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De la démocratie en France

Droite et Gauche, l'incontournable imposture.

On admet que la société française est coupé en deux : « la Droite » et « la Gauche ». Avec leurs extrêmes. Mais on peut dire aussi coupée entre « riches » et « pauvres », cette représentation ne recouvrant pas d'ailleurs la précédente. Avec aussi ses extrêmes : les très riches et les très pauvres. C'est un schéma très « lutte des classes », ce que l'on admettra sans le discuter dans ce cours exposé.

Partant de là, on peut s'interroger sur le fonctionnement d'un système démocratique : les riches ont autant le désir et de légitimité d'avoir le pouvoir que les pauvres, et réciproquement ; et celui qui a le pouvoir est le camp le plus nombreux, celui qui fait plus de 50% des voix.

Cela revient à dire que les riches doivent travailler à l'enrichissement des pauvres pour être les plus nombreux : « enrichissez-vous par le travail &c., &c. », voilà le discours.

Les pauvres, eux, doivent maintenir le nombre de riches suffisamment bas pour être les plus nombreux. Mais la tendance naturelle de la nature humaine étant d'échapper à la pauvreté, voire de s'enrichir, les leaders des pauvres ne peuvent tenir ce discours de vérité : « soyons de plus en plus nombreux, nous les pauvres, &c.,&c. ».

Les leaders de Gauche disent par défaut : « prenons aux riches, &c., &c. » Mais cela peut se retourner contre eux, car rien ne dit que le camp des riches ne deviendra pas un jour le plus important ! Ce n'est donc pas satisfaisant, et les électeurs le ressentent bien.

Pour tourner cette difficulté les leaders de Gauche ont introduit jadis & naguère cette idée que « leur combat est celui du Bien contre le Mal ; la défense de la dignité de l'homme ; l'égalité &c., &c. », et ont inventé tout un tas de trucs idéologiques autour de ce concept : « la Droite » et « la Gauche ». La Gauche c'est le bien, la Droite c'est le mal : choisissez votre camp ! Que vous soyez riche ou pauvre (mais pauvre c'est mieux !) vous devez être du côté du Bien pour mener un combat contre le Mal. Qui peut refuser !

C'est pourquoi l'on voit certains riches se planquer avec les pauvres pour arriver au pouvoir quand ils doutent d'y arriver avec leur propre camp. Exemple Mitterrand. CQFD.

Ce qui est stupéfiant, c'est que ça marche encore ! Avec des contorsions amusantes : salauds de patrons du CAC – mais pas Bergé, qui lui est de Gauche. Peut-être est-ce un effet collatéral de la démocratie ? En France tout au moins.

Mais de toutes façons, au-delà des apparences, et dans le respect des conventions (Droite et Gauche) ce sont les hommes sortis d'un même moule qui sont aux manettes. Quelles différences y a-t-il entre Mme Guigou et Mme Weil ?


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4 réactions à cet article    


  • JL JL 22 août 2012 09:25

    Quel galimatia, quels simplisme, dans ce billet écrit par celui qui disait ailleurs : « Ô banquiers, que vous êtes nuls ! »

    Riches et nuls !!!

     smiley


    • yclick yclick 22 août 2012 09:46

      Avec des billets comme celui là c’est même plus la peine de descendre au PMU du coin... (&c.,&c.)


      • epicure 23 août 2012 18:41

        l’opposirion gauche/ roite est née en 1789 , l’assemblée s’est divisée en deux sur une question :
        accorder le droit de véto au roi.
        A droite, ceux pour le oui
        A gauche ceux pour le non

        A droite s’étaient donc mis ceux qui étaient pour la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul ou de quelques uns.
        A gauche, les partisans de la révolution en gros, ceux qui remettaient en cause ce principe, surtout ceux qui défendaient le pouvoir pour le plus grand nombre.

        Donc pendant 100 ans la France a été divisée notamment sur la question des monarchiste , à droite, contre les républicains à gauche. En perdant des députés au fil des législatures de la IIIème république, les monarchistes ont perdu le combat.

        Mais avec la domination du capitalisme sur le capitalisme est apparu la question au niveau du pouvoir économique, la problématique reste la même : la droite défendant la pouvoir du patron ou des actionnaires, la gauche socialiste défendant le pouvoir de tous les membre de l’entreprise, les salariés .

        Les affrontements gauche/droite, jusqu’à récemment n’étaient pas juste des combats d’étiquettes, mais des affrontements de principes politiques, ce sont ces principes défendus qui font que les gens se sentent de droite ou de gauche (enfin pour certains cela ne veut rien dire quand ils se disent de gauche voir DSK ou DCB).
        Maintenant que les dits socialistes ont renoncé à beaucoup de choses, et se sont « centrisés », la position du PS n’est pas le meilleur repère pour les affrontement droite//gauche.

        D’autre part certains conflits ont disparus, parce que certaines questions ont été résolu par un consensus adopté par les membres des deux camps.

        Maintenant « tout le monde » ( il y a des exceptions marginales ) , ou du moins dans les discours est :
         républicain.
         pour l’égalité homme femme, même à l’extrême droite. Contrairement à avant années 70
         pour le suffrage universel
        contre l’esclavage
        etc...

        Alors que ces positions étaient au début initiées par la frange gauche de la gauche.

        Il n’y a qu’une question sur laquelle la gauche n’a jamais réussie à imposer ses idées comme consensus, c’est l’économie et la question sociale, qui restent les marqueurs les plus stricts actuellement entre la gauche et la droite.


        • GéraldCursoux GéraldCursoux 23 août 2012 20:58

          Oui, je sais cela. Mais j’ai tenté de prendre les choses autrement, de façon provocatrice, pour aboutir à cette conclusion qu’il n’y a pas de différence entre les hommes politiques de droite et de gauche sur les valeurs communes. Balladur a fait en juillet un très bon papier sur ce thème des valeurs communes dans Le Figaro ou Le Monde.
          Si j’en ai le courage, je ferai un papier (qui contredit votre dernier paragraphe) sur l’hybridation entre les valeurs religieuses et sopcialistes, en montratnt que ces nouvell s valeurs laïques imprègnent aujourd’hui tout le corps social (à l’exception des extrêmes). La Gauche a donc gagné sur le terrain des valeurs - puis qu’elles sont communes à tous -, mais est empêtré dans une idéologie ringarde qui lui interdit d’appeler un chat un chat. Elle n’arrive pas à se dégager de cette gangue que nous a laissé la philosophie allemande, une vision de l’histoire &c., &c.
          Et pour en finir, dire que la droite défend les patrons et les actionnaires, et la gauche les salariés, relève d’un strabisme marxiste. Mais avec des verres correcteurs on peut espérer voir la réalité... le chat !
          Bien à vous.
           

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