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Accueil du site > Actualités > Politique > De bonnes nouvelles de l’otage de la finance

De bonnes nouvelles de l’otage de la finance

Les images rassurantes de Bratislava nous ont montré l'otage du MEDEF et de la finance, F. Hollande, qui a pu envoyer un message aux Français, alors qu'il semblait dans un état de santé correct.

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http://www.google.fr/imgres?um=1&sa=N&rls=com.microsoft:fr:IE-SearchBox&biw=1024&bih=403&hl=fr&tbm=isch&tbnid=5cGZXWaZ02zIaM :&imgrefurl=http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/06/francois-hollande-humour-rire-photos-videos_n_3221387.html&docid=s62FuDm2_CTyhM&imgurl=http://i.huffpost.com/gen/1121543/thumbs/r-HOLLANDE-HUMOUR-large570.jpg%253F6&w=570&h=238&ei=A3twUqT6PMjM0AXkoICYDw&zoom=1&iact=rc&dur=203&page=6&tbnh=139&tbnw=277&start=80&ndsp=17&ved=1t:429,r:81,s:0,i:338&tx=185&ty=89

D'un côté, la colère des salariés, ceux qui se battent pour maintenir leurs emplois et, de l'autre, les patrons qui utilisent cette colère sociale pour ne pas payer une taxe.

La suspension de l'écotaxe, la seule décision possible face à la situation provoquée par les tensions et leur cristallisation sous la forme des mobilisations, n'apporte aucune réponse à la situation de l'agroalimentaire et à la multiplication des fermetures d'usines qui touchent directement les salariés bretons.

Une nouvelle mouture de la loi votée sous le gouvernement Fillon, avait été votée au Sénat à l'unanimité le 12 février 2013, puis à l'Assemblée en avril.

Une mesure votée par la majorité présidentielle comme par la droite est remise en cause à partir du moment où un groupe d'individus cassent des biens publics sous l'œil complaisant des caméras de télévision.

Toujours produire plus, dans le moins de fermes avec le moins de salariés possible et en continuant à polluer le plus longtemps possible...

Une nouvelle fois, le gouvernement a reculé et cédé au lobbying patronal, celui de l'agro-industriel mené par le président de la FNSEA, Xavier Beulin, et le Medef pour casser une logique économique qui serait la relocalisation.

Le mouvement des patrons bretons s'inscrit en effet dans une offensive générale du Medef qui avait préconisé lundi d'ajourner l'entrée en vigueur de l'écotaxe et de la taxe à 75% sur les très hauts revenus, voire de les supprimer au titre de la compétitivité et de l'emploi.

Les patrons se sont organisés dans le pays pour ne plus payer de cotisations sociales, ne plus payer d'impôts, et pour ne pas payer l'écotaxe.

Ils le font très bien, puisque le gouvernement a cédé un nouveau cadeau fiscal aux entreprises. Elles ont l'oreille du gouvernement dont elles perçoivent chaque année 200 milliards d'euros d'aides publiques.

Les patrons ont encore remporté une victoire, mais plus le gouvernement cède à droite, plus il est en difficulté sur sa gauche.

Une piqûre de rappel

Cependant, les dirigeants du Front de Gauche devraient tirer des enseignements de cette dernière péripétie : il s'agit du cas de figure typique devant lequel ils se trouveraient placés si d'aventure il parvenaient aux responsabilités gouvernementales.

Des travailleurs mécontents poussés en avant contre le pouvoir par les patrons qui les excitent.

Il vaut peut-être mieux que ce soient la viande socialiste et sa tendreté qui les avertissent des dangers qui les attendent s'ils étaient portés aux commandes sans le soutien d'un puissant mouvement populaire qui demeure tout à fait hypothétique dans la conjoncture.

Il y a dans ces derniers évènements de quoi puiser un peu d'eau froide pour la jeter sur les discours enflammés de gauche qui ne s'appuient sur aucune ressource d'énergie populaire.

 


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15 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 30 octobre 2013 09:33

    il n’y a aucune chance que le FDG soit porté au pouvoir avec le soutient d’un puissant mouvement populaire , tant il s’est déconsidéré en soutenant Mollasson 1er .
    Il est constitué essentiellement de retraités et de fonctionnaires , et son soutient à l’immigration sans limite l’a complétement coupé des classes populaires


    • Daniel Roux Daniel Roux 30 octobre 2013 09:45

      Peu importe le nom d’une taxe imposée aux entreprises, il s’agit toujours d’une taxe et comme telle répercutée sur le prix final TTC payé par le consommateur final.

      Cette taxe avait été votée à l’unanimité sous Sarko après la fumisterie organisée par Borloo, le fameux « Grenelle de l’environnement ».

      S’il s’agissait de faire payer le vrai prix du transport aux entreprises afin qu’elles en tiennent compte dans leurs investissements, il suffisait de taxer le gazole au même niveau que l’essence. Cela n’a pas été fait.

      Ce gouvernement est un gouvernement de centre droit qui tente de lutter contre la corruption et l’évasion fiscale sans toucher aux fondamentaux du capitalisme monopolistique voulue par les multinationales et notamment aux subventions.

      La droite dure est résolue à empêcher par tous les moyens cette tentative de moralisation, la sainte alliance du fric constituée par le MEDEF, de la FNSEA et de leurs relais politiques affairistes de l’UMP et de l’UDI.

      Tout est bon pour empêcher le gouvernement de gouverner y compris de sabotage de l’économie.

      Je conseillerai au gouvernement de mettre fin aux subventions en commençant par celles dont il est admis qu’elles ne servent à rien d’autres que subvenir aux appétits des riches actionnaires.


      • Roosevelt_vs_Keynes 30 octobre 2013 09:59

        Quand les communes de France appellent Jacques Cheminade à la rescousse...


        • Taverne Taverne 30 octobre 2013 11:27

          Le sens du mot « populaire »

          Aujourd’hui le mot « populaire » désigne le peuple de droite (majoritaire) : celui de l’UMP (« P » pour « populaire ») et du FN. Il ne désigne plus la gauche où ne se trouvent plus que des gens des appareils politiques et associatifs marqués idéologiquement, des élites, des profiteurs, des élus cumulards, des bien pensants et divers bobos. Voilà la réalité.

          Dans ces conditions, Hollande ne peut pas être populaire. Manuel Valls l’est en revanche. Logique...

          Mais, pour aggraver leur cas, les députés PS se mettent à voter des taxes rétroactives  ! Il fallait oser se mettre à dos définitivement le « populaire ». Brillante réussite. Et à taxer les producteurs pour les obliger à augmenter les prix et donc à réduire le pouvoir d’achat des Français. Là aussi, ils font fort. Je prédis donc que le mot « populaire » s’appliquera de plus en plus au peuple de droite.


          • Luc le Raz Luc le Raz 30 octobre 2013 15:18

            Bien sur qu’il s’agit d’une prise d’otage. Mais pas celle de Hollande uniquement. Nous sommes les otages ! Quel politicien oserait affronter les cartels de la finance internationale, le MEDEF, les banksters, Bilderberg, CFR, l’Institut Tavistock, etc... sans risquer de se faire « éjecter » ? Alors, il baisse la tête, rentre les épaules pour passer plus facilement sous les fourches caudines des preneurs d’otages.

            Pour exemple, notre « ex » qui après avoir déclaré la guerre aux paradis fiscaux, flirte maintenant avec des gens aussi recommandables que Goldman Sachs, BTG Pactual, Morgan Stanley, et autres. Qu’en espère-t-il ? Un « Te absolvo a peccatis tuis » au cas où il arriverait à re-sauter sur la scène politique et vouloir jouer les « Claudius » de notre économie ?

            « Il y a quelque chose de pourri dans l’empire du Danemark » c’est ce qu’on est en droit de penser de l’économie mondialiste. Le mal guérit par le mal ? Quand on sait que les 9/10ème de sa masse monétaire est virtuelle, on peut se poser la question, « à quand l’explosion de la bulle financière » ? Quand un certain nombre de pays à l’image de ce qu’il s’est passé pour les « subprimes » seront en faillite totale et incapables de payer les intérêts de leurs dettes ?

            En attendant, qu’entendons nous de la part des politiques de droite, de gauche et des extrêmes ? Des promesses pleines de « yaka, faukon ».


            • Esprit Critique 30 octobre 2013 20:00

              Quand on est « à la tête d’un pays en faillite » (F Fillon en 2008), qui a une dette très bientôt , car elle ne cesse pas d’augmenter, de 2000 milliards d’Euros, et que l’on est incapable, incompétent, et trop lâche pour prendre les mesures nécessaires d’économie, pour arrêter les budget en déficit, alors oui, on est un otage des créanciers, une marionnette, un guignol !

              Amen, CQFD, circulez, le reste n’est que mensonge !


              • loco 30 octobre 2013 22:17

                bonsoir,


                  Hollande a été élu pour « renouer avec la croissance »...  tout était dit, pas « prospérité », non, « croissance », ce truc qui passe par la surproduction de merdes, et l’augmetation de volume fille de la baisse du taux de profit, la casse sociale et la soumission aux banksters.

                  Elu pour ça par la nation qui ne sait pas rêver d’autre chose que ça, et qui achète joyeusement ses saloperies sur amazon sans se demander combien d’emplois cela détruit ni quels emplois dégueulasses , mal payés et bien moins nombreux cela crée en échange. 

                • eric 31 octobre 2013 05:12

                  Le secteur financier représente moins de 5% du PIB de la France. L’état en dépense 57%....

                  Les taux d’emprunt d’État sont tels, qu’après impots, taxes, inflation, on en est quasiment a un stade ou le secteur financier n’est pas loin de devoir payer pour pouvoir prêter a l’État pour continuer a exister...

                  Dans ces conditions, imaginer le chef de l’État otage de la finance, cela revient a imaginer un patron de multinational otage de son balayeur au smic sous prétexte que si celui-ci fait un caprice, le bureau risque d’être mal balaye et de s’indigner de cette insupportable pression.

                  Le bon sens le plus elementaire incite a penser que l’acteur dominant d’un système est celui qui parvient a s’arroger la part la plus importante de la plus value....

                  La question suivante est de se demander si l’État nous fournit pour ce prix, plus de la moitie de ce qui fait notre vie quotidienne...

                  C’est vrai pour le décile inférieur de la population. La moitie de ses revenu est composée de transfert monétaires et non monétaires. Cela reste une misère quand même. On est donc en droit de se demander ou passe le reste de l’argent. Ce n’est pas dans les banques (sinon, elles seraient a plus de 5%), ni même dans les banques internationales puisque la France emprunte pas mal, mais prête beaucoup aussi a l’étranger.

                  Il se trouve qu’on a un bon critère pour évaluer cette situation. Les gauches ont déjà nationalise l’essentiel du secteur financier national dans notre histoire.

                  Cela a coute très cher a tous le monde, mais n’a pas suffit a sauver le pays des résultats des ineptes politiques économiques de gauche.

                  Dans ces conditions, un pur souci d’efficacité devrait inciter les gauches a réfléchir sur des méthodes plus efficaces de poursuivre leurs buts.

                  Ainsi, 10% d’efficacité en plus dans la dépense publique rapporterait plus que la nationalisation de la part du PIB de l’ensemble du secteur financier.

                  Cela ne les intéresse pas....

                  Conclusion ?Autrefois, les différentes gauches ( Allemagne nazie, Urss stalinienne puis brejnevienne) expliquaient, « tous cela c’est la faute des juifs ». Une catégorie d’humain. Aujourd’hui, elles se contentent de dire, « tous cela c’est la faute des banques ». Des organisations. C’est un net progrès dans l’humanisme. Pas forcement dans l’intelligence..

                  En revanche, en matière de social, pas de progres. Il suffirait d’une reforme somme toute peu douloureuse de l’État pour degager des moyens permettant de résoudre la pluspart des problemes sociaux du pays, mais cela les laisse indifférentes.

                  Comme par le passe, les gauches restent obnubilées par les « inégalités » ( un banquier gagne plus que moi et c’est injuste) mais très indifférentes aux pauvretés.


                  • Robert GIL ROBERT GIL 4 novembre 2013 09:29

                    merci eric,
                    je crois que la il y a de quoi continuer ma saga :

                    http://2ccr.unblog.fr/category/humour/la-saga-du-bdb/


                  • Dominique TONIN Dominique TONIN 31 octobre 2013 09:10

                    @ tous,

                    Arrêtez de vouloir faire du neuf avec du vieux, de vouloir rénover avec ce qui ne marche pas et avec ceux qui sont à la fois les fossoyeur du peuple et les caudataires de la finance. Je veux nommer tous les politiques, les SARKOZY. HOLLANDE. BORLOO.MELENCHON. BAYROU.FILLON.COPE pr ne citer que les principaux. Tous appartiennent à la même caste, fréquentent le dîner du siècle, roulent pour la finance et le patronat !
                    Tous dans le même sac !
                    La seule alternative c’est de tous les remplacer, repartir de zéro avec des décisions prises par le peuple, uniquement !
                    C’est ce que nous prônons : www.democratie-demos.eu

                    • Oliver HACHE Oliver HACHE 1er novembre 2013 00:55

                      Les patrons se liguent pour ne plus payer de taxes... Certainement.

                      Taxe poisson, taxe farine, taxe huile, taxe textile, taxe sur les bijoux, taxe sur les activités polluantes (appliquée par exemple pour la vente de lessive...), taxe écoute-emballage, taxe écoute-mobilier, taxe sur les piles, taxe sur les supports d’enregistrement (CD, clefs USB, ...), taxe pour la vente de plantes, taxe à l’essieu, taxe sur les véhicules de société,... Ce ne sont que les premières qui me viennent en tête au-delà des traditionnelles contributions pour l’apprentissage, les travailleurs handicapés, la contribution passée à 20% au lieu de 8 pour les primes d’intéressement, j’en passe et bien meilleures et plus sordides.
                      Pour être franc, en tant qu’entrepreneur, je m’en fiche un peu. Toutes ces taxes se répercutent sur... Le prix de vente. Et elles freinent l’augmentation des salaires. 
                      A méditer...

                      Cordialement,
                      Oliver Hache

                      • Oliver HACHE Oliver HACHE 1er novembre 2013 08:05

                        Et le jour où nous ne pourrons plus répercuter les taxes sur le prix de vente.. ? Nous fermerons boutique.. !


                      • La râleuse La râleuse 1er novembre 2013 15:46

                        Bonjour,


                        Le problème des taxes c’est qu’elles sont toujours proposées et instaurées dans un noble but.
                        En l’occurrence l’écotaxe est destinée à alimenter L’ AFITF  et les collectivités locales,
                        Seulement voilà, nous avons déjà des expériences précédentes du genre
                        1) le lundi de Pentecôte travaillé mais non rémunéré ; les rémunérations prévues pour les salariés étant destinées à être reversées à un fonds de solidarité créé pour des mesures d’aides aux personnes âgées et aux handicapés
                        2) plus anciennement, la vignette auto (note wikipedia : 
                        En 1956, les finances publiques françaises sont à sec, mais Guy Mollet veut trouver une nouvelle source de financement pour garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans, via un nouveau « Fonds National de solidarité ». Le choix se porte sur l’automobile, produit considéré comme luxueux à l’époque. Adopté par le Parlement le 27 juin 1956, le texte entre en application en septembre et les premières vignettes arborant la mention « Fond national de solidarité » apparaissent sur les pare-brise en décembre

                        Qu’en est-il de la destination réelle de ces taxes ?
                        En plus, dans ce projet d’écotaxe, ce qui est absolument inadmissible et digne du grand banditisme, c’est cette notion de rétro activité.


                        • Dwaabala Dwaabala 3 novembre 2013 05:10

                          Bonjour, et merci de votre attention.
                          J’attendais peut-être que samedi soit passé pour vous répondre.
                          Qu’a-t-on vu ? Un mouvement populaire de droite, aligné derrière les patrons contre l’écotaxe, et un rassemblement moins couru mettant en avant les revendications des travailleurs concernant leurs emplois menacés par les mêmes, sous les banderoles de la CGT, de la FSU, du FdG et même de EELV, je crois.
                          Il sera plus naturel de la part de F. Hollande de satisfaire les exigences des premiers que d’écouter les seconds.


                        • Bruce Baron Bruce Baron 3 novembre 2013 11:46

                          @Dwaabala : Bonjour. Je vois que vous avez posté votre commentaire à 5h10 ce matin. Vous êtes très très matinal (ou alors vous vous couchez très très tard, sans doute après une petite fête dans ce cas). Peut-être ne dormez-vous que d’un oeil, ce qui est possible aussi. Je suis admirateur devant votre réflexe et votre comportement vigilant.

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