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Accueil du site > Actualités > Politique > Congrès du PS : le cas Hamon et l’hypothèse Peillon

Congrès du PS : le cas Hamon et l’hypothèse Peillon

Ainsi, à quelques jours du dépôt des motions, une première clarification a eu lieu au sein du Parti socialiste. Inutile de gloser à l’infini sur les tractations de couloirs qui ont permis cette clarification, il s’agit de politique et donc de l’art de passer des alliances et de faire des compromis. Il ne sert à rien en la matière de jouer les vierges effarouchées : en politique, on n’a jamais raison tout(e) seul(e)...

Constatons que quatre axes principaux se sont dégagés des tractations de ces dernières semaines, parmi lesquels les militants auront à faire un premier tri. Notons également que du poids respectif qu’auront donné les militants à ces quatre forces dépendra en grande partie la deuxième phase de clarification qui déterminera, à l’issue du vote sur les motions, un pôle majoritaire et un voir deux pôles minoritaires, ainsi que le nom du prochain premier secrétaire.

Passons en revue les quatre forces principales en présence :

1. L’aile ségo-libérale
Ségolène Royal a finalement noué une alliance avec les animateurs de "La ligne claire", les barons de province du socialisme, comme le maire de Lyon, Gérard Collomb, et le patron des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, mais aussi le député de l’Essonne Manuel Valls, le très "libéral compatible" et qui plaide pour le renoncement du Parti socialiste à sa référence au socialisme. Nous trouvons là tous ceux qui au PS penche vers une redéfinition de la stratégie d’alliance du Parti socialiste en la déportant vers le MoDem. De Royal à Valls et de Valls à Bayrou, il y a là en effet une certaine cohérence politique social-libéral ;

2. Le centre delano-démocrate
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s’est allié à l’actuel premier secrétaire, François Hollande, dont le poids reste fort dans les fédérations socialistes, et vient d’enregistrer un soutien de poids en la personne de Jean-Marc Ayrault, le patron des députés socialistes à l’Assemblée nationale et qui fut très proche de Ségolène Royal durant la campagne des présidentielles. Ce dernier souhaite d’ailleurs que Delanoë "tende la main à Ségolène Royal et à ses amis". Ils sont la première partie du pôle social-démocrate.

3. Le centre social-aubryiste
La maire de Lille, Martine Aubry, est quant à elle à la tête d’une coalition qui réunit des strauss-kahniens (comme Jean-Christophe Cambadélis), Arnaud Montebourg, Laurent Fabius et ses amis, ainsi que de nombreux cadres du Nord-Pas-de-Calais. Eux aussi sont des sociaux-démocrates avec une coloration sociale légèrement plus marquée.

4. L’aile hamo-réformiste
Benoît Hamon est parvenu à réunir la gauche du Parti socialiste : Henri Emmanuelli, les anciens ministres Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, et enfin Gérard Filoche. Si la social-démocratie n’est pas une appellation en laquelle ils se reconnaissent, on note dans leurs différentes contributions l’émergence d’un socialisme moderne, adepte de la réforme, à la fois ambitieux et ancré dans les réalités du XXIe siècle, très européen.

Manque Moscovici qui après avoir longtemps tenu la corde aura finalement fait les frais de ce petit jeu des alliances. Il se déterminera sans doute bientôt, sans que cela puisse sensiblement changer la donne. Nous possédons donc à cette heure de toutes les cartes qui nous permettent de nous lancer dans un petit jeu de prospective politique :

Première hypothèse : La motion delano-démocrate arrive en tête - Le maire de Paris est en position de maintenir sa candidature à la tête du PS et l’hypothèse d’un rapprochement avec la branche ségo-libérale devient envisageable. A moins que Bertrand Delanoë ne préfère faire l’union des sociaux-démocrates en privilégiant une alliance avec Martine Aubry. S’il ne faisait pas ce choix, cette dernière pourrait alors décider soit de rejoindre l’axe qui se serait constitué à la droite du PS, soit de s’allier avec Benoît Hamon et constituer un pôle minoritaire qui plus conséquent aurait d’autant plus les moyens de peser. En tout état de cause, Delanoë deviendrait premier secrétaire du PS.

Deuxième hypothèse : La motion ségo-libérale arrive en tête - En ce cas, il est fort probable que ni Delanoë ni Aubry ne consente à faire l’appoint et qu’ils décident en conséquence de se rapprocher, faisant candidat au poste de premier secrétaire celui des deux qui serait devant l’autre. Le reste dépendrait alors très fortement du poids du pôle hamo-réformiste tel qu’il serait ressorti du vote des militants, lequel pôle - quoi qu’en espère depuis longtemps les ségolénistes - ne devrait pas consentir à s’allier par-dessus les centres avec l’aile ségo-libérale. Ainsi, si Benoît Hamon réussit son pari de fédérer les forces de gauche de ce parti et à peser suffisamment lourd, il serait en position d’entrer dans la constitution d’une majorité qui, penchant clairement à gauche (c’est-à-dire en particulier assez loin du MoDem) n’aurait d’autre choix que de s’atteler à l’élaboration de ce projet ambitieux, innovant et cohérent dont a fini par désespérer la gauche.

Cette deuxième hypothèse est selon moi la plus probable, qui donnerait quelque 25 à 30 % aux motions delano-démocrate et ségo-libérale, 20 à 25 % à la motion social-aubryiste et 15 à 20 % à l’aile gauche du PS. Quelques points en plus ou en moins ici ou là conduiraient soit à une majorité étriquée qui verrait le Parti socialiste continuer dans l’immobilisme où chacun des présidentiables s’efforceraient de miner l’avènement de tous les autres, soit à une majorité conséquente et contrainte cette fois de produire ce projet moderne et de gauche qu’on attend depuis trop longtemps et qui consacrerait l’émergence d’un véritable Nouveau Parti socialiste.

On l’aura compris - et même si j’attends encore de me plonger dans la lecture des motions - je penche pour ma part pour apporter mon soutien à la motion portée par Benoît Hamon et ses amis, avec l’espoir que ceux-ci pèsent suffisamment pour entrer dans une synthèse majoritaire qui orienterait vers l’action et l’audace l’ensemble du Parti socialiste.

A moins que...

L’hypothèse Vincent Peillon - Je l’ai dit depuis longtemps, un congrès de reconstruction aurait été un congrès qui pour en finir avec les vieilles querelles stériles aurait mis sur la touche les vieux querelleurs, c’est-à-dire cette génération de responsables issue du mitterrandisme et qui s’entre-déchirent depuis une à deux décennies, les Delanoë, Royal, Hollande et Aubry rejoignant sur les lignes arrières les DSK, Fabius et Jospin. On aurait eu alors un congrès qui aurait fait la part belle à un débat de fond et qui se serait articulé autour de nouvelles personnalités et en particulier celles de Vincent Peillon et Benoît Hamon. Le moins qu’on puisse dire est qu’on refusa de s’engager dans une telle direction de rupture.

Néanmoins, paradoxalement, en se neutralisant les uns les autres, les barons du mitterrandisme pourraient n’avoir en définitive d’autre porte de sortie que de se mettre d’accord autour d’un autre que l’un d’entre eux. Or, il apparaît de plus en plus clairement et à de plus en plus de socialistes que Vincent Peillon puisse être celui-là.

La solution Peillon aurait un double avantage, dont le deuxième est un handicap : non seulement le PS sortirait par le haut de son congrès et dans une certaine unité, un Parti socialiste suffisamment solide pour se mettre enfin sérieusement à son travail d’opposition au sarkozysme et de proposition d’une alternative innovante à gauche. Mais, en sus, il ne faudrait alors pas six mois à Vincent Peillon, premier secrétaire du Parti socialiste, pour acquérir auprès des Français aussi bien notoriété que popularité. Ce qui de facto en ferait rapidement le meilleur des présidentiables - fait qui constitue en réalité le frein majeur à la concrétisation d’une telle hypothèse, tant les vieux présidentiables auront à cœur d’étouffer dans l’œuf une menace qui pèserait trop lourdement sur leurs ambitions personnelles.

Aussi, cette hypothèse Peillon ne pourra surgir que d’une pression exercée très fortement depuis les militants, qui siffleraient la fin de la récréation des ego.

Nota Bene : aux nombreux ségolénistes qui continuent d’espérer en une possible alliance avec Benoît Hamon qui ferait l’appoint nécessaire à Ségolène Royal, je voudrais suggérer de visionner très attentivement la déclaration limpide de ce dernier et qu’il fit à l’issue de l’université d’été de la Rochelle. Ils comprendront alors combien une telle alliance relève du fantasme, combien les bras dans lesquels s’est désormais précipitée Ségolène Royal ne sauraient pouvoir ni même vouloir remplir les cinq conditions posées par Benoît Hamon et ses amis et qui concernent en effet le fond des débats :

1- sur le rôle de l’investissement public dans la régulation du marché ;

2- sur les restrictions au libre-échangisme ;

3- sur la question de l’augmentation des salaires ;

4- sur la refondation du pacte européen ;

5- sur le rassemblement de la gauche : soccialistes-écologistes-communistes et hors alliance nationale avec le MoDem.



Source de l’article : Congrès du PS : le cas Hamon et l’hypothèse Peillon

Crédit illustration : SaT - Reproduction interdite sans autorisation de l’auteur


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20 réactions à cet article    


  • Gilles Gilles 22 septembre 2008 11:36

    Le plus simple et le plus lisible pour l’opinion ne serait-il pas que le PS se scinde en deux ?

    Aprés tout si Valls et consort ont "honte" de la référence socialiste, que foutent-ils au Parti Socialiste ? Sont-ils juste rentrés dans ce parti par opportunisme, parce que c’est lui qui leur offrait le plus de chance d’être élu ?

    D’ailleurs Ségolène n’est en rien socialiste, elle est sociale -libérale comme vous dîtes. Strauss Kahn est au FMI... bref qu’ils rejoignent le Modem, merde.


    • Gilles Gilles 22 septembre 2008 14:19

      ah bon. Je pensais que le ModeM c’était la nouvelle droite, compléxée elle.


    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 22 septembre 2008 16:20

      Vous oubliez 3 choses :

      1) que V. Peillon soutient SR quant au programme et à la démarche
      2) qu’il n’est pas candidat
      3) que sa sortie l’exclut de toute alliance avec ceux qu’il nomme les pourrisseurs de la direction actuelle du PS.

      Mais vous avez le droit de rêver...


      • Dedalus Dedalus 22 septembre 2008 18:53

        vous oubliez trois choses :


        - que Vincent Peillon n’a pas vocation a moutonné ad vitam derrière Ségolène Royal et qu’il fonda auparavant, avec Benoit Hamon (tiens tiens) le NPS ;

        - que ne pas se déclarer candidat avant que les militants aient voté sur les motions seraient plutôt, par les temps qui courent, un avantage ;

        - que l’hypothèse Peillon que je développe ici s’entend avec mise au rencard des malfaisants comme des figures mitterandiennes que sont aussi bien Royal, Aubry et Delanoë.

        Mais vous avez le droit de coincer...


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 22 septembre 2008 20:56

        1) V. Peillon a signé la contribution menée par SR et qu’il a contribué à rédiger ; il lui serait impossible de s’en désolidariser, sauf à apparaître totalement opportuniste au contraire de Montebourg et , de plus, ce n’est certainement pas son genre

        2) il a participé aux négociations, au nom de SR, avec les signataires de la ligne claire.

        Ces faits ne sont pas mon opinion et vont à l’encontre de votre hypothèse.


      • Dedalus Dedalus 22 septembre 2008 21:27

        mais il ne s’agit pas de se désolidariser ! il s’agit de fédérer des "courants" qui n’ont d’autres raisons d’être que l’affrontements des égos.

        il s’agit de constater que Peillon est à même de se substituer aux trois ambitions égotistes des Royal, Aubry et Delanoë.

        il s’agit de contourner ces trois là qui, par leur querelle inextinguible, font obstacle à l’unité des socialistes.

        par ailleurs, Ségolène Royal n’étant elle-même plus candidate, il faut bien en trouver un pour la remplacer. pourquoi choisir un Rebsamen (par exemple) plutôt qu’un Peilllon (qui est d’une toute autre envergure). du point de vue de Royal, parce que Rebsamen ne lui fera pas de l’ombre. mais du point de vue de l’intérêt général des socialistes, avouez que cela serait aberrant, avouez qu’on a toujours intérêt à choisir le meilleur.


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 23 septembre 2008 07:28

        Soit mais pourquoi vouloir éliminer SR du jeu sans même examiner la contribution qu’elle soutient avec votre champion (qui est aussi le mien ?). Je doute que celui-ci soit d’accord avec cet ostracisme injustifié. Vous prétendez savoir mieux que lui ce qu’il peut et doit faire ?

        SR à fait une excellente campagne aux régionales et aux municipales et ses ambitions, suite à la défaite très honorable de 2007, dans les conditions du désastre de 2002 et de la division du PS en 2005 à propos du TCE et des primaires internes en 2007, n’ont rien d’illégitimes selon V. Peillon lui-même !

        Jusqu’à preuve du contraire, soutenir V . Peillon, c’est donc, de son point de vue, soutenir l’action de rénovation du PS entreprise par SR. C’est un fait et non une hypothèse.


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 23 septembre 2008 09:06

        En attendant de lire sa contribution et le livre qu’elle a publié avec A.Touraine : "Si la gauche veut des idées", je vous invite à écouter et à voir SR sur cette vidéo


      • Dedalus Dedalus 23 septembre 2008 09:31

        vous me demandez pourquoi sortir Ségolène Royal du jeu : parce qu’elle n’est pas en position de réunir les socialistes, parce que les fils et filles de Mitterrand (dont elle est), à force de se faire la guerre depuis des années, ne sauraient aujourd’hui se réconcilier, parce qu’elle est une part du problème qu’il faut désormais éradiquer, parce qu’il faut tourner la page sur cette période pour en terminer avec l’affrontement stérile des égos.

        tout ceci a été et est parce qu’aucun des successeurs potentiels de Mitterrand, fils ou fille du mitterrandisme, ne s’est franchement extirpé du lot, aucun n’a su ou pu devenir incontestable. c’est ainsi et il faut maintenant en tirer les conséquences.

        j’ai lu la contribution de Royal, comme j’ai lu la motion à laquelle elle s’est rallié. j’ai lu également les contributions de Aubry et de Delanoë. tout cela se ressemble beaucoup et n’est pas à la hauteur des enjeux. tout ça manque très clairement de souffle, du souffle de l’audace et d’un renouvellement de la pensée, d’une certaine radicalité.

        cela ne viendra que par le renouvellement radical à la tête du PS. d’où l’hypothèse Peillon qui semble le plus à même d’assumer cette charge tout en permettant l’unité des socialistes. peu importe qu’il soit aujourd’hui derrière Ségolène Royal, c’est le fond qui importe - et sur le fond il aurait aussi bien pu être derrière Aubry ou Delanoë, et même aurait pu faire cause commune avec Hamon.


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 23 septembre 2008 09:58

        Si il y a quelqu’un qui veut sortir le PS des guéguerres que vous refusez et qui fait tout pour cela, c’est bien SR ; c’est l’avis de V. Peillon et la mien.

        Quant à votre avis argumenté sur les contributions de SR et de la ligne claire, j’attends toujours. Vous donnez l’impression de participer à fond à cette guéguerre que vous dénoncez au profit de quelqu’un dont vous dites qu’il pourrait s’allier avec n’importe qui : bonjour la cohérence

        Vous auriez dû présenter votre motion et vous présenter vous-même à la direction du PS, nous y verrions peut-être plus clair ; et nous verrions si V. Peillon se rallie à vous.

        Or je crains fort que cela soit déjà trop tard ; les jeux sont faits rien ne va plus !...Choisir Peillon c’est, pour le congrès de Reims, choisir SR.

        C’est comme ça, là, là, làlà ...comme dit la chanson.


      • Dedalus Dedalus 23 septembre 2008 10:30

        vous ne vous rendez pas compte que tout aussi convaincu que vous un militant aubryiste dirait Si il y a quelqu’un qui veut sortir le PS des guéguerres que vous refusez et qui fait tout pour cela, c’est bien Martine Aubry.

        et un delanoiste dira avec autant de sincérité : Si il y a quelqu’un qui veut sortir le PS des guéguerres que vous refusez et qui fait tout pour cela, c’est bien Bertrand Delanoë.

        c’est pourquoi je pense qu’il faut sortir de cette impasse et que cela passe par renvoyer ces trois-là dos à dos. pour le cas Ségolène, c’est déjà fait et ça nous a déjà tous fait progresser d’un grand pas.

        je comprends que pour ne pas tout à fait perdre la face, vous vouliez faire de l’accession éventuelle de Vincent Peillon à la tête du PS une victoire pour Ségolène Royal. mais rendez-vous compte que c’est encore le meilleur moyen pour que cela ne se produise pas. la petite chance qui demeure est que cela puisse être ressenti par tous comme une victoire de tous les socialistes, sur eux-mêmes. une victoire du collectif sur les individualités et les questions de personnes.

        Ne pouvez-vous donc concevoir de jouer collectif ?

        Vous faut-il nécessairement vous situer dans un affrontement des uns contre les autres ?


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 23 septembre 2008 12:55

        1) Vous êtes donc de l’avis de SR qui a précisément et publiquement renoncé à faire de sa candidature un préalable (et c’est la seule de tous ses concurrents) pour que le débat s’engage sur le fond en vue du rassemblement que vous appelez de vos voeux

        2) Pour que ce rassemblement soit possible il faut bien à un moment donné faire acte de candidature et s’engager dans une compétition et c’est à la fois nécessaire et légitime : pas de parti sans premier secrétaire ; C’est même un des buts du congrès de Reims

        3) Elle est la seule candidate à avoir refusé le cumul des mandats.

        4) Ne prenez pas votre désir haineux pour une réalité : SR n’est pas finie du tout, ni dans ni hors du PS, et c’est bien pourquoi vous intervenez d’une façon si véhémente contre sa démarche (sans du reste prendre la peine d’en rendre compte).

        Vous manquez du plus élémentaire respect des ses positions, au point de refuser aveuglément de les examiner et de les critiquer ; pour qui se dit et se veut citoyen, démocrate et socialiste, ce n’est pas très... respectable.


      • Dedalus Dedalus 23 septembre 2008 14:09

        Je n’ai aucune haine. Le fait que vous répétiez à l’envi le contraire, ne fait pas une vérité. Je suis tout simplement opposé à ce qu’on reconduise à la tête du PS une génération qui a failli et qui ne cesse de s’entredéchirer. Ni Royal, ni Delanoë, ni Aubry. Je me permets de noter que ni les supporters de Delanoë ni ceux d’Aubry ne m’en font pour autant un procès en haine.

        Souffrez donc un peu qu’on puisse en toute intelligence ne pas partager votre opinion concernant Ségolène Royal. Le respect, puisque vous en parlez, cela commence d’abord par cela.


      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 23 septembre 2008 15:23

        Votre jugement à l’emporte pièce sur sa démarche (qui n’est pas même pas examinée) n’est étayée que sur le fait qu’elle a été ministre alors même qu’elle n’a jamais été à la direction du PS ni en odeur de sainteté parmi les dirigeants et vous le savez. Vous vous dérobez à toute critique de sa démarche de rénovation du PS et de ses propositions alors que vous soutenez V. Peillon qui la soutient ; c’est à ne rien comprendre sinon par votre préjugé injustifié. Une opinion si paradoxale que la vôtre mériterait d’être argumentée sur le fond par une critique pointilleuse de ses propositions pour paraître autre chose qu’un mouvement d’humeur épidermique.

        Vous remarquerez que je dis rien de désobligeant sur ses concurrents.

        En l’absence de cet effort de dialogue critique rigoureux de votre part notre échange est devenu sans objet...


      • Albert Ricchi Albert RICCHI 22 septembre 2008 22:39

        Le cas V. Peillon parait assez compliqué mais finalement très simple à comprendre.
         
        Signataire de la motion SR, il a abandonné ses anciens amis du NPS, Benoit Hamon et Henri Emmanuelli après avoir abandonné auparavant A. Montebourg lors de la création du NPS, première mouture, qui ne comportait pas Hamon et Emmanuelli.

        En réalité, V. Peillon cherche toujours une porte de sortie pour gérer au mieux sa situation personnelle et son plan de carrière !

        Fin connaisseur du PS et philosophe de formation, l’avenir dira s’il s’est ou pas trompé...

        Mais je voudrais signaler un élément qui manque dans cet article, c’est que la gauche du PS c’est aussi J.L. Mélenchon et Marc Dolez, tous deux à la tête de petites troupes, qui ont refusé de signer la motion B. Hamon et qui pourraient, après le congrès de novembre, décider enfin de quitter ce parti social-libéral à l’approche des élections européennes de 2009 pour rejoindre des listes de gauche du NON au TCE...

        Ce serait là une clarification utile pour l’ensemble des militants du PS et tous ceux qui restent encore des socialistes républicains et laïques...
         


        • toubakouta 23 septembre 2008 11:03

          @ l’auteur

          Le PS n’est plus qu’un parti de notables et de nantis.

          Le plus drole c’est le premier sectaire qui dit à la télé qu’il n’aime pas les riches mais paye l’ISF. Bref il ne s’aime pas. C’est le parti du renoncement à toutes ses valeurs....


          • Dedalus Dedalus 23 septembre 2008 11:29

            cela ferait tout de même 200 000 notables nantis.

            non, le PS est un peu plus que cela, un peu plus que l’image qu’il donne et qu’on en donne. le PS c’est d’abord une idée et des militants qui s’engagent pour la défendre. dans cette idée il y a l’espoir d’un monde meilleur, et meilleur en particulier pour les plus défavorisés. cela ne signifie pas que cela soit simple, cela ne signifie pas qu’ils savent apporter des solutions à tous les problèmes ou que leurs solutions sont nécessairement meilleures que celles des autres. cela signifie qu’ils veulent y croire, qu’ils ne se résignent pas à assister impuissant aux ravages de la loi du plus fort, simplement le cul dans leur fauteuil en marmonant "tous des cons, tous pourris".


          • toubakouta 24 septembre 2008 10:15

            Les nobles objectifs que vous décrivez n’ont absolument aucune chance d’être atteints avec la clique de nantis et de cumulards qui dirigent le PS.

            Comment un militant sincère comme vous semblez l’être peut-il se reconnaitre là-dedans ?


          • Dedalus Dedalus 24 septembre 2008 11:21

            Je ne m’y reconnais pas et je milite pour que ça change : le renouvellement des responsables, c’est tout l’enjeu du prochain congrès des socialistes.

            je ne me fais pas d’illusions, ce renouvellement sera plus ou moins important, en aucun cas il ne sera total. mais la politique c’est aussi ça, avancer un petit pas après l’autre - et cependant le plus rapidement possible, parce que pendant ce temps-là, des gens souffrent quotidiennement de la politique de la droite sarkozyste.


          • Dedalus Dedalus 23 septembre 2008 14:07

            Je n’ai aucune haine. Le fait que vous répétiez à l’envi le contraire, ne fait pas une vérité. Je suis tout simplement opposé à ce qu’on reconduise à la tête du PS une génération qui a failli et qui ne cesse de s’entredéchirer. Ni Royal, ni Delanoë, ni Aubry. Je me permets de noter que ni les supporters de Delanoë ni ceux d’Aubry ne m’en font pour autant un procès en haine.

            Souffrez donc un peu qu’on puisse en toute intelligence ne pas partager votre opinion concernant Ségolène Royal. Le respect, cela commence d’abord par cela.

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