Delanoë le bâtisseur

Depuis son 1er mandat, Delanoë souhaite construire de nouvelles tours. Or, le sujet est tabou à Paris, tant les tours construites dans les années 60-70, vieillissent très mal et coûtent chères. Les Verts n’en veulent pas, le PC y est favorable pour construire de nouveaux logements, la droite n’y est pas opposée et le PS suit son chef.

Dernièrement, le premier projet a été dévoilé. La future tour semble à la mesure de la modestie de notre maire : un bâtiment triangulaire de 180 mètres de haut, ersatz de pyramide post-moderne dans la pure tradition mitterrandienne, accueillera sur 70 000 mètres carrés des bureaux, des salles de congrès et des hôtels...

Nous ne savions pas que la priorité des priorités de la gauche parisienne était la construction de ce genre d’équipements !

On pensait, naïvement, que l’urgence était d’en terminer avec la pénurie de logements pour les classes moyennes et populaires et la spéculation immobilière...

Ce 1er projet est lourd de sens ou de non-sens... On a l’impression que Delanoë oublie certaines priorités et devient mégalo...

Delanoë la sécurité

Avec le projet "mille caméras pour Paris", Delanoë quadruple le nombre de caméras sur l’espace public.

L’insécurité des rues relève de diverses causes telles que les drogues, l’alcoolisme, l’insécurité routière, les incivilités, les vols, les violences conjugales, etc. Il n’existe pas de solution unique miraculeuse contre l’insécurité.

D’ailleurs, à Londres, la ville la mieux équipée, l’expérience est un échec. Selon la LDH :

les images provenant des 65 000 caméras londoniennes n’ont permis d’élucider que 3 % des vols commis sur la voie publique. Certains rapports estiment même que l’argent dépensé dans la vidéosurveillance aurait sensiblement permis de faire baisser la criminalité s’il avait servi à augmenter l’éclairage public.

De plus, elle pose problème quant au respect des libertés publiques. Mais, que voulez-vous, il paraît que près de 80 % de nos concitoyens y sont favorables !

C’est beau le courage politique, l’art de convaincre et de ne pas tomber dans la démagogie sécuritaire...

Il en coûtera 50 millions d’euros... La campagne présidentielle de B. Delanoë est lancée.

A Paris, les impôts augmenteront donc de près de 10 % en 2009 et 2010, en pleine récession économique et sociale : coïncidence ? Si encore, c’était pour mener une politique de gauche...