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Accueil du site > Actualités > Politique > Copé-Fillon, les deux faces du Sarkozysme

Copé-Fillon, les deux faces du Sarkozysme

La porte vient à peine de se refermer derrière Nicolas Sarkozy que Jean-François Copé (JFC) et François Fillon s'écharpent pour prendre la direction de l'UMP considérée comme le marchepied de la présidentielle de 2017. Différents comme la main gauche et la main droite de l'ancien président, les Rémus et Romulus de la Sarkozie offrent deux visages à une même idéologie qu'ils ont servi pendant cinq ans. Deux personnalités, mais le même fonds de commerce.

Copé c'est l'arrière cour du Sarkozysme. Le côté glauque, le côté fric et grosses ficelles en duo avec Hortefeux. Comme le décrit si bien les limiers de Mediapart dans sa série de l'été "Ils se croyaient intouchables", c'est un sentiment de totale impunité, un mélange de marchands d'armes, d'intermédiaires douteux et de beaucoup d'argent avec un personnage central : le sulfureux Ziad Takieddine. L'homme pris en photo le maillot dans la piscine de Takkiedinne, c'est lui, JFC. Incarnation d'une droite décomplexée, arrogante, ultra-libérale en rupture revendiquée avec le politiquement correcte, ses "amis" de l'UMP l'ont surnommé "le clone". De Sarkozy évidemment.

Fillon ce sont plutôt les cuisines. C'est Matignon et un surnom "Mister Nobody" en référence à son rôle de passe plat et son statut de "collaborateur". Fillon a pour lui ce côté rassurant du notaire de province qui vient s'encanailler à la capitale. La pseudo fibre gaullo-sociale que ses amis décrivent prête à sourire. A aucun moment il n'a tenté et réussi à corriger les multiples excès du Sarkozyme. Si Nicolas Sarkozy fût le président des riches, François Fillon en fût le Premier ministre. " Fillon a vendu quinze ans de gaullisme social pour un plat de lentilles" résume vachard Copé à son égard.

Silencieux mais calculateur, l'ex homme de la Sarthe qui a soigné son parachutage à Paris, a profité de Matignon pour tisser une toile d'araignée dans laquelle il espère attraper l'agaçante mouche de Melun. Les humiliations répétées ont renforcé son ambition. Besogneux, il a soigné dans l'ombre ses réseaux et établi son plan. Dans son scénario oedipien, le vizir sera un jour calife. Il a déjà après tué le père par son absence de combativité dans la présidentielle. Ne reste plus que le frère jumeau.

Entre l'archaïsme de Fillon et la modernité de Copé les militants de l'UMP sont pris en tenaille. La multiplication des candidatures Lemaire, NKM et peut être Bertrand contribue à donner un sentiment de confusion. "Après-moi le chaos" avait mis en garde Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle en allusion à une victoire possible de la gauche. L'effondrement promis est tout de suite limité à son propre camp. Une façon peut être pour Sarkozy de garder un fer au feu et de laisser planer le doute sur un possible retour.


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22 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 21 août 2012 17:34

    Le bal des vampires façon UMP. Chacun a compris que ces gens là se contre foutent du pays. Leur adage n’est pas servir mais se servir. Ils sont puants de suffisance, tout leur est dû et ils se mettent tout naturellement au dessus des lois. La place qu’ils méritent, me semble être la prison pour haute trahison envers leur pays et leurs citoyens…


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 21 août 2012 22:49

      « La place qu’ils méritent, me semble être la prison pour haute trahison envers leur pays et leurs citoyens… »

      Patience.

      Pour Copé et Sarkozy ce n’est qu’une question de semaines. La rentrée judiciaire est pour septembre.


    • Dudule 22 août 2012 00:33

      Je crois surtout qu’ils ont bien compris qu’ils s’adressent à des électeurs qui se contrefoutent de l’avenir du pays, et ne pensent qu’à leurs revenus immobiliers et aux revenus de leurs actions.

      Ils ont choisi leur camp et ils l’assument.


    • Roubachoff 22 août 2012 05:29

      @Peachy

      L’UMP se comporte comme si elle était la véritable propriétaire du pouvoir, actuellement en vacances. Si Hollande a un rien de jugeote (j’en doute, à mon grand déplaisir), il doit lancer contre Sarko et ses bouffons une offensive visant à leur briser les reins. Ils n’auraient pas pu nous foutre la paix un moment, qu’pn se repose ?



    • DONC LA MOITIE DES DIRIGEANTS DE L UMP S EST MOUILLEE DANS LA PISCINE DE

      TAKKIEDINE...KHADAFI...BEN ALI ET ASSAD

      CE N EST PLUS UN PARTI MAIS UNE MAFIA.. DE L EST


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 août 2012 17:49

      Les 2 fesses de l’UMP ,manque le trou d’uc !


      • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 21 août 2012 22:53

        Le « trou de balle » a été battu le 6 mai dernier avant d’être expulsé de l’Elysée. Depuis il n’en peut plus de ne plus être le « centre du cul ».


      • lebreton 21 août 2012 21:40

        tient déja la propagande attire les gogos ,enfin ,nul a chier quoi ! 


        • alinea Alinea 21 août 2012 21:53

          J’ai eu peur ! J’ai cru, au premier coup d’oeil, qu’il était dans la piscine de mes beaux-parents !
          Ouf, quelle émotion.
          C’est vrai, Fillon est trop archaïque, il n’a pas résolu tous ses complexes.
          Copé, c’est un bon ... comment qu’il disait déjà, Vian : « Finis les complexes lala lalala... ».


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 août 2012 22:13

            Et comment que ça se fait qu’autour de la piscine y ait pas de protections pour les petits n’enfants ?Pas légal !!!


            • mortelune mortelune 21 août 2012 23:23

              Tant que des gens se bousculeront pour prendre l’ultime pouvoir alors les français seront pris pour des c.. CQFD !



              • eric 22 août 2012 04:38

                Je craint que cela ne soit très très difficile à vous faire comprendre, tant les gauches, enkystées dans des sociologies, connaissent mal ce qui leur est extèrieur. Il n’y a pour ainsi dire pas « d’idéologie ». à droite au sens ou on l’entend à gauche. Ce qui est frappant dans des réunions de droite par rapport à celle de gauche, c’est d’abord, évidemment, la mixité sociale, mais aussi le fait que sur chaque probleme concret, les gens sont facilement divisés, sans que l’étalage de ces divisions ne constitue un casus belli. Il y a peu de « ligne général ». Tous le monde a en gros le droit de penser librement. Les droites croient à l’humain d’abord, là ou les gauches préfèrent le collectif et l’abstrait. C’est pourquoi le processus de sélection des dirigeant est très différent. A gauche, il privilégie les plus médiocres ou les plus hypocrites. Le plus médiocre n’inquiète pas le « collectif », mais le plus hypocrite parvient parfois a se faire passer pour peu dangeureux pour le groupe. Staline s’est toujours situè au centre avant d’être au pouvoir. Miterrand issu d’un marais réactionnaire est parvenu à « dépasser sur leur gauche » les authentique héritiers du socialisme à la française, avec des postures extrêmes et des comportements concrets rasurrant : suivre la masse du parti.
                Enfin, dans l’incertitude idéologique actuelle du PS, le processus de sélection, sans néglige médiocrité et hypocrisie, est largement surdéterminé par ce que sondage et médias renvoient au PS comme image de lui même. Royal, Strauss kahn, Hollande.....Quand on pense qu’on parle encore de « révolution » ou de « rupture » dans les textes du partis, il y a quand même de quoi hurler de rire...
                Au final, un candidat a un poste de direction du PS doit essentiellement répondre à l’attente majoritaire de ce qu’est le parti : une abscence de réelle volonté politique autonome. Il ne faut pas oublier que les militants et élus sont avant tout des bureaucrates, fontionnaires ou apparrentés. Leur idéal en matière politique, ce sont des dirigeants qui les laissent faire sans tenter de leurs imposer des changements ou des évolutions. Les bureaucrates sont conservateurs par nature.
                A droite, ce sont avant tout les qualités humaines apparrentes qui comptent. Au sens large ; Le type qui fait la preuve qu’il est capable de trancher, de renoncer, de changer, d’agir, de s’adapter. Toutes vos tentatives pour enfermer les candidats à la candidature dans des petites cases façon PS, gaulodémocrate, libéral social sont de ce fait assez vaines. Il y a des nuances, mais c’est le pragmatisme qui l’emporte toujours. Balladur « incarnait » peut être une « sensibilité » un chouia différente de celle de Chirac, mais fût choisi d’abord celui qui fut capable de tuer l’autre politiquement. D’être un chef, capable d’exprimer une politique. C’est aussi pour cela que les raliiement sont si faciles une fois le choix fait et que la lutte pour le pouvoir laisse aussi peu de traces « idéologiques » à droite.
                La droite dans le choix de son candidat, choisi celui qui est capable de la persuader qu’il saura agir. Le PS celui qui parvient à le persuader qu’il ne tentera pas d’imposer une politique à la bureaucratie.
                A cela s’ajoute un autre truc pour le coup absolument inimaginable à gauche. Il y a toujours, à droite, une assez forte dimension éthique dans le choix du candidat.

                Enfin, à droite, il y a des militants civils civique citoyens. La france est sous syndicalisée parce que les fontionnaires sont parvenus à s’arroger une sorte de quasie monopole du syndicalisme et privilégient toujours leurs intérêts de classe dans les conflits sociaux ( voir la réforme des retraites). Il y a peu de syndicalistes. Ils sont largement professionnels. Payés pour cela. Il y a quand même plus de syndicalistes que de militants de gauche. Seule une partie des pro des syndicats s’engagent dans les partis. Le reste est composé d’élu qui eux aussi sont payés pour cela. ( au PS, chez les verts, il y a des élus, des syndiqués, et des retraités, ceux qui ne peuvent plus avoir de respnsabilités syndicales rémunérés). C’est la raison pour laquelle le choix des candidats a gauche apparrait vu de l’extèrieur comme des conflits de personnes ayant les mêmes idées, mais reflète en réalité vu de l’intèrieur des rapports de force entre catégories sociales et socioprofessionnelles pour le partage du gateau. Le choix d’un candidat à droite peut apparaitre comme des conflits idéologiques entre sous tendances alors qu’il s’agît en réalité de conflits de personnes.

                Pour toutes ces raisons, l’UMP se donnera comme dirigeant, le candidat qui lui donnera l’impression d’être capable d’imposer à la gauche, les vrais débats politiques auxquels elle a réussi a échapper lors des dernières présidentielles.

                Il faut bien voir que toutes les droites FN compris sont sur une même longueur d’onde. La priorité pour notre pays est une réforme de l’état au sens large. Elles sont divisée fondamentalement sur les modalités. Choc frontal avec les classes sociales prédatrices de gauche, ou tentative de les associer à leur propre réforme. La seconde option, ce fût le moment Sarkozy, illustré par exemple par « l’ouverture ». La politique actuelle va conduire à des catastrophes ( façon espagne socialiste en moins grave) Le gouvernement le sait, c’est illustré par la mise en avant des réformes « sociétales ». Il est douteux qu’avec un président et un premier ministre pareil,le PS parvienne a s’affranchir de ses lobbie et mène une vraie politique. Il est donc fort possible, au delà du choix d’un dirigeant à court terme, que le futur candidat des droites soit celui qui sera capable d’incarner une volonté forte de réformer l’état, quitte a s’attaquer de front aux forces internes qui en son sein, s’oppose à la démocratie. Au prima du politique élu sur les lobbies corporatistes. Ce qu’on continue par habitude à nommer les gauches.


                • mortelune mortelune 22 août 2012 10:23

                  Votre texte est à prendre au 3eme degré je suppose. Si ce n’est pas le cas et que vous croyez à toutes les idioties que vous avez écrit alors c’est que vous avez le cerveau dans du formole. Vous seriez en plein délire et je n’ose y croire rien que pour votre bonne santé mentale. 

                  Bizzzz !

                • leypanou 22 août 2012 18:48

                  @eric :

                  « La priorité pour notre pays est une réforme de l’état au sens large » : ne voulez-vous pas plutôt parler de l’asservissement de l’état pour les intérêts d’une oligarchie ? De plus, au lieu de parler de réforme, est-ce que le terme de régression sociale n’est pas plus approprié.

                  Présenter la « réforme » des retraites comme une « réforme » alors que c’est un système d’appauvrissement de masse qui se met en place est une escroquerie sémantique, mais très usuelle dans la terminologie réactionnaire. Repousser l’âge de départ à la retraite avec un chômage de masse de plus de 4 millions c’est tout simplement amputer leurs pensions futures. Combien y a-t-il de pensionnés qui n’ont pas leurs annuités complètes lors de leur départ à la retraite : il est certain que les médias de propagande aux ordres ne sortent jamais ce genre d’information.

                  Tout a été fait sous le quinquennat Sarkozy pour un appauvrissement de masse et une privatisation de tout ce qui est service public (éducation, santé, sécurité, etc, etc) : il faut être soit un bénéficiaire de ces mesures ou un idiot pour ne pas l’avoir compris.


                • Roubachoff 22 août 2012 05:25

                  Quelqu’un pourrait indiquer à Eric les coordonnées d’un bon service psychiatrique ? Dans son cas, l’euthanasie paraît une solution un rien trop radicale, mais une bonne camisole chimique ne devrait pas lui faire de mal. Après quelque temps, on pourrait envisager une réinsertion, qui sait ?


                  • eric 22 août 2012 14:33

                    Roubachoff, mortelune, faites pas semblant ! Vous ne savez sans doute même pas ce qu’est l’amilasine. Les gauches arrivées et gavées françaises sont au plus capable de greves et manifs, ou d’emmerder l’usager pour défendre leurs fromages. certainement pas de traiter les « dissidents », encore moins de supprimer les koulaks en tant que classe. Elles n’ont ni la force,ni la volonté, ni surtout l’armature idéologique pour cela. Tout au plus sont elles bonnes a dénoncer les « mules » ( mondialisations ultralibérales), sans très bien savoir de quoi elles parlent, pour continuer à croûter en exploitant les travailleurs et en spoliant les pauvres.


                  • latortue latortue 22 août 2012 11:07

                    le lobby sioniste est très puissant en France et surtout a droite j’ai bien peur que Copé maitre étalon de la langue de bois ne devienne le prochain président de l’UMP
                    http://www.youtube.com/watch?v=iu-8zCDyby8
                    ce qui serait une cata totale ce type est le pire du pire de la politique, une anguille doublé d’une limace gluant et faut jeton au possible ,avec en plus une expérience et un réseau qui lui permet de sortir de tous les pièges .


                    • SALOMON2345 22 août 2012 12:02

                      Mettez une perruque à Coppé : il ressemble - en moins drôle - à Pierre RICHARD qui lui nous a fait sourire et parfois enchanté tandis que l’autre...


                      • SALOMON2345 22 août 2012 12:18

                        à Eric, vous osez :
                        « A cela s’ajoute un autre truc pour le coup absolument inimaginable à gauche. Il y a toujours, à droite, une assez forte dimension éthique dans le choix du candidat ».
                        Pouvez-vous décrire l’éthique véhiculée hier par Sarkozy et demain par les deux Abel et Caïn, deux « vertueux » prétendants au trône ?

                        • eric 22 août 2012 14:35

                          je vous ai dit que vous ne parviendrez même pas à l’imaginer. Vous fatiguez pas, il faudrait d’abord que vous sachiez ce qu’est l’éthique...


                        • Jean-Louis CHARPAL 22 août 2012 12:37

                          Fillon/Ayrault : les deux faces de l’ultra libéralisme.


                          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 23 août 2012 00:13

                            Salut Intehsky,
                            bonsoir J.L. Charpal.

                            Faut pas déconner. Si Fillon et Ayrault sont des ultra-libéraux, comment qualifier Copé, Romney, Bush ou Cameron ?

                            Non les gars, il existe des différences de ton dans l’arc-en-ciel politique qui s’étend du néolibéralisme au collectivisme. Dans le cas cité ici, Fillon et Ayrault sont des libéraux « classiques », gaulliste pour l’un, socialiste pour l’autre, mais assurément pas des cintrés adeptes du saccage néolibéral. Du moins pour l’instant, même si je cultive de sérieux doutes concernant Fillon qui compte des brutes comme Wauquier et Ciotti dans ses rangs.

                            Leur prétendu « fibre sociale », suspecte, surtout pour Fillon, ne les rend pas meilleur, mais ils semblent potentiellement moins nocifs qu’un Sarkozy ou un Copé.

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