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Accueil du site > Actualités > Politique > Dans le secret de l’isoloir...

Dans le secret de l’isoloir...

L’isoloir, lieu clos où l’individu est seul face à un instant de décision politique majeure... Ce lieu de pression ne serait-il pas la cause toute simple du discrédit des instituts de sondage ?

Pourquoi les sondages se plantent-ils aussi souvent ? Parce que les instituts sont à la botte de certains candidats, comme le sous-entend Nicolas Cadène dans un article récent ? Parce que les questions sont parfois orientées pour obtenir la réponse voulue ? Certes, ce procédé de biaisage existe. Mais aussi pour une raison toute simple : donner un avis au téléphone qui n’engage à rien n’a pas le même poids que le vote dans le secret de l’isoloir.

Par exemple, pourquoi Jean-Marie Le Pen est annoncé à 10% dans les sondages alors qu’aux élections, le FN tourne plutôt au minimum à 15% ? Simple : en général, les sympathisants FN ne clament pas leur amour pour Jean-Marie Le Pen sur tous les toits. Et, même au téléphone, la peur des écoutes, de la divulgation éventuelle de leur identité, ou tout simplement la crainte qu’un proche les entende dire leur intention de vote à voix haute a de quoi dissuader un tel aveu. Par contre, dans l’isoloir, c’est différent. Personne ne peut vous juger, personne ne peut savoir si vous avez voté pour un tel ou un tel (à moins, comme il existe des cas dans certains bureaux de vote, de ne prendre fièrement que le bulletin de votre candidat sous le nez des assesseurs). Naturellement, une telle confidentialité peut incliner l’électeur vers plus de rébellion. Pas de patron pour vous faire le procès d’avoir voté Besancenot. Personne pour vous accabler d’un vote lepéniste. La liberté totale. L’isoloir serait-il le seul et unique bastion vraiment démocratique, le seul endroit où l’électeur pourrait laisser parler sa conscience ?

Mais, inversement, on pourrait aussi penser qu’un sondé penchant pour Bayrou au téléphone pourrait voter Ségolène ou Nicolas dès le premier tour, par crainte dans ce satané isoloir de revivre un 21 avril bis ou à l’envers. Ce cas de figure était plutôt rare dans le passé, mais la crainte d’un nouveau deuxième tour bananier pourrait être un paramètre fortement dissuasif.

D’autre part, les sondages téléphoniques présentent une deuxième faille : le cas où la réponse ne plairait pas au sondé... Exemple classique : que peut répondre un sympathisant frontiste, UDF, ou d’extrême gauche à la question : "Qui choisiriez-vous au deuxième tour entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ?" On peut se douter que leur décision n’est pas mûrement réfléchie dans la mesure où ils ne savent pas si ce sont vraiment ces deux-là qui seront au menu le lendemain du premier tour, et où ils ne souhaitent surtout pas qu’ils y soient ! En revanche, si le deuxième tour oppose effectivement Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy, on peut légitimement penser, là encore, dans le secret de l’isoloir, que la réponse sera tout autre que dans le cas d’un sondage où le sondé se moque ouvertement d’une question où ne se trouvent pas ses favoris. Dans l’isoloir, il faudrait choisir le "moins pire" des deux. Alors qu’au téléphone, on demande plutôt une marque d’attachement à l’un des deux candidats, ce qui n’est pas tout à fait pareil (d’ailleurs, quand on demande aux instituts le taux d’indécision, il est relativement élevé : près de 45% des sondés ne sont pas sûrs de leur choix !).

Les sondages internet ne sont guère plus fiables que les sondages téléphoniques, étant donné le risque d’un "global spaming" (sous-entendu : les militants peuvent être invités à répondre au sondage pour booster les chiffres en faveur de leurs favoris), et de la fraude liée au fait qu’une personne peut répondre plusieurs fois à un sondage en utilisant plusieurs PC ou en changeant d’adresse IP. De plus, un panel d’internautes équipés pour la plupart en haut-débit n’est pas forcément représentatif de la France d’en-bas. Dommage pour ce problème de panel car les questions sont parfois plus intéressantes, regardez par exemple les sondages du site expression politique : http://www.expression-publique.com/expression-politique/resultat.php?adresse=pres2007c

On découvre notamment à la dernière question de ce sondage que 10% des internautes ne voteront ni pour Ségolène, ni pour Sarkozy en cas de deuxième tour entre les deux. C’est à la fois peu (vu le nombre de billets contre les deux candidats qu’on peut lire sur de nombreux sites) et beaucoup car il est rare de voir l’abstention ou le nombre de bulletins blancs qui s’accroissent de 10% entre deux tours d’une élection. Probablement parce que, là encore, le but du sondage est de relever un phénomène d’adhésion, alors que les élections se construisent aussi sur le rejet d’un candidat (et il est probable que les 10% des "ni Ségo, ni Sarko" se décident au final contre le candidat qu’ils rejettent le plus).

Certes, des sondages à peu près fiables ces dernières années concernaient le referendum sur le TCE, où le ’non’ était annoncé gagnant dans quasiment tous les sondages réalisés pendant la campagne. Mais la question était cette fois-ci binaire : si on est contre le ’oui’, on vote ’non’. Alors que dans le cas de la présidentielle, si on est contre Ségolène Royal, on ne votera pas forcément pour Nicolas Sarkozy. On peut très bien être contre les deux, et au dernier moment préférer la peste au choléra.

Finalement, on va m’accuser de casser du sucre sur les sondages sous prétexte qu’ils seraient trop favorables à Nicolas Sarkozy (mais, déjà pendant la campagne interne au PS, je m’étonnais de les voir aussi favorables à Ségolène Royal...), mais je critique surtout leur manière de fonctionner. Le meilleur sondage possible, ce serait de convoquer 1000 citoyens à ’voter’ de manière la plus anonyme possible, pour un premier tour, puis pour un second tour. Bref, de rajouter à chaque sondage le paramètre : ’je suis tout seul, dans un isoloir, pour prendre une décision qui va engager mon pays pour les cinq années à venir’, et là, on aurait peut-être un début de résultat crédible.


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37 réactions à cet article    


  • (---.---.7.210) 16 février 2007 12:03

    Le secret de l’isoloir est deja remis en cause avec les parrainages qui sont devenus de fait le véritables premier tour des presidentielles.

    En forçant les maires a exhiber leurs parrainages on transforme ce qui etait un simple moyen d’eliminer les « gugus » en censure des grands partis.

    L’argument de la transparence, du droit de savoir n’est curieusement pas invoqué quand ces memes partis designent les president des assemblées nationales, regionales ou meme departementales.

    Mais nous avons connu aussi une autre violation des principes democratiques avec la validation du TCE. Chaque pays devait voter un par un, les anglais etant bien sur en dernier. Ce systeme culpabilise alors, chacun a leur tour, les electeur de chaque pays accusés d’etre LES responsables de l’echec.

    Ce sont des methodes de dictatures, de commissaires politiques. Bientot le vote a mains levées sous l’oeil des cameras ? Pour se maintenir au pouvoir, les partis viennent de pervertir le sens de l’election presidentielle que DeGaulle avait volontairement voulu leur soustraire.

    C’est de moins en moins la rencontre d’un homme avec le peuple de France, et de plus en plus une prise de pouvoir d’un systeme de bipartisme forcé entre siamois complices.

    Comme deja dit, quand on oublie la genese de la democratie Athenienne on redecouvre sa genese : Quand on refuse de compter les voix de certains, on finit toujours par compter les glaives...


    • desolitude (---.---.237.46) 17 février 2007 00:32

      Cest pour ca que les votes a bulletins secrets pour les greves seraient indispensables.


    • Dominique Dutilloy Dominique Dutilloy 17 février 2007 17:58

      (IP:xxx.x3.7.210), dans votre message du 16 février 2007 à 12h03, vous écrivez, et je vous cite : « Le secret de l’isoloir est déjà remis en cause avec les parrainages qui sont devenus de fait le véritables premier tour des Présidentielles. »... Je suis désolé de vous contredire ! En effet, comme je l’ai dans mon article, « Les Parrainages en question », publié sur ‘’AgoraVox - Le Journal citoyen’’, le 8 août 2006 http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=12198 , les parrainages ne sont, en aucun cas, des votes... Ils sont surtout déstinés à demander aux Maires ou aux Grands électeurs locaux si, « telle ou telle personne est apte à se présenter aux Elections présidentielles ? »...


    • Dominique Dutilloy Dominique Dutilloy 17 février 2007 18:10

      (IP:xxx.x99.18.146), je voulais rajouter ceci :

      - Il est anormal que les parrains soient obligés d’accorder publiquement, au su et au vu de tout le monde politique, ces signatures !

      - Il est anormal que certains maires soient menacés par leurs partis politiques à cause des signatures qu’ils aimeraient donner à certains candidats !

      - il est scandaleux de constater qu’un homme, en l’occurence Jean-Marie Le Pen (dont je ne partage pourtant aucune des thèses politiques) soit obligé de batailler ferme pour obtenir ses 500 précieuses signatures, alors, qu’au soir du 21 avril 2002, 17,34 % des électeurs avaient voté pour lui !

      Ne devrait-il pas être instauré un secret de l’isoloir pour ces parrains également ?

      C’est la méthode même de l’application de cette loi qui pose problème : elle est à revoir de toute urgence !


    • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 20 février 2007 09:19

      Les ténors des deux grands partis ont appelé publiquement les maires à ne donner leur signature que pour le candidat de leur parti ! C’était cet automne, UMP et PS. Une très grave tentative de coup d’état bipolariste, un vol évident de l’élection présidentielle. Honte à eux !

      Bayrou et PCF complices !

      Sortez la bande des quatre !


    • LE CHAT LE CHAT 16 février 2007 12:05

      les sondages sont bidons , les panels truqués et les résultats tripatouillés avant publication pour aller dans le sens de l’un ou l’autre . à bientôt 44 ans , j’ai jamais été sondé . Une chose est certaine , celui qui sera élu le sera essentiellement par rejet de l’autre car aucun des candidats ne suscite l’enthousiasme !


      • papouf (---.---.228.201) 16 février 2007 14:12

        Par exemple, pourquoi Jean-Marie Le Pen est annoncé à 10% dans les sondages alors qu’aux élections, le FN tourne plutôt au minimum à 15% ? Simple : en général, les sympathisants FN ne clament pas leur amour pour Jean-Marie Le Pen sur tous les toits

        Celà est en train de changer...

        Sinon, tout à fait d’accord avec le commentaire du Chat, que je vais titiller en lui disant que j’ai été sondé ( questionnaire oral pendant une grosse demi-heure ) à l’époque où Balladur était à Matignon ( pour connaître la perception dans le public de l’action gouvernementale )


        • papouf (---.---.228.201) 16 février 2007 14:14

          et j’avais à peine 35 ans smiley lol


        • LE CHAT LE CHAT 16 février 2007 14:29

          @ludovic

          et l’omnivore alors ! smiley


        • Non666 (---.---.117.209) 16 février 2007 16:04

          Dans le secret de l’isoloir... par Ludovic Charpentier (IP:xxx.x23.103.186) le 16 février 2007 à 14H16 « Cela change peut-être sur internet, où effectivement de multiples militants FN se manifestent à chaque fois sous un pseudonyme, mais en général, c’est plutôt profil bas (la preuve, comme je l’ai souligné, j’ai jamais vu un militant FN prendre le risque d’afficher ses convictions sur la toile sous son vrai nom). »

          ===> Il faut dire qu’il ne doit pas etre facile d’etre montrer du doigt par toutes les minorités dans un pays ou la majorité ne s’exprime plus. Le comportement est donc celui de la clandestinité. Cela traduit juste une chose : ce qui est en face ressemble de plus en plus a une dictature


        • Gnole (---.---.192.187) 16 février 2007 22:31

          Concernant les « fausses » réponses des électeurs du FN (ou d’autres formations), il existe des méthodes statistiques de normalisation des données basées sur les différences entre les « sondages » et les résultats réels des élections. Ces algorythmes sont à peu près fiables mais pas du tout utilisés.

          Mais en fait le plus gros problèmes des sondages c’est qu’ils ont un biais monstueux... ils ne prennent en compte que les personnes qui accèptent de répondre. Les taux de refus de réponse sont au dela de 90% et rien (mais alors absolument rien) ne dit que les moins de 10% qui accèptent de répondre sont représentatifs de l’ensemble des 100% de personnes contactées... donc fiabilité ridicule sur les réponses (sans doute largement au dela des habituels 3%) !

          Si on imagine le pire des scénarios, à savoir que ceux qui accèptent de répondre sont uniquement des membres des partis politiques (grosse implication)... on se retrouverai avec une idée sans doute assez juste de ce que sera le votes des encartés des partis. Or ces encartés ne représentent qu’un infime pourcentage des votants et donc le résultat de l’élection est totalement imprédictible.

          C’est la pire des solutions, mais on imagine très bien le genre de biais qu’il peux y avoir.

          Sinon je me suis fait sondé une fois... c’était sur... les bières et comme je bois pas de bière, le pauvre sondeur est reparti avec que des « ne se prononce pas » smiley


        • De Saint Benoit Philippe (---.---.73.203) 18 février 2007 21:32

          Papouf en tant que sondé, avez-vous vraiment donné votre sentiment sur le choix du candidat, où bien avez vous donné un avis personnel sans vraimement exprimé votre choix personnel dans l’isoloir.

          Les sondages ne sont qu’une image toute relative des personnes qui sont sondées. Il y a à boire et à manger.

          A moins point de vue les sondages sont là pour destabliser un candidat, qui est à la limite d’un résultat. Ce qui se passe pour Ségo.

          Il y a des personnes qui ont un choix bien définit, ceux la ont ne les changera pas. D’autres, fabulateurs, qui diront quand ils seront sondés , je vais voter pour un tel, mais dans l’isoloir, ils voteront en leur âme et conscience, certainement différenment de ce qu’ils ont annoncé.

          C’est dans l’isoloir que l’on prend conscience des ses responsabilités.


        • Marsupilami Marsupilami 16 février 2007 14:21

          @ Ludovic

          J’offre dès maintenant mon petit secret d’isoloir à la pseudo-science sondagière : au premier tour je vote Bayrou, au deuxième contre Sarkozy.

          Sondeurs, sondez !


          • Bob (---.---.34.107) 16 février 2007 15:37

            Je crois que c’est évident, ça serait ObiWan.

            Quoi que le choix D est pas mal non plus, je vais chercher activement ce bulletin le jour du 2è tour.


          • Reinette (---.---.129.115) 16 février 2007 17:15

            Les cons et les salauds. Les premiers élisent les seconds, moins nombreux mais mieux organisés. Le con, comme son nom l’indique, n’est pas très finaud : il croit qu’en allant pisser dans un isoloir il va changer sa vie alors qu’il change seulement le clan de salauds qui va lui en faire baver.

            Ainsi va le monde depuis Périclès, inventeur grec de la démocratie, modèle le plus abouti de l’exploitation du con par le salaud.


          • LE CHAT LE CHAT 16 février 2007 17:20

            je penche aussi pour obi wan kenobi , qu’il débarasse la république de tous ces siths malfaisants ! smiley smiley smiley


          • Yves Gerbal (---.---.196.154) 17 février 2007 15:22

            Et ce commentaire, il est vraiment con...

            Si tu penses vraiment cela de la démocratie, je te conseille d’aller voir ailleurs comment ça se passe ailleurs. On peut, c’est vrai, préférer, une bonne dictature... mais alors il faut le dire... et le faire. Tu voyages ? Va voir la démocratie en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, c’est sympa, assez exotique...

            A 16 ans j’ai eu un prof de math qui était arrivé en France dans les fameux « boat people » (à ne pas confondre avec nos « people » d’aujourd’hui). Il avait fui le régime des kmers rouges, il trouvait absolument magique de pouvoir voter librement, dans un isoloir...

            Ce jour là, j’ai décidé que jamais je ne m’abstiendrais. Mais c’est vrai, je suis peut-être un peu con...


          • Nasty Gasty (---.---.182.128) 18 février 2007 05:02

            @marsupilami

            Et moi au premier tour je vote Lepen pour faire chier l’establishment qui me dit tout les jours de ma vie ce que je dois penser ! Et au deuxieme contre Lepen pour qu’il ne passe pas ! Sondeurs, sondez !


          • Reinette (---.---.129.115) 16 février 2007 17:09

            La démocratie :

            c’est se rendre à l’isoloir tous les cinq ans, et basta. Au moins, ça laisse du temps pour « espérer ».


            • Reinette (---.---.129.115) 16 février 2007 17:12

              Mains moites et sourires crispés, les appareils politiques observent avec effroi les mouvements à multiples visages qui surgissent ici pour disparaître là et réapparaître encore, indécrottables : postiers, travailleurs précaires, urgentistes, lycéens, oisifs...

              Peut-être se rassurent-ils en comptant sur la sous-traitance électorale : laisser le populo seul dans l’isoloir, qu’il riposte par procuration et place le bénéfice de son vote entre les mains de tel ou tel parti. Mais à leur place, on ne serait plus sûr de rien.


            • Jean (---.---.223.155) 16 février 2007 17:37

              Moi je vois trois solutions :

              1°)Ou on interdis definitivement les sondages...

              2°)Ou on crée une structure via internet qui soit rigoureuse avec numero unique par carte d electeur, et grace auquel on consulte regulierement les français sur tel ou tel sujet.

              3°)Ou on oblige par la loi a donner les sondages avec mention obligatoire de la marge d erreur : example sondage segolene sarko =>49% a 53% pour un et 47 a 50% pour l autre.

              Juste histoire de faire comprendre qu une difference 52% contre 48% ne veux strictement rien dire sur le resultat final.


              • Gnole (---.---.192.187) 16 février 2007 22:38

                Je vote pour la 1)

                Pour la 3, le problème c’est que leurs quotas sont foireux à la base (cf ma réponse au premier post) et donc que les instituts eux-même seraient bien a mal de fournir la moindre fourchette (les fameux 3% c’est théorique et le problème c’est que c’est invérifiable puisque on a pas les chiffres réels pour comparer).

                si on prend l’élection de 2002, suivant les candidats on a eut des résultats variant entre 30 et 70% smiley par rapport aux sondages !!! Autant dire une fiabilité de pas loin de ZERO !

                Donc je réitère proposition 1).

                 smiley


              • Nasty Gasty (---.---.182.128) 18 février 2007 04:56

                Ou 4 :

                Des sondages avec un minimum de 5,000 personnes interroges et non 850 . Ils reviendront beaucoup plus cher - soit - mais il y en aura moin et il seront beaucoup plus fiable ...


              • moebius (---.---.156.21) 16 février 2007 21:44

                J’ai éte sondé deux fois de suite à un semaine d’intervalle (IFOP). Trés long et fastidieux honnétement j’ai répondus vraiment n’importe quoi pour en finir au plus vite mais je serais sans aucun doute beaucoup moins négligent dans l’isoloir. Sondage truqué je ne le croit pas, les boites de sondage se doivent d’etre fiables auprés de leurs commanditaires qui sont pour l’essentiel non pas des politiques mais il faut le préciser des entreprises privés.


                • maxim maxim 16 février 2007 21:56

                  justement ,dans l’isoloir justement nommé ,on est livré à soi meme et dans l’intimité furtive ,on peut s’offrir le geste defendu qui vous fera revenir sur votre intention premiere ,et realiser un fantasme ,je vais voter pour untel pour emmerder tout le monde ,mais c’est mon secret......


                  • Forest Ent Forest Ent 16 février 2007 22:50

                    Ne sous-estimez quand même pas trop les statisticiens. Je vous dis cela avec d’autant plus de sincérité que c’est mon activité principale.

                    Les sondages peuvent être analysés en prenant en compte des biais comme ceux décrits. Globalement,on peut obtenir des résultats fiables.

                    Ce sur quoi vous réagissez, ce sont les sondages publiés. Cela n’a rien à voir. Le fait de publier un sondage est un acte intentionnel et en général à but lucratif.

                    Il n’existe pas une instance supérieure qui mesure à chaque instant équanimement l’état de l’opinion. Il existe par contre un certain nombre de médias qui adressent de temps en temps à l’opinion un message publicitaire de la forme : « voici l’opinion qu’ont vos voisins ».

                    Ce n’est pas du registre scientifique, c’est du registre de la propagande.


                    • minijack minijack 17 février 2007 16:13

                      Sous-entendrais-tu qu’il existe des sondages non publiés qui donneraient des stats différentes ? Ceux des RG par exemple, connues du seul ministre de l’Intérieur ? A qui se fier ? La manipulation est décidément partout !

                       smiley


                    • Forest Ent Forest Ent 17 février 2007 19:57

                      10% des sondages politiques sont publiés.

                      Les 90% autres alimentent la réflexion des états-majors.

                      Quand un journal publie un sondage, ce n’est certes pas pour informer l’opinion.

                      D’une manière générale, un média est une entreprise à but lucratif, dont les clients sont majoritairement les annonceurs, pas le public, sauf dans de très rares cas comme le « canard enchaîné ».

                      On n’en a que pour son argent.

                      Ce que tu as fait justement remarquer pour la création artistique est tout aussi vrai de l’information.


                    • Georges Courrais (---.---.139.149) 17 février 2007 00:36

                      @ Forest ent

                      vous vous présentez comme : « Ingénieur et docteur ès sciences »

                      et vous nous dites que :

                      « Ne sous-estimez quand même pas trop les statisticiens. Je vous dis cela avec d’autant plus de sincérité que c’est mon activité principale. »

                       smileyIngénieur smiley et docteur ès sciences smiley

                      ben merde vos diplômes ne vaudraient donc que pode zobe.

                      Je comprends mieux, maintenant, votre aigritude et celle du gland creux.

                      sincères condoléances.


                      • Forest Ent Forest Ent 17 février 2007 00:54

                        Je n’ai pas compris votre propos.


                      • (---.---.240.70) 17 février 2007 07:56

                        Georges, tu te rends compte que personne ne comprend ce que tu racontes ?

                        Développe si tu en es capable.


                      • habon (---.---.237.46) 17 février 2007 00:44

                        La question du premier tour n’est pas significative car on ne connait toujours pas la liste des candidats. On peut toujours imaginer qu’un illustre inconnu passe tres bien a la télé et prenne 2% a un gros.

                        La question du deuxieme est franchement binaire, et ne dites pas que quelqu’un de sondé serait étonné qu’on lui pose la question Sarko/Sego....


                        • hercules (---.---.3.18) 17 février 2007 00:51

                          Pas de temps à perdre à lire des niaiseries écrites par un gars du PS ^^


                          • Courouve (---.---.46.231) 17 février 2007 11:12

                            On a aussi la liberté de jugement, et le droit de choisir ce que l’on lit.


                          • mescalito (---.---.59.108) 17 février 2007 11:41

                            alors pourquoi commenter un article qu’on ne lit pas ? smiley


                          • galibier (---.---.60.254) 17 février 2007 19:48

                            Ce ne sont pas les sondages qu’il faut remettre en cause, mais leur utilisation par les medias. l’institut de sondage publie ses résultats en précisant les conditions de réalisation à un moment donné et en particulier la probabilité de l’exactitude du résultat (indice de confiance en quelque sorte) : plus les résultats sont serrés et plus cette probabilité est faible. Les médias ne citent jamais ces chiffres. Les opinions les fantasmes et la sensibilité de chacun font le reste,hélas.


                            • mclerc (---.---.243.151) 18 février 2007 09:57

                              C’est bien vrai ! Mais il ne faut pas oublier que les sondages qui sont réalisés tous les jours pour demander aux ménagères quelles marques de sucre ou de beurre elles achètent tablent, en moyenne, sur 4% de marge d’erreur. Et il ne me semble pas que, sur un sondage politique, on en tienne compte.

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