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Accueil du site > Actualités > Politique > De la « transition » à Cuba et autres universaux (2e partie)

De la « transition » à Cuba et autres universaux (2e partie)

Pour un Cubain intellectuellement honnête et politiquement patriote - j’entends par là quelqu’un qui, sans forcément apprécier à cent pour cent tous les aléas et avatars et cheminements de la Révolution depuis 1959, sait toutefois que celle-ci a donné à son peuple un « statut » interne et international sans commune mesure avec le poids réel de l’île et une dignité et une indépendance dont peu d’autres peuples et pays sur notre planète peuvent se targuer - la présence et la prégnance de Fidel sont quelque chose qui coule de source. Ce qui explique pourquoi Raúl tient à rappeler d’emblée ce qu’il signifie pour Cuba.

Heureusement... Fidel est là et bien là, l’esprit très clair et sa capacité d’analyse et de prévision, non seulement intacte, mais fortifiée maintenant qu’il peut consacrer à l’étude et à l’analyse les heures innombrables qu’il employait auparavant à se colleter avec les problèmes quotidiens.

Malgré son rétablissement progressif, ses conditions physiques ne lui permettraient pas de vivre ces journées interminables, fréquemment séparées par quelques heures de repos à peine, qui ont caractérisé son travail pratiquement depuis qu’il s’est lancé dans la lutte révolutionnaire et encore plus intensément durant ces longues années de la Période spéciale où il n’a même pas pris un jour de vacances.

La décision du compañero Fidel contribue de nouveau - et c’est là un exemple qui le rehausse - à garantir d’ores et déjà la continuité de la Révolution, en accord avec quelqu’un qui s’est toujours inspiré de cette maxime de Martí : « Toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs. »

Tout aussi inébranlable est sa décision de continuer, tant qu’il aura assez de forces, à contribuer à la cause révolutionnaire, ainsi qu’aux idées et aux objectifs les plus nobles de l’humanité.

Aussi, sûr d’exprimer les sentiments de notre peuple, je demande à cette Assemblée, en tant qu’organe supérieur du pouvoir de l’Etat, de me permettre, quand il s’agit des décisions particulièrement vitales pour l’avenir de la nation, surtout celles ayant trait à la défense, à la politique extérieure et au développement socio-économique du pays, de continuer de consulter le leader de la Révolution, le compañero Fidel Castro Ruz.

Compañero Ricardo Alarcón, président de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire, bien que l’ovation que nous venons d’écouter et de voir suppose que ma proposition a été approuvée, je vous demande de la mettre aux voix conformément aux normes légales.

C’est pour ces raisons-ci et pour bien d’autres que je citerai aujourd’hui à plusieurs reprises certaines des idées et des conceptions essentielles que Fidel a exprimées dans ses Réflexions que, j’en profite pour le dire, nous devons étudier compte tenu de leurs enseignements et de leurs capacités de prévision. N’oublions jamais ce que Raúl Roa aimait répéter à ses proches : « Fidel écoute pousser l’herbe et voit ce qu’il se passe au coin de la rue. »


Culte de la personnalité, déification, diront les grincheux ou les mauvaises langues. A moins que cette réaction ne soit due à une carence de commerce avec les géants. Je n’en fais pas retomber la faute sur les citoyens des « démocraties occidentales », bien entendu. Quand on n’a à se mettre sous la dent, mandat après mandat, que des bouchers parvenus ou des nouveaux riches, des politicards passibles de justice ou des bluffeurs, des gens prétendument de gauche qui mènent une politique de droite, ou alors, au mieux, des politiciens dont l’honnêteté le dispute au manque d’envergure, on en arrive à juger que le monde de la politique est celui de la médiocrité et que c’est un mal nécessaire. Lorsqu’on vit entouré de pygmées (que les vrais me pardonnent !), on finit par penser petit. J’imagine que l’idée d’être conduit pendant cinquante ans par l’actuel locataire de l’Elysée aurait tous les traits d’une sinistre blague et provoquerait la nausée.

Mais nous n’en sommes pas là avec Fidel. Qui n’est pas un politicien boutiquier ni people. Qui n’a pas « fait de la politique » pour s’en mettre plein les poches (même si la revue Forbes dit le contraire sans apporter la moindre preuve), pas plus, d’ailleurs, soit dit en passant, que les députés à l’Assemblée nationale et les délégués aux quatorze assemblées provinciales et aux cent soixante-neuf assemblées municipales, lesquels ne gagnent pas un sou à ce titre. Qui n’a jamais considéré « la politique » comme une « carrière », mais comme l’exercice d’un service public. Et qui a modelé le système politique cubain à cette image. A Cuba, on n’est pas un fonctionnaire public, on est un révolutionnaire, et c’est à cette aune qu’on juge les autorités, de tout niveau qu’elles soient : être révolutionnaire, c’est justement répondre à un certain nombre d’attentes qui sont, pourrait-on dire, quasiment inscrites dans les gènes du peuple cubain et que nul n’a besoin de décrire parce qu’on sait de quoi il s’agit. C’est comme un substrat parfaitement incorporé dans lequel chacun se reconnaît, c’est un ensemble de valeurs morales et humaines dont tout le monde sait que la disparition vouerait le système politique cubain à perdre sa personnalité. C’est, pour le dire dans les mots de Fidel le 1er mai 2000 :

Révolution, cela veut dire avoir le sens du moment historique ; cela veut dire changer tout ce qui doit être changé ; cela veut dire l’égalité et la liberté pleines ; cela veut dire être traité soi-même et traiter autrui comme un être humain ; cela veut dire nous libérer par nous-mêmes et par nos propres efforts ; cela veut dire défier de puissantes forces dominantes dans l’arène sociale et nationale et au-dehors ; cela veut dire défendre des valeurs auxquelles on croit au prix de n’importe quel sacrifice ; cela veut dire modestie, désintéressement, altruisme, solidarité et héroïsme ; cela veut dire lutter avec audace, intelligence et réalisme ; cela veut dire ne jamais mentir, ne jamais violer des principes moraux ; cela veut dire conviction profonde qu’il n’existe pas de force au monde capable d’écraser la force de la vérité et des idées. Révolution, cela veut dire unité, cela veut dire indépendance, cela veut dire lutter pour nos rêves de justice en faveur de Cuba et en faveur du monde, qui est la base de notre patriotisme, de notre socialisme et de notre internationalisme.

Fidel n’est pas un politicien ou un chef de parti, un quêteur de votes : C’EST UN FAISEUR DE RÉVOLUTION. C’est à la limite UN FONDATEUR DE NATION. Et nous sommes loin, là, du simple domaine de la politique ; nous passons à un autre registre, à une échelle différente. Si l’on ne comprend pas ça, on ne saisit rien aux liens étonnamment solides que son peuple et lui ont noués depuis maintenant un demi-siècle. Hormis une minorité aspirant à revenir au capitalisme qui lui voue une haine maladivement obsessionnelle à la mesure de leur déception - il suffit, pour s’en convaincre, de lire les commentaires apparaissant sur certains forums, comme Kaosenlared, de la part de Cubains vivant pour la plupart à l’étranger, ou les vomissures nauséabondes d’une prétendue exilée comme Zoé Valdés - la majorité des gens vivant sur l’île reconnaissent en lui quelqu’un hors du commun par son intelligence et sa capacité à voir et à prévoir, par son sens stratégique, quelqu’un de constamment sur la brèche depuis des décennies pour la meilleure des causes, quelqu’un, surtout, qui a prouvé par ses actes qu’il était d’une honnêteté foncière et ne leur mentait jamais, quelqu’un qui n’a jamais cessé de croire en ses idées, qui n’a jamais viré casaque, qui n’a jamais trahi ni fait le contraire de ce qu’il disait. En ces temps de lâcheté et de faisandage, où les idées ont si peu cours ou se trahissent si vite, les Cubains sont fiers que leur terroir ait donné naissance à cette figure historique qui dépasse de cent coudées tous les hommes politiques contemporains.

Fidel est aux yeux de son peuple un RÉVOLUTIONNAIRE qui a engagé sans faiblir un instant sa bataille pour les idées, qui a risqué sa peau bien des fois pour pouvoir les mettre en pratique. Qui a constamment payé de sa personne. Depuis maintenant soixante ans, puisqu’il était déjà leader étudiant.

Il n’y a que les médiocres pour croire qu’il puisse être gênant de vivre à l’ombre d’un personnage qui est d’ores et déjà entré dans l’Histoire et que les Cubains n’ont qu’une seule envie : être présidés par un Aznar, un Berlusconi, un Blair ou un Chirac ou par quelqu’un au nom de syndrome médical, pis encore par un Bush, j’en passe, bref par un de ces nains qui ne cessent de voir le jour sous les « régimes » de démocratie bourgeoise ! Un cas exemplaire d’auto-intoxication...

Tout comme est exemplaire la vision dénaturée de Cuba que présentent les médias transnationaux, ces porte-parole de l’impensée unique qui ne s’intéressent qu’aux catastrophes (la maladie de Fidel ou son refus de briguer un nouveau mandat, par exemple), comme les charognards à la chair en décomposition ! Aborder la Révolution cubaine dans son quotidien, se pencher sur le petit peuple qui la soutient (et non aux supplétifs qui émargent grassement à la Maison-Blanche), analyser le « phénomène » d’un peuple et d’une Révolution qui résistent au déferlement du néo-libéralisme et de la civilisation du fric et de la « réussite » à tout prix, qui inventent de nouveaux chemins de coexistence et de rapport entre les peuples et les gouvernements (l’Alternative bolivarienne pour les peuples d’Amérique, ou ALBA, par exemple), qui écrivent au jour le jour une nouvelle manière d’envisager la société et le politique, quel intérêt cela peut-il bien avoir ? Lire - je ne dis même pas : analyser - les idées d’un révolutionnaire d’une stature historique constamment en marge des sentiers battus et des clichés éculés, d’un homme qui, contrairement à tant d’autres (mais sans doute est-ce pour cela, entre autres raisons, qu’il suscite des haines si irraisonnées), a maintenu intactes ses convictions de toujours, refuse - et son peuple avec lui - de sacrifier sur l’autel d’une conception de la société qui exclurait à jamais à titre d’utopie la justice sociale et l’égalité, où il y aurait forcément des gueux et des millionnaires, parce que ce serait censément écrit de toute éternité, à quoi bon perdre son temps à ça ?

Et c’est justement parce que les médias de l’impensée unique et les classes politiciennes avec elles ne font jamais cet effort-là (et j’y vois d’ailleurs un fort relent de colonialisme mental : qu’est-ce que c’est que cette île des Caraïbes qui se mêle de nous faire la leçon et de nous faire croire qu’il y a d’autres moyens de vivre en société et de concevoir le politique, qui vient nous narguer du fond de sa pauvreté en dépêchant, par exemple, des dizaines de milliers de médecins sauver des vies là où personne ne va jamais, alors que, de tout temps, on le sait, les îles antillaises n’ont été bonnes qu’à produire des plages où bronzer idiot, des mulâtresses de feu et d’autres denrées exotiques de ce genre, nous donner des leçons à nous qui avons inventé la théorie de Montesquieu et la manière définitive d’organiser à jamais le pouvoir) qu’ils tombent toujours à faux. Et ne comprennent jamais rien à cette Révolution cubaine.

Les derniers événements cubains n’ont pas fait d’ailleurs que la preuve de l’indigence intellectuelle, voire de la stupidité tout court, des faiseurs d’opinion (médias et politicards confondus) en Occident, avec leur vision trotte-menu de la réalité de l’île, leur carence d’analyse un tant soit peu sérieuse de la société cubaine, de l’organisation de son pouvoir, de la pensée réelle de ceux qui travaillent et bâtissent au jour le jour un édifice sans doute guère ressemblant à ceux des autres rues du monde mais valant quand même la peine d’une visite sérieuse. Non, ils ont aussi fait la preuve de la médiocrité morale de ces messieurs qui n’ont d’yeux que pour leur nombril.

Et là, alors oui, qu’ils sont petits ! Et bas ! Je n’en veux pour preuve - et c’est un simple rappel - que les réactions occidentales à la maladie de Fidel fin juillet 2006. Moi qui ai le chauvinisme gaulois bien en veilleuse et le cocorico pas mal enroué, parce que je m’identifie avec orgueil depuis maintenant trente-sept ans à cette Révolution sur laquelle les abonnés à la pensée unique déversent des tombereaux d’immondices ordurières et d’imbécillités prétentieuses, il y a une France après laquelle je languis : celle du « Messieurs les Anglais, tirez les premiers. » Autrement dit, celle du panache face à l’adversaire. Mais à l’heure où, sans que la fameuse « communauté internationale », autrement dit les quelques grandes puissances ayant droit à la parole et à l’action, s’en émeuve plus que d’une guigne, l’on massacre des enfants par bombes dites intelligentes larguées depuis des avions volant à dix mille mètres d’altitude ou lancées depuis des canons placés à des dizaines de kilomètres, sans le moindre remords de conscience (bah, ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment), comment demander un zeste de décence dans le combat ? Quand on constate que la première réaction de l’Union européenne à l’opération de Fidel a été celle d’un porte-parole de je ne sais plus quelle instance de pouvoir (il y en a tant qu’on s’y perd) qui, dans un style berlusconien (pour ne pas dire : à la Pepone), a souhaité un prompt rétablissement « à Castro et à la démocratie », on se dit que la classe politique est vraiment, comme chantait Brassens, « tombée bien bas bien bas »... On me dira : c’était un Italien. Oui, mais les réactions perçues dans un pays qui se vante d’avoir été la mère de la diplomatie dans le monde, dont la langue a été durant longtemps dans ce domaine véhiculaire, ne volaient guère plus haut. (Et celles d’aujourd’hui, à l’occasion des élections, non plus.) Au règne de la médiocratie (et du « bling bling », selon la dernière moquerie à la mode), où la noblesse pourrait-elle fleurir ? Sur ce fumier-là, ne pousse que l’inélégance.

La grandeur, la noblesse, elle est du côté de ceux qui, comme Fidel, se battent pour la justice sociale et un monde un peu mieux partagé en vie et en bien-être. Et, derrière lui, et avec lui, et devant lui, le peuple cubain qui a de la dignité à revendre aux médiocres de là-bas et sans qui cette Révolution n’aura jamais pu tenir debout si longtemps face à d’aussi terribles menaces. Un peuple et un « régime » dont les valeurs politiques et sociales sont incompréhensibles pour les cerveaux ratatinés de là-bas, mais se croyant pourtant au premier rang de la « modernité ».

Non, un politicard de parti ou un journal payé par un marchand de canons ou de bière ne pourra jamais rien comprendre aux idées politiques et sociales de Fidel, non seulement pour la bonne raison qu’ils ne les connaissent pas, qu’ils ne savent de Cuba et de son peuple et de sa Révolution que les clichés « langue de bois » qu’on leur serine à longueur de journée et de vie (ce qui ne les empêche pas de donner bien entendu leur opinion urbi et orbi), mais aussi parce que, compte tenu des fameux « miasmes morbides » où ils ne cessent d’évoluer, l’air pur- autrement dit les valeurs politiques, morales et sociales sous-tendant la Révolution cubaine (qui sont celles avant tout de Fidel) - leur serait irrespirable ! Rien que pour ça, nous avons besoin encore de Fidel : pour qu’il reste un peu de hauteur et de dignité dans ce monde de bassesse et de médiocrité, un tant soit peu de lumière dans cet univers de pénombre !

Le panache, ce mot si français qu’il en est intraduisible, a émigré ici, à Cuba. Et Fidel le porte au plus haut ! Comme le font les géants.

Alors, oui, comment ne pas continuer de consulter Fidel, comme l’a demandé Raúl ? « Fidel est Fidel, nous le savons tous pertinemment. Fidel est irremplaçable. » Raúl en est conscient, et le peuple cubain avec lui. Faudrait-il alors que celui-ci, oubliant son contexte géographique, imite maintenant les mœurs des Inuits dont les vieux, sachant leur heure venue, partent au loin mourir seuls sur la banquise ?

Et pour qu’on voie à quel point « Fidel est Fidel  », je ne peux résister à la tentation de citer un texte quasiment inconnu de lui, une lettre du 19 décembre 1953, une « lettre de prison », comme en ont écrit tant de révolutionnaires au fil de l’histoire. La sienne est celle de l’île des Pins où il a été incarcéré après avoir été condamné pour l’attaque de la caserne Moncada. Elle se passe de commentaires de ma part, tant elle éclaire le présent par le passé et tant le Fidel d’aujourd’hui se trouvait in nuce dans le « jeune » Fidel :

Quelle formidable école que cette prison ! D’ici, j’achève de structurer ma vision du monde et je complète le sens de ma vie. Je ne sais si elle sera longue ou brève, si elle sera fructueuse ou stérile. Mais je sens en tout cas se réaffirmer toujours plus ma volonté de me sacrifier et de lutter. Je méprise l’existence ac­crochée aux bagatelles misérables du confort et de l’intérêt. Je pense qu’il y a un âge que l’homme ne devrait pas dépasser, celui où la vie entre sur son déclin, quand s’éteint la flamme qui a éclairé le mo­ment le plus lumineux de chaque vie, quand diminuent les forces qui soutenaient les pas à l’étape de la dignité. On les voit alors s’engager, tête basse, le repentir au front, tels de vils renégats, dans le plus profond bourbier de l’abjection. Ils rougissent en leur for intérieur de la seule chose noble qu’ils ont eue dans leur vie, les années de désintéressement, de générosité et d’altruisme. Ils vont à rebours de ce qu’ils ont fait et ils font le contraire de ce qu’ils prônent ; dès lors, ils regardent leur jeunesse comme ingénuité, folie, inexpérience et illusion, sans réaliser que viennent en fait de commencer l’impuissance, la frustration, la duperie et la soumission, la marche en arrière misérable et ridicule, le triste spectacle de l’homme revenant sur ses pas au long du chemin par­couru pour ne plus jamais le reprendre.

C’est de l’adversité qu’on comprend mieux le déroulement absurde du drame humain. S’en prendre à une comédie si ignominieuse était un grand crime que le milieu ambiant n’était pas disposé à pardonner ; crime terrible qui mérite l’oubli et le silence, enseveli sous un fardeau écrasant de faussetés et de calomnies. Revues, journaux, politiciens, commentateurs : qu’ils m’attristent ! Et comme on en a peur ! Beaucoup voient en eux, tel Don Quichotte, de puissantes armées là où il n’y a que des troupeaux de moutons.

Mais il est des hommes qui, tel l’oiseau Phénix, renaîtront de leurs cendres et feront résonner sur le ciel de la patrie le fort battement de leurs ailes.

(à suivre)


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64 réactions à cet article    


  • Black Ader 28 février 2008 12:16

    "la Révolution depuis 1959, sait toutefois que celle-ci a donné à son peuple un « statut » interne et international sans commune mesure avec le poids réel de l’île et une dignité et une indépendance dont peu d’autres peuples et pays sur notre planète peuvent se targuer"

     

     ?? Le satus du cubain, à part pour baiser des putes, je ne vois pas trop en quoi il serait différent des autres pouilleux du monde... Pour la dignité, faire le trotoire ou être vendu contre des barile de pétrol losqu’on est diplomé, je ne vois pas non plus ou elle est..

     

     

    "A Cuba, on n’est pas un fonctionnaire public, on est un révolutionnaire, et c’est à cette aune qu’on juge les autorités, de tout niveau qu’elles soient : être révolutionnaire, c’est justement répondre à un certain nombre d’attentes qui sont, pourrait-on dire, quasiment inscrites dans les gènes du peuple cubain et que nul n’a besoin de décrire parce qu’on sait de quoi il s’agit."

    ëtre fonctionnaire, c’est une carriére, le service public, c’est une carrriére. Par ailleur, vous parlez donc de gens qui agissent conformément à un truc indéfinissable ?? Bonjour l’arbitraire !!

    Quand on est au pouvoir, grâce à la CIA en plus, se prétendre révolutionnaire, c’est de l’enculage de pédés communistes..

     

    "Il n’y a que les médiocres pour croire qu’il puisse être gênant de vivre à l’ombre d’un personnage qui est d’ores et déjà entré dans l’Histoire et que les Cubains n’ont qu’une seule envie : être présidés par un Aznar, un Berlusconi, un Blair ou un Chirac ou par quelqu’un au nom de syndrome médical, pis encore par un Bush, j’en passe, bref par un de ces nains qui ne cessent de voir le jour sous les « régimes » de démocratie bourgeoise ! Un cas exemplaire d’auto-intoxication..."

    Même en URSS, on n’a pas vu grand monde pour défendre le régime en 1992..

     

    "Aborder la Révolution cubaine dans son quotidien, se pencher sur le petit peuple qui la soutient (et non aux supplétifs qui émargent grassement à la Maison-Blanche), analyser le « phénomène » d’un peuple et d’une Révolution qui résistent au déferlement du néo-libéralisme et de la civilisation du fric et de la « réussite » à tout prix, qui inventent de nouveaux chemins de coexistence et de rapport entre les peuples et les gouvernements (l’Alternative bolivarienne pour les peuples d’Amérique, ou ALBA, par exemple), qui écrivent au jour le jour une nouvelle manière d’envisager la société et le politique, quel intérêt cela peut-il bien avoir !"

    Ouai, bein tout les pays de merde d’afrique et d’ailleur résistes au libéralisme. On s’en branle totalement, d’ailleur. Curieux cette idée que cuba serait importante.. Les USA n’en ont pas voulu chez eux, alors..

     

    Mon pauvre, vous êtes complétement cinglé, ca fait plaisir à voir.


    • Narkoléon 28 février 2008 12:59

      pensez vous que la grossiereté soit eficace....

      Bien que n’allant pas dans le sens de l’article, je suis effaré par votre réponse, qui dans sa forme donne plus envie d’adhérer AU PC cubain qu’à votre clan...

      sic


    • Black Ader 28 février 2008 13:21

      "pensez vous que la grossiereté soit eficace...."

      Je m’adresse à un ouvrier, à un fils de prolo, à l’hérédité chargé, trés chargé même. Ces gens là sont simple, il faut leur parler cash.

       

      Par ailleur, que les cubains fassent des pipes pas cher au touristes américains, je trouve que c’est un bon résumé de la situation. Vous vous rendez compte que sinon, comme ces salud de coréen par exemple, ils seraient capitaliste et en train de vendre au yankee des bagnols et de l’electronique POUR DE l’ARGENT ???

       

      Non, mieux vaut une bonne gorgé de sperme, ca c’est le socialisme et l’égalité !!

      VIVE CUBA, LE PLUS GRANDS BORDEL DU MONDE !

       

       

       


    • Narkoléon 28 février 2008 13:34

      Messieurs, j’ai signalé l’abus, pas la peine de vous fatiguer.


    • Narkoléon 28 février 2008 14:09

      @michel maugis.

      Stp, réponds pas à ce barjot. Il n’attends que cela et ca va polluer l’article. Ignorez-le. Une démarche en justice ets en cours suite à ses propos racistes sur le site.


    • nostromo 28 février 2008 13:12

      J’’admire votre style et votre verve (et celle de Fidel...) j’attends la suite avec impatience 

      et vous attendez vous a un nouveau flot d’insanites de la part de quelques uns, qui ne prendront meme pas la peine de lire vos articles, mais ils viendront "casser" du cubain , sans savoir vraiment pourquoi, au nom du saint dogme de la "democratie occidentale", refutant toute notion de difference, ,le cerveau conditionné par (je vous cite) : des bouchers parvenus ou des nouveaux riches, des politicards passibles de justice ou des bluffeurs, des gens prétendument de gauche qui mènent une politique de droite, ou alors, au mieux, des politiciens dont l’honnêteté le dispute au manque d’envergure, ... ceux la meme qui veulent donner des cours de democratie à Cuba, n’hesitent pas à "exiger" la destitution de Sarko, à vouloir museler la presse (parcequ’elle dit du mal ou du bien de sarko) , à insulter leur voisin qui a le malheur de ne pas penser comme eux, à vouloir revoquer les moderateur de Agoravox parcequ’ils "osent" diffuser un article qui ne vas pas dans le "bon sens" (qui est ? ), a compter les morts un par un mais juste dans un seul camp (celui qui les arrange), etc ... la mauvaise foi n’ayant pas de limite, le liste est extremement longue mais avec une constante :... ne jamais argumenter

      Messieurs les soit disant democrates... tirez le premiers...


      • Narkoléon 28 février 2008 13:17

        Bien, maintenant que vous avez tous posés vos sexes sur la table, on s’arrête la, ou bien vous voulez en passer par le traditionnel comptages des morts dans chaque camp. Et si pour changer, on se disait qu’on est tous frères, qu’on veut tous la paix dans le monde ? Qu’on s’accorde à dire que nos dirigeants sont des crapules ?

        On se ferait du bien, au lieu de se faire du mal...


      • Michel Maugis Michel Maugis 29 février 2008 04:23

        @ Alchimie

        "Franchement j’ai du mal à qualifier de REVOLUTIONNAIRE un peuple qui réélit pendant plus de 30 ans un même dirigeant. "

        "Pour moi un peuple de révolutionnaires c’est un peuple qui vit dans la contestation permanente"

        Quel rapport avec un dirigeant qui dure 30 ans ? En fait c´est quasi 50 ans. Avant il était premier ministre.
        Puisque selon vous, qu´il dure ou qu´il ne dure pas, être révolutionnaire c´est le contester en permanence. Quel est l´utilité de le changer pour un peuple révolutionnaire ? Puisque selon votre définition cela ne changera rien, il devra continuer de contester de par sa nature révolutionnaire.

        Non ! Un peuple révolutionnaire est un peuple qui fait une révolution jusqu´à son terme !

        Et qu´est ce une révolution ?

        Une révolution est le passage au mode suivant de production. Dans ce cas c´est le passage au socialisme par la prise par le peuple du pouvoir politique et économique quasi simultanément.
         
        Si un peuple est conduit à contester en permanence ses dirigeants, c´est qu´il se refuse ou n´est pas en mesure de faire la révolution pour changer un ordre social contestable et contesté. C´est en faisant celle-ci et en la maintenant vivante qu´il installe au pouvoir des dirigeants qui changent l´ordre social nouveau qui n´est plus contesté. 

         Fidel est bien plus qu´un dirigeant cubain, c´est un dirigeant mondial de la révolution socialiste, C´est la contestation permanente depuis 50 ans de l´ordre mondial du monde occidental en particulier. L´impact de la révolution cubaine est universelle. 

        Donc, selon votre définition, le peuple cubain est révolutionnaire pour être le seul peuple contestataire en permanence de l´ordre international dans le monde occidental. Il est rejoint par le Venezuela, la Bolivie, l´Equateur, le Nicaragua.

        "un peuple qui peut apostropher violemment ses dirigeants"

        Comme en France : "Ne me sert pas la main" On sent le révolutionnaire né.

        Partout, dans tous les pays du monde on peut apostropher les dirigeants violemment. Ce n´est pas une question de pouvoir mais de vouloir, si on en a envie. Et le fait d´en avoir envie et de le faire ne fait pas obligatoirement le révolutionnaire.
         
        Rien ne permet de dire que le peuple cubain ne peut pas apostropher violemment ses dirigeants. Il vous faut le démontrer, si tel était votre idée.

        Et puisque Fidel est bien plus approchable par le peuple que n´importe quel dirigeant de nos démocraties bourgeoises, alors selon votre définition, le peuple cubain est révolutionnaire. Il l´est mais pas pour cette raison ci. Il a d´ailleurs apostropher assez violemment un dictateur célèbre qui s´est réfugié dans un merveilleux pays révolutionnaire en permanence, les USA, mais cela n´a pas fait la révolution à Cuba.

        Ça l´a rendu possible en bouleversant l´ordre social et en virant les éléments non révolutionnaires et bourgeois qui auraient voulu prendre le pouvoir, afin de maintenir votre fameuse contestation permanente de l´ordre existant. Quoi de mieux que de le maintenir.

        Un peuple qui peut apostropher violemment ses dirigeants n´est certainement pas révolutionnaire pour cette seule raison, tout dépend du degré de légitimité ou justesse de l´apostrophe et de respectabilité que mérite le dirigeant en question. Et encore cela ne fera pas de ce peuple un révolutionnaire, si selon votre définition, rien ne sera changé, puisqu´un nouveau président remplacera l´ancien, pour être contesté à nouveau par ce peuple soit disant révolutionnaire.

        Cuba est bien mieux que cela. C´est le seul pays dont le peuple peut apostropher régulièrement et sans violence ses dirigeants. Les membres du conseil d´état sont révocables par l´assemblée nationale du pouvoir populaire par une simple décision de celle-ci.

        "ou encore descendre dans la rue pour contester les décisions du pouvoir."

        Mais tous les peuples peuvent le faire !! Ils ne le font pas parce qu´ils sont révolutionnaires, ils le font parce que les décisions du pouvoir sont contestées par le peuple qui n´a pas le moyen de les annuler.

        Michel Maugis
         


      • Lambert85 Lambert85 28 février 2008 16:30

        Dites voir, c’est quoi ces pollutions communistes sur ce site ? il n’y a plus que ça qui vient encore pondre des articles ?

        A mort Castro !


        • Traroth Traroth 29 février 2008 11:32

          Et voila l’inévitable ignare qui ne comprend rien à rien et qui répète docilement ce qu’on lui a appris : "Cuba, c’est le mal", "Castro, c’est le diable". Pourriez-vous, histoire de ne pas vous ridiculiser complètement, ajouter le début du commencement d’une amorce de raisonnement ou d’argumentation ? Parce que là, votre commentaire est simplement *nul*.


        • ronchonaire 28 février 2008 16:34

          Lire une critique de "l’impensée unique" écrite par le partisan d’un régime politique qui consiste à laisser le même gars au pouvoir 50 ans d’affilée, ça ne manque pas de sel quand même. Surtout quand cette même personne nous explique que, même absent, Fidel est et doit être toujours présent. Et surtout quand le régime politique en question est affublé du sobriquet de "révolution".

          Le Havane que vous avez dans l’oeil est-il si gros que vous n’arrivez pas à voir la contradiction qu’il y a pour un "révolutionnaire" à soutenir le pouvoir absolu et éternel d’un seul homme ? Il y avait sans doute un idéal révolutionnaire en 1959 et les quelques années qui ont suivi mais que reste-t-il de cet idéal aujourd’hui ? Le pouvoir cubain, Fidel en tête, s’est fourvoyé dans le népotisme, au prix d’un muselage de la population. En méprisant comme vous le faîtes ceux qui critiquent Castro, vous manquez votre cible : ce n’est pas après l’idéal révolutionnaire que nous en avons, c’est après les abus commis au nom de cet idéal par un cher omnipotent.

          Enfin, je ne peux pas conclure sans relever ce qui constitue à n’en pas douter le clou du spectacle que constitue votre article. Vous voulez nous faire croire, à l’aide d’un procédé d’un goût plus que douteux, que la propension à être révolutionnaire est "inscrite dans les gènes" du peuple cubain. D’après vous, la propension à la révolution est donc plus forte à Cuba qu’ailleurs, et ce grâce à un déterminisme génétique. Les cubains seraient donc un peuple élu, dont les super-gènes leur ont permis de trouver la lumière (dommage, comme le pays est fauché, il n’y a plus d’ampoules.) Les millions de morts déjà causés par ce genre de raisonnement ne vous ont donc pas suffit ?


          • Traroth Traroth 29 février 2008 11:35

            La révolution, ce n’est pas juste pour s’amuser à la guerre, hein. Le but, c’était d’aider le peuple cubain à s’en sortir, et ce but n’a pas changé. Et l’embargo américain ne s’est toujours pas arrêté. A croire qu’il doit rester quelque chose de subversif à Cuba. C’est peut-être justement parce qu’on essaye d’aider un peuple à s’en sortir ? Peut-être que nos gouvernements occidentaux ne sont pas du tout nos amis et ne veulent que nous maintenir dans notre médiocritié ? "An 501, la conquête continue"...


          • oncle archibald 28 février 2008 16:47

            Vos articles sont longs comme des discours de Fidel et comme eux ils endormiraient un chat sur un panier de poissons...

            Je serai communiste le jour ou je pourrai voter librement pour l’être et ou il y aura la possibilité de voter librement pour ne plus l’être si on n’est pas content....

            C’est pas demain la veille si j’en crois les expériences du passé proche ou lointain... Jetez un chti coup d’œil aux élections qui se préparent dans la grande Russie... Et pourquoi ce besoin de faire croire à une « démocratie populaire ». Les vrais démocraties sont populaires parce que le peuple peut décider de son sort...

            Plus il y a « populaire » dans le titre ronflant, et moins c’est démocratique... La république populaire de Chine, la république populaire de Corée... et la république fraternellement populaire de Cuba... pas mal.. Je me marre.....


            • Icopas 28 février 2008 16:51

              Les résultats pour la situation sociale des Cubains sont bons quand on les comparent aux états comparables de la région.

              L’espérance de vie décroche le pompon, la santé fait mieux que les USA, alors que les citoyens de ce derneir état et l’état lui-même dépensent plus pour leur santé par habitant que le revenu moyen d’un cubain.

              L’éducation atteint des niveaux tout à fait bons. Encore une fois, il faut comparer ce qui est comparable. Et les états comparables. Les bouleversements dûs à une grande pression militaro-économique des USA ont permit des résultats supérieurs aux états voisins bénéficiant de la sympathie américaine .

              Il n’y a pas à Cuba (pas encore ?) de sub-prolétariat plongé dans une misère éffroyable, sous le coup de la mafia, logeant au mieux dans des bidonvilles comme dans d’autres états d’Amérique latine. Même certains états obtenant des résultats beaucoup + mirobolants en termes de dollars par habitants n’arrivent pas en terme de niveau de vie réel par habitant à de mêmes résultats.

              Malgrés les résultats d’un ostracisme important dans les échanges des états environants sous influence de l’état US et le règne d’une bureaucratie révolutionnaire, il est paradoxal que Cuba semble plus éfficace economiquement pour son peuple que les états comparables.

              A Cuba on ne condamne pas à mort à tour de bras, on ne facture pas la balle du condamné à sa famille, on ne se vautre pas dans le sadisme sordide existant dans encore bien des états des USA pour savoir comment on va faire mourir un condamné . On ne lapide par les femmes comme chez un bon allié à nous, l’Arabie Saoudite, ...

              Les populations sont beaucoup moins maltraitées que dans l’état chinois avec lequel les USA, et l’UE, entretiennent des relations suivies économiques, des échanges profonds avec la bourgeoisie rouge qui y domine.

              Bien sur que le régime cubain n’est pas assez démocratique, pas assez respectueux des libertés individuelles et collectives. Bien sur qu’il y règne l’autoritarisme et une caste révolutionnaire qui a fonction ambivalente, en même temps oppresseuse et en même temps gardienne, gestionnaire d’une situation qui est révolutionnaire et tends à conserver et approfondir des conquêtes bénéfiques pour l’essentiel de la population.

              Alors ? + de libertés ? Oui il faut, mais pas pour que des lobbys friqués qui s’achètent journaux, télés, radios et estrades. Ca c’est le fantome de la liberté , ce n’est pas la liberté. La liberté d’expression est ce qui permet à tous de s’exprimer, tous les courants travaillant une société, pas en fonction du chèque déposé sur la table, pas en fonction de la capacité dl’achat des consciences.

              Cet exemple, sur la liberté de la presse est ce qui serait necessaire à Cuba, mais aussi aux USA : Une liberté d’expression qui ne soit pas déterminée par une relation de pouvoir et de fric.

              La liberté d’organisation ? Oui, bien sur.

              Ne pas avoir un même dirigeant pendant bientôt 50 ans ? Oui , le pluralisme est ce qui attend Cuba à l’avenir, parallèlement à son developpement économique.

              En fait deux routes sont devant Cuba :

              Soit la construction d’une société de liberté, où les travailleurs dirigent leurs entreprises, les habitants leurs quartiers, les conditions en sont l’auto-gestion (et la centralisation sous controle des travailleurs de celle-ci), des syndicats indépendants de ce pouvoir, les libertés individuelles et collectives les plus larges et organisées pour qu’elles ne soient pas confisquées par une élite bourgeoise ou buraucratique ...

              Soit la mutation des travers de la caste dominante vers sa transformation en classe capitaliste féroce pour sa population mais sucitant par là même désir, fascination, interets prédateurs du capitalisme international. Ce dernier phenomène s’est vu en Russie, en Chine et d’autres états qui se pretendaient communistes, devenus capitalistes et leurs castes dominantes devenues bourgeoisies .

              Les deux chemins sont au devant de Cuba. Mais en attendant ces questions d’avenir, le droit de Cuba à choisir son destin, les résultats engrangés incontestables n’ont aucunement à suciter l’ostracisme et les attaques que l’on connait depuis des années contre ce régime.

              Les USA doivent cesser leurs entreprises de déstabilisation de cette île (entreprises combinant corruption, terrorisme, provocations, pressions économiques, politiques et militaires).

              La torture existe à Cuba : Elle est pratiquée à Guantanamo par le gouvernement bushien. Elle salit le territoire cubain, elle salit les USA, elle est utilisée comme arme de provocation contre Cuba et comme zone de non-droit.

              L’Union Européenne a nuit gravement aux interets du peuple cubain en acceptant de suivre des comportements d’étranglement économique illégaux des USA. Il y a là matière à réparation, non pas légale, mais au moins morale.

               


              • ronchonaire 28 février 2008 17:24

                Les résultats que vous mentionnez, en termes de santé et d’éducation notamment, avaient également été atteints par les pays socialistes d’Europe de l’Est. Comme quoi le socialisme peut avoir des effets bénéfiques.

                Quant au blocus économique de Cuba, outre le fait qu’il soit moralement condamnable, il a lui-même fait la preuve de son inefficacité. J’irai même plus loin : les différents boycotts de l’histoire récente (Cuba, Irak, Corée du Nord) se sont avérés d’excellents moyens de maintenir les dirigeants au pouvoir, tout en faisant souffrir les populations concernées.

                Mais le problème n’est pas là. Il n’y a pas un seul exemple connu de pays socialiste libre et démocratique, pas plus qu’il n’y a d’exemple de pays socialiste qui n’ait pas, à la longue, dégénéré en régime dictatorial tenu par une poignée de dirigeants autoritaires et corrompus, qui accaparent le pouvoir en même temps qu’ils détournent les richesses. Et Cuba n’échappe pas à cette règle. Chassez les classes sociales, elles reviennent au galop ! A croire que c’est dans la nature humaine et que le socialisme est condamné à rester ce qu’il était à l’époque où Marx écrivait : une utopie.


              • Julius Julius 28 février 2008 18:53

                Cuba dispose de bons services médicaux, l’éducation raisonnable, ... Parce que c’été toujours comme ça. La mortalité infantile était déjà très faible avant Castro. C’est la même chose que les autres pays ex-communistes. Si il a été quelque chose de bon dans les pays communistes, c’été l’héritage de l’époque pré-communiste. Rien n’a été obtenu "grâce à communisme", toujours seulment "malgré le communisme". À Cuba, comme partout ailleurs.


              • Icopas 28 février 2008 19:40

                Je suis allé par curiosité voir les indices de developpement et principales statistiques sur les pays de la région en situation comparable .

                Ceux-ci ne correspondent pas exactement à ce que vous indiquez. .

                Les résultatsde Cuba sont très honorables comparés à d’autres états n’ayant pas la pesanteur de l’hostilité du puissant voisin du nord.

                 

                 


              • Lambert85 Lambert85 29 février 2008 08:33

                A part que Cuba était aussi bien développée que plusieurs pays européens après 1945. Les 6 ans de dictature Battista n’ont pas sous-développé le pays si rapidement que les 50 ans de dictature castriste ! Il faut en finir avec les mythes (mites) communistes.


              • Traroth Traroth 29 février 2008 11:41

                Affirmer que le développement cubain date d’avant Castro est un mensonge pur et simple. Il suffit de regarder une courbe du revenu par habitant pour s’en convaincre :

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Rent-Cuba-Carib.png


              • oncle archibald 28 février 2008 17:11

                Bien d’accord avec vous Icopas, il n’y a aucune raison de faire le blocus de Cuba et de commercer à tout va avec la Chine ... et si l’Europe voulait bien se libérer du joug américain, comme de Gaulle le souhaitait, elle n’aurait aucune raison de participer à cette « punition » idiote d’un peuple qui ne lui a rien fait.

                J’irai volontiers boire un Cuba Libre le jour ou ce pays sera libre. Il faut qu’il évolue.. Vous souhaitez que ce soit dans le bon sens, moi aussi. Est-ce possible dans un contexte où les dirigeants actuels « ayant reçu la révolution en héritage » verrouillent tout ne laissent place à aucune opposition qui pourrait engendrer un dialogue...

                Voir plus haut, dans le monde entier et jusqu’à ce jour le communisme s’est organisé pour être irréversible « démocratiquement ».. Quels moyens d’expression laisse-t-on à ceux qui ne sont pas contents du régime ? On les envoie en camp de rééducation, car naturellement ils ne peuvent être que fous ces pauvres gens incapables de comprendre ce qui est bon pour eux..


                • Icopas 28 février 2008 18:01

                  Hum.... La réversibilité démocratique que vous demandez à Cuba est-elle existante en France ? Vraiment ? Ou bien est-ce une coqueterie théorique ?

                  La possession par une petite caste, dans nos pays, de la quasi-totalité des médias permet-elle déjà un débat libre ? Un débat libre seul moyen d’assoir une démocartie réelle ?....

                  Les gens qui travaillent dans les principaux centres créateurs de richesses que sont les entreprises votent-ils pour élire leurs dirigeants ? Pas + qu’à Cuba !... Les travailleurs n’ont pas accès à la démocratie dans les entreprises. Même les droits élémentaires des citoyens sont déposés à la porte des entrerprises quand ils revêtent le costume de travailleurs.

                  Droits d’expression, d’organisation, liberté d’expression, de circulation, liberté d’élire des dirigeants economiques, liberté de s’habiller comme on l’entend, de parler librement à qui on veut, de critiquer des dirigeants, tout cela n’existe pas dans les entreprises. pourtant les entreprises concentrent le plus gros pouvoir dans nos sociétés.

                  Nous avons vu comment, pendant 20 ans, des discours, allant à l’encontre des interets de la grande majorité de la population, ont pu se tenir sur la quasi-totalité des médias. Que ce processus a permis ensuite de chercher l’homme ou la femme pouvant endosser avec le plus de détermination le costume politique créé par une petite caste dominante, dominant les entreprises européennes.

                  On peut approuver ces discours, c’est le droit de tout un chacun. Mais le monopole d’expression sur les médias dominants de ces disours chantés sur tous les tons relativisent completement nos logorhées dur les libertés et la démocratie.

                  Le dernier acte sur le traité simplifié européen montre le peu de cas de l’expression démocratique d’un peuple qui existe en Europe. Pour ou contre, c’est le déni de démocratie de grande ampleur. Et c’est simple là, les médias n’en ont pratiquement pas parlé, pas de débats organisés, reprises des mensonges évidents dans la terminologe des employés des grands médias ("mini-traité" , "traité simplifié", pour des textes encore plus compliqués et de plusieurs centaines de pages !!!) est la dernière illustration d’une dictature du capital comme le disait marx, peut-être plus cool à vivre, mais qui ne change rien au fond : Démocratie essentiellement formelle, dictature sur le fond.

                  Les jeux ici sont beaucoup plus brouillés qu’à Cuba car nous vivons sous le regard du fantome de la liberté, sous une véritable propagande médiatique .

                  La bataille pour la liberté est bien une bataille travaillant la totalité des sociétés humaines, les tendances à violer la liberté ne divisent pas les USA, l’UE d’un côté et des états "voyous" d’un autre côté.

                  L’habitude totalitaire des états puissants, comme les USA, d’agresser des populations quand elles font d’autres choix ou possedent des ressources convoitées est une terrible menace contre la liberté. Le bushisme est une bien plus grande menace sur la liberté et la paix dans le monde que Cuba.

                  Cuba, pour se developper librement, pour construire une société permettant la généralisation de la démocratie et les moyens de celle-ci dans les entreprises, les quartiers et l’échelon de l’état, doit être protéger des grands prédateurs, et de la menace de Bush.

                  Foutons la paix à Cuba, aidons les par l’échange humain (qui a toujours l’avantage d’être réciproque), et saluons leurs performances sociales dans un contexte très difficile.

                  La critique oui, OK, mais il faut rélativiser et comparer à ce qui se passe autour de Cuba. que devaient-ils choisir ? Haïti ? Panama ? l’idéal de Guantanameo ?

                   


                  • Icopas 28 février 2008 21:07

                    Il semblerait que vous n’ayez lu qu’en diagonale ce que j’ai écrit. Auriez-vous l’obligeance de lire ce que j’ai dit sur le parti unique (mon avant-dernière intervention dans ce débat), le pluralisme, les libertés, plutôt que vous outrer de ce que je n’ai pas dit.

                    Ce que vous prenez pour une approbation des excès, des atteintes aux libertés, du régime cubain n’existe que dans votre imagination.

                    A la difference de vous je ne fais pas d’opposition à la possibilité réelle de s’exprimer réellement sur les médias importants en Europe et ailleurs.

                    Nous avons conquis le droit d’expression libre sur le net, conquête qu’il faudra défendre, mais celle-ci n’existe pas dans les médias dominants en Europe qui utilisent les concessions du domaine public des ondes pour faire propagande chaque jour.

                    Il y a monopole d’une idéologie dominante, propagée par une petite caste sociale, sur les grands médias. C’est incontestablement une très grave limitation de la liberté qui ne se définit pas sans les moyens pour l’expression de celle-ci.

                    Nous avons liberté de parler mais on nous a coupé le micro (sauf ici mais c’est confidentiel), aussi c’est une liberté qui nous gonfle le torse, nous fait humer l’air de la liberté mais ça n’a aucune conséquence démocratique puisque 5% de la population deverse une idéologie conforme ) ses interets sur quasiment 100% de l’audience, pardon du temps de cerveau disponible.

                    C’est une dictature du capital.

                    Quand je parle de totalitarisme c’est dans le cadre de cette situation. Une utilisation de ce terme + moderne, que l’on pourrait résumer par cette assertion populaire : la dictature c’est fermes ta gueule, la "démocratie" formelle c’est "causes toujours".

                    Et quand un peuple choisit une orientation qui ne va pas dans le sens de notre petite caste dominante, on refait voter jusqu’à ce qu’on cede, ou on ne tient pas compte du vote. Alors, une grande conquête obtenue après bien des fusillades et des luttes est que ces viols ne s’accomplissent pas dans le roulement des arrestations et des fusillades. j’apprécie ce minima (aussi je les souhaite pour Cuba et vous l’auriez vu si vous aviez pris un peu de peine de lire mon avant-dernière opinion sur ce sujet).

                    Sur la question cubaine, les positions sont outrées, je confirme. Nos états "démocratiques" ne respectent pas le droit d’un peuple a décider de son propre destin. Ils suivent en grande partie les diktats étatsuniens, alors que parallèlement, avec des états bien plus odieux pour les individus ils sont là d’une rare lâcheté.

                    Cuba n’est pas la Corée du Nord, ce n’est pas l’Afganistan pro-americain, l’Arabie Saoudite, ce n’est pas le cauchemar irakien sous les tanks et les meurtres de masse opérés. On ne fusille pas comme en Chine, on ne tue pas comme en Chine , on n’applique pas la peine de mort avec délice comme dans certains états des USA. Cuba ne mène pas une guerre éffroyablement meurtrière à des milliers de kilomètres de chez lui, la plus effroyable de ce début de siècle dans le monde, rien que pour voler des matières premières .

                    Cuba a effectivement de bons résultas comme on peut le constater dans le classement IDH :

                    http://www.populationdata.net/index2.php?option=palmares&rid=1&nom=idh

                    Si on fout la paix à ce peuple, je crois qu’il aura parfaitement la capacité en déserrant les pressions politico-économico-militaires de faire une société de liberté conjuguant libertés inndividuelles, démocratie réelle (y compris dans les entreprises) , libertés d’expression, pluripartisme , et progrès sociaux.

                    Mais cette société ne rimera pas forcement avec les limitations de la notre .

                    Aux côtés donc du peuple cubain pour decider de sa destinée.


                  • ronchonaire 28 février 2008 21:49

                    Icopas,

                    Nous avons en France, aussi bien au niveau politique que dans les entreprises, des mécanismes de contre-pouvoir qui, s’ils ne sont pas parfaits et n’empêchent pas quelques abus, permettent au moins d’éviter un certain nombre de dérives dangereuses. Où sont les contre-pouvoirs à Cuba ?

                    Vous dénoncez le fait que les médias français sont la propriété d’une petite caste. Tout d’abord, même si c’est vrai des principaux médias, ce n’est pas le cas de tous les moyens d’expression. AgoraVox en est une preuve superbe, puisque ce genre d’article, qui va totalement à l’encontre de la pensée dominante de cette "caste" en France, peut quand même être publié. Le parallèle serait-il possible à Cuba ? Un cubain pourrait-il librement publier un article pro-capitaliste sur un média cubain ?

                    Quant au "bushisme" et au fait qu’il soit plus dangereux pour la paix mondiale que le castrisme, il faut comparer ce qui est comparable : le pouvoir de nuisance d’une petite île comme Cuba n’est effectivement en rien comparable à celui d’un Etat-continent tel que les Etats-Unis. Ceci dit, et toujours pour comparer ce qui peut l’être, je ne crois pas que les Etats-Unis aient été une plus grande menace pour la paix mondial qu’a pu l’être l’URSS ou que peut l’être la Chine actuellement. Ils ne sont pas non plus une menace moindre d’ailleurs, mais quel Empire dans l’histoire n’a pas été une menace pour la paix ? Le castrisme n’est donc peut-être pas une menace pour la paix mondiale, mais la question est surtout de savoir si c’est une menace pour la population cubaine.

                    Pour finir, et comme je le disais déjà plus haut dans le fil, ce n’est pas l’idéal communiste révolutionnaire qui me gêne. Même si je n’y adhère pas, je l’accepte et j’essaie de le comprendre car, après tout, toutes les idées sont bonnes à prendre. Mais Cuba aujourd’hui, après 50 ans de castrisme, est bien loin de cet idéal et la révolution a échoué. C’est en cela que les discours sur "le peuple cubain" qui, comme un seul homme, serait à 100% révolutionnaire, ne sont que propagande destinée à maintenir la "caste" dirigeante au pouvoir.


                  • oncle archibald 29 février 2008 07:00

                    Icopas j’ai lu et relu avec beaucoup d’attention votre post sur la réversibilité démocratique. Même si dans les pays Européens et anglo-saxons l’opinion est certainement manipulée par une petite caste dominante, je ne crois pas que la possibilité de choisir ses dirigeants se résume à une « coquetterie théorique ».

                    Je pense comme vous que l’offre de choix qui nous est faite actuellement est très orientée et ne permet pas de remettre en cause le système de production des richesses, mais est ce bien la façon de produire la richesse qui doit être changée ou bien la façon de partager le fruit du travail et du capital ? Dans une SCOP il y a bien des dirigeants et des exécutants, sur les chantiers vous ne pourrez pas discerner les ouvriers d’une SCOP et ceux d’une entreprise « capitaliste ». Ce n’est qu’au moment de partager les fruits du travail qu’il y a une différence. Dans une SCOP chacun est conscient qu’il a un fort intérêt personnel à« travailler plus pour gagner plus ».

                    Dans les démocraties « à l’occidentale » les règles du jeu permettent de sauvegarder la liberté individuelle. Dans la réalité de l’exercice, ces libertés sont souvent bafouées par ceux qui possèdent le pouvoir de faire travailler les autres, j’en suis bien d’accord, mais une majorité peut toujours modifier les règles et assurer une redistribution de la richesse par le biais de l’impôt.

                    Je ne vois pas cette réversibilité possible dans les régimes communistes, puisque par définition, le pouvoir se prend par la force et non par les urnes, qu’à la suite d’une révolution réussie les dirigeants « éclairés », ceux qui savent ce qui convient au peuple, mettent en place une intelligentsia révolutionnaire chargée de faire appliquer la loi sans jamais revenir vers le peuple pour lui demander son avis.

                    Quand à la main mise sur les moyens d’information et sur le « bourrage de crane » par les « médias dominants » alors là... Je reste ébahi que vous puissiez penser que c’est plus grave dans les démocraties que dans les pays communistes ! Vous écrivez : « la possession par une petite caste, dans nos pays, de la quasi-totalité des médias permet-elle déjà un débat libre » ... La c’est carrément rigolo... et c’est ce qui m’a ouvert les yeux sur la part de « foi irrationnelle » de votre discours. Ceci dit j’aime beaucoup les gens qui croient sincèrement, voire aveuglément, à une cause.


                  • oncle archibald 29 février 2008 07:06

                    pour les non initiés ; SCOP veut dire Société Coopérative de Production, c’est une entreprise qui appartient à ses salariés. Il s’en monte quelques unes et de plus en plus dans le domaine du bâtiment que je connais bien. Souvent les employés d’une bonne entreprise qui fait faillite « accidentellement » (et non malhonnêtement) investissent leurs indemnités de licenciement et leurs économies dans le rachat du matériel et des locaux par kle syndic et ils repartent sous leur propre bannière.


                  • oncle archibald 29 février 2008 07:08

                    Société Coopérative Ouvrière de Production, excusez moi.

                    La plus célèbre et la première peut être fut la Verrière d’Albi.


                  • Icopas 29 février 2008 17:46

                    Je trouve dommage et déplorable que vous ayez la paresse de lire ce que j’ai marqué, ça vous eviterai bien des accusations innjustes.

                    Alors je reprends ce que j’ai écris dans ma première intervention sur cet article :

                    Bien sur que le régime cubain n’est pas assez démocratique, pas assez respectueux des libertés individuelles et collectives. Bien sur qu’il y règne l’autoritarisme et une caste révolutionnaire qui a fonction ambivalente, en même temps oppresseuse et en même temps gardienne, gestionnaire d’une situation qui est révolutionnaire et tends à conserver et approfondir des conquêtes bénéfiques pour l’essentiel de la population.

                    Alors ? + de libertés ? Oui il faut, mais pas pour que des lobbys friqués qui s’achètent journaux, télés, radios et estrades. Ca c’est le fantome de la liberté , ce n’est pas la liberté. La liberté d’expression est ce qui permet à tous de s’exprimer, tous les courants travaillant une société, pas en fonction du chèque déposé sur la table, pas en fonction de la capacité dl’achat des consciences.

                    Cet exemple, sur la liberté de la presse est ce qui serait necessaire à Cuba, mais aussi aux USA : Une liberté d’expression qui ne soit pas déterminée par une relation de pouvoir et de fric.

                    La liberté d’organisation ? Oui, bien sur.

                    Ne pas avoir un même dirigeant pendant bientôt 50 ans ? Oui , le pluralisme est ce qui attend Cuba à l’avenir, parallèlement à son developpement économique.

                    En fait deux routes sont devant Cuba :

                    Soit la construction d’une société de liberté, où les travailleurs dirigent leurs entreprises, les habitants leurs quartiers, les conditions en sont l’auto-gestion (et la centralisation sous controle des travailleurs de celle-ci), des syndicats indépendants de ce pouvoir, les libertés individuelles et collectives les plus larges et organisées pour qu’elles ne soient pas confisquées par une élite bourgeoise ou buraucratique ...

                    Soit la mutation des travers de la caste dominante vers sa transformation en classe capitaliste féroce pour sa population mais sucitant par là même désir, fascination, interets prédateurs du capitalisme international. Ce dernier phenomène s’est vu en Russie, en Chine et d’autres états qui se pretendaient communistes, devenus capitalistes et leurs castes dominantes devenues bourgeoisies .

                    Encore un effort.....


                  • ronchonaire 28 février 2008 22:44

                    alchimie,

                    Ni l’un, ni l’autre. Il s’agit simplement d’un article extrait d’un blog par AgoraVox, comme de nombreux articles publiés ici du reste. Si vous faîtes une petite recherche sur Google, vous verrez que cet article (et celui d’hier) a été publié sur de nombreux sites. Je ne pense donc pas que l’auteur vous (nous) réponde. Dommage car, à défaut d’être d’accord avec lui, il avait au moins l’air de bien connaître Cuba.

                     


                  • Jacques-François Bonaldi 28 février 2008 23:42

                    a ronchonaire

                     

                    Non, c’est moi qui l’ai mis sur Agoravox. Oui, je crois avoir le droit de parler de Cuba où je vis et travaille depuis exactement trente-sept ans.Ce qui n’est pas le cas de tant de gens qui s’expriment sur elle. Ce que je ne fais pas au sujet de la France, parce que je ne me risquerais pas à me prononcer sur une réalité et une société desquelles je suis coupé depuis tant de temps.


                  • ronchonaire 29 février 2008 09:49

                    A l’auteur,

                    Merci de ces précisions et de votre réponse ci-dessous.


                  • Jacques-François Bonaldi 28 février 2008 23:33

                     

                    à ALCHIMIE

                     

                    Je suis désolé de vous avoir fait attendre, mais je ne dispose pas de mon temps à ma guise. En tout cas, ce n’est pas très gentil de votre part de dire que je « ponds » : je crois avoir écrit des analyses sérieuses à partir d’un vécu cubain qui remonte à maintenant plus de trente-cinq ans. Contrairement à beaucoup qui parlent pour ne rien dire parce qu’ils ne connaissent absolument rien de la Révolution cubaine, je crois pouvoir exposer les choses sous un autre jour.

                     

                    Votre analyse de la Révolution [Pour moi un peuple de révolutionnaires c’est un peuple qui vit dans la contestation permanente, un peuple qui peut apostropher violemment ses dirigeants ou encore descendre dans la rue pour contester les décisions du pouvoir. Un peuple dont chaque individu peut traiter librement ses concitoyens de veaux.] s’applique bien mal à Cuba, puisque son peuple en a déjà fait une : sans un peuple révolutionnaire derrière, la Révolution cubaine n’aura pas duré face aux agressions étasuniennes. Je ne vois pas pourquoi le peuple cubain descendrait dans la rue pour contester ses dirigeants pour le simple plaisir de se croire « révolutionnaire » ! Et si le peuple cubain n’apostrophe pas violemment ses dirigeants, c’est sans doute parce qu’il n’en voit pas la raison profonde, non à cause de la terreur que Castro ferait régner sur lui. Le peuple cubain est révolutionnaire précisément dans la mesure où il maintient une révolution depuis cinquante ans malgré un environnement géostratégique et local (à deux pas des USA) absolument défavorable. Soyez sûrs que si la Maison-Blanche ne voyait pas à Cuba une révolution, elle se démènerait pas tant pour la liquider.

                     

                    Quant au fait que le peuple cubain ait réélu Fidel pendant si longtemps, c’est tout simplement pour les raisons que je donne dans cette deuxième partie. Je vous y renvoie. Je vois pas en quoi le fait de réélire un révolutionnaire comme Fidel ne serait pas un acte révolutionnaire ; pour les Cubains, le réélire est précisément perpétuer la Révolution. Comme quoi, « vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ».

                     

                    Vous écrivez : Pour ce qui est de la mortalité infantile et de l’envoi de médecins à l’étranger, je pense la France fait aussi bien que Cuba, maintenant parlons du reste. Voyez-vous deux de mes enfants sont myopes, et je suis particulièrement heureux de vivre dans un pays où la grande majorité des citoyens a la possibilité de se faire opérer de la myopie. Qu’en est-il à Cuba ? Ceci n’est bien sûr qu’un exemple.

                     

                    Vous vous engagez vraiment sur un mauvais terrain. La mortalité infantile en France (cinquième puissance économique) est inférieure à celle de Cuba, mais rappelez-vous que Cuba est un pays pauvre du Tiers-monde et installé sous les Tropiques : aucun autre pays sous-développé ne peut afficher, dans les mêmes conditions climatiques et économiques, les indicateurs de santé de Cuba (5,6 p. 1000).

                     

                    Quant au fait que la France ferait « aussi bien que Cuba » dans « l’envoi de médecins à l’étranger », alors là vous n’y êtes plus du tout ! Aucun pays ne peut se comparer à elle dans ce domaine. Le jour où autant de médecins français (par rapport à la population totale) travailleront à l’étranger que n’en travaillent aujourd’hui de médecins cubains, le monde reposera, je vous l’assure, sur des valeurs morales autres que celles qui ont cours à notre époque.

                    Je n’ai pas le temps de chercher les derniers chiffres actualisés. Je vous donne ceux que j’ai sous la main (les quantités ont augmenté depuis 2006) :

                     

                    De 1963 à 2005, un total de 104 437 coopérants cubains a travaillé dans 101 pays. De 1966 à 2005, Cuba a diplômé 5 972 médecins et 4 555 techniciens de la santé de plus de 100 pays. Durant cette même période, Cuba a collaboré à la création de douze facultés de médecine et travaillé dans trente-huit autres de différents pays. Elle a aussi contribué à la création de deux écoles de soins infirmiers.

                     

                    Actuellement, 29 594 coopérants cubains de la santé, dont 19 598 médecins, travaillent dans 68 pays. Dans le cadre du Programme de santé intégral (PSI), 3 126 coopérants travaillent dans 28 pays, y offrant une couverture de santé communautaire et d’aide à 62 millions de personnes. Ils ont offert 245 516 083 consultations durant ces sept dernières années de coopération. Ils ont soigné sur le terrain 82 926 918 patients. Et sauvé 1 391 907 vies, cinq fois plus que la quantité de victimes provoquées par les catastrophes survenues en Amérique centrale, en Indonésie, à Sri Lanka et au Pakistan (280 000 décès).

                     

                    FORMATION DE RESSOURCES HUMAINES DE SANTÉ

                     

                    Cuba a diplômé 45 352 étudiants de 129 pays depuis 1961. Rien qu’en 2005, elle a diplômé comme médecins 8 903 jeunes étrangers de 28 pays, dont 554 provenant de 20 pays font actuellement la spécialité de Médecine générale intégrale (MGI) à Cuba.

                     

                    À la rentrée 2005-2006, Cuba comptait 27 182 boursiers étrangers, dont 21 911 de 120 pays faisaient des études de médecine. Cette année-ci, elle diplômera comme médecins 1 629 étudiants de 56 pays. 10 715 étudiants de 10 pays font des études à Cuba dans le cadre du Nouveau Programme de formation médicale.

                     

                    Cette année-ci, 305 professeurs cubains exercent dans 24 facultés de 17 pays. Par ailleurs, 536 étudiants font des études de médecine dans des facultés créées par Cuba, dont 99 en Gambie, 182 en Guinée équatoriale, 104 en Érythrée, 61 à Timor-Leste et 90 en Guinée-Bissau. Au Venezuela, 12 940 médecins se forment dans ce genre de facultés.

                     

                    Cette année-ci, Cuba a inauguré une école de soins infirmiers à Dominique où se forment 79 élèves, et prévoit d’en ouvrir une autre pour 100 élèves au Belize. Par ailleurs, 510 jeunes en provenance de Sainte-Lucie, de Saint-Vincent-et-Grenadines et de Saint-Kitts-et-Nevis font des études similaires à Cuba. 

                     

                    AIDE MÉDICALE EN CAS DE CATASTROPHES NATURELLES

                     

                    Depuis le triomphe de la Révolution, Cuba a dépêché 32 brigades médicales dans 18 pays où avaient lieu de graves dommages causés par des cyclones, des tremblements de terre, des inondations et d’autres catastrophes naturelles. Ainsi, en 2005, une brigade médicale s’est rendue à Sri Lanka et une autre en Indonésie à la suite du tsunami.

                     

                    La Révolution a créé en septembre 2005 le Contingent Henry Reeve en vue de secourir les sinistrés du cyclone Katrina aux USA, une aide qui a été repoussée. Quelques jours après, 688 membres du Contingent partaient au Guatemala frappé par des inondations et des éboulements de terrain.

                     

                    À la suite du séisme survenu au Pakistan le 8 octobre 2005, une brigade de 2 564 coopérants cubains s’est rendue sur place où elle a fait 1 743 244 consultations, hospitalisé 10 687 personnes et opéré 14 506 patients dans 32 hôpitaux de campagne dotés d’équipements de pointe qui ont été ensuite donnés au gouvernement pakistanais à la fin de la mission.

                     

                    Par ailleurs, 602 coopérants de l’Henry Reeve sont partis en février 2006 en Bolivie touchée par des inondations et 120 sont actuellement en Indonésie, avec deux hôpitaux de campagne, secourant les sinistrés du tremblement du 27 mai dernier.

                     

                    COOPÉRATION EN OPHTALMOLOGIE

                     

                    L’Opération Miracle a démarré le 8 juillet 2004. Depuis, et jusqu’au 3 juillet 2006, elle a permis d’opérer de la vue 327 586 patients de 28 pays (14 des Caraïbes, 12 d’Amérique latine, plus Cuba et le Venezuela). Un total de 189 coopérants cubains, dont 110 médecins, travaille dans les pays où se déroule le programme.

                    Cuba a par ailleurs équipé et mis en marche sept centres ophtalmologiques en Bolivie, deux en Équateur, un au Venezuela et un au Guatemala. D’autres centres similaires sont en cours de coordination et d’exécution à la Jamaïque, en Uruguay, au Mexique, au Panama, en Haïti et au Mali, entre autres.

                     

                    Au Venezuela, la Mission Miracle a bénéficié à 3 285 821 personnes (soit 1 habitant sur 8). Et plus de 200 00 patients ont été opérés.

                     

                    La Mission Miracle en est actuellement à un million de personnes, des pauvres sans moyens, ayant retrouvé la vue GRATUITEMENT. Elle opère des patients atteints de cataracte, de glaucome, etc. Vous voyez que nous sommes loin d’une simple opération de la myopie. Ce même programme se déroule à Cuba. Ainsi, dans la province de Pinar del Río, tous les habitants ont suivi un examen de la vue pour détecter les problèmes éventuels, de myopie, etc., et des affections plus graves.

                     

                    Dans le cas de la médecine, vous pouvez constater que l’apport de Cuba dépasse largement le simple envoi de médecins. Tous les élèves étrangers à Cuba se forment gratuitement. L’Ecole latino-américaine de médecine forme actuellement des milliers d’élèves issus des couches pauvres (même des Noirs étasuniens) qui n’ont pas les moyens de se payer des études.

                     

                    Je vous le répète : le jour où les pays riches en feront proportionnellement autant que Cuba, la face du monde changera un peu...

                     

                    Je vous réponds précisément parce que vous dîtes n’avoir rien contre Cuba. Parfait. Alors, renseignez-vous, allez sur les sites internet cubain pour savoir ce que disent les Cubains d’eux-mêmes. Ce sera toujours mieux que n’absorber que des ragots haineux, comme on en trouve chaque fois que quelqu’un met sur Agoravox un texte qui s’efforce d’avoir une autre approche. Comme vous pouvez le constater à propos de mes deux analyses. A voir la haine irrationnelle que suscite la Révolution cubaine, on se dit que ceux-là, en bons libéraux, seraient prêts à pendre haut et court tous les habitants de l’île.

                     

                    Bien à vous.


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 février 2008 00:21

                      J’ai dit sur un article récent tout le bien que je pensais de Castro et pourquoi. Je ne recommencerai pas. Puis-je simplement suggérer aux commentateurs de bonne foi d’ignorer les Black Ader et autres du même acabit ? Ce site y gagnera quand la sottise restera sans réponse. 

                      Pour ces sots, je n’ai pas vraiment beaucoup de temps, mais s’ils veulent se réunir et me faire UN article où ils mettront toute leur méchanceté, je prendrai la peine, de le commenter et d’exposer leur médocrité avec une telle froide cruauté, qu’ils changeront de pseudo. Je n’y prendrai pas plaisir. Simple contribution au bien public. Ils me trouveront facilement.

                      Pierre JC Allard


                      • vivelecentre 29 février 2008 01:04

                        il faudrait un peu ne pas faire de fixation sur le blocus américain, il n’engage que les deux pays !

                        cela n’a pas empêcher cuba d’échanger grandement ( surtout recevoir ) pendant des décennies de feu, le grand frère soviétique, et aujourd’hui avoir des échanges commerciaux internationaux et des sociétés étrangères investisseur sur lille ( notamment Total) sans bien sur omettre de parler des échanges commerciaux avec le guatemala ( on aimerait bien qu’il nous fasse le même prix sur le pétrole...)

                        Alors le blocus américain, ce n’est que le mouvement d’humeur entre les deux pays et n’empêche pas certain discret investissement américain (business is business !)

                         

                         


                        • Jacques-François Bonaldi 29 février 2008 02:11

                          Puisqu’apparemment, vous ne savez pas en quoi consiste le blocus étasunien, je vous invite à entrer sur la page du ministère cubain des Relations extérieures où vous trouverez les rapports annuels que Cuba adresse au Secrétaire général des Nations Unies et à partir duquel celui-ci, en y ajoutant les rapports rédigés par les autres pays (ce sont des dizaines et des dizaines de rapports) qui en sont aussi victimes, élabore un rapport définitif sur lequel se fonde l’Assemblée générale de l’ONU pour voter la résolution intitulée : "Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les Etats-Unis". Et tous les ans, les membres de l’ONU votent à une majorité ultraécrasante (celle de 2007 ; 187 pays contre 4) cette résolution, et ce depuis maintenant douze ans. Il est curieux que des Etats absolument refractaires à tout ce que repésente Cuba soient toutefois contraints de condamner cette violation du droit international. Si les arguements présentés par Cuba tous les ans au sujet des dommages que lui cause ce blocus, vous pouvez être sûrs que les pays de l’Union européenne, pour ne citer qu’un exemple, dont aucun n’est ami de la Révolution cubaine, ne voterait pour la levée du blocus.

                          Le lien est le suivant ;

                          http://www.cubavsbloqueo.cu/Default.aspx?tabid=27

                          Vous trouverez les rapports en anglais et espagnol, mais je peux vous les faire parvenir en français, si vous le souhaitez, puisque, dans le cadre de mon travfail, je les traduis tous les ans. Après avoir lu les exemples concrets que donne Cuba, il vous fera difficile de rédiger le commentaire peu sérieux que vous avez mis.

                          A propos, les seuls Etats ayant voté systématiquement contre cette résolution sont les USA, bien entendu, et Israël (re-bien entendu), les autres accompagnateurs ayant varié au fils des années,. mais n’ayant jamais été plus de deux. Pour l’instant, depuis trois ans, ce sont des Etats microscopiques du Pacifique sud, qui sont en fait des protectorats des USA.


                        • vivelecentre 29 février 2008 07:19

                          Merci pour la traduction de l’espagnol , vous inquiétez pas ma famille est franco/sud américaine et j’ai dans mon entourage suffisamment de cubains 

                          dites moi juste si ce que j’ai marqué plus haut et je répète ici est faux

                          Y at il eu d’importante échange commerciaux du temps du "protectorat soviétique" ?

                          n’y a t’il pas d’échange commerciaux avec d’autre pays aujourd’hui et notamment le guiatemala ?

                          N’y a t’il pas des sociétés internationales présentes à Cuba et même des sociétés françaises ?


                        • Jacques-François Bonaldi 29 février 2008 08:59

                          Lisez d’abord les documents de référence, et vous saurez alors de quoi il s’agit lorsqu’on parle de blocus à l’ONU. Vous ne poserez plus ces questions qui ne sont pas pertinentes dans ce cas d’école.


                        • vivelecentre 29 février 2008 11:37

                          Vos commentaires sont pertinents les miens sans interets ? je vous laisse seul juge..

                          Par contre pour moi ils en presentent , essentiellement demystifier l’idée que cuba est completement isolé du reste du monde a cause des ricains et que par consequence leur desarroi economique et la pauvreté du pays est du uniquement à l’oncle Sam !

                          Au passage , vous auriez pu relevez une coquille dans mon intervention , actuellement le principal partenaire economique ded cuba est le Venezuela et non le Guatemela !! 

                          Mais rien d’autre vous interesse que de glorifier un regime totalitaire...


                        • ernst 29 février 2008 04:24

                          Trente cinq ans ?... Allez, Luis-Alberto, lâche-toi !... Raconte nous comment, après un an de droit en France, tu t’es retrouvé médecin-chef de l’hôpital psychiatrique de La Havane !...

                          Raconte nous comment tu torturais au chalumeau ou à la lame de rasoir les femmes « rebelles » que tu violais allègrement ?...Idem pour les hommes d’ailleurs, parce que de ce côté-là non plus, t’es pas regardant, Luis-Alberto !...

                          T’as jamais bien parlé l’espagnol, toujours ce fichu accent français !... Que veux-tu, t’as beau faire, t’as pas l’oreille musicale !...Pourtant tu avais fait le Guatemala, dès tes vingt ans, le lieutenant français du Generalissimo Arbens, criminel notoire et Président de la République !... Merde !... tout ce serait si bien passé si t’avais pas eu la mauvaise idée de violer sa fille Arabella, âgée de treize ans et demi !... C’est qu’il a failli te faire la peau le papa, te courant après avec son flingue !... Départ en catastrophe avec ta petite femme et ton petit garçon vers le bateau pour la France...mais au portillon, tu leur a faussé compagnie et tu n’as plus donné de nouvelles pendant vingt ans... La Revolucion, disais-tu... en fait, tu as adopté quinze enfants, dont l’un, une fiote gravissime, fait journaliste de la Presse people à Miami !...un cinglé comme toi, sauf que lui a la circonstance atténuante d’avoir été abusé par son père, comme tous ses frères et soeurs du reste, par toi, Luis Alberto !...

                          On a cru à ton grand coeur un moment. Quand tu t’es réfugié à Thonon-les-Bains avec ta communarde institutrice, j’ai compati à ton drame familial : ta petite fille de onze ans était tombée amoureuse de son demi-frère Joselito. Elle était enceinte et il fallait faire vite !... Sache, Luis-Alberto, que les médecins qui ont opéré la petite ont gardé ton empreinte génétique sur le fœtus. Fais gaffe, Luis, en France aussi ça pourrait chauffer pour ton matricule !...

                          Mais je vois que tu ne désarmes toujours pas !... Tu es devenu fou, tu continues tes diatribes sur Cuba, Castro, la Revolucion !... Tu cherches quoi ?... À te faire réintégrer chez Castro ?... Tu rêves !... Même lui sait qu’il n’y a qu’une chose qui t’intéresse : lui piquer son blé !...

                          Ah !... franchement Luis-Alberto, t’es une sacrée ordure !...

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