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Accueil du site > Actualités > Politique > Débat Hollande-Juppé : arrogance contre arrogance

Débat Hollande-Juppé : arrogance contre arrogance

Le débat télévisé entre François Hollande et Alain Juppé du 26 janvier 2012 sur France 2 marquera probablement ce début de campagne présidentielle mais montre à quel point le choc de deux arrogances n’est pas la réponse adaptée aux défis majeurs de la France d’aujourd’hui.

Depuis une semaine, François Hollande a redynamisé sa campagne présidentielle : le dimanche 22 janvier 2012, devant dix mille militants réunis au Bourget, grand discours creux et incantatoire sur le mode de l’imitation à François Mitterrand, et le jeudi 26 janvier 2012, présentation de ses soixante propositions et participation à la plus importante émission télévisée, "Des Paroles et des actes" animée par David Pujadas sur France 2.


Virage feint à gauche

Après trois mois de cafouillages, François Hollande a su se ressaisir et adopter une stratégie qui devient maintenant claire : à gauche toute ! Ce virage très marqué sur sa gauche reprend en fait la traditionnelle méthode mitterrandienne : on ne gagne le premier tour qu’à gauche, et le second tour au centre (Lionel Jospin n’avait pas intégré cette idée en 2002). L’hésitation initiale est donc bien dissipée. Quitte à ne faire que du théâtre, théâtre des ombres (je l’ai déjà écrit, celles de François Mitterrand et éventuellement de Pierre Mendès France et Jacques Delors).

L’objectif, c’est de rassembler sur sa candidature tous les suffrages du "peuple de gauche", en particulier celui tenté par l’extrême gauche (quasi-inexistante cette année) et par Jean-Luc Mélenchon. Il a d’ailleurs dû clarifier aussi sa position vis-à-vis de François Bayrou : il n’est plus question de gouverner avec lui. Au moins, c’est clair. Pourtant, le candidat centriste est en pleine croissance dans les sondages ; le dernier lui attribue 15% et talonne Marine Le Pen de 2%.

En analyste politique très intelligent, François Hollande a su également désamorcer très vite certaines bombes à retardement. Par exemple, sur la laïcité et la constitutionnalisation de la loi du 9 décembre 1905, il a (enfin) précisé qu’il ne toucherait pas aux particularismes juridiques de l’Alsace-Moselle.


Un volontarisme très virtuel

Toute la discussion sur son programme tient finalement aux capacités à réduire les déficits et à faire redémarrer la croissance. C’est là où il y a un loup : si son hypothèse de croissance pour 2012 est relativement crédible (0,5%), l’hypothèse pour les années qui suivent (2%) est complètement farfelue. On croirait presque le candidat socialiste à l’école de Coué : tout son programme tient sur l’hypothèse que la croissance sera ferme… et de toute façon, s’il n’y a pas de croissance, aucun déficit ne pourra être résorbé.

Certes, mais tout ça n’explique pas aux Français comment il compte faire remonter la croissance. Car ses mesures sur la réindustrialisation du pays (thème très à la mode et initié par François Bayrou à Giens en septembre 2011) ne sont pas vraiment percutantes : la création d’une banque publique industrielle, c’est oublier Oséo qui a rassemblé l’ANVAR et la BDPME (banque de développement des PME) il y a une dizaine d’années, les pôles de compétitivité qui cherchent, déjà, à rassembler tous les partenaires économiques (public, grandes entreprises, PME) pour créer une synergie industrielle. Enfin, c’est oublier aussi un peu vite le "grand emprunt" qui a pour but un investissement massif dans la recherche et le développement sur des axes stratégiques bien définis (alors que François Hollande continue d’expliquer qu’il n’y a pas de direction générale dans la stratégie industrielle de la France).

Dans le "Talk Orange et Le Figaro" du 26 janvier 2012, le ministre Jean Leonetti s’amuse d’ailleurs à reconnaître que le candidat socialiste a des propositions qui sont bonnes et des propositions qui sont nouvelles mais que malheureusement, ses propositions bonnes ne sont pas nouvelles (et sont déjà appliquées ou déjà proposées, comme la taxe sur les transactions financières) et que ses propositions nouvelles ne sont pas bonnes (comme le recrutement massif de fonctionnaires).


Recrutement, redéploiement, tour de passe-passe avec les fonctionnaires

Par exemple, toujours ces fameux 60 000 recrutements de fonctionnaires dans l’Éduction nationale qui a plombé sa crédibilité en début de campagne (c’est Martine Aubry qui a levé le lièvre). François Hollande a corrigé un peu l’idée. Ce n’est pas seulement dans l’Éducation nationale mais aussi dans la justice, la police et dans la gendarmerie. Comment va-t-il faire ? Il l’explique assez bien : il y a 60 000 fonctionnaires qui partent chaque année à la retraite. Depuis 2007, seulement un fonctionnaire partant à la retraite sur deux est remplacé. Lui décide de rompre avec cette politique. Si bien qu’il a des postes en plus, 30 000 en plus chaque année…

On peut évidemment s’étonner de vouloir créer encore de nouveaux postes alors que la France a un État qui dépense déjà beaucoup trop (57%, 10% de plus que l’Allemagne). Le recrutement d’un fonctionnement est un engagement financier sur cinquante ans au moins (carrière et retraite), ce n’est pas une mince affaire. La Cours des Comptes a évalué à 3,5 millions d’euros le coût moyen d’un fonctionnaire. Le recrutement de 60 000 fonctionnaires correspond donc à un engagement global d’environ 210 milliards d’euros (soit 13% de la dette publique !).

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D’ailleurs, il faut rappeler que ce n’est que depuis 2007 que le nombre de fonctionnaires a baissé. Depuis trente ans, malgré les discours récurrents de la droite contre le recrutement des fonctionnaires, leur nombre avait toujours crû : 36% de plus en trente ans, soit 1,4 million de plus, pour une augmentation de la population de moitié (18%), et l’État a doublé son budget pour les payer pour atteindre 48% des dépenses de l’État (selon un rapport de la Cour des Comptes publié le 9 décembre 2009). Même entre 1995 et 1997, période du gouvernement d’Alain Juppé, le nombre de fonctionnaires a augmenté.

C’est donc plus un redéploiement qu’un recrutement. En ce sens, c’est plus sérieux que les recrutements massifs antérieurs. Mais François Hollande a refusé de répondre à la question pourtant évidente (que la majorité et les journalistes n’ont pas manqué de poser avec insistance) : dans quels ministères François Hollande prendrait-il ces nouveaux postes ? Et là, silence radio : tous les ministères en dehors des priorités qu’il vient d’indiquer. Alors, un journaliste tente : Pôle Emploi aura-t-il donc des fonctionnaires en moins ? Non, Pôle Emploi fait aussi partie des priorités (qu’il n’avait pourtant pas cité initialement). En fait, il a refusé de donner un seul nom d’administration dont il réduirait la voilure. Pas très honnête vis-à-vis des électeurs.


Déficits publics et politique fiscale

Concernant la réduction des déficits et la politique fiscale, François Hollande propose une tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu, à 45% pour les revenus supérieurs à 150 000 euros (ce qui est loin de la classe moyenne) et une augmentation du taux d’imposition de l’impôt de solidarité sur la fortune (en maintenant le seuil relevé par le gouvernement actuel).

D’après Nicole Bricq (socialiste), rapporteure générale du budget au Sénat, la proposition de nouvelle tranche d’imposition à 45% ne ferait rentrer qu’un demi milliards d’euros et cette année (assez bonne), l’impôt sur la fortune n’a fait rentrer que quatre milliards d’euros. Bref, l’imposition des plus riches, si elle est pertinente d’un point de vue politique et morale, n’apporte pas grand chose dans la réduction des déficits publics.

François Hollande a voulu faire la guerre aux niches fiscales alors que ce ne sont que des incitations au moyen d’une politique fiscale. S’il a raison de plafonner les réductions d’impôt sur les revenus (ce qui ne toucherait que les hauts revenus), il oublie que les « contrats de génération » qu’il veut mettre en place ne sont pas autres choses qu’une nouvelle niche fiscale. Le tout n’est donc pas de combattre les niches fiscales, le tout est de définir une politique cohérente et équilibrée qui limite les dépenses de l’État tout en encourageant la croissance et l’emploi. La marge est donc très étroite, quelle que soit l’identité de la personne qui sera élue le 6 mai 2012.

Malgré cet impératif, le programme de François Hollande reste dépensier puisque le retour à l’équilibre budgétaire serait prévu pour 2017 et pas 2016 comme le gouvernement s’y est préparé.

D’ailleurs, François Hollande ne mise que sur une réduction de 29 milliards d’euros du déficit alors que son ami socialiste Didier Migaud (proche de Martine Aubry), premier Président de la Cour des Comptes, lui, estime qu’il faudrait réduire la voilure de 100 milliards d’euros (ce que propose François Bayrou).

Par ailleurs, les critiques (justifiées) contre la TVA sociale (ou emploi selon la terminologie gouvernementale) ne manquent cependant pas d’hypocrisie, surtout lorsque c’est Manuel Valls qui les formule comme dans "Mots croisés" le lundi 23 janvier 2012 sur France 2 face à Jean-François Copé, alors qu’il l’avait soutenue avec conviction pendant le premier débat de la primaire socialiste (15 septembre 2011).


Confrontation Juppé-Hollande

Le clou du spectacle télévisé, ce jeudi soir, était évidemment les quarante-deux minutes pendant lesquelles il a été confronté à Alain Juppé, Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et des Affaires européennes (et ancien Premier Ministre). J’aurais pensé qu’ils parleraient de la politique extérieure de la France mais malheureusement, ce ne sont que les affaires intérieures (et européennes qui débordent sur l’économie) qui ont été le sujet principal.

Il faut reconnaître que François Hollande est meilleur en débat à la télévision qu’en discours sous les préaux à imiter François Mitterrand. Il n’a rien lâché et j’ai trouvé Alain Juppé relativement médiocre et peu combatif face au grand dynamisme de son interlocuteur.

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Avec souvent le sourire ironique qui a montré qu’une part de son arrogance reste toujours présente, Alain Juppé a voulu pointer du doigt la propre arrogance de François Hollande qui se croit déjà élu en mai et paraît vendre déjà la peau de l’ours.

Il a bien sûr insisté sur les points faibles du programme de candidat socialiste (recrutement de fonctionnaires, etc.) et a fait aussi remarquer que la demande de renégociation du traité européen juste après l’élection n’était pas plus raisonnable que tous ceux qui parlaient de "plan B" en cas d’échec du TCE en 2005.

François Hollande se trompe d’ailleurs lorsqu’il dit qu’élu au suffrage universel, il aurait une nouvelle légitimité et donc, une plus grande influence dans les négociations européennes. Nos partenaires européens se moquent bien de la situation intérieure d’un dirigeant et discutent avec le représentant légitime de la France, et d’ailleurs, si un autre que François Hollande était élu, cette personnalité aurait, elle aussi, la même onction du suffrage universel.

Préfigurant peut-être l’intervention présidentielle de dimanche prochain, Alain Juppé a d’ailleurs imprudemment indiqué que la France ferait des propositions concrètes à l’Allemagne lundi prochain, sans donner plus de précision.


Pas d’antisarkozysme par un "produit"… de même calibre

François Hollande a été très convaincant lorsqu’il a insisté sur le fait que sa campagne ne visait pas à s’opposer à Nicolas Sarkozy (nom qu’au départ, il n’avait pas voulu citer mais qu’Alain Juppé lui a fait prononcer, comme un écolier jouant dans une cour de récréation) mais à s’occuper de l’avenir du pays. Cette attitude n’est pas nouvelle puisqu’il fut l’un des rares éléphants du PS à toujours refuser l’antisarkozysme facile et à toujours vouloir rester constructif.

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À y regarder de plus près, François Hollande n’imite pas en fait François Mitterrand mais… le candidat Nicolas Sarkozy de 2007 : très incantatoire, affichant un volontarisme de façade mais impuissant dans la réalité des faits (par exemple, dire qu’on s’oppose énergiquement au maintien d’un yuan sous-évalué n’apporte pas grand chose concrètement à la France et doit même faire sourire le gouvernement chinois).


Même politique d’immigration ?

Même sur l’immigration choisie, François Hollande considère que la politique de Nicolas Sarkozy n’est pas si mauvaise même s’il préfère l’appeler « immigration intelligente ». Pourtant, s’il y a bien un domaine à corriger les excès du quinquennat actuel, c’est bien sur cette relation entre l’État et les étrangers. Les nuits entières à attendre devant, par exemple, la préfecture d’Évry pour renouveler tous les ans (et plus tous les dix ans) un titre de séjour n’est pas l’honneur de la France. Pourtant, je n’ai pas entendu ni François Hollande ni son directeur de la communication, Manuel Valls, également député-maire d’Évry, se scandaliser de ces humiliations d’autant plus honteuses qu’elles n’ont aucune efficacité en faveur de l’intérêt national.


Sortir du clivage factice droite/gauche…

Bouffi de ses soixante propositions présidentielles, François Hollande semblerait être bien parti, s’il était élu, pour entrer dans le costume d’hyper-président ou de super-Premier Ministre. Je n’ai senti aucune impartialité d’un homme arbitre qui garantirait la cohésion sociale et le réconciliation nationale dans une société durement clivée. Pire, je n’ai senti qu’une volonté factice de renforcer le clivage droite/gauche en dressant comme adversaire un insaisissable « monde de la finance » qui permet de rameuter des électeurs gauchistes en déshérence tentés par le vote néo-communiste.

Apparemment, cela semblerait fonctionner. Mais jusqu’à quand ? Car dans les sondages, ce qui est troublant, c’est la permanence qu’au premier tour, il y a seulement 42% en faveur de candidats de gauche, et au second tour, il y en a 60%. Cherchez l’erreur…

Finalement, arrogance contre arrogance, il devrait bien y avoir un autre clivage, une autre solution, et à bien y réfléchir, un autre choix.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (27 janvier 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le programme présidentiel de Hollande (à télécharger).
La laïcité en question.
Balladurisation de Hollande ?
Dernier sondage.

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66 réactions à cet article    


  • Taverne Taverne 27 janvier 2012 13:34

    Droite arrogante contre gauche arrogante. Et oui, c’est reparti le clivage surfait et surjoué. Chassez l’UMPS, elle revient au galop  !

    60 propositions indécentes, qui sont des leurres ou qui ne seront pas suivies d’effets. 60 comme 60 millions de consommateurs. Les électeurs de Hollande ne sont que des consommateurs de discours et de mises en scène (ah ! le beau meeting à la Sarko !). Alors que l’ère serait plutôt à la citoyenneté retrouvée, rénovée, modernisée, agissante !


    • Yvance77 27 janvier 2012 14:19

      Salut,

      Euh je vais rectifier car je ne peux pas laisser passer une ânerie de ce type made in Taverne on the Vox :

      « Droite arrogante contre gauche arrogante »

      Non non et non c’est droite dure arrogante contre droite molle arrogante qu’il eut fallu écrire.

      Car si Flamby est de gauche... alors le pape est pour les partouzes dès les 15 ans révolus


    • Aldous Aldous 27 janvier 2012 14:21

      Le pape, je sais pas mais ses curés... Ça se discute.

      (et même avant)

    • Guilhem 27 janvier 2012 15:05

      Les Borgias ça vous parle ?


    • J-J-R 27 janvier 2012 13:46

      Une fois n’est pas coutume, mais je partage dans les grandes lignes votre analyse. Ces deux pontifes qui se congratules à mots couverts, sont bien forcés de reconnaitre en toile de fond leur proximité idéologique.
      Le discours public diffère de la continuité politique avérée. Chaque clan s’adresse à un électorat cloisonné par le conditionnement politique mais en pratique la vision du monde est en tous points la même. On voit là très clairement qu’on a affaire à deux clans d’un même parti qui se partagent les bons points, se protègent mutuellement de toute remise en cause de leurs intérêts idéologiques et privilèges de caste. Trompant le français « moyen » avec les expression de « front républicain », « union nationale » , d’immigration choisie".... 


      • manech42 manech42 27 janvier 2012 22:00

        Personnellement j’ai été sidéré devant l’arrogance de « droit dans mes bottes », le repris de justice qui avait déclaré qu’il ne ferait plus de politique excepté à la mairie de Bordeaux, pauvre France !


      • Voltaire Voltaire 27 janvier 2012 13:55

        Bonne analyse, hélas...
        François Hollande avait été plutôt bon lors de sa campagne des primaires, malgré quelques propositions un peu irréalistes. Il autait pu prendre de la hauteur une fois désigné, en réponse à la gravité de la situation du pays. Hélas, il a cédé à la facilité en proposant un programme certes pavé de bonnes intentions, mais simplement irréaliste vu l’état des finances publiques. Entre au minimum 20 milliards de dépenses supplémenaires (chiffre sans doute sous estimé) et moins de 30 millliards de recettes supplémentaires (chiffre sans doute surestimé), on se retrouve sans aucune réelle économie, et donc sans aucune réduction du déficit. Or, c’est 100 milliards annuels qui doivent être trouvés pour rétablir les comptes publics... Avec le projet de Hollande, on stabiliserait au mieux le pourtencage du déficit, c’est à dire que l’on continuerait de le creuser en valeur absolue... à ce compte, on irait dans le mur très rapidemment.

        Alain Juppé a effectivement été un peu décevant : mis à part un passage effectivement convaincant sur la complexité de la politique étrangère, en opposition avec le volontarisme simpliste de F Hollande sur le yuan ou la politique européenne, le reste n’a été que chicaneries finalement assez ennuyeuses. Mais il faut reconnaitre qu’il avait la tâche ingrate de défendre un bilan du président sortant, tout simplement indéfendable...

        Bref, F Hollande aura rassuré ses supporters sur sa pugacité et son volontarisme de gauche, mais pas convaincu les électeurs indécis ou modérés, qui aimeraient bien que nos politiques nous sortent de l’ornière qu’ils ont eux-mêmes creusés. 


        • Taverne Taverne 27 janvier 2012 14:02

          Un programme tout mou à l’image du bonhomme et qui ménage la chèvre et le chou. Mais avec un maximum de com’ autour et des meetings plein de militants mo-ti-vés. Il fait du Mitterrand avec les méthodes d’enfumage médiatique de Sarkozy. A présent, chaque image de meeting est soigneusement préparée et présentée sous son meilleur jour avant d’être imposée par le service Com du PS aux médias qui doivent s’en contenter.


        • Aldous Aldous 27 janvier 2012 14:27

          @Voltaire


          Hollande est de gauche ? 
          M... alors !
          J’avais pas remarqué !

        • bernard29 bernard29 27 janvier 2012 16:30

          à Voltaire ;
          malheureusement votre rêve des « électeurs indécis ou modérés, qui aimeraient bien que nos politiques nous sortent de l’ornière qu’ils ont eux-mêmes creusés » s’étiole de jour en jour, car ils sont de moins en moins nombreux. Hollande les ratisse.


        • Voltaire Voltaire 27 janvier 2012 16:59

          Plus 50% des électeurs sondés ne sont pas sûrs de leur vote... cela fait quand même pas mal d’indécis. Et l’électorat « modéré » (qui ne se considère ni de droite ni de gauche) représente aussi plus de la moitié de l’électorat. F Hollande les « ratisse » certainement en cas de second tour Hollande-Sarkozy, car il y a un rejet profond du président sortant ; mais au premier tour ? cela me semble encore très indécis.


        • Dzan 28 janvier 2012 09:57

          Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président ! Taverne Président !


        • Michel DROUET Michel DROUET 27 janvier 2012 13:58

          Un catalogue complet des critiques de la droite classique...sans plus !


          • jymb 27 janvier 2012 14:01

            J’ai fini par abandonner, écoeuré par le fond et la forme. Sur la forme, émission visiblement entre copains, et mis à part quelques escarmouches souriantes, une connivence évidente entre les intervenants : Hollande avait micro ouvert, dans ses murs, pour son meeting télévisé . Nous étions aux antipodes par exemple de l’émission de Canal Plus Lapic - MLP qui à tant fait débat (c’est le cas de le dire) il y a quelques jours
            Sur le fond, des discussions oiseuses aux 0.5 % près sur les flux de recettes et de dépenses, et finalement pour expliquer en gros que oui les impôts allaient augmenter.Vaste surprise de voir le journaliste sortir quelques histogrammes économiques invérifiables que le candidat commentait sans sourciller ( étais-ce en fait les siens ? ) rien sur les urgences vraies que sont la nécessité absolue de la démocratie directe, le gaspillage fou d’argent notamment par les roitelets locaux incontrolés qui eux font exploser l’imposition (de 200 % lorsque l’envie les en prend) rien sur le terrorisme routier d’état, rien sur le parlement aux ordres qui ne représente plus personne, rien sur la restauration nécessaire des libertés, rien sur l’atomisation de la société à coup de communautarisme et de lois mémorielles,rien sur l’effondrement du niveau scolaire moyen avec des élèves incapables d’une lecture fluide et à qui l’on enseigne un grossier galimatia de vagues données géographico-historiques politiquement correctes, rien sur la noyade européenne par écoeurement des citoyens éjectés de tout droit de regard et de choix réel ...


            • Aldous Aldous 27 janvier 2012 14:19

              C’est Laurel, c’est toi Hardy,

              C’est moi l’ex gros, c’est toi le petit,
              C’est Laurel, c’est toi Hardy,
              On est de bons amis !

              Ca nous change de 5 années de de Funès !

              • Aldous Aldous 27 janvier 2012 14:25

                Raté, je rembobine et je refais mon nom de claquettes smiley



                C’est moi Laurel, c’est toi Hardy,

                C’est moi l’ex gros, c’est toi le petit,

                C’est Moi Laurel, c’est toi Hardy

                On est de bons amis !

                Ca nous change de 5 années de de Funès !

              • placebo33 28 janvier 2012 14:27

                Si tu penses que le vote Le Pen est un vote d’espoir, je comprends que ton espoir soit maigre ! Il y a d’autres candidats pour qui voter, qui ont d’autres idées et qui devrait avoir leur chance.

                Même si dans les émissions populistes ou populaires (ex : RMC, les grandes gueules), ils ne sont jamais cités, ou pire catalogués par des pseudo-journalistes ou chroniqueurs politiques, qui pensent tout savoir du monde alors qu’ils n’ont aucune culture politique ni aucune idée de ce que les candidats « tiers » proposent. Cela contribue a faire de la présidentielle un choix entre deux partis UMP / PS...
                (UMP qui d’ailleurs, si elle explose après cette présidentielle aura été la plus belle arnaque politique...)


              • Aldous Aldous 27 janvier 2012 14:29

                @ sylvain Tes captures TV sont pourries au niveau balance des couleurs...



                • non666 non666 27 janvier 2012 14:35

                  Nous avons surtout vu 2 sionistes honteux, 2 putschistes du TCE « malgrès nous » , 2 menteurs conjointement c omplices du 11 sempetembre et vsurtout 2 defenseurs acharnés de la soumission de la France aux interets des etats unis :

                  http://www.french-american.org/files/liste-yl-fr-81-10.pdf

                  François Hollande (1996)
                  Alain Juppé (1981)

                  Est il utile de preciser qu’ils sont assidus aux diners du CRIF et obeissant à leurs maitres aux diners du Siècle ?
                  Est il utile de preciser que ces deux factieux ont participé à la modification legislative et constitutionelle qui impoose 500 signatures a main levées comme premier tour des présidentielles ?
                  Bleu bonnet et ose bonnet sont dans un bateau, le premier defend celui qui doit perdre et l’autre celui que les marionettistes ont décidé de faire gagner.
                  S’ils tombent à l’eau tous les deux que se passe t’il ?
                  Le parti du « tous derriere Nicolas » contre le parti du tous avec françois contre nicolas ?
                  Le Nouvel ordre mondial a tranché dans le debat et desormais TOUS les médias font du « buzz » sur les insignifiantes declarations de hollande.
                  Qui remarque que les primaires socialistes ont eu lieu sur des sujets qui sont desormais officielement des mensonges electoral et qu’un des menteurs , celui qui a gagné, nous promet desormais une « republique irrprochable », comme son frère siamois, il y a 5 ans ?


                  • appoline appoline 27 janvier 2012 19:00

                    Bonsoir Non,


                    Je me demande sincèrement à quelle sauce nous allons être mangés. Tu te rends compte dans quelle situation le pays se trouve entre le mégalo et la guimauve qui ne vaut guère mieux.

                  • Marco07 27 janvier 2012 14:37

                    Hollande et le Ps se sont clairement éloignés de la gauche. Ils veulent composer « dans la continuité » du précédent quinquennat. 

                    Ils allaient très bien ensemble, « ensemble tout est possible ».



                    • colza 27 janvier 2012 14:42

                      Pas grand chose à dire sur le fond.

                      Pour le reste, si vous vouliez laisser le terme fourre-tout « arrogance » aux hommes politiques dès qu’ils parlent de ce qu’à dit un adversaire, ça reposerait.
                      A moins que vous ne soyez un opposant politique de Hollande/Juppé, ce qui expliquerait tout.

                      • sdzdz 27 janvier 2012 14:48

                        Sans souveraineté monétaire, avec l’UE, la marge de manoeuvre est quasi-inexistante...


                        Petite anecdote : quand S.Royal a émergé en 2006, j’avais un souvenir assez vague d’elle jusqu’à ce que cette formule assassine me vienne à l’esprit : « ah oui, la femme de l’autre... »
                        De fait Hollande a toujours fait semblant de s’opposer à la droite ou aux délires de l’UEquand il était 1er secrétaire. Par conséquent je ne lui accorde aucun crédit !

                        Je ne sais pas s’il a été souligné que son débit verbal est très heurté, donc pénible à écouter...


                        • Yohan Yohan 27 janvier 2012 14:49

                          Voter Marine certes (vote protestataire ou d’adhésion), mais on sait tous que c’est un boulevard pour Hollande. Perso, si l’on veut jouer stratégique, il vaudrait mieux que Bayrou soit du 2ème tour, seule chance pour nous débarasser de l’UMPS et de leur donner une cuisante leçon pour les conneries accumulées depuis 30 ans et leurs promesses jamais tenues. 
                          Dans tous les cas, il ne faudra pas attendre de miracles des uns comme des autres.
                          Je me contenterai du plaisir de voir leurs tronches déconfites à la télé...Je n’ai pas envie de voir pavoiser Hollande et ses sbires, sachant qu’en plus les vautours qui sont derrière lui tenteront de le faire trébucher une fois élu.


                          • minidou 27 janvier 2012 15:03

                            Je ne vois pas en quoi le positionnement de Bayrou constituerait une rupture par rapport aux deux autre, mis à part en terme de posture : modem issu de l’udf, ump issue du rpr, ps issu de lui même...Sur le fond Bayrou propose la même chose en se contentant de slogans consommons français, mais pas touche au à l’omc ni à l’europe, juste culpabilisons le consommateur ; reduisons le déficit, mais pas touche à la politique monétaire, juste culpabilisons le contribuable, etc...donc à l’umps on pourrait substituer le modumps !


                          • Yohan Yohan 27 janvier 2012 15:46

                            Je me contenterai d’une rupture sur l’endettement exponentiel du pays, c’est déjà ça de gagné et on peut encore lui demander plus sur la laïcité, sur la réindustrialisation du pays, sur l’immigration. Flanby, c’est la continuité tranquille ; le seul slogan qui lui aille comme un gant...


                          • arobase 27 janvier 2012 20:18

                            voilà yohan lepéniste avec bayrou, !! qui doutaient que les deux sont bien de droite ?


                            pourquoi, il fera quoi bayrou ? smiley personne ne le sait d’ailleurs ! qquand à sarkosy, tout le monde le sait ce qu’il fera !

                            qui veut encore des capitalistes de droite ? 

                            la boucle est bouclée, comme en 2007, les lepénistes fanatisés voterons sarkosy (leurs diatribes c’est du pipeau !)

                            seulement les électeur pas cons de lepen eux se reporteront à 30% sur hollande , de même que 50% des électeur de bayrou !

                            et ça donnera 70% hollande  30% sarkosy-bayrou-lepen. 
                            Je me contenterai du plaisir de voir leurs tronches déconfites à la télé 

                          • placebo33 28 janvier 2012 14:45

                            @Minidou
                            C’est bien gentil de dire qu’aucun candidat ne vaut mieux que l’autre...car il ne touche pas à des organismes mondiaux... Penses-tu que Mélenchon le pourrait par exemple ? Ou Le Pen ? Quels sont tes idées à toi ?

                            Bayrou est le seul candidat qui analyse correctement la situation de notre pays au niveau économique et c’est déjà beaucoup. Il a des propositions nouvelles, contrairement à Hollande, et qui ont le mérite de nous donner une motivation pour aller de l’avant.

                            Après si tu es contre toute forme de libéralisme économique effectivement, il faut que tu votes Mélenchon et tout les autres sont dans le même panier.

                            Les idées de Bayrou c’est d’anticiper l’avenir (qui parle de cela ? pourtant c’est ce qu’on appelle la stratégie) et de mettre en place des solutions aujourd’hui pour que demain nous résistions à l’invasion économique qui a déjà bien commencé par l’Asie et d’autres pays qui viendront s’y mettre. On part d’un constat qui montre qu’aujourd’hui la France est un pays « riche » mais qui, en interne, ne l’est pas tant que ça. De moins en moins d’exportation, de plus en plus de chômeurs, de plus en plus de tensions sociales... Je pense que dans un pays sain économiquement, cela influencerait positivement tout les autres paramètres (social, développement durable, confiance) Alors oui, la croissance est importante mais pour la retrouver, Hollande ne propose rien, il laisse le reste du Monde s’en occuper et table sur 2 % en 2013.

                            GRAVE ERREUR ! La France ne fera pas 2 % si le PS est au pouvoir car aucune proposition ne va dans ce sens et il ne faut pas compter sur l’humanisme des autres nations pour cela. On doit compter sur nos forces, sur l’Europe, mais il faut que des mesures soient prises aujourd’hui pour que demain nous ne soyons pas dépassés.

                            Bayrou l’a compris, et propose des mesures en conséquence. (Recherche accrue, rapatrier la production pour des produits à haute technologie et limiter les transferts de technologie vers la Chine, améliorer la formation continue et professionnelle pour qu’elle soit adapté aux besoins de demain).


                          • Alix 27 janvier 2012 15:10

                            J e suis rassuré pour votre état mental apres avril 2012 ;

                            je me disais : que vont ils devenir tous ce s antisarkos quand celui ci sera viré ?

                            dans quelle deprime vais je les retrouver ?

                            Eh bien j ai bien fait de passer sur cet article où tout le monde est deja déçu de ce qui arrivera si Flambichou est le futur envaselineur des Français

                            en résumé de vos comms : « ce sera comme avant avec Sarko ... » me tromp’ je ??

                            Donc y a que moi ici qui sera content apres la victoire de Flambynet

                            je suis a donf Sarko , mais si flambichou continue la même politique que Sarko , çà me va

                            Le principal pour moi c est la politique qu a menée Sarko en bon président volontaire courageux réformateur , et non le bonhomme lui meme ; bien que je voterai quand même Sarko

                             

                            donc ce qui me rassure c est que vous pourrez continuer à baver sur quelqu un pendant cinq ans encore come vous l avez fait pour Sarko

                            Faut pas changer ses habitudes , çà aurait pu vous perturber et faut pas changer des équipes qui gagnent

                            Donc moi je serai content jus qu en 2017 au moins

                             

                            que du bonheur !

                             


                            • Alix 27 janvier 2012 15:13

                              Y en ici qui vont voter Bayroute , la biroute sauce béarnaise ???

                              ben apres tout il est à coté de Lourdes la ville des miracles , Bernadette Soubayroute ? çà vous dit ??


                              • gagnepetit gagnepetit 27 janvier 2012 15:37

                                Un titre racoleur péniblement justifié par cette phrase  :
                                "Avec souvent le sourire ironique qui a montré qu’une part de son arrogance reste toujours présente, Alain Juppé a voulu pointer du doigt la propre arrogance de François Hollande qui se croit déjà élu en mai et paraît vendre déjà la peau de l’ours."
                                Mépris, morgue, suffisance de l’auteur ? Pouf pouf !!!


                                • Pelletier Jean Pelletier Jean 27 janvier 2012 16:17

                                  articles -catalogue reprenant mécaniquement les arguments de la droite pour tenter de faire barrage au PS.
                                  Difficile de trouver des points de vues objectifs sur Agoravox, on peut discutter les propositions de François Hollande, mais je ne trouve pas ces élèments de réflexion ou de contre propositions, j’entend plutôt des rugissements.
                                  cela n’est pas rassurant.
                                  http://www.over-blog.com/profil/blogueur-984719.html


                                  • alain_àààé 27 janvier 2012 16:18

                                    je n ais pas regarder le débat car comme je lis beaucoup je voulais terminer mon livre.pour moi qui viens de lire l article cela ne me surprends pas car comme je l ais déja écri quand j avais 10 ans, mon tuteur qui était de la c g t communiste et déporté ,les socialistes qui pour beaucoup étaient péténiste, on fait la chasse aux communistes par toutes sortes de moyens ex ..quand ils faisaient gréve envoyaient les C R S et les pompiers pour débloqué les piquets de gréve


                                    • xray 27 janvier 2012 16:25


                                      Vous allez voter pour qui ? 


                                      - Qu’ils soient de droite ou de gauche,  les élus sont au seul service du capital de la Dette publique. 


                                      - Sarkozy et Juppé, quand on sait les saloperies qu’ils ont fait en Libye et que l’ensemble de la gauche était d’accord, vous allez voter pour qui ? 

                                      Le Grand Guignol politique (L’Europe des curés) 
                                      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/ 



                                      • modesto modesto 27 janvier 2012 16:45

                                        eh ben ! s’il y a un endroit où il faut venir voir l’effet d’une séquence de conquête du pouvoir par la gauche, c’est ici ! les mélenchono-lepenistes sont-ils naïfs au point de croire que leurs puissantes analyses du café du commerce de mon chef-lieu de canton sont à ce point vaines ? allez, courage, on va le faire, le job. on va la virer, la clique du nabot, simplement, réellement, de façon nette et sans bavure. et pendant ce temps, vous pourrez vous reposer : les états d’âmes, ça doit fatiguer les neurones, à ce point de nihilisme !


                                        • Marianne Marianne 27 janvier 2012 17:18

                                          Sur le programme de François Hollande, Le « principal reproche » de Robert Rochefort (économiste et député européen soutien de François Bayrou) porte sur le retour à l’équilibre des comptes publics. Il a fait le compte : « Entre ce que François Hollande annonce comme recettes nouvelles et ce qu’il annonce comme dépenses nouvelles, il fait 9 milliards d’économies », alors qu’« il nous faut faire 110 milliards d’économies et de recettes nouvelles », « il faut être un peu plus précis, un peu plus exigeant ».


                                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 27 janvier 2012 17:32

                                            « que la demande de renégociation du traité européen juste après l’élection n’était pas plus raisonnable que tous ceux qui parlaient de »plan B« en cas d’échec du TCE en 2005. »

                                            Connaissez-vous la situation politique intérieure allemande (je vis en Allemagne plus de 6mois par an) ? 
                                            - Si oui, vous nous faites un roman à la Juppé, mais c’est de très mauvaise guerre et je ne peux et ne veut pas le croire.
                                            - Si non je vous informe que cette question d’un rajout au traité est largement discuté dans ce pays et que le blocage actuel vient uniquement de l’impossibilité de la coalition actuelle de décider d’une politique européenne quelconque du fait que le parti le plus eurosceptique le FDP est en chute libre (il y a de grandes chances qu’il ne soit plus représenté au Bondestag après les prochaines élections prévues en 2013, mais qui pourraient être anticipées). Dans le système parlementaire allemand Madame Merkel qui serait d’accord comme nombre des amis de son parti pour ce rajout et même sur les euro-bonds, de même que la quasi totalité des économistes et un grand nombre de chefs d’entreprises en Allemagne, ne peut pas se passer de ce parti croupion, sans provoquer de nouvelles élections, ce qui ne l’arrangerait pas forcément aujourd’hui car elle se verrait obligée de retourner à une nouvelle grande coalition avec le SPD et les verts qui sont sur les positions de... François Hollande. Ce qui ferait éclater son propre parti et son partenariat avec la CSU bavaroise. Son dogmatisme de façade cherche à masquer son impuissance réelle sur le plan intérieur.

                                            Juppé connait comme moi cette situation et sait déjà que Hollande aura raison et les moyens de faire pression avec d’autres états ainsi que la Commission de Bruxelles sur une Allemagne politiquement à la dérive et/ou en voie de changement politique probable, pour compléter le  dernier accord qui ne tient pas le route, aux dires de tous les spécialistes en Europe et en Allemagne.

                                            Lisez la presse allemande, ou regarder la télé allemande via Astra, pour éviter de tomber dans le piège rhétorique grossier de Juppé et d’autres prétendus connaisseurs de ce pays.
                                            Le fait, de plus, est que madame Merkel hésite à s’engager sur l’élargissement de l’accord avec un président français en sursis, largement décrédibilisé, y compris en Allemagne...
                                            François Hollande, sur ce coup, a de bonnes cartes en main, ne serait ce que l’accord conclu entre le PS et un SPD qui a de grandes chances de revenir au pouvoir ( Schröder n’est plus rien au SPD et ses réformes sont rejetées par ce parti )


                                            • chantecler chantecler 27 janvier 2012 17:54

                                              Effectivement Sylvain , j’ai entendu à plusieurs reprises qu’ A.Merkel n’en peut plus de ses libéraux qui non seulement paralyse tout changement mais en veulent toujours plus dans le libéralisme ...
                                              Nous on connait ça : c’est sûr que si ça foire , c’est parce qu’on n’a pas été au bout des réformes que tout n’a pas été privatisé , libéralisé , qu’il nous reste un bout d’état social ,ce qui au passage, a permis d’amortir la crise , ce que s’est bien gardé de préciser ou de reconnaître A.J .
                                              Mais ce type comme chacun sait est infaillible et l’objectivité même .


                                            • francoyv francoyv 27 janvier 2012 18:21

                                              Remarque sensée d’un connaisseur du voisin d’outre Rhin.
                                              J’aurais tendance à abonder dans le même sens ; mais alors que faut-il conclure après la déclaration de Joska Fisher (ex ministre des affaires étrangères (verts) aux côtés de du chancelier Schröder (SPD)) depuis Nantes sur Radio France (Inter ou Culture je ne sais plus) qui expliquait à la manière d’un politicien de droite aux Français médusés par le « modèle » allemand que ses mérites n’étaient que le fruit des plans Hartz, mis en oeuvre par Shröder) de serrage de ceintures des allemands pendant presque 10 ans pour regagner en compétitivité alors même que quelques jours plus tard c’est l’Organisation Internationale du Travail de Genève (ONU) qui stigmatisait la continuation de ce traitement de cheval comme étant la cause principale de l’atonie-récession annoncée en Europe, donnant ainsi raison à F. Hollande ?
                                              Certes Fisher et Schröder sont retirés de la politique mais pourquoi le SPD et les verts avec Gabriel ne font-ils pas savoir un peu plus leur accord avec les vues de F. Hollande ?
                                              N’auraient-ils pas peur que ce faisant, les fameux « marchés » n’en profitent pour faire de nouveau plonger l’Europe (argument supposé de Juppé hier soir ) avec à la clé des taux d’emprunts à la hausse alors que ça semblerait se calmet actuellement (levées d’emprunts italien et espagnol) ?


                                            • Richard Schneider Richard Schneider 27 janvier 2012 18:30

                                              Bonsoir Sylvain Reboul,

                                              Je ne vis pas en Allemagne, mais je vis à côté : j’ai donc beaucoup de contacts avec des connaissances allemandes (de tous les bords politiques, je tiens à le préciser). 
                                              Effectivement, le débat fait rage : Merkel en est au centre et elle n’est pas si déterminée que cela. Son parti, la CDU, est divisé sur le sujet. La FDP (libéraux) ont une position plus ferme ; comme ils font partie de la coalition, ça tangue ...
                                              Aussi la proposition de Hollande de renégocier (ou d’amender) le fameux traité n’est pas du tout irréaliste. C’est Juppé qui est de mauvaise foi ; il a toutes ces informations à sa disposition.

                                              à l’auteur  :
                                              Bonsoir,
                                              Dire que nous avons assisté à un grand débat hier soir serait exagéré. Mais il ne fut pas inintéressant : d’un côté le sérieux et l’habilité, de l’autre une certaine suffisance ... 
                                              En tout cas, le nombre élevé des téléspectateurs prouve que les Français sont curieux et s’apprêtent à entrer dans la campagne. 
                                              La question est : votre champion va-t-il sérieusement menacer les deux favoris - dont l’un semble assez mal en point ? Il est encore trop tôt pour le dire. Mais on peut observer que le socle dur de Hollande, même s’il stagne, est encore élevé (environ 28-30%).
                                              Tenter de renvoyer dos-à-dos les deux candidats du système, il faut reconnaître que c’est assez habile ; mais MLP l’a fait avant Bayrou ; elle le fait mieux. 
                                              En effet, faire passser le Béarnais comme étant un candidat hors-système relève de la magie : il est aussi pro-européen que Hollande, aussi libéral que Sarkozy, et avec Lambert, il va avoir des difficultés de se démarquer d’une orthodoxie financière qui n’a rien à envier à celle de la droite classique.
                                              Cependant, ce qui apparaît maintenant, c’est que Bayrou, avec 15% des intentions de vote se trouve à la charnière de la présidentielle : s’il n’arrive pas à se qualifier, il pourrait choisir au second tour qui il ferait « roi »... 
                                              Et, quelque chose me dit qu’il choisira dans ce cas de figure Sarkozy, moyennant grosses, grosses promesses .... 
                                              Mais j’espère me tromper !

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