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Conflit entre les Syndicalistes et les Islamistes Tunisiens : Ben Salah, d’une part, et Grève Générale, d’autre part !

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« Marche de Soutien » à l’UGTT qui a eu lieu le mercredi 5 décembre 2012 à Sousse

Note préliminaire

Au sujet du Conflit entre l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail, historique et principal Syndicat Tunisien) et le Parti Islamiste Tunisien Ennahdha au Pouvoir, voir, par exemple, le Lien suivant :

http://www.lecourrierdelatlas.com/370405122012Tunisie-Guerre-ouverte-entre-Ennahdha-et-l-UGTT.html

 

1. Ahmed Ben Salah

« Une rencontre entre Rached Ghannouchi et Houcine Abassi était programmée demain, 7 décembre 2012, à l’initiative de Messieurs Ahmed Ben Salah et Ahmed Mestiri, c’est du moins ce qu’a affirmé M. Ben Salah, dans une déclaration sur les ondes de Shems Fm. ».

Extrait de l’Article intitulé "Houcine Abassi : En quel honneur devrais-je m’entretenir avec Rached Ghannouchi ? " paru, le 6 décembre 2012, sur le Lien :

http://www.businessnews.com.tn/Houcine-Abassi—En-quel-honneur-devrais-je-m%E2%80%99entretenir-avec-Rached-Ghannouchi-,520,34982,3

Monsieur Ahmed Ben Salah, que j’ai vu matériellement, à environ un mètre, de mes propres yeux, en 1955 (avant l’indépendance de la Tunisie ; j’avais, à cette époque, 14 ans), au Mausolée-Mosquée du Barbier (Sidi Sahab), à Kairouan, s’agenouiller pour remettre les chaussures à Bourguiba, image qui m’a tellement choqué qu’elle est restée figée dans ma mémoire, à tel point que je me rappelle, encore, de la couleur des chaussettes que portait Bourguiba : elles étaient couleur bordeaux.

Monsieur Ahmed Ben Salah, Secrétaire Général de l'UGTT de 1954 à 1956, ex-Numéro-deux du Parti Socialiste Destourien (PSD, le Parti de Bourguiba) et de l’État, super-ex-multi-ministres (oui, au pluriel, car il fut titulaire, simultanément, de plusieurs portefeuilles ministériels), qui avait troqué, initialement, son couvre- chef de syndicaliste pour un portefeuille de la santé, qui a brisé, par son "Système des Coopératives", l’Idéal Socialiste dans la Tunisie de l’époque, Système réduit, en réalité, à une étatisation et une mécanisation agricole à outrance, sacrifiant les petits commerçants et les paysans les plus pauvres, vidant les caisses des Coopératives et bureaucratisant leurs gestions.

Monsieur Ahmed Ben Salah qui s’est rapproché en 1974, une fois déchu, du Parti Communiste Tunisien (PCT, Parti interdit et clandestin à l’époque, que Monsieur Ahmed Ben Salah avait combattu quand il était au pouvoir) ; rapprochement qui fut la raison de la remise de ma Carte au Parti (comme on disait à l’époque ; il s’agit du PCT, évidemment), un soir du mois de novembre 1975 ; voir, à ce sujet, mon Article paru sur le Lien :

http://www.legrandsoir.info/DSK-et-la-Palestine-a-l-attention-des-Amis-d-Attariq-qui-militent-pour-une-Paix-des-Braves-en-Palestine.html

Aussi, Monsieur Ahmed Ben Salah, qui n’est pas à un changement de veste près, devrait essayer, pour sa prospérité et postérité, de se faire oublier, plutôt que de faire les yeux doux aux Islamistes Tunisiens !

 

2. Grève Générale Nationale

À la suite de l’attaque sanglante perpétrée par les Milices d’Ennahdha [Milices domiciliées dans une Association qui s’est auto-déclarée et auto-dénommée « Ligues de Protection de la Révolution »], contre les militants et le siège national de l’UGTT, à Tunis, dans l’après-midi du mardi 4 décembre 2012, attaque qui n’a épargné ni les membres de son Bureau Exécutif, ni le Bureau de son Secrétaire Général, attaque qui a été précédée, depuis plusieurs mois, de plusieurs agressions, par lesdites Milices, contre ses sièges et ses adhérents, à travers le pays, le Comité Administratif de l’UGTT réuni à Tunis, le Mercredi 5 décembre 2012, a décidé une Grève Générale Nationale pour le jeudi 13 décembre 2012. Cette animosité permanente d’Ennahdha envers la Centrale Syndicale repose sur le fait que l’UGTT, avec ses 750.000 adhérents revendiqués dans toutes les régions, est, actuellement, la première force structurée du pays, capable de résister aux ambitions facho-théocratiques d’Ennahdha, comme elle avait résisté, par le passé, aux forces coloniales, à Bourguiba et à Zinochet. Il convient de mentionner dans ce contexte que, outre cette Grève Générale annoncée, l'UGTT a appelé, dans l’Histoire de la Tunisie Indépendante, seulement à deux Grèves Générales : celle du « Jeudi Noir », du jeudi 26 janvier 1978 , et une autre, de deux heures, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du Régime Zinochet.

De plus,

L’UGTT fut l’un des principaux artisans de l’Indépendance de notre pays ;

L’UGTT fut l’un des principaux artisans du Printemps Tunisien ;

L’UGTT, l’un des principaux garde –fous de la dérive où souhaitent nous conduire nos fous de Dieu, sera, sans aucun doute, l’un des principaux artisans du Salut de la Nation,

Salut qui exige la réussite de la

GRÈVE GÉNÉRALE NATIONALE DU JEUDI 13 DÉCEMBRE 2012,

jeudi qui pourrait être baptisé le « Jeudi de l’Union », le « Jeudi de l’Ittihad », le « خميس الاتحاد » de toutes les Forces Progressistes contre la Dictature Brune-Verte.

Salah HORCHANI


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21 réactions à cet article    


  • lsga lsga 8 décembre 2012 15:08

    Le Fascisme est la forme sociale que prend toute contre-révolution dans un contexte Capitaliste. son objectif est la protection du patrimoine des grandes familles par tous les moyens possibles. 


    L’union des grandes familles, de milices populaires, d’une police militaire, de l’armée et de la religion (peu importe laquelle) sont les traits constitutifs du Fascisme. 

    Le Fascisme a pour rôle d’écraser les révolutions quand celles-ci se présente. Pour cela, il utilise l’armée et les milices populaires. L’armée pour écraser les manifestations, les milices populaires pour assassiner, torturer et violer les leaders syndicaux et leurs familles. 

    La Religion (Christianisme, Islam, Shintoïsme : peu importe) sert de garant moral à cette répression.

    Il n’y a malheureusement pas de règle générale pour contrer le Fascisme. En effet, le Fascisme est souvent populaire. Exemple bien connu : Hitler a gagné les élections. En Tunisie et en Egypte, le Fascisme est incontestablement populaire. 

    Je ne vois pas trop comment vous pourrez vous en sortir... Vos populations sont totalement aliénées. Vous avez commis une grave erreur en organisant des élections. Si vous réussissez à renverser Morsi et Marzouki, n’oubliez pas de d’abord éduquer la population (15 à 20 ans de dictature du prolétariat) avant d’organiser des élections. 

    Cahier de Doléance, coopérativisme, constituante : il existe de très nombreuses manière de redonner un peu de démocratie dans un contexte de population aliénée sans pour autant leur donner la possibilité de nommer au suffrage direct des fascistes à la tête de l’armée et de la police. 

    • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 8 décembre 2012 19:11

      Les « Ligues de Protection de la Révolution » ont un lien étroit avec Ennahdha et le CPR [Congrès Pour la République, Parti politique, allié d’Ennahdha]

      Les dirigeants de la Voie Démocratique et Sociale « Al Massar » accusent lors d’une conférence de presse organisée ce matin, le parti Ennahdha « de vouloir accaparer le pouvoir et de refuser le consensus national ». Les dirigeants du parti sont revenus sur plusieurs évènements récents secouant la Tunisie, notamment la grève générale décrétée par l’UGTT et les affrontements qui ont lieu devant le siège de la centrale syndicale.

      Samir Bettaïeb, député du groupe Al Massar à l’Assemblée nationale constituante, a dit que son parti prônait le dialogue avec Ennahdha, principal adversaire du bloc démocratique, « Mais à une condition. C’est que tout le monde fasse partie du dialogue, sans exclusion aucune, et non pas comme le veut Ennahdha qui exige l’exclusion de Nidaa Tounes », a-t-il dit. Il a par ailleurs expliqué que le boycott des plénières de l’ANC par les groupes de l’opposition, était dû au refus du chef du gouvernement de se présenter devant les députés pour une séance d’audition, mais aussi en soutien à la demande de l’UGTT de dissoudre Les Ligues de protection de la révolution (LPR). « Notre absence des plénières les deux premiers jours n’était pas très grave, il y a eu vote de textes déjà débattus au sein des commissions, mais ce qui nous inquiète c’est l’article 6 qui sera voté aujourd’hui et qui concerne la composition de la commission qui s’occupera de la mise en place de l’Instance supérieure Indépendante des Elections (ISIE)…Ennahdha désire que cette commission soit composée selon le principe de quotas proportionnels… les autres groupes parlementaires optent pour une représentation de tous les groupes parlementaires à égalité…nous nous demandons si nous devons mettre fin au boycott et aller débattre de l’art 6, ou pas…Nous sommes encore en train d’en parler ».

      Selon Jounaidi Abdeljaoued, l’UGTT possède une place importante dans la société tunisienne et « les bandes qui ont attaqué l’UGTT sont des gens extérieurs à la centrale syndicale et ignorent tout de l’action syndicaliste. Ces bandes organisées sont protégées, puisque Rached Ghannouchi lui-même incite à l’affrontement social et à la préservation de la révolution, comme si certains, seraient plus responsables de la révolution que d’autres », s’est-il indigné, rappelant que ces groupes ont interdit l’accès aux syndicalistes, au mausolée de Farhat Hached, et se sont introduits au sein de l’ANC pour s’en prendre aux députés.

      Ahmed Ibrahim a appellé dans son intervention le Gouvernement à « tirer des leçons de ce qui s’est passé à Siliana, à dialoguer et à cesser de faire la sourde oreille ». Il accuse sur la même lancée le gouvernement de laisser pourrir la situation et le parti Ennahdha d’adopter « la politique de la terre brulée » en envoyant des bandes usant de la violence contre les organismes, les partis et l’UGTT, « l’attaque la plus grave et qui a fait déborder le vase, c’est l’attaque contre l’UGTT », selon le secrétaire général du parti, qui a exprimé son soutien à la grève générale prévue pour le 13 décembre.

      Interrogé sur la possibilité de saisir la justice au sujet de la dissolution des LPR, Samir Bettaïeb a ajouté que le gouvernement est habilité à dissoudre les Ligues de protection de la révolution, en faisant respecter le décret-loi sur les associations, mais que la possibilité était à l’étude, surtout que l’UGTT a porté plainte au sujet de ces mêmes groupes :

      « c’est une bataille judiciaire et nous y participerons…l’UGTT aurait pu décréter la grève au lendemain des faits, mais il a choisi d’accorder du temps au gouvernement pour se ressaisir et prendre les décisions nécessaires pour que la situation ne s’envenime pas…d’ici le 13 décembre, il y aura probablement résolution de la crise, mais non pas avec des compromis boiteux, car la dissolution des LPR est une question essentielle…car à mon sens, il n’y a pas de transition démocratique réussie avec la présence de ces Ligues … Nous avons des exemples et des dossiers à ce sujet ; ces Ligues possèdent un lien étroit avec Ennahdha mais également avec le CPR », a dit le porte-parole d’Al Massar . Il a également révélé la possibilité de la création d’un front avec d’autres partis politiques comme Al Joumhouri, Nidaa Tounes, le Front Populaire ou le Parti des Travailleurs. A ce sujet, le président de Nida Tounes, Béji Caïd Essebsi a annoncé ce vendredi même qu’il existe « un accord de principe pour la formation d’un front politique élargi, sous le nom de »l’union pour la Tunisie« , rassemblant cinq partis dont al-Joumhouri, al-Massar, Nida Tounes, le parti des travailleurs et le parti socialiste de gauche ».

      Samir Bettaïeb, a finalement parlé d’une motion de censure contre le gouvernement en cours de signature par les députés ( 66 ont signé) « Nous visons les 73 signatures, pour pouvoir la présenter à l’assemblée », a-t-il dit.

      Source :

      http://www.gnet.tn/temps-fort/tunisie-les-lpr-ont-un-lien-etroit-avec-ennahdha-et-le-cpr-bettaieb/id-menu-325.html

      Salah HORCHANI


      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 8 décembre 2012 19:34

        Le 13 décembre marchons pour la paix civile en Tunisie

        En attendant une grève générale que personne véritablement ne souhaite, le 13 décembre, il restera peut-être à la société civile rassemblée d’engager une marche citoyenne pour la paix civile en Tunisie.

        Dans la suite de sa conférence de presse et après la déclaration de grève générale de l’Ugtt, Rached Ghannouchi a fait la tournée des plateaux de radio et télévision, pour disculper le mouvement Ennahdha dont il est le leader de toute responsabilité dans les graves incidents de la place Mohammed Ali le 4 décembre et pour railler la réaction du puissant syndicat tunisien.

        Ghannouchi rappelle l’Ugtt à son rôle syndical

        En substance, il a déclaré que l’organisation des travailleurs, si elle a bien joué un rôle éminent dans la lutte pour l’indépendance et dans l’éviction de la dictature, devrait revenir à sa vocation initiale syndicale de défense exclusive des droits des travailleurs, aujourd’hui que nous voilà (selon lui) en démocratie.

        Il a déploré la politisation de ce mouvement, particulièrement dans cette décision de grève générale qui n’a eu de précédent que le 26 Janvier 1978, en réaction contre un libéralisme effréné imposé aux travailleurs tunisiens.

        Tout en faisant des « Ligues de Protection de la Révolution » l’incarnation même de cette révolution du 14 Janvier 2011 et tout en soutenant que, même si aucune photo selon lui ne porte témoignage de leur agressivité, nul n’est au-dessus de la loi. Dès lors, pour lui, une plainte devant les tribunaux serait suffisante pour juger des responsabilités dans ces incidents.

        Aussi la grève générale est-elle à ses yeux une réponse démesurée, forcément politique, de nature à porter une grave atteinte à la situation économique et sociale déjà bien fragile de la Tunisie, ce qui serait d’après lui une responsabilité historique de l’Ugtt.

        Houcine Abassi n’en démord pas

        Relevant cette provocation comme un défi, le secrétaire général de l’Ugtt Houcine Abbassi a confirmé jusqu’ici la décision de grève générale pour le 13 décembre, en mettant jusque dans son ton l’expression d’un point d’honneur.

        Qu’Ennahdha, qui tient réellement la barre du pays depuis les élections, balaie d’abord devant sa porte car parlons-en, de la situation économique en Tunisie !

        Ce même jour, l’inflation s’envole à 5,5 % tandis que le panier de la ménagère ainsi que les factures de Télécom, Steg et Sonede, enregistrant une hausse des prix bien supérieure, trahissent la supercherie des moyennes.

        Notre balance commerciale supporte un déficit de 10 milliards de dinars puisque nous devons importer ce que nous ne produisons plus.

        Quant aux prévisions de croissance, elles sont portées au mieux à 2,7 % pour cette année, loin de l’imbroglio des chiffres produits par le gouvernement : un exemple édifiant de cette confusion est donné par les chiffres des emplois créés, jamais les mêmes (variant entre 60.000 et 100.000) et guère en conformité avec le rythme convenu d’environ 15.000 emplois créés par point de croissance !

        Attaques contre l’Ugtt : pire qu’un crime, une faute politique

        Certes, une grève générale ne fait jamais du bien à une économie. Mais ce qui fait encore plus de mal, c’est la confiance que les travailleurs tunisiens, que les syndicalistes et pour tout dire que le peuple tunisien retire à la gouvernance d’Ennahdha. Prendre à partie l’Ugtt par milices interposées, dans une forme de « sous-traitance » par Ennahdha de ses attaques contre l’Ugtt, voilà ce qui est pire qu’un crime, une faute politique, une faute historique. Car l’Ugtt est l’incarnation même de notre trajectoire de la liberté, depuis l’origine du mouvement syndical avec Mohamed Ali El Hammi en passant par Farhat Hached pour l’indépendance nationale, puis Habib Achour pour l’autonomie de l’Ugtt en 1978 (et non pas seulement contre le libéralisme), enfin avec tous ses cadres, tous ses militants, le peuple rassemblé dans ses locaux, sous sa protection, dans son engagement contre la dictature : ceux qui ont fait et vécu la révolution du 14 Janvier 2011, en chair et en os, dans leur sang et qui l’ont vue de leurs propres yeux et non pas de Londres à la télé, savent que la révolution a été encadrée par l’Ugtt.

        Dès lors, la première force syndicale du monde arabe et africain n’est pas seulement une simple organisation de défense des travailleurs, sur le modèle actuel anglo-saxon, dans des pays où le jeu démocratique fonctionne normalement entre forces politiques.

        Dans notre pays l’Ugtt structure notre histoire et protège la nation contre toute dépossession de soi, contre toute acculturation qui sont d’autres déclinaisons de l’occupation. Les responsables syndicaux n’ont pas tort de répondre : « El Ittihad idèfaa aala Tounès », l’Ugtt défend la Tunisie, elle défend le modèle tunisien contre tout modèle importé et surtout remonté du passé, elle nous permet de demeurer nous-mêmes, chez nous.

        La ligne rouge à ne pas dépasser

        Ces milices que sont les ligues dites de protection de la révolution – quand seules la police et les institutions républicaines sont chargées de cette mission – auront beau crier « Fonce, fonce Ennahdha », tant que ce mouvement restera étranger à notre langue, à nos moeurs, à nos codes, à notre art de vivre ensemble, tant qu’il tentera d’introduire des réformes contraires à nos traditions et à nos usages, tant qu’il essaiera de réorienter notre géopolitique et notre culture vers un arabo-wahhabisme tournant le dos à notre patrimoine pluri-civilisationnel, ce mouvement, ses sbires et ses supplétifs seront perçus par la population comme étrangers à notre histoire et à notre nation.

        Bien au-delà d’une simple plainte à déposer contre une milice à dissoudre – milice comparée aux SS sur Express FM par un journaliste en présence même de Rached Ghannouchi qui ne le relèvera pas – voilà le vrai combat que hisse l’Ugtt comme elle hisse le drapeau tunisien, et qu’endosse derrière elle le peuple tunisien : dans ce combat, ce qui est en jeu, c’est une civilisation.

        Sans doute vers la fin de sa tournée des plateaux, en ce jeudi 6 décembre, le chef du mouvement Ennahdha en avait-il compris le sens et identifié la ligne rouge à ne pas dépasser. Le ton plus las, comme plus fatigué et en retrait, Rached Ghannouchi en appela à la raison et à une forme de pacification. Qui voudrait en effet d’une destruction de son pays ? Encore faut-il que cesse le double langage et que s’achève le travail de sape et la violence parallèle par l’interdiction de toutes les factions qui semblent autorisées à le faire.

        Le président de la république et Ahmed Ben Salah, le plus ancien secrétaire général de l’Ugtt après Farhat Hached, s’entremettent pour apaiser le conflit. Aux assises de l’Institut arabe des chefs d’entreprises, peut-être les patrons tunisiens parviendront-ils de leur côté à rassembler autour d’une même table, pour un débat, le secrétaire général de l’Ugtt, le chef du gouvernement et le leader d’Ennahdha ?

        En attendant une grève générale que personne véritablement ne souhaite, le 13 décembre, jour de la visite de Hillary Clinton qui vient observer le processus de démocratisation dans ce laboratoire du monde arabe qu’est la Tunisie, il restera peut-être à la société civile rassemblée d’engager une marche citoyenne pour la paix civile en Tunisie.

        Source :

        http://www.alternatives-citoyennes.sgdg.org/2012-12/071212-w.html

        Salah HORCHANI


        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 9 décembre 2012 22:18

          Traduction du Compte rendu à chaud de l’interview de Houcine Abassi , secrétaire général de l’UGTT sur Nesma TV

          Je ne suis ni de gauche ni de droite .
          L’UGTT est historiquement ancrée dans la vie politique du pays .
          L’UGTT n’est au service d’aucun parti ni d’aucune personne .
          L’UGTT est indépendante . Elle dispose d’une direction mure et responsable. Vous ne la verrez jamais inféodée à un quelconque parti . Nous intervenons toujours pour arriver à des consensus et trouver des terrains d’entente .
          Je ne suis pas l’otages de groupes de pressions radicaux , au sein de l’UGTT.
          Si j’avais ce sentiment , je ne resterais pas une seconde à la tête de l’Organisation
          Ni moi , ni l’UGTT ne sont les otages de personne .
          L’UGTT comprend toutes les tendances, y compris islamiques.
          La multiplicité syndicale ne sert pas la classe ouvrière .
          L’UGTT défend les demandes d’augmentation de salaires et c’est son rôle de le faire .
          Nous avons demandé de maîtriser la hausse des prix , de lutter contre les monopoles , la manipulation du marché et la contrebande .
          La caisse de compensation est un véritable tonneau des danaïdes.
          Il faut arrêter cette hémorragie .
          Si des mécanismes sont trouvés pour un meilleur contrôle , nous sommes disposés à être plus conciliants . Sinon toute augmentation de salaire est neutralisée par les augmentations de prix .
          Si le flou persiste , nous ne pouvons nous entendre.
          Le président du gouvernement a toujours fait preuve de bonnes dispositions à l’égard de la centrale syndicale mais d’autres personnes semblent l’empêcher de s’assumer .
          Les grèves de Sfax , de Gafsa , de Sidi Bouzid ont été un succès à notre point de vue quoiqu’en disent certaines parties .
          Ces grèves régionales ne sont pas conçues comme des répétitions pour la grève générale du 13 décembre .
          Trop c’est trop . Les attaques se sont multipliées, partout contre nous .Elles sont devenus planifiées ,structurées . En l’absence de l’intervention des forces publiques , ceux qui veulent nous nuire ont été au delà de tout .
          Notre réaction a été donc légitime surtout qu’ils ont choisi un jour symbole pour nous .C’est comme s’ils assassinaient Farhat Hached une deuxième fois .
          Je n’ai aucune relation avec Rached Ghannouchi . Il est Président de parti ,et je n’ai aucune relation avec lui en cette qualité .
          Mon vis -à - vis c’est le gouvernement et non Ennahdha.
          Je crois dans les institutions et non dans les personnes .
          Le matin de notre accord avec le gouvernement sur les augmentations salariales , ils ont tout fait pour gâcher notre fête . Les faucons d’Ennahdha et la LPR ont décidé de tout saboter . Qui a intérêt à le faire ? Je vous laisse deviner .
          Le président d’Ennahdha cherche à relativiser le rôle de l’UGTT dans la révolution mais il se trompe .
          Ils ont pris notre volonté de dialoguer pour de la faiblesse ,
          Des ministres faucons ne cessent d’ajouter de l’huile sur le feu . Tout cela est dument planifié .
          Ils veulent minimiser le rôle de l’UGTT et nier son rôle dans la révolution alors que nous l’avons couvée .
          Nous sommes le fruits d’élections libres et personne ne peut nier notre légitimité ,
          C ’est nous qui avons favorisé la réussite des élections du23 octobre , Aujourd’hui, nos positions officielles sont mises en doute.
          Nous voulons un gouvernement responsable .
          Notre seul vis-à-avis doit être un gouvernement responsable et non un gouvernement téléguidé.
          Nous sommes disposés à un dialogue ouvert avec le gouvernement à condition que tous les ministres suivent.
          Nous attendons des excuses officielles .
          Les institutions doivent protéger la révolution et non des personnes .
          Tous les partis et la société civile tunisiens et étrangers nous soutiennent.
          Oui, j’ai parlé de Chauve-souris de la nuit et de faucons nahdhaouis . Je persiste et signe et confirme leur existence .
          Après une accumulation d’actes de violence touchant jusqu’à notre Siège , nous avons bien mûri la décision de la grève générale , décision prise à l’unanimité . Toutes les sensibilités au sein de l’UGTT se sont exprimées . Même les islamistes parmi nos membres restent syndicalistes avant tout . Ils ont vécu le feuilleton des violences injustifiés . Ils ne peuvent que protéger les droits des travailleurs et leur organisations.
          Des personnalités ont engagé des efforts d’intermédiation.Mais elles devaient , au préalable définir les vrais antagonistes et connaître le dossier dans tous ses tenants et aboutissants. Ce qui n’était pas le cas.
          L’arbitre doit commencer par celui qui a attaqué le premier.Je n’ai as de conflit personnel avec Rached Ghannouchi .
          A supposer que je dialogue avec Rached Ghannouchi , cela voudra dire qu’il n’y a pas de gouvernement .
          Je ne suis pas disposé à jouer à ce jeu là et à discuter avec un parti .
          Les conditions pour réussir une intermédiation c’est faire preuve de bonnes intentions, reconnaître ses responsabilités , être sincère, ne pas minimiser notre rôle et ne plus nous accuser de cacher des armes .
          Nous n’aimons pas la grève pour la grève .
          Quand on attaque notre siège , détruit nos dossiers , ça veut dire qu’on cherche à menacer l’existence même de l’UGTT.
          Détruire l’UGTT veut dire mettre en danger toutes les organisations et associations . Notre destruction aurait valeur de symbole .
          Les urnes sont notre seule critère de reconnaissance de la légitimité d’un pouvoir .
          Après la grève générale du 13 décembre , nous reprendrons nos activités normales , pourvu qu’on tire les leçons de ce qui vient d’arriver.
          On veut nuire à l’UGTT parce qu’on veut avoir les coudées franches .
          Nous sommes pour le dialogue , c’est notre crédo .La grève genérale est décidée quand nous avons épuisé tous les moyens . La grève c’est notre ultime recours . C’est un choix qui nous est imposé . D’ailleurs , à chaque fois que la situation a l’air d’aller mieux ,,on invente des choses pour détruire ce qui a été construit .
          Je vois une lueur d’espoir au bout du tunnel , pourvu qu’on tombe d’accord .
          Je demeure attaché au dialogue

          Source :

          https://www.facebook.com/salah.horchani.5# !/Republicains.Tunisiens.France/posts/564561923558613

          Salah HORCHANI


          • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 10 décembre 2012 00:26

            Tunisie : appui syndical international à une grève générale jeudi

            La Confédération syndicale internationale (CSI) a décidé d’appuyer une grève générale jeudi en Tunisie à l’appel du principal syndicat du pays, en conflit avec le parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement, annoncé dimanche le syndicat.

            « La secrétaire générale de la CSI Sharan Burrow se rendra à Tunis pour exprimer son appui à la décision de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) appelant à la grève générale le 13 décembre », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la centrale tunisienne Ghassen Ksibi.

            Mme Burrow, qui arrivera mardi à Tunis à la tête d’une délégation, a par ailleurs exprimé son appui à l’organisation tunisienne « face aux attaques dont elle a été la cible » selon une déclaration transmise dimanche à l’AFP.

            « Ces attaques répétées contre l’UGTT, cheville ouvrière de la révolution qui continue de mener la lutte en faveur d’une véritable démocratie et d’une justice sociale, sont totalement inacceptables », a-t-elle affirmé.

            « Alors que les Tunisiens s’apprêtent à fêter le 14 décembre le deuxième anniversaire de leur révolution, le mouvement syndical international réaffirme son soutien et sa solidarité avec l’UGTT, acteur clé de la construction d’une Tunisie juste et libre », a-t-elle ajouté.

            Les relations entre l’UGTT et Ennahda, les deux principales forces politiques du pays, se sont tendues ces dernières semaines avant de se transformer en conflit ouvert après une attaque des locaux du syndicat le 4 décembre par des islamistes de la Ligue de protection de la révolution, une association proche du pouvoir.

            Fait rarissime dans l’histoire du pays, la grève générale peut s’avérer un exercice à haut risque dans le contexte de crise socio-économique et d’impasse politique que connaît la Tunisie.

            Source :

            http://www.atlasinfo.fr/Tunisie-appui-syndical-international-a-une-greve-generale-jeudi_a36715.html

            Salah HORCHANI


            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 10 décembre 2012 10:27

              PARIS/ Meeting de Solidarité avec le Syndicat Tunisien U.G.T.T.

              Jeudi 13 décembre 2012 À 19 Heures

              Bourse du Travail République, Paris
              3, Château d’Eau, 75010 Paris
              Métro : République ; Jacques Bonsergent

              A BAS LES MILICES ANTI-SYNDICALES SOUTENUES PAR LE PARTI ENNAHDHA

              Les Associations tunisiennes démocratiques de l’immigration organisent un meeting de soutien et de solidarité avec l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) qui vient de faire une nouvelle fois l’objet d’attaques de son siège central à Tunis par des milices se réclamant des comités fascistes appelés « Comité de Défense de la Révolution » soutenues par le parti au pouvoir Ennadha.

              Des centaines de partisans des comités de défense et du parti Ennahdha ont profité de la pause méridienne et l’absence des syndicalistes pour venir manifester devant le siège central de l’UGTT situé à la place historique de Mohamed Ali. Ils ont pris à partie le syndicat et son rôle dans la défense des salariés et des exclus, ainsi que son rôle de défenseur de la démocratie, de la tolérance et des libertés. Puis, les manifestants ont brisés les portes du local et l’ont envahis. Ils ont blessés des dizaines de syndicalistes dont deux secrétaires généraux adjoints : Hafaeidh Hafaiedh et Samir Echeffi.

              Cette action revendiquée par le principal parti au pouvoir Ennahdha et par son président Ghanouchi est grave, il s’agit d’une nouvelle étape franchie pour étouffer les libertés et essayer de mettre au pas l’UGTT, principale force organisée qui défend les libertés et protège les démocrates des dangers des milices fascistes et de leurs commanditaires proches d’Ennahdha.

              Devant la gravité de la situation, la Commission exécutive de l’UGTT a décidée de riposter en appelant à une Grève Générale le jeudi 13 décembre 2012 avec comme principales revendications la dissolution des comités de « défense » de la révolution et la proclamation d’une feuille de route pour résoudre les principales questions en suspens.

              Des grèves régionales se sont déroulées jeudi 6 à Sfax, Sidi Bouzid Kasserine et Gafsa ; des manifestations regroupant des dizaines de milliers de personnes ont eu lieu

              Aussi, fidèles à nos traditions de luttes et de soutien à l’UGTT, nous vous appelons à venir manifester votre attachement aux libertés et au mouvement syndical tunisien libre et militant le

              Jeudi 13 décembre 2012 À 19 Heures

              Bourse du Travail République, Paris
              3, Château d’Eau, 75010 Paris
              Métro : République ; Jacques Bonsergent

              PREMIERS SIGNATAIRES ET PREMIERS SOUTIENS

              Signataires

              ADTF – AIDDA - ATF – ATMF - ATNF - AVJ FARHAT HACHED - COLLECTIF 3C - FTCR – IDEAL 92 - MCTF - REMCC – UTAC – UTIT

              Soutiens

              Syndicats : FO - SOLIDAIRES (attente de confirmation)- CFDT - CGT – FSU –

              Associations et Partis : ATAC - FASE - PCF


              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 10 décembre 2012 17:18

                PARIS/ Meeting de Solidarité avec le Syndicat Tunisien U.G.T.T.

                À BAS LES MILICES ANTI-SYNDICALES SOUTENUES PAR LE PARTI ENNAHDHA

                Jeudi 13 décembre 2012 À 19 Heures

                Bourse du Travail République, Paris
                3, Château d’Eau, 75010 Paris
                Métro : République ; Jacques Bonsergent

                http://www.legrandsoir.info/+pao-âmeeting-de-solidarite-avec-le-syndicat-tunisien-u-g-t-t+.html

                Salah HORCHANI


                • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 11 décembre 2012 19:40

                  Actualisation de la Liste des Organisateurs et des Soutiens

                  ORGANISATEURS

                  Associations :

                  ACDA - ADP - ADTF – AIDDA - AMF - ATF – ATMF - ATNF - AVJ FARHAT HACHED - COLLECTIF 3C - EL AMEL LYON FTCR – IDEAL 92 - Manifeste des Libertés - MCTF - REMCC – UTAC - UTIT- ZEMBRA

                  Partis politiques :

                  AL JOUMHOURI - AL MASSAR - MOUVEMENT DU PEUPLE - NIDA TOUNES France Nord - PTT (7 Congrès)

                  SOUTIENS

                  Syndicats :

                  FO - SOLIDAIRES (attente de confirmation) CFDT - CGT – FSU –

                  Associations et Partis politiques :

                  APT CORSE - ATTAC - CEDETIM - EELV - FASE - LDH - MRAP - NPA- PCF -.PG - PER A PACE CORSE -


                • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 11 décembre 2012 08:10

                  Tunisie – La grève générale s’organise avec le soutien des syndicats étrangers

                   

                  La première force syndicale du pays, l’UGTT a décrété la grève générale pour le 13 décembre dans tout le pays. Soutenue par les syndicats étrangers, elle semble déterminée à confronter le gouvernement via un « dialogue » qui doit rester pacifique selon les syndicalistes.

                  « Nous sommes déterminés. Il ne s’agit plus seulement de notre combat mais aussi d’une lutte pour la démocratie », déclare Samir Tahri, le secrétaire adjoint chargé de l’union régionale de l’UGTT. Depuis les évènements du 5 décembre devant le siège de la force syndicale où islamistes et syndicalistes se sont violemment affrontés, l’UGTT a donné le mot d’ordre : la grève générale tant que les comités de protection de protection de la révolution ne seraient pas dissous. Le syndicat a planifié une feuille de route publiée le lundi 10 décembre sur le déroulé de la grève et a déterminé les secteurs qui seront concernés. Ceux de la santé, de l’électricité et du gaz n’assureront qu’une grève partielle.

                  La force syndicale compte sur cette journée pour faire pression sur le gouvernement et mettre fin au bras de fer tendu qui se joue depuis plusieurs mois. Mais le mouvement a pris de l’ampleur et à l’étranger, les forces syndicales se sont rassemblées autour de l’UGTT à l’initiative de la CSI. La Secrétaire générale Sharan Burrow de la Confédération syndicale internationale a annoncé sa venue en Tunisie pour le 13 décembre.

                  Philippe Réau, Secrétaire général au service international de la CFDT (Confédération Française démocratique du travail) a déclaré que la centrale syndicale enverra probablement un représentant. La Force Ouvrière et la CGT ont affirmé chacune via des communiqués leur soutien à l’UGTT. Tout comme la CES (Confédération Européenne des Syndicats) et d’autres syndicats à l’étranger.

                  « Nous espérons bien évidemment que cela constitue une force de pression mais surtout que le dénouement aille vers un dialogue. » a déclaré Phillipe Réau.

                  Le syndicaliste a toutefois affirmé que :

                  « l’UGTT n’a plus le choix. Il est obligé de répondre de manière assez ferme face aux confrontations avec les milices ».

                  Ce soutien international arrive dans un moment où l’UGTT est encore incertaine sur l’issue de cette grève. « Nous sommes déterminés à maintenir cette grève tant que le dialogue est rompu » affirme Sami Tahri. Sa peur principale est que les discussions ne débouchent sur un « dialogue de sourd » mettant ainsi le pays dans une réelle impasse. Dans ce cas, l’UGTT ne sait pas encore quelle stratégie adopter. Face au coût économique que pourrait coûter une grève prolongée, Ahmed Chaffaï, le secrétaire général du syndicat régional, estime que la « responsabilité est celle de l’Etat ». L’Etat est pour l’instant resté silencieux depuis les évènements récents. Le Premier ministre Hamadi Jebali a promis une interview exclusive diffusée sur la chaine de télévision Hannibal TV mardi 11 septembre.

                  Rached Ghannouchi dénonce la « politisation » de l’UGTT

                  C’est surtout le leader du parti majoritaire Ennahdha, qui s’est beaucoup exprimé dans les médias ponctué par les interventions du Ministre de la santé, Abdellatif Mekki, ainsi que le Ministre des Affaires étrangères Rafik Abdesselem. Tous ont eu le même discours orienté vers la « politisation » du mouvement syndical. Rached Ghannouchi a déclaré sur les ondes de la radio ExpressFm que les « réclamations de l’UGTT sont politiques et non pas sociales » avant d’ajouter que

                  « Celui qui veut militer dans scène politique doit le faire avec les partis et non pas avec l’UGTT. Et les attaques contre l’UGTT est une affaire qui concerne la justice et ne nécessite pas une grève générale ; Pareil pour la dissolution des comités de protection de la révolution. »

                  L’accusation fréquente faite à l’UGTT de la part des militants islamistes sur l’implication politique du mouvement n’est pas fortuite. Le syndicat fait figure d’opposition au pouvoir depuis plusieurs mois, mais la grève du 13 décembre est réellement centré sur son attaque et les violences sociales qui ont ébranlé le pays depuis la rentrée. Les partis de l’opposition se sont d’ailleurs montrés discrets sur la grève et ont plutôt joué le retrait. « Mais le problème de la politisation de l’UGTT va se poser, car les mouvements de l’opposition semblent en effet un peu trop se reposer sur la force syndicale. » déclare Philippe Réau. La CFDT et l’UGTT ont signé des accords de coopération début novembre afin de définir les priorités techniques pour structurer la force syndicale :

                  « Je pense que l’UGTT n’a pas le choix aujourd’hui, elle est engagée dans un combat qui est celui de la lutte pour le respect de la démocratie. Mais je pense aussi, qu’elle voudrait se recentrer sur son rôle syndical, économique et social. »

                  Actuellement, l’UGTT et ses 750 000 adhérents jouent un rôle de contre-pouvoir qui pourrait être instrumentalisé à des fins politiques, si la crise actuelle s’accentue. Mais du côté des syndicats, les revendications restent aujourd’hui neutres. Ils ne demandent pas la démission du gouvernement comme on peut l’entendre parfois chez les plus extrémistes des progressistes mais la « dissolution des ligues de protection de la révolution », ces « milices » qui sont selon eux à la solde du parti Ennahdha.

                  Les milices ou les nouveaux anti-syndicalistes

                  C’est aussi le discours tenu par le parti Ennahdha qui a également accusé des « milices » de l’UGTT derrière les attaques de la place Mohamed Ali dans laquelle les mouvements de foule et les violences avaient fait des blessés des deux côtés. Or la manifestation qui s’est tenue samedi 8 décembre à l’appel des Ligues de protection de la révolution a bel et bien montré un mouvement regroupant plusieurs personnes contre la force syndicale. Beaucoup de manifestants revendiquaient leur appartenance au parti Ennahdha. Leurs slogans contre les « Rcdistes » qui seraient dans l’UGTT étaient les mêmes que ceux de la contre-manifestation organisée place Mohamed Ali le 5 décembre et qui a mené à l’affrontement. Les voix ont crié cette fois contre l’UGTT et en soutien avec ennahdha sur l’avenue Mohamed V à Tunis. Les manifestations de samedi ont montré clairement que les deux camps se divisent de plus en plus dans le paysage politique actuel. Les leaders ne semblent plus vouloir jouer le jeu du double discours qui, au contraire, se radicalise.

                  Vers l’impasse ou le changement

                  Les coups d’éclats de Rached Ghannouchi dans divers médias arabes semblent avoir empêché toute possibilité de dialogue avec l’UGTT. Le Secrétaire Général Houcine Abassi a même exprimé publiquement son refus de parler au leader du parti islamiste alors que ce dernier déclarait qu’il allait rencontrer le chef de la force syndicale. La situation est désormais plus que tendue même si beaucoup de figures syndicales ont exprimé leur volonté de rester dans une protestation « pacifique » comme le fils du leader historique, Nourredine Hached. Ce dernier est présent dans les discussions actuelles et tente de montrer la voie de l’apaisement.

                  Du côté du gouvernement, il se pourrait que la force syndicale constitue une réelle menace car les violences ont eu lieu après plusieurs victoires dans les négociations syndicales : les discussions sur les mouvements sociaux de Siliana ont joué en la faveur de l’UGTT qui a aussi obtenu une augmentation salariale dans les secteurs publics et privés le jour même de la commémoration de l’anniversaire de Farhat Hached.

                  « Il y a clairement une augmentation de la violence qui rend la situation plus qu’instable » renchérit Chaki Triki, le président de l’UTAP (Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche) dont le bureau a été incendié après qu’il ait publié un communiqué affirmant son soutien à l’initiative de l’UGTT. Il a refusé de porter des accusations directes mais a affirmé que l’acte était criminel. D’autres forces syndicales comme l’UTICA (Union tunisienne de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat) se ont unies au mouvement mais c’est surtout le soutien de la CGTT (Confédération Générale Tunisienne du Travail ) qui a été le plus surprenant pour les membres de l’UGTT. Connu pour être le rival de l’UGTT, la CGTT a affirmé son soutien sans pourtant décréter une grève. Cela lui a même valu la création d’un doublon de sa page Facebook qui appelle à être contre la « grève ». La CGTT a dû publier un démenti aujourd’hui.

                  A deux jours de la grève générale, la Tunisie a le choix entre plusieurs scénarios mais deux semblent dominer : La capacité du mouvement syndical à remettre à l’ordre du jour la problématique socio-économique. Cette préoccupation majeure de la révolution semblait avoir longtemps été mise de côté au profit des empoignades politiques et de la question salafiste. Si tel est le cas et qu’un dialogue est engagé, la grève peut être facteur d’un réel changement de politique de la part du gouvernement et imposer un rééquilibrage des forces politiques. Sinon, le bras de fer actuel risque d’empirer et de se solder par des affrontements de plus en plus violents au sein même de la population qui semble désormais divisée en deux clans bien distincts.

                  Source :

                  http://blog.slateafrique.com/tawa-fi-tunis/2012/12/10/tunisie-la-greve-generale-s%e2%80%99organise-avec-le-soutien-des-syndicats-etrangers/

                  Salah HORCHANI


                  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 11 décembre 2012 08:38

                    Déclaration de la IVe Internationale : Pour la défense de la révolution tunisienne, solidarité avec la grève générale du 13 décembre !

                    Jeudi 13 décembre, pour la troisième fois de sa longue histoire, l’UGTT (Union générale tunisienne du travail) appelle à une journée de grève générale. En agissant ainsi, elle ne cherche pas seulement à protester contre l’attaque de son siège national par des milices islamistes, le 4 décembre, elle cherche également à défendre l’avenir même de la révolution.

                    Si le parti au pouvoir Ennadha lance ses milices à l’assaut des locaux syndicaux, c’est qu’il estime que l’UGTT est la colonne vertébrale de la résistance à sa tentative de soumettre l’ensemble de la société à son modèle réactionnaire et religieux.

                    Depuis des mois, Ennadha multiplie ses attaques contre les travailleurs, les femmes et les jeunes. Visiblement, le fait d’avoir dû partiellement reculer suite à la grève générale de Siliana, la semaine précédente, a poussé Ennadha à chercher désormais à terroriser les militants syndicaux.

                    Si Ennadha veut briser l’UGTT, c’est parce la centrale syndicale joue un rôle irremplaçable dans la résistance à la poursuite de la politique économique et sociale néo-libérale héritée de Ben Ali. Le pouvoir veut notamment continuer à pouvoir vendre les sociétés publiques à ses amis du Quatar.

                    Si Ennadha agit ainsi, c’est aussi parce que l’UGTT, qui a des liens anciens avec les organisations féministes, constitue un obstacle dans sa volonté de remettre en cause les droits étendus dont bénéficient les femmes depuis 1956.

                    La révolution tunisienne est aujourd’hui à la croisée des chemins. En attaquant le siège de l’organisation syndicale qui a été la matrice du mouvement pour l’indépendance, Ennadha veut instaurer une rupture. Elle veut écrire une nouvelle histoire basée sur des principes réactionnaire et religieux.

                    La longue tradition de luttes du peuple tunisien rend possible une contre-offensive victorieuse, comme le prouve l’ampleur des grèves régionales et des manifestations qui ont immédiatement suivi l’attaque du siège de l’UGTT le 4 décembre.

                    La IVe Internationale et ses sections expriment leur solidarité la plus large à la grève générale du jeudi 13 décembre et s’engagent à faire en sorte que s’exprime la solidarité la plus large à cette grève.

                    Le 9 décembre 2012

                    Source :

                    http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1383

                    Salah HORCHANI


                    • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 11 décembre 2012 18:46

                      Tunisie : des pourparlers en cours pour éviter une grève générale

                      (Il y a 5 heures)

                      TUNIS — Des pourparlers entre le gouvernement et le principal syndicat de Tunisie ont repris mardi afin de trouver un compromis susceptible d’annuler la grève générale prévue jeudi pour dénoncer une attaque islamiste contre des syndicalistes, a indiqué la centrale UGTT à l’AFP.

                      « Les négociations concernent les revendications de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et si un compromis est trouvé, on pourra annuler » la grève, a indiqué un porte-parole de la centrale syndicale, Ghassen Ksibi.

                      Les pourparlers « continueront jusqu’au bout », a-t-il ajouté, précisant qu’en cas d’échec mardi, une nouveau round aurait lieu mercredi afin d’éviter le débrayage national prévu le 13 décembre.

                      Une médiation conduite par un ancien dirigeant syndicaliste a échoué durant le week-end.

                      La principale revendication de l’UGTT est la dissolution de la Ligue de protection de la révolution, une sorte de milice aux méthodes brutales soutenant le parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement tunisien.

                      Les syndicalistes accusent cette ligue d’avoir attaqué dans l’impunité la semaine dernière un cortège de l’UGTT, poussant sa direction à appeler à une grève nationale pour forcer le gouvernement à démanteler cette organisation.

                      Les relations entre l’UGTT et Ennahda, les deux plus importantes forces du pays, se sont tendues ces dernières semaines, et nombre d’observateurs craignent que ce conflit ne provoque de nouvelles vagues de violences dans le pays.

                      Dans son histoire, l’UGTT, qui revendique un demi-million de membres, n’a appelé qu’à deux grèves nationales, l’une en 1978 dont la répression a fait des dizaines de morts, et une autre de deux heures, le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Ben Ali.

                      Parallèlement, le ressentiment des Tunisiens à l’égard du pouvoir est alimenté par les espoirs déçus de la révolution face aux difficultés économiques et l’impasse politique dans laquelle le pays est plongé, faute d’un compromis sur la future Constitution.

                      Source :

                      http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iayLIutR3w6AITMjVTajCREz Qz2w?docId=CNG.385b8d7939ed36f30ffde15d675d544d.d91

                      Salah HORCHANI


                      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 11 décembre 2012 19:14

                        Dix bonnes raisons de soutenir l’UGTT

                        Par Moez BEN SALEM

                        J’ai choisi de soutenir l’UGTT qui a décrété une grève générale dans tout le pays pour la journée du jeudi 13 décembre 2013 et ce pour les raisons suivantes :

                        1) En soutenant l’UGTT, je choisis de soutenir une grande institution, dont l’histoire est indissociable de celle de la Tunisie contemporaine et dont le fondateur a payé de sa vie son combat pour la libération de notre pays

                        2) En soutenant l’UGTT, je ne m’oppose pas de façon systématique à l’action gouvernementale, bien au contraire, je m’oppose à ce qu’un groupuscule d’individus extrémistes imposent leurs idées rétrogrades à ce gouvernement

                        3) En soutenant l’UGTT, je m’oppose à la notion de parti-état, plus explicitement je m’oppose à ce qu’il y ait confusion entre parti Ennahdha et Etat tunisien

                        4) En soutenant l’UGTT, j’insurge contre l’immixtion insupportable du chef du parti Ennahdha dans la gestion des affaires du pays

                        5) En soutenant l’UGTT, je condamne fermement les actes de violences sous toutes leurs formes

                        6) En soutenant l’UGTT, j’exprime ma totale opposition à l’existence de milices armées violentes agissant sous les ordres d’un parti politique

                        7) En soutenant l’UGTT, je condamne fermement l’acte immoral consistant à s’attaquer à des syndicalistes qui s’apprêtaient à commémorer le 60ème anniversaire du décès d’un grand leader

                        8) En soutenant l’UGTT, je soutiens sans équivoque le principe de l’action syndicale, ainsi que les libertés sous toutes leurs formes

                        9) En soutenant l’UGTT, je suis conscient qu’il y aura des pertes pour notre pays, mais je suis également conscient qu’il sera possible de compenser ces pertes, par exemple en allant travailler durant une journée supposée être fériée

                        En soutenant l’UGTT, je soutiens l’Etat de Droit et la souveraineté de mon pays et en définitive, je soutiens la DEMOCRATIE contre la THEOCRATIE


                        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 11 décembre 2012 20:50

                          Tunisie : un accord en vue pour annuler la grève générale

                          Le gouvernement tunisien et le syndicat UGTT ont indiqué mardi soir être proches d’un accord pour annuler la grève générale de jeudi, alors que la Tunisie connaît de profondes tensions politiques et sociales deux ans après sa révolution.

                          « Une séance de négociations entre le gouvernement et l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) a conduit à un projet d’accord sur l’annulation d’une grève générale jeudi », a indiqué le gouvernement sur sa page Facebook.

                          Le ministre des Affaires sociales, Khalil Zaouia, a déclaré, selon l’agence d’Etat TAP, que le détail du compromis serait annoncé une fois qu’il sera approuvé par le Premier ministre, Hamadi Jebali, et par l’instance dirigeante du syndicat.

                          Le secrétaire générale adjoint de la centrale syndicale, Belgacem Ayari, a lui aussi indiqué que l’accord pourrait « aboutir à l’annulation de la grève générale ».

                          L’appel au débrayage national jeudi vise à dénoncer une attaque du siège du syndicat la semaine dernière par la Ligue de protection de la révolution, sorte de milice proche des islamistes d’Ennahda, le parti qui dirige le gouvernement.

                          La principale revendication de la centrale syndicale est la dissolution de cette organisation et des poursuites judiciaires contre les responsables de l’attaque.

                          Un autre secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri, a toutefois déclaré lors d’une conférence de presse à Tunis que « la grève tient toujours, tout accord devant être entériné par la commission administrative de l’UGTT », l’instance dirigeante du syndicat.

                          Le président Moncef Marzouki, a annulé un déplacement en Pologne et en Bulgarie cette semaine « en raison de la situation délicate dans le pays et de la montée des frictions politiques », selon la présidence.

                          L’appel à une grève générale intervient dans un climat de tensions en Tunisie, où les manifestations sociales dégénérant en violences et les attaques de groupuscules islamistes se multiplient sur fond d’impasse politique, faute d’un compromis sur la future Constitution.

                          Ainsi, un conflit social à Siliana (sud-ouest de Tunis) a dégénéré fin novembre en cinq jours d’affrontements entre manifestants et policiers, faisant quelque 300 blessés.

                          L’UGTT — qui revendique un demi-million de membres— a reçu mardi une multitudes de témoignages de sympathie, et dans la soirée des centaines de sympathisants manifestaient bougies à la main et en chantant devant son siège.

                          « La Confédération syndicale internationale (CSI) exprime sa solidarité et tous les syndicats affiliés ont été choqués par l’attaque contre l’UGTT, qui est un pilier de la nouvelle démocratie », a déclaré Jaap Wienen, le numéro deux de la CSI, qui revendique 150 millions d’adhérents à travers le monde.

                          La Tunisie fêtera le 17 décembre le début de sa révolution, la première du Printemps arabe, sur fond de désillusion face à la misère et au chômage persistant dans le pays.

                          Source :

                          http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Tunisie-un-accord-en-vue-pour-annuler-la-greve-generale.htm?&rub=6&xml=newsmlmmd.03c6cf6fa138889ed191a82ef208370d.a11.xml

                          Salah HORCHANI


                          • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 12 décembre 2012 16:50

                            Annulation de la Grève Générale

                            La Commission Administrative de l’UGTT a décidé d’annuler la Grève Générale.

                            Salah HORCHANI


                            • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 12 décembre 2012 22:32

                              Tunisie : l’UGTT annule son appel à la grève

                              Le principal syndicat tunisien a annulé, ce mercredi 12 décembre, son appel à la grève générale de jeudi. Cette décision intervient au lendemain de l’annonce d’un projet de compromis avec le gouvernement. Houcine Abassi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) invoque « le climat d’insécurité » pour expliquer l’annulation de la grève. L’organisation syndicale réclamait, entre autres points, une ferme condamnation des actes de violence de la Ligue de protection de la révolution contre l’UGTT.

                              Parallèlement à l’annulation de la grève, le syndicat a précisé qu’il publiera une motion générale appelant « à l’unité et à la vigilance par rapport à tout ce qui se trame - publiquement et en secret - contre l’UGTT », lit-on dans la page Facebook officielle de la centrale.

                              De son côté, Houssine Abassi a déclaré que « la décision a été prise d’annuler la grève en raison de la situation difficile que traverse le pays, des tensions existantes, du climat d’insécurité, des menaces à nos frontières et pour préserver la paix sociale ». Il aura fallu six heures de discussions tendues entre les 81 délégués de l’organisation syndicale et un vote « à majorité très serrée » - selon un des délégués syndicaux - pour arriver à cette décision.

                              Le bras de fer entre l’UGTT et Ennahda

                              Le dernier bras de fer qui opposait le principal syndicat tunisien au gouvernement dirigé par les islamistes du parti Ennahda date du 5 décembre. Ce jour-là, l’UGTT avait appelé à une grève générale, le jeudi 13 décembre, dans l’ensemble du pays. La centrale indiquait alors qu’elle entendait protester ainsi contre une attaque de son siège, le 4 décembre, à Tunis, perpétrée, selon elle, par des membres de la Ligue de la protection de la révolution, sorte de milice pro-Ennahda aux méthodes brutales. Les syndicalistes l’accusent également d’agressions contre ses membres. L’UGTT réclamait, avant tout, la dissolution de la Ligue et des poursuites judiciaires contre les auteurs des violences.

                              Sur ce point, l’accord ne prévoit pas la dissolution de la Ligue mais envisage néanmoins la création d’une commission d’enquête conjointe, formée par le gouvernement et l’UGTT.

                              Fer de lance de la contestation

                              Dans le climat de tensions que connaît actuellement la Tunisie, l’appel à la grève laissait craindre des heurts. Lorsque l’UGTT avait lancé son appel à la mobilisation, la semaine dernière, le gouvernement l’avait vivement dénoncé, d’autant plus que le dernier grand mouvement social datait à peine de quelques jours. Fin novembre, en effet, une grève régionale lancée à Siliana, dans le sud-ouest du pays, s’était transformée en cinq jours d’affrontements entre policiers et manifestants, faisant 300 blessés.

                              L’UGTT, qui compte un demi-million de membres, est la plus grosse organisation du pays. C’est elle qui était en première ligne lors de la contestation de Siliana et dans d’autres régions déshéritées de la Tunisie. Fer de lance de la contestation, l’UGTT apparaît, en ce moment, comme le principal contre-pouvoir du pays. Ennahda l’accuse d’ailleurs régulièrement de se mêler de politique et d’attiser les tensions sociales dans le pays. Les déclarations du chef du parti islamiste, Rached Ghannouchi, vont dans ce même sens lorsqu’il déclare que « l’UGTT doit être une organisation syndicale et non pas un parti d’opposition ».

                              L’histoire de l’UGTT ne compte pourtant que deux appels à la grève nationale. L’une de ces grèves eut lieu en 1978 et l’autre a duré deux heures. C’était le 12 janvier 2011, deux jours avant la chute du régime de Ben Ali. Le 17 décembre prochain, la Tunisie fêtera le deuxième anniversaire du début de sa révolution.

                              Source :

                              http://www.rfi.fr/afrique/20121212-tunisie-ugtt-annule-son-appel-greve

                              Salah HORCHANI


                              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 12 décembre 2012 22:55

                                Souhaitons que ladite Commission d’Enquête Mixte soit un dernier pas avant la disparition de ces « Ligues » !

                                Salah HORCHANI


                              • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 13 décembre 2012 08:52

                                MAINTIEN du Meeting de Solidarité avec le Syndicat Tunisien U.G.T.T. à PARIS

                                Jeudi 13 décembre 2012 À 19 Heures - Bourse du Travail République

                                COMMUNIQUÉ DU COMITÉ D’ORGANISATION

                                Comme vous le savez l’UGTT a pris la décision d’annuler la grève générale prévue le jeudi 13 décembre 2012.

                                Le Secrétaire général de l’UGTT a justifié cette décision d’apaisement par « la nécessité de préserver la sécurité du pays et d’éviter les risques pouvant menacer sa stabilité ».

                                Suite à la réunion de ce soir et après réflexion et concertation nous avons pris la décision de maintenir le meeting de solidarité avec l’UGTT qui se déroulera comme prévu de 19 H à 22 H à la Bourse de travail République 29 Boulevard du Temple 75 003 Paris.

                                En plus de l’intervention des organisateurs de ce meeting, il y aura des interventions des syndicats français, la projection d’un documentaire et l’intervention d’un responsable national de l’UGTT.

                                NOUS DEMANDONS À TOUTES ET À TOUS DE RELAYER L’INFORMATION DU MAINTIEN DU MEETING DE SOLIDARITÉ AVEC L’UNION GÉNÉRALE TUNISIENNE DU TRAVAIL


                                • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 13 décembre 2012 19:16

                                  Tunisie : La « Nuit des bougies », une lueur d’espoir dans l’hiver islamiste

                                   

                                  La « Nuit des bougies » a drainé, mardi soir, des centaines de personnes à la Place Mohamed Ali, siège de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt). Les artistes et intellectuels se montrent solidaires de la centrale syndicale.

                                  La nuit tombée, la Place symbolique était noire de monde. Universitaires, défenseurs des droits de l’homme, avocats, médecins, artistes de tout bord et autres représentants de la société civile étaient au rendez-vous avec leurs bougies allumées.

                                  Ils sont venus le soir, pour exprimer leur solidarité avec l’Ugtt, dont le bureau exécutif était réuni, à l’intérieur du bâtiment, pour discuter des termes de l’accord obtenu avec le gouvernement sur l’annulation de la grève annoncée pour le jeudi 13 décembre. Les négociations, qui ont duré toute la journée, au palais du gouvernement, à la Kasbah, ont réuni 5 vice-présidents de l’Ugtt et 5 ministres.

                                  Tout en essayant de s’informer de l’évolution de la situation, les manifestants faisaient de la musique, chantaient et alternaient pour faire des discours politiques...

                                  Dans un autre coin, des hommes de théâtre déclamaient des poèmes ; d’autres laissaient leurs empreintes sur les murs avec des graffitis ; d’autres discutaient sagement de la situation dans le pays, des ratés du gouvernement et des pratiques autoritaires du parti Ennahdha (au pouvoir). D’autres sujets ont été imposés par l’actualité de ces derniers jours : les éléments d’Al-Qaïda déployés dans les régions frontalières avec l’Algérie et préparant (déjà) le jihad dans un pays, la Tunisie, qui était longtemps prémuni contre ce genre d’extrémisme !

                                  De temps en temps, on entend des slogans hostiles au gouvernement, des appels à sa chute, et des rappels des récents évènements, notamment des affrontements à Siliana, et, surtout, des appels à la dissolution des « ligues de la protection de la révolution » considérées comme le bras armé du parti Ennahdha

                                  Un air de fête certes, mais l’inquiétude se lisait dans le regard grave de tous les présents.

                                  Ici, la nuit est froide et longue. Après le « printemps de la révolution de la liberté et de la dignité », la crainte de « l’hiver islamiste » est bien réelle.

                                  Source :

                                  http://www.kapitalis.com/63-fokus/13337-tunisie-la-nuit-des-bougies-une-lueur-d-espoir-dans-l-hiver-islamiste.html

                                  Salah HORCHANI


                                  • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 13 décembre 2012 19:37

                                    Tunisie : la grève générale annulée, mais le syndicat maintient la pression

                                    La commission administrative de l’UGTT a annulé la grève générale prévue pour aujourd’hui en Tunisie. Le syndicat a toutefois maintenu la pression en lançant un ultimatum au gouvernement.

                                    C’est un bras de fer stupéfiant entre l’UGTT et le gouvernement qu’a vécu la Tunisie ces derniers jours. Il a fallu attendre les dernières 48 heures pour que le gouvernement appelle à des négociations avec l’UGTT pour trouver une issue négociée à la crise secouant le pays et annonçant un dérapage dangereux. Finalement, un accord a été obtenu à l’arraché, mardi en fin d’après-midi, mais il doit être validé par la commission administrative du syndicat.

                                    Le projet d’accord consiste en premier lieu en un engagement de la part du gouvernement à présenter des excuses officielles à l’UGTT suite aux incidents du 4 décembre, ainsi qu’une condamnation par le gouvernement des violences exercées par les ligues de protection de la révolution. Il s’agit aussi de constituer une commission conjointe UGTT-gouvernement pour enquêter sur les événements du 4 décembre, avec un engagement du gouvernement à accélérer la publication des résultats de l’enquête (dix jours pour la composition de la commission et un mois pour les résultats).

                                    Enfin, l’UGTT déposera une plainte judiciaire contre les ligues de protection de la révolution en vue de leur dissolution. Cet accord n’a pas été facile à valider auprès de la commission administrative de la centrale syndicale, dont l’aile dure voulait maintenir la pression sur le gouvernement.

                                    « Ce n’est pas la première fois que le gouvernement fait des promesses. Il ne les a jamais tenues », s’inquiète le secrétaire général du Syndicat de l’enseignement secondaire, Lassaâd Yaakoubi. Pour sa part, Sami Tahri, membre du bureau exécutif et porte-parole de l’UGTT, pense que « la violence devrait être bannie de la scène politique. Or, ce sont ces ligues de protection de la révolution qui sont derrière ces dépassements. Il faut donc les éradiquer ». Avec l’annulation de la grève, c’est la première mi-temps qui a été achevée. Reste l’application de cet accord. C’est une autre histoire. « Le gouvernement d’Ennahda n’a jamais tenu parole », indique le syndicaliste universitaire Moncef Ben Slimane.

                                    Source :

                                    http://www.elwatan.com/international/tunisie-la-greve-generale-annulee-mais-le-syndicat-maintient-la-pression-13-12-2012-195702_112.php

                                    Salah HORCHANI


                                    • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 13 décembre 2012 23:49

                                      Qui veut voyager loin, ménage sa monture…

                                      Par Ali Gannoun

                                      L’UGTT a décidé de suspendre la grève générale prévue pour le 13 décembre. Certains d’entre nous se sentent bafoués, trahis et abusés. Pour eux la grève a suscité l’espoir de venir à bout des assassins de la liberté et en finir avec les traitres de la nation.

                                      Or, aujourd’hui, la Tunisie est un grand corps malade et toute secousse d’envergure peut l’emporter à jamais. Il faut donc savoir agir en préservant l’essentiel. Faire de la politique ne peut être la recherche de la confrontation à n’importe quel prix : Il faut savoir optimiser sous contraintes tout en mesurant ses forces et ses faiblesses. Il y a une grande différence entre décréter la grève générale et l’appliquer. La décréter est moyen de pression sur le gouvernement et ses alliés. C’est aussi le meilleur moyen de sonder la mobilisation de la population et son degré d’engagement pour mener les batailles socio-économiques qui feront sortir le pays du marasme actuel. Sur ce plan, l’UGTT a réussi. La mobilisation était quasi-générale et la Tunisie consciente a retroussé ses manches pour se mettre en ordre de bataille. Réaliser la grève générale est une autre paire de manches. C’est une cartouche unique, ou on atteint la cible ou on se fait dévorer par une contre-attaque ! Dans ce cas, la Tunisie et les tunisiens n’ont pas suffisamment de force pour repousser les assaillants : il y a toujours dans la population certaines personnes qui croient au père Ghannouchi et à sa hotte de cadeaux (empoisonnés). Ils sont les plus récalcitrants et les plus difficiles à convaincre. Nous devons nous en méfier comme du lait sur le feu tout en essayant de les convaincre de la fausse route dans laquelle ils se sont engagés.

                                      Maintenant, analysons à tête reposée l’annulation de la grève. Premier constat, Rached El Ghannouchi, qui bombait son torse pour un oui ou pour un non, s’est vu contraint d’étaler en plein jour son hypocrisie et sa trouille. Le gouvernement a attrapé la diarrhée et a accouru chercher des remèdes (Imodium, Spasfon et autres) chez la centrale syndicale. Toutes ces grandes gueules, et de surcroit tous ces petits imbéciles, sont allés quémander la clémence et le pardon à la Place Mohamed Ali. De géants en carton, ils ont repris leur vraie dimension : de simples rongeurs. Qu’ils hurlent leur victoire !ils ne font que se mettre à nu devant la population : magouilles, tromperies, lachété et vice sont leurs uniques habits !!

                                      Bien sur, Mehrzia Laabidi et Hlima Maalej ont salué la défaite de l’UGTT et la victoire d’Ennahdha et ses sbires, permettez-moi de vous dire qu’il m’est souvent arrivé de croiser des fous, enfourchant un bout de bois, qui croyaient conduire une Ferrari !

                                      El Ittihed est sorti par le haut tandis que le gouvernement l’a fait par les égouts, à nous de monnayer de cette situation. Il est clair que nous sommes en face de deux forces : celle du mal et celle de la responsabilité. En annulant la grève, l’UGTT a montré qu’elle sait faire de la politique intelligente. En revanche, en poussant vers la grève, Ennahdha a montré qu’elle est un parti d’irresponsables et d’inconscients, mais qui ne peut résister à la force populaire. La loi du tout ou rien n’est pas bonne en politique et faut savoir tirer profit de tous les avancées syndicales. L’UGTT est une carte d’atout qui servira pour le tour final. Elle du coté du peuple et rien que pour ça, il faut la soutenir.

                                      Ne tirez pas trop vite sur El Abassi mais mettons-nous avec lui pour réclamer et obtenir la dissolution des comités de protection de la révolution et la fin de l’existence de la constituante de malheur.


                                      • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 15 décembre 2012 09:25

                                        Tunisie - Grève de l’UGTT : La Paix des Braves et la victoire des modérés !

                                        Tout au long d’une semaine mémorable, les Tunisiens ont retenu leur souffle car l’indignation sincère de l’écrasante majorité contre l’attaque de l’UGTT n’a aucunement été incompatible avec la profonde inquiétude que la grève générale nous enlève beaucoup plus qu’elle nous donne.

                                        En clair, la crainte que cette démonstration de force de l’UGTT, aussi ’’nécessaire’’ soit-elle pour démontrer à Ennahdha et ses satellites qu’il existe en Tunisie un autre pôle capable de contrebalancer son pouvoir, ne dégénère en instabilité.

                                        Cette sacro-sainte stabilité sociopolitique qui reste invariablement en tête de liste des exigences des investisseurs, aussi bien tunisiens qu’étrangers, pour donner libre-cours à leurs affaires dans le pays, était l’enjeu réel de la grève générale. Pas, comme beaucoup le disaient, juste la perte d’une journée de travail.

                                        Quoi qu’Ennahdha en pense, les gens de l’UGTT, ainsi que l’a dit son secrétaire général, Houcine Abassi tout de suite après la décision de la Commission administrative de la Centrale syndicale d’annuler la grève générale, sont invariablement restés du côté de l’union nationale et ne sont sortis de leurs gonds qu’après plusieurs attaques qui ont culminé le 4 décembre contre leur propre siège, Place Mohamed Ali, par des milices organisées usant d’armes blanches, pierres, couteaux, gourdins et gaz paralysant, causant de graves dégâts matériels et blessant les gens de l’UGTT.

                                        Les événements ont démontré que l’UGTT est restée en position de force, et si elle a choisi (après des débats de plus de 7h quand même) de répondre favorablement à la main tendue du gouvernement, ce fut la Paix des Braves alors que les membres de la Commission administrative de l’UGTT se sont d’abord assurés que leurs réclamations du 5 décembre soient satisfaites : la poursuite des agresseurs, la dissolution des Ligues de protection de la révolution, la présente d’une plainte auprès de l’OIT...

                                        Ces événements qui faisaient craindre le pire ont également eu l’effet de donner audience aux acteurs les plus représentatifs de cette société tunisienne réputée médiane depuis des siècles. Les ’’Sages’’, ainsi qu’on les appelle, se sont déployés dans toutes les directions pour mener les uns et les autres à la table des négociations et les éloigner des discours tapageurs et irresponsables des extrémistes de tous bords. La victoire de ces modérés atteste aujourd’hui que, quelle que soit la crise par laquelle passera notre pays, la majorité ne cessera pas de réclamer la voie du débat, au corps défendant des ’’fin-de-mondistes’’ !

                                        Source :

                                        http://www.webmanagercenter.com/actualite/idees-et-debats/2012/12/13/128719/opinion-tunisie-greve-de-l-ugtt-la-paix-des-braves-et-la-victoire-des-moderes

                                        Salah HORCHANI

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