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Accueil du site > Actualités > Politique > De la novlangue contemporaine : « le politiquement correct » et la « (...)

De la novlangue contemporaine : « le politiquement correct » et la « bien-pensance »

 
Un phénomène curieux se produit, de nos jours, au cœur des conceptions idéologiques des hommes et des femmes de droite (conservateurs ou libéraux) : il faut absolument (et assez curieusement) à l’encontre de l’idéologie victimaire qu’ils sont censés exécrés, se poser en « martyrs » de la « bien-pensance » ou de ce qu’ils désignent encore sous l’expression « politiquement correct ». C’est dire qu’aujourd’hui, ces simples incantations agrémentées de sarcasmes suffisent, plus encore qu’une série d’arguments, à former et à emporter l’adhésion, (pour peu que vous soyez disposés à accepter les prémisses et les implications des postulats de la droite).
 
Soyons plus spécifique et suivons le sociologue Jean-Pierre Garnier, qui explicite cette doxa de manière fort savoureuse : Le principe en est simple : s’affirmer résolument à contre-courant des « idées reçues », des « modes », du « politiquement correct », généralement identifiés aux « visions erronées » qui ont cours sur la scène médiatique ou politicienne, avant d’asséner avec gravité d’autres poncifs tout aussi conformes à l’idéologie dominante dont ils ne constituent qu’une variante savante.[1] » Une proposition qu’un éditorialiste comme Eric Zemmour pourrait probablement méditer avec sagesse 
 
Il semble évident qu’aujourd’hui, les discours sur la délinquance ou la pauvreté sont assez friands de ce genre de procédés. Il serait futile (voire imbécile !) de rechercher des causes sociologiques, économiques à des phénomènes sociaux comme la déviance ou la précarité, car ce serait là pure manœuvre idéologique destinée à « excuser » ou à « déresponsabiliser ». Ainsi, comme le disait Herber Spencer à l’encontre des pauvres : « la sympathie pour une personne qui souffre supprime, pour le moment, le souvenir des fautes qu’elle a commises[2] ».
 
L’économiste Frédéric Lordon, critiquant au passage la conversion de la gauche d’alternance à ces conceptions (anéantissant au passage l’idée d’une pensée unique « gauchiste »), explique la paresse intellectuelle au cœur de ce type de discours : « Cédant à toutes les forces de l’air du temps et rejoignant la droite dans cette aberration mentale qui se refuse à considérer que comprendre et juger demeurent des opérations intellectuelles absolument hétérogènes, que rendre intelligible n’est synonyme d’absoudre que pour des esprits obtus, la social-démocratie à la française a donc pris le mors aux dents et décidé que l’insécurité était un fait social à combattre et non à comprendre. Regardés comme des manifestations aberrantes mais autosuffisantes, surtout pas symptômes d’autre chose, les actes de violence anomique sont de purs surgissements sans cause, rejetés dans la catégorie d’un mal absolument ineffable – ce n’est plus d’une police qu’ils sont justiciables mais d’un corps d’exorcistes[3]. »
 
N’est-il pas vrai qu’aujourd’hui, face à ces phénomènes sérieux, nous sommes sommés de prendre une posture viriliste, moralisante et psychologisante, et qu’à défaut, l’invective ou le mépris tendront rapidement à se manifester au cœur du débat public ? Symétriquement, dirons certains, la tendance à réduire les diverses conceptions droitières à de purs et simples avatars du « fascisme » ont permis de construire ce type de « réactions ». S’il est probable que ces excès ont pu nourrir ces nouveau discours, je souhaiterais pointer la dangerosité qui réside au cœur de la critique de la « bien-pensance » et du « politiquement correct ». En effet, n’est-elle pas en train d’aboutir à une forme de « terrorisme intellectuel » avec ses propres effets de censure (probablement le produit d’une forme d’usure de la critique de gauche et l’affaiblissement de son impact sur le monde ?) et ses injonctions idéologiques ?
 
Ensuite, et en lien avec ce qui précède, ne peut-on pas noter finalement une analogie formelle entre ce qu’on appelle aujourd’hui la critique du « politiquement correct » et la critique de l’« idéologie dominante » ? Historiquement, nous savons que la critique de l’idéologie dominante est plutôt un concept utilisé au sein de la gauche radicale (marxiste, anarchiste, etc.) indiquant que les idées dominantes sont, en dernière instance, celles qui légitiment le mode de production capitaliste[4].
 
La question pourrait donc être la suivante : comment est-on passé d’une critique « de gauche » de l’idéologie dominante, à la réappropriation droitière de ce concept sous une nouvelle étiquette aux contours flous : « le politiquement correct » ?
Est-ce à dire que la réalité elle-même à changé, que la domination capitaliste a disparu et que nous vivons au pays des soviets ? Est-ce lié, comme indiqué plus haut, à l’affaiblissement de la critique de cette domination et à l’absence de perspective ouverte par celle-là ? Ou est-ce lié à une stratégie intellectuelle sur le mode gramscien d’hégémonie culturelle de la part de la droite ?
 
Si l’on peut raisonnablement écarter la première possibilité et tenir pour évidente la seconde tant ce phénomène est documenté[5], qu’en est-il de la troisième question ?
 
De ce point de vue, Serge Halimi et Alain Bihr ont bien analysé les conditions d’émergence de ce discours et les formes qu’il empruntait. C’est pourquoi nous pouvons avancer avec ce dernier, et à titre d’hypothèse, que le discours sur la « bien-pensance » et le « politiquement correct » constitue une des manifestations de la novlangue contemporaine, c’est-à-dire schématiquement : « la mise en circulation, par de multiples biais, parmi lesquels comptent évidemment au premier chef les médias, d’un langage spécifique : des mots, des expressions, des tournures de phrase, etc., progressivement passés dans le langage courant. Ce langage est destiné, selon le cas, à faire accepter le monde tel que les intérêts de la classe dominante le façonnent en gros comme dans le détail ; ou à désarmer ceux qui auraient tout intérêt à lutter contre ce monde pour en faire advenir un autre, en le rendant incompréhensible, en répandant un épais brouillant sur les rapports sociaux qui le structurent et qui en déterminent le cours ; ou tout simplement encore en rendant inutilisable tout autre langage, d’emblée critique à l’égard du monde existant. [6] »
 
N’est-il pas évident, pour reprendre l’exemple évoqué ci-avant, que le discours moralisateur, répressif et psychologisant en matière de délinquance, sous couvert de lutte contre la « bien-pensance », voile objectivement le racisme (anti-pauvres), les mutations de l’Etat social en Etat pénal (ou libéral-policier selon les termes de Lordon) et social-actif, la ségrégation socio-spatiale, ou encore la domination capitaliste, etc. ? C’est ainsi que Loïc Wacquant dans : « Punishing the Poor « démontre que l’État néolibéral (…) lors même qu’il embrasse le « laissez faire et laissez passer » en haut, en relâchant les contraintes qui pèsent sur le capital et en élargissant les chances de vie dont jouissent les détenteurs de capitaux économiques et culturelles, il n’est rien moins que « laissez faire » au bas de l’échelle sociale. De fait, lorsqu’il s’agit de gérer les turbulences sociales générées par la dérégulation et d’imposer la discipline du travail précaire, le nouveau Léviathan se révèle être farouchement interventionniste, dominateur et dispendieux. La touche légère des inclinaisons libertaires qui s’adressent aux classes supérieures fait place à un activisme brutal et autoritaire visant à diriger, voire à dicter, les comportements des membres des classes inférieures. Le « small government » dans le registre économique trouve son prolongement et son complément dans le « big government  »sur le double front du workfare et de la justice criminelle.[7] »
 
 
 


[2] SPENCER Herbert, L’individu contre l’Etat, 1885.
[4]Pour de plus amples développements sur la question, lire l’ouvrage d’Isabelle Garo, L’Idéologie, la pensée embarquée, La Fabrique, Paris, février 2009.
[5] Par exemple, on peut lire avec intérêt le monumental ouvrage de Luc Boltanski et Eve Chiappello : « Le nouvel esprit du capitalisme ». Paris, Gallimard, 1999.

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44 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 6 août 2010 14:30

    Excellent texte, qui pointe parfaitement le procédé utilisé par la « droite décomplexée » ; fidèlement incarnée par le petit Ubu, et ses sbires, plus quelques séides, du style Zemmour, pour essayer de dévaloriser tout ce qui peut s’essayer à une analyse des faits de société. 


    La « bienpensance », le « politikmenkorrekt », la « penséunik », « l’angélisme », le laxisme ; un ensemble de termes employés péjorativement, pour, in fine, arriver à justifier tous les excès, les abus, les prévarications, l’aggravation des inégalités, le rouleau compresseur du libéralisme, en évacuant toute tentative d’analyse, et de compréhension des processus d’oppression...

    De fait, c’est la nouvelle « pensée unique », qui tente de ringardiser toute velléité humaniste, ou tentative d’explication des procédés de domination mis en oeuvre, pour asseoir, définitivement, le règne du cynisme érigé en critère de « modernité »... 

    Circulez, y a rien à expliquer ; c’est comme ça, et tous ceux qui ne sont pas d’accord, sont à reléguer dans les basses fosses du capitalisme libéral triomphant....

    Le petit Ubu nous avait d’ailleurs bien averti ; exit les restants de la pensée soixantehuitarde, et autres fariboles humanistes ; place à la droite décomplexée (même avec des talonnettes), et sa glorification de l’argent/dieu... 

    Si t’as pas une Rolex à 50 balais, t’es un raté, et si tu t’intéresses à autre chose qu’à diviniser et envier la jet-set, les riches, , les people, leurs yachts, et leurs diners au Fouquet’s, t’es rien qu’un rebut de la bienpensance et du politiquementcorrect ; au placard... 

    Place à la non-pensance et à la nouvelle penséeunique : vive moi, béni soit le pognon, la domination, et la loi universelle du plus-fort-chacun-sa-gueule, et malheur aux vaincus.. 

    La droite éternelle, quoi... 

    • llecuyer llecuyer 7 août 2010 09:35

      Très bon article, on en veut d’autres !!
      Dans cette nov’langue, je rajoute 2 choses :

      - le brouillage entre vérité et opinion

      - l’argument soit disant décisif du « les Français sont d’accord » (sondage à l’appui), partant de l’idée que la majorité a tjrs raison, ou (?) qu’en démocratie c’est elle qui décide, même si elle a tort...Dire que la majorité a parfois tort, est une pensée politiquement incorrecte qui sera prochainement utilisée pour le meilleur et pour le pire, on peut le parier :=)

      A cet égard et vu la xénophobie qui n’a plus rien de rampant à l’UMP, il est urgent de décortiquer les discours de Frédéric Lefebvre : il y a là une urgence sociale et il serait bien de le faire en des termes accessibles à tout le monde. Car ce type est à mon avis le symbole d’une dérive langagière et idéologique....Qui veut s’y coller ?


    • JL JL 6 août 2010 15:35

      Un texte court, mais dense. Une bonne illustration du propos, à lire dans acrimed.org :

      « Les « bourgeoises alternatives » : la cible marketing de Madame Figaro
      Publié le 6 août 2010 par Franz Peultier »


      Je lis dans votre billet, je cite : « ... le discours sur la « bien-pensance » et le « politiquement correct » constitue une des manifestations de la novlangue contemporaine (..) destiné, selon le cas, à faire accepter le monde tel que les intérêts de la classe dominante le façonnent en gros comme dans le détail ; ou à désarmer ceux qui auraient tout intérêt à lutter contre ce monde pour en faire advenir un autre, en le rendant incompréhensible, en répandant un épais brouillant sur les rapports sociaux qui le structurent et qui en déterminent le cours ; ou tout simplement encore en rendant inutilisable tout autre langage, d’emblée critique à l’égard du monde existant. »

      De fait, les lobbyistes de tous poils qui sévissent sur Agoravox notamment, ont ceci de commun avec les fous, c’est qu’un échange avec eux est parfaitement stérile : avec les lobbystes, la conversation ne progresse pas. Et c’est là je crois un détail révélateur. Avec eux, cent fois sur le métier vous pouvez remettrez votre ouvrage, à chaque fois tout est à recommencer !


      • ffi ffi 6 août 2010 15:56

        Le politiquement correct me semble quelque chose de beaucoup plus général. Il s’agit d’une sorte de conformisme intellectuel. Il n’est pas nécessairement de gauche. Par exemple, depuis Tatcher / Reagan, le politiquement correct, c’était la seule politique possible : le libre-échange mondialisé.
        Autre exemple de politiquement correct : le réchauffement climatique. Dans le monde scientifique, les sceptiques s’en défiant étaient mis au piquet.

        La crise actuelle montre bien que toutes les solutions qui nous ont été proposé d’accepter ces 40 dernières années sont erronées (puisque c’est la crise et que l’on nous promettait des richesses). Il me semble donc légitime de prendre ses distances avec le politiquement correct (puisque celui-ci semble avoir aboutit à opter pour des politiques fausses).

        Cela dit, il faut surtout retrouver la réflexion (pour ne pas continuer de répéter un consensus erroné). Mais, prendre le contre-pied systématique, ce n’est que réagir, ce n’est pas réfléchir.

        Pour réfléchir, il faut réviser les dogmes de la pensée dominante, un à un, et tenter d’éprouver en son âme et conscience leur validité.


        • LE CHAT LE CHAT 6 août 2010 16:13

          tiens , c’est cadeau , un dico de novlangue tout neuf ! ne me remercie pas , c’est de bon coeur dont la gauche n’a pas le monopole ! smiley


          • JL JL 6 août 2010 16:19

            Comme je suis curieux (hé oui, c’est pas l’apanage des chats ! smiley), je suis allé voir.

            A la première ligne, on lit :

            « AFRICAIN. Homme pauvre, en général de couleur plus ou moins noire, qui vit principalement en Afrique et qui deviendra européen grâce à l’éducation et à la démocratie de marché »

            Démocratie de marché !? Kekcekça ?

             smiley  smiley  smiley

            ps. En tous cas, ça signe le « dico » !


          • celuiquichaussedu48 celuiquichaussedu48 6 août 2010 16:26

            BEUR (BEURETTE AU FEMININ). Mot traduisant la réalité de la non-intégration des immigrés d’origine maghrébine qui se désignent d’abord par leur ethnie et non par leur nationalité (trad. : d’origine nord-africaine, Nord-Africain).

            Mais ils ont pas mis la définition de « breton », c’est des non-intégrés ceux qui se disent bretons ?.

            Ca c’est du dico sélectif que je m’y connais pas smiley


          • JL JL 6 août 2010 18:11

            Un chat mouché, ça répond, des fois ?

             smiley

            Au fait, puique j’y suis : je suppose que dans la phrase citée, par « éducation » il faut entendre aussi : « éducation de marché » !?

            Pas besoin qu’on m’explique, là, je connais les émissions de TF1 et consorts.

            Et re-puisque j’y suis, je dirais que la « démocratie de marché » est à la démocratie ce que la musique militaire est à la musique, ce que le McDo est à la gastronomie, ce que Mickey est à la culture !


          • docdory docdory 6 août 2010 16:49

            @ L’auteur

            Il faut distinguer le politiquement correct et la bien-pensance d’une part, de l’idéologie dominante d’autre part , qui sont des concepts distincts.
            Le politiquement correct est typiquement la grille de lecture des événements par des radios comme France-info ou France-inter, ou des journaux comme « le Monde » ou « Libération » .
            Le « politiquement correct va présenter comme » une avancée « l’adoption par l’Argentine du mariage homosexuel, ou comme une » victoire « la récente décision de la cour californienne à ce sujet.
            Le politiquement correct souhaite l’adoption par la France de la charte européenne des langues régionales et minoritaires, au nom de la » diversité « .
            La bien-pensance va dire que l’immigration est une chance pour la France, va se féliciter de la construction d’une nouvelle mosquée, surtout s’il y a eu un financement public que le politiquement correct va qualifier de manifestation de la laïcité » positive « . Il est » bien-pensant « de déclarer qu’il n’y a aucun lien entre immigration et délinquance.
            Pour un bien-pensant, interdire la burqa est » liberticide « et stigmatise l’islam. 
            Pour la bien-pensance , il n’y a aucun rapport entre le coran et les attentats du 11 septembre.
            Le politiquement incorrect , par contre consiste à dire par exemple que les enfants doivent être éduqués par des couples comportant un père et une mère, que l’Etat n’a pas à subventionner le développement de langues et patois régionaux, que l’immigration coûte 34 milliards d’euros annuellement à la France, que la construction d’une nouvelle mosquée transforme en général une fraction de territoire de quelques centaines de mètres aux alentours de celle-ci en » territoire perdu de la République « . La mal-pensance consiste à constater que 70 % des détenus français ( d’après le Washington post ) sont musulmans. 
            Le politiquement incorrect estime que l’existence de menus sans porc dans les cantines scolaires est une atteinte intolérable à la laïcité, et un soutien objectif par l’éducation nationale à des modes de pensée et superstitions obscurantistes.
            Le politiquement incorrect pense que la burqa est liberticide et que son interdiction ne gène que les ennemis de la liberté, et que le texte coranique a directement inspiré aux auteurs des attentats du 11 septembre leurs exactions de fanatiques religieux.
            Les mots-clés et expressions-clés du politiquement correct : » diversité « , multiculturalisme, respect ,le mot » citoyen « utilisé comme adjectif, laïcité » positive « , » communautés « , refus de la » stigmatisation « , intégration .
            Les mots et expressions-clés du politiquement incorrect : unicité et indivisibilité de la République, respect des lois et de la culture du pays d’accueil, laïcité, le mot »citoyen « utilisé comme nom propre, lutte contre le communautarisme, assimilation.

            La pensée unique, ou idéologie dominante, c’est plutôt dans le domaine économique et européen.
            C’est un corpus de croyance stipulant que la concurrence libre et » non faussée « est avantageuse pour les consommateurs, en raison d’un phénomène mythologique appelé » main invisible du marché « , qu’il faut privatiser pratiquement tout et qu’il faut renforcer et élargir l’union européenne.
            Si l’on croit que la main invisible du marché est une fiction et ne régule rien, ( de même qu’on ne confie pas la circulation des avions à une » main invisible du transport aérien ", mais à des contrôleurs aériens ), si l’on croit que l’Union européenne est une construction liberticide et anti démocratique par essence, si l’on est partisan, comme moi, de services publics monopolistiques pour les transports ferroviaires, aériens, pour l’énergie, les autoroutes et les télécommunications, dans ce cas on est opposé à l’idéologie dominante.
            On peut voir donc 4 grandes catégories 
            Les politiquement corrects partisans de l’idéologie dominante , les politiquement corrects opposés à l’idéologie dominante, les politiquement incorrects partisans de l’idéologie dominante, les politiquement incorrects opposés à l’idéologie dominante.
            A vous de vous situer !



            • sisyphe sisyphe 6 août 2010 17:12

              Ben oui, mais non ; comme le montre justement l’article, il y a eu un renversement des valeurs, et le nouveau « politiquement correct » est de traiter de politiquement correct (dans un sens péjoratif), tout ce qui est tentative d’analyse et de compréhension des CAUSES des phénomènes. 


              Le nouveau politiquement correct consiste à ne s’attacher qu’aux effets, sans, surtout, s’interroger sur les causes ; d’où (entre autres, et par exemple) empilement de lois sécuritaires les unes sur les autres........ alors que la délinquance augmente, faute de s’attaquer aux causes... (chômage, aggravation des inégalités, paupérisation, exclusion, précarité)

              Faut dire que la droite a intégré que, de fait, elle ne peut pas agir sur les causes ; celles-ci étant liées au système global, et donc hors du pouvoir des états, réduits à la marge par le système globalisé. Elle ne s’attaque donc qu’aux effets, et tente de « ringardiser » toute tentative de référence aux causes, la qualifiant de « politiquement correct » ; c’est à dire de définitivement dépassé, caduc, discrédité... 

              Une façon comme une autre de pérenniser, de légitimer le nouvel ordre mondial de la loi du plus fort.

              Un glissement sémantique qui traduit un glissement de valeur tout sauf innocent, bien sûr, parfaitement traduit dans le concept revendiqué de « droite décomplexée » . 

              Le cynisme a remplacé le sens moral, et se revendique comme une nouvelle « valeur » qui détermine l’ensemble des autres valeurs régissant les comportements sociaux, individuels, moraux... 

              La non-pensance en lieu de la ringarde « bien-pensance » ; c’est beau, le progrès, non ? 

            • JL JL 6 août 2010 18:33

              @ Docdory, vous avez l’air d’avoir étudié la question. Dans quelle catégorie faut-il considérer la justification de l’occupation des territoires palestiniens, du blocus de Gaza, j’en passe, vous m’excuserez. Accessoirement, dans quelle catégorie considérez-vous l’antisionisme ? DE la bien-pensance ? Du politiquement correct ? Ou bien le contraire ?

              Merci de me répondre avec un argumentaire circonstancié si possible..


            • JL JL 6 août 2010 18:45

              @ Sisyphe, vous dites : « La non-pensance en lieu de la ringarde »bien-pensance«  

              Cela renvoie à la formule de Castoriadis : » Le libarlisme, cette non pensée intégrale« . J’ajouterais, Une non pensée intégrale, où »Le compassionnel a remplacé l’analyse politique« .

              Et ici sur AV, les lobbyistes du néolibéralisme s’entendent à empêcher tout débat qui mettrait en danger le système du »greed is good". Tout ces activistes s’entendent sur un dénominateur commun, autrement dit sur rien, c’est cela la pensée unique : une non pensée.


            • docdory docdory 6 août 2010 22:08

              @ JL 

              Le conflit israélo-palestinien ne concerne que les israéliens et les palestiniens. Tant que d’autres pays s’en mêleront , cela en retardera la résolution.
              C’est un conflit d’importance mineure si l’on se réfère à de nombreux autres conflits depuis la deuxième guerre mondiale.
              Le problème est qu’il s’agit d’un conflit strictement insoluble, car ce qui était un conflit territorial s’est transformé en guerre de religion.
              Aucune solution ne pourra y être trouvée tant que la laïcité intégrale n’aura pas été adoptée par les deux camps en présence, ce qui suppose une séparation de la religion et de l’état et l’interdiction des partis se réclamant d’une religion.
              Inutile de préciser que cette condition nécessaire et préalable à tout règlement n’est pas prête d’être réalisée.Je pense que ce conflit persistera sous forme inchangée dans un siècle...
              La question du politiquement correct et de la pensée unique ne semble pas s’y appliquer, ou plutôt , il y a une variante pro-palestinienne du politiquement correct et une variante pro-israélienne, les deux étant aussi ridicules l’une que l’autre.


            • JL JL 7 août 2010 08:30

               @ Docdory, est-ce que vous ne seriez pas un peu réducteur ?

              Si je vous comprends bien, le politiquement correct serait de l’ordre du libéralisme au sens classique, alors que la bien-pensance ou pensée unique serait de l’ordre du libéralisme économique ou néolibéralisme ?

              Je crois que le néolibéralisme est un tout qui s’inscrit dans le cadre de la mondialisation libérale, et le conflit israëlo palestinien s’y enscrit aussi ! Et c’est pourquoi, je vous ai posé cette question qui n’en était pas une. Merci quand même pour la réponse circonstanciée.


            • JL JL 7 août 2010 08:32

              Au passage, je ne puis m’empêcher d’admirer le sophisme, vous écrivez, je cite « en clair » :

              « Le conflit israélo-palestinien ne concerne que les israéliens et les palestiniens. (...) Tant que d’autres pays s’en mêleront , cela en retardera la résolution.Le problème est qu’il s’agit d’un conflit strictement insoluble ».

              Magnifique, tout est dit !

               smiley


            • docdory docdory 7 août 2010 18:51

              @ JL 

              Vous ne m’avez pas compris . Le politiquement correct est l’ensemble du discours résultant d’un courant de pensée qui s’appelle le relativisme culturel.
              Ce relativisme se divise en trois branches :
              - Le relativisme cognitif, qui stipule que toutes les odes de pensée de toutes les cultures se valent, et par exemple considère le « discours » scientifique comme un discours culturel qui est n’a pas plus de valeur que, disons, la cosmogonie des dogons .
              - Le relativisme esthétique, qui considère que le dernier tube de rap est une production culturelle n’a ni plus ni moins de valeur que la neuvième symphonie de Beethoven, et qu’une oeuvre exposée au musée du quai Branly n’a ni plus ni moins de valeur que la Joconde
              - Le relativisme éthique, déjà connu de Blaise Pascal, ( vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà ), qui stipule que chaque civilisation à son code de comportement, et qu’il n’y en a ps de meilleurs que d’autre .
              Tout adepte du relativisme culturel est amené à pratiquer le politiquement correct.

              Quant à la pensée unique, c’est un discours économique préconisant l’orthodoxie ultralibérale, genre école de Chicago, associé à un discours européiste.

            • JL JL 7 août 2010 19:28

              Docdory, pourquoi n’utilisez-vous pas votre droit de réponse pour réagir à ce qui, de mon point de vue est une interpellation très gênante à votre égard, j’ai parlé de votre sophisme qui dit en implicitement que « le conflit israélo palestinien va durer ad vitam aeternam, et personne ne doit s’en mêler ». Au fond, c’est comme la guerre aux terroristes de Bush ou la guerre aux voyoux de Sarkozy !?


            • docdory docdory 7 août 2010 23:28

              @JL

              Les israéliens et les palestiniens sont parfaitement capable de résoudre leur litige eux-mêmes, sans ingérence extérieure.

            • JL JL 8 août 2010 07:41

              @ Docdory, il semble que la rigueur intellectuelle ne vous étouffe pas. Vous avez dit, je cite : « Le problème est qu’il s’agit d’un conflit strictement insoluble, car ce qui était un conflit territorial s’est transformé en guerre de religion. »

              Question : est-ce à cause des ingérences de tiers que ce conflit est devenu un conflit de religions ?


            • sisyphe sisyphe 6 août 2010 16:55

              CULTURE. Mot trompeur ; activités subventionnées par les collectivités publiques et incomprises par la majorité des Français quand elles relèvent de l’art cosmopolite déraciné (trad. : ahurissement).


              Houla ! 
              L’art « cosmopolite déraciné » ; c’est quoi ?
              C’est par opposition à l’art monopolite enraciné ? Style les jardins à la française ?

              Ça limite... smiley

              • nilasse nilasse 6 août 2010 22:56

                la traduction de celui ci est pas mal aussi :

                COLONIALISME. Mot sidérant qualifiant un système « injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République » (N. Sarkozy le 3/12/07) et cause de tous les échecs et malheurs des ex-pays coloniaux, principalement en Afrique ; crime lorsque le colon est européen uniquement (trad. : colonisation, civilisation).

                pov petits europeens accusés a tort,ça me donne envie de pleurer pour eux.


              • rocla (haddock) rocla (haddock) 6 août 2010 17:32

                Ben oui hein ....

                Le cyclope il a un trou de nez sur le front ...

                Exemple de novlangue ...

                une aut une aut  :

                le rectum c ’est pas un jouet ...

                une aut une aut  :

                pendant que les grosses vagues attaquent la falaise , les petites restent derrière pour apprendre le métier ...

                brèves de novlangue


                • nilasse nilasse 6 août 2010 18:27

                  très bon article qui a un gout de trop peu. il est évident que les expressions « politiquement correct » ou « bien pensance » ne sont pas arrivées sur le tapis par hasard, pas plus que ce soit un hasard que les principaux défenseurs de ces « concepts » soient des eric zemmour gagnant 100 milles euros par mois et mangeant dans la main des puissants par pur carriérisme,ceux la même qui sont a l’origine de ces formules creuses mais efficace. ces « expressions » légitiment une politique sociale catastrophique pour la majorité des individus. le poison ainsi distillé par les médias ,dont la servilités aux possédants n’est plus a démontrer,donne l’illusion a une masse bêlante et apeurée que des solutions sont recherchées ou mises en place,ce qui est naturellement l’inverse. tout ceci est dans un ensemble plus vaste,de la paupérisation intellectuelle en passant par la misere affective,d’une sous culture matraquée a grand renfort de publicité,d’un endoctrinement a la dictature de la consommation,etc,etc..........c’est un projet de société dont les grands perdants seront les petites gens.


                  • Pierre Boisjoli Pierre Boisjoli 6 août 2010 19:04

                    J’ai été moi-même politiquement incorrect pour discuter d’une somme d’argent que m’a promis mon cousin : « si MacGregor ne te paie pas, moi, je vais te payer disait mon cousin. Or Macgregor ne m’a jamais remis les intérêts sur le prêt et j’ai été jeté dehors de la famille pour un tel affront. C’est une sentence démesurée pour la faute. . . et mon cousin me doit toujours de l’argent.
                    Dans les temps de la fin les hommes seront égoïstes, amoureux de l’argent, rebelles, irrespectueux. Quelqu’un qui crie son injustice est politiquement incorrect et cela est tout à fait contre le bon sens. C’est imposer une chape de plomb sur un individu qui a fait confiance à un autre. C’est le cas des rentiers de Bernard Madoff, de Vincent Lacroix et de Earl Jones. La justice, voilà ce qui importe avant tout et le capitalisme libéral est loin d’être sans faute à ce niveau.
                    Pierre Boisjoli
                    le conseiller divin
                    le seigneur des seigneurs
                    le roi des rois
                    le prince de la paix


                    • non666 non666 6 août 2010 19:43

                      La droite liberale ne pouvant vaincre sur ses seules idées, surtout en les revendiquant ouvertement, est obligée d’utiliser des subterfuges.

                      Comme elle a participé à la creation des lois permettant , sans opposition possibles des colonisés europeens, d’interdire de critiquer les colonisations africaines imposées chez nous, pour le bien du patronat, elle les montre du douigt et fait comme si ces lois n’etaient que’ des preuves de la folie des « gauchistes ».
                      Pourtant , cette colonisation profite a l’evidence aux commanditaires de la droite liberale, mais il est clair qu’ils preferent que ces lois soient revendiquées comme des valeurs « de gauche » plutot que comme des lois servants leurs interets en mettant la pression sur les salariés « indigènes » europeens.

                      Du coup, singer le discours de la droite nationale, le caricaturer, en reprendre les codes est un enjeu en soi.
                      Seule , la droite liberale ne fait que 3,5 % des voix (score de madelin et de democratie liberale...).
                      Si elle ne parvient pas a etre la droite « generique » , regourpant aussi bien la droite nationale, la droite liberale que la droite chretienne democrate, l’UMP disparait...
                      Ses vendeurs de soupes font donc un assaut sur les valeurs et les codes nationaux pour tenter de « refaire le coup de 2007 » (piquer les voix du FN, des villieristes et des gaullistes...)

                      Ils ne revendiqueront Jamais les lois « anti-racistes » comme etant de leur fait puisque les gauchos ont eu la bonne idée d’accepter d’etre les idiots utiles des interets du patronat sur ce sujet....
                      Pas plus qu’ils ne revendiqueront avoir participé a la fin de DeGaulle tout en louant aujourd’hui ses realisations passées (qu’ils avaient combattu...)

                      La droite liberale a donc été une complice de la posture feminisée, castratrice d’une France qui recule, qui s’emascule , qui s’offre a tous les barbares.
                      Aujourd’hui, pour pas cher, en singeant le vocabulaire de son ennemi mortel qui renait, grace au controle des medias, elle fait croire que le vocabulaire couillou et resistant est le sien....

                      Heureusement pour nous, grace a Sarkozy , elle a trouvé celui qui a seduit , usé et abusé de tous les « trucs », de toutes les gestuelles, de toutes les postures, de toutes les usurpations de concepts d’idées...Sans jamais aller au bout !
                      L’illusion est terminée.
                      Bien sur la racaille sarkoziste et les interets aux doigts crochus continuent leur theatre d’ombre, leurs tentative pitoyable de reprendre le controle de la guerre des mots , des idées, des concepts.
                      Mais ils sont perçus par tous, partout, comme des usurpateurs, des bandes mous qui jouent aux durs.

                      Ils donnent juste aux gauchos l’illusion qu’ils ont des outils pour combattre la Bète en l’incarnant par posture, par imposture....

                      Les resultats et les faits parlent contre eux.
                      Ils pretendent combattre une « pensée unique » qu’ils ont imposé car ils controlent TOUS les medias, pour pouvoir tuer TOUS les Etats nations.
                      Quand la voix des nations se reveillent , ils hurlent avec les loups.

                      Mais nous reconnaissons les voix des notres...
                      Ils n’en sont pas.
                      Si ils ont de la chance, ils auront droit à un procès expeditif , à la Libération.
                      Sinon, comment dire, pour les traitres, 4 murs, c’est 3 de trop !









                      • JL JL 7 août 2010 11:52

                        « colonisés europeens » (non666)

                        La mondialisation libérale est une colonisation urbi et orbi (JL)


                      • eric 6 août 2010 22:03

                        A l’auteur. Vous abordez un sujet intéressant à mon avis. En tant qu’homme qui vote à droite quand il vote, je pense pouvoir vous apporter des éléments de réponse.
                        Nous avons longtemps, nous et nos prédécesseurs, cru au moins en partie le discours de la gauche. Qu’elle portait certaines formes de générosité. Qu’elle s’intéressait aux plus défavorisés dans la société.
                        Nous n’étions pas les seuls à partager ces illusions. Par exemple, en interne gauche, les militants de la SFIO qui déjà à l’époque étaient essentiellement des gens émargeant à la dépense publique, ont put aussi croire à ce que leur racontaient leurs camarades communistes : « chez nous, si, il y a de vrais travailleurs ». Les statistique réunies par Lebras prouve le contraire.
                        Depuis, nous avons vu les gauches à l’œuvre.
                        Nous avons découverts que les gauches étaient et sont peuplées de la classe moyenne intellectuelle spécialisée dans les différents ministères de la parole (prof, animateurs sociaux, intermittents du spectacle, journalistes etc...). Elles tiennent des discours revendicateurs et accusateurs, moralisant et hypocrites dont les principales caractéristiques sont d’être assez éloignées du réel en général et du peuple en particulier. Le principal but, de s’approprier une part de la plus value nettement supérieure à leur utilité sociale, au détriment des riches si c’est possible et des pauvres si il le faut. Ainsi, les intermittents détournent une partie des cotisation chômage pour satisfaire leur ego créateur, en prétendant que les pauvres auraient plus besoin de jeux que de pain, sans évidemment, leur demander leur avis..
                        C’était le cas des bolcheviques, exclusivement issus de ces milieux (nombre de « travailleurs dans les historiques »1« , cité par Emmanuel Todd). C’est toujours le cas aujourd’hui. Nombre de membre du comité directeur du PS ayant une réelle expérience du secteur privé, 1 avant la démission de Besson, Zéro après. NPA, allez voir les controverses entre postiers et instit sur leur site.

                        Ces gens étant des lettrés mais des lettrés moyens, ont toujours développé une langue propre, assez absconse, destinée à impressionner et à se reconnaitre entre soi.
                        Ainsi, vous vous qualifiez »d’intervenant social« , ce qui ne veut rien dire dés lors que tous citoyen dans une société est par définition un intervenant social, mais dans votre langue à vous, on voit bien ce que cela veut dire. Notamment que vos revenus dépendent vraisemblablement de nos impôts.

                        Ce que vous ne semblez pas comprendre,malgré vos compétences de sociologue, c’est que nous constituons une génération de droite qui a appris la langue de gauche. Nous sommes quasiment bilingues. Nous connaissons tous vos trucs. Et pour cause. cette langue, nous l’avons entendu dans nos écoles publics, dans nos médias publics, chez nos sociologues financés sur fond public etc...
                        Désormais, nous savons nous aussi qu’il ne suffit pas comme nous l’avons toujours fait, lutter contre les pauvretés, mais le revendiquer haut et fort même si on ne le faitpas. Nous savons qu’il est toujours plus efficace de revendiquer de nouveaux »droit« que d’appeler les gens à la responsabilité et au devoir ( droit à travailler plus pour gagner plus par exemple.
                        Nous savons que vous êtes la seule chose qui ait jamais ressemblé à ce que Marx appelait une classe sociale. Des gens partageant de même statuts, mêmes intérêts, se mariant entre eux, produisant un discours ( plus d’impôt, faites payez les riches, plus de service public) visant essentiellement à une plus grande part du gâteau.
                        Aucune autre force politique en France n’est aussi homogène sociologiquement dans ces instances dirigeantes. Vous êtes dans des partis de classe.
                        Votre problème est que nous vous avons compris, que nous ne prenons plus vos discours au sérieux et que nous avons découvert l’arme suprême contre vos discours. Nous les répétons en les ridiculisant.
                        SI vous observez les discours de Sarko, vous verrez que c’est exactement les méthodes qu’il emploi, avec une pincée de retour au réel, toujours efficace avec les électeurs, même si elle n’a en général aucune prise sur vous.
                        Il n’y a pas de novlangue à droite, nous disons toujours à peu prêt la même chose. La politique est l’art du vivre ensemble et du compromis, et on essaye de faire que la population puisse vivre dignement et librement, avec du marché quand c’est possible, de l’État quand c’est nécessaire.
                        Ce qui est nouveau, c’est que »votre langue" peine à embrayer sur le réel et les populations. Vou ne vous en rendez pas compte parce que vous vivez dans des isolas sociologiques de gens parlant la même langue. Vous ne comprenez pas qu’avec 80% d’une génération au bac, vous ne pouvez pllus continuez à prétendre que la culture, la poste rurale, et la sociologie n’ont pas de prix, en espérant que l’électeur oubliera qu’elles ont des couts.

                        Fondamentalement, la gauche se caractérise par une préférence poru les choix collectif et une stabilité sociale. ces valeur sont sont pas méprisables. Pour qu’elles puissent se faire entendre, il serait urgent que vous renouveliez votre latin de messe pour être à nouveau audibles. Que vous sortiez un peu le dimanche aprés la messe ( alterécolobiosocialistedurable).


                        • docdory docdory 6 août 2010 22:20

                          @ Eric

                          Bien que je sois une homme qui votait jusque dans un passé récent à gauche quand il votait, je ne peux qu’approuver dans l’ensemble votre commentaire.
                          Actuellement, pour qui à gauche pourrais-je voter ?
                          A droite, il reste au moins Dupont-Aignan ( qui , à mon avis , est bien plus proche des valeurs de gauche qu’un Cohn-Bendit, par exemple ! )

                        • dinette 6 août 2010 23:14

                          C’est ironique de la part de quelqu’un qui discrédite l’analyse de gauche ou marxiste de renvoyer systématiquement son interlocuteur à son appartenance de classe supposée. Par ailleurs, vous avez une conscience aigüe de la vôtre si on se réfère au nombre de fois où vous parlez au nom d’un collectif imaginaire, c’est-à-dire un « nous », par opposition à « vous », à « eux ».

                          C’est un essai d’analyse psycho-sociologique sur base des stéréotypes les plus éculés dans la mythologie de droite : les petits-bourgeois pétris de ressentiments, déclassés, hypocrites, aigris, etc..etc...Laissez-moi jouer à votre petit jeu : vous êtes un nouveau riche, petit entrepreneur self made-man, qui ne doit rien à personne...et qui vit grâce à la plus-value relative (genre langage abscons reproché à l’auteur) extorquée à ses travailleurs ? Je ne suis pas loin de la vérité, hein ?

                          En somme, illustration brillante du propos de l’article. Tous les poncifs y passent. C’en est risible. Elégance suprême, les attaques ad hominem sur le parasitisme social supposé de l’auteur. Qui aide les parasites sociaux irresponsables, d’autres parasites sociaux évidemment. En somme, il faudrait tous les éliminer. Et ne me dites pas que je n’ai pas de coeur.

                          Quand on se permet de faire des distinctions entre lettrés et lettrés moyens (en se classant soi-même bien évidemment dans la catégorie des lettrés supérieurs et des penseurs), on se doit d’être irréprochable. On évite les fautes d’orthographe, et on essaye de comprendre quelque chose à un article avant d’y réagir.

                          Quant à accuser son auteur d’être moralisateur, c’est l’hôpital qui se fout de la charité, pour donner des leçons et « délivrer la vérité », vous vous y entendez.

                          Bref, longue tartine stérile, dispensable, inutile, sourde. Décidément, rien de bien neuf sous le soleil de droite.


                        • eric 7 août 2010 11:10

                          A dinette
                          Puisque vous insistez...
                          Sur le fond
                          1 Oui, c’est ironique. (quand je vous dis que vous avez lu et compris)
                          2 Non, la pensée de droite à quand même progressé. Elle fait désormais bien la distinction entre la classe moyenne lettrée et fonctionnarisée en perte de vitesse pessimiste qui donne des socialismes « nationaux » conservateurs, proche de la nature, et le regard tourné vers un âge d’or perdu, et celle en ascension sociale qui donne des socialisme dit « internationaux » conquérants, productivistes et adeptes de l’industrie lourde.
                          A ce titre, le passage aujourd’hui de la gauche la plus idéologique à des concepts comme le protectionnisme, la décroissance durable ou la défense des idéaux du CNR laisse effectivement pensif.
                          3 Attaque ad hominem.....
                          4 lettrés et fond : oui ou non la gauche radicale est elle peuplée de bac plus 2 à bac plus 5 en général vivant sur fonds publics ? Est il indispensable d’avoir une orthographe irréprochable pour poser la question ? Le « peuple »« mal alphabétisé » doit il être exclu du débat ? Qui décide qui est irréprochable ?
                          5 Moralisateur et délivrer la vérité. On conclu en beauté : oui ! Mais vous avez en partie raison, on est jamais parfaitement bilingue, c’est vrai que mon discours « façon gauche » sent un peu le maniérisme.
                          6 Énervant ? Non, à droite, les opinions politiques ne sont pas un élément de l’identité personnelle mais un objet de débat. Si vous fréquentez des milieux de droite, vous avez sans doute pu constater qu’en général, les gens ne sont d’accord sur à peu prêt rien, ou en tous cas peuvent avoir des opinions diamétralement opposées sur nombre de sujet sans que cela les empêche de discuter et de rester amis.


                        • IRCY 25 août 2010 16:06

                          @ Dînette : entièrement d’accord


                        • eric 6 août 2010 23:57

                          A dinette En ce qui me concerne, vous êtes complètement à côté de la plaque. En ce qui vous concerne, la longueur de votre réaction est éloquente. Vous avez lu et vous avez compris et vous avez réagit...


                          • dinette 7 août 2010 00:14

                             Parfaitement. Veni, vidi, vici. Si j’avais été à côté de la plaque, vous n’auriez pas pris la peine de réagir à mon intervention. La longueur de mon texte vous permet de tirer des conclusions, ah bon ? Mais vous êtes incapable de vous défendre sur le contenu. Enervant, n’est-ce pas ?


                          • William7 7 août 2010 00:04

                            Pour réagir brièvement à votre réponse. je voudrais m’appuyer sur l’un de vos arguments.

                            Vous dites : Votre problème est que nous vous avons compris, que nous ne prenons plus vos discours au sérieux et que nous avons découvert l’arme suprême contre vos discours. Nous les répétons en les ridiculisant.

                            Si vous lisez attentivement mon texte, je m’interroge de la manière suivante : en effet, n’est-elle pas en train d’aboutir à une forme de « terrorisme intellectuel » avec ses propres effets de censure (probablement le produit d’une forme d’usure de la critique de gauche et l’affaiblissement de son impact sur le monde ?) et ses injonctions idéologiques 

                            Je crois qu’il y a là, en effet, un problème évident au bénéfice de la droite, mais l’affaiblissement d’une théorie critique par l’usure temporelle (cf ? critique des archaïsme qui est aussi une grande tactique de la droite) ne signifie pas qu’elle soit fausse ou même qu’elle ne soit pas le reflet du « réel ». Prenons une théorie honnie de la droite et défendue par Bourdieu et Passeron en leur temps : la reproduction sociale et la critique de la méritocratie (on pourrait faire aussi le même exercice pour la notion d’exploitation). Aujourd’hui, ce phénomène général s’est probablement encore accentué. De sorte que la prétention à ridiculiser une thèse sur la base de sa circulation massive et appauvrie, réduite à quelques schémas simplistes, permet à peu de frais d’opérer un travail (comme je le supposais) de censure et d’auto-censure. En somme, une prétention qui permet de rendre la critique sociale « illégitime ». Heureusement, vous êtes là en embuscade pour reprendre ce poncif historique de la droite et de la gauche de la troisième voie sur le « vivre-ensemble ». Voilà bien une arme historique de la bourgeoisie n’est-ce pas (on pourrait multiplier les exemples) : laquelle déteste clairment ce concept et préfère ses « murs dorés ».

                            PS : votre compréhension de la théorie de marx me semble lacunaire pour quelqu’un qui s’estime « bilingue ». En somme, vous êtes très confus (classes sociales, création de la plus-value dans le procès de production, etc.). Il me semble au contraire que votre discours se rapproche plus des lubies libertariennes (quoique votre appel pour un équilibre entre intervention du marché et état est bien faite pour se donner un genre « modéré ») où la novlangue règne en maître.

                            PS2 : pour quelqu’un qui assimile la sociologie à une discipline de gauchiste méprisable, vous semblez aimer utiliser ses ressources. Il y a les bons et les mauvais chasseurs (dixit ’Les inconnus). smiley


                            • eric 7 août 2010 09:34

                              A l’auteur.

                              La reproduction sociale est un très bon exemple. Les tellement riches qu’ils parviennent à transmettre une patrimoine significatif en terme de pouvoir dans la société à des enfants, souvent nombreux dans les familles bourgeoises, sont tellement rares qu’il est difficile de les considérer comme une classe sociale au sens marxiste. (voir les travaux de Picketty, les très riches, en France, ne se sont jamais remis des crises financières guerre et prélèvements)
                              En revanche, en matière de méritocratie, l’ascenseur social continu à fonctionner. 50% de polytechniciens enfants de profs, si on y rajoute les enfants d’autres fonctionnaires et qu’on élargie le débat à l’ensemble des autres diplômes assurant les meilleurs postes et salaires dans notre société, force est de constater que les service publics de formation dont le pays s’est doté à grand frais, ont pour conséquence sociale essentielle de permettre à ses agents de truster les bonnes places pour leurs propres enfants, vraisemblablement du fait d’une meilleur maitrise de ses mécanismes, sauf à croire qu’ils seraient plus méritant que les autres par nature.
                              Quand les dividendes reversés aux actionnaires (dont une bonne moitié sont des fonds de pension anglo saxon) représentent autour de 5% du pib, la dépense publique plus de la moitié, quand on est passé de 35% de prélèvements obligatoires en 1975 à 45% en 2005, continuer à raisonner comme dans les années 1840 sur une éventuelle bourgeoisie exploiteuse mériterait à tous le moins une actualisation sauf à cesser complètement d’être matérialiste. Quand l’essentiel du PIB et du patrimoine national passe par les mains de l’État, peut on vraiment parler encore de société capitaliste ?

                              Usure temporelle dites vous ? Le réel a vraiment changé contrairement au discours.

                              Sur les « libertariens » ce sont majoritairement, aux Etats unis comme ici, des personnes issues des gauches idéologiques, déçus, qui adorent ce qu’ils ont brulé et brulent ce qu’ils ont adoré, mais avec le même caractère très « entier », très idéologique. Pas grand chose à voir avec les libéraux, qui, dans le monde entier, ont présidé au développement des sociétés du même nom, qui sont les moins inégalitaires, les plus sociales et les plus prospère dans l’histoire de l’humanité. (trouvez moi UN contre exemple).

                              Sur la sociologie universitaire française, en caricaturant à peine, elle nous explique qu’il n’y a plus de « peuple », (plus d’ouvrier), mais qu’il est de plus en plus exploité et aliéné, qu’il n’a plus conscience de lui même en tant que classe et qu’il vote à droite. On est passé de 1848 quand le dit peuple était réellement analphabète et était considéré comme l’avant garde du prolétariat et donc de l’humanité, à 2010 où avec 80% d’une classe d’âge au bac, il est considéré comme complètement victime de TF1 et inconscient de ses intérêts, voir présumé analphabète ( voir les commentaires d’Emmanuel Todd sur les articles concernant un supposé analphabétisme de masse en France).
                              Dans les deux cas, ce qui transparaît semble être une grande méconnaissance du sujet.

                              Bon et mauvais chasseurs, ça a l’air très drôle mais les inconnus ne sont pas retransmis en Russie, pouvez vous m’expliquer ?


                            • William7 7 août 2010 11:02

                              La reproduction sociale( dont la transmission du capital économique ne constitue qu’un des aspects contrairement à ce que vous semblez croire) est toujours un élément de la réalite, mais en plus c’est un phénomène qui s’est accru. De multiples auteurs ont travaillé sur la question (Alan Bihr justement qui en collaboration avec Pfefferkorn nous montre bien comment les inégalités s’enchevêtrent, se cumulent et font système. Sinon, vous lirez avantageusement Louis Chauvel ou encore Establet. En Belgique, puisque c’est là que vis, la reproduction est encore plus implacable : il faut lire les travaux éclairants de Nicco Hirtt) Je pourrais probablement proposer un article de synthèse sur agoravox.

                              Sur la question des dépenses publiques, c’est un effet un jeu de ping pong idiot entre idéologues, car comme l’a bien montré le marxiste anglais Harmann dans son article theorising neoliberalism, les dépenses publiques demeurent à un très haut niveau.
                              http://www.isj.org.uk/?id=399

                              For these reasons, “neoliberal” is not in reality an accurate description of the operation of capital today. We are not faced with a reversion of the system to the free market capitalism that came to an end more than a century ago. Rather we face a system that attempts to deal with its problems by restructuring on an international scale of the units of the system that emerged in the course of the 20th century—units that Marxists called “monopoly capitalisms”, “state monopoly capitalisms”, or “state capitalisms”. States continue to play a central role in trying to facilitate or regulate this, even if the internationalisation of production makes this much more difficult that in the immediate post-war decades. (...) There have been repeated attempts by governments to cut back on social expenditures over the past three decades. Indeed in Britain struggles against cutbacks began much earlier than that.85 Yet the expenditures have gone on rising. How is that to be explained ? Part of the explanation has to do with struggles against the cutbacks.

                              Plus encore, sur votre vision de la société française comme une société où règnent les dépenses publiques, on se demande si elles ne sont pas le fruit du soutien de l’Etat aux kolkhoses ou encore de l’augmentation des prestations chômages liés aux licenciements massifs pratiqué par nos entreprises soviétiques.

                              Quant à votre vision de la sociologie, elle est en effet très schématique.Pour ne prendre qu’un exemple : Bernard Lahire et ses collaborateurs (proches de bourdieu) et d’autres encore opèrent un travail passionnant bien loin des caricatures que vous dresser de la discipline.



                            • eric 8 août 2010 10:13

                              En sommes, on appelle à peu prêt pareil des nations où, l’essentiel de la richesse est au main d’un aristocratie foncière, d’une oligarchie financière, d’un État omniprésent, des fonds de pensions. Un État de type soviétique ( capitalisme monopolistique d’État si il en est) et un état de type libéral à l’américaine. C’est à peu prêt aussi convainquant que le livre de Chauvel sur les classes moyennes ou d’absence de définition en absence de segmentation, on finit par mettre dans le même panier le cadre A de la fonction publique et le petit artisan individuel qui se dégage un smic. Edy Plewnel et l’ouvrier du livre, Dominique Stausse kahn et l’instit rural sont incontestablement à gauche, ils votent ensemble, mais prétendre qu’ils appartiennent à une même classe sociale...En revanche, des subventions à la presse aux salaires, ils émargent bien aux fond publics
                              Dans cet ouvrage, ce Chauvel arrive presque à toucher du doigt que la seule éventuelle classe sociale qui ait jamais existé, c’est la gauche, mais il ne parvient à se déprendre ni du « classe », ni du « social », ni du « moyen ». Il ne voit pas qu’il parle d’une société dans la société, la gauche.
                              Sa tentative pour solidariser les classes moyennes exposées aux classe moyennes protégées et les deux avec la grande bourgeoisie bobo et l’aristocratie d’Etat, n’entre-t-elle pas exactement dans ce que vous dénoncez comme un poncif historique de la bourgeoisie sur d’éventuelles solidarités « interclasses » ?

                              Quand à la sociologie gaucho, elle est effectivement riche d’enseignement par ses trous noirs qui lui donnent un sens. Taper sociologie du FN et vous trouverez des tas de chiffres et d’études ; Tapez sociologie des trotskiste ou des verts et vous trouverez qu’ils sont une bonne école pour finir à des postes de responsabilité à gauche....


                            • William7 9 août 2010 11:21

                              Le capitalisme d’Etat est, en effet, un terme générique mais il me convient. Il est clair que ce terme est un terme originairement conçu pour dépeindre les régimes dits du « socialisme réel » (ou encore, en France, le capitalisme sous De Gaulle), mais comme Wallerstein le met bien en exergue dans son article sur l’indispensable état : « Le capitalisme n’aurait pu ni voir le jour sans une alliance active du marchand et du prince, ni se développer sans un constant soutien des Etats ». C’est sans doute un peu « fourre-tout », mais ça a le mérite, je crois, de casser certains mythes, ainsi que les contradictions simplistes « marché » vs. organisation.

                              Ensuite, peut-on assimiler Etats-Unis à un « Etat libéral ». Peut-être si l’on se réfère aux concepts classiques des sciences politiques. Mais, nous pourrions également attirer l’attention sur le fait que, même aux Etats-Unis, nous ne sommes pas dans un capitalisme purement concurrentiel où la régulation par le marché serait prépondérante. D’ailleurs, la crise des subprime n’a t-elle pas illustré ce constat ? Un état qui consacre la doctrine « too big to fail » (associété à divers dispositifs de renflouement) et dont on sait qu’il est toujours intervenu historiquement en faveur du monde des affaires dénote une certaine contradiction idéologique : n’appelle t-on pas ça l’interventionnisme libéral ? Mais, après tout, Etat libéral pourrait déjà constituer une contradiction dans les termes (à tout le moins pour les anarcho-capitalistes).

                              De manière plus synthétique, ce qui m’intéresse chez les auteurs dont nous parlions, concerne la reproduction sociale et ses réalités. Je le répète, aujourd’hui, ce phénomène est parfaitement documenté. D’ailleurs, en Belgique, la ségrégation sociale est encore plus implacable qu’en France ou en Allemagne.

                              Deux dernières choses...Tout d’abord, la critique que vous m’attribuez au sujet de la solidarité inter-classes est « déplacée » (par l’intermédiaire de vos jugements sur les travaux de Louis Chauvel) car s’il existe des réflexions sur les alliances de classe au sein même du marxisme (cf. jacques Bidet et Duményl) (et c’est là une réflexion qui intéressera surtout les gens de gauche), c’est une problématique différente du regard que l’on peut porter sur l’utilisation du discours bourgeois sur le « vivre-ensemble » (en tant qu’idéologie destinée à désamorcer ou déligitimer toute conflictualité à caractère social)

                              Ensuite et enfin, votre regard sur la notion de classe est très étrange. Reprenons simplement la haute bourgeoisie (pas spécialement des gauchistes vous en conviendrez), ne peut-on pas y voir (même dans votre conception) une « classe objective », dans le sens où « elle représente des individus placés dans des conditions d’existence homogènes leur imposant des conditionnements propres à engendre des pratiques semblables ». Ces individus possèdent en ensemble de propriétés communes : biens, habitudes de classe, pouvoirs, etc.« Les travaux des époux Pinçon ne sont-ils pas assez révélateurs à ce sujet. De leur point de vue, la seule classe »en soi« et »pour soi".

                              PS : des travaux sur l’extrême-gauche d’un point de vue de droite, il en existe (Philippe Raynayd, Raymond Boudon sont des références valides n’est-ce pas ?)


                            • pastori 7 août 2010 00:38

                              le doctory ancien gauchiste a des idoles !

                              "A droite, il reste au moins Dupont-Aignan ( qui , à mon avis , est bien plus proche des valeurs de gauche qu’un Cohn-Bendit, par exemple ! )"

                              dupont aignant ou dupont tout court, qu’en avez vous à faire ? vous connaissez ses idées véritables, sa vraie personnalité ? idem pour chn-bendit ! ou dupont durand ! 

                              dupont aignant a été de tous les ministères de droite, a t a tout voté avec la droite et reste dans sa bible ! comme villepin.

                              d’autre nous disent Eva Joly ! voilà le phenix ! qu’en sait-on ? a t-elle déjà gouverné pour avoir un tel avis ? est t-on sûr de ses paroles ? on a vu ce que sont devenus les discours de sarokosy phénix s’il en était !!!!

                              tout ça pour dire que les hommes faillibles et faibles importent peu. les philosophies seules sont immuables.

                              il faut choisir ceux qui pensent bien et intérêt public et les obliger à agir dans ce sens une fois élus. ça ça peut être possible.

                              mais si vous élisez des gens qui déjà pensent fric et copinage, vous aurez du mal à les obliger à quoi que ce soit, le chemin à parcourir serait trop long.


                              • pastori 7 août 2010 00:42

                                 ne votons pas pour des hommes mais pour des projets qui vont dans le bon sens.

                                et obligeons ceux qui sont élus à les réaliser par un contrôle permanent de leurs actions et une sanction immédiate quand ça dérape, au lieu de continuer à les soutenir comme ces décérébré de l’ump qui défendent encore l’indéfendable !

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