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De l’urgence du retour de l’Intérêt général humain dans la réflexion sur l’industrie électronucléaire

Au-delà du débat sur la sortie du nucléaire, tronqué dès l'origine de cette industrie née dans le mensonge, l'opacité et les certitudes assénées d'ingénieurs au service d'un lobby surpuissant, il s'avère aujourd'hui qu'un problème malheureusement prévisible prend une ampleur démesurée :

La dégradations des conditions de travail des sous-traitant-e-s de l'industrie électronucléaire.

Le Parti de Gauche a toujours soutenu que nous ne sortirions jamais du nucléaire sans ses travailleuses et travailleurs et encore moins contre elles et eux. Depuis 2009, avec quelques autres forces, et l'appui de films importants (La bombe humaine d'Elsa Fayner, RAS Nucléaire, rien à signaler de Alain de Halleux) nous attirons l'attention sur les employé-e-s du nucléaire, et plus particulièrement des sous-traitant-e-s, et sur les conséquences des conditions de travail qu'ils/elles subissent sur leur propre santé et sur la sécurité des centrales donc des populations.

Un projet de dilution parfaitement organisé

A partir du milieu des années 90, le secteur du nucléaire a vu son activité de plus en plus livrée à la sous-traitance pour répondre aux exigences des directives européennes d'ouverture à la « concurrence libre et non faussée » des services publics et pour accroître les profits des nouveaux actionnaires. Ils sont aujourd'hui 43 000 salarié-e-s de la sous-traitance (environ 20 000 chez EDF). Cette méthode consiste à sortir les personnels du statut unique qui protège les travailleurs et travailleuses et les soumettre à des conditions insupportables de sécurité, de salaires, de précarité, de conditions de travail, de soumission, tout en les maintenant dans le silence et l'obscurité.

81 % de la maintenance du parc nucléaire est aujourd'hui confiée à la sous-traitance. Dans les années à venir 61 % de personnel statutaire d'EDF va partir à la retraite sans qu'un véritable plan de remplacement et de formation sérieux n'ait été prévu, et en même temps va être lancé le « Grand Carénage »1 qui va, de 2015 à 2022, engager de très grands travaux sur tous les sites français. Il va falloir multiplier au moins par 4 le personnel sous-traitant. En voyant ce qui se passe à Flamanville, nous pouvons légitimement penser qu'une grande partie des sous-traitant-e-s que nécessitera cette mutation viendra d'Europe de l'Est et nous pouvons nous inquiéter du dumping social que cela va créer2 et des conditions d'accueil sur les sites qui passeront de 2 500 à 10 000 nomades.

De la chair à REM 8

Ces employé-e-s n'ont droit à aucun statut et n'ont pas accès au même suivi médical que leurs collègues statutaires d'EDF et d'Areva, ne disposent pas des mêmes conditions d'emploi soumis qu'ils sont aux fluctuations de l'activité et du marché, ils absorbent 80 % des radiations reçues par l'ensemble des personnels et il est en projet de diminuer le nombre d'examens auxquels ils ont légitimement droit3. Le nombre d'accidents, parfois mortels, est de plus en plus grand et les maladies professionnelles quasiment impossibles à faire reconnaître. Comme partout, la précarité de leur situation les empêche le plus souvent d'en parler. Une véritable réorganisation du travail se met en place dans les centrales, diluant ainsi encore plus les responsabilités4, livrant à la sous-traitance les tâches les plus dangereuses et interdisant l'unité syndicale5.

Un monde du silence qui ne cesse de crier sa colère

Le monde de la sous-traitance dans l'industrie électronucléaire révèle les symptômes exacerbés du libéralisme et du capitalisme qui roulent à tombeaux ouverts, prêts à sacrifier les plus démuni-e-s pour accélérer leur domination. Ces employé-e-s ont été effacé-e-s de la problématique du nucléaire. Ce sont les invisibles, peut-être encore plus fortement que tout autre de par leur situation et l'industrie qui les exploite, qui ne trouvent aucun écho (ou difficilement) aussi bien dans les médias que dans les les partis politiques et difficilement au sein des syndicats (un frémissement se fait sentir cependant. Sud-énergie est au combat, la CGT vient de sortir un document qui approfondit le problème...). Partout où il s'engage dans un combat pour la sortie du nucléaire, le Parti de Gauche doit faire de gros efforts pour faire prendre en compte la situation de ces femmes et ces hommes victimes d'un véritable apartheid social. Et les choses ne risquent pas de s'arranger si la société toute entière ne comprend pas qu'il en va de sa sécurité.

greve sstt

D'ailleurs la situation ne cessent d'empirer et aujourd'hui elle devient explosive. Malgré des mesurettes pour essayer d'amadouer tout le monde6, les conflits sociaux se multiplient depuis plus d'un an dans les centrales. En avril 2012 c'est à la centrale de Cattenom (Lorraine - entreprise SPI-DEN) qu'une grève de 15 jours se déclare ; en juillet 2012 c'est à la centrale de Cruas-Meysse (Ardèche - entreprise ESSOR), en septembre c'est sur le site du Tricastin (Drôme - Polinorsud-Drôme) que le mouvement commence et cette semaine il reprend à Belleville (Cher) et il risque de s'étendre aux autres centrales de la région, Dampierre-en-Burly (Loiret), Chinon (Indre-et-Loire) et Saint-Laurent (Loir-et-Cher). En février 2013, les syndicats du Tricastin ont dénoncé une « désorganisation complète du travail » et le fait qu'un-e employé-e sur quatre serait sous traitement médical pour pouvoir travailler.

Si tou-t-es ces ouvrier-e-s sacrifient leurs salaires et parfois leur santé pour se mettre en grève, ce n'est pas pour « conserver des privilèges » comme le laissent trop souvent croire les directions d'EDF, du CEA et d'AREVA, mais juste pour être reconnu-e-s et que les recommandations de l'ASN soient respectées. En effet, c'est sur la base de procès verbaux envoyés par l'ASN au procureur de la République de Bourges qu'une enquête a été ouverte contre EDF, pour « travail dissimulé, délit de marchandage et prêt illicite de main d’oeuvre  » entre entreprises sous-traitantes intervenant à la centrale de Belleville, d'après le syndicat Sud-Energie.

Ce n'est pas la première fois qu'EDF fait la sourde oreille aux recommandations de l'ASN7 et refuse de regarder en face les conditions de travail inhumaines des sous-traitant-e-s qu'elle emploie.

Le sacrifice de l'Intérêt général humain

Mais pour mettre la cerise sur la centrale, le 12 avril 2013, le Conseil d’État a autorisé les dirigeant-e-s d'EDF à limiter le droit de grève dans les centrales nucléaires « pour la sauvegarde de l'intérêt général » ! Paradoxe pour le moins étrange que de permettre à EDF de contraindre des employé-e-s à faire tourner une centrale coûte que coûte pour l'intérêt général alors que celui-ci devrait imposer qu'on l'arrête pour les seules raisons qui mettent les sous-traitant-e-s en grève : les manquements à la sécurité, les négligences face à la santé et à l'hygiène, la violation du droit du travail, le mensonge, le refus d'obéissance aux autorités officielles !

Le monde du travail est passé à tabac par un grand patronat qui lâche ses coups, encouragé maintenant par les institutions et les élu-e-s de la République qui, après avoir voté la transcription de l'ANI dans la loi, refusent l'amnistie sociale et font reculer le droit de grève. Tout ça pour tenter, et c'est une volonté claire, presque revendiquée, d'anéantir la possibilité des luttes et de soumettre encore plus les employé-e-s d'une filière au bord du gouffre.

Les employé-e-s de la sous-traitance de l'industrie électronucléaire concentrent toute la problématique du monde du travail aujourd'hui et leur situation doit interpeler la population toute entière ainsi soumise à un risque qu'elle ignore parce qu'on lui cache. Ces femmes et ces hommes sont le symbole des abus inconsidérés et impunis des grands patrons. Cette industrie est au cœur de la problématique posée par la nécessaire transition énergétique, les sous-traitant-e-s sont au cœur de cette industrie, ils doivent être au cœur des luttes !!

Il serait temps que l’État au service du Peuple souverain cesse de criminaliser celles et ceux qui veulent défendre l'Intérêt général et qu'il renonce à donner l'immunité aux patrons des grandes entreprises qui violent le droit, leurs devoirs et exploitent la situation des précaires pour faire encore plus de profits.

Il est plus que temps que le gouvernement et les autorités compétentes interviennent en urgence pour qu'EDF obéisse immédiatement aux recommandations de l'ASN. La soumission à l'Intérêt Général ne concerne pas que les ouvrier-e-s du nucléaire mais avant tout celles et ceux qui ont la responsabilité des centrales.

Là aussi nous voyons clairement que l’État de la Vème République est à bout de souffle et ne respecte même plus les citoyen-ne-s qu'il devrait pourtant servir.

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Notes :

1 Mot clinquant pour désigner l'opération de camouflage qui aura pour but de permettre à EDF de faire fonctionner ses centrales au-delà de leur date de péremption (40-50-60 ans de plus ?) tout en laissant croire que l'accident de Fukushima n'a aucune chance d'arriver en France. C'est donc bien une opération cosmétique qui cherche à faire pénétrer plus vite dans les consciences que le nucléaire est une énergie d'avenir. Nous aurons l'occasion de revenir sur cette supercherie.

2 Surtout après la transcription dans la loi de l'ANI et son vote par la majorité gouvernementale ! Outre la flexibilité qui va encore s'accroître pour les sous-traitant-e-s, la réforme des CHSCT va être un moyen de faire des économies et d'accroître la productivité en diminuant encore la sécurité des employé-e-s et les mesures d'hygiène.

3 L'examen anthropogammamétrique permet de détecter une éventuelle contamination interne des employé-e-s. Jusqu'à maintenant, il avait lieu à l'entrée et la sortie de site, lorsque les sous-traitant-e-s avaient terminé leur mission et partaient sur un autre site. Outre qu'il permet un suivi nécessaire de l'exposition aux radiations, il est aussi l'occasion pour les employé-e-s de croiser des professionnel-le-s de la santé aptes à apprécier leur état de santé général (fatigue, dépression, etc...). Il est question, aujourd’hui, de supprimer ces examens à l'entrée et à la sortie de site et de les réduire à un par an seulement.

4 On peut aller jusqu'à 7 niveaux de sous-traitance en cascade ce qui interdit toute capacité de faire ressortir la réalité du contexte global. Aujourd'hui seulement 1% des activités sont contrôlées ! Les contrôles de radioactivité du matériel sortant se fait par sondage (seule une partie de la pièce est contrôlée). De nombreux accidents, vols et constats d'usures sur les cuves, sans que l'on sache réparer, sont identifiés mais à chaque fois sont tus car la dilution des prestataires empêche de « tracer » la chaîne des responsabilités. Par exemple, lors d'un accident, le « film » qui relate les faits devient impossible à établir car complètement sectionné.

5 Environ 7% du personnel statutaire d'EDF est syndiqué. Chez les sous-traitant-e-s, seulement 2 à 3% sont syndiqué-e-s nationalement. Des tensions latentes existent parmi les employé-e-s et entre les syndicats. Le lobby pro-nucléaire profite quant à lui de la situation et essaie même parfois de la détériorer.

6 En contrepartie de ces modifications de fond dans l'organisation du travail, une annonce a été faite par Mme Batho et M. Montebourg d'un accord autour du « cahier des charges social ». Ce CCS est parti d'une exigence des employé-e-s après la catastrophe de Fukushima. Mais le texte ne correspond pas à la demande, est ambigu, flou, s'applique à des contrats passés entre donneurs d'ordres et prestataires, et surtout écarte des sujets « sensibles » comme le suivi médical par exemple, revendication primordiale des sous-traitant-e-s. Il reste totalement incomplet. Au final, si la CFDT se félicite de ce Cahier des Charges Social même si elle reconnaît son incomplétude, la CGT l'a dénoncé après de nombreux débats internes.

7 L'ASN a déjà fait plus de 7 mises en demeure à EDF et AREVA depuis le début de cette année 2013 comme celle-ci à La Hague.

8 Unité d'équivalent de dose qui permet de rendre compte de l'effet biologique produit par une dose absorbée donnée. L'équivalent de dose n'est pas une quantité physique mesurable. On l'obtient par le calcul en multipliant la dose absorbée (exprimée en rad) par un facteur de qualité dont la valeur dépend de la nature du rayonnement et de l'organe irradié. Depuis 1965, le rem est remplacé par le sievert (1 sievert = 100 rem)

 


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22 réactions à cet article    


  • JL JL 21 mai 2013 10:35

    Merci à Didier pour cet article et ces informations.

    Le nucléaire nous est imposé au nom de l’indépendance énergétique nationale. C’est en somme, une industrie stratégique.

    Vous dites : ’’A partir du milieu des années 90, le secteur du nucléaire a vu son activité de plus en plus livrée à la sous-traitance pour répondre aux exigences des directives européennes d’ouverture à la « concurrence libre et non faussée » des services publics et pour accroître les profits des nouveaux actionnaires.’’

    Un service public, contrairement à une entreprise capitaliste, doit produire un service, et non pas des profits, par définitions.

    Ces directives européennes d’ouverture à la concurrence libre et non faussée est un cheval de Troie destiné à privatiser de fait les entreprises publiques.

    Cette affaire de sous-traitance dans ce domaine stratégique et de sécurité nationale est un scandale dans le scandale.


    • alberto alberto 21 mai 2013 14:53

      Oui, y a pu qu’à privatiser la force de frappe, et filer les codes à un sous traitant, ça fera des économies, tant qu’on y est...


      • joletaxi 21 mai 2013 16:18

        Fou hein, voilà que l’état, sensé être le gardien des bonnes pratiques, se met à la concurrence,pour augmenter ses profits.
        On comprendrait cela de la part de viles sociétés capitalistes, mais l’état, majoritaire au capital de ces entreprises, c’est surréaliste non ?
        pourtant, l’expérience montre que l’état est toujours un bien meilleur gestionnaire que le privé,on a vu la façon dont étaient construites et gérées les centrales soviétiques.

        On voit aussi à quel point le « terrorisme » exercé par la mouvance contre le nucléaire est contre productif, dans la mesure où cela met un frein puissant à tout investissement privé dans la filière.

        Mais bon, on fera comme les allemands, du charbon


        • Pyrathome Pyrathome 21 mai 2013 23:09

          On voit aussi à quel point le « terrorisme » exercé par la mouvance contre le nucléaire est contre productif, dans la mesure où cela met un frein puissant à tout investissement privé dans la filière.

          smileysmileysmileysmileysmiley
          Tu t’es surpassé, là....


        • Hermes Hermes 23 mai 2013 10:23

          Bonjour à tous,

           la folie est dénoncée par Jacques Attali lui-même dans l’express dans un artice « Fukushima, sont-ils fous ? ». Bien que je ne soutienne pas en général les positions de ce monsieur, il lui arrive (commeà tout le monde), d’atterir.

          Bref : la catastrophe commence à être reconnue par les « élites intellectuelles » qui servent d’habitude d’alibi aux tendances de société qu’on nous impose, les conséquences effroyables commence à être exposée dans des medias mainstream, ainsi et les risques énormes qui subsistent.

          Le système industriel est acculé à réagir et à réparer, inévitablement. Maintenant, il est nécessaire de penser aux conditions qui engendrent ce type de catastrophes, et cet article d’agoravox pose les vrais questions en identifiant les problèmes qui créeront les conditions de nouvelles catastrophes.

          Avons-nous besoin du nucléaire ? Est-il compatible avec l’état instable de nos sociétés et de l’ensemble de l’humanité ?

          Je crains que tant qu’on essaiera de résoudre politiquement uniquement ce genre de question, et tant que la politique sera une histoire de pouvoir et non de vivre ensemble, il sera difficile de faire aboutir ces questions.

          Considérons les deux catastrophes majeures : Tchernobyl et Fukushima : elles se sont produites dans des sociétés avec des régimes politiques extrèmement différents. Ce n’est pas le modèle capitaliste qui réagit le mieux à la catastrophe (cf l’article de Jacques Attali).

          Néammoins ancun des deux n’a pu l’éviter.

          Tout le système nucléaire repose sur le fait qu’aucune erreur humaine ne se produira jamais. Tant dans le cycle de fabrication, que l’exploitation et le recyclage, et le mauvais traitement des individus est une erreur majeure, aussi importante que la recherche de profits ou de résultat rapide au détriment de la sécurité. La déresponsabilisation de chacun dans son rôle de rouage dans l’édifice en est une autre.

          On est très loin d’avoir globalement les conditions qui nous en assurent.

          Cdt.


        • credohumanisme credohumanisme 21 mai 2013 16:21

          Comment peut-on vouloir réduire à 50% la part du nucléaire dans notre électricité, et fermer des dizaines de réacteurs d’ici 2025, tout en encourageant et se se réjouissant de ce que nos entreprises construisent, en Chine ou ailleurs, ces usines que l’on dit extrêmement dangereuses pour l’humanité ?
          Comment peut-on être ministre et écologiste dans un gouvernement qui autorise cela ?

          Où est la cohérence ?

          Et pendant ce temps nous achetons en Chine nos panneaux photovoltaïques et nos éoliennes ...


          • almodis 21 mai 2013 17:27

            On voit aussi à quel point le « terrorisme » exercé par la mouvance contre le nucléaire est contre productif, dans la mesure où cela met un frein puissant à tout investissement privé dans la filière.


            c’est de l’humour ?

            • eau-du-robinet eau-du-robinet 21 mai 2013 18:41

              N’oubliez pas à regarder le documentaire diffusé ce soir à 20H50 sur Arte

              Centrales nucléaires, démantèlement impossible ?


              • franc tireur 21 mai 2013 21:07

                Ce reportage c est de la propagande anti nucléariste classique, il y une solution pour les déchets : les envoyer dans l espace, voire sur la lune puisqu on peut y aller.
                Ca peut paraitre fou mais on y arrivera .C est LA solution , conjugué avec de futures générations de centrales sans déchets
                Il faut avoir confiance dans le progrès technologique, qui nous a toujours donné des solutions.


              • Pyrathome Pyrathome 21 mai 2013 23:07

                Il faut avoir confiance dans le progrès technologique, qui nous a toujours donné des solutions...

                Ah oui , vraiment ?? ah ah ah !!!
                Three miles island, Tchernobyl, Fukushima........la prochaine sonnera plus « francophone », probablement....
                Quant aux déchets, votre jardin fera bien l’affaire, n’est-ce pas ?


              • mortelune mortelune 22 mai 2013 07:05

                @ Franc tireur,

                Que seriez-vous prêt à faire ou à ne pas faire pour continuer à consommer comme vous le faites ?
                Si je vous comprend bien, vous seriez prêt à faire n’importe quoi. Je me trompe ?
                Pour les déchets j’envisage de mettre les miens dans un ballon au dessus de votre maison. J’espère qu’il sera solide assez longtemps pour vous éviter de prendre mon caca sur vos cheveux et ceux de vos enfants. 


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 22 mai 2013 12:44

                Bonjour franc tireur,

                « Ce reportage c est de la propagande anti nucléariste classique,.... »
                —fin de citation—

                L’énergie atomique est une énergie à crédit !

                La vrai facture, celle qui prend en compte le démantèlement des centrales nucléaires et surtout l’impossibilité de stockage à long terme, nous la receverons bientôt, sans compter les factures exorbitantes des accidents nucléaires comme celui de Fukushima.

                Résultat (lire ici sur le site web de l’IRSN) ? Un « accident grave, avec fusion du cœur du réacteur, mais des rejets limités, contrôlés et non massifs, coûterait à la France, environ 120 milliards d’euros, 6% du PIB annuel », ....

                Dans le cas d’un « accident majeur » de type Fukushima, avec des rejets massifs non contrôlés, la facture grimpe à 430 milliards d’euros. Dont 8 pour le site, 53 pour les conséquences radiologiques sur les hommes, 110 pour les territoires contaminés, 90 pour l’arrêt accéléré du nucléaire et 166 milliards pour les effets d’images, agriculture et tourisme. Le calcul est fondé sur une moyenne de 100.000 réfugiés radiologiques.

                source

                Notre avenir est radieux avec toutes les déchets donc on ne sait pas quoi faire sur plusieurs centaines de milliers d’années !

                Bientôt l’énergie nucléaire ne sera plus rentable face aux énergies alternatives !


              • JMBerniolles 21 mai 2013 21:17

                En parlant de débats tronqués et d’opacité, je dirai que le Parti de Gauche est né avec une orientation anti nucléaire quasi caricaturale, sans qu’aucun débat n’ait été mené sur ce sujet, en son sein. Cela ne l’empêche pas de donner des leçons de démocratie à tout le monde.


                Cet article, maladroitement, met en évidence le fait que le PdG manque de militants au sein des entreprises et prétend apprendre aux travailleurs ce qu’ils doivent penser de leur activité professionnelle. Il faut savoir : ou on leur dit « prenez le pouvoir » ou bien on réfléchit et décide à leur place.

                Mélenchon dit pas mal de bêtises, dans le domaine économique particulièrement, mais la clique anti nucléaire de la direction du PdG lui a fait dire un certain nombre d’absurdités dans le domaine de l’énergie, entre autres sur la géothermie.

                Globalement, tout cela nuit à la crédibilité de ce parti et de son programme. Dommage.

                La vérité est que le renouvelable éolien et Photovoltaïque constituent une bulle mettant en jeu potentiellement des centaines de milliards d’euros [en intégrant les coûts phénoménaux de la mise à niveau du réseau électrique jusqu’aux smart grids] qui intéresse le système, sans offrir d’intérêt décisif tant que l’on ne sait pas stocker l’énergie.

                Une bulle au principe pas très différent des subprimes finalement, c’est à dire prêts + plus produits dérivés et qui alimenterait les marchés.

                On a déjà commencé à créer cette bulle avec les tarifs de rachat imposés des courants éolien et PV. Or ces tarifs commencent d’ores et déjà à peser sur les factures de manière conséquente et cela deviendra insupportable bientôt.

                La vérité c’est que même l’Allemagne, qui n’est toujours pas sortie du nucléaire bien qu’elle l’ait décidé depuis plus de dix ans, ne peut pas se payer cette bulle.

                Faire référence à un reportage d’Arte sur un sujet sensible est d’une naîveté incroyable, alors qu’il devient de plus en plus évident que les médias officiels ne sont que des officines de propagande.

                   La première action de démantèlement d’un réacteur nucléaire c’est le déchargement de son coeur et son retraitement. Ce faisant, on retire du site l’immense majorité de la radioactivité.

                Le reste demande des précautions, mais bien évidemment n’est pas impossible.
                A Fukushima Daiichi, on ira récupérer les corium avec des machines et des robots.
                D’ailleurs des démantèlement complets ont déjà été effectués, notamment aux US. 




                • Mowgli 22 mai 2013 02:59

                  Dès que je vois « sous-traitant-e-s » et « salarié-e-s » je détecte un-e con-ne mâtiné-e d’enfoiré-e patenté-e et je me dispense de lire le reste.


                  • rhea 1481971 22 mai 2013 06:40

                    La radioactivité naturelle ou artificielle c’est ce qui nous fait vieillir et mourir. La dose létale 50 ( une malchance sur deux de mourir ) est de 5 grays ( joules/kg ), les doses reçues sont cumulatives ( comme une batterie que l"on chargerait sans jamais la déchargeait ) . Le rigoureux qui mesurerait la quantité d’électrons volt qu’il emmagasine journellement aurait la possibilité de prévoir quand, avec une probabilité de 1 sur 2, sa famille est susceptible de l’enterrer.


                    • mortelune mortelune 22 mai 2013 06:53

                      La terre se promène dans l’espace comme un avion dans le ciel. Imaginerions-nous ou plutôt laissons-nous des gens monter dans un avion avec des explosifs sous quelques prétextes que ce soit ? Evidemment non ! Alors pourquoi laissons-nous des lobbies ou des nations posséder des machines ou des armes capables de détruire la vie sur terre ? 

                      Ce n’est pas le débat sur le nucléaire qu’il faut ouvrir mais plus généralement sur toutes choses qui pourraient participer directement ou indirectement à la destruction massive de la vie sur un vaste territoire ou sur la terre toute entière. 
                      Que ceux qui ne souffre d’aucune paranoïa à ce sujet construisent un vaisseau spacial et qu’ils aillent ailleurs afin que nous puissions ne plus craindre pour nos vies. Merci !
                      C’est quand même incroyable de rien pouvoir faire contre des gens qui nous empoisonnent notre tranquillité. 

                      • joletaxi 22 mai 2013 13:59

                        Bientôt l’énergie nucléaire ne sera plus rentable face aux énergies alternatives !

                        Mais oui, mais oui,

                        que vous soyez antinuc rabique est certainement insupportable mais reste concevable.
                        Que continuellement vous nous reserviez vos mantras imbéciles, à longueur de commentaires décrédibilise définitivement vos élucubrations.

                        Les renouvelables sont une gabegie ruineuse qu’il nous faut arrêter d’urgence faute de quoi, nous allons directement à la ruine.
                        Vous qui encensez la chaîne Arte, je vous recommande leur reportage

                        la faillite des renouvelables, analyse sans appel.

                        Quant à votre reportage, dont j’ai vu le début, j’ai « zappé » quand le commentateur a parlé du scandale du stockage sur site.aux USAIl s’est bien gardé d’exposer que le gouvernement US a dépensé des milliards $ pour construire le centre national de stockage définitif, le Yuka montain repository,qui n’a pu être mis en service du fait des cris d’orphée de la mouvance locale,avec pour résultat, l’obligation d’un stockage sur place

                        Bref toujours les mêmes manipulations, mensonges,et baratins qui coûtent une fortune à la communauté.


                        • Alibaba007 Alibaba007 23 mai 2013 03:13

                          @Joletaxi

                          Le fric... le fric même motif que nos « bons dirigeants » corrompus... par l’industrie du nucléaire.

                          Tu ne comprends pas qu’on parle de sauvegarde de l’humanité !!! 

                          Même si Hiroshima et Nagasaki ont été une tragédie et un crime de guerre avec usage d’armes de destruction massive, ça n’est rien comparé à ce qu’il se passe encore actuellement à Fukushima et Tchernobyl... 

                          TEPCo ne fait que mentir chaque jour depuis la catastrophe et est complètement impuissant à corriger quoi que ce soit dans ce désastre... déjà deux ans mais rien que des dissimulations ou des tromperies même vis-à-vis du gouvernement. Le gouvernement invite même la population à retourner occuper les terres et villes abandonnées proches de la centrale.

                          Alors savoir qu’en France, le pays le plus nucléarisé du monde, les dirigeants de ces Bombes Nucléaires Civiles (que sont les centrales et leurs déchets) font des économies en mettant en concurrence les esclaves privés de la maintenance et de l’exploitation des sites de production électrique atomiques... moi, ça m’ hérisse les poils et me fait dresser les cheveux.

                          Malgré les multiples fuites, incidents et accidents qui se passent chaque jour dans chacun des pays qui exploite des centrales (ou traite des déchets de l’atome) très souvent dissimulés à la population, nous n’avons heureusement pas encore eu affaire à une CATASTROPHE de l’ampleur des deux accidents majeurs cités plus haut, tout près de chez nous...

                          Si malheureusement cela arrive, que ferions nous ? où irions nous ? resterions nous assis dans les radiations ambiantes avec nos dosimètres comme au Japon ou dans un sursis avant d’être foudroyé par une leucémie ou emporté par un cancer, nous irions demander justice au tribunal de La Haye ou à Nuremberg du génocide de plusieurs millions de personnes ???

                          Quand les lobbyistes du nucléaire seront assignés en justice pour complicité de crime contre l’humanité, bien des citoyens viendront témoigner que tu en fais bien partie.
                           smiley

                          Le Nucléaire n’est que de la mort en boite qui ne demande qu’à sortir au grand jour.
                          Le pire c’est que c’est invisible, ça ne se sent pas, on ne peux pas éviter la contamination car elle sera partout : Dans l’air, dans l’eau et les aliments, sur le sol, dans le sous-sol... ça détruit les cellules, modifie les gènes des noyaux touchés par ces rayonnements et en plus, c’est insidieux car ça agit silencieusement et durant des milliers d’années !!!

                          ...et tout ça pour enrichir une poignée de vendeurs de mort. 

                          Le prix du Kilowatt nucléaire est artificiellement bas car le prix du recyclage des déchets et du démantèlement des vieilles centrales n’est absolument pas compris dans son prix !!!
                          Le Lobby du nucléaire s’emploie également à dénigrer tout investissement dans les énergies renouvelables qui permettent d’offrir de l’énergie à domicile sans griller des ressources fossiles.

                          L’énergie nucléaire STOPPONS CA AU PLUS VITE avant que ça nous stoppe !!!
                           smiley


                        • Akerios 22 mai 2013 19:05

                          Enfin de bonnes nouvelles !

                          Maintenant être esclave de la dette avec mes enfants pour des générations cela va finir par me faire rigoler à coté de la menace du nucléaire.

                          Je suis radieux.


                          • Akerios 22 mai 2013 19:21

                            Et puis ce ne sont pas ceux qui font des profits avec le nucléaire qui paient les dégâts causés par leur entreprises en cas de sinistre . Ils ont déjà fait rédiger les lois dans ce sens !

                            Cogema, Areva, EDF ne sont redevables que des profits et pas des pertes humaines et civiles et si l’accident arrive les assurances ne remboursent pas.

                            Pour résumer pour les uns les profits et pour l’état donc les citoyens a qui on impose le nucléaire tous les risques et les pertes.

                            L’article indique clairement que nous allons droit vers l’accident !

                             C’est cela le néo-libéralisme que construit l’UMPS.

                             


                            • Hermes Hermes 27 mai 2013 16:19

                              Curieux, ça me rappelle un mécanisme politico-financier, ou ceux qui renflouent ne sont pas ceux....


                            • ecolittoral ecolittoral 24 mai 2013 12:59

                              « On voit aussi à quel point le « terrorisme » exercé par la mouvance contre le nucléaire est contre productif, dans la mesure où cela met un frein puissant à tout investissement privé dans la filière. » 

                              Quel investisseur privé serait assez naïf pour s’engager dans une filière ou les « usines » rongées par la corrosion, les radiations, les fissures, la maintenance pour le moins aléatoire, sont sur le point de lâcher ?
                              Seriez vous prêt à investir dans une voiture affichant 220 000 Kms au compteur.
                              Acheter des actions AREVA est déjà risqué, alors investir dans ces pétoires....
                              Attendons l’accident, qui ne devrait plus tarder pour faire les comptes.

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Didier

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