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Accueil du site > Actualités > Politique > De l’abjection gauchiste à l’idée d’une coalition (...)

De l’abjection gauchiste à l’idée d’une coalition républicaine

Le gauchisme a tout cautionné. Directement, il a cautionné l’irrépressible montée de la délinquance de masse et des communautarismes les plus violents, taxant de conservatisme, d’intolérance ou même de fascisme les quelques républicains qui, en France ou ailleurs, réclamaient un peu moins de désordre, un peu plus de sérénité. Indirectement, et sans craindre l’absurdité, il a cautionné le libéralisme économique le plus décomplexé, la haine de la vraie classe ouvrière et le démantèlement organisé des services publics : ennemi de tout esprit d’ordre et de toute répression, le gauchisme, d’essence libertaire, a naturellement laissé les coudées franches aux capitalistes-voyous. Le gauchisme, avec ses positions caricaturales, parfois loufoques et trop souvent abjectes, nous a laissé un monde aussi antisocial qu’anti-républicain, une société d’inversion des valeurs où un égalitarisme vicieux tend à placer le juste, le sage, l’innocent, le travailleur bien en dessous du salaud, de l’imbécile, du criminel, du branleur arrogant... Par ailleurs, le gauchisme ne correspond pas à un parti politique, il est en quelque sorte la perversion toujours possible des partis de gauche, et il tend même à infiltrer la droite, lorsque celle-ci reprend subrepticement le vocabulaire et la démagogie gauchistes, créant une sorte de bobocratie gaucho-libérale, particulièrement toxique. Le républicanisme se définit alors comme le seul rempart crédible contre le gauchisme et ses conséquences : un républicanisme authentique, très ferme sur les prix, tant sur la politique sociale que sur le problème de l’insécurité, un républicanisme social, doté d’un État fort, qui ne serait pas sans rappeler le gaullo-communisme des années 1944-46.

Nous avons besoin d’une nouvelle configuration politique, où les gauchistes ne seront plus jamais les camarades des républicains de gauche, ni même leurs nouveaux adversaires, mais carrément leurs ennemis. Entre républicains de gauche et gauchistes, la guerre est aujourd’hui déclarée. Il nous faut, en France comme ailleurs, une coalition républicaine, capable de faire taire, à sa droite, le cynisme néolibéral, et, à sa gauche, l’abjection gauchiste, et cette coalition pourrait même se fonder sur une alliance entre républicains de gauche, républicains centristes et républicains de droite. Nulle concession aux gauchistes, nulle concession aux libéraux : voilà l’avenir.

Vers une explosion des partis de gauche

Le gauchisme est, non pas un parti, mais une tendance politique, idéologique et sociétale. Le gauchisme s’est infiltré dans toutes les formations de gauche ; il y a des tendances gauchistes aujourd’hui au sein du PS, des Verts, du PC, du Parti de Gauche, peut-être même aussi au MRC de Chevènement. Parfois, le même homme est à la fois gauchiste et républicain, en fonction de ses humeurs... Jean-Luc Mélenchon, du reste, donne cette impression le cas échéant : républicain lorsqu’il s’exclame « Pas de religion en politique ! » mais gauchiste lorsqu’il hésite et atermoie sur l’interdiction de la burka. La sémillante Clémentine Autain, elle aussi, se veut républicaine lorsqu’elle appelle à une restauration des services publics et à une sauvegarde du système des retraites, mais elle sombre aussi souvent dans le gauchisme lorsque, par exemple, à la fin des émeutes de 2005, elle signe un billet qui présente des loubards armés, faisant régner la terreur la plus ignoble, comme les victimes innocentes d’un monde injuste, criant leur souffrance et leur désespoir.

Il y a un moment, cependant, où il faut savoir choisir son camp. Par exemple, les hommes et femmes politiques de tendance gauchiste ne peuvent pas à la fois déplorer le démantèlement des services publics et oublier, comme il le font souvent dans leurs interventions, que même les administrations répressives de l’État sont démantelées par la politique libérale de Sarkozy, les suppressions massives de postes frappant autant la justice ou la police que l’éducation nationale ou les hospitaliers (et je laisse de côté le problème de savoir s’il y a des juges ou des policiers qui commettent des exactions ; ce problème peut être douloureux, mais il est clair que ce n’est pas en supprimant des postes qu’on va le résoudre : au contraire, on va le noyer dans le foutoir ambiant). Bref : il y a un moment où le républicain de gauche doit rompre avec le discours libertaire « cucul » et bien-pensant, qui consiste à dire qu’il y a trop de prisons et pas assez d’écoles, alors qu’en définitive notre pays manque autant d’instruction publique que de places et de personnels dans l’univers carcéral !

Il nous faut donc une rupture politique, et même sociétale. Les gauchistes, et leurs alliés-ennemis libéraux-gauchistes (tels que le dodu Cohn-Bendit) n’ont qu’à continuer à moisir en pantouflant au sein de ce qui restera du PS, des Verts, du PC, ou encore rallier le NPA ou LO si cela leur chante. Les vrais républicains doivent mettre les bouts en vitesse s’ils veulent sauver la République ; il ne s’agit même pas de créer un parti unique, mais en tout cas une sorte de large coalition républicaine, unissant les minorités républicaines du PS, du PC, des Verts, du Modem éventuellement, avec – osons une sorte de grand écart pas si large que cela – une agrégation vers le Parti de Gauche de Mélenchon et Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan. Le point focal serait le suivant : une immense fermeté sur le social, une sorte de restauration républicaine et sociale du programme du CNR, et aussi une immense fermeté sur le sécuritaire, sans aucune concession aux communautarismes violents, à la voyoucratie ambiante et au fanatisme religieux. Du reste, cet anti-gauchisme est toujours en même temps un anti-libéralisme puisque cette immense fermeté passe par un État fort, c’est-à-dire une fonction publique puissante, et puissamment dotée, pourvue d’un nombre de postes suffisants.

Cela pose bien entendu la question du financement ; il faudra bien un jour avoir le courage de refaire payer les riches et de réduire les écarts de richesses au niveau plus raisonnable que nous connaissions dans les années 45-75. Cela pose aussi la question de l’intransigeance : il faut limiter la voyoucratie sous toutes ses formes, non seulement le dérive racaillocrate d’une certaine jeunesse, et même des moins jeunes, mais aussi tout ce qui concerne les patrons-voyous, les banquiers-voyous, les financiers ou actionnaires-voyous. Cela pose enfin, et fondamentalement, la question des services publics : davantage de juge et de policiers, oui ; mais aussi, davantage d’enseignants, d’infirmières, davantage... d’inspecteurs du travail (on ne pense jamais aux inspecteurs du travail !), davantage etc..., et pardon aux catégories que j’oublie. Et il ne s’agit pas en cela d’oublier les salariés du secteur privé, bien au contraire : une restauration républicaine et sociale, c’est aussi le renouveau d’une politique industrielle... et agricole, mais sans un État fort, l’industrie continuera les délocalisations et l’agriculture poursuivra sa concentration ultracapitaliste et antiécologique autour des très grosses exploitations.

Bref : républicains, quittez ces partis qui vous ont trahis, et qui ont trahi la République, ou alors restez-y, mais présentez des listes dissidentes républicaines, y compris d’alliance entre républicains de gauche et républicains de droite, à toutes les élections, y compris présidentielles !... Si les partis n’explosent pas, ce qui n’est pas dérangeant en soi, il faut au moins que les listes éclatent, que les personnalités divergent de manière plus que radicale au sein des partis ; il faut en clair que le divorce entre gauchistes et républicains soit consommé. Sans cela, c’est le triomphe assuré du libéralisme, on devrait dire de l’ultralibéralisme ; le gauchisme, n’en doutons pas, c’est la machine à perdre de la gauche, mais pire encore qu’une simple machine à perdre interne, c’est le pire péril que la République ait eu à connaître. Même l’idéologie et la pratique néolibérales, pour totalitaires qu’elles soient, et pour puissants que soient leurs moyens d’implantation et d’influence, n’ont pas la même capacité de nuisance que le gauchisme pseudo-révolutionnaire d’aujourd’hui. En effet, le libéralisme n’est qu’un cynisme mondialisé et généralisé, qui se nourrit de la servilité de masse et de la complaisance des politiques ; il n’est que la marque de notre servitude volontaire ; le discours néolibéral, la pratique néolibérale ne tiendraient pas deux secondes en face d’un nation peuplée de républicains convaincus. Savez-vous pourquoi les républicains ont – provisoirement – perdu la partie ? Parce qu’ils sont trop peu nombreux aujourd’hui. Et pourquoi sont-ils si minoritaires ? Pour s’être trop souvent compromis avec le gauchisme. Ce n’est qu’en tordant le coup au gauchisme qu’on enraye le rouleau compresseur libéral.

Vers un marxo-keynésianisme antigauchiste

S’il est un point, peut-être le seul, qu’on peut reprocher aux républicains de droite (allié naturels, si ce sont de vrais républicains de droite) des républicains de gauche, c’est une certaine confusion dans l’emploi des concepts. Moi qui suit régulièrement les vidéos de Madame Christine Tasin, j’avoue que l’amalgame entre « marxistes » (expression parfois employée ou du moins suggérée pour désigner les syndicats pédagos de l’éducation nationale) et « gauchistes » me choque un peu, même si le terme « marxiste » est souvent remplacé par un faux équivalent : le terme « stalinien ».

Il y a là beaucoup de vocables qu’il nous faut éclaircir pour, précisément, ne pas tomber dans la syndicalophobie ou l’anti-marxisme négligent des gens qui n’ont jamais lu Marx (parmi lesquels beaucoup de libéraux... et de gauchistes) ; et je gage, à cet égard, que les vrais gaullistes comme Madame Tasin comprendront l’intérêt de ne pas risquer l’amalgame, ce serait contraire à toute rigueur philosophique.

Par définition, est marxiste toute personne qui se soucie des intérêts moraux et matériels de ceux qui travaillent (ouvriers, mais aussi « œuvriers », plus largement, y compris les travailleurs intellectuels) ; Marx a été l’économiste analysant de manière indépassable les mécanismes d’exploitation du capitalisme et notamment ceux de l’extorsion de la plus-value (comment faire produire de plus en plus de richesses à ceux qui travaillent, en leur reversant, sur ces richesses, de moins en moins de salaire). De ce point de vue, tout syndicat sincèrement attaché à ses mandats est « marxiste » ; même le SNALC, syndicat de centre-droit qui a souvent des positions identiques au mien (FO) en matière de sécurité des personnels de l’éducation nationale, est, de ce point de vue, « marxiste » ; même Madame Tasin est, de ce point de vue toujours, « marxiste », et, du reste, elle se refuse souvent à considérer que son parti Debout la République soit un parti de droite. Et j’irai même jusqu’à dire que le vrai marxisme est totalement insoluble dans le pédagogisme effervescent de la CFDT et des Meirieu et consorts (qui sont en réalité, comme le dodu Cohn-Bendit, des libéraux-gauchistes), puisque le pédagogisme, l’Histoire l’a amplement démontré, ne mène qu’à bafouer cruellement les professeurs (on notera d’ailleurs qu’aujourd’hui, la CFDT et l’UNSA, autre syndicat pédagogiste, sont les seuls à ne pas protester contre l’actuelle réforme des lycée qui ne vise – ni plus ni moins – qu’à réduire le professeur à un animateur inepte et désarmé, chargé d’inventer des contenus improbables, dits « d’exploration », au détriment de la transmission des connaissances, et tout ce beau foutoir pour permettre, bien entendu, les suppressions massives de postes). La réforme des lycées n’est qu’un « machin » d’inspiration gauchiste décrété par des libéraux ; elle tout ce qu’on voudra, SAUF marxiste.

Bref : être marxiste, c’est avoir le respect du travail, et de ce point de vue, ni les patrons-truands, ni les libéraux cyniques, ni les loubards, ni la gauche bobo, ni les gauchistes cautionnant les loubards, ne sont marxistes. Je suis marxiste comme délégué syndical républicain, à la limite un républicain de droite peut se révéler marxiste sans le savoir, un camarade du SNALC peut faire du marxisme comme Monsieur Jourdain, un gaullo-communiste ou un gaulliste de gauche peut être plus authentiquement marxiste que les marxistes bobos officiels en pantoufles qui ne sont jamais marxistes au vrai sens du terme, bref : les marxistes ne sont jamais là où on croit les trouver. Ensuite, bien entendu, forts de cette inspiration marxiste, il nous faut trouver des moyens d’installer une politique sociale, d’où l’idée keynésienne d’une certaine redistribution des richesses. Cela, les gauchistes en parlent beaucoup, mais ils n’en font jamais rien. Trop occupé à draguer l’électorat de type « zone sensible », ils se foutent éperdument des gens qui travaillent, et se mettent à cautionner l’intolérable : le communautarisme poussé jusqu’à la terreur, le fanatisme, la voyoucratie, le foutoir à l’école et ailleurs, etc.

Il n’est qu’à lire les interventions des gauchistes ou des libéraux-gauchistes d’AgoraVox pour s’en rendre compte. AgoraVox, à l’image de la société, possède des intervenants des trois horizons : des libéraux, des républicains de plus en plus nombreux (et je m’en réjouis), et des gauchistes. Lisez par exemple, ces interventions hallucinantes de Morice et de John Lloyds qui font d’un jeune loubard ayant agressé une enseignante à Largentière un parangon de résistance à l’agression médiatique et à la propagande américaine ; on aurait envie d’en rire s’il ne fallait pas en pleurer. Et je ne parle même pas du lynchage médiatico-gauchiste du pauvre Zemmour ; que Zemmour dise des conneries de temps en temps, soit ! mais, à mon avis, il eût fallu l’attaquer sur autre chose que sur des propos qui se bornaient à des constats (voir l’intervention du magistrat Philippe Bilger à ce sujet).

Debout les républicains !

Bref, pour reprendre la devise des républicains de droite (mais, moi, républicain de gauche, je la trouve pas mal) : Debout la république ! Foutons tous ces gauchistes aux poubelles de l’Histoire, qu’ils croupissent en tapissant les listes gauchistes des partis classiques, ou bien qu’ils créent des partis indépendants si cela leur chante, de toute manière on s’en fout ! C’est aux républicains d’inventer une coalition républicaine sérieuse. A gauche, Mélenchon avait lancé l’idée avec le Front de Gauche, même au prix de quelque ambiguïtés, de quelques acoquinements avec le gauchisme. Il faut encore aujourd’hui creuser et perfectionner cette idée.

Tiens ! Encore une chose : les gauchistes vont me reprocher de ne pas avoir évoqué l’extrême-droite dans mon article : je réponds à cela que l’extrême-droite, dont le programme économique est totalement syndicalophobe, et donc, in fine, ultralibéral, n’aurait plus grand chose à dire face à un véritable front républicain et social.

Et puis, un dernier truc, cette fois-ci pour mes camarades gaullistes ; je me permets de citer un propos du Général rapporté par Malraux dans Les chênes qu’on abat..., à méditer :

« Mais j’ai voulu ressusciter la France et, dans une certaine mesure, je l’ai fait. Quant aux détails, Dieu reconnaîtra les siens. Il expliquera, le pauvre, pourquoi les gauchistes s’appellent gauchistes afin de se distinguer des communistes, et ne s’appellent ainsi que depuis que la gauche n’existe plus. » (André Malraux, Les chênes qu’on abat..., nrf Gallimard, dépôt légal : 1er trimestre 1971, page 175). Prémonitoire, le Général !

Alors rêvons un peu...

Une 6° République parlementaire..., avec un hémicycle très largement occupé par une forte coalition républicaine, flanquée, à sa gauche, d’une opposition gauchiste grotesque et dérisoire, et, à sa droite, d’une opposition libérale inepte et ridicule ; cela nous sortirait du marasme politique actuel. Pour une fois, il y aurait un minimum de vertu en politique, et peut-être aussi un grand éclat de rire collectif, capable d’apporter un peu d’aération aux vieilles idéologies renfermées et fétides.


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113 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 5 mai 2010 09:54

    à l’auteur

    "Il nous faut, en France comme ailleurs, une coalition républicaine, capable de faire taire, à sa droite, le cynisme néolibéral, et, à sa gauche, l’abjection gauchiste, et cette coalition pourrait même se fonder sur une alliance entre républicains de gauche, républicains centristes et républicains de droite. Nulle concession aux gauchistes, nulle concession aux libéraux : voilà l’avenir".

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) répondrait-il à votre attente ?


    • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 11:10

      ? ??

      Mon article n’est pas libéral, il est même autant antilibéral qu’antigauchiste, c’est dit et c’est évident. Il me semble qu’un parti qui s’affirmerait résolument et joyeusement comme « capitaliste » ne serait qu’un parti libéral de plus.

      Ou alors, si je n’ai rien compris, il faudra m’expliquer.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 5 mai 2010 11:50

      à l’auteur

      « Il me semble qu’un parti qui s’affirmerait résolument et joyeusement comme »capitaliste« ne serait qu’un parti libéral de plus ».
      Si telle est votre lecture du texte proposé, vous faites un énorme contresens : dans la perspective offerte, « capitalisme » et « libéralisme » deviennent anthropocentriques, philanthropiques et équitables.

      « Ou alors, si je n’ai rien compris, il faudra m’expliquer ».
      Difficile de mieux vous expliquer ici qu’il n’est déjà fait dans le texte proposé. Je ne peux que vous inviter à le relire.


    • JL JL 5 mai 2010 10:33

      Je pensais en lisant : cet article c’est du grand guignol, l’auteur assimile gauchistes et diable !  smiley

      Mais j’ai arrêté de rire en lisant ça, je cite : « Parfois, le même homme est à la fois gauchiste et républicain, en fonction de ses humeurs... Jean-Luc Mélenchon, du reste, donne cette impression le cas échéant : républicain lorsqu’il s’exclame « Pas de religion en politique ! » mais gauchiste lorsqu’il hésite et atermoie sur l’interdiction de la burka. »

      Outre que, résumer la position de JLM à cette phase aussi lapidaire, façon de faire propre aux intégristes, l’auteur montre là sa prétention à décréter ce qui est bien et ce qui est mal.

      Assimiler Mélenchon à gauchiste quand on amalgame gauchistes et diable est aussi ridicule que prétentieux.

      Pour sa peine, cette citation d’un personnage célèbre : « l’amalgame est l’arme des fscistes ».


      • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 11:11

        L’amalgame est fréquemment pratiqué par les gauchistes eux-mêmes.

        Notamment l’amalgame qui consiste à traiter de fachos tous les républicains de gauche qui en ont marre de leurs conneries.

         smiley


      • JL JL 5 mai 2010 11:25

        Vous fatiguez pas, LPR, dès lors que vous définissez les gauchistes comme vous le faites, à savoir, le diable, personne ne vous contestera le droit de dire à leur sujet tout ce qui vous plait !  :->

        Un peu de bon sens, voyons !  smiley


      • Philou017 Philou017 5 mai 2010 15:31

        "Notamment l’amalgame qui consiste à traiter de fachos tous les républicains de gauche qui en ont marre de leurs conneries.« 

        Je pense que l’auteur,qui prétend redéfinir des valeurs, s’est planté dans ses définitions.
        Par gauchiste, on entent plutôt des gens tres à gauche, voire à l’extrême gauche. Il aurait été plus judicieux de parler de sociaux-démocrates de gauche, qui sont une espece de bourgeoisie bobo opportuniste, conformiste , et donc complètement soumise aux exigences du système financier libéral.

        Par ailleurs, je serais assez d’accord avec la définition de républicains de gauche et d’une alliance républicaine plus large, assez significative d’un retour aux intérêts bien compris de la nation, contre un mondialisme, qui n’a humaniste que les apparences, et est en fait une sorte de fascisme rampant à la mode économique.

        Il me parait en effet utile de dépasser les étiquettes et le concept rebattu droite-gauche, qui sert aujourd’hui plus à se donner une posture qu’autre chose. Il y a bien des choses qui rassembleraient de vrais républicains, notamment sur l’essentiel, alors que les options me paraissent pouvoir faire l’objet de compromis.

        La politique a aussi beaucoup servi à diviser inutilement les gens plutôt qu’à les rassembler. Et ca n’a pas servi un débat qui s’est fait laminé par l’idéologie libérale martelée par les médias.
         »Diviser pour mieux régner", telle est la devise de bien des politiciens, qui surfent sur des affrontements d’étiquettes bien hypocrites. Sortons des étiquettes.

        Et pour en rajouter une couche, aidons les républicains du Front National, car il y en a, à sortie du cul-de-basse-fosse où l’idéologie médiatique les a cantonné.


      • Plum’ 5 mai 2010 10:33

        L’hydre gauchiste est responsable de tous nos maux. Multiplions les Tarnac, transformons en terroristes tout ce qui dérange et nous aurons un monde meilleur... L’épouvantable danger vient du gauchisme, surtout pas de l’omni-présent et tout puissant sarkozisme, merci d’avoit éclairé nos lanternes !


        • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 11:13

          Je le répète : les gauchistes sont les alliés-ennemis des libéraux, donc a fortiori du sarkozisme.


        • Plum’ 5 mai 2010 11:33

          « Je le répète : les gauchistes sont les alliés-ennemis des libéraux, donc a fortiori du sarkozisme. » : Et alors ? Ils ne sont pas coupables pour autant des dérives Sarkozistes...


        • Gavroche Gavroche 5 mai 2010 10:43

          Excusez moi je reviendrai plus tard, j’ai une subite et violente envie de vomir après la lecture de ce torchon


          • jaja jaja 5 mai 2010 10:49

            C’est parce que vous n’avez pas le sens de l’humour de l’auteur.... Car ça ne peut-être que de l’humour cet article non ?


          • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 11:14

            Salut le révolutionnaire d’opérette !

            Vomis bien, tu te sentiras plus léger d’esprit après.

             smiley


          • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 11:16

            Gavroche ne serait-il pas un révolutionnaire d’opérette ?

            Qu’il vomisse il se sentira mieux après !!!

             smiley


          • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 11:19

            J’ai replié mon propre commentaire parce qu’on ne sait pas à qu’il il s’adressait ; il s’adressait à Gavroche.


          • bakounine 5 mai 2010 11:33

            Punaise faut arreter la boisson et les extas^^
            tout y passe on arrive meme plus a savoir qui est gauchiste communiste marxiste bobo gaulliste centriste, Wawouuuu non vraiment fallait le faire !!
            donc Mr le syndicaliste FO pas gauchiste mais republicain de gauche votre papier n’a ni queue ni tête bref du tres grand n’importe quoi.
            une critique positive tout de meme : j’ai bien rigolé...............


            • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 20:01

              Déjà, mon cher bakounine, vous avez compris que j’étais républicain de gauche et pas gauchiste ; ce qui prouve que mon article est assez clair !

               smiley


            • pallas 5 mai 2010 11:47

              Monsieur l’Auteur,

              Ne vous inquiétez pas, la Mondialisation est morte et enterré, l’Europe est morte et enterré.

              Il ne faut pas oublié que la corruption est dans le cœurs de chaque être humain, quel qu’ils soient.

              En France, les individus intelligents ont été humilié, la triche est permanente quelque soit la couche dans la société.

              Les individus n’ont absoluments aucunes valeurs, le Gauhisme, le Libéralisme, sont des maux.

              Notre monde va mal, et sa en est ainsi.

              nous vivons dans un monde de mensonge, par exemple sur l’immigration car les occidentaux ne font plus d’enfants, voila un mensonge.

              La population occidental n’a jamais diminuer et elle augmente constamment, et d’ailleur il est en progression, surtout qu’il y a une emmigration dans tout le monde entier.

              Il faut savoir que l’école est totalement détruite.

              Le probleme n’est pas q’un soucis occidental, c’est mondial.

              Regarder les tensions entre USA et Chine, ou le Pakistan et l’Inde, ou Israel et la Syrie.

              Saviez vous que le point commun est l’eau, les ressources energetiques, la destruction du biotope, la folie gangrener.

              Le fleuve du Jourdain qui n’a plus une goutte d’eau, c’est impensable.

              En France, fleuves polluer, sols mort, hyper urbanisation, mort de tous nos insectes, la mort partout et tout le temps.

              La desertification total de la planete, ne laissant rien, acidification des oceans, avec la mort des poissons, coraux marins, fruits de mer, ainsi que les oceans ne sont plus que de vastes décharges avec des continents de déchet.

              Les gens pensaient que tout ce payai en Argent, qu’elle erreur et de leurs parts.

              L’argent n’achete pas la vie, car la mort ne marchande pas.

              Regarder la cote d’azur, paradis dorée des riches, qui vient d’etre balayer par une tempete, regarder l’angleterre, auquel un petit volcan l’isole du reste du monde, ou BP qui est totalement humilier par la plus grande marée noire de toute l’histoire.

              L’ere est celle ci, il faut payer, la facture va couter tres cher.

              Les peuples réclame maintenant des gens intelligents pour les sauver ?. Ils oublient vite que pendant 50 ans, les gens intelligents ont été traqué, méprisé, tuer meme.

              En gros, amusez vous bien la populace, débrouillez vous.

              Moi j’ai sorti le PopCorn, une bonne biere, quelques clopes et je regarde ce fantastique spectacle digne d’un film catastrophe.

              Je vous regarde, ne me décevez pas.


              • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 20:06

                Je partage avec vous cette vision très noire du monde, même s’il y a des détails dans votre intervention qui me semblent à préciser et à éclaircir. En tout état de cause vous avez raison de dire qu’on vit une ambiance de destruction généralisée. Et il nous faut assumer ce pessimisme : « il faut prendre le risque du désespoir » (citation de Viviane Forrester, dans « L’horreur économique »).


              • docdory docdory 5 mai 2010 11:51

                @ Luc Paul Roche


                Je suis en phase avec un certain nombre d’idées que vous exprimez dans votre article :
                1°) La proximité politique de Dupont-Aignan et de Mélenchon. A mon sens , ce qui les rapproche est bien plus important que ce qui les sépare . Sur l’Europe, sur la défense de la laïcité et des services publics, ils sont plus proches l’un de l’autre qu’il ne le sont de leurs « alliés théoriques » ( UMP pour Dupont-Aignan, PS pour Mélenchon ) avec lesquels ils ne sont d’accord sur rien .
                2°) La nocivité absolue du « Cohn-Bendisme » ( ultra-libéralisme à vernis écolo ) qui a entraîné , entre autres , la détérioration extrême de l’état de l’Education Nationale.
                3°) Le fait que l’extrême gauche Besanceniste est totalement déconsidérée ( le pire ayant été atteint avec la présence d’une femme voilée sur la liste de Besanceot )
                4°) la nécessité de la création en France, d’un grand parti laïque, républicain et anti européiste .

                • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 20:08

                  @ docdory

                  je partage votre analyse, et je vous remercie d’intervenir sur le fond de mon article plutôt que sur le mode épidermique de certains intervenants

                   smiley


                • Gavroche Gavroche 5 mai 2010 12:56

                  A tous ceux qui croient encore à cette fable républicaine, n’oubliez pas que l’UMP est un parti républicain.

                  Quant à Dupont-Aignan républicain apprécié semble t’il par l’auteur, son appartenance au « Siecle » devrait vous mettre la puce à l’oreille smiley

                  On ne parle plus de CNR mais de CFR : à ne pas confondre :->

                  http://www.dailymotion.com/video/x9bj81_llp-nick-dupont-aignan-et-les-usa_news.

                  @ l’auteur : comment un prof de philo peut il faire un amalgame si primaire entre « Ce dodu Cohn-Bendit », le PS, et les gauchistes sincères smiley


                  • Gavroche Gavroche 5 mai 2010 15:15

                    @ l’auteur

                    J’attends toujours votre réponse.

                    Facile de traiter quelqu’un de révolutionnaire d’opérette, haute pensée philosophique, mais c’est plus dur quand il s’agit de répondre à ce qui ressemble à une trahison.

                    A moins que la droite républicaine soit soluble dans le « siecle »

                    J’aimerai beaucoup savoir ce qu’un républicain comme Jacques Cheminade pense de votre position. 


                  • Philou017 Philou017 5 mai 2010 15:43

                    « son appartenance au »Siecle« devrait vous mettre la puce à l’oreille »

                    Je ne vois pas où est le problème. D’abord, être membre du Siecle ne veut pas dire grand-chose, sinon qu’on y a mis les pieds à un moment. Et c’est pas pour cela qu’on partage les idées et les buts des fondateurs du Club.

                    Ce genre de référence n’est pas inutile, je m’y refère souvent , mais à condition que les actes de la personnes soient en relation avec l’idéologie du Club ou de la fondation en question. Sinon, c’est un procès d’intention guère argumenté.


                  • Gavroche Gavroche 5 mai 2010 16:15

                    @ philou017 : Mais bien sûr, Il est membre du « Siecle » mais n’y adhère pas.

                    J’apprécie beaucoup vos commentaires et je vous l’ai déjà dit, mais là non.


                  • Gavroche Gavroche 5 mai 2010 16:31

                    Toujours à Philou 017 :

                    Ce monsieur, D-A, est aussi membre de la French Américan foundation France mais n’y adhère pas.

                    Et cette fondation est un modèle du genre ultra libéraliste.

                    D’autres arguments ?


                  • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 20:33

                    @ gavroche

                    Je suis heureux que ces observations aient plus de fond que la précédente.

                    Je viens de visionner la vidéo que vous mettez en lien et elle est, je l’avoue, troublante.

                    Toutefois

                    1) c’est au principal intéressé, à savoir NDA, de répondre sur les points litigieux ; en ce qui me concerne, même si j’appelle à une coalition républicaine, je ne suis pas membre de Debout la république, j’apprécie en revanche énormément de leurs positions, et le solgan Debout le République n’est pas dénué de charme pour un républicain.

                    2) la personnalité empirique de NDA ne change rien à la teneur philosophique de mon article ; il est clair qu’il nous faut une coalition républicaine indépendante des travers gauchistes et des travers libéraux. Ou alors tout est foutu.

                    Quant à l’amalgame entre Cohn-B et le Ps, est-ce un amalgame de ma part ?? Ce sont bien des libéraux de gauche dans les deux cas, non ?

                    Et enfin vous me préciserez le cas échéant ce que vous entendez par « gauchiste sincère », sans compter que la sincérité n’est pas une valeur en soi ; on peut être sincère dans l’erreur, voire dans l’aveuglement.

                    Voilà
                    C’est bien répondu, m’sieur ?

                     smiley


                  • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 20:36

                    Minute papillon !

                    Ah ces jeunes, toujours pressés !! smiley

                    J’ai été retenu tout l’après-midi par mes obligations militantes (syndicales) et le bénévole que je suis a un agenda chargé. Je rappelle que j’exerce mon boulot de prof à plein temps !

                    Sinon je ne connais pas le monsieur que vous citez comme républicain ; je me renseignerai.

                    Bon, alors, elle vous va c’te réponse ???

                     smiley


                  • Gavroche Gavroche 5 mai 2010 21:11

                    Décidément faut tout vous expliquer m’sieur.

                    Un gauchiste sincère c’est quelqu’un qui lutte pour des valeurs humaines et sociales et donc contre tout ce qui les entrave ; ça vous va c’te réponse.

                    D’autre part si vous, prof de philo, ne connaissez pas M. Cheminade, empressez vous de combler cette lacune, vous avez là un vrai républicain, non acoquiné avec des groupes que nous, vils gauchistes, condamnons avec vigueur.
                     


                  • Gavroche Gavroche 5 mai 2010 21:12

                    J’allai oublier : des moins svp, je les collectionne


                  • paoum 6 mai 2010 01:54

                    @ philou

                    ben voyons !!

                    comme on fait son lit....

                    ne soyons pas trop naïfs, ce dupont-aignant est un drôle de coco, je ne suis pas certain qu’il soit un bonus pour la république, ....ni qu’il soit pris d’amour pour la plèbe.

                    c’est pas argumenté mais ça sent le souffre quand même...


                  • Tythan 6 mai 2010 18:13

                    J’en ai assez que l’on me parle encore et encore de cette affaire complètement stupide de la french american foundation. 



                    C’est une affaire totalement ridicule, lancée par des imbéciles complotistes manipulés, je le crois, par l’extrême droite !


                  • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 6 mai 2010 18:40

                    @ Tytan

                    voilà une intervention qui équilibre un peu le tollé provoqué contre Nicolas D-Aignan par ceux qui prennent prétexte de mon article pour déverser leur bile


                  • LE CHAT LE CHAT 5 mai 2010 13:23

                    Les gauchistes sont responsable de l’effondrement de la qualité de l’enseignement en France et de la disparition de nombreuses valeurs au nom qu’il est interdit d’interdire .
                    les soixante huitards gauchos sont nos grands patrons d’aujourd’hui et sont devenus ultralibéraux .
                    à boire et à manger dans cet article où on trouve de bonnes critiques.


                    • Gavroche Gavroche 5 mai 2010 13:31

                      Cousin miaou tu fais le même amalgame que l’auteur, tu assimile quelques leaders de 68, ou du PS, à la gauche qui combat les prédateurs.

                      Ils ne représentent pas la gauche, à commencer par Con Bendit.


                    • voxagora voxagora 5 mai 2010 13:41

                      Mais ce que serait devenu l’enseignement sans « les gauchistes »
                      personne ne le sait.


                    • LE CHAT LE CHAT 5 mai 2010 14:31

                      @gavroche

                      l’ex trotskiste Jospin pointe chez Bilderberg , ça craint ! comme beaucoup de gens du PS qui sont au siècle ou bilderberg aussi ! on ne peut pas appeler ces gens des gens de gauche , juste des profiteurs , mais s’ils arrivent au pouvoir ils vont dire que c’est une belle victoire de la gauche !

                      heureusement qu’on a Morice qui sait distinguer sa gauche de sa droite !  smiley


                    • LE CHAT LE CHAT 5 mai 2010 14:36

                      @gavroche

                      on est bien d’accord sur la boursoufflure néolibérale cohn bendit , tout juste travesti sous une couche de rimel vert !


                    • Luc Paul ROCHE Luc Paul ROCHE 5 mai 2010 20:39

                      @ voxagora

                      « que serait devenu l’enseignement sans les gauchistes ? » écrivez-vous...

                      Réponse : il serait resté de l’enseignement.


                    • Gavroche Gavroche 5 mai 2010 21:14

                      On voit que vous avez fait philo smiley

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