Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > CSA : l’UDF de la majorité et l’UDF de l’opposition

CSA : l’UDF de la majorité et l’UDF de l’opposition

Le CSA a tranché : 11 députés de l’UDF appartiennent à l’opposition pour avoir voté la motion de censure du gouvernement avec le PS, et les 19 autres, sauf déclarations expresses, sont présumés appartenir à la majorité (communiqué du CSA du 14/6/06).

Ainsi raille-t-on, à l’UDF ; le président et futur candidat de l’UDF à la présidentielle de 2007 est-il placé dans l’opposition, alors que le porte-parole du même parti est lui dans la majorité ?

Il faudra donc aux télévisions inviter à la fois un UDF de gauche et un UDF de droite pour que les temps de paroles soient équilibrés : bref bravo à l’UMP pour permettre le doublement du temps de parole à l’UDF.

Il est vrai que l’UDF a une drôle de position.

Ainsi les débats peuvent être houleux, on l’a vu au Conseil national de l’UDF de samedi dernier, Gilles de Robien sifflé mais pas viré, et Maurice Leroy très en verve, demandant la tête du ministre de l’éducation nationale pour collaboration avec l’ennemi (ici, il s’agit donc d’un député UDF de l’opposition) très écouté mais pas entendu, car c’est un fait, l’UDF compte plusieurs divisions, dont la division très écoutée de M. Bourlanges qui explique au dans Le Figaro du 14/06 : « Le projet de Bayrou n’est ni mobilisateur ni réaliste ».

Mais comment donc situer l’UDF ? En fait, il faudrait que le CSA se penche sur l’ensemble des sujets de société et sur la sociologie de chaque parti. Au PS, il y aurait ainsi des "pro 35 heures" et des "anti", des libéraux proches du centre et des interventionnistes proches du communisme. Ne parlons pas des Verts, chez qui l’exercice de démocratie et de la représentativité est poussé à l’extrême. Enfin, au sein même du gouvernement, il faudrait savoir qui soutient réellement le premier ministre, et savoir si le fait d’acclamer Borloo en lieu et place de Villepin ne devrait pas scinder l’UMP entre l’UMP du président et l’UMP du prétendant ?

C’est donc un véritable lièvre qui est ainsi levé et qui doit nous amener à nous interroger sur la diffusion de l’information et sur la pluralité à la fois des sources d’information et du traitement de l’information.

C’est aussi un constat que les clivages ont en partie sauté, du moins chez les électeurs. Il reste à droite et à gauche des nostalgiques de l’interventionnisme à tout va de l’État dans la vie économique des Français. Le débat aujourd’hui oppose plutôt les progressistes aux conservateurs, et les conservateurs sont présents aussi bien à gauche qu’à droite et au centre, mais aussi, semble-t-il, au CSA.

Nous le verrons dans les débats qui s’annoncent au sein du PS et de l’UMP pour la désignation (l’officialisation) des candidats pour la présidentielle. Les interventions de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy vont parfois à l’encontre même de leurs camps initiaux. Pour Sarkozy, il s’agit d’être populiste et de chasser avec de Villiers sur les terres du Front national en proposant surtout de la répression et de la sanction. Pour Ségolène Royal, aussi il faut briser le clivage pour élargir au centre et lutter contre une dérive populiste anti-libérale. A la différence de Sarkozy qui cultive un populisme sur une analyse de la situation, Ségolène (on ne peut dire Royal) est populaire car elle comprend la vie de Français : de la sécurité à la famille et au travail, elle porte des valeurs simples.

Faudra-t-il, là aussi, prendre en compte les positions des uns et des autres, comme des déclarations de droite ou de gauche, de majorité ou d’opposition, alors même que la structure de l’électorat n’est pas celle de la politique ? Faut-il entretenir l’illusion de ce bipartisme qui n’arrange, il est vrai, que l’UMP aujourd’hui ?

Il faut surtout condamner la position du CSA, qui se doit de penser autrement la parole politique.


Moyenne des avis sur cet article :  4.09/5   (57 votes)




Réagissez à l'article

35 réactions à cet article    


  • Sam (---.---.151.221) 15 juin 2006 11:11

    « ..Il faut surtout condamner la position du CSA qui se doit de penser autrement la parole politique.. »

    Supprimer le CSA serait une oeuvre de salubrité publique.

    Cet organisme réussit le tour de force de trouver équilibrés les temps de parole entre OUI et NON au TCE, alors qu’on assista à une intoxication massive, une propagande éhontée de 99% des médias en faveur du NON.

    Par ailleurs, ce machin de Baudis (UMP) ne veut donner aucune fréquence aux radios et télés citoyennes et associatives. Il n’en veut pas non plus sur la TNT.

    Il est urgent d’administrer les médias, de réguler fortement cette barque pleine de pognon qui s’éloigne des rives du journalisme chaque jour un peu plus.

    Pluralisme développé implique expressions plurielles. Ces décomptes stupides pour savoir qui a postillonné trois secondes pour l’UDF, ou non, seraient inutiles si nous avions des médias qui expriment toutes les sensibilités au lieu de faire sans arrêt place aux mêmes.

    En tout état de cause, les coupages de cheveux du CSA seront méprisés, car stupides, illégitimes et totalement innaplicables.


    • libre (---.---.162.131) 15 juin 2006 11:19

      Il faut assumer ses choix et ses décisions. Aller sur le site du Conseil Constitutionnel http://www.conseil-constitutionnel.fr/dossier/quarante/notes/motion.htm

      Il est très clair que la motion de censure a pour objectif de renverser le gouvernement et est comme le dit le conseil « le dépôt de motions de censure est un procédé habituel de l’OPPOSITION qui lui permet de mettre en cause solennellement la politique menée par le Gouvernement de manière générale ou dans un secteur déterminé »

      C’est en ne respectant pas les termes de la constitution et ses pratiques que l’on finit par affaiblir nos institutions !

      Que les hommes politiques la respecte et tout ira mieux. Qui veut renverser le gouvernement passe dans l’opposition au gouvernement c’est assez logique, non ?


      • Le-Troll-Heureux (---.---.164.192) 15 juin 2006 11:31

        Il est clair que l’UDF est maintenant dans l’opposition donc la décision du CSA (organisme très necéssaire) est entièrement fondée.

        Je vois vraiment pas où est le problème.


        • RD (---.---.59.23) 19 juin 2006 00:35

          Quand le PCF a voté la censure sur la CSG du gouvernement Michel Rocard, le CSA a-t-il classé le PCF dans l’opposition ?


        • José W (---.---.25.142) 15 juin 2006 11:40

          Le CSA fait la preuve dans cette décision grand-guignolesque qu’il est une vaste plaisanterie politicienne, un outil manipulatoire au profit des pouvoirs établis.

          Mais bon, cela tout le monde le savait depuis longtemps...


          • Jbenard (---.---.92.11) 15 juin 2006 12:07

            Il est clair que ce n’est qu’un apperçu de ce que sait faire l’UMP puisque la demande au CSA a été effectuée par ce mouvement.

            La prochaine attaque viendra pour les législatives où tous les UDF se verront opposer un candidat UMP. Les consignes sront claires puisqu’il faudra battre l’UDF quitte à faire élire un opposant.

            François BAYROu qui est un politique confirmé savait celà mais continue de penser que les électeurs le conforteront dans son hypothèse d’alternative centriste.

            Il faut dire que celà ressemble de plus en plus au World poker tour


            • jp (---.---.233.194) 15 juin 2006 12:14

              je pense que la vrai clé du temps de parole doit être proportionnel aux scores obtenus dans l’élection majeure , à savoir l’élection présidentielle au premier tour ;Si les membres d’un parti se contredisent entre eux tant pis leur message sera brouillé et ils se pénaliseront tout seul ; Le premier tour de la présidentielle est la seule mesure qui permette une expression la plus large possible donc c’est la plus légitime ; L’erreur du csa est la suivante,sa solution n’est pas opérationnelle , ce n’est pas à lui de s’immiscer dans les débats à l’intérieur d’un parti. De plus , si on écoute bayrou, il a évoqué une censure morale relativement à « des affaires » , il n’a jamais proposé un contre projet aux côtés de l’opposition ; Par ailleurs cette décision a été demandée par l’ump ( qui veut dire majorité présentielle et ne se réfère pas à une philosophie ou un projet précis) or majorité+gouvernement cumulent déjà deux tiers du temps de parole, ce qui me parait disproportionné ;


              • BarryAllen (---.---.17.100) 15 juin 2006 14:20

                « Le premier tour de la présidentielle est la seule mesure qui permette une expression la plus large possible donc c’est la plus légitime »

                Est-ce encore vrai et pour combien de temps ? Je vous invite à lire mon article : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10137


              • Harold (---.---.211.225) 15 juin 2006 12:32

                Monsieur Bayrou a voulu jouer les « résistants » à bon compte. Ridicule ! Le voilà éjecté par la majorité et repoussé du pied par les socialistes ! Personne n’en veut !


                • mariner valley (---.---.64.122) 15 juin 2006 13:06

                  @ Harold

                  Peut-etre que c’est ce qu’il cherchait : ne pas avoir d’etiquette..................donc plus libre en quelque sorte.


                  • (---.---.231.147) 15 juin 2006 13:54

                    incroyable ! y en un qui disait sur je ne sais plus quel article, qu’une des insultes les plus méprisantes etait : Français !

                    mouarff


                    • toto (---.---.45.204) 15 juin 2006 13:56

                      pourquoi serait-on forcément soit de gauche soit de droite ?


                      • mariner valley (---.---.64.122) 15 juin 2006 14:56

                        @toto

                        Parce que c’est comme ca en France tu dois etre :

                        - Ou de gauche socialiste-communiste naif et demago.
                        - De droite sarkosiste, communautariste et ultra-liberal.

                        et l’interet genral dans tout ca et bien ils s’en foutent pas mal du momment qu’ils/elles sont elu(e)s.

                        L’entre deux en France est bani car verrouille par les elites bien « pensante ».


                        • c florian (---.---.162.39) 15 juin 2006 15:46

                          pourquoi choisir forcément un camp ? l’idée même de partager le temps de parole entre la majorité et l’opposition est une annerie. un député ne peut il pas se prononcer selon ses convictions et ses administrés et non pas selon ce que dit son parti ? il est possible d’être en accord sur certains sujets et complétement opposé sur d’autres. à la base on élit des représentants, qui ne sont déjà pas représentatifs, si en plus ils doivent être dans un camp et ne pas pouvoir avoir de divergence, autant mettre directement un bulletin avec le parti.


                          • mariner valley (---.---.64.122) 15 juin 2006 15:57

                            @c florian Oui je suis d’accord. C’est justement ce que je dennonce. « si en plus ils doivent être dans un camp et ne pas pouvoir avoir de divergence, autant mettre directement un bulletin avec le parti. » C’est leur objectif final..........


                            • Voltaire (---.---.192.14) 15 juin 2006 16:23

                              Cette « décision » du CSA, prise à la demande du parti majoritaire UMP, ne peut qu’acréditer la thèse de l’absence d’indépendance de ce type d’organisme, censé être indépendant, mais dont les membres sont nommés par le pouvoir.

                              Récapitulons :
                              - Certes, le CSA doit faire appliquer une règle, contestable et contestée, des trois tiers : un tiers de temps d’audience au gouvernement, un tiers à la « majorité » et un tiers à l’« opposition ». Cela avantage évidemment le parti au pouvoir (qui dispose des deux-tiers du temps pour ses idées) mais c’est la règle actuelle. Soit.

                              - Tout est dans le problème de la définition de « majorité » ; comme l’indique François Bayrou, les communistes ont voté la censure avec le RPR contre Rocard en 1991 : ont-ils pour autant été catalogués dans l’opposition ? et le RPR qui votait contre les projets de lois de l’UDF en 78-81, était-il catalogué opposition ? Non dans les deux cas... Et bien entendu, ni François Bayrou ni les députés UDF qui ont voté la censure n’ont jamais indiqué faire parti de l’opposition... Peut-on classer un responsables politiques contre son gré ? Cela ne semble guère constitutionnel...

                              - A qui profite la décision ? A l’UMP bien sûr... puisque Bayrou dispose de l’essentiel de la couverture médiatique de l’UDF, qui viendra maintenant amputer d’autant celle de l’opposition réelle en augmentant d’autant celle de l’UMP (et vu le positionnement de Bayrou, on peut s’attendre à ce que sa couverture médiatique continue de croitre...).

                              Le problème est donc double : le CSA pouvait-il répondre favorablement à une demande explicite d’un parti politique en sa faveur, et classer contre leur gré des responsables politiques UDF sur la base d’un seul vote... On voit bien la réponse logique à ces deux questions.

                              Et qu’adviendra t-il quand Bayrou s’abstiendra lors d’une prochaine censure proposée par le PS ? L’hypothèse est bien probable, le cas clearstream dépassait les clivages habituels et le PS déposera sans doute d’autres motions de censure sur des questions plus politiques. Cela serait d’ailleurs la façon la plus simple pour le PS de récupérer son quota si le CSA ne revient pas sur sa décision...

                              Que le CSA se prette à une telle manoeuvre politique de bas étage le déconsidére tout à fait et donne une fois de plus raison à François Bayrou quand il veut donner un coup de pieds salutaire dans l’establishment politique français actuel.


                              • mariner valley (---.---.64.122) 15 juin 2006 16:39

                                @Voltaire

                                D’accord avec vous. C’est pour ca que Bayrou derange. Attention il ne faudrait pas reveiller et bousculer le mammouth France.


                                • mariner valley (---.---.64.122) 15 juin 2006 16:50

                                  Bayrou serait-il en train de devenir un candidat serieux et dangeureux pour que tout le monde a droite comme a gauche se donne tant de mal pour lui nuire ? Finalement la question est peut-etre la.

                                  Attention le mammouth ouvre un oeil il faut lui creuver tout de suite ohohpoppop rendors toi

                                  delire non ?


                                  • PAP (---.---.237.210) 15 juin 2006 17:22

                                    Le CSA croit qu’il y a encore la droite et la gauche point final. L’UDF quand à elle ne crroit plus en ce clivage qui n’a rien donné de bon en 20 ans. 70% des français veulent un gouvernement d’union national, la reponse au problème de la FRance est là, il faut « dédogmatiser » le débat olitique . L’UDF n’est ni dans l’opposition ni dans la majorité, elle vote les textes quand ils lui apparaissent bon et vote contre quand ils lui apparaissent contraire à ses idéaux. De plus le groupe UDF ne vote rarement tous la même chose, ce que je trouve bien, quand on voit que 364 députés sont forcement tous pour et une centaine d’autre tous contre. Le CSA a encore cette vision là de la politique, c’est exactement ce que l’UDF et Bayrou veut faire voler en éclat.


                                    • PAP (---.---.237.210) 15 juin 2006 17:22

                                      Le CSA croit qu’il y a encore la droite et la gauche point final. L’UDF quand à elle ne crroit plus en ce clivage qui n’a rien donné de bon en 20 ans. 70% des français veulent un gouvernement d’union national, la reponse au problème de la FRance est là, il faut « dédogmatiser » le débat olitique . L’UDF n’est ni dans l’opposition ni dans la majorité, elle vote les textes quand ils lui apparaissent bon et vote contre quand ils lui apparaissent contraire à ses idéaux. De plus le groupe UDF ne vote rarement tous la même chose, ce que je trouve bien, quand on voit que 364 députés sont forcement tous pour et une centaine d’autre tous contre. Le CSA a encore cette vision là de la politique, c’est exactement ce que l’UDF et Bayrou veut faire voler en éclat.


                                      • (---.---.64.122) 15 juin 2006 17:28

                                        @PAP

                                        oui peut-etre mais il peut aussi subir qques pressions bien pesantes non ?


                                        • David972 (---.---.40.212) 15 juin 2006 17:57

                                          C’est une plaisanterie cela ! Le CSA ordonne que le temps de parole de Bayrou et d’autres de l’UDF soit compter dans celui de l’opposition ! C’est un scandale ?!

                                          Mais il faut arrête red foutre la m... dans ce pays. Nous ne sommes pas les Etats-Unis où il y a une opposition claire qui s’oppose aux textes du Président et qui peut demander la procédure de destitution, ni le Royaume-Uni où l’opposition a des droits clairs...

                                          Nous sommes dans cette pseudo-démocratie où il n’y a pas d’opposition claire et où l’opposition n’a aucun droit. Dans ce type de régîme, la seule façon de connaître ce qu’est l’opposition est d’observer les votes : qui vote contre un budget et/ou pour une censure du gouvernement est dans l’opposition. Bayrou n’avait qu’à y réfléchir à deux fois. le petit Bayrou ne doit s’en prendre q’à lui même et le CSA a raison car on ne peut garder dans une majorité quelqu’un qui souhaite censurer la majorité. C’est comme ça et c’est de la logique simple.

                                          Décidément, il fait bon être à l’UMP en ce moment : le temps de parole de la majorité sera ainsi augmenté puisqu’il faudra combler le retrait de Bayrou et des autres de la majorité. le temps de parole de Bayrou e tsurtout du PS s’en retrouvera réduit mécaniquement. Bref, le PS et l’UDF dans une mondre mesure sont les seuls perdants de cette décision éclairée et logique !

                                          Le CSA n’a donc rien à se reprocher mais il fait jsute une seimple constatation e trégularise seulement par cette décision la situation actuelle de Bayrou qui ne mérite que ça !


                                          • Collatéral dommage (---.---.28.210) 15 juin 2006 18:18

                                            Il s’agit dun dommage colatéral du referendum sur le traite européen.

                                            En effet les gens de la gauche Anti oui ou pro non ont demandé que le temps de parole des gens de la gauche pro oui anti non, ne soit pas décompter dans leur temps de parole anti oui pro non !

                                            Ja’i voulu faire simple à la française !!


                                            • Frédéric Mahé Frédéric Mahé 15 juin 2006 18:36

                                              Encore une décision débile au nom du « bon sens » qui veut qu’on soit entièrement « pour » ou entièrement « contre » le gouvernement. Avec une telle matrice dans la tête, la vie doit leur paraître bien simple, aux petits chéris...

                                              Au fait, qui a nommé Baudis à la tête du CSA ? Réponse : Chirac...

                                              Tsoiiiin !


                                              • José W (---.---.25.142) 15 juin 2006 19:08

                                                Et quand Sarkozy va devoir s’opposer au gouvenrment en fin d’année et démissionner pour se positionner en « candidat de la rupture », sera-t’il décompté dans l’opposition, avec le PS, le FN, José Bové, et tous les autres partis de gauche ou d’extrêm-droite + l’udf, contre l’UMP de De villepin ou du succédané de Chirac qui bénéficieraient alors de 66% (1/3 pour le gouvernement et 1/3 pour la Majorité) du temps de parole contre 33% pour tous les autres ?

                                                Tout cela c’est vraiment du n’importe quoi et M. Baudis devrait tirer les conséquences de cette mascarade.


                                                • (---.---.219.8) 15 juin 2006 19:18

                                                  Non, vu qu’il est le chef de file de l’UMP (majorité). Donc 33% du temps pour lui. Ca ne changera rien pour lui finalement, ou alors à peine vu qu’il ne pourra plus parler en tant que ministre.


                                                • José W (---.---.25.142) 15 juin 2006 19:27

                                                  Euh, certains ont du mal à colmprendre la mesure du CSA, il est vrai débile : Sarkozi devra partager son temps de parole avec la gauche puisqu’il sera dans l’opposition au gouvernement !

                                                  Car le CSA ne regarde pas s’il est président de l’UMP, mais s’il supporte ou non le gouvernement : Bayrou est par exemple le Prédisent de l’UDF et est classé dans l’opposition désormais, et doit partager les 33% avec Royal, Bové, Besancenot, Le Pen et tous les opposants.


                                                • (---.---.219.8) 15 juin 2006 19:43

                                                  Que la mesure du CSA n’ait aucun sens, j’en conviens. Il n’empêche que les quotas du CSA (comme indiqué dans d’autres commentaires) c’est :

                                                  1/3 pour le gouvernement (Chirac, De Villepin, etc...) ; 1/3 pour la majorité parlementaire, actuellement l’UMP dirigé par Sarkosy ; 1/3 pour l’opposition

                                                  La situation stupide qui risque de se produire, c’est Sarkosy dirigeant la majorité « en rupture » avec un gouvernement issu de cette même majorité. Si ça se produit on assistera vraiment aux limites de la façon bipolaire de voir du CSA, car oui l’UMP serait à la fois « dans l’opposition » et dans la majorité parlementaire. Donc ils auraient droit à 33% (majorité parlementaire) + quelques % (en tant qu’opposition si on suit la logique du cas UDF) mais ils ne pourraient pas dépasser 33% en tant que majorité. Leur système de quotas explose à ce moment là ? M’étonnerais qu’ils aient prévu ce cas là chez CSA corp.


                                                • José W (---.---.25.142) 15 juin 2006 21:09

                                                  Enfin, c’est surtout une hypothèse d’école, car on sait très bien qu’à ce moment-là ils (le CSA et ses commanditaires) trouveraient une autre « solution », la main sur le coeur, déplorant le caractère inéquitable et absurde de la présente décision et la nécessité de changer la règle du jeu...


                                                  • mariner valley (---.---.64.122) 16 juin 2006 07:34

                                                    Diviser pour mieux regner. Technique veille comme le monde.


                                                    • mariner valley (---.---.64.122) 16 juin 2006 08:05

                                                      @David972

                                                      Ouais, pas d’accord c’est une vision d’une societe bipolaire : tout blanc ou tout noir. Les gris sont elimines. Ceci dit il est vrai que ca arrange L’UMP de classe UDF dans l’opposition comme ca, plus de temps de parole pour l’UMP.CQFD

                                                      « car on ne peut garder dans une majorité quelqu’un qui souhaite censurer la majorité » : Souhaitez-vous un mode de pensee unique dans une majorite. ?


                                                      • levoisin (---.---.84.11) 16 juin 2006 09:32

                                                        De toute façons, selon le CSA, il reste 19 députés UDF dans la majorité (contre seulement 11 dans l’opposition), en particulier Sauvadet, porte-parole de l’UDF, ami et soutien de Bayrou, et qui avait préféré s’abstenir de voter la censure. Les deux étant exactement sur la même ligne, la même déclaration officielle sera selon les cas décompté du temps de la majorité ou de l’opposition.

                                                        La politique française qui hésitait entre tragique et comédie entre définitivement dans le tragi-comique.


                                                        • Albert (---.---.43.237) 17 juin 2006 20:26

                                                          A l’UMP,on pratique depuis toujours « la pensée unique », que dis-je,la pensée du rien,ou peut-être pas de pensée du tout,vu qu’ils ne savent que dire « haga-haga »,« Moi y en être UMP,toi pas d’accord,moi y en a niqué toi ».

                                                          Des débiles de l’UMP,ont trouvé Mister Baudis,le « siffoné du cerveau »,pour dire quoi ? Soit tu es avec moi,soit t’es contre moi ! Ce sont des amis à Mister Bush :« soit t’es mon ami soit mon ennemi ». Avec de pareilles « penseurs »,la France est et sera encore pendant très longtemps dans la merde. Ils veulent que tout le monde dise « Haga-haga ».

                                                          Mais M.Bayrou est trop subtil pour eux,il a beau leur dire qu’entre la Gauche et la Droite,il y a un milieu,ils ne veulent rien entendre. Que voulez-vous répondre à de pareils énergumènes ? C’est révoltant,ça vous donne des envies de meurtres.La France n’a pas encore mûri,elle n’a que ce qu’elle mérite, vu que les gens sont incapables de voter UDF en nombre.


                                                          • Gil (---.---.93.79) 18 juin 2006 11:15

                                                            Voila semble-t-il une nouvelle manipulation du gouvernement, mais pour le coup, aucun citoyen n’est dupe que l’UMP par cette manoeuvre douteuse veut réduire le temps d’expression médias « DES » oppositions (et non DE l’opposition)...

                                                            Or, ceci se retourne déjà contre eux, il n’y a qu’à voir les sondages de satisfaction : le premier ministre et le président ne cessent de s’enfoncer...


                                                            • Rules (---.---.213.101) 19 juin 2006 16:03

                                                              En espérant que les Français ne croiront pas que Le Pen offre la solution à cet obscurantisme qui affecte l’UMP et Sarko.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès