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Contre l’Europe des patrons et le gouvernement PS-Médef ! Pour une Europe des travailleurs !

En 2005, le référendum sur la Constitution européenne s'est soldé par un échec cinglant pour les partisans de l’Union Européenne. Ce qui n’empêcha pas Sarkozy d’ignorer le « Non » populaire en faisant approuver le Traité de Lisbonne par le Congrès, avec l'entière complicité du PS. Au mépris de toute démocratie !

La seule raison d'être de leur Union européenne c'est d’offrir un cadre aux multinationales pour mener leur guerre économique et résister à l’offensive de la Chine et des pays émergents des BRICS (Outre la Chine, le Brésil, la Russie, l'Inde et l'Afrique du Sud). Cette Europe capitaliste est totalement soumise aux intérêts des multinationales financières qui exercent leur contrôle sur les États dont elles tiennent les cordons de la bourse. Car ce sont les banques privées qui possèdent le monopole du Crédit aux États....

Il faut savoir que les besoins de crédits des gouvernements des autres grandes puissances, dont celui des États-Unis, peuvent être satisfaits par leur banque centrale, notamment par l’intermédiaire de la création monétaire, alors que les pays membres de la Zone euro ont renoncé volontairement à cette possibilité. L’euro n’est pas en soi responsable de cela, mais il est un outil du choix politique de classe, de l’abandon de leurs propres prérogatives financières, par les États qui se soumettent ainsi aux intérêts privés des banques. Banques ainsi assurées d'une gigantesque rente par le jeu pervers de la dette publique.

Pour nous ce ne sont que politiques d’austérité imposées par les les différents gouvernements afin d'augmenter le taux de profit des capitalistes et de sauvegarder la monnaie unique.

Depuis l’explosion de la crise en 2007, la troïka (BCE, Commission européenne et FMI) est montée en première ligne pour accélérer la remise en cause les divers acquis arrachés par les travailleurs d’Europe depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Cette Europe est, dès son origine, néolibérale et antidémocratique. Et c'est bien la volonté des gouvernements et des classes dominantes de chaque pays européen de nous imposer la rigueur. Aussi, renvoyer, chaque fois aux responsabilités de l'UE en dédouanant les capitalistes nationaux de leur culpabilité première est un jeu facile ! l’UE c’est le dispositif choisi par chaque bourgeoisie nationale pour affirmer ses positions dans l’économie mondiale, tout en augmentant la pression sur les travailleurs pour maintenir et accroître ses taux de profits.

l'UE est un ensemble d'institutions au service des principaux impérialismes du Continent, donc de l'Allemagne et de la France. Une politique progressiste ne peut donc s'envisager qu'en rupture avec de telles institutions.

Pour les bourgeoisies de l'UE faire face à la concurrence, c'est casser le « modèle social européen », bref liquider ce qui reste de conquêtes sociales et démocratiques en Europe, pour maintenir et conquérir de nouvelles positions dans l’économie mondiale. D’où une baisse du pouvoir d’achat et des salaires (de 20 à 30 % dans le sud de l’Europe, une précarisation de la force de travail en Allemagne ou dans les Pays de l’Est).

La fameuse « concurrence libre et non faussée » privatise les services publics, déréglemente les marchés du travail et conduit au démantèlement progressif de la Sécurité sociale. Ce qui n'empêche pas la concurrence interne à l’ UE, avec ce que les spécialistes appellent des trajectoires dissymétriques des économies de l’ UE, avec de nouveaux rapports de forces exprimés par les 160 milliards d’excédents commerciaux de l’Allemagne et les 70 milliards de déficits en France.

Avec la crise, il y a une nouvelle configuration de l’Union Européenne, une marche forcée dans les politiques d’austérité : tout cela, au nom de la « règle d’or » de la lutte contre les déficits budgétaires et des impératifs du remboursement de la dette .Résultat :une longue période de croissance « molle » entre 0 et 1 %.. Ces politiques sont entraînées dans une spirale infernale : la contraction de l’activité engendre la diminution des recettes fiscales, qui approfondit les déficits et la dette, ce qui place les États sous la menace permanente des marchés financiers qui poussent à de nouvelles politiques d’austérité.

Combattre les politiques d’austérité permanente des gouvernements de droite comme de gauche, au niveau national comme européen, passe par la rupture avec ce type de construction européenne et tous les traités européens : Maastricht Amsterdam, Lisbonne et exige de démanteler les institutions européennes, car l’UE n’est pas réformable. Il n’y a pas de politique possible de réorientation de l’Europe. Il faut rompre avec ce type de construction européenne ! Sur ce point le NPA est en désaccord avec les partis de la gauche européenne (PGE) et, en France, avec le PCF et le PG (Front de gauche) qui en sont membres et qui prétendent pouvoir «  refonder l’Europe  » dans le cadre de ses institutions.

C'est d'autant plus urgent que se profile une nouvelle attaque contre les peuples d'Europe et bien au-delà : Le TAFTA (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement) : Ce Pacte transatlantique est essentiellement un outil de guerre contre les BRICS.. C’est l’arme suprême des multinationales US et européennes pour empêcher la suprématie économique chinoise au premier chef mais aussi la montée en puissance de la Russie. Qui voudra commercer avec ce nouveau bloc euro-atlantique devra passer sous les fourches caudines des USA mais aussi des caciques de l’UE qui auront aussi leur mot à dire. Même si le ton sera donné par l'impérialisme US.

Chinois et Russes réagiront obligatoirement et ce traité inique et agressif risque d'entraîner le monde vers une confrontation majeure...
Les régressions sociales qu’apportera le Traité transatlantique amèneront les pays Africains à supprimer leurs déja misérables barrières douanières ce qui conduira leurs peuples à encore davantage de misère et de famine...

l’Alena, entre les USA, le Mexique et le Canada, copie conforme du TAFTA que l'on veut nous imposer, a déjà ruiné des millions de paysans mexicains au profit des multinationales US. Et pour nous ici ce sera le pouvoir absolu des multinationales sur nos vies, la fin des services publics et de la Sécurité sociale au sens large qui nous attend si nous ne réagissons pas et laissons faire !

 

Que Faire ?

Un gouvernement anticapitaliste arrivant au pouvoir en France devrait prendre des mesures d'urgence : hausse des salaires, des retraites et des minima sociaux, l'interdiction des licenciements, la socialisation des banques, le contrôle des mouvements de capitaux, l'annulation de la dette et la socialisation des secteurs clés de l'économie...

Pour appliquer ce programme il devra obligatoirement rejeter les traités européens et refuser les diktats de la Troïka. Sa perspective, en rupture avec l’UE de Maastricht, est celle d’un processus constituant, démocratique, ouvrant la voie à un pacte de solidarité des peuples d’Europe, pour décider de la façon dont ils organisent leur coopération afin de satisfaire leurs besoins sociaux et environnementaux.

Dans le même temps, il appellerait les autres peuples à se soulever pour construire une autre Europe débarrassée du capitalisme. la meilleure réponse à apporter serait une Europe au service des peuples dans le cadre des États-Unis socialistes d’Europe. Une forme d’union qui respecterait les souverainetés nationales et populaires.

J’ai déja affirmé sur Agoravox que la rupture avec l’UE ne se ferait pas en douceur et qu’il ne sera pas question de renégocier les traités avec la bourgeoisie mais de tout simplement d'en sortir, de les considérer comme nuls et non avenus..Il n'y a pas d'autre choix possible ! C'est ce que ferait un gouvernement des travailleurs renversant le capitalisme lors d’un soulèvement en socialisant banques et moyens de production...tout en expropriant sans indemnités ni rachat les gros actionnaires capitalistes qui sont nos véritables ennemis....

Un tel gouvernement révolutionnaire aurait comme premier souci de prendre toutes les mesures nécessaires à la défense des réformes radicales portées par les mobilisations populaires.

A terme c'est bien une Europe des peuples organisée dans une fédération d’États socialistes qu'il nous faut ! Elle devra être capable de transformer ses relations avec le reste du monde en reconnaissant aux peuples victimes de siècles de pillages économiques et écologiques, de domination sociale et politique ce qui leur est dû et en créant de nouveaux liens d’égalité.

Un tel processus ne se fera pas sans affrontements sociaux et politiques majeurs où les classes dominantes utiliseront tous les moyens à leur disposition pour maintenir leurs privilèges.

« Comme l’indiquait Trotski «  la révolution commence sur le terrain national, se développe sur l’arène internationale et s’achève sur le plan mondial  ». Il y a donc une articulation entre le terrain national et international. Il est possible qu’il y ait une synchronisation dans le développement de révolutions, mais en général il y a désynchronisation des étapes, des moments de la lutte de classes. Chaque nation ne doit pas attendre l’autre. S’il y a des expériences progressistes dans un pays, il faut défendre les conquêtes arrachées, protéger ce qui a été gagné. Mais il faut en même temps avoir une politique d’extension, de projection internationale et surtout d’appel à la mobilisation populaire pour étendre ces processus progressistes. »
François Sabado Revue L’Anticapitaliste n°53 (avril 2014)

 

Le Front national ou l'UPR ici sur Agoravox se font les champions de la dénonciation de la tyrannie de Bruxelles pour mieux défendre une politique souverainiste, nationaliste et chauvine qui prône une sortie de l'UE et de l’Euro qui aboutit au retour au franc et au repli national mais sans rompre avec le capitalisme.

Une telle politique nationaliste est extrêmement dangereuse, elle n’aura pas d’autre résultat que celui de diviser et dresser les uns contre les autres les travailleurs européens pour le plus grand profit des capitalistes dits « nationaux » dans une situation où la crise pourrait entraîner l'effondrement des pays de l’Union européenne.

Même en rompant avec l’Europe de Bruxelles, une France capitaliste resterait soumise aux marchés financiers, comme la Grande Bretagne le démontre chaque jour. Ces réactionnaires qui postulent au pouvoir veulent imposer par une main de fer aux populations le prix d’une dévaluation compétitive pour gagner des parts de marchés, exporter et rembourser la dette. Ils veulent faire taire les peuples en les dressant les uns contre les autres, voire en les divisant par le racisme et la xénophobie. Les travailleurs n'ont évidemment rien à gagner à une telle politique qui les laisserait sous la même domination de ceux qui les exploitent déjà aujourd'hui.

Le retour au cadre national, aux monnaies, aux douanes et aux lois nationales en régime de « libre marché » capitaliste, constituerait un vrai retour en arrière, et surtout autoriserait le déchaînement de nouvelles tensions et confrontations en Europe.

Sortir de l'euro, dans les rapports marchands actuels, ce serait d’abord l’équivalent d’une dévaluation massive, de 25 à 30 % suivi d'un déchaînement protectionniste et de nouvelles guerres commerciales qui imposeraient de nouvelles politiques d’austérité contre les travailleurs. C’est aussi politiquement dangereux car c’est créer les conditions d’une union sacrée nationaliste sur le thème du retour à la monnaie nationale.

Faire, en France, par exemple, de la « sortie de l’ Euro » une question centrale, c’est tomber dans le piège du Front national. Il peut y avoir des situations tendues, comme en Grèce, où l’UE dit aux forces de gauche au cas où elles accéderaient au pouvoir : «  si vous refusez l’austérité vous n’aurez plus l’euro »...
les Grecs ont bien raison de répondre : «  Nous refusons ce chantage, nous ne ferons pas de sacrifices pour l’euro et nous n’accepterons pas les plans d’austérité, quitte à ce que vous nous expulsiez de l’Union européenne  ».

Quand au « protectionnisme social et écologique », qui est défendu par le Parti de Gauche français, voici ce qu'en dit très pertinemment l'économiste marxiste Michel Husson :

« Les projets protectionnistes, tout altruistes qu’ils soient, sont donc profondément asymétriques. On veut réduire les importations, car tel est le but du protectionnisme, mais il n’est jamais question de toucher aux exportations.
L’Europe continuerait donc d’exporter ses armes, ses parfums, ses grosses voitures, ses centrales nucléaires, ses Airbus qui contribuent à un mode de développement fort peu soutenable.
Un grand absent des propositions protectionnistes est par ailleurs l’affirmation du droit au protectionnisme des pays du Sud à l’égard des multinationales, notamment en matière alimentaire. (...)
On ne peut donc se prévaloir d’un côté de normes sociales, démocratiques et environnementales et continuer à compter sur la permanence de ces débouchés qui passe par des arrangements avec des États fort peu démocratiques. Le protectionnisme ne supprimera pas en tant que tel les besoins d’importation d’énergie ou de matières premières. »

"http://hussonet.free.fr/protec9.pdf

 

Défendre une Europe de la paix, c'est une exigence centrale au moment où se font entendre les bruits de bottes en Europe de l’Est. La paix exige le respect de l’autodétermination de tous les peuples et la condamnation de toutes les interventions militaires des puissances impérialistes. Cela passe aussi par l’opposition aux opérations militaires en particulier en Afrique de la part de la France.

Le bulletin de vote peut permettre de dire clairement aux politiciens professionnels que nous ne sommes pas dupes et que nous ne nous laisserons pas faire. A l'Assemblée nationale comme au Parlement européen les ouvriers, les employés, les habitants des quartiers populaires sont l'exception. Il est grand temps de nous représenter nous-mêmes et de ne plus laisser le monopole de la représentation politique aux partis institutionnels et donc à tous ces hauts fonctionnaires sortis de l'ENA, à tous ces riches avocats et autres représentants de la bourgeoisie.
Avant de choisir regardez bien quel fut le passé du candidat sans surtout oublier ses casseroles qui normalement devraient l'éliminer d'office !

Malgré les obstacles financiers qui limitent sa campagne, le NPA présente des listes dans cinq circonscriptions, listes intitulées  : « Pour une Europe des travailleurEs et des peuples, envoyons Valser l’austérité et le gouvernement  !  »

Elles seront conduites par Olivier Besancenot dans l’Île-de-France, Christine Poupin dans le Nord-Ouest, Philippe Poutou dans le Sud-Ouest, Gaël Diaferia dans l’Est et Pierre Le Ménahès dans l’Ouest.
Quelques semaines pour faire campagne. Une campagne modeste mais une campagne importante pour donner de la crédibilité à la seule perspective qui existe pour le monde du travail, la jeunesse  : leur propre intervention, par delà les frontières, sur le terrain où se joue leur sort, celui de la lutte politique.

 

Le drapeau rouge flotte déjà sur l’UE :
http://www.npa2009.org/videos/action-npasans-papiers-ouvrez-les-frontieres-fermez-frontex

Comment fonctionne l'Union européenne : des institutions sous contrôle
http://www.npa2009.org/content/union-europeenne-des-institutions-sous-controle

Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens
http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803

Lutter contre le Traité transatlantique :
http://stoptafta.wordpress.com/

 

Le NPA le 12 avril à Paris
http://npa2009.org/videos/manifestation-du-12-avril


 


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71 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 17 mai 2014 11:48

    ton europe, ce sera dans 20 ou 30 ans. avec de la chance
     


    • jaja jaja 17 mai 2014 11:57

      Alors mes enfants et mes 3 petites filles la connaitraient... Si ça pouvait être ainsi comment je pourrai mourir heureux smiley


    • foufouille foufouille 17 mai 2014 12:40

      mais avant ils souffriront de faim et de froid


    • jaja jaja 17 mai 2014 16:06

      Bof les anarchistes refusent toute élection et délégation de pouvoir. Mais au moins les plus conscients d’entre eux pratiquent l’action directe...
      Action directe qui n’est pas incompatible avec le fait de participer aux élections ne serait-ce que pour faire connaître ses combats. C’est le cas pour Enguerrand, par exemple, présent en tant que candidat sur la liste du NPA en Bretagne et emprisonné pour 1 an suite aux manifestations de Nantes sévèrement réprimées par la police avec de nombreux blessés dont trois militants qui ont perdu un oeil suite à tirs de flashball. Qu’il soit candidat a contribué à populariser sa lutte contre la répression policière dans sa région....

      Lettre d’Enguerrand :
      http://npa44.org/?p=345&fb_action_ids=10202932279961423&fb_action_types=og.likes


    • doctorix doctorix 17 mai 2014 22:55

      Vous proférez d’énormes contre-vérités, notamment en amalgamant le FN et l’UPR.

      Le FN n’a jamais eu l’intention de quitter ni l’europe ni l’euro.
      Asselineau est le seul à le proposer.
      Cela fait 30 ans que le père Le Pen pantoufle à Bruxelles, Goldnich et marine un peu moins, vous ne pensez quand même pas que ces trois fantoches vont quitter leur seau de crème fraîche, ni leurs 20.000 euros mensuels ?

    • jaja jaja 17 mai 2014 23:14

      L’énorme contre-vérité n’est que dans les appréciations partisanes de l’UPR. Marine le Pen ayant déclaré « Je veux le retour au franc » et : « Si j’arrive au pouvoir, je ferai un référendum sur l’Europe. Je demanderai aux Français, comme l’envisage M. Cameron pour les Britanniques, s’ils veulent rester dans l’Union européenne, ou s’il veulent se défaire de leurs chaînes et rester libres comme ils l’ont été pendant 1.500 ans »...

      L’intention paraît assez claire....Maintenant que ce soit de la démagogie nationaliste est une autre histoire. Qui peut croire que les partis fascistes feront ce qu’ils disent si par malheur ils arrivaient au pouvoir ?


    • doctorix doctorix 17 mai 2014 23:51

      Personne, vous avez raison : et voici pourquoi les Le Pen ne quitteront jamais l’europe, et ne feront rien contre elle, en dehors de quelques vociférations :

      Mme Le Pen est élue députée du Front National au Parlement européen, théoriquement pour protester contre l’Europe, SANS INTERRUPTION depuis le 13 juin 2004, soit depuis 7 ans et 6 mois. Son mandat actuel arrive à expiration en juin 2014.

      On peut estimer que Mme Le Pen a donc perçu, au cours des 7 ans et demi qui viennent de s’écouler, une rémunération de l’ordre de 1,350 MILLION D’EUROS en tant que parlementaire européenne. 
      Quant au père, il émarge depuis 1984 au même poste, soit l’équivalent d’environ environ 5 millions d’euros actuels.

    • Doume65 18 mai 2014 20:10

      « Les élections sont le CONTRAIRE de la démocratie. »
      Oui, et l’intelligence est le contraire de la compréhension.


    • Gauche Normale Gauche Normale 17 mai 2014 12:06

      Le NPA joue-t-il un rôle tampon entre les travailleurs et le système capitaliste ? Certes j’adhère à pas mal de ses propositions et prises de position mais appeler à la manifestation avec un mot d’ordre creux (bien que tout à fait vrai !!!) tel que « nous ne paierons pas leur crise », n’est ce pas faire diversion ? D’autant plus que la manifestation est tout sauf une grève !

      Quand on est président de la République, on est certes à la tête d’institutions bourgeoises mais on a un forfait génial : parlement qui imprime les lois, gouvernement sur mesure, possibilité de faire des référendums, décrets... Si cela fonctionne dans le mauvais sens (=enrichir la bourgeoisie sur le dos des travailleurs) il n’y pas de raison qu’il n’en soit pas ainsi dans le bon !
      Pour cela, je verrais bien Poutou à l’œuvre. N’y voyez aucune ironie, je suis sûr qu’avec lui les choses iraient beaucoup mieux pour nombre de travailleurs. 
      Mais à l’heure actuelle, et ceci à longueur d’année, le NPA ne fait que dire « tous ensemble à la manif du 10 ! du 15 ! du 20 ! Etc. » Ça n’a jamais rien changé. Bien sûr le NPA soutient aussi les grèves qui éclatent ici et là. Ce n’est pas malsain en soi, bien au contraire, mais quand bien même elles aboutissent à faire reculer les plans de « compétitivité » que le patronat cherche à leur imposer, ce ne sont que quelques coups donnés à quelques capitalistes mais jamais un renversement du capitalisme. Lui, reste. Pourquoi le NPA ne propose pas autre chose que ce programme ?

      • jaja jaja 17 mai 2014 12:29

        Le mot d’ordre sur l’affiche du NPA jeunes qui suit « nous ne paierons pas leur crise  » c’est « Révolution » ce qui signifie qu’il n’y aura jamais en système capitaliste, étroitement contrôlé par le fric et les médias des riches, de réel changement par les urnes. Seul le soulèvement des travailleurs amènera un changement de régime et de système.
        Poutou Président serait une aberration dans la mesure ou la fonction présidentielle doit être supprimée de même que tout le système de représentation actuel qui n’a de démocratique que le nom.

        Seule une démocratie de Conseils, de représentants temporaires limités à un ou deux mandats et révocables à tout moment peut changer la donne.

        N’oublions jamais ce que disaient nos anciens : « homme élu, homme foutu » dicton qui s’est toujours vérifié au sein de toutes les institutions humaines. La naissance d’une oligarchie au sein des organisations est un phénomène universel qui balaie très vite toute démocratie. Sans rotation des mandats et un réel contrôle sur les représentants, les représentés seront toujours floués. L’autogestion, la démocratie directe sont nos seuls alliés contre ce phénomène.

        Quand aux grèves bien sûr que nous les soutenons tout comme nos militants y sont étroitement impliqués de l’intérieur... comme c’est le cas, par exemple, pour la grève dure des postiers du 92, dont certains sont menacés de licenciement par une direction qui veut absolument écraser la grève le tout dans le silence assourdissant des médias !


      • Remi 17 mai 2014 21:47

        Peut-être bien que le Nouveau Parti Anticapitaliste a quelque pudeur a évoquer un véritable système collectivisé. Cette extrême-gauche-là n’est guère plus « extrémiste » que celle du Programme Commun des années 1970.


      • colza 17 mai 2014 13:17

        Le référendum bafoué de 2005 ne t’a rien appris ?
        Tu n’as pas compris que l’UE n’en a rien à cirer du vote des citoyens européens, qu’elle poursuivra son chemin avec ou sans l’assentiment des peuples (Van Rompuy l’a d’ailleurs déclaré ouvertement).
        Je n’irai pas voter, car ce vote cautionnerait l’existence de l’UE. Ca veut dire quoi d’aller élire un type qui me « représentera » dans une institution que je rejette ?
        Je veux une Union Européenne Sociale, Démocratique, Egalitaire, dans laquelle les citoyens auront un droit de contrôle et de veto sur les représentants qu’ils auront élus.
        Comment espères-tu pouvoir obtenir cela dans l’UE actuelle dont les traités sont verrouillés et impossibles à amender ou réformer sans l’unanimité des 28.
        Il faut que la France sorte de là en application de l’article 50 du traité de Lisbonne, ce qui fera sans doute exploser l’UE.
        On pourra éventuellement, si on ne choisit pas de rester indépendants et autonomes et partenaires d’autres pays, de reconstruire une autre UE sous le contrôle des peuples européens.


        • jaja jaja 17 mai 2014 13:49

          Le référendum de 2005 m’a appris ce que je savais déja à savoir que les urnes ne changeront jamais rien. Même quand on gagne on perd... De plus l’ancêtre de l’orga à laquelle j’appartiens aujourd’hui a été dissoute deux fois... Donc je sais de quelles armes dispose l’ennemi... qui peut, hélas, encore faire bien plus fort....

          Le NPA est présent lors des élections car ça lui permet d’être plus ou moins audible auprès des larges masse. Et d’autre part ce que tu n’as pas compris, toi, c’est que je n’envisage nullement de voir les 28 modifier les traités par les politiciens bourgeois. Je l’ai écrit : cette UE n’est pas réformable ! Et sûrement pas sans que les dirigeants actuels ne soient renversés !
          Seul un soulèvement des travailleurs changera la donne et exercera le pouvoir à l’échelle du ou des pays soulevés : échelle nationale, deux ou plusieurs pays, l’Europe entière. Là aussi dans l’article c’est dit...

          Donc je me répète sans soulèvement des travailleurs jamais rien ne changera. Nous n’aurons que ce que nous imposerons par notre force collective et bien sûr qu’alors les traités européens au service du capitalisme, tout comme les lois nationales, ne seront plus que chiffons de papier...
          Dans le respect de la légalité bourgeoise rien ne changera jamais ! C’est une grande leçon de l’histoire !


        • alinea alinea 17 mai 2014 15:02

          Jaja,
          En deux mots, parce que j’ai la flemme (!) : le soulèvement des travailleurs ? J’y verrais bien aussi les chômeurs, les branleurs, les retraités, les jeunes ; j’y verrais bien aussi les mères de famille, bref, moi je verrais bien le boycott de la consommation comme arme de guerre !! l’arrêt du boulot aussi, va sans dire ! je n’arrête pas de penser à comment organiser des réseaux de survie, sachant qu’il ne faudra pas trois mois pour foutre ce monde en l’air si on arrête tous ; quand je dis tous, certains parce qu’ils seront obligés bien sûr ; plus de pétrole ( ça a failli en 2010, sans ces cons de syndicats !!) plus de beurre et même plus d’épinards ; juste du pinard !!! smiley


        • jaja jaja 17 mai 2014 15:23

          Alinéa, c’est vrai travailleurs au sens large comprend effectivement les chômeurs, retraités et toutes celles et tous ceux qui ont été ou sont élevés pour en faire de la chair à patrons... ce qui comprend aussi les jeunes, les étudiants et lycéens....

          J’évite prolétaires qui serait le terme exact mais dont la définition « marxiste » est tronquée dans son utilisation usuelle...
          Quand à la grève générale il faut qu’elle soit accompagnée de la paralysie totale de l’économie par les blocages. Ce que nous avons tenté en 2010 malgré les directions confédérales et l’appel aux CRS de la plupart des partis institutionnels (y compris le FN soit-disant « anti-système)


        • alinea alinea 17 mai 2014 15:46

          On sait par quoi passe la paralysie : la grève des raffineurs ! c’est à ce moment-là que la peur au ventre, tout a été arrêté en 2010 ! C’est le point crucial ; pour ma part, forte de l’expérience, je ne mêlerais aucun manifestation dans ce mouvement ; vues les nouvelles lois en ce domaine , qui rendent constitutionnelle la riposte armée, on ne peut niquer le pouvoir qu’en restant planqué !! Aux urnes... je n’y crois pas, bien que j’ai milité au PG pendant un moment et que j’ai bien aimé y croire !!!
          Bon, il ne faut pas rêver ça pour demain... quoique, une étincelle et le feu peut prendre !


        • Remi 17 mai 2014 21:52

          Les chômeurs sont des TRAVAILLEURS privés d’emploi.
          Les retraités sont d’anciens TRAVAILLEURS, et dans certains pays éminemment démocratiques, toujours des travailleurs
          Les jeunes sont de futurs TRAVAILLEURS.

          L’opposition fondamentale se situe entre Capital et monde du travail


        • Ouallonsnous ? 20 mai 2014 10:53

          Pourquoi il ne faut pas prendre part à cette négation du droit des peuples que constitue la mascarade des élections à l’UE !

          L’UE soi-disant pour la paix et pour les peuples est juste économique, financière, pour le Marché, les investisseurs, les spéculateurs, les Grandes Banques, elle impose tout aux Nations et aux Etats moribonds ainsi qu’aux peuples exsangues.

          Les nazis d’aujourd’hui sont parés du nom de technocrates, de gestionnaires, de démocrates, mais ils ressemblent et sont les successeurs de ceux qui après la 2e guerre mondiale, ont été sauvés puis protégés aux Etats-Unis ou en Amérique Latine...par les réseaux des oligarques financiers néo-colonialistes anglo-yankees qui instrumentèrent et commanditaires après la crise économique systémique de 1873, la 1ére guerre mondiale et son redécoupage du monde qui prépara la seconde !

          Tout est organisé dans la politique actuelle, comme si l’Allemagne nazie et ses commanditaires d’outre atlantique n’avaient pas été vaincus en 1945 par les peuples résistants regroupés autour de la partie du monde refusant la dictature conçue par le cabinet britannique et le « gouvernement profond » contrôlant la Maison Blanche, dont la Russie et de ses forces populaires !

           

          Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les gouvernements actuels d’une partie de l’Europe et de l’Eurasie se sont empressés de se rapprocher en formant l’UE, du gouvernement de l’Allemagne, idiot utile et conscient et courroie de transmission des consignes des oligarques financiers anglos-yankees régnant sur la City et Wall Street pilotées par la FED, garante de l’omniprésence du dollar sur les marchés mondiaux et de l’emprise économique des USA sur la partie du monde alignée sur la politique US !

          L’UE  en réalité est une nouvelle version du 3e Reich, aussi totalitaire : Fonctionnant en soumettant, en conditionnant par les médias collabos, en effrayant (chantage, peur...), en rackettant, en instaurant l’austérité, privant de toutes les libertés même les plus élémentaires... et reprenant les buts de guerre du 3éme Reich, le containement et la destruction à termes des grands états nations non alignés sur l’asservissement à l’Empire néo-capitaliste anglo-yankee

          Pour nous français, qui avons refusés en 2005, à une large majorité de participer à cette machine à détruire les peuples et leur marche vers plus de bien être, le vote aux élections de l’UE et non aux européennes, car il n’y a pas de nation européenne,  passe en France par une signification claire de désaveu de cette mascarade et de cette imposture, en dénonçant une foi de plus le déni du résultat du référendum du 29 mai 2005 par le gouvernement en place à l’époque, à travers le traité de Lisbonne, imposé par le vote félon des parlementaires achetés !

          Exprimons le,  par le boycott , alors que la participation au vote sera considérée comme une adhésion, bien que les français, en 2005 aient exprimé leur opposition à cette dictature colonialiste de l’oligarchie financière Anglos-yankee, sous couvert d’unification d’une partie des pays de l’Europe, excluant les autres non alignés sur l’impérialisme anglos-yankee (cf. l’attitude actuelle à l’égard de la Russie qui est le plus grand et important pays d’Europe, avec l’agression de l’UE-USA contre l’Ukraine) !

          La seule possibilité d’exprimer notre refus de l’UE et de sa politique mortifère de destruction de nos états nation et de leurs peuples, réside dans l’abstention de la participation à cette imposture, donc ne pas prendre part au vote !


        • soi même 17 mai 2014 14:21

          Je l’a croyait morte cela, Arlette est de retour !


          • jeanclaude 17 mai 2014 18:27

            On serait vraiment mal, si on appliquait votre programme...
            Je ne dis pas que tout va bien, mais votre solution n’en est pas une.
            Par exemple, c’est bien d’augmenter les salaires, mais la richesse nationale ne bougeant pas, c’est une dévaluation de fait, avec des conséquences négatives pour toutes les classes sociales. Et dans un village d’Astérix, isolés en Europe.
            Mais bon, vous déclinez votre version de ce que les extrêmes croient devoir faire. Mais les forces compétentes du pays ne suivraient pas, et sans elles ( hélas les technocrates sont nécessaires, je ne vois pas comment on pourrait s’en passer) dans le monde complexe actuel.
            A certains égards c’est le mythe du grand soir revisité.

            Une unité suffisante de travailleurs, çà marchait il y a un siècle. Comme depuis on a compris avec les désillusions de toutes les révolutions de gauche à ce jour, on n’est plus partant.

            D’ailleurs une bonne partie des pays de l’union européenne ne se porte pas trop mal dans le système (à réformer bien sûr). Donc les pays qui vont moins bien, il y a aussi des raisons propres, indépendamment des prédations de la finance. C’est pas une révolution qui fera acheter plus de produits nationaux par l’étranger, et vous me direz combien de citoyens sont prêts à renoncer à acheter import. A commencer par les fringues, où ce sont les classes sociales les moins aisées qui assurent les gros contingents d’import à bas prix, fabriqués par des travailleurs très peu payés.

            Si les choses étaient simples, on pourrait vous suivre, mais elles sont complexes.


            • jaja jaja 17 mai 2014 19:15

              La richesse nationale ne bougeant pas dites-vous augmenter les salaires correspond à une dévaluation, Ce serait vrai si les socialisations se faisaient en indemnisant les riches actionnaires ou en leur rachetant ce qui de fait nous appartient : les entreprises et les banques.... et si dans le même temps on remboursait la dette aux capitalistes qui la détiennent...


              Il y aura des conséquences négatives pour une classe sociale : la bourgeoisie :celle qui nous a exploité jusqu’au trognon et qui devra, comme nous le faisons nous, travailler pour vivre...


              Quand aux technocrates ce sont aussi des travailleurs qui sauront, par exemple aux impôts, comment reprendre ce qui nous a été volé et referont à l’envers le chemin parcouru sans problème... Les forces compétentes aujourd’hui ne sont pas ces capitalistes rentiers exploiteurs et cela se vérifiera immédiatement dès la prise du pouvoir par le monde du travail.


            • lsga lsga 17 mai 2014 19:44

              le travail doit être aboli tant que faire se peut. On ne veut pas que les bourgeois travail, on veut que le travail mécanisable soit mécanisé, que les robots remplacent les humains là où l’intelligence humaine n’est pas requise. 

               


            • Remi 17 mai 2014 21:56

              « c’est bien d’augmenter les salaires, mais la richesse nationale ne bougeant pas, c’est une dévaluation de fait »

              Il conviendra bien sûr d’exproprier les parasites du Capital.


            • Gauche Normale Gauche Normale 17 mai 2014 23:31

              @jaja

              J’ai effectivement une mauvaise perception de la propriété privée des moyens de production, et même de la propriété privée tout court. Mais pour ce qui est de donner aux travailleurs les clés de l’usine : c’est pas que je soit contre, c’est juste que je me demande si c’est réalisable.

              Est-ce que, d’après vous, les travailleurs sont prêts à contrôler l’économie ?

            • jaja jaja 17 mai 2014 23:44

              Je pense que oui. La grosse difficulté étant de ne pas laisser les travailleurs se laisser déposséder du pouvoir par une oligarchie en devenir comme ce fut le cas en URSS... Et le meilleur moyen pour que les travailleurs de la base s’accrochent à leur pouvoir c’est qu’ils augmentent considérablement leur revenu à eux par rapport à toutes les autres couches de la société. Et qu’ils ne lâchent pas leur main-mise sur les Conseils ouvriers et les assemblées générales de travailleurs.
              Quand les salaires ouvriers auront rejoint ceux des autres couches sociales, alors chacun aura les mêmes moyens pour éduquer ses enfants, se cultiver bref vivre mieux pour les couches populaires. Avec le temps et lorsque les différences sociales auront disparu alors la société de classes aura vécu. Le salariat sera aboli...Voila ce que je crois !


            • Gauche Normale Gauche Normale 18 mai 2014 00:41

              Merci pour la réponse, jaja.



            • foufouille foufouille 18 mai 2014 12:14

              "Quand les salaires ouvriers auront rejoint ceux des autres couches sociales, alors chacun aura les mêmes moyens pour éduquer ses enfants, se cultiver bref vivre mieux pour les couches populaires. Avec le temps et lorsque les différences sociales auront disparu alors la société de classes aura vécu. Le salariat sera aboli...Voila ce que je crois !"

              c’est impossible car il y a des loups qui veulent être riche. si tu leur lave le cerveau, ils s’en vont ailleurs et provoquent des attentats, voire une guerre. la seule chose possible est de leur laisser une partie de la société en limitant la casse


            • babadjinew babadjinew 17 mai 2014 19:09

              Dans un monde technologique le « travailleur » ne peut que disparaître ! Alors merci pour le temps et le contenu clair de l’article, malheureusement dans un univers concurrentiel fait de dumping et d’esclavagisme les mots ne pèsent plus et l’espoir de jours meilleur c’est depuis longtemps tarit sous la pression des requins d’un système complètement virtuel !


              Si l’on veut libérer l’être humain de son carcan idéologique (travail, croit et procrée) et en même temps briser le pouvoir de cette bourgeoisie rentière sans valeur, sans scrupule et sans limite il serait plus que temps d’envisager et de proposer un revenu de base à échelle européenne, qui par contagion toucherait à terme l’ensemble des populations. 

              Rien aujourd’hui ne justifie que point ce revenu n’existe ! Ni nos capacitése de production, ni les ressources à dispositions, ni une idéologie quelconque. Les seuls à vouloir rejeter absolument en bloc cela sont les bourgeois décriés dans cet article qui perdraient un peu de leur trop plein !

              Alors c’est pour quand un parti politique du 21eim siècle qui tiendrait compte des avancées technologiques et qui aurait le courage de défendre bec et ongle cette idée d’un toit, de nourriture, d’éducation et de santé pour tout en chacun avant les surplus de quelque uns ?

              Wake Up !     

              • jaja jaja 17 mai 2014 19:59

                Ce que vous décrivez comme étant « cette idée d’un toit, de nourriture, d’éducation et de santé pour tout en chacun avant les surplus de quelque uns » est une évidence dans une réelle société socialiste. C’est ce qui se fait déja en partie à Marinaleda, en Andalousie, par exemple... où le logement est octroyé à vie pour un loyer modique (15 € par mois) et est transmissible aux enfants sans qu’il ne soit néanmoins possible de le revendre. Pour ce qui est de la santé le NPA est évidemment pour sa gratuité intégrale et pour un monopole de santé de service public.

                Le débat sur le revenu inconditionnel de base traverse l’organisation comme on le voit sur ce lien par exemple  :
                http://npa-commercy.over-blog.com/article-pour-un-revenu-inconditionnel-d-existence-85562921.html

                Pour moi la seule restriction que j’y apporterai c’est qu’il ne doit pas s’opposer à l’exigence historique de partage du temps de travail et de partage des richesses entre toutes et tous de façon égale.
                Dans l’immédiat il est nécessaire de réduire massivement le temps de travail et interdire les licenciements. Et il appartient surtout aux tavailleurs et aux chômeurs eux-mêmes de décider dans quelle société ils veulent vivre....


              • lsga lsga 17 mai 2014 20:03
                Alors, le partage des richesses, c’est le Christianisme (cf, Saint Augustin :Chacun selon ses moyens)
                 
                Le socialisme, c’est le partage du POUVOIR.

                ça vous arrive de lire Marx, Engels et Lénine au NPA ? 

              • jaja jaja 17 mai 2014 20:28

                «  De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » Marx, Critique du programme socialiste allemand de Gotha de 1875...

                Jules Guesdes, Staline et tous les traitraillons ont dénoncé ce but final égalitaire défini par Marx. Trotsky a dénoncé la constitution soviétique qui massacrait cette formulation de Marx lui-même et qui est devenue  :« De chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail, est appliqué en U.R.S.S. » pour en arriver à « De chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail  ». ce système d’exploitation qui, pour Trotsky, est La Révolution trahie et pour moi un retour pur et simple au capitalisme...qu’il soit d’État ou privé ne changeant rien à l’affaire.

                Le pouvoir partagé on connait les uns se gobergent et la classe ouvrière est tout aussi exploitée qu’auparavant. Le seul changement révolutionnaire c’est l’égalité sociale garantie par les armes du prolétariat contre le retour ou la naissance de nouveaux bourgeois issus des rangs révolutionnaires...

                Isga estime sûrement valoir beaucoup plus qu’un ouvrier.


              • lsga lsga 17 mai 2014 20:31

                mais relis le socialisme scientifique de Engels. Il explique précisément que l’expression ne lui plait pas beaucoup, et qu’elle provient des chrétiens. 

                 
                Après, relis le « Que Faire ? » de Lénine, où il explique comment le partage des richesses (qui est toujours le leitmotiv des social-traitres) n’est en aucun cas l’objectif, mais le partage du pouvoir. 
                 
                Je vais te chercher les citations.

              • lsga lsga 17 mai 2014 20:41

                Déjà, la citation d’origine du « Chacun selon ses besoins ». C’est l’acte des apôtres, Act 4,35, repris par Saint Augustin dans la cité de Dieu comme étant le point essentiel d’une société Chrétienne :

                 
                 
                « Car il n’y avait aucun pauvre parmi eux : tous ceux qui possédaient des terres ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu,et le mettaient aux pieds des Apôtres ; on le distribuait ensuite à chacun, selon ses besoins. »
                 
                Dans la cité de Dieu de Saint Augustin, cela devient le premier véritable appelle à l’abolition de la propriété privée (compris au sens antique, rien à voir avec la propriété privée bourgeoise des moyens de production) :

                « Alors est-ce que tous les chrétiens, dans un meilleur dessin, ne peuvent-ils pas mettre leurs richesses en commun, selon ce qui est écrit dans l’acte des Apôtres : qu’il soit distribué à chacun selon ses besoins ; que nul n’ait rien en propre ; mais qu’ils mettent tout en commun ? »
                 


              • jaja jaja 17 mai 2014 20:42

                Désolé mais Lénine je te le laisse ! La NEP et sa justification du fordisme qu’il dénonçait avant 1914 me débectent !


              • lsga lsga 17 mai 2014 20:46

                Oh, le Lénine qui a dirigé l’URSS, je n’ai aucun respect pour lui. Pas pour la NEP, mais pour l’abolition du conseillisme dès les élections de 1922. 

                 
                Il en est venu à faire le strict inverse de ce qu’il disait : il a fait passé l’économie avant le politique, le partage (et la production) des richesses avant le partage du contrôle de l’appareil de production. 

              • lsga lsga 17 mai 2014 19:54

                Un gouvernement anti-capitaliste ?

                 
                Mince, nous qui voulions des conseils socialistes... Il est beau le nouveau NPA.... Plus poujadiste que communiste. 

                • jaja jaja 17 mai 2014 20:01

                  « Nous » c’est qui c’est toi le petit facho partisan du Traité transatlantique qui écrasera les peuples du Nord au Sud ?


                • lsga lsga 17 mai 2014 20:06

                  Nous progressistes, qui luttons avec acharnement contre les forces réactionnaires, c’est à dire les forces qui veulent ralentir l’évolution de l’Histoire, c’est à dire les forces qui veulent ralentir l’évolution du Capitalisme. 

                   
                  Franchement, les prolétaires US sont progressistes. Le Parti Communiste US n’est pas anti-capitaliste, il est communiste. C’est des USA que viendra la Révolution Socialiste (comme le mouvement des 99% l’a déjà démontré). Nous avons en effet fortement à souhaiter que le prolétariat européen et américain soit uni sous une même oligarchie et un même système social pour qu’ensemble ils le renversent. 
                   
                  Bref : quand on est communiste, on est contre les nationalistes et les bismarckiens en tout genre. 

                • jaja jaja 17 mai 2014 20:06

                  Et je t’ai déja dit d’enlever ton vilain bonnet avec la cocarde bleue-blanc-rouge de la Bourgeoisie...cache ton appartenance de classe au moins quand tu fais semblant d’être communiste...


                • lsga lsga 17 mai 2014 20:09

                  très bel réponse, digne d’un anti-capitaliste. Et sinon, à quand un Parti Communiste en France ? 

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