Les bourdes de Dati, ses colères réputées et sa mauvaise réputation grandissante auprès de ses pairs ont obligé Sarkozy à faire une mise au point et à lui réaffirmer son soutien.
Ce soutien durera-t-il (souvenez-vous de Martinon !)
Mieux, même si Sarkozy l’estime réellement, le monde politique n’est guère régi par les amitiés et fidélités personnelles (là encore, Sarkozy est connaisseur).
Je lisais hier sur Bêtapolitique un article qui parlait de la "disgrâce" de Rachida Dati, article signé Olivier Bonnet, je crois. Il y rappelait une anecdote selon laquelle, Sarkozy aurait constitué une task force, sept ministres y étant embarqués, et narrait les pleurs de Dati pour rejoindre cette "task force". On pouvait donc dire qu’effectivement, à l’écriture de l’article en question, une disgrâce ou un début de mise à l’écart se faisait sentir. Dati Prada n’était plus dans les petits papiers sarkoziens.
Trop de gaffes, trop de budget dépensé (et surtout prise sur le fait, c’est bien là le problème), trop de people, trop de glam tape-à-l’œil, façon "je suis belle (faut voir), j’ai réussi, et je vous emmerde".
S’afficher avec Galliano (le nouvel ami de DidierB.) et autres vedettes fripées/fripières quand on refuse de rencontrer les magistrats ou les avocats, qu’on évoque avec légèreté et dédain un petit problème de surpopulation carcérale, s’aliéner tous ses collaborateurs au point que plus personne ne veuille intégrer le cabinet Dati, ça commence à faire beaucoup.
On a beau être un symbole sarkozien, un pied de nez à la gauche (elle qui refusa l’allégeance datienne, il y a quelques années), cet empilage de casseroles commence à peser. On commençait à se dire, tiens, Dati pourra se consacrer à sa mairie du 7e. Loupé, c’était oublier l’aveuglement et l’entêtement du petit Nicolas. On ne touche pas à la favorite, même quand on la voit plus près de la porte que de l’augmentation. C’est Sarko le boss, et c’est lui qui fait et défait les Fouquet et autres Lavallière (je n’ai pas dit que Sarko et Dati, voilà quoi).
Quand la rumeur enfle (pourquoi la rumeur enfle ou gronde au fait) et gagne le Tout-Paris comme le Landernau, ça l’énerve Nico, alors il met les choses au Point, et les godillots, toujours serviles, s’empressent de le suivre ; même s’ils n’en pensent pas moins. Et puis Rachida, en attaquant la gauche, vient à nouveau de montrer une pugnacité qui ne peut que plaire à notre hargneux chef d’Etat.
Ceci dit, Mme Dati (oui, je reviens à un vouvoiement plus respectueux parfois), souvenez-vous du précédent Martinon (si, ce garçon qui ânonnait des no comment à longueur de journée). David Martinon, un temps chouchou du chef, puis assuré du soutien sarkozien dans la tourmente, mais qui finit quand même exécuté à l’aube. On ne compte plus les sacrifiés en politique. Le soutien n’est quelquefois que provisoire.

| Don défiscalisé 10€ ou plus |
|
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
|
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
@ G. Borat Avec exercices pratiques !!!!
09/06 07:28 - Gül@ A. Rex Vous nous faites un post autobiographique ????
09/06 07:25 - GülSion dit très justement : " Ce que Rachida doit comprendre, avec omniprésence, (...)
09/06 02:08 - fouadraidenBonsoir, il serait plus facile de lister ce qui reste à l’Etat. On peut rajouter dans (...)
08/06 21:23 - 65beveA propos de la psychologie de Rachida Dati, j’aime bien ce qu’en a dit avant-hier (...)
08/06 16:47 - fergusLarsen, on parle des subprimes ? C’est votre métier, non ? Le capitalisme, c’est (...)
08/06 13:00 - morice
Pierre Lescure chante le rock
Taddeï l’anticonformiste, de Dieudonné à Chomsky
Violence des jeunes : vrai ou faux problème ?
Akhenaton : rap, religion et politique
Coline Serreau, la belle verte