                        Je n’ai pas parlé d’évacuer toute la cote mais les endroits les plus sensibles, une simple carte IGN avec les courbes de niveau aurait suffit à les déterminer et les communes sont sensées avoir fait un plan de prévention des risques (PPR), alors ne soyez pas aussi affirmatif. Pour des opérations de déminage , on a pas hésité à déplacer 20.000 à 30.000 personnes de gré ou de force...... et on a trouvé les moyens nécessaires pour le faire, quand on veut, on peut......

                        Dès mercredi, on observait la formation d’une énorme dépression, qui initialement devait frapper durement le Portugal, ceci combiné avec des coefficients de marée connus également...... donc parler d’effet de surprise.... désolé mais il n faut pas se foutre de la gueule du monde...... il y avait au minimum 48 heures pour se préparer au pire.

                        Salutations


                      • viva 2 mars 2010 15:06

                        La mer et plus largement la nature reprennent leur droit, non content d’avoir porter atteinte à une flore et une faune littorale fragile ceux qui choississent de construire dans ou d’acheter en bord de mer viennent se plaindre et faire appel à la solidarité naitonale. C’est encore nous pauvre pommes qui allons payer les dégats, via nos primes d’assurances et nos impots.

                        A votre avis pourquoi les vieilles générations ne construisaient pas beaucoup en bord de mer ?

                        Pourquoi les terrains du bord de mer n’ont eu aucune valeur marchande durant des siècles ?

                        Je plaint ceux qui ont été victimes dans leur chair certe, mais pas les autres qui ont pris leurs responsabilités à un moment ou à un autre.

                        Ne reste qu’a souhaiter que les maisons ne seront pas reconstruites aux mêmes endroits et que les bords de mer soient rendu à la nature pour le bonheur de la faune, de la flore et des vrais amoureux de la nature...


                        • Vipère Vipère 2 mars 2010 15:25

                          Bonjour à tous

                          Dormez sur vos deux oreilles, braves gens ; l’Institut de Veille Sanitaire, veille sur votre santé.
                           
                          Théoriquement et dans le discours seulement !!!

                          En pratique que faisait l’ InVS ? Que dalle.

                          Aucune prévention, en direction des populations menacés.

                          Pas de plan d’évacuation de la population hors des zones inondables.

                          Sous la tutelle du Ministère de la Santé, l’InVS avait pour mission de prévenir les risques en cas de menace de santé publique.

                          Le ministère de Roseline BACHELOT est directement impliqué dans la responsabilité de ce qui est convenu d’apeller : la non-assistance à personne en danger.

                          Aucune mesure sérieuse n’a été mise en oeuvre, à priori, pour prévenir la population du danger mortel encourru.
                           

                          .


                          • appoline appoline 2 mars 2010 21:01

                            Non sérieusement Vipère vous ne pensez pas ce que vous écrivez. Des coups de vent à La Rochelle, nous en avons l’habitude, il y a eu la tempête de 99, il faut avoir une certaine dose d’inconscience pour aller vivre à deux pas de l’océan, le front de mer est agréable mais nous ne pouvons ignorer les risques. L’individu est ainsi fait, tant qu’il n’a pas trinqué, il pense que rien ne peut lui arriver. Il ne faut pas incriminer à tort, la responsabilité est le lot de chacun, la chance : il ne faut pas dormir dessus.


                          • finael finael 2 mars 2010 17:14

                            @ l’auteur

                            Les cartes IGN sont encore bien plus précieuses et utiles.

                            Ceci dit, les « anciens » construisaient à bon escient, la mémoire de générations précédentes, remontant à des siècles, voire des millénaires, avait appris où et comment construire.

                            Mais « du passé nous avons fait table rase », sous la pression des promoteurs, voire même des maires soucieux avant tout d’augmenter leurs recettes, l’urbanisation s’est faite de manière anarchique, sans souci des risques et dommages potentiels.

                            Et il n’y a pas que les zônes littorales : pensons aux zônes inondables (fleuves et rivières), montagneuses (éboulements et avalanches), sismiques, ...

                            Les reponsabilités se situent à tous les niveaux : des particuliers désirant « une bonne vue » ou la proximité de lieux « agréables » (habituellement), aux préfets délivrant les permis de construire.

                            Qu’importe que la tempête Xinthia ait été moins forte que celle de 1999 ! Nos sociétés sont de plus en plus fragiles, plus dépendantes de l’extérieur : réseaux électriques, téléphoniques, d’eau, de gaz, ...

                            En même temps par « souci d’économie » nos moyens d’intervention ont stagné, quand ils n’ont pas diminué !

                            Mais qui se soucie de nos jours du long terme, quand tout doit être « rentable » le plus vite possible. Après nous le déluge !


                            • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 2 mars 2010 17:52

                              Voilà une partie de ma réponse à un commentaire extérieur à AV. Il ’colle’ en grande partie aux remarques précédentes :

                              " Sur la question soudain mise sur le devant de la scène de l’urbanisation incontrôlée, ‘Geographedumonde’ n’a pas attendu Xinthia pour pointer un mal largement occidental appelé étalement urbain. Cela étant, cette pathologie se manifeste toujours (COMME PAR HASARD) dans la commune voisine de celui qui s’exprime…

                              Je continue en outre d’observer chez la majorité de mes contemporains une croyance dans l’immobilier comme source UNIQUE de richesse, et garantie EXCLUSIVE du bonheur ! Dans ces conditions, je ne vois pas de raison particulière de fustiger plus que d’autres les habitants des communes sinistrées de Vendée ou de Charente-maritime. Ils avaient comme d’autres le droit de toucher du doigt un peu de paradis terrestre. Pour certains, la chance ne leur a pas souri. Pour d’autres, les mauvais souvenirs s’évanouiront. 

                              Si par hasard ce n’était pas le cas, ils revendront leurs biens à d’autres, à moitié dupes de la transaction. Des agents immobiliers feront visiter les “maisons vendéennes traditionnelles, avec emplacement exceptionnel, à 100 mètres de la plage & proches de tous commerces, exposés au sud’. Des notaires signeront les actes de vente. Et d’autres tempêtes passeront."
                               smiley


                              • le naif le naif 2 mars 2010 21:28

                                Salut Calmos, on est vraiment pas sur les même ondes sur le plan politique, quoi que.....
                                Mais question humour, tu me fais souvent marrer, comme quoi......

                                Au plaisir l’Ami

                                Salutations


                              • Branck2012 2 mars 2010 18:37

                                La commune en question : Faute Sur mer

                                ça s’invente pas !!!


                                • Branck2012 2 mars 2010 18:39

                                  Le rapport de la DDE :

                                  Risques pour les biens et les personnes

                                  Non prise en compte de la mémoire du risque


                                • furio furio 2 mars 2010 19:27

                                  donnez pour le vendée thon !!


                                  • BA 2 mars 2010 21:00

                                    Concernant les constructions en zones inondables, Nicolas Sarkozy a dit ces phrases hallucinantes le 29 avril 2009 ( page 8 ) :

                                     

                                    « Le problème c’est la réglementation. Pour libérer l’offre il faut déréglementer, élever les coefficients d’occupation des sols et rétablir la continuité du bâti dans les zones denses, permettre à chaque propriétaire d’une maison individuelle de s’agrandir, d’ajouter une pièce ou un étage, rendre constructible les zones inondables pour des bâtiments adaptés à l’environnement et au risque, utiliser les interstices, les délaissés d’infrastructures… »

                                    http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&press_id=2583&cat_id=7&lang=fr

                                    « Le problème c’est la réglementation. Pour libérer l’offre il faut déréglementer ... rendre constructible les zones inondables pour des bâtiments adaptés à l’environnement et au risque »

                                    Nicolas Sarkozy a toujours eu des idées géniales.


                                    • goc goc 2 mars 2010 22:02

                                      Il y aura toujours un problème avec Meteo-France, c’est celui de la vision avec œillères de cet organisme

                                      petite histoire édifiante :
                                      dans le Gard, un jour MF annonce des pluies importantes, et met le département en alerte orange. Ces pluies sont bien venues et aussi importantes que prévues. Ca c’etait le lundi.
                                      Le mercredi, rebelote, MF annonce de nouvelles pluies, mais moins importantes, donc personnes ne s’inquiète.
                                      Mauvais plan : ces pluies s’ajoutent aux précédentes sur un sol gorgé d’eau. Résultat : les inondations surprennent tout le monde en pleine après-midi, empêchant les parent de venir récupérer les enfants a l’école. Panique générale, etc..

                                      MF se défend en sortant cette phrase restée symbolique de leur vision limitée des choses : « On gère ce qui vient du ciel, on a prévenu qu’il allait pleuvoir mais nous n’avons pas à gérer l’eau qui est déjà tombée ». Fermer le banc.

                                      Avec cette tempête, c’etait pareil : MF a bien annoncé le vent violent, mais il n’a pas tenu compte de la marée et donc de l’effet cumulé des deux phénomènes

                                      bref, MF est bien un service public, c’est a dire une collection de fonctionnaires (dans le mauvais sens du terme) a l’esprit étroit, cantonné à leur tache et rien d’autre, incapable d’intégrer ce qui les entoure


                                      • epapel epapel 2 mars 2010 23:40

                                        Météo France n’a pas à gérer :
                                        - la hauteur des digues et leur entretien
                                        - la configuration et l’état du terrain
                                        - la vitesse d’écoulement des eaux
                                        - le niveau des nappes phréatiques

                                        Non Météo France n’a pas à gérer l’eau qui est déjà tombée parce cette mission est dévolue aux services préfectoraux.

                                        Ce n’est quand même pas pour rien que l’alerte rouge a été donnée et les départements côtiers savent très bien ce que signifie vent violents et forte marée. C’est beaucoup trop facile de mettre sur le dos du messager le fait que le message ne soit pas bien passé. C’est à chacun en fonction des risques qu’il encourt et des responsabilités qu’il exerce de prendre les dispositions nécessaires.

                                        Et quand bien même Météo France n’a pas tenu compte de la marée :
                                        - les modèles météo sont peut-être incapables de calculer la valeur de la surcote engendrée par le vent
                                        - la responsabilité des conséquences de l’incurie qui a conduit des dizaines de milliers de personnes à s’exposer (tout de même volontairement) à un risque naturel connu depuis la nuit des temps incombe à ceux qui ont délivré les permis de construire sans mettre en place un niveau de protection suffisant
                                        - l’aurait-il prévu que ça n’aurait rien changé, parce l’évacuation de milliers de personnes avec un préavis de quelques heures et en fin de journée sans plan d’évacuation organisé aurait été pire que de ne rien faire.

                                        Ca va vous paraître un peu cynique, mais il vaut mieux avoir 51 morts aujourd’hui pour en éviter des centaines une autre fois parce qu’on aurait laissé se poursuivre l’incurie. Avec ce triste bilan, les décideurs vont devoir entreprendre quelque chose de sérieux.


                                      • Croa Croa 3 mars 2010 08:22

                                        Météo France avait bien signalée l’arrivée d’une dépression exceptionnelle qui a sûrement été communiquée aux pompiers, lesquels doivent bien disposer d’un calendrier des marées !


                                      • goc goc 3 mars 2010 10:55

                                        @epapel

                                        voila bien une réaction « simpliste ».

                                        bien sur que MF n’a pas a faire ceci ou cela (technique d’ouverture de parapluie classique chez le fonctionnaire moyen), mais dans un pays dit développé avec une culture scientifique certaine, on est en droit de penser que des spécialistes puissent mettre au service du pays, ce qu’on appel l’expérience acquise, pour aller un peu plus loin que le strict minimum. Dans le cas du Gard, on aurait aimé qu’un spécialiste attire l’attention des autorités sur le risque d’une pluie importante sur des sols gorgés d’eau. Si les météorologues ne le savent pas, qui peut le savoir ??

                                        Quand aux communes, elles ont toutes un PPR, et donc elles sont sensées avoir un etat des risques majeurs de leur commune, dont le risque d’inondation sur la base de fortes pluies combinées a un vent de mer et à une marée importante (document existant utilisé par exemple pour calculer les crues de la Loire).
                                        Donc un météorologue est capable suivant le vent, la pression atmosphérique et le coefficient de marée, de prévoir une élévation moyenne des eaux maritimes. A charges aux maires à vérifier avec leur PPR (on est en alerte rouge donc PPR devient obligatoire), les risques pour leur commune, en particulier en fonction des digues et de leur vétusté. Après, ces maires ont a leur disposition un plan d’évacuation communale (obligatoire) et même des centrales d’appel aux populations (outils dont ces mêmes maires savent user lors des élections)

                                        Maintenant si ces documents ne font pas etat de ce type de risque, alors il y a bien faute humaine (et si ces infos existent, alors la faute est celle des maires qui ont autorisé des constructions sur des zones a risques)

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