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Accueil du site > Actualités > Politique > De Royal à Veltroni, même marasme et même impasse pour la gauche

De Royal à Veltroni, même marasme et même impasse pour la gauche

Il y a dix ans, beaucoup de pays européens étaient dirigés par des formations de gauche. Notamment la France et l’Allemagne, ce duo qu’on se plaît à nommer moteur de la construction européenne. En 2008, la droite est au pouvoir dans la majorité des pays. Les Italiens viennent d’envoyer un message clair en donnant à Berlusconi une majorité aux deux Chambres. En nombre de votes, près de dix points séparent la droite de la formation dirigée par Veltroni. Autant dire que les gauches européennes sont mal en point si on pèse l’ensemble. Il semblerait que la droite soit devenue une mouvance en quelque sorte « naturelle » dans un monde voué à l’économie et aux médias. Autrement dit, une droite pragmatique attentive aux désirs des citoyens en faisant en sorte de répondre à plus d’attentes possibles en affichant une capacité de gestionnaire doublée, dans des pays plus chauds comme l’Italie et la France, d’une sorte de connivence populiste. Et la gauche ? Son véritable problème n’est pas tant son programme ni ses idées, mais son identité. La transformation populaire et pragmatique de la droite a placé la gauche dans une réelle crise d’identité. Les rédactions de la presse la cantonnent dans une posture d’opposition, plus que de proposition. Et les partis de gauche se prêtent de bonne grâce à ce jeu où il faut dire tout le mal qu’on pense de la droite, ses décisions, ses phrases, en pilonnant les personnalités en vue, la première étant le président.

La une du journal Libération titre, Au secours, Berlusconi revient ! Dans ces conditions, on voit bien l’impasse de la gauche transparaître avec un slogan sans doute signé Laurent Joffrin. Quelle originalité ! En 1986, Mitterrand avait inspiré ce slogan de campagne pour des législatives annoncées comme perdues et qui l’ont été du reste : Au secours, la droite revient ! C’est bien là le problème de cette gauche de gouvernement incapable de se penser à travers une identité forte et, donc, une gauche avec dans sa poche une carte d’identité largement périmée. Sa seule issue étant alors de se définir contre la droite et comme celle-ci aussi n’a plus une identité marquée, alors la gauche n’a pas d’autres choix qu’adopter une identité faible construite par opposition à une autre identité faible. Et, pour prendre le pouvoir, elle doit convaincre l’électeur qu’elle se réclame d’un pragmatisme de gauche. Ce fut la stratégie adoptée par Veltroni en Italie.

Le pouvoir, à notre époque médiatique, émotionnelle, iconique et populiste, se pratique avec l’appui d’un processus global de captation des désirs. Chose qu’a su faire avec grand talent notre président Sarkozy pendant la campagne de 2007. Tout devient clair et trouble à la foi. Clair parce qu’au bout du compte le désir n’est pas de droite ni de gauche. Mais trouble parce qu’un ressort puissant, étant apolitique, entre dans le jeu politique. A la limite, si on convient que les choix de satisfaction des désirs peuvent être de droite ou de gauche, on peut trouver une différence en admettant que la droite aurait tendance à privilégier les désirs des riches et la gauche, ceux des classes moyennes et des pauvres. C’est un peu court diront les puristes de la science politique. Ils ont raison ! L’idée de capter, voire capturer les désirs pour exercer un pouvoir, me paraît fort pertinente et je remercie un ami du café philo qui me l’a susurrée lors d’un débat. J’ajoute également capture des peurs, des émotions.

Les observateurs ont noté le peu de différence entre les programmes de Veltroni et Berlusconi, dans une campagne qui n’a pas soulevé les passions. En France, la passion était au rendez-vous. Non pas pour trancher entre deux options radicalement distinctes, mais parce que le peuple français vit avec passion la chose politique. Au final, la droite française a gagné en jouant sur des ressorts similaires. Sarkozy comme Berlusconi a su le mieux capter les désirs, les émotions et les peurs. Et la gauche s’est trouvée dans une atmosphère qui lui est étrangère, elle qui a su jouer sur les idéaux et les espérances, la voilà condamnée à jouer le même cirque de séduction, avec la mieux placée dans ce rôle, Mme Royal, au slogan clair, désir d’avenir. Débats participatifs. Capture des désirs. Une candidate si prompte à venir au chevet des désirs et des peurs qu’elle proposa un soir qu’on raccompagne les fonctionnaires de police à leur domicile. C’est ce qu’on appelle solder la politique en la situant en dessous de la ceinture. François Bayrou a joué le Veltroni de centre droit en 2007. Aux Etats-Unis, la droite excelle dans ce jeu de capture des émotions. G. W. Bush a su s’allier les populations éprises de Dieu et d’existence prosaïque. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Cette religion populaire n’a rien de la foi du charbonnier adoptée par le fondateur de la chrétienté réformée, ni de la transcendance. C’est plutôt la foi du superstitieux, du crétin des bénitiers qui croit que Dieu a créé les espèces, que le soleil tourne autour de la Terre et qu’en priant les soldats vont gagner la guerre grâce à Dieu. La droite règne sur le monde parce que les éclaireurs de l’intelligence et de la raison ont vu leurs lumières éteintes par les paillettes du cirque médiatique. La Grande-Bretagne n’est pas en reste. Un peu de provoc ne fait pas de mal (les Britanniques, vénérant David Beckham et Kate Moss, sont devenus un peuple dégénéré, comme du reste les Italiens et les Français. Une populace à la fois moderne, sachant utiliser internet, une carte de crédit, un portable, envoyer des SMS, conduire une automobile, mais dotée d’un cerveau émotionnel comparable à celui d’une vache ou d’un mouton, qui est prêt à se déplacer pour capter la vue d’une star ; pauvre humanité au psychisme détraqué, ignorant tout des principes de civilisation hérités des Lumières).

La politique, elle, se joue pour l’instant à l’ancienne. Une régression, pas autant que dans les années du fascisme et du nazisme, mais, disons, en retrait des Lumières, de la représentation rationnelle, de la volonté mue par des idéaux de société et d’humanité. On pourrait voir une régression vers Machiavel, le penseur qui a fondé le politique sur l’aptitude du prince à capter les désirs et les craintes du peuple. Un Machiavel dont le volet soi-disant actuel, récemment loué par Miguel Abensour dans Le Monde des livres (11/04), me paraît bien contrefait pour les besoins de la chose politique contemporaine (combien de penseurs ont été contrefaits, ces morts qu’on a forcé à dire ce qu’ils n’ont pas pensé, par des tortionnaires du texte). Machiavel, bien que moderne, n’a rien d’actuel, il est plutôt le miroir de nos sociétés en régression, avec en première place l’Italie. Le marasme de la gauche en Italie, en France, en Europe, aux Etats-Unis me semble relever de ce même ressort régressif et émotif.

C’est donc une mauvaise nouvelle pour la gauche. Qui n’a plus sa place dans la gouvernance actuelle sauf à se trahir. Mais n’est-ce pas aussi une bonne nouvelle ? Car, si on admet qu’un diagnostic sérieux vient d’être établi, alors on peut envisager que la gauche guérisse, non pas en se soignant, mais en refusant d’obéir à cette règle de capture des désirs et en jouant sur les leviers de l’intelligence citoyenne et des Lumières. Ce n’est pas simple, d’autant plus qu’il va falloir aussi que les médias et les responsables se mettent de la partie et les citoyens aussi. Quand on voit le niveau de certaines réflexions sur Libé, Marianne, Le Nouvel Obs, on comprend pourquoi la gauche souffre aussi d’une déformation de l’opinion, souvent orientée dans un anti-sarkozysme de circonstance, comme on sait faire aussi avec l’anti-berlusconisme, posture de facilité. Ainsi, les médias virent à la captation des désirs, ce qui donne un pouvoir à la Pyrrhus au monde germano-pratin. Les salonnards ricaneurs ont leurs entrées dans les grands médias hertziens et les maisons d’édition. Le marasme de la gauche, il est là aussi, dans cette fausse aristocratie de plume qui fait ses affaires sur le dos de la vie politique et où, à la fin, le genre intellectuel se confond avec le genre chansonnier.

Il ne faut pas pleurer, la droite sait gouverner. La gauche veut prendre sa place alors qu’elle n’a pas vocation à le faire. Elle ne sert pas à rien, elle reste une menace et un garde-fou contre des expériences politiques désastreuses. Cette guerre chaude maintient la vie politique et la démocratie en l’état. Elle fait que la société n’implose pas. La gauche, son destin lui appartient si elle comprend que c’est comme vouloir atteindre un sommet dans la montagne. Encore faut-il le voir et se donner les moyens de l’atteindre. Pour l’instant, la gauche a décidé de jouer sur le terrain de la droite. Alors qu’elle continue à jouer si cela lui convient.


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30 réactions à cet article    


  • geo63 16 avril 2008 12:05

    Deux remarques assez évidentes :

    - le processus global de captation des désirs effectivement utilisé (à l’extrême par Sarkozy) n’est pas loin de la manipulation globale d’un pays

    -il ne faut pas pleurer la droite sait gouverner

     


    • geo63 16 avril 2008 12:59

      A propos du processus de captation des désirs (médias notamment) et de ses nuisances sur les individus, il me semble que Bernard Stiegler a longuement développé ce thème, ex : "de la misère symbolique, 1- L’époque hyperindustrielle" (2004) ou "aimer, s’aimer, nous aimer, du 11 septembre au 21 avril"(2003) etc...


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 avril 2008 13:09

        Exact, je me suis penché sur cette question et le mot marasme était déjà en usage


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 16 avril 2008 13:10

        Oh que non, les internautes vont tout simplement zapper ce billet, pour ne pas voir ce qu’il dévoile, un peu comme on détourne son regard quand on croise un SDF dans la rue


      • TSS 16 avril 2008 13:12

        elections legislatives en Italie !

         voir http://www.amnesty.net


        • saint_sebastien saint_sebastien 16 avril 2008 14:16

          bon article comme d’hab.

           

          la gauche permet à ceux qui ne sont pas les potes de mec de droite à arriver au pouvoir.Ainsi mittérand a "faconné" le ps pour assouvir sa soif de pouvoir ( et le fn par la même) comme l’UMP a été l’instrument de Sarkozy, le RPR celui Chirac, le modem celui de bayrou...

          Il faut donc à gauche une personnalité forte qui se serve du parti pour lui permettre de prendre le pouvoir , c’est comme cela que les choses se passe. il n’y avait pas consensus sur royal au ps : echec de royal, aujourd’hui personne ne veut qu’elle se représente.

          c’est con à dire mais ce système est la base du parti politique : un homme fort et un instrument.

          la différence avec une dictature est que théoriquement les pouvoir du chef de l’état sont limités ...

           

          du coté des idées on oppose dogmatisme de gauche et pragmatisme de droite. les idées de droites sont aussi dogmatiques car à partir d’axiomes qui sont purement normatifs ils construisent une logique qui est dogmatique.

          la gauche est un dogmatisme assumé, la droite est un dogmatisme maquillé en pragmatisme. il faut donc que les gens de gauche s’emploient à démonter ce faux pragmatisme.

          elle a besoin pour cela d’un nouveau marx, un économiste Qui ne soit pas de droite et qui nous sorte autre chose que ricardo ou adam smith.

           


          • saint_sebastien saint_sebastien 16 avril 2008 14:22

            pardon, je corrige :

            du coté des idées on oppose dogmatisme de gauche et pragmatisme de droite. les idées de droites sont aussi dogmatiques car à partir d’axiomes qui sont purement normatifs ils construisent une logique qui est un semblant de pragmatisme (la main invisible, l’information parfaite et complète, ... des conneries).

            attention je parle ici de la droite libérale au pouvoir en Europe, pas le libéralisme américain assumé comme dogmatique


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 16 avril 2008 14:58

            Personne est votre nom ?

            Essayez-vous de nous faire le coup d’Ulysse contre le cyclope dans l’Odyssée ?

            Moi et nombre d’autres qui ne s’appellent pas Personne ne se reconnaissent pas dans votre affirmation.

            À moins qu’il ne s’agisse de votre égo si hypertrophié qu’il vous conduit à croire que tous les autres ne sont que des émanation (au sens de Plotin) de Votre Unique Personne !


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 16 avril 2008 15:27

            Je maintiens "émanation" au singulier dès lors que la diversité ou pluralité n’est qu’illusion.


          • saint_sebastien saint_sebastien 16 avril 2008 15:31

            j’hallucine, mon prof de philo du lycée !?!


          • saint_sebastien saint_sebastien 16 avril 2008 15:33

            coment allez vous monsieur reboul ? (je maintient mes propos par contre ! )


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 16 avril 2008 18:50

            Prof de philo je suis et je reste :

            Le pseudo argument qui consiste à affirmer que personne ou tous..., alors même que vous prétendez vous adresser à des personnes qui ne sont pas rien (ou personne) et qui ne pensent pas nécessairement comme vous pour les convaincre est affligeant ; il oscille ente le ridicule et l’absurde : nul besoin en effet d’affirmer une évidence comme telle , sauf si justement elle n’est pas telle dans l’esprit de ceux à qui on s’adresse ; Une affirmation aussi péremptoire dans un débat ne fait que prouver qu’elle est précisément fausse, sinon elle n’aurait pas lieu d’être : ce qui est évident ne se discute pas, nul besoin donc d’en rajouter, sauf à révéler que cette évidence n’en est justement pas une. Reste qu’en politique rien n’est jamais évident pour tout le monde où alors il n’y aurait plus besoin de voter ou de faire campagne pour obtenir la majorité et que plus généralement les idées vraies ou justes ne sont pas nécessairement telles : ex : la terre tourne autour du soleil ; les droits de l’homme valent pour tous etc..

            Petite leçon de philo gratuite (service public oblige) ...


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 16 avril 2008 18:54

            J’oubliais : inutile de me remercier ; je ne fais que mon devoir de prof.


          • saint_sebastien saint_sebastien 16 avril 2008 21:09

            toujours aussi polémique  !

            je vous ai eut comme élève lors de l’affaire de la scientologie au lycée Bergson. je pense qu’il vous en reste certains souvenirs


          • Maurice-Alain BAILLERGEAU Maurice-Alain BAILLERGEAU 16 avril 2008 15:07

            Avant la République, la Royauté était la seule voie possible.

            Avant que la Gauche ne parvienne à s’ajuster aux données de l’économie de marché, vous pensez que ce n’est pas son rôle de piloter le pays.

            Quand elle y parviendra, elle sera meilleure que la Droite dans sa gestion des biens et des hommes, comme la République a été meilleure que la Royauté dans ces domaines.

            Quand ? quand Marx aura un fils naturel en prise directe avec les données de son temps - Un mixte de, Jaures, PMF, Rocard, DSK


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 16 avril 2008 15:25

              Bonjour Bernard,

              je suis d’accord avec l’essentiel de ton texte, sauf que ce que tu affirmes n’a rien de nouveau : la politique et même tout espèce de pouvoir consenti (en particulier dans sa forme religieuse) n’a jamais été que captation de désir (cf la Boétie : De la servitude volontaire).

              Or toute la question est de savoir si le désir ainsi capté peut servir celui de la justice à savoir l’intérêt général ou au contraire aggrave les inégalités et les frustrations (et c’est là quedonc l’on peut saisir la relation droite/gauche)

              Ce qui me paraît nouveau c’est que cette captation démo-médiatique est toujours court-termisme par défaut de certitudes identificatoires intellectuelles transcendantes et/ou transcendantales. Le Berlu comme le Sarko nouveaux ne sont jamais que des idoles d’un jour qui ne peuvent survivre qu’en changeant d’apparence. Ce qui s’appelle la rupture.Tout vient donc de la mort de Dieu en politique ou de le fin de l’état théologico-politique (Spinoza)

              Quant au rêve d’une politique sans démagogie idolâtre, il ne peut être vécu que par des intellectuels particulièrement émotionnellement puritains ; autant dire des philosophes platonisants et cela ne suffit sûrement pas à faire une majorité électorale. Platon le savait qui détestait ,de ce fait, la démocratie...

              Les relations de pouvoir et les jeux du désir


              • Bulgroz 16 avril 2008 16:27

                Reboul, c’est ce type qui dans son article : “Refusons tout enracinement politico-religieux” du 3 Février 2008

                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=35223

                a écrit : ”affirmer que des racines historiques d’une population sont chrétiennes...est un tour de passe-passe logique entre fait et norme qui est tout à la fois antilaïque et antidémocratique”.

                puis qui, dans un de ses commentaires :

                http://agoravox.fr/commentaire_static.php3?id_article=35223&id_forum=1609178

                écit : “...d’autant moins que cela est affirmé comme un projet par le pape en personne à qui je ne dois aucune obéissance puisque je ne suis pas chrétien.”

                Reboul, le non chrétien s’adresse aux chrétiens du haut de sa non chrétienté, et c’est en non chrétien qu’il assène ses 4 vérités aux chrétiens qui s’affirment comme ayant des racines chrétiennes pour eux mêmes et pour le pays qui les a vus naitre et qui, selon le non chrétien de Reboul, sont les derniers connards de la société.

                Reboul, le non chrétien est, parait il, au comité de lecture d’Agoravox, gageons que ses racines de non chrétien l’illuminent pour sélectionner les textes, les lecteurs d’Agoravox ont tant à apprendre d’un non chrétien !! 

                Une question demeure : Si Reboul est non chrétien, peut il nous expliquer ce qu’il est est exactement et de quoi est il raciné ?


              • alceste 16 avril 2008 16:25

                Article décapant, mais nécessaire !


                • morice morice 16 avril 2008 16:39

                   L’impasse est dans une DROITE obligée de s’allier à l’extrême pour franchir la majorité : aujourd’hui c’est presque 50/50 partout... ce qui fait un Berluscon, on le sait... idem pour Sarkozy...


                  • Muadib 16 avril 2008 16:51

                    La droite allemande est allié à l’extreme ?

                    Les conservateurs britanniques vont s’allier avec ?

                    Allez allez allez, un petit peu de réflexion et d’objectivité ne fait de mal à personne.


                  • tvargentine.com lerma 16 avril 2008 17:45

                    Décidement le pigiste sous traitant d’Agoravox ne sait plus quoi produire comme papier pour remplir son contrat de prestation de service

                    Il est maintenant expert en politique italienne

                    Il aurait été plus utile de laisser publier mon article les misères de l’inquisition de la justice sarkozyste sur Ségolène Royal ,cela aurait permis de rigoler un peu

                    Vous etes tristre comme vos articles ,peut etre votre coté libertaire


                    • JL JL 16 avril 2008 19:24

                       

                       

                       

                      Comme d’hab on ne perd pas son temps en lisant Dugué. Plein de choses à dire, je me limiterai à réagir à ça :

                      ""Les rédactions de la presse la cantonnent dans une posture d’opposition, plus que de proposition. Et les partis de gauche se prêtent de bonne grâce à ce jeu où il faut dire tout le mal qu’on pense de la droite"".

                      Mais oui, la Gauche est l’opposition, nativement, alors que la Droite est le pouvoir par essence. La Gauche n’est jamais aussi crédible que dans son rôle naturel, et quand elle est au pouvoir elle fait une politique de droite. Quand la Droite est dans l’opposition elle est ridicule.

                      Si bien que l’on peut prendre acte ici que " pragmatisme de gauche" c’est un slogan de looser ou de révolutionnaire. Chomsky écrit que les US considèrent que le monde leur appartient. Je dirais pour aller dans le même sens que le monde est aux Etats Unis ce que la France est à la Droite chez nous : une chasse gardée.


                      • Foudebassan Foudebassan 16 avril 2008 20:20

                        Comme d’hab , c’est un plaisir de lire Dugué. Continuez !

                         


                        • mick legrand 16 avril 2008 20:48

                          "En 2008, la droite est au pouvoir dans la majorité des pays."

                          Sauf que les résultats des dernières élections précédant les élections italiennes ne confirment pas vos propos.

                          En Espagne, Zapaterro a été reconduit le 9 mars, à Chypre, c’est un communiste qui a gagné le 25 février. Tout comme une coalition de gauche en Slovénie en décembre dernier. Sans même parler des dernières municipales et cantonales françaises...


                          • TSS 16 avril 2008 23:22

                            @aegidius rex

                            les sans papiers sont soutenus par leurs patrons et non pas par la CGT c’est ça qui est nouveau


                            • Le péripate Le péripate 16 avril 2008 23:54

                              On parle de droite au pouvoir, de gauche au pouvoir, et on a oublié quelles sont les natures des pouvoirs. Il n’y a plus que le pouvoir.

                              Les politiques devraient se contenter de faire de bonnes lois. Pour l’exécutif, n’importe qui pourrait le faire. Alors, prenons n’importe qui. Mais pas des politiques.


                              • frédéric lyon 17 avril 2008 02:23

                                Je doute un peu qu’il soit nécessaire d’être philosophe pour faire une reflexion du genre : "la démocratie c’est pas génial quand c’est nous qui perdons les élections".

                                N’importe quel fasciste de gauche ou de droite peut faire cette reflexion.

                                Si la gauche perd aujourd’hui, en France comme en Italie, c’est sans doute parce qu’elle a cru qu’il suffisant d’envahir et de controler toute les salles de rédaction pour manipuler l’opinion publique et fabriquer le résultat des élections.

                                Voyez ce pauvre Laurent Joffrin, il n’en revient pas de voir son candidat ou sa candidate battue aux élections, trois fois de suite, alors qu’il ne se prive pourtant pas de cracher toutes les semaines sur le candidat d’en face, 52 semaines par an pendant 5 ans.

                                Et il n’est pas le seul, il y a des Laurent Joffrin dans toute la presse écrite, quotidienne ou hebdomadaire, ainsi que dans toutes les chaines de télévision, et ils bossent tous 24/24 et 7/7 pour Ségolène Royal, sans résultat probant jusqu’à ce jour.

                                Pourquoi ?

                                C’est bien la gauche qui veut faire le bonheur des gens, non ? L’égalité et la fraternité, la justice sociale, les riches et les puissants tenus en laisse, les divagations du marché et les errements du libéralisme corrigés par toute une équipe de génies de l’économie et de la finance, tout cela assuré gratuitement par courage et dévouement, c’est bien ça la gauche, non ?

                                Oui, c’est bien ça et les gens n’en veulent pas. Parce qu’ils en ont marre d’être pris pour des cons, probablement.

                                La politique c’est le gouvernement des choses, ce n’est pas le bonheur des gens, qui n’en demandent pas tant.

                                Tous ceux que cela étonne devrait faire plus de philosophie que de politique.

                                 

                                 


                                • italiasempre 17 avril 2008 02:51

                                  Je partage votre avis.

                                  Qui a dit "Il faut se mefier des gens qui disent vouloir faire le bonheur du peuple" ?


                                • JL JL 17 avril 2008 08:19

                                  Frédéric Lyon, vous confondez politique et économie en écrivant : ""La politique c’est le gouvernement des choses, ce n’est pas le bonheur des gens, qui n’en demandent pas tant.""

                                  Le "gouvernement des choses" dites-vous ? Vous ajoutez à votre confusion celle de cette expression ridicule. On ne gouverne pas des choses pas plus qu’on ne fabrique et consomme des institutions.

                                  C’est le problème avec les obscurantistes : ils ne respectent rien. Sottise ? malice ? Les deux sans doute.

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