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De Villepin ne trouve plus sa droite

 

 

     Un président sortant qui peine à remonter dans l’opinion publique, une candidate d’extrême droite certes populaire mais pas auprès des élus, un espace de centre-gauche libéré par la non candidature de Strauss-Khan : l’espace politique semble plus que propice à un candidat gaulliste gaullien rassembleur. Et pourtant Dominique De Villepin stagne autour des 2% dans les sondage, étonnant ? non . Quand un gaulliste se fait passer pour un centriste, et tente même la gauche dure avec le revenu citoyen de 850 euros et le dépénalisation du cannabis, cela crée surtout un manque de lisibilité flagrant. Les français ne sont pas dupes, ils n’ont pas oublié que De Villepin était le bras droit de Chirac, et qu’ après avoir participé a de multiples cabinets ministériels du RPR, droite « dure » face à l’UDF, il fut premier ministre, ministre de des affaires étrangères et de l’intérieur. De Villepin essaye de faire valoir sa filiation chiraquienne « directe », ce qui est très important pour les français, l’ancien président étant leur personnalité politique préférée mais oublie la complexité du personnage. Jacques Chirac n’est pas que l’ami de Hollande, et celui qui a fait front face à Le Pen en 2002, il est aussi l’ultralibéral des années 80, le candidat d’une droite pour le moins musclée pendant longtemps (voir ses dérapages « et sans parler du bruit, et de l’odeur »...), et c’est , à tort ou a raison, l’une des causes de sa popularité. Si l’on ajoute à cela le fait que Bayrou est en train de rassembler le centre et se met à rêver d’un second tour, Dominique de Villepin se doit de « décentriser » son discours. En effet Sarkozy fait le grand écart entre un centre droit qu’il n’est pas décidé à abandonner et une classe ouvrière qu’il pense attachée aux idées frontistes ; de son côté Marine Le Pen, oubliant le travail de terrain et pensant faire passer le FN pour un parti « laïque, social et républicain », est loin d’avoir ses 500 signatures. Les électeurs de droite sont donc partagés entre la protestation et le pragmatisme, mais ne sont en aucun cas pleinement convaincus ni par monsieur Sarkozy ni par madame Le Pen. C’est pourquoi un ancien premier ministre, chiraquien peut, s’il se décide à l’assumer, représenter cet électorat de droite, populaire, ayant certes un aspect sécuritaire et national mais ne franchissant pas pour autant pas la ligne rouge entre la droite républicaine et le FN, ce que l’actuel président n’a jamais réussi à faire , glissant trop souvent dans un discours flirtant avec la xénophobie. De Villepin serait ainsi dans la droite lignée d’un Chirac, remontant alors dans les sondages à quelques mois des présidentielles et pouvant dans un second temps, une fois la barre des 20% atteinte, développer davantage le volet rassembleur, social, humaniste, qui est également indissociable de la droite gaulliste républicaine. 


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P.o-c


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